Édition du
25 March 2017

L’imbroglio politique « franco-algérien » et ses « enchères » dans l’économie mondiale.

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Une des clés de la voute, sans doute, de l’énigme du pouvoir occulte algérien semblait partiellement avoir été, quelque peu, repérée comme un « mirage américain » lors d’une parution unique – non reprise par aucun média nulle part ailleurs – d’un «intrus petit filet » d’une rubrique confidentielle d’un tabloïd français, après la tenue du sommet du GATT – ancêtre de l’OMC – en Mai 1994 aux États-Unis.

D’après cette « confidence » non complètement détaillée par le contenu dudit « petit-filet », et parait-il avant l’aparté «décisif», lequel devait réunir Bill Clinton et François Mitterrand avant le début officiel du sommet, le directeur de la CIA de l’époque, James Woolsey, avait soit disant préalablement «renforcé» les atouts de négociations de son président – dixit : « pour l’aider, au cas où, à faire “plier diplomatiquement” son habile homologue, le vieux renard français, ancien ministre de l‘intérieur de l‘ancienne Algérie Française » – en l’informant d’un dossier très actif à l’époque et jusqu’à date maintenu ultraconfidentiel, traitant justement de la compréhension de raisons occultes et manipulatrices des derniers soubresauts politiques majeurs des années 1988-1992 qu’avait vécu l‘Algérie après sa « fracture démocratique » du coup d‘état non avoué de Janvier 1992, incluant même un « bonus de taille » dans cette «saga tragique politico-algérienne aux ordres», entre autre, un précieux « soupçon » issu du même renseignement à ne pas négliger, à propos de l’identification probable et finale des réels principaux commanditaires de l’assassinat voulu « spectaculaire » du président algérien Mohamed Boudiaf le 29 Juin 1992.

Et enfin pour « corser » l’ensemble du dossier en question, la CIA rajoutait – comme une cerise sur un gâteau – une révélation sur les probables dessous de l’affaire du « suicide » louche et incompréhensible de l’ancien premier ministre socialiste français, Pierre Bérégovoy le 01 Mai 1993.

Quelque soit la véracité, la fiabilité ou même la manipulation intoxicante des « atouts » suggérés par James Woolsey à son président, un premier « bémol » flagrant et important était à relever et ce ne serait pas été « délibéré ou gratuit » de la part de la CIA pour ne pas le motiver : c’est que cette dernière avait englobé « volontairement » et à juste titre sans « confusion » les deux événements – « atouts-jokers » – dans une synthèse générale commune de renseignements, avec comme toile de fond une vieille réalité algérienne, encore défaillante et tragique, comme s’il y avait une insinuation, sans relâche aux yeux de l’agence américaine, d’une corroboration d’un quelconque « cordon ombilical » qui devait encore exister et persister, sous une autre facette, entre La France d’aujourd’hui et son ancienne colonie, l’Algérie, « souveraine » depuis bien voila presque 50 ans.

Le black out total de cette info ou intox, pendant ce début de décennie noire algérienne, avait laissé quelques observateurs avertis perplexes, pantois et sur leurs faim. Peut-être parce que l’histoire contemporaine de l‘évolution de la « cybernétique informationnelle » du village planétaire, nous avait déjà démontré et habitué dans un passé récent que les déclarations à quiproquo et à scandale ont toujours fais de « vagues » médiatiques souvent même «préméditées» pour franchement moins bien léger « prétexte » capital franco-algérien que celui là.

Désormais, vu que depuis la nuit des temps l’acte de la pensée interrogative est synonyme du premier acte de la liberté humaine, des questions s’imposent d’elles même soudainement pour une relecture objective des événements et d’essayer de comprendre et de capter les causes principales du destin tumultueux algérien :

En fait, pourquoi la CIA aurait toléré après ce sommet une «fuite» sur d‘éventuels « atouts » – non utilisés dégageant une odeur «nauséabonde» d’un chantage diplomatique de bas étage – qu’elle pouvait user à bon escient et parait-il en dernier recours, si l’impératif américain l’aurait exigé pendant ce prévisible bras de fer avec le président français ?

Ou bien par contre, l’autre interrogation intelligente qui fusait naturellement entre autres : en quoi « l’imbroglio » algérien pouvait être, tout d’un coup, un « atout » de dissuasion « certifié » pesant lourd dans la balance des américains dans leurs difficiles négociations pour l’aboutissement et « l’obédience » de la future OMC ?

Était ce à dire que James Woolsey voulait passer un message en tirant une cartouche à blanc pour marquer un avertissement et de démontrer en même temps, « à qui de droit », que Bill Clinton avait les bons « jokers » pour mettre à « nue » la cinquième république française, tout en mettant subtilement cette dernière dans un embarras qui laisserait paraitre présager, que possiblement un jour ou l’autre, quelques médias lourds « à large spectre » pourraient éventuellement s’en occuper sérieusement de cet ancien « secret des dieux » ?

Il faut souligner en cette période des débuts des années 90, les relations étaient très tendues entre la France et les États-Unis dans le cadre des négociations du GATT. Ce fut la période des tractations politiques finales pour le futur et difficile partage de la rente mondiale du commerce sous l’égide de l’OMC laquelle devait être créée et rentrée en fonction le 01 Janvier 1995, six ans après la chute du mur de Berlin en Novembre 1989, et juste après une «guerre» du Golfe (Jan-1991) résultante d’un « nouvel ordre » mondial pendant des débuts « sporadiques » de vagues de mouvements spontanés de libertés politique et sociale des pays du tiers monde, débouchant à court ou moyen terme sur des « régimes démocratiques » qu’ils soient (peu rarement) réels ou de façades et factices comme l’est le cas présentement celui de l’Algérie et d’autres pays, dès fois même sous un état d’urgence «vénal» et d’exception à cause d’un « ennemi invisible » et déclaré internationalement depuis la fin du 20 ème siècle : le terrorisme !

Un bien gros mot avec une définition pas claire et non encore résolue jusqu’à date au sein des Nations Unis. Souvent en réalité, un terrorisme imbriqué sans preuves dans une violence d’État avec une technique jadis française, de « guerre secrète subversive contre insurrectionnelle », enseignée partout, même aux États-Unis, avec comme « écran de fumée imposé », un fléau « inculte » islamiste réel certes, mais en même temps « préfabriqué à l’exécrable » pour faire essentiellement l’abstraction d’un terrorisme pédagogique, en réalité téléguidé paradoxalement par des services de renseignements respectifs de chaque pays concerné, au bon vouloir des intérêts de certaines sphères complices occultes, locales ou régionales, avec leurs façons de gérer les opinions « mâtées » occidentales ou autres, en fonction des circonstances du moment .

Les attentats de New York le 11 Septembre 2001 avaient « officialisés » dans le substrat psychologique de la société mondiale occidentale, le « nouvel ennemi » à la liberté et à l’émancipation humaine. En quelques sortes, le vide de l’ancien pôle soviétique et sa pensée communiste avait été comblé, en substance, dans un dommage collatéral, culturel et politique atroce pour l’humanité jamais constaté auparavant, et qui avait justifié en même temps le fameux «prétexte», à durée indéterminée, de reporter sans cesse l’éveil réel démocratique des populations concernées, entre autre la nation « laboratoire » algérienne.

À vrai dire et avec le temps s‘écoulant, presque tout commença à se résorber pour laisser place finalement à un cynisme à « plomber les dés » au lieu de les « piper » comme dans l’ancien temps. Peut-être fut-il été une « complaisance d’un hasard démocratique » mis en branle dans un nouveau style à la limite d’une logistique d’un « pré-Star-Trek du future » contre une « galaxie » de plus d’un milliard et demi de musulmans.

Pour être plus clair, cela revient à dire que la démocratie et le suffrage universel ne sont pas bons et destinés à tout le monde. Des « restrictions » pour certains enjeux financiers colossaux imposent une « sélection » de pays à mettre sous une loupe de police secrète en permanence et par conséquent, « l’osmose créatrice » de ces pouvoirs en question deviendrait avec le temps oligarchique, dynastique et même « congénitale». Ce serait, dit-on jusqu’à date, la mode de gouvernance des « épouvantails gérontocratiques démocratiques » soutenus par la nomenklatura politique libre du monde occidental et honnis de jour en jour par tous les jeunes peuples qui souffrent de l’iniquité.

Avec le recul du temps et avec une introspection objective du déroulement de l’histoire et des événements jusqu’à aujourd’hui, il apparait qu’un consensus vital, « temporairement » déterminé, aurait été trouvé pendant les âpres négociations de ce fameux sommet du GATT en Mai 1994, principalement prévisible entre la France et les États-Unis et toutes les entités du G7, sans que ces dernières n’arrivassent au dernier recours à « s’éclabousser » mutuellement et sérieusement de dossiers compromettants vis à vis de leurs anciennes colonies.

Le « renforcement tout azimut » de James Woolsey n’avait pas été « nécessaire », puisque tous les principaux intervenants auraient obtenu leurs comptes pour les prochaines décennies à venir. L’économie américaine essoufflée par sa dette publique avait besoin d’argent frais asiatique pour maintenir un certain contrôle dans le futur concert financier mondial, et l’Europe avec son co-porte parole, la France, n’étant pas prête, temporisait déjà l’entrée de la Chine à grands fracas dans la future OMC. D’ailleurs, ce n’est nullement par coïncidence que ce pays devenait membre à part entière de l’organisation le même jour de l’instauration et de la circulation de la future monnaie unique européenne, l’Euro, le 01 Janvier 2002.

Les enjeux étaient tellement gigantesques et stratégiques sur tous les plans, que les « atouts anti-français » de la CIA de l’époque, apparaissent aujourd’hui fort plausibles et crédibles, surtout en scrutant le parcours et le cursus de la tragédie unique et multidimensionnelle algérienne.

Pour situer le « zèle » de l’histoire et la compréhension du cas de figure, l’agence américaine de renseignement avait toujours tenté de causer de sérieux problèmes à la France et à ses « services » en utilisant toujours « le joker algérien », une arme fatale contre le « talon d’Achille » de la république française !

Pendant que la CIA déjà installée dans son premier bureau à l’étranger à Tanger en 1941, pour préparer la réception de la flotte militaire américaine en Afrique du Nord, elle avait détecté en même temps le sentiment inné général anticolonial du peuple maghrébin et de son désir croissant, après la deuxième guerre mondiale, à son autodétermination et à sa souveraineté. L’un des premiers « atout » de la CIA venait d’être déjà constitué pour une étude à court terme de déstabilisation de la France et de ses territoires d’Afrique du Nord après le deuxième conflit mondial.

D’après un conseillé juif-algérien de l’Élysée, un des plus anciens que Mitterrand avait eu en son service, il avait laissé souffler un jour, la certitude irréfutable de l’infiltration de l’agence américaine dans la première mouvance libératrice algérienne.

Le fort sentiment national de liberté et la forte volonté du peuple algérien avaient été si présents et mûrs à l’époque que l’occasion avait été inratable pour la CIA « d’exploiter » cet état de fait pour une éventuelle « tactique » politique qui pouvait retarder ou même neutraliser la France, quelque que soit son model expansionniste d’après guerre 39/45, et de la « maintenir» occupée avec un «imbroglio algérien» dans un début de politique de rideau de fer avec l’URSS.

