Édition du
29 March 2017

Prévoyant jusqu’à 60 DA de réduction sur l’huile de table : Cevital baissera les prix de tous ses produits durant le ramadan

Le Jeune Independant
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Par Safia Berkouk

A l’occasion du mois sacré de ramadan, le groupe Cevital a décidé de baisser ses prix sur l’ensemble de ses produits, huiles végétales, margarine, sucre et boissons, et deux de ses filiales, à savoir Hyundai et Samha, devraient en faire autant.
Les baisses des prix dans le secteur de l’agroalimentaire annoncées hier par le P-DG du groupe, M. Issaad Rebrab, lors d’une conférence de presse animée à Alger, varient en fonction des produits, mais les plus conséquentes touchent les huiles végétales Fleurial Plus, Elio et Fridor. Ainsi, pour la marque Fleurial Plus, des réductions de l’ordre de 10, 20 et 60 DA seront opérées respectivement sur les bouteilles. Quant aux marques Fridor et Elio, elles bénéficieront toutes deux de baisses de l’ordre de 7, 14 et 35 DA pour les contenants de 1, 2 et 5 litres. D’autre part, le groupe a prévu de baisser de 5 DA le prix de la margarine Rania et Matina et du smen Medina, alors que le nouveau produit commercialisé par le groupe, à savoir le beurre, connaîtra une baisse de 10 dinars.
M. Rebrab a indiqué que son groupe «a fait un très grand effort en décidant des baisses considérables sur les huiles végétales du fait que la tendance des prix des matières premières destinées à leur production est à la baisse, ce qui ne s’applique pas à d’autres produits comme le sucre». Pour ce dernier, en effet, la baisse ne sera que de 2 DA pour le paquet d’un kilogramme en raison de la tendance haussière de la matière première. Le nouveau prix de 52,99 DA qui sera pratiqué durant le mois sacré «représente pour Cevital 150 millions de dinars de sacrifice», a indiqué le P-DG. Il a, en outre, annoncé la mise sur le marché de nouveaux produits comme la limonade, avec des prix variant entre 28,5 et 47,5 DA, la confiture et même le concentré de tomate, désormais produits après la reprise par Cevital de l’entreprise de conserves et jus Cojec d’El-Kseur. Une reprise qui a permis, selon M. Rebrab, d’améliorer de 50 % les résultats de cette entreprise en une année.
Le P-DG de Cevital a tenu à préciser que, concernant les huiles végétales, les nouveaux prix qui ont été annoncés sont ceux des produits vendus aux distributeurs, c’est-à-dire qu’ils incluent les coûts de transport.
Concernant les autres produits, les nouveaux prix sont ceux des produits à leur sortie d’usine, ce qui suppose que les prix qui seront proposés aux citoyens au niveau des commerces devraient être plus élevés que ceux communiqués hier par M. Rebrab.
Cevital n’a pas le monopole sur le sucre et l’huile
M. Rebrab a saisi l’occasion pour réfuter toute idée de monopole par son groupe sur le marché de l’huile de table et du sucre. Il y a 4 raffineurs qui produisent 780 000 tonnes/an de sucre blanc alors que les besoins du marché se situent à hauteur de 1,1 million de tonnes. A partir de 2009, a-t-il ajouté, Cevital fera passer l’Algérie au stade d’exportateur de sucre avec une production de 1,8 million de tonnes/an dont près de 900 000 seront exportés.
Pour l’huile, a-t-il précisé, il y a 5 producteurs et 11 raffineries qui couvrent 250 % des besoins du marché. Selon son premier responsable, Cevital doit sa place de leader sur le marché au fait qu’elle utilise les meilleures technologies qui lui assurent une meilleure qualité des produits.
En dépit de certaines contraintes, M. Rebrab a fait savoir que son groupe investit actuellement dans les produits agricoles et maraîchers (courgette, salade, poivron…) et qu’il va encourager les agriculteurs en leur fournissant des plants et en achetant une partie ou la totalité de leur production.
Dans le même temps, le groupe mise sur le développement de l’agro-industrie, notamment la filière de la pomme de terre. «Nous pouvons produire 5 millions de tonnes de pomme de terre, destiner une partie à l’exportation et transformer une autre partie en frites surgelées, chips ou encore en mousseline», a déclaré M. Rebrab. Cevital a déjà investi dans la semence de pomme de terre pour approvisionner les agriculteurs et acheter leur production dans la perspective de l’approvisionnement du marché, du stockage et de l’exportation.
Plus de 10 milliards de dinars pour la réalisation de centrales logistiques
Dans le domaine de la régulation du marché, M. Rebrab a indiqué que son groupe a un programme d’investissement de plus de 10 milliards de dinars pour la réalisation de centrales logistiques et de chambres froides de stockage. Certaines de ces centrales sont en train d’être réalisées mais l’indisponibilité de terrains handicape la poursuite du programme. «Nous avons sollicité le ministère de l’Agriculture pour qu’il nous dégage 20 hectares pour chaque centrale», a déclaré le P-DG. Cevital prévoit la réalisation de trois grandes centrales logistiques dont une au centre du pays, une autre à Constantine et la troisième à Sig. D’autres centrales de moindre importance seront également installées à Aïn Defla, Biskra, El-Oued, Tlemcen et Annaba.
Trois hypermarchés en 2009
Outre les centrales, Cevital compte également mettre en place une vaste chaîne de distribution avec la réalisation de supermarchés et d’hypermarchés. En 2009, trois hypermarchés verront le jour, avec l’ouverture, en plus, de magasins sur tout le territoire national, a affirmé M. Rebrab. Il a ajouté que le groupe réalisera 5 ou 6 centres commerciaux dans la capitale pour peu que la question du foncier soit réglée.
Enfin, interrogé sur le projet d’exportation de verre plat vers l’Italie, qui connaît certaines contraintes, M. Rebrab a fait savoir que la résolution du problème passe par la signature d’un accord algéro-italien autorisant la circulation de part et d’autre de certains types de véhicule devant servir au transport de ce verre.
Si la partie italienne a déjà signé cet accord, la signature du ministère algérien du Transport se fait, quant à elle, attendre. S. B.


