Édition du
28 March 2017

Affaire Mecili : Les parties civiles demandent une confrontation Hasseni-Samraoui

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Ali Mécili

La famille de l’avocat Ali Mecili a déposé une demande de confrontation entre le diplomate Mohamed Ziane Hasseni, mis en examen le 15 août dernier pour « complicité d’assassinat » et placé sous contrôle judiciaire à Paris, et Mohamed Samraoui, ancien officier des services de renseignement algériens, réfugié en Allemagne, qui l’accuse d’être le commanditaire de l’assassinat de Ali Mecili à Paris en 1987, a annoncé hier l’avocat des parties civiles, Me Antoine Comte…

Paris (France). De notre bureau

« Nous avons déposé mardi une demande de confrontation entre les deux hommes », a précisé à l’AFP Me Comte. Selon lui, « le juge Thouvenot devrait faire droit à cette confrontation ». Entendu lundi après-midi par le juge Baudoin Thouvenot sur le fond du dossier (lire El Watan de mardi), Mohamed Ziane Hasseni s’est formellement déclaré étranger à cette affaire, maintenant ses déclarations initiales, celles qu’il a faites lors de l’audience de comparution devant la juge d’instruction de permanence, Mme Goetzmann, au lendemain de son interpellation à l’aéroport de Marignane (Marseille) le 14 août dernier. Mohamed Ziane Hasseni a réitéré qu’il n’a rien à voir avec Rachid Hassani, présenté par l’accusation, sur la base du témoignage de Mohamed Samraoui, comme le commanditaire de l’assassinat de l’avocat Ali Mecili.

A l’appui des dires de son client, la défense de Mohamed Ziane Hasseni a remis au juge Thouvenot la copie des deux photos illustrant un article du site payant Médiapart, photos sur lesquelles Mohamed Samraoui avait affirmé reconnaître Rachid Hassani. Or, l’homme représenté sur la photo ne correspond pas à Mohamed Ziane Hasseni. Ce nouvel élément fragilise l’accusation. Dans ce dossier, l’accusation n’est pas soutenue par le parquet. En effet, le ministère public s’était prononcé contre la délivrance, courant 2007, par le juge Thouvenot du mandat d’arrêt, sur la base duquel Mohamed Ziane Hasseni a été interpellé le 14 août dernier à Marseille, à sa descente d’avion en provenance d’Alger, estimant qu’il ne s’imposait pas. Le mandat d’arrêt visait Rachid Hassani et non Mohamed Ziane Hasseni. La défense a saisi la chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris pour annuler la mise en examen et le contrôle judiciaire auquel est soumis Mohamed Ziane Hasseni. Ils « n’ont aucune justification », nous avait affirmé lundi Me Jean-Louis Pelletier, l’un de ses deux avocats.

Par Nadjia Bouzeghrane


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