Ce qui avait été initialement convenu, de fêter la libération du monde du fascisme d’Hitler dans une marche de liesse populaire comme partout ailleurs dans le monde, s’est transformé par « inadvertance » en une marche de revendication nationale à l’autodétermination en Algérie, avec en prime, un certain Messali El-Hadj bravant pour la première fois le premier drapeau algérien. Le « déclic » collectif psychologique et militant du peuple algérien avait été actionné en montrant pour la première fois au monde, après une longue léthargie, sa capacité encore existante à s‘auto-émanciper.

Sans doute, l’une des premières et pires sournoiseries de coups tordus de la CIA, avait été manifestement la manipulation en partie, de poches violentes des mouvements de gauche et d’extrême gauche franco-algérienne – dans toutes ses souches ethniques – en France et en Algérie pour combattre le communisme dans la métropole française et en Europe occidentale. Les « premiers instincts » irréversibles d’actes terroristes urbains dans l’histoire d’un pays musulman avaient été « inoculés» macabrement et cyniquement sans que l’agence « jauge » réellement ce geste manipulatoire. Ce qui avait été collatéralement parlant la « mèche » de départ, quelque part, des massacres du 8 Mai 1945 dans l’est algérien avec des milliers de victimes. Un drôle de remake d’une certaine « ruse Janviériste » d’un certain Octobre 1988 ! La réponse du colon français avait été si barbare et surdimensionnée que tragiquement beaucoup de sang avait été coulé. Le carnage avait suscité une haine et une vengeance indélébile à jamais dans la mémoire vivante algérienne. Cela avait dépassé complètement les attentes de la CIA. Le compte à rebours avait sonné son glas !

Désormais, rien ne serait plus jamais comme avant en Algérie, la France venait d’avoir une secousse tellurique politique engendrant une guerre d’insurrection neuf ans plus tard sur son propre «sol» et une chose « inattendue » arriva pour l’establishment français, un changement de république en 1958.

La vulnérabilité de la France avait été totale. D’ailleurs, c’est ce qui avait motivé en sorte la méfiance extrême du général De Gaulle vis à vis des américains ,et à être plus clairvoyant et «projectionniste», sous la pression du mouvement indépendantiste annoncé et « encouragé » du tiers monde, dans sa « résolution » du problème algérien, en nourrissant en catimini, un caprice d’une « chasse gardée algérienne » qui rapporterait de gros dividendes pour la France dans quelques années. En quelques sortes, le général aurait juré dans son fort intérieur qu’il ne quitterait pas l’Algérie les mains vides et que sa « politique » serait bénéfique un jour ou l’autre dans l’avenir et que ça couterait moins chère à la France.

Il est à noter honnêtement que le «déclic» sanglant de la nation algérienne du mois de Mai 1945, avait donné malgré que tragiquement, un résultat probant avec le vœu et le sacrifice de tout un peuple, en comptabilisant le million et demi de martyrs, pour y accéder pour la première fois, depuis très longtemps, à une chance réelle et exclusive d’indépendance, malheureusement comme dirait Ferhat Abbés, une indépendance qui avait été déjà auparavant confisquée !

Ce qui supposerait d’une manière flagrante que la « résolution algérienne » de De Gaulle était bâtie sur un « banco » gagnant d’avance grâce à des complicités de hautes sphères de part et d’autre de la rive et de l’océan, et au travail de leurs polices secrètes qui veillent au grain sans arrêt et jusqu’à présent. Et de temps à autre, ces agents de l’ombre au service de leurs maitres nous balancent ou laissent échapper à la connaissance du public « des actes ou des messages » à décoder presque d’une manière « subliminale », comme ce fut le présent cas américain de James Woolsey ou « le thriller lubrique » d’Andrew Warren en 2008 ou bien encore, comme ce fut récemment le cas et à titre d’un « coup fourré sensible bilatéral franco-algérien», l’enlèvement et la perte des moines de Tibhirine en 1996. Ceci pour la compréhension de l’importance de cet État imbroglio politico-franco-algérien dans lequel avec le temps, il commençait à valoir son pesant d’or sur la scène financière occulte internationale, tout en ayant une « couverture idéale inespérée » d’être à la fois un exportateur moyen d’hydrocarbures et un gros consommateur, crescendo, de biens et services, dépendant de l’occident entièrement avec de grosses factures en milliards de dollars chaque année que Dieu fait, et dans un environnement gangréné totalement par la corruption et la gabegie. Une calamité catastrophique sans nom !

En conclusion pour être explicite et cru dans un langage qui sied, l’Algérie est un pays sans un État réel, au sens propre du mot, avec des institutions de façade vides. L’Algérie fait partie de ces rares « vaches à lait » que la France ne voudrait nullement partager, du moins depuis les derniers 15 années, les intérêts américains n’ont pas vraiment été affectés malgré l’abandon en 2005 de la loi sur les hydrocarbures concoctée par Chakib Khelil, bien au contraire, l’Oncle Sam avait eu le meilleur. Une sous-traitance du DRS gratuite pour « sa théorie de banane africaine », en attendant les futures concessions pétrolières et de surcroit dernièrement, les bons de trésors algériens achetés en milliards de dollars américains sont entrain de financer une partie de la dette publique US avec des « conditions opaques d’usufruit » que nous connaitrons jamais les tenants et aboutissants.

Pour finir sur la portée de ce « sujet ombrageux », il est tout à fait nécessaire et légitime de se reposer une dernière fois cette question qui demeure sans réponses de nulle part, et même si elle avait été posée en vain, jamais il ne faut arrêter la récidive : d’une part bien que l’Algérie n’était pas dans le besoin de rembourser sa dette étrangère, illico presto, et bien que d’autre part, son besoin financier avait toujours demeuré criard pour financer son développement, par conséquent, pourquoi et qu’est ce qui aurait motivé « intelligemment son empressement » à rembourser rubis sur ongle plusieurs milliards de dollars, dans un délai très court, à la veille d’une « imprévue » crise financière majeure internationale ?

En réalité, qu’est ce qui relie de visu, les deux évènements malheureux (Boudiaf & Bérégovoy) survenus comme par hasard à environ quelques mois d’intervalle, et ayant en commun la perte tragique de deux grands hommes d’États, l’un algérien et l’autre français,« sans aucun quelconque rapport entre eux », excepté peut-être d’après la « rumeur » officielle, quelques coups de téléphone pour faire assoir conjointement une « démarche exclusive d’une enquête financière officieuse » – concernant le régime oligarque algérien et de ses réseaux internationaux – qui hélas n’avait guère abouti et par laquelle, avec le recul du temps, avait été fatale certainement pour l’un et fort possiblement pour l‘autre ?

Même Hubert Védrine, un proche de Mitterrand, ancien ministre français des affaires étrangères (1997-2002) sous le gouvernement Jospin aurait déclaré dans une interview télévisée, dixit: « que le président Boudiaf allait touché à l’essence même du système et changer radicalement en profondeur le régime algérien, et de ce fait, son élimination était rendue prévisible et nécessaire pour la Mafia Janvièriste au pouvoir…»…et j’ajouterai…et de ses réseaux et puissances internationaux qui la soutiennent, du moins d’une manière flagrante depuis Jan 1992. Un autre aval à l’horreur qui ne veut point dire son nom !

Parmi toutes les requêtes officielles faites à l’étranger, du vivant de Boudiaf, auprès de gouvernements, comme celui de Bérégovoy par exemple ou d’organisations financières internationales, il avait juste une qui est revenue « exaucée » , bien après son assassinat, et avait atterri sur le bureau du premier ministre de l’époque, Rédha Malek, où elle stipulait, malgré « son reformatage » après sa première lecture, en pondant tant bien que mal, une information d’« ordre statistique » qu’on peut trouver dans les chambres de commerce, mais quand même lourde de sens, diffusée mystérieusement par l’APS et reprise par le journal EL-Watan : Il paraissait qu’il y avait jusqu’à 1993 près de 50 000 sociétés, compagnies ou trusts privés dans le monde et quelques uns localement en Algérie qui sont des propriétés, en totalité ou en partie, de ressortissants algériens, générant un actif tout confondu de plus de 90 milliards de dollars au total. On douterait fort bien que ces algériens ne sont pas « nos immigrés réguliers » qui viennent chaque année au bled par bateau en vacances.

Et imaginez qu’en 2009, 16 ans plus tard, que ce montant actif global aurait été décuplé par dix minimum, et aurait certainement dépassé facilement le trilliard de dollars en 2010. Ce qui représenterait à peu près 15% de l’argent sale qui circule dans les réseaux financiers occultes et qui définit l’Algérie comme un « maillon solide » de la chaine difficile à défaire, sous peine d’un cataclysme qu’on ne connait pas encore.

On en est loin, n’est ce pas, de la « petite cagnotte » de 26 milliards dollars suspectée et déclarée par l’ancien premier ministre algérien Abdelhamid Brahimi à la fin des années 1980. Et n’oublions pas que nous avons à tête du pouvoir actuellement, un ancien ministre des affaires étrangères, lequel jadis à son époque, était l’un des ministres les plus jeunes et le plus riche homme politique d’Afrique dans les années 70. Le potentat de Mobutu avec ses 10 milliards de dollars amassés en 32 ans paraissait comme un mendiant à côté de Bouteflika ou d’un Larbi Belkhir.

Sans le « vouloir » peut-être, comme en 1945, par cette « indélicate indiscrétion » de James Woolsey, la CIA nous indiquait encore une fois, la « brèche » du système algérien, malgré fort probablement le but différent de son intox, afin de « court-circuiter» cet « imbroglio» qui était rendu à leurs yeux et avec le temps, comme « une bobine inextricable de fil de pêche embourbée» à l’extrême, par les services de l’intelligence française, en ayant un allié de choix, un DRS algérien versatile et vendant ses « services » au plus offrant, certes depuis 2001, et squatté par des barons « dafistes » omnipotents et proches de la retraite, mais qui seront toujours « couverts» même après leurs décès, puisque leurs anciens ex-livrets militaires français, de leurs « états de services», ne seront accessibles au public qu’après 120 ans de la date de naissance des intéressés, auprès du Service Historique Français de l’Armée de Terre au Château de Vincennes. Tout avait été calculé à la minutie. Rien n’avait été laissé au hasard.

Quand on entend dernièrement Sarkozy parler, seulement, de la levée d’un éventuel secret défense à propos de l’assassinat des moines de Tibhirine, on ne se leurre pas de comprendre qu’il s’agit bien de la poudre aux yeux.

Effectivement, et sans ambages, le seul salut de l’Algérie serait retrouvé à travers une réelle réouverture d’une enquête nationale indépendante sur l’assassinat du président Boudiaf, afin que la nation algérienne puisse relever sa tête fièrement de son marasme, tout en s’organisant et d’être prêt, en même temps, à ester en justice ce pouvoir maléfique et machiavélique à la cour pénale internationale pour les crimes abjectes contre l’humanité commis durant la décennie noire algérienne.

Et c’est à cet instant précis (Mai 1994) que les doutes se sont dissipés complètement, du moins pour certains fins observateurs maghrébins de tous bords, lesquels avait compris incontestablement, dans une omerta sans nom, que «l’imbroglio statique politique algérien» dans son «satellite» maghrébin, n’avait jamais réellement changé ou évolué malgré sa triste histoire et son long passé national commotionnel, et demeure depuis 1962, plus que jamais opaque, caché et régalien dans une « osmose secrète supranationale », laquelle ne veut à aucun prix être identifiée, ni dans son essence intrinsèque stratégique, et ni encore moins dans tous ses réseaux puissants, occultes et financiers.

