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28 March 2017

Affaires BNA, Khalifa, BCIA, FAKI…

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Des milliers de milliards à récupérer de l’étranger

L’Algérie compte entreprendre des démarches pour tenter de récupérer ses biens dilapidés, dans ce pays, puis transférés vers l’étranger, dont une bonne partie a été utilisée dans des investissements hors territoire national, selon une source proche du ministère de la Justice. Ce serait, ajoute cette source, la convention internationale contre le blanchiment qui servirait de l’un des leviers juridiques qu’actionnerait l’Algérie pour faire valoir ses droits auprès d’autres pays. Cette convention a été ratifiée par l’Algérie qui a promulgué sa propre loi contre le blanchiment d’argent en 2006. Les affaires Khalifa, dilapidation de 3200 milliards de centimes d’agences de la BNA, de 10 millions de dollars du fonds algéro-koweitien d’investissement (FAKI) ainsi que BCIA seraient concernées par cette tentative de récupération de biens. La somme d’argent transférée, illégalement, grâce à ces affaires de dilapidation, à l’étranger, serait évaluée, par cette source, à «des centaines de milliards, voire des milliers de milliards de centimes algériens». Une certaine partie de cet argent aurait été transférée vers des pays réputés être des «paradis fiscaux», dont le Luxembourg. Une autre somme pourrait avoir été transférée vers les États-Unis. L’ouverture, éventuelle et prochaine, d’un bureau du FBI (Fédéral Bureau of Investigation), au siège de l’ambassade américaine en Algérie pourrait renforcer la démarche algérienne pour tenter de récupérer ses biens qui pourraient avoir été transférés illégalement vers ce pays. La coopération entre les autorités algériennes et le bureau du FBI en Algérie concernerait, outre les délits financiers, le trafic de faux documents et la lutte antiterroriste. Le Maroc serait l’un des pays redevables à l’Algérie, conformément à la convention internationale de lutte contre le blanchiment d’argent, qui accorde au pays signataire, le droit de restituer ses biens dilapidés et investis dans un autre pays. Cela, explique cette source, du fait que l’auteur principal de la dilapidation de 3200 milliards de centimes d’agences de la BNA, Riyad Abderrahmane Achour, en l’occurrence, aurait investi une partie de cet argent dans l’achat d’une usine au Maroc.

Il est à noter que, dans certains cas, ces sommes d’argent ont été transférées, en parties pour ne pas éveiller le soupçon des autorités algériennes.

Par M. ABI

Commentaire:
De qui se moque-t-on?
Lorsqu’on affirme que «des centaines de milliards, voire des milliers de milliards de centimes algériens» ont été transférés illégalement, on minimise au possible les véritables montants que les barons du régime cumulent depuis des années dans leurs comptes bancaires, à l’aide d’un réseau très bien rode, et qui a servi également aux gros trabendistes et au GSPC il y a quelques années. C’est ce qu’on appelle le réseau des fausses domiciliations, qui a active pendant une dizaine d’années, entre 1993 et 2001, et qui était sous le contrôle total des généraux. Le dit réseau animait également les opérations de crédits, accordés à des  »opérateurs’ et qui se chiffraient en milliards de dollars.
Lorsqu’on nous parle de  »blanchiment d’argent » en Algérie, on nous prend vraiment pour des canards sauvages. C’est juste une astuce destinée à faire croire aux partenaires occidentaux que l’Algérie est un pays sérieux. Qui en Algérie, parmi les barons du régime, se soucie de blanchir son argent mal acquis? En Algérie, j’entends. Toutes les fortunes mal acquises s’étalent en plein jour, sans se gêner. même les fonctionnaires véreux, dont le traitement est pourtant misérable, se construisent des résidences à coups de milliards, sans que quiconque vienne les interpeller sur l’origine des fonds.
Enfin, venir nous raconter que le FBI pourrait s’impliquer dans la lutte contre le blanchiment, c’est carrément nous prendre pour des imbéciles. On ne dit pas de telles sornettes lorsqu’on sait que les barons du régime ont place des centaines de millions de dollars dans leurs comptes américains, aux États Unis même, et que notre ministre américain du pétrole anime un réseau de détournement de l’argent algérien qui provient des recettes hydrocarbures, ou presque tous les barons du régime qui comptent, ont leur pactole. Une grosse combine de manipulation des mécanismes de gestion des ressources provenant des hydrocarbures, fait tomber des centaines de millions de dollars dans l’escarcelle des barons et de leurs complices américains dont certains se trouvent dans l’administration américaine. Dick Cheney entre autres.. En plus de toutes celles qui consistent a drainer, de façon  »légale » des centaines d’autres millions de dollars, par l’entremise de capitaines d’industrie, et autres patrons de grosses compagnies, et qui n’étaient en fait que des prête-nom, avant de devenir des associes à part entière. Toutes ces combines se chiffrent, non pas en milliers de milliards de nos pauvres centimes, mais en milliards de dollars. Faites vos comptes!
Alors ne nous faites pas rigoler!
D.B

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