Édition du
24 March 2017

De la meilleure façon de bouffer "bagrate litama"

jpg_jpg_dessin-boutif-0e114-4c90bLa récente décision de suspension des crédits à la consommation appelle à plusieurs lectures, aussi complexes qu’elles sont imbriquées les unes aux autres.

A l ‘origine de ce qui allait devenir une situation ubuesque, la formidable manne pétrolière allait permettre au régime d’amasser un trésor fabuleux tombé miraculeusement entre ses mains.
Mais comment se l’approprier, ou du moins en prélever la part du lion, sans faire scandale?
Aller chez le banquier du coin et lui ordonner de remplir la chkara? Non, trop flagrant, quoique certains barons du régime ont déjà eu recours à cette technique. L’affaire Khalifa par exemple. Mais i existe d’autres moyens, moins directs, et qui vous font passer pour le père des pauvres, pendant que vous leur sucez la jugulaire.

L’une des premières mesures dans la gestion de cet argent tombé du ciel, ou plutôt sorti des tréfonds de la terre, à la faveur de la flambée des prix des hydrocarbures, dont certains économistes allaient contester l’opportunité, et les méthodes qui y ont prévalu, a été de payer par anticipation, et rubis sur l’ongle, presque tous les créanciers du pays. La dette extérieure fut presque entièrement effacée.
Mais montrons nous bons joueurs, et ne pinaillons pas trop sur la la question. Considérons que c’est une bonne chose de faite, puisque l’endettement, et ses « services » qui en font une spirale dont on ne peut plus se dépêtrer, faisaient de notre pays un endetté perpétuel, soumis à des diktats divers. Rappelons qu’en une vingtaine d’années l’Algérie a payé 84 milliards de dollars de remboursement du principal et 34 milliards de dollars pour les intérêts. C’est dire !
Ce sera, en tous les cas, autant d’argent qui ne nous sera pas volé par les satrapes qui nous gouvernent. Encore que les mécanismes de remboursement de la dette ont dû leur permettre de négocier des marges importantes, et tout à fait intimes, versées discrètement dans leurs comptes personnels. Mais bon !

La deuxième mesure, moins transparente et autrement plus sujette à question, a été de placer plus de 50 millliards de dollars en bons américains et, dans une moindre mesure, dans des banques d’investissement internationales. Avec des taux d’intêret minimes et surtout l’impossibilité pour les Algériens de pouvoir disposer de leurs capitaux dans des termes courts, sous peine de perdre l’avantage des interets.

Là aussi, malgré l’opacité qui a entouré cette opération, et qui s’est déroulé avec la collaboration intime du « clan américain » proche de Bouteflika, avec les accointances que nous imaginons, et les dessous de table qui vont avec, nous pouvons nous estimer heureux, puisque le principal de ces placements est autant d’argent soustrait à la voracité des pillards embusqués dans l’antre du régime.

Un autre train de mesures concernant les dépenses publiques, quoique totalement improvisé, décidé dans la précipitation, souvent sur des considérations régionalistes, et surtout hors de prix, a consisté à doter le pays d’aménagements tout à fait opportuns, voire indispensables, tels que la construction d’autoroutes, de routes, du rail, de métro, de tramways, de barrages hydrauliques, de logements et autres infrastructures et de services tout aussi salutaires. Passons sur certaines affaires, comme celle de la téléphonie mobile et autres méga arnaques.

Ne nous attardons pas sur les conditions d’octroi des marchés, ni sur les sacro-saintes commissions et rétrocommissions, sur les droits d’entrée en dessous de table, ni même sur les participations aux bénéfices imposées par les barons du régime à tous les opérateurs qui ont remporté les marchés, souvent dans l’opacité la plus totale. Nous négligerons cet aspect sordide de la question, parce qu’il relève, chez nous, du lieu commun. Une pratique presque normale, voire légale. Une sorte de droit de cuissage dû aux seigneurs des lieux. Puisque le lieu dit Algérie est leur propriété. Du moins dans leurs propres convictions.
Et là aussi, hormis pour les ouvrages qui se sont déjà révélés inexploitables ou impraticables, comme un certain barrage, ces dépenses profiteront à la multitude.
Nous passerons aussi, mine de rien, sur ce projet de construction de la plus grande mosquée du monde après celle de la Mecque, puisque cela est censé servir de ticket d’entrée au paradis, tout près de Dieu, pour une certaine personne. Rien à dire, puisque les damnés de cette vallée des larmes qu’est devenue notre pauvre pays, ne seront pas dépaysés dans l’enfer de l’autre vie. lls sont blindés, il serait très étonnant qu’ils y soient plus malheureux et de toute façon, ils n’ont pas assez de moyens pour s’acheter un ticket pour le paradis. Même en strapontin.

Entrons maintenant, doucement et une chose après l’autre, dans un autre chapître. Celui de la manipulation politique, de la grande corruption et du détournement massif des fonds publics.

La manipulation

Le Président Bouteflika, dont on dit qu’il a la baraka, et qui y croit lui même très fort, puisque ses sympathies, et ses relations assidues avec une espece de gourous, ou plutôt de marabouts ayant kouba sur rue, pour rester dans le cru, a été désigné, ce n’est un secret pour personne, puisque lui même le reconnaît, par la junte qui avait pris le pouvoir à la faveur du coup d’état qu’ils avaient perpétré.

Ces généraux putchistes, qui allaient devenir des bourreaux génocidaires, au prétexte de sauver la république, une étrange république, et dont il reconnaîtra lui même, pendant son premier mandat, qu’ils lui avaient tracé des lignes rouges à ne pas franchir, allaient néanmoins découvrir que leur poulain était en fait un cheval de retour. A fortiori qu’il les connaissaient tous très bien quand ils étaient des officiers subalternes, quand ils débarquaient l’un après l’autre, à la vingt cinquième heure, après avoir reçu l’ordre de leurs supérieurs français de déserter et d’aller infiltrer l’ALN, au moment où lui était un officier supérieur, du bon côté de la barricade, puisqu’il était proche du clan d’Oujda, et surtout de celui qui allait détourner le fleuve de la révolution algérienne, pour le capter et en faire une dynamique de pouvoir personnel. Le fameux Houari Boumediène.

Bouteflika avait frayé avant et après la guerre de révolution, avec ceux qui allaient comprendre que l’argent, la main mise sur la distribution des rentes et des privilèges, et leur usage pour diviser le clan adverse étaient les maitres atouts pour s’accaparer du pouvoir, et le monopliser.
L’un de ses amis les plus proches était feu Zegggar Messaoud,dit Rachid Casa, bras droit de Boumediène, richissime homme d’affaires, qui avait initié, après l’indépendance, le Colonel Boussouf au commerce international. Cet homme de l’ombre, qui fut l’ami intime de deux présidents américains, et qui a rendu des services immenses à la CIA, a été emprisonné par le président Chadli. Il en mourra de chagrin. Bouteflika le pleura à chaudes larmes.