Si on analyse l’histoire et le destin paradoxal de ce pays, on dirait que l’Algérie est entrain de souffrir et de payer encore ses trois siècles de « djihad el-bahr », la course, sanctionné par un piratage, pillage et d’esclavagisme chrétien ou juif, sans égal dans le passé, à l’époque de ses corsaires renégats et ottomans.

C’est bien dire une malchanceuse et méchante prédestinée vécue par un peuple, et aussi un choix irrévocable – reconnu par Hocine Ait-Ahmed récemment à Genève – lequel aurait été scellé secrètement, en partie, pendant l’insurrection algérienne en 1957, entre le général De Gaulle et « ses mercenaires de frontières ». Les gardiens du régime habituel et actuel de l’Algérie contemporaine.

A.By

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36 Commentaires sur cet article

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  • MissTmourt
    9 août 2009 at 4 h 28 min - Reply

    Article illisible. Dommage cela semblait intéressant.




    0
  • « V »
    9 août 2009 at 9 h 10 min - Reply

    source : http://www.elwatan.com/Ikram-devait-rejoindre-Christelle

    « Ikram devait rejoindre Christelle via la Sardaigne »

    « Il était prévu que Christelle vienne au mois de juillet dernier pour se marier avec Ikram en Algérie. Elle n’a pas pu obtenir le visa. Puis ça a été reporté à la fin du Ramadhan. Elle comptait venir avec sa famille pour concrétiser son union avec mon frère », nous raconte, en pleurs, Hicham, son frère aîné.

    Rejoindre sa bien-aimée Christelle, une Française de 20 ans qu’il connaissait depuis quatre ans, était le rêve d’Ikram. Malheureusement, le destin en a décidé autrement. Cet amour est né d’un chat sur un site de rencontres. Au fil des années, les dialogues anodins se sont transformés en un grand amour. Ikram voulait coûte que coûte exaucer son rêve, celui d’être auprès de la femme qu’il avait choisie. Ses tentatives d’obtenir un visa sont restées vaines ; c’était le refus à chaque fois. L’idée de la harga a alors commencé à germer dans la tête d’Ikram, qui était un génie de l’informatique, un technicien de dessin en bâtiment des plus avertis. « Il était prévu que Christelle vienne au mois de juillet dernier pour se marier avec Ikram en Algérie. Elle n’a pas pu obtenir le visa. Puis ça été reporté à la fin du Ramadhan. Elle comptait venir avec sa famille pour concrétiser son union avec mon frère », nous raconte, en pleurs, Hicham, son frère aîné et son confident, un gardien de parking, père de la petite Anfal (Fifi).

    C’est d’ailleurs par la photo de cette petite qu’il aimait tant à appeler Sahbati (mon amie) qu’Ikram s’affichait sur le Net à son amie Christelle avant qu’ils ne passent tous deux à la webcam (discussion en live). « C’est la veille de son départ, c’est-à-dire mercredi vers 3h, qu’il est venu me voir pour m’annoncer son départ. Après une longue discussion, il a réussi à me convaincre puisque je m’y étais opposé. Puis il est rentré à la maison. Le jour J, c’est-à-dire le jeudi matin, il est parti régler le prix de sa place dans l’embarcation de la mort : 45 000 DA au passeur et 5000 DA à l’intermédiaire. C’était tout ce qu’il avait, fruit d’une dizaine d’années d’économies », poursuit Hicham. Entre-temps, ce dernier devait préparer le nécessaire au voyage d’Ikram. « J’avais 700 DA seulement sur moi, je lui ai acheté un flacon de shampoing, un déodorant, des lames de rasoir et deux savonnettes. Il n’avait même pas de quoi se payer les cigarettes qu’il devait emporter. J’ai dû alors emprunter 2000 DA auprès d’un ami pour lui en acheter deux cartouches. J’ai tout mis dans un sac à dos que j’ai soigneusement caché car mes parents ne savaient rien », indique Hicham. Interrogé sur le pécule en devises d’Ikram, notre interlocuteur précise qu’il avait seulement 35 euros. Une somme qu’il avait procurée à son frère en cédant au bijoutier du quartier la bague de fiançailles de sa femme. Vers 21h de la fatidique journée de jeudi, c’est une sorte d’adieu qu’a fait Ikram à ses proches. Hicham l’attendait, avec deux autres harraga du même quartier, dans une librairie pour l’accompagner à la plage Rizzi Ameur, le point de départ. « Une fois arrivés, nous avons trouvé au moins une trentaine de personnes entre harraga et curieux. Sur les lieux, il y avait deux embarcations cachées par le passeur dans un tunnel, à même la plage. Le moteur était accroché à une barque de pêche. Le passeur était sur place, il coordonnait l’opération par portable. Il y avait toute une équipe. Chacun sa mission pour 500 à 1000 DA », explique Hicham. Selon lui, la première embarcation est partie vide vers Ras El Hamra (le Vivier).

    Quant à la deuxième, sept harraga y avaient pris place, dont Ikram. Les autres ont tous pris des taxis vers le Vivier d’où devaient appareiller les deux embarcations, poursuit Hicham. « Une fois arrivés, nous avons été surpris de constater qu’il y avait une troisième embarcation. Sur place, nous avons trouvé près d’une centaine de personnes, c’était la confusion totale. Puis le passeur « en chef » a entamé la répartition des harraga entre les trois felouques. Ikram m’a lancé un ultime regard en me priant de prendre soin de mes parents », se souvient Hicham, en sanglots, tenant les 35 euros enroulés telle une cigarette par Ikram et murmurant d’une voix presque inaudible : « Pardonne-moi mon frère, pardonne-moi. » Il a toutefois tenu à nous signaler que c’est à cause d’une candidate à l’émigration clandestine, membre d’une des trois expéditions, que la tentative des 74 jeunes harraga a échoué. « C’est certainement son frère qui a vendu la mèche aux gendarmes postés au niveau du cap de Garde. Il était venu chercher sa sœur pour l’empêcher de partir. Mais, il n’a pas réussi à l’en dissuader. Sinon comment expliquer l’arrivée des gendarmes au Vivier alors que la troisième embarcation était encore visible ? Peu de temps après, nous avons reçu un appel de Mehdi, le compagnon et ami d’Ikram, qui nous a informés que les gardes-côtes étaient à leurs trousses, puis la communication s’est brutalement interrompue », poursuit Hicham. Flairant déjà ce qui allait se passer, ce dernier se dirigea avec des amis du quartier vers le port. Il était une heure du matin lorsque les unités des garde-côtes ont commencé à déposer les harraga sur le quai n°9. « C’était le cafouillage. Des ambulances de la Protection civile, des véhicules des garde-côtes, de la gendarmerie… J’ai fini par comprendre qu’un drame était arrivé aux malheureux aventuriers, y compris mon frère. Je me suis alors précipité vers les urgences de l’hôpital Ibn Rochd. » C’est alors que Farid, le meilleur ami d’Ikram, prend la parole pour nous dire que l’évacuation des blessés a duré jusqu’à 3h. Au total, 18 harraga ont été évacués. Ils étaient gravement atteints de brûlures à différents degrés. Ce n’est que vers 4h que la dernière ambulance est arrivée mais, à la différence des autres, elle était escortée par des éléments de la Gendarmerie nationale. Elle ramenait le cadavre d’Ikram. « Voilà comment finissent les jeunes de la République bananière de Bouteflika, d’Ahmed Ouyahia et de leurs compères », s’indigne Farid. Ainsi, le rêve d’Ikram Hamza, né le 11 avril 1977, de rejoindre sa bien-aimée Christelle dans le nord de la France via la Sardaigne, se termine au cimetière de Sidi Aïssa.

    Par N. Benouaret




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  • mahfoud
    9 août 2009 at 12 h 36 min - Reply
  • moura
    9 août 2009 at 16 h 59 min - Reply

    C’est une tragedie,comme celle grecque.Le peuzle Algerie commence peu à peu à devenir comprehensible.Comment ,autant de mouvement;de Zbiri,chaabani,du FFS,de 1975,de 1978,de 1980,de 1982,de 1985,de 1986,de 1988,de1992,du FIS ,de 2001;autant d’essais de « destabilisations » et ou d’essaies de grignoter une partie du pouvoir n’ont pas reussi.Que de syndicats(SATEF?SNAPAP…° N’ONT PUS ARRACHER UNE ONCE DE POUVOIR.La raison: nous nous sommes attaqués à deux dinosaures extremement puissants,les USA et la FRANCE,bien sur avec un suppot non moins puissant : le DRS
    Mais,mais ;au plan interne le systeme algerien(ses hommes et ses appareils institutions ont un point faible ,en somme comme tout systeme,meme dynamique: La transparence et la verité).
    A mon humble avis,la petite experience de ma vie de combattant,depuis 1972(j’avais 20 ans);ils nous faut s’attaquer à cette faiblesse du systeme predateur-destructeur-negateur et pervers:sa peur de la transparence et de la verité par personalités integres interposés.Je proposerais dans mon prochain post un modele d’organisation en Algerie et à l’etranger..




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  • Redman
    9 août 2009 at 18 h 51 min - Reply

    Salam,

    Le diable prend le métro comme tout le monde!!!! eh oui c’est vrai

    Je voulais vous parler d’une rencontre choquante et hors du commun avec le DEVIL la semaine dernière dans le métro de paris à Chatelet les Halles, Le devil était Elle la diablesse Khalida Messaoudi.

    Je n’arrêtai pas de dire aoudou billah min chitane arradjime bismillah arhamne arrahim, après le festival africain et ses recettes, voilà les vacances à paris, ou peut être le voyage pour prendre les consignes de chez sidhoum FAFA.

    La question que je me posais, est ce que cette personne prendrait les transports en commun à alger, biensur rien à voir avec le métro à paris et puis on a d’autres types de personnes et non comme le peuple algérien méprisables.

    Cela dit, j’espère ne plus la revoir.

    Salam




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  • Hamma
    10 août 2009 at 14 h 18 min - Reply

    Salam au frère Redman, à toutes et à tous.

    Ouf! une seconde d’inattention et j’aurai vraiement cru que tu avais rencontré le diable en personne fait peut-être de chaire et de feu dans la rame du RER à Chatelets les halles, mais bon, ce n’est que cette g… qui heureusement pour nous a perdu ses priviléges hors de ses bases et qui voyage comme madame tout le monde. Mais pendant que j’y pense, ne serait-elle pas allé à Paris pour dépenser en biens immobiliers et autres les dividendes du Panaf?

    Fraternellement!

    Salam.




