Édition du
24 March 2017

Affaire Mécili

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Arrestation d’un diplomate algérien en France: un « incident regrettable » (ministre algérien)

ALGER, 25 août (Xinhua) — L’Algérie considère comme un  » incident regrettable » l’arrestation d’un diplomate algérien, Mohamed Ziane Hasseni, en France et souhaite que la justice française le « réhabilite rapidement », a déclaré lundi à Alger le ministre algérien de la Communication Abderrachid Boukerzaza.

« Le diplomate algérien a été victime d’un traitement humiliant de la part de la police française. C’est un incident regrettable », a indiqué M. Boukerzaza lors d’une conférence de presse à Alger à l’issue d’une réunion du conseil de gouvernement.

Après l’arrestation de M. Hasseni, le jeudi 14 août, « les autorités algériennes ont veillé à éviter la polémique, laissant à la justice française l’occasion de le réhabiliter, sur la base de preuves irréfutables », a-t-il ajouté.

Les juges français « vont se prononcer sur ce cas dans un proche avenir », a-t-il poursuivi.

« Une cellule de crise a été installée au ministère des Affaires étrangères dès l’éclatement de cette affaire et un groupe d’avocats a été constitué pour défendre » M. Hasseni, a précisé le ministre algérien.

« Les services de notre ambassade à Paris ont été mobilisés et les autorités algériennes ont présenté aux autorités françaises les preuves de l’humiliation subie par le diplomate algérien », a-t- il ajouté.

M. Hasseni « a été libéré le lendemain de son arrestation par la police des frontières française et il demeure à Paris en attendant la décision de la justice française », a ajouté M. Boukerzaza.

Un responsable du protocole de l’Etat algérien, commanditaire présumé de l’assassinat de l’avocat opposant algérien Ali Mecili le 7 avril 1987 à Paris et objet d’un mandat d’arrêt international, a été arrêté le 14 août à l’aéroport de Marseille-Marignane et déféré le 15 août devant la justice à Paris, avait rapporté l’AFP citant des sources judiciaire et policière.

Mohamed Ziane Hasseni est soupçonné d’être le commanditaire de cet assassinat qui aurait été exécuté par Abdelmalek Amellou, un petit truand algérien. Les mandats d’arrêt visant ces deux hommes avaient été signés le 7 décembre 2007 par le juge parisien Baudoin Thouvenot, toujours selon l’AFP.


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