Édition du
21 July 2017

À L'APPROCHE DU RAMADHAN LES MAQUIGNONS FONT LA LOI:La viande à 1000 Dinars le kilo!

Le Courrier d’Algérie
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Les prix de la viande rouge flambent. Elle se vend à raison de 900 DA le kilogramme (viande bovine) et à pas moins de 800 DA pour l’ovine. C’est ce que nous avons constaté, hier lors de notre virée à Alger au niveau des boucheries de la Capitale. À quelques différences près, au niveau de l’abattoir du Pont des Fusillés, situé au Ruisseau les prix donnent le tournis : 700DA est le prix affiché pour la viande ovine et 770 pour la viande bovine. Selon un vendeur rencontré sur place, cette hausse surprenante des prix a eu lieu en l’espace d’une semaine. Inutile ici de s’interroger sur le pourquoi du comment de la chose (augmentation). Car, bien que cette dernière a eu lieu en un court laps de temps, ne dépassant pas la semaine, aucune explication nous a été avancée, justifiant cet état de fait. Les vendeurs, quant à eux, préfèrent plutôt de se confiner dans leur silence on ne peut plus inhabituel. « On vous a annoncé les prix mais sur les raisons de cette augmentation on ne peut pas vous en parler… », nous a-t-on déclaré.Toutefois, et devant notre insistance les langues se délient un peu. Ainsi, nous apprenons que, Selon la tendance du marché, les prix vont encore augmenter dans les jours à venir. Quand? : « Le Ramadhan ».Voilà, donc, une information qui ne va, certainement, pas réjouir les ménages qui commencent à s’inquiéter à mesure que les jours avancent. Chose somme tout logique : si par le passé, les citoyens ont trouvé en la viande congelée un palliatif ce ne sera pas, malheureusement le cas cette fois-ci. Et ce, pour la simple et bonne raison que les prix appliqués décourage plus d’un. Ils oscillent entre 450 et 480 DA le kilogramme. « C’est vraiment excessif», dira un citoyen, et le boucher de lui rétorquer : « c’est dû aux taxes infligées récemment aux importateurs ». Un argument qui ne semble pas convaincre pour autant le consommateur qui soutient : « je travaille à la direction des impôts, et je vous rassure qu’il n’existe point ce genre de taxes » LE CITOYEN… CE DINDON DE LA FARCE Il n’est un secret pour personne que le mois de Ramadhan donne mille et une idées aux commerçants s’agissant de la « stratégie » à mener en matière des prix. C’est devenu presque une habitude de nos jours que d’en constater une hausse vertigineuse. Mieux encore, celle-ci (hausse des prix) ne correspond à aucune logique. Les citoyens, du moins ceux que nous avons interrogé, hier à Alger, se disent « navrés » quant à cette situation : « C’est à ne rien comprendre.On se demande pourquoi on procède à l’augmentation des prix juste avant le Ramadhan. Où est l’Etat dans tout cela », a indiqué un quidam. Et d’ajouter : « il n’y a pas si longtemps (la semaine dernière) les prix ont été en dessous de la barre de 650 DA, alors que maintenant ils sont de l’ordre de 900 DA ». Pour lui, il est des plus anormal que les prix changent du jour au lendemain sans raison apparente. « C’est uniquement dans notre pays que ces choses arrivent, et malheureusement au su et au vu de tout le monde y compris les autorités qui doivent intervenir pour mettre un terme à ces agissement qui pénalisent avant tout le simple citoyen ». Une autre femme d’un certain âge abonde dans le même sens : «on dirait que les boucheries fixent les prix à leur guise. Je me demande où sont passés les services du contrôle des prix. C’est inconcevable qu’on laisse les choses en l’état alors que le mois du Ramadhan est à nos portes ». Tout compte fait, la réalité des prix de la viande aujourd’hui mérite réflexion et fixation de la part des responsables. En laissant les choses telles qu’elles sont, il y a risque, et ce n’est jamais trop dire, de voir les prix augmenter encore pour atteindre la barre de… 1000DA.Tout le monde maintenant s’interroge sur… de la création d’un office national des viandes. Ce dernier, selon les responsables en charge du secteur, aura pour principale mission de juguler le marché. Même si aux yeux, de ces responsables, les choses vont bon train, il n’en demeure pas moins que le concret tarde à venir. D’ici là, c’est le simple citoyen qui paye les pots cassés. Ce dernier ne sait à quel saint se vouer pour s’en approvisionner. Et comme le Ramadhan approche à grandes enjambés L’intervention de l’État afin de « briser » cet élan des prix devient une nécessité sine qua non. C’est là tout l’intérêt à moins que…
Amokrane Hamiche


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2 Commentaires sur cet article

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  • Mohamed Toufik
    6 août 2009 at 5 h 58 min - Reply

    En lisant cet article j’ai senti que j’atais entrain de lire un journal Egyptien…on a beau a depenser des millions de dollars pour les festivales africains, on a beau a ramener Najwa karam et la payer une fortune pour nous chanter des chansons a 10 centimes, on a beau a aider la majorite des pays africains et financier leur problemes mais a l’interieur de notre pays les gens souffrent..!!
    Je dirais que tout ce qui se passe en Algerie est voulue, des gens travaillent jour et nuits pour nuire a notre bien etre et ca va jamais finir sauf si le bon Dieu nous envoie un tsunami de haute gamme pour degager la mauvaise poisse de notre cher pays. Allah yarham echouhadas




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  • karima
    8 août 2009 at 8 h 38 min - Reply

    N’achetons pas c’est facile. Un kilo pour 15 jours juste el bena , d’ailleurs la viande ce n’est pas bon pour la sante et il ne faut pas en abuser. Achetons plutot fruits et legumes mais la aussi les salopards ont la main dessus alors mangeons peu et prions que Dieu nous aide a nous debarasser des salopards car l’Etat algerien est incapable de gerer.




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