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  • BRAHIM
    14 août 2009 at 15 h 55 min - Reply

    Je suis stupéfait par le silence de la presse et de la télévision française sur tout ce qui se passe en Algérie alors qu’un simple fait divers en Chine ou en Russie, par exemple, fait la une des journaux français du 20 heures et de la presse. Cacher moi ce sein que je ne saurai voir. Pourtant ce n’est pas ce qui manque : les pirogues chargées de harragas chaque jour que Dieu fait, l’histoire du jeune harraga assassiné avec une rare violence par des garde-côtes au large d’Annaba, les suicides des jeunes, les émeutes quotidiennes, les coupures de routes, les milliers de civils, de militaires et de citoyens tués chaque mois etc…. etc… etc… Je crois que le deal entre Sarko et Boutef a réussi a muselé même les « grands » reporters et les « grands » journalistes d’investigation de l’Hexagone. C’est pas joli pour un pays qui se prétend soit disant défenseur des droit de l’homme et de la démocratie !!!!. Mais, en fin de compte la France n’est-elle pas vraiment complice de ce qui se passe en Algérie ? On peut sans hésiter dire oui si en juge , par exemple, par les gros marchés engrangés en catimini et que les fortes exportations en direction de l’Algérie. Et oui, ainsi va la France de Sarko grand complice d’un goupil en fin de règne.

    Réponse : Mon cher Brahim, je vous invite à lire l’excellent ouvrage « La Françalgérie » de Lounis Aggoun et J.B Rivoire (Editions La Découverte), pour comprendre ce silence.
    Bien à vous.
    Salah-Eddine SIDHOUM




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  • papousse
    14 août 2009 at 21 h 31 min - Reply

    Ce qui est interessant dans cet article c’est que l’auteur pointe de l’index La France qui soutient ce pouvoir oligarchique algérien, en même temps, la connivence américaine qui laisse faire sans bouger le petit doigt.
    Vu la problématique sous cet angle (que je soupçonnais depuis longtemps), que pourrait faire un peuple désorganisé en face des puissances qui veulent garder cette Algérie en un permanent statu-quo ?
    Napoléon avait dit un jour: « Donnez moi un groupe de 20 personnes, bien organisé et discipliné et je mettrai au pas tout un peuple…».
    L’Algérie pendant l’éveil sus-mentionné avait eu un moment donné ses 22, pourrait-elle les avoir encore une fois un jour pour sortir le pays du marasme ?
    En tous cas, les généraux incultes appliquent à la lettre la devise de Napoléon…à moins qu’on l’applique à leurs places…c’est là où est toute la question.




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  • babafikrane
    19 août 2009 at 18 h 55 min - Reply

    Salam

    Votre article est très intéressant a bien des égards. Le plus pertinent étant celui qui met le spot sur le fait que la France tient un double discours.

    1- Celui qu’elle nous sert a travers les medias et a travers la politique par diplomates Français interposés
    2- Et celui des faits sur le terrain qui démontrent l’existence d’un activisme voilée et relayée par nos propres politiciens et nos “patriotes” sous forme de discours sur la souveraineté nationale ou sous forme d’omerta qui en dit plus que tous les propos tenus de part et d’autre de la méditerranée

    Enfin le lecteur averti constatera facilement que le discours politique est en train de changer très rapidement impulsé par le changement géostratégique à travers lequel les USA deviennent un acteur direct dans le théâtre Maghrébin. Indirectement les USA ont toujours posé des gestes pour influencer le cours de l’histoire en faveur des ses propres intérêts (conflit FLN-MNA, débarquement de 1942, les événements de 1946 et la négociation pendant la révolution avec le Maroc et la Tunisie sur les revendications territoriales et l’accès aux ressources naturelles pour n’en citer que quelques uns).

    Mais ce qui serait intéressant de comprendre, c’est les mécanismes, les acteurs et les enjeux. On pourrait dégager quelques thèmes pour ce qui concerne les enjeux et les mécanismes pour ce qui concerne la politique et les acteurs mais c’est la structure de ce système d’influence et ses racines dans l’histoire qui sont les plus pertinents. Et la je trouve votre articles peu parlant.

    En contre partie le fait d’en discuter est édifiant a bien des égards car enfin on reconnait que notre pays contrairement a ce que l’on voudrait nous faire croire n’échappe pas a la dynamique du monde.

    Je demeure persuadé qu’aucun changement ne pourra être impulsé sans la compréhension de cette dynamique et sans l’ancrage profond de l’élite dans le peuple algérien. Ces deux conditions, sine qua non, sont les seules qui nous permettront de devenir acteur de notre propre destinée.

    Cordialement
    Babafikrane




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  • A.By
    20 août 2009 at 5 h 05 min - Reply

    @ Babafikrane

    Vous dites : « Mais ce qui serait intéressant de comprendre, c’est les mécanismes, les acteurs et les enjeux. On pourrait dégager quelques thèmes pour ce qui concerne les enjeux et les mécanismes pour ce qui concerne la politique et les acteurs mais c’est la structure de ce système d’influence et ses racines dans l’histoire qui sont les plus pertinents. Et la je trouve votre articles peu parlant. »

    Comme je ne désire nullement assumer une quelconque compréhension tronquée, voulez vous être plus explicite par rapport à ce parapgraphe ?

    En ce qui concerne mon analyse, j’ai figuré cette « structure » en tant qu’ une « osmose secrète supranationale » soupçonnée depuis belle lurette, mais non encore identifiée. Si elle l’aurait été, l’imbroglio algérien serait résolu.

    Cordialement.




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  • babafikrane
    20 août 2009 at 21 h 11 min - Reply

    @ A.By

    L’osmose est un phénomène physique qui permet la diffusion sélective de solvant entre deux solutions ayant des concentrations en soluté différentes, séparées par une membrane semi-imperméable.

    Si j’analyse votre réponse alors j’ai les questions suivantes: Dans votre structure,
    C’est quoi le soluté;
    C’est quoi le solvant;
    C’est quoi la membrane semi-imperméable;
    La diffusion se fait dans quelle direction?

    Il y a certes un nouvel ordre mondial en gestation, dont vous avez plus ou moins décris les contours et certain mécanismes: Le terrorisme, la guerre subversive que les Français de l’OAS ont diffusés dans toutes les dictatures de l’Amérique du sud et aux USA et qui a bien servi ces derniers au Vietnam. L’OMC comme prélude a un nouvel ordre économique qui affaiblirait l’état nation et donnerait naissance a un gouvernement mondial, et puis tout récemment la crise financière qui a vu les USA et la Reserve fédérale courir a la rescousse du système financier et monétaire, mais pas du système économique que l’on voudrait, a mon avis, reconfigurer.

    Et bien entendu, vous le mentionnez, le 11 septembre, qui fut le point de départ d’un processus de reconfiguration géostratégique du monde et celui du recul des libertés individuelles comme fondation essentielle du monde occidental.

    Ce qui me semble être pertinent, c’est le fait que l’économie informelle du monde représente 70% de l’économie règlementée. Les paradis fiscaux sous control britanniques et Américains abritent les plus importants hedge funds (fonds de couvertures) et le plus grand nombre de fonds au monde. La Suisse quand a elle échappe au contrôle des anglo-saxons, mais elle en paye les frais actuellement (voir les informations récentes sur l’UBS). Le système anglo-saxon veut avoir le contrôle exclusif sur ces ressources.

    C’est aussi a partir de ces fonds la que les opérations dites « contre-révolutionnaires » sont financées (iran-contra, l’affaire d’achat d’armements par les Saoudiens ou des pots-de vins faramineux ont étés payées – voir El Yamama sur google. Affaire qui fut étouffée pour raison d’état par les britanniques et tout récemment le financement de la campagne électorale au Liban par les Saoudiens et j’en passe). Et tout récemment l’affaire des deux japonais qui traversaient la frontière italo-suisse et qui furent arrêtés avec 134 milliards de dollars de bons du trésor (voir article dans Le Monde du 12 Juin 2009) et qui en dit long sur l’économie parallèle du monde Il est clair que le monde fonctionne par les zawaliyas qui travaillent pour des seigneurs tapis dans le système financier qui ne payent jamais d’impôts et qui attendent l’établissement d’un ordre qui mettrait définitivement fin a l’ordre sociale issu de la révolution bolchévique.

    Pour revenir a nos moutons, ces fortunes algériennes que vous mentionnez, seraient-elles d’après vous partie prenante de ce système, le maillon par lequel notre pays serait ancré dans cette dynamique. Il serait difficile de prouver l’existence même de ces fortunes car cela représenterait une vulnérabilité dangereuse pour elle et pour le système.

    Par contre il est clair que les mécaniques électorales algériennes et françaises sont liées a la hanche comme des frères Siamois. A lui seul ce lien serait indicatif de la profondeur d’intérêts inavoués par les uns et par les autres. Le financement par des intérêts algériens des partis politiques français est bien établi et documenté par certains observateurs.

    Depuis les événements du 11 septembre, le concept de « Sahel » émerge comme un terme géopolitique par lequel on explique le phénomène du terrorisme, etc.

    De même l’achat d’obligations à long terme par le gouvernement algérien (40 milliards) et tout récemment un regain d’intérêt pour le placement de capital dans ce type d’instrument représente tout ce qu’il y a de plus suspect. Car touts les spécialistes reconnaissent comme dangereux le placement dans ce type d’obligation (chute du dollar et poussée probable de l’inflation dans les années à venir.)

    Alors serais-ce par stratégie ou par coercition cette volonté de placement? L’avenir nous le dira.

    Et enfin il y a les clans du pouvoir algérien : Celui aligné sur une idée de vassalité française, l’autre sur une vassalité américaine, et peut-être celui de ceux qui essayent de comprendre ce qui se passe.

    Il faut se rappeler que le FLN était un front. Ce qui se passa après l’indépendance demeure à être élucidé. Comment ces intérêts ont évolués au lendemain de l’indépendance est un sujet qu’on débat a ce jour sans en comprendre tous les tenants. On se rappellera par exemple que Zeggar était extrêmement bien introduit au sein de Lobbies qui sont aujourd’hui très puissants. Il est difficile de comprendre comment un Boumedienne avec ses idées socialistes alignées a l’URSS, ait pu tolérer qu’un de ses proches accumule une fortune colossale et puisse entretenir de telles relations. De la même manière comment se fait-il que Zeggar ait pu être tolérer par les américains si longtemps si il était qui il était (ou qui il n’était pas) ????

    Voila quelques éléments du puzzle avec lesquels je m’amuse, mais il faut le construire et pour le construire, il faut des faits, des données, de l’information et de l’observation intelligente.

    Alors si vous pouvez nous illuminer sur la dynamique algérienne de ce phénomène, ou même sur quelques théories y afférents je vous en serait reconnaissant et les lecteurs aussi.

    Cordialement

    Babafikrane




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  • A.By
    21 août 2009 at 8 h 48 min - Reply

    @ Babafikrane.

    Entre nous, il faut dire que ce n’est pas n’importe quel puzzle banal à reconstituer, n’est ce pas ? Et franchement, on ne saurait nullement si cela serait possible de le faire un jour de notre vivant, vu que beaucoup de documents sont classifiés à ce jour de part et d’autre de la méditerranée et même par delà de l’atlantique.
    Les archives officielles ne sont encore que partiellement disponibles et accessibles aux chercheurs. Une loi devrait permettre en France l’accès aux archives classifiées « secret défense » postérieure à 1948 à l’horizon de 2012, malgré la proposition d’un amendement par le sénat français visant à prescrire un délai de 75 ans concernant les pièces « susceptibles de porter atteinte à la vie privée ».
    Cet amendement vivement critiqué par les historiens amène le Parlement français à se prononcer à nouveau pour un délais réduit à cinquante ans, texte qui doit à nouveau passer au Sénat prochainement. Ceci exclut bien entendu, comme je l’ai dis plus haut dans l’article, les anciens ex-livrets militaires français des « états de services de nos Dafistes», lesquels ne seront communicables au public qu’après 120 ans de la date de naissance des intéressés, auprès du service historique français de l’armée de terre au Château de Vincennes.

