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26 March 2017

Le parquet de Bobigny renvoie Cheb Mami devant le tribunal

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Par LEXPRESS.fr, mis à jour le 16/10/2008 19:25:18 – publié le 16/10/2008 18:51

Le chanteur Cheb Mami, soupçonné d’avoir tenté de faire avorter de force une ancienne compagne va être renvoyé devant le tribunal.

Le parquet de Bobigny a demandé le renvoi devant la justice du chanteur franco-algérien de raï Cheb Mami. Il est soupçonné d’avoir tenté de faire avorter de force une ancienne compagne française, a-t-on appris jeudi de source judiciaire, confirmant une information du Parisien.

Dans son réquisitoire définitif, signé lundi, le parquet de Bobigny demande le renvoi dans cette affaire de quatre hommes, dont le chanteur en fuite en Algérie, qui nie son implication ainsi que son manager.

Le ministère public retient contre Cheb Mami quatre charges: « violences ayant entraîné une interruption de travail de 30 jours avec trois circonstances aggravantes (réunion, préméditation et faits commis sur personne vulnérable), « complicité d’enlèvement et séquestration », « complicité d’administration de substance nuisible » et « menaces et intimidations pour ne pas porter plainte ».

Si le juge d’instruction rend une ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel de Bobigny conforme à ce réquisitoire, le chanteur encourra 10 ans de prison et 150000 euros d’amende.

Selon la source, la victime, une photographe de presse spécialisée dans le raï, a été droguée et séquestrée dans la villa algéroise du chanteur durant l’été 2005, où deux femmes et un homme de main ont pratiqué sur elle un curetage, sans atteindre l’objectif escompté.

Au vu de déclarations du chanteur enregistrées par la victime en novembre 2005, portées au dossier, celui-ci était présent.

Rentrée en France, la femme a constaté la viabilité du foetus et décidé de garder l’enfant. Celui-ci est né en mars 2006.

Le parquet demande le renvoi du manager du chanteur Michel Lévy (Le Corre à l’état civil) pour sa complicité présumée dans l’enlèvement, les violences et l’administration de substance nuisible.

Il réclame aussi que soient jugées deux autres personnes, un proche de Mami soupçonné d’avoir fait boire un jus d’orange drogué à la victime, et l’homme de main qui l’a acheminée à la villa et aidé à la tentative d’avortement.

Mis en examen en octobre 2006, incarcéré trois mois avant d’être libéré après versement d’une caution de 200.000 euros, le chanteur est depuis mai 2007 sous le coup d’un mandat d’arrêt international et Interpol a demandé en janvier à l’Algérie de le livrer à la France.


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