Édition du
23 March 2017

Sit-in des enseignants contractuels

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Les représentants des grévistes reçus à la Présidence

Encore une fois, les enseignants contractuels voulant organiser, hier, un sit-in devant le palais du Gouvernement ont été empêchés par les services de sécurités.
Ils étaient environ une trentaine d’enseignants contractuels, des représentants de syndicats autonomes tels que le CLA, le Snapap, le Cnapest, des représentants de certains partis politiques et également des représentants de la société civile. Ces manifestants se sont réunis à Alger pour faire valoir leurs droits devant l’opinion publique.
Mais un impressionnant dispositif de sécurité a été déployé pour quadriller tout le quartier d’El-Mouradia où se situe le siège de la Présidence. Cela n’a pas empêché les enseignants de se rassembler même si certains d’entre eux ont été embarqués manu militari. Mourad Chicou, représentant du Syndicat national autonome des personnes de l’administration publique (Snapap) et deux autres grévistes ont été arretés par les services de sécurité qui ont fini par les libérer.
Ce qui a marqué ce sit-in, c’est la nouvelle étape franchie par les grévistes. Ces derniers ont réussi à entrer en contact avec la tutelle. En effet, Meriame Maârouf, secrétaire général du Conseil national des enseignants contractuels (CNEC), a été reçue à la présidence de la République et a fini par remettre une lettre à l’intention du président de la République.
«Nos revendications sont légitimes, nous demandons seulement l’ouverture d’un dialogue avec la tutelle», s’est-elle exprimée. Les représentants des enseignants contractuels revendiquent également «la nécessité d’ouvrir des concours de recrutement à tous les diplômés universitaires en prenant en compte l’expérience», afin «d’organiser des sessions régulières et constantes au profit de tous». Dans la plateforme de revendications, figurent également la régularisation de la situation des enseignants contractuels et leur intégration, quelle que soit leur spécialité, la titularisation des enseignants contractuels après une année d’exercice, et la possibilité de bénéficier du salaire du congé annuel. Rappelons que les enseignants contractuels ont déjà organisé, le 30 juillet dernier, un sit-in devant le palais du Gouvernement, mais la police les a empêchés. Il est à signaler que parallèlement à ce sit–in, les enseignants contractuels entament toujours et depuis le 14 juillet dernier une grève de la faim illimitée au siège du Snapap à Alger. Le nombre d’enseignants contractuels est d’environ 45 000, dont un grand nombre exerce depuis plus de dix ans, qui vivent dans l’incertitude et l’instabilité, du fait qu’ils risquent de perdre leur poste à tout moment.
A noter que la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (LADDH) organise aujourd’hui une rencontre pour débattre plusieurs thèmes, entre autre, celui des enseignants grévistes.
B. A.

06-08-2008


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