    Ce n’est pas pour rien que j’ai mentionné mon avis sur le paradoxe et la malchance qu’avait vécue l’Algérie après avoir été malgré elle une puissance régionale avec une flotte importante durant trois siècles avec son « jihad el-bahr », bien avant l’indépendance des États-Unis.

    Pierre Péan, journaliste d’investigation, dans son livre (Main basse sur Alger- éditions Plon, Paris, 2004) avait révélé que l’expédition française de 1830 en Algérie avait pour but principal de mettre la main sur le gros magot amassé par le palais d‘Alger, l’équivalent de 4 milliards d’euro d’aujourd’hui. J’attire votre attention que ce montant représentait uniquement et seulement 12% des prises faites par toutes « les courses » des années de gloire algériennes.
    Ce que l’histoire occulte délictueusement, ce sont les plus de 40% du montant global répartis entre les « actionnaires juifs algérois », lesquels malgré leurs infériorité sociale à l’époque, avait eu dans le temps de gros avantages économiques et la haute main sur toutes les transactions commerciales et même diplomatiques avec l’Europe.
    Il faut cependant souligner que nos juifs sépharades andalous avaient bel et bien été en avance en « management économique » par rapport à leurs cousins complices ashkénazes, principalement la famille Rothschild, qui avec leur nouvelle doctrine libérale et la « nouvelle révolution », avait manigancé, à mon humble avis, pour « chasser indirectement » le roi de France Charles X en 1830. Ce même monarque qui avait justement ordonné, sous pression occulte, l’expédition d’Alger, sans même y bénéficier. Ce fut l’un des préludes pour les futures révolutions européennes de 1848.
    Un curieux fait de l’histoire sans s’étaler sur le sujet, l’utilisation et l’investissement de ces fameux 4 milliards d’euro de l’époque. Ce qui serait bien entendu un autre débat.

    Pour revenir à notre période contemporaine, c’est à dire à partir de la fin de la deuxième guerre mondiale, la CIA avait joué un rôle prépondérant et manipulateur dans la mouvance libératrice algérienne puisque le plan Marshall prévoyait déjà l’indépendance de l’Algérie. Un fait notable qui avait motivé mon analyse sur « l’imbroglio franco-algérien », à savoir que les algériens ont bien été ballotés et manipulés en 1945 et curieusement en…1988, en « exploitant » leurs revendications légitimes dans différents contextes historiques pour essayer de percer « la membrane de l’osmose secrète » créée dans la foulée pendant l’insurrection algérienne en 1957, juste après la découverte des gisements d’hydrocarbures en 1956 lesquels, d’après De Gaulle et sa « résolution du conflit algérien », devaient assurer une sécurité énergétique à la France jusqu’au début des années 80. Ce qui n’arrangeait pas le dessein impérialiste américain déjà depuis 1958 et ce qui explique en partie la « perte » des vrais guides de la révolution algérienne, entre autres, Abane Ramdane et Larbi Ben M’hidi et bien plus tard après « l’indépendance » Boumediene et… Boudiaf.

    Ce dernier président algérien intègre, sans suffrage, avait compris en partie « l’imbroglio » algérien dans lequel le pays se débattait depuis 1962 et pourquoi que l’indépendance réelle fut confisquée pour des motifs vénaux.
    Après avoir été conseillé par feu Kasdi Merbah, l’homme de tous les dossiers, et après avoir eu quelques informations partielles et verbales de l’ancien premier ministre français Pierre Bérégovoy, il avait laissé courir sciemment le bruit au sein même du HCE où quelques traitres en faisaient partis, qu’il mettrait les pendules à l’heure en prenant le peuple comme témoin lors de son discours historique qui devait prononcer le 05 Juillet 1992 et dans la foulée aussi du future rassemblement patriotique national. Le danger était réel, palpable et sans précédent pour que l’on assassine le 29 Juin 1992, après l’avoir raté une première fois à Oran, un attentat déjoué sans le savoir par le commissaire central de police de l’époque.
    L’idée de Boudiaf n’était pas de faire la chasse aux sorcières, mais il préconisait à tous les pions qui sont toujours au pouvoir ou dans sa périphérie de faire rapatrier tout ses milliards en dollars au pays pour les faire fructifier au bien des algériens et même à leurs comptes si il le faut, et sans effusion de sang.

    Malheureusement les vrais patrons de ce monde en avaient décidé autrement.
    Jamais les généraux janvieristes n’auraient pu faire une chose pareille sans l’aval à l’horreur de leurs mentors d’outre-mer. Beaucoup de « cagnottes » étaient hélas en jeu.

    Tout cela pour vous répondre, certes que ces fortunes algériennes sont parties prenantes du système mondial et que l’Algérie est un maillon solide de la chaine difficile à défaire sous peine d’un cataclysme régional. D’ailleurs, de nos jours, quand on constate que le demi-frère du président actuel français gérant des portes-feuilles de plus de 500 milliards de dollars, il y a de quoi se poser des questions. Et ce n’est rien qu’une broutille par rapport aux 7000 milliards de dollars, tout l’argent sale, qui roule dans les circuits occultes.

    La Suisse, deuxième terre d’accueil de nos « loubards révolutionnaires », avait réussi, on ne sait guère sous quels critères et arrangements avec le fisc américain, à escamoter encore plus de 47000 comptes anonymes à numéros d’UBS, à en croire même dans la haute sphère financière, il existe aussi même des « cobayes » milliardaires à sacrifier – comme ce fut Zeggar par exemple – , puisque la fameuse banque helvétique a consenti de dévoiler le secret bancaire de plus de 4500 comptes sur les 52000 requis auparavant.

    Une dernière chose que je voudrais ajouter, il faudrait chercher à comprendre pourquoi le pouvoir algérien tergiverse depuis quelques années quant à la réévaluation du dinar algérien…par rapport au CFA africain et surtout par rapport à sa monnaie d’échange d’hydrocarbure, le dollar américain.
    On en est loin encore du « El-Bina al-Hadari » (le renouveau de la civilisation) suggéré débonnairement par notre compatriote Anwar Haddam.

    En conclusion cher Babafikrane, je vous ai délivré grosso modo, en substance, quelques « solutés et solvants » de cette membrane NON imperméable, hélas, de cette « osmose secrète supranationale ». Quant à sa direction, depuis la réunion fin 80 de Cancun, elle circule paradoxalement du nord au sud.

    Cordialement.




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  • babafikrane
    21 août 2009 at 19 h 47 min - Reply

    @ A.By
    De Bourmont et Charles X en ont beneficiés en partie et les ont utilisés pour financer les Carlistes et essayer de rétablir la Monarchie (La Duchesse de Berry en etait l’instigatrice)




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  • A.By
    21 août 2009 at 21 h 53 min - Reply

    @ Babafikrane

    Ce serait un autre débat de parler de la Duchesse de Berry, sauf pour dire que si au moins les algériens en 2009 savaient que le métro de Paris avait commencé ses premiers chantiers grâce en partie au trésor pillé de la Casbah….alors que notre métro d’Alger n’est même encore en service depuis des années de gestation. Quel paradoxe de l’histoire ! On ne saurait combien de temps « le puits, va-t-il rester encore avec son couvercle » ?
    Il y avait un algérien dont je ne me rappelle pas le nom, il avait fait une étude et une estimation – parue dans la presse – des dommages et intérêts que la France devrait à l’Algérie de 1830 jusqu’à 1978, le chiffre est effarant : 1300 milliards de dollars américains. Si la justice des hommes (dont j’en doute très fort) devrait se prononcer un jour sur le cas algérien, la France retournerait à l’époque de son Clovis 1er….
    @ +




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  • babafikrane
    22 août 2009 at 5 h 10 min - Reply

    @A.By
    Salam

    Le métro de Paris, les premières usine sidérurgiques, les empires Seilliere, Schneider ont étés construits grace au pillage du Makhzen. Je ne pense pas qu’il y ait une fortune européenne qui ne soit pas bâtie sur le pillage colonial. Ils contrôlent maintenant le système financier mondial. Pour ce qui est de la Suisse, elle a oubliée que le succès de son système résidait dans le génie qu’ont eu les fondateurs de la fédération de limiter tout ancrage dans le système international. l’UBS voulant jouer dans la cour des grands a mis en danger tout l’édifice helvétique. En devenant une banque d’investissement américaine qui emploi plus de 30000 personnes aux USA elle s’est expose et a expose sont systeme au risque le plus dangereux dans le monde financier: la crise de confiance qui fait que les clients désertent l’UBS comme des rats dans un bateau qui coule.

    Mais ce que j’ai trouve très intéressant récemment, c’est la déclaration de notre ingénieux ministre des finance qui continue d’étudier la possibilité d’acheter des bons du trésor américain (en plus des 43 qu’il a dans ses coffres). Cette déclaration il l’a faite la semaine ou le trésor américain mettait sur le marche plus de 75 milliards de dollars de bonds. Du jamais vu.

    Personnellement, je pense que dans le 24 a 30 mois, les T Bills ne vont pas valoir le papier sur lequel ils sont imprimes et le dollar et l’Euro vont prendre la direction de la lire italienne des années 80 et je suis choque que notre génie ou ceux qui lui soufflent les solutions contemple une telle connerie. A moins que quelqu’un a un une main atout-joker sur nos « 1er de la classe »…

    Salam
    Babafikrane




    0
  • A.By
    23 août 2009 at 8 h 35 min - Reply

    @ Salam Babafikrane

    Je me demandes ce que sont devenus les lingots d’or algériens à Fort-Knoxx depuis le « swift » de Mouloud Hamrouche en 1991 ?
    Concernant les T-Bills, certainement que le gouvernement d’Ouyahia va en acheter un minimum de 10% sur les 75 milliards mis sur le marché, histoire de clouer le bec d’Obama du moins jusqu’à 2012….parce que après cette date, la « puanteur» algérienne se sentirait certainement au delà de l’atlantique…
    « Guess’rett el chouyoukha tehla, guess’retthoum bedala wa rais el-djouk met’walla ».

    Saha Ftourek




    0
  • babafikrane
    23 août 2009 at 21 h 23 min - Reply

    @ A.By

    Salam

    Si je comprend bien « el doumine maghlouq we double 6 rah yaklou notre Schumpeter de service).

    D’autre part pour ce qui concerne le SWIFT, tout le monde sait que l’organisation a fourni des informations sur les transactions financières a la CIA depuis 2002 (googleha ou chouf). Donc yela les atouts et les jokers… a gogo!.

