Édition du
28 July 2017

FLAMBÉE DES PRIX À LA VEILLE DU MOIS DE RAMADAN : Le syndicat des commerçants annonce le pire

imagesLe Soir d’Algérie

Chaque année à l’approche du mois de Ramadan, c’est le même scénario. Pendant que les prix des fruits et légumes et autres produits alimentaires de première nécessitée flambent, tout ce qu’a à proposer l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), c’est des programmes de sensibilisation. Alors que de son côté, le ministère du Commerce reste totalement immobile.
Mehdi Mehenni – Alger (Le Soir) – Dans une conférence de presse animée hier au siège de l’UGCAA, le secrétaire général de cette organisation syndicale, M. Salah Souilah, a admis l’impuissance de sa structure face à l’anarchie qui prévaut sur le marché à la veille du mois de Ramadan. «Nous ne pouvons rien faire. Il n’y a pas de solution», a-t-il indiqué. Devant cette réalité amère qui revient chaque année pour pénaliser les consommateurs, Souilah admet que mis à part quelques dépliants qu’ils distribuent deux fois par an aux différents commerçants dans le but de protéger le consommateur, l’UGCAA ne dispose d’aucune autorité pour équilibrer la balance du marché. Pour lui, seul le ministère est habilité à contrôler le marché. Mais le problème se pose justement là. Selon le conférencier, il n’existe aucune loi qui limite les prix ou qui exige des commerçants de ne pas dépasser une certaine marge bénéficiaire sur le produit commercialisé. Le commerçant est tenu seulement d’afficher le prix du produit. Sinon, il est libre de le commercialiser au prix qu’il désire. «j’admets que c’est l’anarchie totale. Mais c’est un peu la faute aux pouvoirs publics. Avant, sur chaque produit acheté, la marge bénéficiaire était inscrite. C’était une manière de contrôler les commerçants. Aujourd’hui, malheureusement, ce système n’existe plus. C’est tout à fait normal que les commerçants fixent les prix selon leur propre volonté», a-t-il ajouté. En effet, en l’absence de mesures concrètes qui puissent protéger le consommateur, ce dernier se retrouve complètement abandonné à son sort, face à une réalité pénible. Par ailleurs et pour justifier la flambée des prix à chaque rendez-vous avec le mois sacré, M. Souilah pense que le premier facteur qui est à l’origine de cette «arnaque rituelle», c’est le commerce parallèle. «Devant des commerçants qui ne sont tenus à aucune taxe ou imposition, nos commerçants sont logiquement tentés par le recours à la spéculation pour se protéger», souligne-t-il. Toutefois et pour venir à bout de cette situation, dont seul le simple citoyen en souffre pour le moment, M. Souilah lance un appel au ministère du Commerce, afin de faire cause commune face à ce problème. «C’est d’abord le rôle du ministère du Commerce. Nous ne pouvons rien faire sans leur apport. Il faut dire aussi que nous sommes un syndicat. On n’est pas là pour pénaliser les commerçants mais plutôt pour les protéger. Mais s’il y a lieu de prendre des mesures sévères à l’encontre de ceux qui ne veulent pas se soumettre aux règles prescrites, on sera obligé de le faire», a-t-il conclu. Finalement, cette conférence de presse ne se distingue en rien des précédentes. En avouant son incapacité à freiner l’appétit des spéculateurs voraces, l’UGCAA semble vouloir dire aux consommateurs que le mois de Ramadan 2009 sera plus difficile que ceux des années précédentes. Ainsi, il est désormais clair que les petites bourses doivent s’attendre au pire.
M. M.