Mais quelles étaient ces lignes rouges imparties au président Bouteflika par les généraux ? Nous mentirions si nous disions que nous les connaissons. Mais tout le monde sait que parmi elles, Bouteflika ne pouvait nommer aucun haut responsable, de quelque secteur que ce soit, diplomatique, politique, économique ou autre, sans l’aval du DRS. Il ne pouvait pas, non plus, traiter du dossier islamiste et devait avaliser, sans même en discuter, toute décision de la junte de ce dossier. Il devait rejeter catégoriquement toute initiative d’enquête sur le responsabilité de la junte dans les massacres de civils et dans la manipulation de la violence par celle-ci. Il ne devait pas remettre en question les privilèges de la junte et leur contrôle sur les sociétés étrangères d’exploitation et d’exploration des ressources hydrocarbures. Il ne devait pas prendre de mesures majeures sans l’accord des généraux, telles que la convocation de référundums, la dissolution du parlement et autres mesures qui étaient pourtant de ses prérogatives constitutionnelles. Et, cerise, il ne devait pas se représenter à un deuxième mandat sans leur accord formel.

Les ruses de l’Andalous

Si le président Bouteflika allait se conformer strictement à son « cahier de charges » durant les premiers mois de son mandat, il n’allait pas tarder à tester les généraux par des sorties et des initiatives qui allaient les inquiéter, et même les diviser. L’un de ses dictons préférés est : « El andaloussi bel ichara ».
Il commenca par déclarer, dans un discours à la nation, que les généraux étaient mécontents de lui, et qu’il voudrait bien savoir en quoi il avait franchi les lignes rouges qu’ils lui avaient assignées. Avec une habileté rare, lui qui sait si bien alterner les temps de mutisme total avec des périodes de volubilité excessive, avec un dosage d’alchimiste, il se mit à distiller des rumeurs de toute sorte, en ayant l’air de ne pas y toucher.
Et dans le même temps, usant de ses relations, mais aussi de certains de ses contacts internationaux, y compris avec les Américains via ses amis du Golfe, mais aussi Français, via d’autres connections, il parvint à remettre au goût du jour une question que les relais français des généraux avaient réussi à totalement occulter : La responsabilité des généraux dans les massacres des populations, dans les attentats contre des étrangers, et dans la pratique institutionnalisée de la torture. Sa baraka, qui ne se démentit pas à ce moment là, allait le servir au délà de ses espérances. Des révélations, des témoignages, et même un livre d’un militaire algérien qui avait fui à l’étranger, « La sale guerre », allaient briser la chape de plomb que les complices occidentaux des généraux, souvent rémunérés, faisaient peser sur l’atroce réalité de la sale guerre, et sur le « terrorisme pédagogique » que les généraux avaient programmé et mis en oeuvre, au prétexte de sauver la république du péril vert, mais dans la réalité pour garder le pouvoir, et profiter de la tragédie pour amasser des fortunes colossales.

Le vent avait tourné, et les généraux, affolés et presque à terre, se préparaient à négocier leur tranquilité. Ils étaient à un cheveu de partager le sort de ceux qui les avaient précédé devant les juridictions internationales pour crimes contre l’humanité. Leurs amis français, qui leur avaient permis de mener le carnage et la dévastation à huis clos, en contrepartie de valises discrètes, étaient aux abois. Et pour damer le pion, une semaine après que Ahmed Ouyahia ait déclaré publiquement que les victimes de la tragédie nationale étaient au nombre de 35 000 morts, Bouteflika, dans un cinglant démenti, annonca le chiffre de 200 000 morts… »au moins! » appuya-t-il.

Et brusquement ce fut le 11 septembre 2001. Les avions qui s’écrasaient sur les Twin Tower furent le gong qui les sauva du K.O final.

Un Quitus pour les crimes commis…

Il n’y avait plus de guerre sale. Les généraux qui disaient, par l’entremise de leurs journalistes attitrés, qu’ils ne pouvaient pas faire de guerre avec des gants blancs, contre l’ennemi qui menacait le monde entier, devinrent les vedettes de l’année, les chouchous d’un occident affolé. Il devinrent le rempart contre le terrorisme. Plusieurs officiels américains, du Pentagone, de la CIA, et jusqu’au secrétaire d’Etat, leur rendirent un vibrant hommage, s’inclinèrent devant leur grande compétence, oubliant que celle-ci consistait seulement à créer des groupes armés « islamistes », à tuer des populations désarmées, à faire activer la gégenne, à confier des femmes et des enfants à des sadiques sexuels, et à exécuter des pères de familles sur le bord des routes.

Bouteflika se retrouva seul. Il n’attendait aucun secours du peuple algérien qu’il méprisait, qu’il considérait comme un troupeau docile et dont il n’avait jamais tenu le plus petit compte dans ses stratégies.

La réaction des généraux ne se fit pas attendre. Ils lui firent savoir qu’il pouvait se représenter à un deuxième mandat, mais qu’il ne serait pas leur poulain. Il servirait juste de facade à des élections qui étaient déjà réglées comme du papier à musique. Comme d’habitude, et il le savait très bien. Le candidtat qu’ils avait choisi était Ali Benflis, chef du gouvernement et Secretaire général du parti le plus plus puissant, ou plutôt le plus « côté » du régime, le FLN.

Ali Benflis avait reçu l’assurance qu’il allait évoluer sur une voie royale. Il se voyait déjà président. Il n’aurait pas courru le risque, sinon, de sacrifier une carrière « brillante » et prometteuse. C’est ce qu’il dira à certains de ses proches qui ne voulaient pas s’engager avec lui s’il n’était pas le favori de la junte.

Mais c’était compter sans le redoutable potentiel de Bouteflika. Celui-ci allait mettre tous ses atouts dans le jeu, toutes ses ressources, et surtout sa formidable capacité à se servir de la force de son adversaire pour le terrasser. Il usa de ses relations internationales, il usa par des moyens que nous ne connaissons pas, mais surtout de la cupidité vorace de certains généraux, pour se les rallier. Parmi ceux-ci, qui lui etait le plus proche, et sur lequel il avait barre par l’entremise de ses relations françaises, le général major Larbi Belkheir, dit le « Cardinal », le plus retors, et le plus manipulateur de la junte.

La cohésion des généraux « décideurs » était rompue. Désormais, ils n’avaient plus un seul poulain. C’était leur première divergence majeure.

Ceux qui lui avaient préféré Ali Benflis ont tenté d’engager la lutte. Une lutte sourde, mais totale. Ils avaient désigné des journaux pour mener une propagande active contre Bouteflika, et n’hésitaient pas à aller chercher dans le canniveau. Le passé de Bouteflika fut étalé sur la place publique, souvent de façon extrême. A la guerre comme à la guerre. Dans ces milieux là, on ne tire pas à blanc.

