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22 March 2017

Diplomate algérien accusé dans l'Affaire Mecili : Alger réclame un "règlement rapide"

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Il y a 38 minutes

ALGER (AFP) — Le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci a « instamment » demandé mercredi à Paris à son homologue français Bernard Kouchner que les autorités françaises règlent rapidement la situation d’un diplomate algérien accusé de complicité d’assassinat, a indiqué son ministère.
Mourad-Medelci
Dans un communiqué cité par l’agence APS, le ministère précise que M. Medelci a « instamment » demandé que les autorités françaises prennent « toutes les dispositions nécessaires » pour « un règlement rapide de la situation imposée au diplomate algérien, M. Hasseni Mohamed Ziane ».

La cour d’appel de Paris a confirmé mardi la mise en examen (inculpation) de Mohammed Ziane Hasseni pour « complicité d’assassinat ». Ce dernier est soupçonné d’avoir commandité le meurtre de l’opposant Ali Mecili en 1987 à Paris.

Visé par un mandat d’arrêt international émis en décembre 2007 par la justice française, M. Hasseni, responsable du protocole au ministère algérien des Affaires étrangères, avait été interpellé le 14 août 2008 à l’aéroport de Marseille (sud-est de la France).

M. Medelci a fait part à M. Kouchner lors de cette rencontre organisée « à sa demande et sous le timbre de l’urgence, de la grande préoccupation » du gouvernement algérien sur cette affaire.

Le chef de la diplomatie algérienne a fait part également de la « réprobation de la partie algérienne quant à la décision annoncée, mardi, par la chambre d’accusation de la cour d’appel de Paris confirmant la mise en examen et le maintien sous contrôle judiciaire de M. Hasseni ».

Le ministre a relevé les « interférences et pressions à caractère politique et médiatique enregistrées autour de cette affaire », ajoute le communiqué. Il note que l’affaire de M. Hasseni « a fait l’objet d’une attention continue de la part des autorités algériennes qui restent dans l’attente d’un juste verdict confirmant l’évidence avérée de l’innocence de ce haut fonctionnaire injustement mis en cause ».

La cellule de crise installée au ministère des Affaires étrangères, dès le 14 août, continuera à suivre l’évolution de cette affaire dont la gravité est soulignée, conclut le communiqué.


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