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28 March 2017

Sommet de la Francophonie: Bouteflika en invité, Kagame et Gbagbo grands absents

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Il y a 11 heures

QUÉBEC (AFP) — Les présidents ivoirien et rwandais Laurent Gbagbo et Paul Kagamé seront les grands absents, avec la Mauritanie, du XIIe sommet de la Francophonie à Québec, auquel leur homologue algérien Abdelaziz Bouteflika assistera en tant qu’invité, a-t-on appris auprès des organisateurs.

Au total, un peu plus d’une trentaine de présidents et chefs de gouvernement devraient être présents à cette réunion, prévue du 17 au 19 octobre, sur les 68 Etats et gouvernements membres et 13 pays observateurs de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), selon cette source.

La télévision algérienne a annoncé mercredi la venue de M. Bouteflika qui n’avait pas participé depuis quatre ans au sommet biennal de la Francophonie. Il avait reçu comme, à chaque fois, une invitation du Québec et du Canada, co-hôtes du sommet.

« Le président de la République Abdelaziz Bouteflika participera en qualité d’invité spécial », a précisé la même source.

M. Bouteflika, qui répond à une invitation du Premier ministre canadien Stephen Harper et du Premier ministre québécois Jean Charest, sera l' »invité d’honneur de la gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean.

L’Algérie, ancienne colonie française dont le français est la première langue étrangère, refuse d’adhérer à l’Organisation internationale de la Francophonie, perçue dans ce pays comme un cadre politique de soumission à la France.

La Mauritanie, suspendue de l’OIF fin août après un coup d’Etat le 6 août, ne sera pas représentée.

Le président rwandais Paul Kagame et son homologue burundais Pierre Nkurunziza n’ont pas fait le déplacement.

« Cela évitera au président Kagame de devoir croiser Joseph Kabila », président de la République démocratique du Congo (RDC), selon des sources proches du dossier.

Le gouvernement congolais accuse ouvertement le Rwanda d’envoyer des troupes soutenir la rébellion au Nord-Kivu, où des combats opposent régulièrement depuis fin août l’armée congolaise aux rebelles, en violation d’un cessez-le-feu. Kigali dément.

En revanche, M. Kabila pourrait serrer la main du Premier ministre belge Yves Leterme, consacrant une normalisation des relations diplomatiques qui traversent une sérieuse crise depuis qu’un ministre belge a dénoncé la corruption dans cette ancienne colonie belge.

Parmi les grands absents, figurent également Laurent Gbagbo dont le pays reste divisé avec la moitié nord toujours contrôlée par l’ex-rébellion ivoirienne des Forces nouvelles (FN), peine à organiser une nouvelle élection présidentielle.

Le mandat de M. Gbagbo se terminait théoriquement en octobre 2005. Depuis, la date de l’élection a sans cesse été repoussée.


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