    Ramadhan Moubarek ou saha ftourek




    0
  • A.By
    27 août 2009 at 12 h 47 min - Reply
  • babafikrane
    27 août 2009 at 23 h 57 min - Reply

    @A.By

    Ya’tik essaha khoya, rak cha’altenna chouia dhou. Bessah ma koultlich chkoun saheb el djouk eli yet’wella. Merci et voici un documentaire à voir. il n’y a que des extraits dans le lien qui suit mais le documentaire en entier vaut le cout d’être vu,

    encerclement.info/
    Saha ftoukoum
    Babafikrane




    0
  • A.By
    28 août 2009 at 10 h 52 min - Reply

    @ Babafikrane
    Merci pour l’encerclement.
    Omar Aktouf devrait être notre ministre de l’économie pour au moins 10 ans loukan 3’âtatt d’enia…d’enia ghedara.
    Rais el-djouk ? Voici je te présente « les orchestres philarmoniques » au complet, il resterait à identifier le « chef d’orchestre » spécialiste de la « partition algérienne » jouée dans « le siècle »…une fois connu, « l’imbroglio » serait résolu.
    Bonne lecture et bon appétit.
    http://www.syti.net/Organisations.html

    Pour ceux de nos compatriotes qui ne connaissent pas notre frère Mr Le Pr Omar AKTOUF, éminent professeur à l’HEC de Montréal et une fierté pour l’Algérie, je me permets de joindre quelques liens pour une plus ample connaissance de cette personnalité intellectuelle et scientifique.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Omar_Aktouf
    http://encerclement.info/extrait04-H.html
    http://video.google.com/videosearch?q=Omar+Aktouf&rls=com.microsoft:fr-FR:IE-SearchBox&oe=UTF-8&sourceid=ie7&rlz=1I7GGLL_fr&um=1&ie=UTF-8&ei=L7eXSqWWFqSQjAfwvtG4BQ&sa=X&oi=video_result_group&ct=title&resnum=9#
    Fraternellement.
    Salah-Eddine SIDHOUM




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  • babafikrane
    28 août 2009 at 20 h 22 min - Reply

    @ A.By

    Rais el djouk hada, ma’rouf, ou djabli rabi belli le chef d’orchestre de la partition algérienne ma’rouf. Howa elli radja’ rachida dati chakhsiya, c’est aussi un bon ami a Jose Aboulker et a notre ministre des affaires étrangères ex. ministre des finances (c’est fou ce qu’on découvre dans les entre-filets de journaux…). Une grande partie des juifs d’Algérie est aujourd’hui au sommet du pouvoir en France, ils ont les leviers les moyens et un sens profond de l’histoire et de sa dynamique. Le rapport avec cette communauté aux racines algériennes est un sujet qu’il faudra tôt ou tard aborder dans la sérénité confiant en qui nous sommes et ou nous voulons aller. car il y a le mythe mais il y a aussi la réalité du monde.

    C’est du moins mon point de vue.

    Voici une présentation qui pourrait nous apprendre des choses, entre autre a réfléchir stratégiquement

    http://www.akadem.org/sommaire/themes/liturgie/11/2/module_2283.php

    Saha ftourkoum




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  • A.By
    29 août 2009 at 2 h 03 min - Reply

    @ Babafikrane
    Peux tu nommer notre ministre en question, je n’arrives pas à le placer dans ma mémoire qui défaille.
    Concernant Hadj José Aboulkhir, il doit avoir quelque chose comme 90 ans aujourd’hui. C’est un ancien parrain de notre bled. Toutes les voûtes de la pêcherie d’Alger appartenaient à sa famille.
    Oui il est temps de casser tous les tabous et d’en parler de nos juifs algériens, la clé de notre imbroglio se trouve dans leurs camps…et le vrai chef d’ochestre de la partition se trouve dans cette communauté.
    On commence à toucher le bobo du doigt, seulement il reste à baisser le rideau du tissu de mensonges entretenu par nos mercenaires de frontières. Le bilan doit être fait tôt ou tard, sans pour autant poser la question palestinienne comme préalable, cela va de soi si nous voudrions aller au fond des choses et régler le problème à la racine.




    0
  • babafikrane
    1 septembre 2009 at 23 h 00 min - Reply

    @A.By
    Je préfère ne pas nommer qui que se soit bien que c’est évident…car il n’existe pas de preuves tangibles à cet effet.
    Merci pour la discussion.

    Saha ftourkoum
    Babafikrane




    0
  • A.By
    2 septembre 2009 at 7 h 41 min - Reply

    @ Babafikrane.
    J’apprécies votre clairvoyance de n’assumer quoi que ce soit si aucune preuve tangible ne permet d’étayer vos soupçons, vous êtes un gentleman. Et je respecte votre choix d’être libre et de procéder à votre guise et c’est humain et très compréhensible. Mais par contre, rien n’est évident et rien loin de là n’est coulé dans le béton.
    Cependant, je vous remercie pour l’échange intellectuel que nous avons eu ensemble, j’espère que ce ne sera pas le dernier. Amicalement et saha ftourek.
    ——————————————————————————————————————————————
    @ Bonsoir à tous,
    Toujours en rapport avec « l’imbroglio politique franco-algérien », je vous soumets un article de notre compatriote Saâd Lounès – paru en Mars 2009 – lequel je déplore tristement l’absence de ces interventions dans le Quotidien d’Algérie lesquelles jadis étaient plus fréquentes et utiles. Je pense qu’il ne m’en voudrait jamais de le poster ici dans cette plateforme laquelle commence à avoir une audience considérable, et de ce fait, son article de fond pourrait permettre d’engager et de fructifier un débat sur le sujet principal qui englobe toute la problèmatique algérienne.
    Bonne lecture et bon débat et saha ftourkoum.
    ——————————————————————————————————————————————

    Khalifa, Ouyahia et la DGSE

    La crise mondiale innocente Khalifa et accable Ouyahia et la DGSE

    La crise financière pourrait coûter aux banques entre 2800 à 3600 milliards de dollars, selon des estimations contradictoires des pertes et dépréciations d’actifs dues aux «crédits toxiques». Les banques américaines, soutenues par celles du reste du monde, ont largement dépassé les limites du relâchement des normes prudentielles de crédit jusqu’à se retrouver aux portes de la faillite. Elles ont entraîné dans leur chute les maisons d’assurance, chargées de couvrir l’insolvabilité des emprunteurs, et les secteurs de l’immobilier, l’automobile et biens d’équipement, principaux bénéficiaires des politiques de crédits à la consommation.

    Khalifa Bank n’avait pas fait pire, en consacrant ses liquidités pour financer le lancement des filiales du Groupe et des prises de participation en Algérie et à l’étranger. Malheureusement, Khalifa Bank et ses filiales n’ont pas eu la chance d’avoir affaire à des gouvernants légitimes, nationalistes et intelligents dont le premier souci aurait été de sauvegarder la première banque privée, préserver des emplois et pérenniser ce dynamisme économique.

    Le groupe Khalifa a été liquidé en quelques mois par Bouteflika, chef d’Etat rancunier, et un tueur à gages nommé Ouyahia qui a jeté, sans aucun scrupule, près de 20.000 employés au chômage et au désespoir, ruiné des milliers d’épargnants, et surtout fait perdre à la jeunesse algérienne un extraordinaire repère d’espoir et de réussite.

    Du fond de sa prison londonienne, Rafik Abdelmoumene Khalifa, condamné par contumace à la perpétuité, attend le verdict de la justice britannique sur la demande d’extradition algérienne, en replaçant la très modeste affaire Khalifa Bank dans ce nouveau contexte de crise mondiale.
    La gestion nationaliste de la crise financière

    La crise mondiale a pour origine la crise du surendettement de l’économie américaine, accentuée par la concurrence de l’euro depuis 1999. (1) Le système bancaire américain a encouragé le surendettement des ménages par le mécanisme des subprimes qui ne constituent que la partie immergée de l’iceberg. En vérité, l’usage médiatique abusif de ce terme sert à culpabiliser les petits emprunteurs, et cacher les montants faramineux de l’endettement public et des entreprises privées. Selon un rapport du FMI, «La crise a dépassé les confins du marché américain du subprime, pour toucher concrètement les principaux marchés immobiliers d’entreprise et d’habitation, le crédit à la consommation et le crédit aux entreprises».
    La dette publique fédérale américaine représentait, fin 2007, 9000 milliards de dollars (65,5% du PIB) dont environ 5000 en bons du trésor. L’administration Obama a déjà annoncé que le déficit budgétaire en 2009 est estimé à 1752 milliards de $, soit 12% du PIB et trois fois le déficit de 2008. Cette explosion est en partie due au rachat des «crédits toxiques» des banques d’un montant de 1000 milliards de $.
    Après avoir liquidé le groupe Khalifa, ses 20.000 employés directs et des milliers d’emplois indirects, le gouvernement algérien a lui aussi contribué à sauver des emplois américains en plaçant 49 milliards de dollars en bons du trésor US, soit la moitié de ses réserves de change.

    Après les premières alertes en été 2007 des grandes banques américaines et européennes, la FED, la BCE et la Banque Centrale du Japon avaient commencé à injecter plus de 300 milliards de dollars dans le circuit financier. L’intervention des autorités monétaires s’avérant insuffisante face à l’ampleur d’une crise systémique, les premières décisions de nationalisation sont annoncées en 2008 pour éviter les faillites et l’explosion du taux de chômage.

    Des plans de sauvetage financier et de relance économique sont étudiés dans l’urgence pour enrayer le pessimisme des marchés et éviter les conflits sociaux. Les banques subventionnées doivent en contrepartie continuer à consentir des prêts aux PME et aux ménages afin d’amortir les effets de la crise financière sur l’économie réelle. Aucun dirigeant de banque n’a été congédié ni poursuivi en justice. Les gouvernants leur ont juste demandé gentiment de réduire leurs rémunérations astronomiques, en comparaison desquelles les «dépenses» de Moumene Khalifa apparaissent comme de l’argent de poche.

    La formidable baraka de Khalifa

    Rafic Khalifa est né sous une bonne étoile en 1966 à Bejaia, fils de Laroussi Khalifa, adjoint de Abdelhafidh Boussouf fondateur du MALG, ancêtre de la Sécurité Militaire devenue DRS. Après avoir joué un rôle important dans les accords d’Evian en 1962, Laroussi fut ministre de l’Industrie et de l’Energie de Ben Bella où il négocia les concessions pétrolières. Puis il fut écarté du gouvernement par Boumediene qui le nomma directeur d’Air Algérie. Sa carrière politique se termina sur deux ans de prison après la tentative de coup d’Etat manqué en 1967 du colonel Tahar Zbiri. A sa sortie, Laroussi géra uniquement sa pharmacie de Cheraga. A sa mort en 1990, on ne lui connaît pas de fortune, mais il lègue à son fils trois héritages.

    D’abord un nom qui fait peur à tous les courtisans du «Makhzen» algérien sous influence des réseaux des anciens du MALG qui lui ouvriront les portes et l’accompagneront dans son ascension fulgurante.
    Ensuite la pharmacie qui servira de base à la création de sa première société KRG Pharma en 1990, et la fabrication des médicaments génériques en 1992.

