Édition du
30 March 2017

Harragas : nouveaux débarquements de clandestins (algériens) la nuit dernière

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Arrêtés une vingtaine de harragas algériens dans la région du Sulcis (sud-ouest de la Sardaigne)

Les 19 harragas avaient réussi à débarquer sur les plages entre Cap Teulada et Porto Pino. Ils ont par la suite été interceptés par les carabiniers. Les embarcations sur lesquelles ils ont voyagé n’ont pas été encore retrouvées.
Harragas du Sulcis

C’est le énième débarquement de harragas dans la nuit : les dix neuf hommes, probablement tous de nationalité algérienne, ont été bloqués par les carabiniers sur la plage entre le polygone (d’entraînement pour le tir) militaire de Capo Teulada et Porto Pino dans la région touristique du Sulcis dans le sud-ouest de la Sardaigne. Les militaires ont d’abord arrêté un premier groupe de quatorze personnes puis, une demi-heure plus tard cinq autres personnes. Les harragas ont été accompagnés au centre d’accueil d’Elmas. Deux embarcations restent encore introuvables. Pour mémoire, Le 10 septembre 2007, 60 harragas à bord de quatre petites embarcations avaient atteint les côtes du Sulcis avant d’être interceptés par la capitainerie du port et la Guardia di Finanza de Cagliari.

Commentaire :
Des vagues successives de harragas algériens s’échouent sur les côtes italiennes. C’est un pic alarmant pour l’Italie. La presse italienne semble se rendre compte que les harragas algériens deviennent de plus en plus nombreux. Mais derrière l’inquiétude grandissante des autorités italiennes, se profile une tragédie immense et méconnue du grand public. Parce que l’opinion ne s’intéresse qu’aux immigrants qui arrivent et parce qu’elle ne fait aucun cas de ceux qui périssent en mer. Or ceux qui parviennent à débarquer sur les côtes italiennes ne représentent que peu de gens, en termes de chiffres, par rapport à ceux qui n’y arriveront jamais et qui vont nourrir les poissons. l’Europe finira-t-elle par comprendre l’horrible tragédie de notre jeunesse qui se jettent par milliers dans cette périlleuse traversée de la « Harga »? Combien de vies sacrifiées faudra-t-il pour émouvoir cette presse occidentale? Faudrait-il que nous nous suicidions en masse pour qu’elle daigne avertir son opinion publique sur l’oppression sans nom qu’un régime de monstres fait endurer à notre peuple. Pourquoi la presse occidentale ne cherche-t-elle pas à comprendre ce qui pousse ces milliers de nos jeunes à fuir leur terre et leurs familles pour se jeter dans les affres de l’exil et du péril ?
La harga n’est-elle pas un suicide collectif?

D.B


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