La plume qui fait pencher la balance…

Mais la discorde entre les généraux compliquait la situation. Les relais du régime, partisans, médiatiques, tribaux, administratifs, syndicaux, corporatistes, et tout le reste de la machinerie restait dans l’expectative. Parce que dans ces milieux là, opportunistes et qui ne s’engagent qu’aux côtés du plus fort, c’est à dire celui qui a été désigné par la junte, on ne savait plus à quel saint se vouer. Ils attendaient que la situation se décante au profit de l’un ou de l’autre. Et la casquette oscillait.

Ali Benflis, totalement démuni, allait user, comme d’un leitomtiv, d’une phrase du général major Mohamed Lamari, qui lui était mollement acquis, et qui avait déclaré à la presse que l’armée restait neutre dans ce genre de situation, pour en faire son thème de campagne, tentant de convaincre les opportunistes que sa victoire était possible.

Mais Bouteflika allait sortir un ultime atout de sa manche. La plume qui allait faire tomber la balance. Une plume trempée dans le sang.
Il fit savoir aux généraux que quoi qu’il arrive, leur sort resterait suspendu à la conjoncture internationale, et qu’ils restaient elligibles à des poursuites pour crimes contre l’humanité. Il leur affirma que lui avait la panacée pour les tirer de cette menace, et les faire absoudre de leurs crimes. Il leur a promis, s’il est élu, de faire appel au peuple algérien pour un référundum pour adopter une « Charte pour la réconciliation nationale ». Dans cet arsenal juridique, éminement scélérat, le peuple souverain pardonnait à tous les acteurs de la tragédie nationale, et, point d’orgue de cette loi, nul n’aurait le droit de porter plainte contre eux, d’évoquer leurs crimes, ni même d’entreprendre des recherches sur la vérité, serait-ce par des chercheurs universitaires. Cette Charte les consacrait « agents honorables de l’Etat » et saluait le rôle héroïque qu’ils avaient rempli en sauvant la république et ses institutions.

Les jeux étaient faits !

Toute la junte se rangea derrière Bouteflika.

Tout aussitôt, la machine opportuniste se mit en branle. Tous les relais du régime, sans aucune exception se rangèrent derrière le désormais « béni ». Les comités de soutien fleurirent. On en vint aux mains. Dans le pays profond, y compris dans le propre fief de Ali Benflis, on se battait comme des chiffonniers pour avoir le privilège de diriger le comité local de soutien à Bouteflika. Au point, où pour départager tout le monde, la direction de campagne de Bouteflika accepta qu’il y en ait plusieurs par ville.

Dans le bateau Benflis, l’heure était au naufrage. Les rats quittaient le navire par milliers. On connait même des cas de certains qui tentèrent de rallier les comités de soutien de Bouteflika. Et qui en furent chassés comme s’ils étaient frappés d’ignominie.

La réélection de Bouteflika fut une simple formalité.

Puis, pour Bouteflika triomphant, et pour son clan, ce fut l’heure de la vengeance. Tous ceux qui soutinrent Ali Benflis furent broyés. Le seul cas qui fit exception fut le journal Liberté. Un journal qui s’était pourtant engagé à fond pour Benflis. Un membre influent de la junte, probablement le général major Mediene Toufik, le tout puissant patron du redoutable DRS, mit le patron de ce journal, Issaad Rebrab, sous sa protection. Ce patron de presse, et néanmoins l’un des hommes d’affaires les plus riches du pays, fut épargné. Il dût néanmoins se débarasser du directeur qu’il avait nommé à la tête du journal pendant la campagne électorale. Ce jounaliste se le tint pour dit et s’exila promptement.
D.Benchenouf
A suivre…
Video : La corruption, un sport national?


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16 Commentaires sur cet article

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  • Mohamed Toufik
    6 août 2009 at 6 h 19 min - Reply

    Ils sont entrain de nous expliquer indirectement que la crise economique mondiale a touchee l’Algerie contrairement a ce qui a ete revele auparavant que l’Agerie n’est pas dutout touchee…mais nous autant que citoyens sachent tres bien que la crise a toujours ete la elle fait partie de notre vie depuis la nuit de temps que personellement je la considere une nuit de Decembre 1978 et jusqu’a la fin de l’humanite…c’est voulue!!
    Des milliards on ete donnes a des jeunes Algeriens qui au lieu de contribuer dans leurs societe, se sont payes des voitures de luxes mais ils sont pas a blamer…comment vous expliquez que le tot des nouveaux riches avec le Hammer et leur Touaregs se multiplient tout les jours surout dans les grandes villes et les pauvres meurent de fain..!!??? Rabi Kabir et dawamou el hal min el mouhal
    salam




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  • wahrani boumediene
    6 août 2009 at 13 h 33 min - Reply