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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    28 mai 2011 at 14 h 55 min - Reply

    Une lecture passionnante pour ceux qui veulent comprendre comment on devient riche du jour au lendemain dans la « Répue bliss » des génér(a)eux janissaires qui aiment tant les « capitaines d’industrie », qui ne savent pas dans quoi IN-VESTE-ire, histoire de justifier les richesses acquises en un tour de main.

    Lisez, et vous verrez les « huiles » qui apparemment créent des richesses, offrent de l’emploi, et surtout, INVESTISSENT paraît-il, en Algérie, par nationalisme, et non pour échapper aux contrôles tatillons sur les origines douteuses de quelques fortunes colossales qui défient les paradigmes de l’économie et de la gestion prudencielle ainsi que tous les canons moraux, à commencer par celui de ne pas vendre du rond à béton irradié… et pour les protecteurs, à ne pas empêcher les Algériens compétents d’avoir accès à l’instar des BARONS, aux crédits bancaires, même si nos banques ne sont que des Caisses, qui collectent l’argent du peuple pour le mettre …au service des SEULS puissants.

    Voici le lien du PDF à lire absolument, pour comprendre les aspects cachés par nos « tuteurs ».

    http://www.les-renseignements-genereux.org/var/fichiers/brochures-pdf/broch-blanchi-20080217-web-a5.pdf

    Les « investissements » en KITS, sont une façon accélérée et efficace, pour appauvrir son pays, car ils ne sont rien d’autres que la transformation ou l’empaquetage « national », de produits élaborés à l’étranger, pour ETRANGLER la production nationale, surtout que les « capitaines d’industrie » se sont coltinés des règlements à la mesure de leur cupidité, pour s’octroyer des avantages, jusqu’à 25%, sur les AOI, lorsque forts de leurs sociétés de « droit algérien », ils soumissionnent pour concurrencer les sociétés étrangères productrices, qui refusent de leur verser leurs commissions d’intermédiation.

    Que les sociétés PRODUCTRICES ayant un minimum d’intégration d’au moins 50%, puissent être préférées, je l’accepte, mais que l’on parle de « préférence nationale », lorsque « l’industriel algérien », ne fait que FACTURER, voila de quoi, faire se mettre Belaïd Abdeslam, l’auteur de la « loi d’exclusion des intermédiaires », dans tous ses états, lui qui n’avait rien trouvé de mieux avec Boumedienne, pour assurer à Boussouf, l’exclusivité avec Rachid Casa, (Messaoud Zeggar), de l’intermédiation en Algérie, sous couvert d’en éliminer les « vautours », expression de Belaid Abdeslam, avant que le couple, Chadli Benjeddid, et Larbi Belkheïr, ne se vengent et ne leur substituent leurs propres « amis ».

    Ya dzaïer Rouh




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