Édition du
22 July 2017

L'historien Charles-Robert Ageron est mort.

alg_fr_alg.jpgNotre ami le professeur Gilbert Menynier nous informe que l’historien de renom, Charles-Robert Ageron est mort, ce matin, des suites de maladie. Monsieur Ageron, connu pour son impartialité et sa rigueur scientifique, restera, pour l’histoire d’Algerie, une réferencee cardinale.

Voici quelques lignes sur la thèse principale de Charles-Robert Ageron,  »Les Algériens Musulmans et la France », redigées par Mahfoud Kaddache, et qui nous eclairent sur la personnalité et le travail de cet historien de tres grande valeur.

«un tableau complet de la société musulmane algérienne face aux colons et à l’administration.

Ageron souligne les aspects administratifs de la domination coloniale, décortique tous les instruments utilisés par le pouvoir, insiste sur l’élimination des cadres traditionnels autochtones, leur domestication, celle de la justice musulmane, le Code de l’indigénat et les tribunaux répressifs, la dégradation de l’enseignement de la langue arabe, les tentatives de christianisation…

Analyse qui révèle un tableau très noir de la situation des Musulmans malgré quelques tentatives d’amélioration de la gestion administrative et des projets de réformes.

La question économique occupe une grande place dans l’ouvrage, le mécanisme d’appropriation — je dirai d’accaparement — légal de la terre algérienne et ses conséquences sur la clochardisation des fellah sont minutieusement étudiés. L’objectivité et l’impartialité dont a fait preuve Ageron sont exemplaires, il n’y a dans cet ouvrage ni critique dogmatique, ni flagornerie.

L’exposé des faits, la description des instruments utilisés par le pouvoir colonial, l’analyse froide des situations et de leurs évolutions rendent l’ouvrage véridique».


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