    Encore une fois vous sombrez dans le délire total de la manipulation des islamistes par le DRS pour nous montrer du doigt le seul ennemi de la nation responsable de la tragédie : LES GÉNÉRAUX JANVIERISTES » et exclusivement eux qui ont programmé; planifié la destruction du pays pour s’accaparer les richesses de l’Algérie, par conséquent ces 3,5 millions de militants, sympathisants et de cadres du parti dissous sont de petits enfants de coeur ou pire encore des zombies que peut manipuler le gourou du culte vaudou Tewfik.
    Le DRS est un ramassis de voyou et l’armée algérienne un melting pot où se cotoient la lie de la société, les assoifés de pouvoir, les obsédés sexuels, les criminels et tout ce que vous voulez …. OK je vous le concéde….quoiqu’il faut être un peu indulgent et nuancer quelque peu mais bon partons c’est ça l’image caricaturale de l’armée et du DRS; mais de l’autre côté parceque pour faire une guerre il faut deux protagonistes en considérant le peuple pris entre deux feus et en otage, donc en face il y’a les intégristes et pour vous Mr Benchenouf vous nous expliquez comme on explique aux enfants l’équation binaire il y’a les méchants (gens de l’armée et du DRS) et les bons (les islamistes)…. ma foi c’est un peu tiré par les cheveux on a bien vécu en Algérie durant ces années là dans nos quartiers, dans les bureaux et dans les entreprises on cotoyait ces gens là et il n’y avait pas derriére chaque islamiste un Tewfik ou ses sbires pour leur faire dire ce qu’ils disaient ou faire ce qu’ils faisaient : la menace physique et verbale, les anathémes contre quiconque ne porte pas le tryptique barbe, kamis et siwak signes d’appartenance à cette secte. J’avais comme collégues de travail à Oran des exemples types de ces energuménes qui nous raillaient quotidiennement et qu’à l’avenement de leur dawla islamiya ils allaient nous obliger à nous intégrer à leur secte ou nous éliminer et celà en parfaite harmonie avec le discours officiel d’un certain Ali Belhadj (et les traces existent dans le web) qui disaient que s’il fallait déporter deux millions de laics on le ferait pour importer deux millions de Soudanais ou d’Iraniens. Question : Ali Belhadj est un agitateur du DRS ? Heddam qui porte bien son nom et que vous avez eu l’obligeance de recevoir dans cet espace pour venir nous raconter n’importe quoi, n’a t’il pas assumé publiquement l’attentat du boulevard Amirouche on justifiant ces dizaines de victimes civiles par la fatalité ou d’un revers de main en disant qu’ils auraient dû ne pas être là….. lui aussi votre illustre invité victime des manipulations du DRS?
    Vous m’avez sensuré dans cet espace la dernière fois parceque j’ai tenu les mêmes propos que ceux que je vous poste, mais à bien y réfléchir je partage votre haine du systéme mafieu mis en place à Alger mais la responsabilité de la tragédie est partagée par les deux protagonistes les janviéristes pour avoir agrée un parti islamiste en contradiction avec la constitution de 89 qui stipulait  » ne peuvent s’ériger en association poltique des gens qui font de la religion, de la langue, ou de la région un fondement politique » de l’autre côté les intégristes dirigés par des ignares qui n’ont pas l’étoffe d’un Hassan Nasrallah ni le Charisme d’un Ismael Hanya ou d’un Rantissi (allah yarhamou) on a eu les islamistes qu’on mérite comme on a le DRS et l’armée qu’on mérite, de l’inculture crasse, de l’opportunisme le plus abject, l’amour absolu du pouvoir ( un collégue de travail à Oran d’un niveau indigent mais devenu cadre supérieur d’entreprise parcequ’il militait à un haut niveau au FLN m’a avoué avoir bourré les urnes durant les législatives avortées pour hater l’avénement de la Dawla Islamiya… c’est si facil pour ces gens là aprés avoir volé au nom du fln et voyagé à la meque avec les complicités dans le fln il te disent « INNA ALLAH GHAFOURON RAHIM », un autre opportuniste de la même extraction qui a applaudit Benbella en 62 (parcequ’un peu plus vieux que moi), a applaudit Boumédiéne en 65 puis Chadli en 78, puis le FIs puis Boudiaf, j’imagine que maintenant il est dans un comité de soutien à Boutef, c’est aussi ça notre société Mr Benchenouf.
    Dans les prises de position que vous prenez il y’a des maladresses qui ne peuvent favoriser la convergence patriotique; seul une autocritique sincére de ceux qui vociféraient avec les loups dans le CCDR, mais aussi certains partis qui se considérent comme républicains, certaines plumes de presse qui se sont faits les relais des janviéristes se doivent de dire qu’ils se sont fait couillonner (Benchicou l’a quelque peu esquicé dans un de ses livres) de l’autre côté ceux qui vociféraient dawla islamiya walaou karih’a el kafiroun ceux là aussi doivent faire leur autocritique totale et sincére reconnaitre leurs crimes commis, à ce moment on pourra tourner la page et tourner nos fusils contre l’ennemi implacable de toute la nation :les tenants du systéme et leurs relais et ce combat pour être gagné ne peut l’être qu’avec l’union large de la frange patriotique qui va de l’extrême gauche aux islamistes rassérénés et expugnés de leur fanfaronade quand ils ont crû qu’ils étaient à la porte du pouvoir.
    fraternellement




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  • Ammisaid
    6 août 2009 at 14 h 18 min - Reply

    Et, voilà en gros et en détails comment se sont volatilisés 600 milliards de dollars que sa Fakh
    amatouhou a reçu comme bénédiction pendant ses 10 années de traversée d’un tapis de miel. Manque peut-être tout ce qui a été de-pensée pour armer les bras de la répression, de l’humiliation, des attentats, des crimes au quotidien…Rien à ajouter cher djamal ! C’est comme ça !




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  • radjef said
    7 août 2009 at 11 h 36 min - Reply

    Bonjour tout le monde. L’Algérie n’a qu’une seule institution: l’ANP. Cette institution n’est ni légale, ni reguliere. C’est une institution clandestine. L’ANP n’est pas l’heritiere de l’ALN comme s’evertuent à le dire avec zele certains flateurs es-qualité. Elle est le prolongement naturel de la colonisation; elle est le produit de la cupidité du clan de Oujda et des fantasmes de la colonisation. Il n’existe pas de guerre, de crimes, de corruption, de reseaux de prostitution, de trafic a large spectre en tout genres qui echappent à la main mise des « officiers » de l’ANP. Sans le savoir peut être, cette institution qui refuse à ce jour pour des raisons inconnues la professionnalisation de ses structures, est devenue l’eleve exalté de ceux la même qui ont produit Hitler, provoqué les plus grans massacres humanitaires, entretenu les deux Guerres Mondiales, inventé la colonisation pour se remplir davantage les poches au detriment des peuples. Tout comme on a fait le proces de Nuremberg, de Saddam….au nom de la liberté et des droits de l’homme, on est train aujourdhui,en Algérie, de faire celui des islamistes qui n’ont jamais exercé le pouvoir et encore moins fait partie de ce même pouvoir ou de sa peripherie. En Algerie, il y a un seul et même pouvoir depuis les Accords de Lugrin à ce jour, celui de l’ANP et point à la ligne.




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  • karim
    7 août 2009 at 17 h 17 min - Reply

    @ Rajef

    épargne nous tes analyses stériles.

    L’ANP est la seule institution valable en Algérie, elle est l’héritière légitime et légale de l’ALN. Ceci est une réalité et il serait vain, unitile et stupide de dépenser son energie à la remplacer surtout que beaucoup d’Algériens croient encore dure comme fer à cette institution malgré tout ce qui s’est passé

    Maintenant notre grand problème est de démocratiser le pays et c’est là où il faut que nous soyons très créatifs et très innovatifs. Pour cela il faut commencer par faire les bonnes analyses.

    slt.




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  • radjef said
    7 août 2009 at 19 h 49 min - Reply

    @Karim. Bonsoir tout le monde. Dis nous dans ce cas qui empêche la democratie de regner dans notre pays? A ce que nous sachons seule l’ANP et seulement elle seule à exercé le pouvoir depuis que le clan de Oujda à destitué les instances légitimes de la revolution. Le FIS n’a jamais exercé le pouvoir. Le FLN est mort dans son placenta; il n’a jamais survecu à la mort du duo Ben M’hidi-Abane et le FFS à refusé de faire le jeu de la junte au pouvoir. Qui gére les reseaux du terrorisme, de la contre-bande, de la corruption, de la harga, de la drogue, de la prostitution? Que les médias algériens ouvrent un débat sur les malheurs du pays et vous verrez que personne dans cette Algérie ne croit à l’ANP. Khaled Nezzar, Touati, Ghadaidia, Lamari, Ghezail, Mgadem, Djouadi, Toufik et tout le reste sont-ils à ton avis les heritiers de Mellah, Zabana, Zighout, Laghrour ainsi que tous les militants armés du 1er novembre 1954?




