Édition du
28 March 2017

Le prix du baril dégringole vertigineusement, Chakib Khelil songe à une réunion d'urgence de l'opep

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Le prix du pétrole en nette baisse
CRISE | Les prix du pétrole reculaient nettement mercredi à l’ouverture des échanges à New York, malgré l’annonce surprise de six banques centrales d’abaisser leurs taux directeurs, qui n’a pas suffi à rassurer le marché sur les perspectives de la demande d’or noir. Le ministre du Pétrole du Qatar s’est dit mercredi favorable à une réunion d’urgence de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), alors que les prix s’approchent du seuil de 80 dollars.
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Le Qatar souhaite une réunion d’urgence de l’Opep

Le ministre du Pétrole du Qatar s’est dit mercredi favorable à une réunion d’urgence de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), alors que les prix de l’or noir continuent à chuter et s’approchent du seuil de 80 dollars.
«Si le président» de l’Opep, Chakib Khelil, «veut organiser une réunion d’urgence, j’y serais favorable et je pense que tout le monde le sera aussi», a-t-il déclaré, sans dire toutefois s’il était d’ores et déjà pour une baisse de production du cartel.
Les prix du brut ont chuté de 45% depuis leur record de 147,50 dollars à la mi-juillet et s’approchaient mercredi du seuil de 80 dollars le baril.

Réduire la production

Mardi, le président de la compagnie pétrolière libyenne, Choukri Ghanem, qui a rang de ministre, s’était dit «très inquiet de la baisse des prix du brut», avertissant que si les prix restaient à ces niveaux, son pays envisagerait de réduire sa production. «Nous appelons les autres membres de l’Opep, comme les producteurs hors Opep, à réduire leur production pour sauvegarder leurs intérêts», avait-il ajouté, laissant entendre que les prix ne permettraient bientôt plus de couvrir les coûts de production, qui ont «beaucoup augmenté».

La prochaine réunion prévue de l’Opep, qui compte 12 membres, se tiendra le 17 décembre à Oran (Algérie). Beaucoup d’analystes pétroliers font valoir qu’à moins de 80 dollars le baril, le rendement des sites d’extraction pétrolière n’est plus toujours assuré, car les compagnies pétrolières doivent forer toujours plus loin, dans des conditions toujours plus hostiles. Prix plancher
Il s’agit de répondre à une demande mondiale qui continue à croître, même si elle a nettement ralenti avec la crise financière et économique qui touche les pays développés.

© Keystone | La crise financière enfle et menace de plus en plus la croissance, et donc la demande d’énergie.
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ATS | 08.10.2008 | 19:10

Vers 15h10, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» pour livraison en novembre s’échangeait à 87,93 dollars, en baisse de 2,13 dollars par rapport à son cours de clôture de mardi.
En forte baisse au début des échanges européens, les cours étaient revenus à l’équilibre après l’annonce des banques centrales. Mais ils sont repartis à la baisse moins de deux heures après, comme les marchés d’actions.
La Banque centrale européenne (BCE), la Réserve fédérale américaine (Fed), et leurs homologues suédoise, britannique, suisse et canadienne ont baissé leurs taux respectifs d’un demi-point, alors que la crise financière enfle et menace de plus en plus la croissance, et donc la demande d’énergie.


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