Édition du
24 July 2017

Oui, mais…

liberte3.jpg

Par :Arab Chih

Le bon sens recommande de lancer un véritable plan Marshall en faveur des couches défavorisées pour en finir définitivement avec les affres de la pauvreté qui a gagné même la classe moyenne.

Pour s’assurer une rentrée sociale paisible, le gouvernement Ouyahia a pris, ces jours-ci, plusieurs mesures (soutien des prix, renouvellement des contrats des enseignants contractuels en grève, expurgation de la loi de finances 2009 de toute taxe, régulation du marché du ciment, etc.) destinées à calmer un front social pour le moins bouillonnant. C’est que la situation sociale de larges franges de la société algérienne est des plus précaires, alors que le pays affiche depuis quelques années déjà une aisance financière jamais égalée.
Il se peut que ces mesures gouvernementales puissent soulager quelque peu les ménages au faible pouvoir d’achat. Mais il n’est pas dit qu’elles viendront à bout d’une précarité sociale qu’un plan de relance de plus de 150 milliards de dollars n’a pas pu éradiquer. Parce qu’elles ne parent qu’au plus pressé, ces mesures, que d’aucuns n’hésiteront pas à qualifier de “mesurettes”, ne sont en fin de compte qu’un cautère sur une jambe de bois. Qu’un gouvernement tente de s’éviter une fronde sociale à la veille de rendez-vous importants, cela peut être compréhensible. L’inconvénient est que cette démarche ne fait qu’occulter les problèmes quant à leur fond, qui, en s’accumulant, deviennent insolubles et peuvent générer des situations autrement plus difficiles à gérer.
Aussi, le bon sens recommande plutôt de lancer un véritable plan Marshall en faveur des couches défavorisées pour en finir définitivement avec les affres de la pauvreté qui a gagné même la classe moyenne, garante, sous d’autres cieux, de la stabilité et de la continuité du développement. Autrement dit, le gouvernement algérien — c’est son rôle — est tenu de se donner une politique du “tout-investissement’’ pour assurer le plein emploi. L’agriculture, l’agroalimentaire ou encore la pétrochimie sont des secteurs à même d’absorber les bataillons de jeunes chômeurs qui hantent nos rues. Le marasme social dans lequel se débattent bon nombre d’Algériens n’est pas une fatalité. Les moyens existent. Les solutions aussi. Pour peu, bien sûr, que l’État se décide enfin à faciliter la tâche à des investisseurs sérieux, nationaux ou étrangers, qui ont affiché leur pleine disponibilité à apporter leur pierre à l’édification d’une économie productive avec des projets prometteurs.
C’est une lapalissade de dire qu’en dehors de la productivité, pour reprendre le mot du Chef du gouvernement Ahmed Ouyahia qui, jusqu’ici, n’a pas été suivi d’acte, sans une croissance économique réelle, il n’y a point de développement.

A. C.


Nombre de lectures : 826
PAS DE COMMENTAIRES

LAISSER UN COMMENTAIRE

*

*

Congrès du Changement Démocratique