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  • karima
    8 août 2009 at 9 h 10 min - Reply

    Said, je pense que nos dirigeants sont juste ignorants.Ils sont depasses, ils pensent que c’est une tache facile mais la est le hic.Gerer une societe c’est comme avoir des milliers de fils tres dans ta main que tu essais de manipuler mais les fils sont fins , certains glissent c’est aussi complex que ca.Les societes avancees l’ont compris, pour cela, ils ont fait l’etude de la nature humaine leur priorite.Chez nous, on fait les choses en excluant le plus important l’homme.Chez eux rien n’est laisse au hasard, chez nous je dirai heureusement qu’il ya Dieu.Imaginons un instant notre societe sans notre islam noble, mon Dieu je prefere ne pas et je dirai Dieu merci qu’il ya les bons( nature humaine) pour equilibrer.A mon avis, nous avons tous besoin de principes, certains sans matraque et d’autres avec matraque ( matraques veut aussi dire loi) , c’est un peu comme le vin comme certains ne savent pas boire alors le vin devient peche pour les en dissuade.Dieu connait ses creatures et Dieu est juste avec ses creatures, il connait la difference entre eux mais il ne fait pas, de difference quant aux applications des lois.Nous sommes tous egaux.Pour cela le systeme qui nous gerent est defaillant car il ne prend pas en consideration le facteur humain.




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  • IgorZumec
    8 août 2009 at 13 h 04 min - Reply

    L’armée telle que je la connais c’est ça:
    -Pour tous les votes des militaires il n’y a qu’une seule personne qui décide.Le Soldat n’a qu’à mettre
    dans l’urne l’enveloppe qu’on lui a préparée
    -La boustifaille des appelés est directement transférée à qui de droit dans des 504 noires (à l’époque)
    Maintenant la marque de véhicule a certainement changé.La soupe est quant à elle toujours la même.
    – En 1980,ce n’était pas les gendarmes qui tabassaient les manifestants kabyles.C’etait nous.Durant la nuit on nous a rassemblé ,on nous a remius des casquettes de gendarme et direction Tizi..
    -Durant les années de feu ce qui se font tuer (la chair à canon)c’est toujours les appelés.Les autres
    ils n’ont pas le temps de se faire tuer,les affaires passent avant.
    C’est trés peu de choses que je connais de l’armée.Mais ça en dit long.Vous avez dit héritière de qui,déjà?




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  • BRAHIM
    9 août 2009 at 16 h 13 min - Reply

    @wahrani boumediene , ceux sont exactement les mêmes arguements et les même avis que je donne à longeur de mes interventions sur ce journal online. Chaque fois que je mets l’armée et les islamistes dans la même chechouka en terme de responsabilité dans la double decennie noire on me traître de hizb françà ou de raciste anti-musulman. Cher ami internaute @wahrani boumediene la vérité c’est ce que vous dîtes. On ne peut ni disculper l’armée ni les islamistes (je parle d’islamistes pas de musulmans). Ils ont donc la même et l’entière responsabilité pour la guerre civile que nous subissons et que l’on va continuer de subir encore de longues années. Ces voraces ne vont pas lâcher la proie: la jouissance du pouvoir sans partgage l’un au nom de la « légitimité révolutionnaire » et l’autre au nom de Dieu. Merci pour ton intervention objective et juste.




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  • radjef said
    10 août 2009 at 10 h 21 min - Reply

    Bonjour tout le monde. L’ANP seule est responsable de la faillite de l’Etat algérien.Quelles sont ces decisions politiques qui ont engagé le destin de la Nation prises par les islamistes, radicaux ou pas? Qui a vidé le pays de sa substance grise? Qui a provoqué la faillite culturelle du pays?…La menace islamiste, c’est de la poudre aux yeux! Les généraux algeriens sauveurs de la republique, c’est de la foutaise! Au fait de quelle menace ces généraux ont sauvé le peuple? Qu’on ouvre un débat messieurs, que la tv algerienne accepte de donner la parole aux algériennes et aux algeriens au lieu d’être un espace ridicule animé par l’hadj lakdhar et ses se’mblables, car l’Agérie c’est un peu plus serieux que cela, que la presse algérienne cesse d’être un centre du CTRI et recrute enfin des journalistes et des hommes de culture capables de capter à temps les pulsions de la societé et de decrypter convenablement les événements majeurs qui façonnent notre avenir! Les islamistes cesseront d’exister à la minute même ou les généraux algériens accepteront de restituer le pouvoir au peuple.




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  • samaritain
    11 août 2009 at 14 h 18 min - Reply

    L’essentiel avec cette Bonne Nouvelle! on aura TOUS droit à la misère et au couffin du ramadhan ! Promis !.Notre ministre de Solidarité DJAMEL OULED ABBAS a toujours tenu ses promesses!. LA PREUVE RAMADHAN 2007,AU JOURNAL TÉLÉVISÉ DE 20 HEURES OULED ABBAS A DIT: “CETTE ANNÉE L ÉTAT A PU SERVIR DEUX(2) MILLIONS DE COUFFINS DE RAMADHAN POUR LES NÉCESSITEUX , ET QU ELLE FERA (L’ETAT) DE SON MIEUX POUR SERVIR TROIS(3) MILLIONS DE COUFFINS L ANNÉE PROCHAINE (C.A.D 2008) ” ! . et ce qui est scandaleux c’est de voir Ce « ministre » s’exhiber au journal télévisé pour donner a ces pauvres gens ces « couffins de la misère » et comme si cet argent lui appartenait alors que LES hydrocarbures ( la rente) sont la propriété de toute la collectivité nationale . une célèbre expression de l’économiste britannique john Maynard Keynes : « Certains dirigeants confondent abusivement l’argent de la collectivité avec leur propre argent dans un acte de distribution généreux au profit de réseaux de clientèles proches du pouvoir. Or, Il vaut mieux que l’homme exerce son despotisme sur son compte en banque personnel que sur celui de ses concitoyens » .Malheureusement ce système Féodale et Vassal règne toujours , on attendant des jours Meilleurs prochainement sous la monarchie de MOULAY SAID HAFIDAHOU ALLAH ,déjà que les opportunistes ont belle et bien commencer a s’échauffer au Club des Lapins pour débouter directement dans le nouveau parti GÉNÉRATIONS LIBRE…….ET QUELLE LIBERTÉ !.