    Mais surtout une rancune tenace, datant de la guerre de libération, des services secrets français, et d’un certain Abdelaziz Bouteflika. Né à Oujda, Bouteflika avait tout fait pour intégrer en juillet 1957 la première promotion Larbi Ben M’Hidi des recrues du MALG, mais Laroussi directeur du stage le refusa. C’est la rage au cœur que Bouteflika vit les lycéens marocains de son âge intégrer la formation d’élite à Oujda, dont ont fait partie les futurs dirigeants du pays (Khalef, Zerhouni, Tounsi, Temmar, Bessaïeh, ect…). (2)
    Rafic paie aujourd’hui très cher cette vengeance et n’hésite pas à affirmer  »Le président Bouteflika veut ma peau » dans une interview au journal le Figaro du 6 février 2007 quelques jours avant la délivrance d’un mandat d’arrêt européen par le tribunal de Nanterre le 5 mars et son arrestation à Londres le 27 mars.
    Il précise: «Nos relations n’étaient pas bonnes lorsqu’il est arrivé au pouvoir en 1999, mais elles se sont arrangées. Des personnalités sont intervenues pour sceller la paix.» Mais, ajoute-t-il «Bouteflika… ne supportait pas ma puissance économique. Il était convaincu que je voulais sa place. Il s’était mis dans la tête que l’armée me présentait comme un recours et un gage de stabilité… ». Pour Khalifa, Bouteflika a fait de l’Algérie «une république bananière où le président concentre tous les pouvoirs.»

    Rafic a eu la chance de se lancer dans la création d’entreprises en pleine possession des ambitions et de la vigueur d’un homme de 30 ans, là ou de nombreux entrepreneurs se sont usés les muscles et les neurones à déminer les pièges et les obstacles d’une administration sous-développée et corrompue.
    En mars 1998, Khalifa Bank obtient son agrément en hypothéquant la maison familiale de Hydra et sans libérer la totalité des 500 millions de DA requis pour le capital minimum. Dès 2002, Khalifa Bank revendique 700.000 clients, 7000 employés et 74 agences, un record quand la BNA n’en compte qu’une centaine. Elle distribuait des cartes de crédit American Express et MasterCard et opérait des transferts avec Western Union.

    En 1999, Moumene crée la compagnie aérienne Khalifa Airways qui va connaître un essor fulgurant, employer 3000 personnes, et désenclaver plusieurs wilayas de ce vaste pays. Un accord d’entrée dans le capital d’Air Algérie a même été signé.

    En 2001, il crée Khalifa Construction à partir de l’acquisition du géant allemand du BTP en faillite Philip Holzmann, qu’il réussit à rafler à une quinzaine d’acquéreurs. Il annonce qu’il va se lancer dans la construction des nouvelles villes de Boughzoul sur les Hauts Plateaux, et Sidi Abdallah, dans la banlieue d’Alger.

    En 2002, il lance la chaîne Khalifa TV à Paris et Londres, après avoir tenté en 2001 de racheter la chaîne d’infos arabe ANN appartenant au syrien Riffat El Assad.
    Il a multiplié les actions de sponsoring, notamment dans le football, et de prestige comme la fameuse Khalifa Jet Team, une patrouille aérienne acrobatique. Il finança pour l’Etat algérien, sur ordre de Bouteflika, des actions de lobbying aux USA, des achats de voitures blindées, des cachets d’artistes, etc…
    On a appris après la liquidation du groupe en 2003 que Khalifa Bank détenait aussi 29% du capital de la Société Générale Algérie que Rafic avait racheté à la FIBA, holding luxembourgeois présidé par un ex-ministre algérien Ali Benouari.

    Selon d’autres révélations, Khalifa choqué par les attaques médiatico-politiques, comme celle de Noël Mamère, prévoyait de quitter la France pour s’installer en Espagne. Il avait pris des contacts avec les dirigeants du Real Madrid où jouait Zinedine Zidane pour sponsoriser le club ou rentrer dans son capital. Le Service Action de la DGSE ne lui en laissa pas le temps.

    La France tombeau du groupe Khalifa

    Quelles sont les pertes réelles de Khalifa Bank? Personne n’est capable de le dire. Plusieurs chiffres ont été avancés entre 600 millions et 1,2 milliard d’euros, qui ne représentent pas des pertes, mais des infractions au contrôle des changes. Des transferts d’argent qu’effectuait Khalifa sous diverses formes pour financer l’investissement et l’exploitation de ses filiales et opérations à l’étranger. Selon le journal Le Monde (9 février 2005), le transfert de capitaux opéré de l’Algérie vers l’étranger par la banque entre 1999 et 2003 serait — selon les documents remis par le liquidateur de Khalifa Bank à la justice française — de l’ordre de 689 millions d’euros.

    Khalifa détournait la réglementation rigide de transfert de devises de la Banque d’Algérie pour gagner du temps. Même l’Etat algérien en a profité. Une grande partie de ces transferts a été couverte par l’ex-ministre des Finances (de juin 2002 à mai 2003) Mohamed Terbeche, ex-Pdg de la BEA et Pdg de la Banque Intercontinentale Arabe (BIA), une banque algéro-libyenne implantée à Paris qui servait de correspondant à Khalifa Bank et gérait ses transferts.

    Qui a vraiment provoqué la chute de l’empire Khalifa? C’est le ras-le-bol de l’establishment franco-français désagréablement submergé par la personnalité omniprésente et la boulimie affairiste d’un Algérien sorti du néant de son bled pour occuper la une des journaux et faire frissonner le tout-Paris des médias, des artistes, du sport, de la finance et du patronat, à la manière du flamboyant Bernard Tapie.

    Le premier coup de semonce est venu en septembre 2002 de Noël Mamère, député-maire de Bègles qui refusa d’assister à un match de rugby en raison de la présence dans les gradins du nouveau sponsor Rafic Khalifa, «l’ami des généraux algériens, avec lesquels il a fait sa fortune». Choqué par cette agression, Khalifa n’a pas versé un centime des 300.000€ prévus.

    En octobre, la DGSE fournit une note bidon et très approximative à la presse française pour répandre l’idée que Khalifa n’est qu’un homme de paille des puissants généraux et que son groupe bénéficie de «financements occultes (?)». Pour arriver à cette conclusion totalement fausse et fantaisiste, les agents de la DGSE ont embarqué dans les avions de Khalifa Airways et ont effectué une enquête de pieds-nickelés en s’amusant à compter le nombre de passagers.

    Le contenu de cette note est d’ailleurs repris dans l’exposé des motifs du député Noël Mamère qui a demandé la constitution d’une commission d’enquête parlementaire N°334 du 29 octobre 2002 sur «l’origine des fonds du groupe algérien Khalifa et leur utilisation en France ». Puis une deuxième demande N° 646 du 4 mars 2003 « relative aux conditions d’attribution d’une fréquence à la chaîne Khalifa TV». L’Assemblée Nationale les a rejeté. (3)

    Face à ce tapage médiatique, un vent de panique a soufflé sur la place d’Alger qui a abouti en novembre 2002 au gel des mouvements financiers de Khalifa Bank. Alors que des tractations se déroulaient en haut lieu sur la meilleure façon de gérer le «problème Khalifa», le Service Action de la DGSE a cherché la faille qui ferait tomber le golden-boy par des filatures et des écoutes téléphoniques. L’erreur fatale qui va provoquer sa chute est survenue le 24 février 2003 lorsque les services français ont informé leurs «correspondants» d’Alger que trois collaborateurs de Khalifa s’apprêtaient à convoyer 2 millions d’euros en espèces. Ils furent arrêtés à l’aéroport et la banque a été placée sous administration provisoire par la Banque d’Algérie le 3 mars.

    L’option d’un arrangement qui éviterait d’éclabousser le régime a été envisagée par le directeur de cabinet de la Présidence, Larbi Belkheir, devenu protecteur de Rafic. Mais le conflit de succession entre Bouteflika et le Chef du gouvernement Ali Benflis a totalement brouillé les cartes et desservi la cause du groupe. Le remplacement brutal de Benflis par Ahmed Ouyahia en Mai 2003 a sonné le glas de Khalifa Bank dont la liquidation a été annoncée le 2 juin.

    Ouyahia «nettoyeur» de la DGSE

    La DGSE qui veille sur les intérêts français au Maghreb et en Afrique veut confiner l’Algérie dans son statut de mono exportateur d’hydrocarbures. Elle ne pouvait admettre que Rafic Khalifa serve de modèle d’entrepreneur non seulement à la jeunesse désoeuvrée d’Algérie, mais aussi aux jeunes beurs des banlieues bridés par une administration tatillonne et sélective qui les cantonne aux petits commerces et aux start-up sans lendemain.

    L’élimination sur le sol français du groupe Khalifa et la destruction de l’idole sont devenus une priorité des services secrets dès qu’ils ont appris la création de sa chaîne de télé KTV au cœur de Paris et son entrée surprise dans le capital de la Société Générale à hauteur de 29%.

    La DGSE a trouvé en Ahmed Ouyahia le tueur à gages idéal, que le jargon des services secrets surnomme le «nettoyeur». Dès son entrée en fonction, Ouyahia a résumé en deux mots le contenu du rapport de la DGSE auprès des députés et des sénateurs en parlant de «mythe Khalifa» et de «marchand de rêves». Il a aussitôt engagé le rouleau compresseur de l’administration pour étrangler le groupe, l’effacer du paysage économique en excluant toute autre alternative. Les rares voix qui se sont élevées pour défendre les emplois de Khalifa, comme celle de la Confédération des Cadres de la Finance (CCFC) ont vite été étouffées. L’UGTA et le patronat n’ont pas bougé le petit doigt, tétanisés par les menaces de représailles. La terrible répression qui s’est abattue sur le groupe Khalifa a aussi servi à tenir en respect les opposants du sérail jusqu’à la réélection de Bouteflika en avril 2004.

    Le nettoyeur a instruit la justice d’engager des poursuites judiciaires contre les gestionnaires des entreprises et organismes publics qui ont déposé des fonds dans la banque privée qui offrait des taux de rémunération supérieurs à ceux des banques publiques. Un nouveau climat de terreur s’est de nouveau emparé des gestionnaires après celui de 1996-1997 où le même Ouyahia avait orchestré l’emprisonnement de milliers de dirigeants, dont la plupart seront par la suite acquittés.

    Le procès de Khalifa Bank à Blida en début d’année 2007 a finalement prouvé qu’il n’y avait ni financement occulte, ni trésor du FLN, ni «blanchiment d’argent des généraux», mais une simple attirance des dépôts de gros épargnants institutionnels. Le procès a même tourné à la caricature en évoquant un prêt logement pour un steward, un prêt véhicule pour un policier, des billets d’avions et des séjours de thalassothérapie. (4)

    Le tribunal de Blida a tout de même prononcé 45 condamnations à la prison ferme et 49 acquittements sur les 94 accusés. Des gestionnaires d’entreprises publiques croupissent aujourd’hui en prison pour avoir simplement déposé des fonds dans une banque privée agréée, donc garantie par l’Etat. Le reste des contentieux de l’affaire Khalifa, impliquant des personnalités du pouvoir, sont toujours au stade d’une instruction opaque.

    Sur sa lancée destructrice, Ouyahia s’est servi de l’affaire Khalifa pour provoquer une crise systémique en contraignant toutes les banques privées algériennes et quelques banques arabes à la liquidation et leurs patrons à la prison comme Omar Dechmi (CA Bank) ou à la fuite comme Brahim Hadjas (Union Bank) ou Mohamed Kharoubi (BCIA Bank). (5)

    A chaque fois qu’Ouyahia a pris les commandes du gouvernement, les intérêts français ont été considérablement renforcés, des entreprises algériennes détruites et leurs patrons réprimés. (6)
    Après son troisième retour à la tête du gouvernement, Ouyahia a décrété de nouvelles mesures contraignantes, prouvant encore qu’il gère l’économie comme un éléphant enragé dans un magasin de porcelaine, avec un maximum de dégâts. Sa nouvelle mission est de chasser ce qui reste d’opérateurs arabes et asiatiques pour ouvrir de nouvelles parts de marchés à ses alliés français. Il a effacé les projets immobiliers des uns et d’usine de voiture des autres.