Nombre de lectures : 1020
5 Commentaires sur cet article

LAISSER UN COMMENTAIRE

*

*

  • mahfoud
    7 août 2009 at 15 h 46 min - Reply

    enfin de retour!!!!! on s’attend au pire on a compris le manége depuis au moins 3 semaines




    0
  • thirga
    7 août 2009 at 19 h 15 min - Reply

    M. Souilah, grand défenseur des commerçants, normal c’est leur président,se moque du Peuple et de sa religion. Qu’il ne nous chante point le refrain TIJARA HALAL puisque notre pays est réduit à importer sans exporter, les chiffres sont éloquents, et au nom de la nouvelle religion commercialle imposée par le FMI et consort, l’économie de marché. Pour ce qui est de cette façade exterieure, le système use et abuse pour vider les richesses du pays en nous imposant les dechets du commerce international et en nous livrant pieds et mains liés à tous les aventuriers et mafieux de la planète. Vu de l’interieur, je conseille à M. le président de la secte des mafiosis UGCAA, de se deplacer vers les grandes surfaces où ses adhérents se livrent à la destruction des productions pour plus de gain en restant allongés dans des fauteuils, dans des salons feutrés et bien climatisés.




    0
  • baroudi
    7 août 2009 at 19 h 23 min - Reply

    Ou est passé l etat algerien? QUE font nos ministres du commerce ,de l’ agriculture ,de l’ economie, etc etc. etc.Chaque année c ‘est la meme chanson.un etat, un gouvernement qui ne parvient pas a maitriser le commerce des fruits et legumes , des produits alimentaires , des viandes ,etc, etc.Des problemes elementaires de gestion que les gouvernements qui se sont succedes sont incapables de resoudre en ce 21 e siecle et ça organise des festivals panafricains alors que plus de 70 pour cent de la population vit en etat de famine.Meme le ministre du travail et des affaIres sociales(sic) s’ y met en interdisant le remboursement des produit mutivitamines???un coup fatal porté aux 20 milions de personnes en etat de denutrition avancé et aux malades chroniques(cancer,cardiaque,)aux operes, aux nourrissons deshydrates par la fournaise de leurs habitations, aux vieillards de plus de 60 ans qui n ont pas les moyens de se nourrir,ou aux citoyens tout court qui ne s alimentent qu occasionnellement, POURQUOI? POURQUOI monsieur le ministre interdire le remboursement de l’ hydrosol polyvitaminé, FABRIQUE POURTANT PAR SAIDAL?Avez vous pensé a ces milliers de malades qui perdront la vie faute de s’ alimenter correctement et qui en prenant des vitamines, retardaient l ‘echeance fatale? deja qu’ avec le systeme du tarif de reference (le malade devient le dindon de la farce) car si on calcule bien le taux reel de remboursement , ce n ‘est pas 80 pour cent qui est rembourse par la securité sociale, mais 40 pour cent.Ne parlons pas des examens medicaux, des lunettes ,des cliniques prives, etc, etc ou l’ etat et la securité sociale(qui ne rembourse qu ‘a hauteur de 30 pour cent du montant versé par le malade) sont completement demissionnaire , pour ne pas dire complice des honoraires et tarifs illicites pratiqué impunemment chez le privé DIRE que lepouvoir algerien est humain ,hospitalier et….musulman.ce ne sont que des bobards. Sous d’ autres cieux les ministres incompetents ou qui ne maitrisent pas leur sujet demissionnent.




    0
  • baroudi
    7 août 2009 at 19 h 46 min - Reply

    PS :A ceux qui nous opposent que c’ est la loi de l ‘offre et de la demande qui fixe les prix .ces parametres n ‘ont de credibilité que s’ ils sont appliques dans un contexte d abondance et de disponibilité reguliere des produits .Dans le cas algerien, il s ‘agit de speculation, de retention de stock et de quasi monopole , detenus par quelques individus.Conclusion/ c ‘est le devoir de l’ etat d’ assainir la situation et d’ intervenir energiquement pour retablir l ‘ordre et l ‘autorité. Dans le cas ou les hauts responsables sont dans l’ incapacité à trouver des solutions, ils doivent se demettre.c’ est la regle elementaire de toute bonne gouvernance




    0
  • Ammisaid
    8 août 2009 at 0 h 17 min - Reply

    Tout le monde cherche à sucer et avaler la misère du peuple. Ceux qui sont en haut pompent la sueur, le sang et le peu d’argent qui restent à ceux qui vivent en bas. L’économie de marché version sa Fakhamatouhou. Soubhan Allah




    0
  • Congrès du Changement Démocratique