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  • babafikrane
    14 août 2009 at 5 h 16 min - Reply

    Salam

    Depuis quelques semaines je lis des articles du Docteur Mebtoul sur l’économie algérienne et sur les mesures sur la nouvelle loi des finances promulguée récemment par le gouvernement. Outré par le contenu néolibéral de ces articles, j’ai pris la résolution de rédiger un droit de réponse que j’ai essayé de publier à deux reprises vainement. Algérie-Focus ne l’a pas publié.

    Considérant que les propos tenu par le Docteur Mebtoul correspondent a une vue de l’economie que je considere dangereuse et corsaire pour l’Algérie, je vous la soumet comme commentaire a cette rubrique qui traite du même sujet et a laquelle j’ai déjà soumis un premier texte.

    Articles d’algerie-focus :

    http://www.algerie-focus.com/2009/08/13/interdiction-des-credits-a-la-consommation-l%E2%80%99ugcaa-demande-sa-revision-en-2010/
    http://www.algerie-focus.com/2009/08/13/remerciements/
    http://www.algerie-focus.com/2009/08/06/mesures-gouvernementales-et-legalisation-du-credit-informel/

    Ma réponse

    Ya Si Mebtoul

    Arrêtez votre film Égyptien et la danse du ventre, vous êtes devenu meilleur que Fifi Abdou. Vos déhanchements érotiques par chiffres interposes n’attirent plus personne et au « balad » fakou ou rahou a pied, en voiture, en zodiac, en felouk, a bicyclette, par avion en trottinette et j’en passe. Après tout on n’exporte pas que du pétrole, en Algérie on exporte aussi les hommes les femmes et les jeunes et leurs moyens de harga. A vous lire les algériens devraient plutôt investir dans les sociétés de fabrication de moteur a bateau car leur cote en bourse va monter en flèche je vous le promets. C’est ce qu’on appelle l’ultralibéralisme sauvage, celui qui nous est dicté par le FMI et la Banque Mondiale.

    Mais pour un article qui se veut savant, je le trouve (l’article) médiocre dans son contenu et dans son analyse. Sinon comment expliquer que lorsque les occidentaux se retrouvent en crise, ils ajoutent une clause « Buy American – Acheter Américain » a leur programme d’ajustement fiscal, Ils nationalisent les compagnies d’assurances et les plus grosses banque de la planète (car en dehors de la rhétorique c’est bien de quoi il s’agit), ils « prêtent » de l’argent en masse aux fabricants d’automobiles et appliquent une politique monétaire située aux antipodes de ce qu’ils préconisent aux pays en difficultés, sans que M. Mebtoul n’en prenne notice. A moins que monsieur Mebtoul considère que l’Algérie est le 52eme état des USA et qu’il considère que la consommation est le moteur de la croissance économique dans notre pays qui ne peut imprimer que du dinar avec lequel on ne peut acheter que des « coquillages du Zimbabwe » et qui ne fabrique que des boites à chiquer inexportables sur toute la galaxie.

    Au lieu d’argumenter sur l’impact de cette politique sur l’économie et sur notre balance commerciale, il donne la parole à Ali baba et les 40 voleurs : Le FAC et l’UGCCA. Mais qui bénéficie de ces crédits ? Le peuple ? « karkab !», dans un pays ou le Smig est a 100 euros, ou un médecin spécialiste touche l’équivalent de 350 euros, ou un ingénieur touche 200 euros et un enseignant de lycée 180 euros, il est impossible de se payer un véhicule de (8000 a 20000 euros) même a crédit pour la majeur partie de la population et je sais de quoi de parle. Reste les autres, commerçants, importateurs, trabendistes, « dipiti » et autres privilégiés du pouvoir qui, eux, ont les moyens de consommer. Donc j’en conclu que, selon M. Mebtoul, c’est cette caste qui est la locomotive de la croissance! Mais c’est gens la, mon ami, ne créent pas de richesse. Ils changent leurs sous au square Port Saïd et a Chlef et les transfèrent dans les banques en Suisse a Dubai et ailleurs car ils se méfient du système, car comme partout ailleurs, les parasites pensent « lel o’kqouba », c’est des corsaires tapis au sein du système qui surveillent la moindre défaillance de ce dernier pour en tirer profit. Alors, qui bénéficie du crédit ? Les importateurs d’automobiles, les fabricants et tous les agents de la chaine. Qui paye pour la pollution, la construction de routes, leurs maintenances, pour les pertes de productivité dues à la vétusté du réseau dans les villes, etc.? Le peuple qui paye des impôts et l’État avec la rente pétrolière. Au lieu de nous parler des problèmes de transport et des solutions possibles comme le transport en commun, le commerce électronique, etc. M. Mebtoul nous suggère une solution de marche, peut-être envisage-t-il de privatiser les routes et imposer une taxe de carbone ou des frais de transit pour entrer les villes ? Comme ca ils seront les seuls à se déplacer en voiture. Voila pour l’article sur le crédit à la consommation.

    Pour ce qui est du crédit documentaire, ce n’est qu’un instrument de crédit qui est parfaitement adéquat pour les opérations du commerce international mais c’est aussi un outil de gestion de risque pour l’acheteur et le fournisseur. C’est un outil de control qui permet de gérer les flux financiers aux niveaux de la banque central et du ministère de finances, il permet aussi de gérer les échéanciers de remboursement quand une dette est contractée. Ce n’est quand même pas RIEN pour un pays qui gère un équilibre fragile et sensible aux conjonctures du marché qui font que si nos dépenses sont prédictibles en contre partie nos revenues ne le sont PAS. N’avons-nous pas assiste a une chute de 50% de nos revenus en une année? Les prix des produits agricoles comme le blé n’ont-ils pas flambes et continuent d’apprécier de manière non négligeable?

    M. Mebtoul nous suggère de laisser faire le marché comme si en Algérie il y avait un marché. Je vous rappelle que les conditions d’existence d’un marche c’est que les produits et services soient transigés en fonction de l’offre et de la demande et qu’il y ait assez d’acheteurs et de vendeurs pour créer les conditions de la compétition, or en Algérie, dans l’espace Dinar, en dehors de quelques produits dérivés des hydrocarbures qui sont contrôlés par des intérêts étrangers et du secteur agricole anémique on ne produit rien. Alors le résultat c’est que l’offre est créée essentiellement par des operateurs étrangers qui nous vendent des produits finis, qui ne créent que peu emplois a faible valeur ajoutée et qui sont en complète inadéquation avec la réalité démographique et la mission actuelle du système universitaire (car avec la recette du Docteur Mebtoul il ne faudra a l’avenir former que des gestionnaires et des commerçants car le reste des diplômés universitaires ne trouvant pas d’emplois deviendront harragas ou iront fournir les ressources humaines nécessaires pour assurer les programmes de sécurité sociale en occident). Car comment employer nos ingénieurs si tous les projets de génie civil sont réalisés par des étrangers, si les compagnies de téléphonie sous-traitent toutes leurs réalisations à des operateurs étrangers sans contrainte de réinvestissement en Algérie d’une partie des profits qu’ils dégagent de leurs opérations. Comment se fait-il qu’un ouvrage banal de cimenterie ou un ouvrage immobilier ne peut-être réalisé exclusivement par des Algériens???? Si on répond que ce n’est pas faisable alors on est dans un schéma de colonisés. Sauf que cette fois-ci on paie pour avec nos propres sous…
    M. Mebtoul!, Il y a une grande différence entre un système stable et un système en transition. Un système en transition évolue de manière non linéaire et on ne peut lui appliquer ni les règles du marché ni les recettes qu’on apprend a l’université. Dans ce contexte les chiffres que vous avancez n’ont aucune signification et vous le savez.

