Édition du
21 July 2017

Droit algérien, garant des droits de l'Homme au sein des établissements pénitentiaires

APS

Le Droit algérien prévoit des dispositions à même de garantir la promotion des droits de l’Homme au sein des établissements pénitentiaires, a affirmé lundi à Alger, le directeur général de l’Administration pénitentiaire, M. Mokhtar Felioune. Invité de l’émission « Fi El Ouadjiha » de la chaîne I de la Radio nationale, M. Felioune a indiqué que la loi sur l’organisation pénitentiaire et la réinsertion sociale des détenus promulguée en février 2005 prévoit des dispositions élargies à 14 textes d’application dont les mesures garantissent la promotion des droits de l’Homme. Outre les mesures prévues par la Loi pour l’amélioration des conditions carcérales et du traitement des détenus, la législation autorise également toutes les organisations gouvernementales et non gouvernementales nationales ou étrangères ainsi que la presse nationale et étrangères à effectuer des visites dans les établissements pénitentiaires, a rappelé M. Felioune. A ce titre, 1.286 personnes dont 451 journalistes et 152 délégations étrangères ont visité les prisons algériennes en 2008, a-t-il ajouté. S’agissant de la protection des droits de l’Homme pour les détenus, M. Felioune a passé en revue les mesures spécifiques « préférentielles » prévues par la Loi sur l’amélioration des conditions carcérales, notamment au plan de l’alimentation et de la protection sanitaire, pour les femmes enceintes et celles ayant des nourrissons à allaiter. Concernant les mineurs, M. Felioune a rappelé que la Loi prévoit pour cette frange des dispositions « identiques à celles d’un régime scolaire interne et non d’un établissement pénitentiaire ». La loi confère au détenu le droit d’exprimer ses doléances « en tant que mesure préventive garantissant davantage de transparence en faveur des droits de l’Homme » ainsi que le droit de gérance des biens matériels. La loi en question autorise le détenu à présenter ses doléances au directeur de l’établissement pénitentiaire. En cas de non réponse dans un délai n’excédant pas dix jours, le détenu est en droit d’adresser des correspondances à son avocat, au magistrat ou au procureur de la République, a précisé M. Felioune qui a rappelé que chaque établissement pénitentiaire dispose d’un registre de doléances. Les doléances relatives aux crimes sont adressées directement au procureur de la République, a-t-il ajouté soulignant que les prisons algériennes connaissent depuis plusieurs années « une situation de calme » grâce au contrôle et à la prise en charge des doléances des détenus. L’Administration pénitentiaire « oeuvre avant tout à appliquer la Loi à tous et à en imposer le respect », a-t-il encore précisé. M. Felioune a passé en revue d’autres aspects dans le cadre de « la garantie des droits de l’Homme » à l’image de la couverture sanitaire prônée par la Déclaration universelle des droits de l’Homme, l’enseignement, la formation et l’amélioration du traitement des détenus. Le Haut commissaire aux droits de l’Homme à l’ONU avait adressé une correspondance aux différentes administrations pénitentiaires sur l’importance de la couverture sanitaire, du droit à la défense, à la nourriture, à l’enseignement et à la gérance des fonds personnels outre le contrôle auquel ces établissement doivent être soumis, a souligné M. Felioune.(APS)

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Les normes minimales d’hygiène ne sont pas respectées dans les prisons algériennes où se tassent des milliers de prisonniers, certains attendent leurs procès depuis des années. En plus de la drogue, des agressions sexuelles et les abus en tous genres, les détenus sont soumis à des régimes qui remontent à d’autres âges. Alors à qui s’adresse M.Felioune ? A La presse ? A l’opinion ? Personne, en Algérie ou ailleurs, ne croit plus à ce genre de discours. Les organisations algériennes ou internationales de défense des droits de l’homme et les journalistes n’ont aucun droit de visiter ou de faire des reportages dans les pénitenciers sans passer par le filtre de la bureaucratie sécuritaire et être étroitement surveillés. Et si un détenu ose parler, le châtiment sera exemplaire, comme jadis au Moyen-âge…
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Et voila ce que retient l’agence française AFP :

Algérie: près de la moitié des 55.000 détenus sont analphabètes

Près de la moitié des 55.000 prisonniers en Algérie sont analphabètes, a indiqué lundi le directeur général de l’administration pénitentiaire Mokhtar Felioune, en prônant l’enseignement comme « remède contre la délinquance ». « La majorité des détenus sont des jeunes avec un niveau d’enseignement primaire et sur un total de 55.000 détenus, 45% sont analphabètes », a expliqué M. Felioune à la radio nationale arabophone Chaîne 1. M. Felioune a estimé que « l’enseignement est le seul remède contre la délinquance et le crime et constitue le meilleur moyen de protéger les jeunes de tout risque de délinquance ». Il a précisé que 10.700 détenus étaient inscrits dans les différents niveaux d’enseignement pour 2008-2009. Selon M. Felioune, le nombre total des détenus lauréats des examens de l’éducation nationale de l’année scolaire 2007-2008 était en juin de 1.253 sur 3.286 candidats.

Lien :
Blog de Fayçal Metaoui


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