Édition du
23 March 2017

Sur la nouvelle liste rouge des espèces menacées. Nos mammifères s’éteignent

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Sur les 188 espèces de mammifères dans le monde classées en « danger critique d’extinction », soit le niveau de menace le plus élevé avant la disparition de l’espèce, l’Algérie à elle seule en compte trois.

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C’est ce que nous a révélé un porte-parole de l’Union internationale pour la conservation de la nature, qui vient de publier la nouvelle Liste rouge des espèces menacées, à l’occasion de son congrès mondial qui se tient à Barcelone jusqu’au 14 octobre. Ainsi, le guépard de l’Ahaggar franchit un seuil de menace supérieur et rejoint le phoque-moine méditerranéen et la gazelle dama. Bien que le statut de ces deux derniers reste inchangé, des doutes subsistent sur l’existence de la gazelle qui pourrait rapidement rejoindre les espèces éteintes, au même titre que l’oryx et, nouveau venu dans cette catégorie, l’addax.

L’évaluation la plus complète jamais réalisée des mammifères – le point fort de cette nouvelle liste rouge – permet ainsi aux experts d’être plus alarmistes que jamais. La moitié des espèces de mammifères sont en déclin et probablement un tiers sont menacées d’extinction. « Et la situation réelle pourrait être bien pire, ajoute-t-on à l’IUCN, puisque 836 mammifères sont classés dans la catégorie ‘’données insuffisantes’’. Et selon certains spécialistes, l’Algérie est pleinement concernée par le manque de données. Plus de trente espèces figuraient sur la Liste Rouge 2007 en attente d’informations pour un classement, à l’instar du fennec ou du lycaon, classés ‘’en danger d’extinction’’, donc leur présence chez nous reste incertaine.

Les mammifères ne sont pas les seuls ; nous manquons aussi d’observations fiables sur les oiseaux : l’ibis chauve et le courlis à bec grêle restent donc classés « en danger critique d’extinction » en Algérie, aux côtés du puffinus mauretanicus, alors qu’ils pourraient avoir complètement disparu. « Plus nous attendons, plus cela coûtera cher de prévenir des extinctions futures », a indiqué Jane Smart, directrice du Programme des espèces de l’UICN. « A l’heure actuelle, nous savons quelles espèces sont menacées, quelles sont les menaces et où elles se trouvent ; nous n’avons plus d’excuses pour regarder en spectateurs sans rien faire. »

Par Mélanie Matarese


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