    Ce qui est demande aux intellectuels c’est de contribuer à établir une vision économique de consensus, une qui protège les plus faibles et les plus démunis et qui propulse le pays dans toutes les dimensions du développement et non pas d’essayer de justifier un benchmark ultralibéral qui même dans les pays les plus développés n’est pas atteint.

    Enfin suggérer de diminuer les taux d’intérêts ne fait qu’augmenter la masse monétaire et diminuer le pouvoir d’achat du dinar ce qui pénalise la majeur partie des Algériens pauvres, vulnérables et démunis.

    Pour ce qui concerne les PDG qui doivent se présenter au registre de commerce et à la douane, je vais vous expliquer ce que vous savez probablement. Comme 90% de nos PDG sont des pirates actifs, vous devinerez facilement les mécanismes que ce type de marché (la course) a généré en Algérie comme l’a si bien observe de Soto (un incontournable économiste du FMI et de la Banque Mondiale) et comme vous l’avez si bien relevé. Eh bien tous les maquignons qui opèrent underground utilisent des sociétés écrans qui fournissent tout l’arsenal administratif pour permettre a ses maquignons d’échapper au fisc, et aux dites sociétés de réaliser des profits sans même prendre de risques. Ces entreprises sont une des sources de création d’inflation et leurs activités ne sont que de l’usure dans son expression la plus perverse. Je pourrais vous citer des dizaines de petits trucs de ce style, tous les algériens les connaissent, et je vous assure que je ne suis pas commerçant. Alors pourquoi cette levée de bouclier pour une mesures sérieuses visant a débusquer des charognards. Bien sur , Il y a nettement mieux à faire, comme par exemple: rétablir :l’obligation de reglement par par cheque, les regles de domiciliation, d’identification et de déclarations fiscales. En attendant ils vont devoir réfléchir (nos pdg) a une autre ruse en pendant que je l’espère que l’état prenne ses responsabilités pour rétablir la confiance du peuple dans ses institutions.

    Si vous considérez que le secteur informelle représente 40% de la masse monétaire alors c’est quoi les chiffres que vous nous servez depuis des semaines? Le PIB, le chômage, l’emploi, et tous les indicateurs économiques c’est avec ou sans l’informel? Et comment établissez vous les chiffres de l’informel ou vous vous basez sur ceux publies sur le site du FMI ? Personnellement je pense qu’en dehors des hydrocarbures et de la fonction publique 90% de l’économie algérienne est informelle et la meilleure preuve c’est la flambée des prix de l’immobilier sur tout le territoire national. En d’autre termes c’est le blanchiment d’argent du secteur informel qui est le moteur de cette flambee. Wela lala?

    Pour ce qui est des IDE, les règles doivent changer radicalement. D’abord le bon sens, ensuite la théorie et le bon sens veut que nous devons d’abord et avant tout bâtir un tissu d’entreprises ALGERIENNES, je n’ai insulté personne j’espère, dirigées par des algériens et avec un apport technique et managérial provenant de la diaspora algérienne, comme l’a fait le japon dans le passé et comme le fait la Chine et la Turquie et en dernier recours, seulement, solliciter les entreprises étrangères quand elles permettent au partenaire de réaliser un avantage stratégique. Quand on aura créé ce tissu alors nous pourrions commencer à prétendre à jouer dans les cours méditerranéennes, européennes, arabes et ultimement dans le marché mondial. C’est ce qu’ont fait les pays du BRIC. Suggérer autre chose est à la fois honteux et pervers c’est leurrer le peuple et le mettre dans une camisole de force. Bien entendu ce n’est pas simple, mais dire que c’est impossible c’est perpétuer cette vieille idée qui voulait que les indigènes avaient une civilisation prône a la vassalisation. Le reste n’est que rhétorique.

    Salam
    Babafikrane




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  • samaritain
    14 août 2009 at 15 h 50 min - Reply

    A propos de la Censure, il faut voir avec « TSA » ou le site web « tout (et que l’intox) sur l’Algérie » !…des dérapages graves et des insultes flagrants envers nos frères marocains . (voici quelques exemples des commentaires haineux et xénophobe sans que le modérateur ne fasse quelques chose , a moins qu’il soit complice et c’est la raison la plus probable :
    je commence par ce commentaire écris par le modérateur (de TSA) lui-même :

    31/07/2009 à 13:39
    chaouis04 a dit :

    les marocains sont les descendant direct de JUDA ce sont des traitre dans le sang et dans l’ame c genetique chez eux et je c de quoi je parle pour les avoir cotoyé dans divers pays…. ce qui pronne aujourd’hui un raprochement avec eux sont des naif qui ne savent rien de ce que peux etre un marocain surtout et je dis bien surtout envers un algerien « ILS NOUS HAISSENT » de la naissance ils sont conditioné pour nous hair pour eux c mieux que d’etre juif que algerien je suis pour faire construire un mur pour l’eternite entre notre pays et ce royaume de vendu et de narcotraficant des millier de tonne de drogue sont cultiver dans ce pays et on veux nous faire croire que cela se fait en cachette sans le conscentement de « pablo mohamed 6″il est impossible que autant d’hectare de canabis soit cultivé. le maghreb est la NUMIBI et ce roi est descendant d’une autre terre la soumission n’a jamais fait parti du peuple berbere. cher compatriote vous avez deja oublié l’humiliation qui a etais faite a nos compatriote en 1993 c’etait la chasse a l’algerien avec toute les humiliation et cela de mon vivant je ne le pardonnerais JAMAIS personellement j’ai toujour etais contre de soutenir le polisario parceque ni plus ni moins dans leur gene c la meme chose que les marocains la preuve en ai aujourd’hui avec ce felon qui a retourné sa veste et c’est agenouié devant ce roi minable .
    http://tsa-algerie.com/Un-ex-responsable-du-Polisario-apporte-son-soutien-a-la-posi_7589.html

    aussi sur cette page ou un certain Felix se laisse aller avec des propos que je n’ose dire , Voici quelques uns:

