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27 July 2017

Ghoulamallah l’a annoncé hier : Le coût du hadj 2008 fixé à 280 000 dinars

Liberté
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Le ministre des Affaires religieuses et des Waqfs, M. Bouabdallah Ghoulamallah, a annoncé hier à Alger que le coût du hadj 2008 a été fixé à 280 000 DA pour chaque hadji.
Dans une conférence de presse animée en marge du sixième Colloque national des mourchidate, le ministre a précisé que le coût du hadj est “fixé par le marché et non par l’État”. “À titre d’exemple, le coût d’hébergement à La Mecque est de 102 000 DA et de 23 000 DA à Médine”, a-t-il ajouté.
Il a en outre précisé que le hadji doit s’acquitter d’un montant de 190 000 DA, alors que l’État contribue avec un montant de 10 000 DA pour chaque hadji sans compter le prix du billet d’avion qui dépasse 90 000 DA.
Dans le même contexte, le ministre a indiqué que le nombre des agences de voyages chargées de l’organisation de la saison du hadj 2008 est de 24 réparties géographiquement à raison de 4 agences pour chaque région du pays, ainsi que 8 autres agences réservées aux détenteurs de passeports internationaux outre le Touring Club d’Algérie (TCA) et l’ONAT. À une question sur le projet de la mosquée d’Alger, M. Ghoulamallah a indiqué qu’“un contrat sera conclu dans quelques jours avec le bureau allemand chargé du plan d’architecture de l’ouvrage”.
Il a également précisé que “des concertations sont en cours avec ce bureau depuis trois mois pour apporter les modifications nécessaires au plan de l’ouvrage en coordination avec des architectes algériens”. Concernant le poste de mufti de la République, le ministre dira que cette question “sera soumise au président de la République durant le mois de Ramadhan”.
Par ailleurs, M. Ghoulamallah a annoncé qu’“un concours sera organisé début août prochain au profit des enseignantes du Coran”, indiquant qu’il existe “un nombre important de récitantes du Coran en Algérie”.
APS

Commentaire: Ca-y-est! Circulez braves gens. Les jeux sont faits! Le paradis est à ce prix. Si vous n’avez pas la somme, si vous n’êtes pas le Général Smail Lamari, le Député Zoubia, le Trabendiste Tamina, le Kaffez Si Piriouli, ou l’Imam Chabaane, tous avec des majuscules, allez plutôt faire la chaine avec les candidats au four « tadjine bou narrine », où vous allez être cuit à pile et à face.
Pour vous apprendre que le bon Dieu, il préfère les kafzines. De toutes les façons, en ce qui me concerne, si le paradis est à ce prix, c’est à dire que je dois encore subir la compagnie de ces dégourdis, je préfère aller en enfer. Les supporter pendant toute une vie, et les retrouver au premier rang, tout près du grand patron, non! c’est plus fort que moi….
Mais j’imagine que le Bon Dieu, si tant est que tout ce qu’on nous a appris de lui est bien vrai, n’est ni à vendre, ni à acheter. Les kafzines qui se bousculent pour aller à la Mecque pourraient bein avoir une sacrée surprise au moment où ils répondront à la convocation finale. Ca nous vengerait de les avoir connus.
Ils vont arriver, bardés de leurs sept hadj, avec une barbe taillée aux normes, un nasf sak, et plein de recommandations de chouyoukhs parfumés au musc. J’en connais même un qui va se présenter avec un décret de construction de la plus grande mosquée du monde après la Mecque. Encore qu’il n’a pas voulu construire plus grand que la Mecque, parce qu’il ne voulait offusquer ses copains Saoudiens. Et bien, je les vois d’ici, tous ces sacs à …., avec leurs bondieuseries et leurs paroles mielleuses. Avec leurs yeux éplorés du vendredi saint, avec leurs bonnes actions dûment comptabilisées, comme celle où ils donnaient une médaille à un artiste qui aurait bien voulu un frigo, une bonne paie, ou une prise en charge pour son épouse qui souffrait d’un cancer du poumon.
Je vois d’ici Azrine qui arrive derechef, pressé comme il est toujours, parce qu’il a tellement de vrais salauds à rémunérer, et qui les précipite dans une friteuse à feu doux. Pour les cuire et les recuire.
Et nous, nous qui ne nous privions pas de répéter que Dieu n’aurait pas dû permettre de telles injustices en ce bas monde, nous qui ne nous faisions pas à l’horreur du quotidien, qui ne comprenions pas que Dieu soit à toutes les sauces indigestes qu’on nous faisait avaler, nous qui allions noyer notre colère dans des tassates de mauvais vin, nous qui ne détestions ni les chrétiens, ni les juifs, ni les bons viveurs, ni ceux qui faisaient passer leur bonté avant Dieu, mais qui réservions notre haine à tous les monstres qu’il a créés, qui lui en voulions pour ça, nous, nous aurons droit à une vigoureuse admonestation. Comme celle d’un père aimant à ses enfants turbulents. Après quoi nous passerons dans une balance qui refuse les dinars, les dollars et même les galons de général. C’est juste qu’on pèsera les larmes que nous avons versées pour la souffrance des autres, les paroles de colère que nous n’avons pas eu peur de jeter à la face des saligauds, les heures que nous avons consacrées à la quête de vérité, les moments de bonheur que nous avons permis, et la joie que nous avons éprouvée de vivre le don de vie.
Ce jour là, El Hadj Kafez en sera pour ses frais. Avec ses 280 000 dinars. Le plus drôle est qu’il souffrira plus de s’être fait avoir, comme un con, que de la brûlure de l’enfer. Que voulez vous? Ces gens là, on ne les refait pas.
D.B

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