    Ouyahia vient aussi de révéler le fond de sa pensée destructrice en traitant la «stratégie industrielle» de Temmar de «fantasme de communication». Un nettoyeur n’admet aucune stratégie économique autre que celle de la destruction.

    Moumene Khalifa n’est malheureusement pas la seule victime du nettoyeur. Le groupe agro-alimentaire Blanky est en perdition depuis qu’un des frères Cherfaoui, Idir croupit en prison. Tonic Emballage et ses 4000 employés, géré par un séquestre judiciaire, est constamment menacé de fermeture et son patron, Abdelghani Djerrar en sursis après avoir passé quelques jours en prison en 2007. Le groupe céréalier SIM est déstabilisé et en stagnation depuis que son Pdg Abdelkader-Taïeb Ezzraimi est placé sous contrôle judiciaire.

    La dernière victime du harcèlement anti-patronat algérien est Abdelouahab Rahim dont la banque ArcoBank avait été dissoute par les mesures d’Ouyahia. Le lancement de son emprunt obligataire de 8 milliards de dinars a été un fiasco en raison du boycott des épargnants institutionnels instruits (?) pour ne pas y souscrire. Et aussi à cause de la vacherie de son partenaire français Carrefour qui a annoncé en pleine campagne de souscription le 19 février 2009 qu’il mettait fin à l’accord conclu le 26 mars 2006 avec le groupe Arcofina pour l’ouverture de 18 hypermarchés.

    Au lieu de se regrouper en meute soudée et solidaire pour défendre leurs intérêts, les patrons algériens persistent dans leur isolement et leur division, au point de se faire tirer comme des lapins dès qu’ils s’engraissent un peu.

    Il est temps que les patrons algériens se réveillent, se mobilisent, s’unissent et se modernisent pour lancer une nouvelle «guerre de libération nationale», afin de récupérer le pouvoir économique et protéger les créateurs d’entreprises, d’emplois et de richesses.

    Saâd Lounès
    14 mars 2009

    (1) La flambée du baril anticipe la dévaluation du dollar
    (2) Comment sont nés les services secrets algériens
    (3) Demandes de Commission d’enquête du député Noël Mamère
    http://www.assemblee-nationale.fr/12/propositions/pion0334.asp
    http://www.assemblee-nationale.fr/12/propositions/pion0646.asp
    (4) L’affaire Khalifa dévoile la corruption insurrectionnelle
    (5) Comment gérer 100 milliards de $ par an
    (6) Le retour du Bachagha Ouyahia




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  • Babafikrane
    5 septembre 2009 at 4 h 41 min - Reply

    Merci A.By

    Je suis ouvert a tous les brainstormings tant et aussi longtemps que l’esprit du dialogue s’inspire de cette maxime de Spinoza: « ne pas rire, ne pas pleurer, ne pas haïr mais comprendre »

    Saha ftourek
    Fraternellement
    Babafikrane




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  • A.By
    7 septembre 2009 at 4 h 11 min - Reply

    @ Babafikrane,

    Quel coïncidence de citer Spinoza. On en revient toujours à la source de ce qui motive depuis toujours nos interrogations d’antan et de l’heure, c’est à dire à nos juifs sépharades et peut-être qui sait…à nous mêmes.
    Après la Reconquista de la péninsule ibérique au moyen âge, il y avait une branche qui avait immigré au nord, les aïeux de Spinoza justement, et l’autre branche qui avait fait de même, mais au sud, c’est à dire au Maghreb. Comme dirait notre proverbe algérien « dour dour we twelli lemkan ».
    À méditer cher ami et compatriote virtuel…l’histoire et la clé de toutes les énigmes contemporaines.

    Saha ftourek
    Fraternellement.




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  • Babafikrane
    8 septembre 2009 at 15 h 59 min - Reply
  • babafikrane
    8 septembre 2009 at 23 h 16 min - Reply

    Salam

    Cher Ami,

    il n’y a pas si longtemps, un ami qui travaillait dans une organisation de l’ONU me disait qu’il y avait approximativement 3 millions de binationaux (franco-algériens) en Algérie. Je n’avais jamais pris cette information au sérieux, mais l’article de liberté (http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=121275) révèle des données qui rendent l’information que m’a donne mon ami beaucoup plus plausible. Nous avons donc « un État dans un État » de part et d’autre de la méditerranée. Cette réalité expliquerait bien des choses: entre autre l’influence mutuelle des systèmes politiques et l’interpénétration profonde de chaque culture dans la société de l’autre.

    D’ici que la France nomme des consuls et leur offre sa protection comme dans le bon vieux temps de la régence, il n’y a qu’un tout petit pas a franchir. Nous connaissons la suite…

    Salam




    0
  • A.By
    9 septembre 2009 at 8 h 35 min - Reply

    @ Salam Babafikrane

    En cliquant sur le lien, l’article est introuvable…peut-être que Mounir. B avait regretté son aval quant à sa publication, ou bien vous vous êtes trompé de lien.

    En passant, j’ai été au courant de ces binationaux franco-algérien depuis belle lurette. D’après Yves Bonnet, ancien directeur de la DST, ces franco-algériens vont chaque année à l’ambassade de France manger les petits-fours lors des festivités que l’ambassadeur organise pour différents évènements de la cinquième république, histoire de remplir la salle de réception aux yeux des autres entités diplomatiques pour leur faire savoir et montrer fièrement et subtilement que la France a non seulement toujours le « contrôle » et les bons contrats, mais aussi des « ressources humaines de souche » à revendre et que la « chasse est toujours bien gardée », gare à celui qui s’approche des 18 mètres .

    Seul Dieu sait combien « d’honorables correspondants » existent parmi ces trois millions de « ressources humaines » que la France considère comme un « cordon ombilical invisible» entre les deux rives.
    Et le bouquet à savoir un jour ou l’autre, ce serait combien d’hommes et de hauts fonctionnaires « révolutionnaires » algériens, même des SUBALTERNES « innocents du système » depuis 1962 qui possèdent secrètement le passeport français.

    Après la mort de Boudiaf, il parait qu’il y avait un « rush » terrible de demandes de citoyenneté française, une queue de retardataires de la dernière minute de l’année 1992 à l’intérieur de l‘enceinte diplomatique, cachée des mauvais regards, pas comme nos demandeurs de visas qui passaient plusieurs nuits dehors avec la matraque sur le dos. Mitterrand n’en croyait plus ses oreilles à l’époque.
    D’ailleurs une enquête secrète fut diligentée par la DGSE, mais sans résultat probant, ça avait l’air que cette affaire dépassait de loin ses « prérogatives ».

    On n’en saurait plus si on changeait le fameux jargon de « qui tue qui » par simplement…« qui sont-ils » ?

    Si un jour, et je l’espère, l’Algérie recouvrerait son autodétermination réelle, ces 3 millions deviendraient nos fameux « pieds-gris »…

    L’imbroglio franco-algérien est un « Dallas » à épisodes sans fin, wou mazal el-khir elgoudam.

    Saha Ftourek cher ami.

    P.S: En passant j’ai bien apprécié le divertissement qui m’a beaucoup touché de Nedjim Bouizzoul du groupe Labess, merci de titiller la fibre patriotique.




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  • Babafikrane
    9 septembre 2009 at 10 h 03 min - Reply
  • A.By
    10 septembre 2009 at 9 h 08 min - Reply

    @ Asslama ya Babafikrane
    Merci pour le lien. Il ne disparaitra plus, il est en exergue, h’na imout kaci 😉
    Wellah ce qui me chiffone, c’est que nous tous ici nous nous lamentons du sort de notre pays et de son devenir incertain pendant que des « spécialistes de l’info » décortiquent nos commentaires déjà qu’ils ont assez de pain sur la planche avec tous les titres de presse, non seulement nous leur donnons de la matière à gruger, nous pouvons rien à cela allah ghaleb, mais ce qui me rend content en même temps, c’est que nous les forçons à rester assis plus longtemps en face de leur écrans en leur causant, mieux que rien, de sérieux hémorroides, c’est déja pas mal hein ? et ce n’est qu’un début avant l’infarctus final inchallah. Qu’en penses tu googleman, on ajoute de la H’rissa ?
    Tu m’as fais beaucoup rire par le nouvel idiome made in Algeria : « googleha tessfa » 🙂
    Saha Ftourek.




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  • Babafikrane
    11 septembre 2009 at 0 h 26 min - Reply

    Allah Issalmak khouya
    Ou saha ftourek

    Je pense qu’en matière de censure, les temps sont révolus, internet a mit le dernier clou dans le cercueil. Je présume que lire un journal comme LQA peut renseigner sur l’état d’esprit d’un segment de la population, mais il n’y a pas d’information a exploiter au delà. Les gens donnent leurs sincères opinions sur des sujets d’actualités et ils savent qu’ils ne peuvent pas empêcher ce phénomène car ils renverraient le pays au 13eme siècle et ça ne les arrange pas non plus, ils apprécient la force d’Internet et des réseaux GSM et de la technologie. Seulement voila, ils doivent aussi s’ouvrir sur le monde et la il s’exposent a des vulnérabilités supplémentaires… Je présume qu’il savent qu’a l’horizon il y a une vague qui se lève, et ils se préparent a mettre leur tenu de plongée. Ce qu’ils ne savent pas c’est que c’est un tsunami. Ça me rappelle une blague Belge: A quoi reconnait-on un Belge dans un sous-marin ? C’est le seul qui porte un parachute… Rana fiha.

    Chouf, tous ce qui n’est pas pimente « ma a’ndou hata bena » haress!

    Fi laman,




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  • belkhirat
    11 septembre 2009 at 11 h 27 min - Reply

    salut a tout le monde.je voudrai pose une question au responsables de ce site.Est ce que vous avez des informations sur la délapidation de l’argent pubilc par quelques hauts résponsables militaires et civils du regimes de milliards de dollars et d euros dans des bourses internationales lors de la crise finianciere ou le krash boursier?




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  • A.By
    14 septembre 2009 at 6 h 18 min - Reply

    Salam Babafikrane,

    J’entends depuis quelque temps quelques internautes parler d’une république algérienne fédérale, qu’en pensez vous personnellement ? Il y a de quoi faire un débat la-dessus…

    saha ftourek et bon kelb elouz.




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  • A.By
    14 septembre 2009 at 6 h 20 min - Reply

    Je m’excuse, la question s’adresse à D.B et à tout le monde aussi. Bon appetit.




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  • Babafikrane
    14 septembre 2009 at 8 h 41 min - Reply

    Salam A.By

    Le pouvoir est local et le contrôle ne peut se faire qu’aux « franges » du système.. Dans une hiérarchie, un problème local doit trouver une solution nationale ce qui est une ineptie. Mais comme dans tout système ce n’est pas l’architecture qui est critique, c’est son déploiement et sa stabilisation car « le diable vit dans le détail. » Les deux aspects relèvent du même niveau de complexité. Ma réponse: oui, ça vaut un débat.

    Saha ftourek
    Salam




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  • Congrès du Changement Démocratique