    13/08/2009 à 16:06
    felix a dit :

    Koob le mekhzénien tu devras te mettre en tête que la Tunisie est mille fois mieux que le Maroc, c’est un pays ami, nous pouvons travailler avec ce pays avant de faire un ensemble régionale Algérie et Tunisie, je suis d’accord, le Maroc niet.. Avec les frontières algérienne immenses, les douaniers ne peuvent pas tout surveiller, les trafiquants de drogues mekhzénienne ont des complicité au sein de l’état marocain et non pas avec les autorités algérienne qui combattent ce fléau avec des milliards de dollars, la preuve de centaines de tonnes ont été saisies aux frontières avec le Maroc. MAROC EST UN ROYAUME DE NARCHOTRAFICANTS DE DROGUE QUI EXPORTE SON POISON MÊME EN EUROPE LES TRAFIQUANTS DE DROGUES ARRIVENT À DÉJOUER LA SURVEILLANCE EUROPÉENNE POURTANT ULTRA SOPHISTIQUÉE. LES FRONTIÈRES DE L’ALGÉRIE AVEC TON PAYS LE MAROC RESTERONT FERMÉES, NOUS TRAVAILLERONS AVEC LA TUNISIE AMIE, UN MAGNIFIQUE PETIT PAYS LAIC NE T’EN DÉPLAISE

    et sur cette page ,ou un certain felix se laisse vraiment aller avec des Blasphèmes et insultes :
    http://tsa-algerie.com/Sahara-occidental—–beaucoup-a-ete-fait—avec-le-Front-Po_7669.html

    13/08/2009 à 15:15
    felix a dit :

    NON PRÉCISION PAS DE GRAND MAGHREB AVEC LES POURRITURES DU MAROC ET TOUT CEUX QUI SE SONT IMPOSÉS PAR LA FORCE ILLÉGITIMEMENT. NOUS VOULONS QUE CHAQUE PAYS FASSE LE MÉNAGE DANS SA COUR AVANT DE FAIRE TOMBER LES FRONTIÈRES, SI NOUS DEVONS FAIRE TOMBER TOUTES LES FRONTIÈRES C’EST POUR UN ESPACE DÉMOCRATIQUE ET RECONNAISSANCE AVANT TOUT DE TAMAZGHA SINON NIET. LE MAROC RÊVE JUSTEMENT DE FAIRE TOMBER LES FRONTIÈRES DE SES VOISINS POUR DES MOTIFS IMPÉRIALISTES AIDÉS PAR LES SIONISTES ALORS NE JOUE PAS STP LE JEU DU MEKHZÉEN ET NOUS L’IMPOSER SUR CE SITE. TU N’ES PAS SAHRAOUI, COMME TU VEUX NOUS LE FAIRE CROIRE DE MANIÈRE VICIEUSE TU ES UN MEKHZÉNIEN HABITANT PEUT-ÊTRE LES TERRES COLONISÉES PAR LE MEKHZÉN MERCI TIPAZA POUR TON INFORMATION, ELLE EST FORT INTÉRESSANTE.

    Fin des Commentaires .

    je pense et ce n’est que mon avis personnelle que ce torchon « tout sur l’algerie » n’est ni autre qu’un site qui sème la confusion , la haine et la zizanie , et je peux même le situé avec le satirique porte parole de la France mère patrie « kabyles.net » .

    Amicalement samaritain.




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  • rachid2
    14 août 2009 at 18 h 05 min - Reply

    Ne t »en fais cher samaritain , on sait que TSA appartient aux generaux et ne reflete nullement l’avis de tous les algeriens … et ces energumenes que tu cites ce sont des sahraouis qui vivent en algerie se prenant pour des algeriens et insultent les marocains pour les provoquer et ainsi creuser un peu plus le fossé entre les 2 peuples et ces gens craignent tout rapprochement entre ces 2 peuples parce que ça n’arrange pas leurs affaires donc il ne faut pas tomber dans leurs pieges … ne crains rien les 2 peuples les plus proches sont les algeriens et les marocains au maghreb …
    Fraternellement …




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  • Desertiko
    18 août 2009 at 14 h 26 min - Reply

    1) Les sahraouis sont entrain de s’enrichir et se sucrer sur le dos des algériens: TOUS les DONS qu’ils recoivent de l’algérie et de l’europe (denrées alimentaires et Vehicules ) sont vendues aux pauvres algériens sur le Marché de Tindouf. Lorsque vous leur posez la question de récupération de leur territoire ils vous répondent que c’est l’affaire des algeriens et ceci depuis feu BOUMEDIENE et qu’ils sont à tindouf pour faire du commerce avec les algériens.
    Pire encore ils font rentrer de la cigarette sous protection des autorités mais c’est interdit aux algériens de le faire mais là où le bas blesse c’est lorsqu’ils font la contrebande des narcotiques et personne ne trouve à redire car l’état et les insttitutions algériennes leur ont donné une immunité totale . Donc lorsque ca va mal en Algérie aucun pays ne nous tend la main sauf LE MAROC depuis 1957 et jusqu’à 1962 et L’algérie trouve du plaisir à aider à tout bout de champ : autant commencer par nos citoyens qui fouillent les poubelles en quête de qq chose à se mettre sous la lèvres car ca fait belle lurette qu’on a perdu nos dents.
    Le transport (par bus ou avion même milltaire) de ces sahraouis est gratuit c’est l’etat algérien qui paye et ils sont embarqués en priorité par rapport aux autres.
    De temps en temps un cadre dirigeant passe de l’autre côté de la frontiére ( 9 dirigeants à ce jour se sont rendua aux autorités du maroc moyennant rente et protection) alors c’est le branlebas de combat et tout une logistique pour changer les positions des postes avancés algériens
    2) Pourquoi les autorités algériennes n’ouvrent pas la frontiére ouest car les généraux ont investi des milliards dans les wilayas de l’est et en tunisie et ils veulent rentabiliser leur investissement et sans contrôle de l’etat tunisien et j’en passe…
    Suite la prochaine fois




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  • AMOKRANE
    22 août 2009 at 21 h 22 min - Reply

    Monsieur babafikrane merci d’intervenir à propos du docteur MEBTOUL. Depuis des années ce docteur m’enerve au plus haut point; il intervient ds tous les journaux comme grand défenseur de théories libérales. Chaque fois je n’en revenais pas ; il est pire que les défenseurs de l’UMP de SARKOZY; il avait même envoyé ses écrits au président français. Il nous faut simplement éviter de le lire. MERCI POUR TOUS VOS COMMENTAIRES AMOKRANE NOURDINE BOGHNI




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  • Congrès du Changement Démocratique