Édition du
28 July 2017

Affaire Hassani: Bouteflika veut faire pression sur les juges français.

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Une photo et des questions:

*Pourquoi le Président algérien s’implique-t-il lui même dans une affaire qui relève de la justice, après que celle-ci ait été totalement ignorée par les structures habilitées du MAE, malgré le statut de diplomate de la personne concernée?

*N’aurait-il pas été plus simple pour la Justice algérienne de produire des preuves sur l’identité du véritable « Hassani », même si elle refuse de le livrer à la Justice française?

*Pourquoi certains cercles algériens ont attendu jusqu’à hier pour déclarer que la photo parue sur Mediapart, et reprise par de nombreux journaux français, était celle de l’ambassadeur Mesdoua? Aucune réaction, serait-elle de l’ambassadeur lui même, n’a eu lieu. Comme si l’on désirait, depuis les cabinets noirs qui gèrent cette affaire, noyer le poisson.

*Comment expliquer autrement que par une consigne venue du plus haut du régime algérien, qu’un ambassadeur en exercice accepte que sa photo soit publiée sur des médias français, dans une affaire d’assassinat, ne se soit pas manifesté de la plus timide manière?

*Y a-t-il eu volonté délibérée de tromper la religion de la Justice française ?

* Comment expliquer que les informations faisant état de l’implication personnelle du président algérien tombent en même temps que celles qui nous apprennent que la photo de Mediapart est celle d’un ambassadeur algérien? Et que ce dernier se réveille au même moment, en envoyant une vigoureuse protestation à un journal algérien qui avait publié sa photo. Les clans, y compris celui qui a piégé Hassani, se sont-ils rabibochés entretemps?

Mais le gros problème, pour Bouteflika, qui a été envoyé au charbon, pour limiter les dégâts, est que les magistrats français, en ce moment même, sont dans la rue pour dénoncer les pressions intolérables qui sont exercées sur eux par leur tutelle hiérarchique. Ça va être dur de détourner le cours de la justice. En tous les cas, pas aussi facile que sur les magistrats algériens, dans des scandales comme l’affaire Khalifa, BRC et tant d’autres.

D.B


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