Édition du
24 July 2017

L’Algérie ne se porte pas bien, il faut s’occuper d’elle

Ali Yahia
Ali Yahia Abdennour
El Watan, 12 août 2009

Elle est malade, il faut la soigner, ne pas se tromper de diagnostic ni de remède. Son problème, ce sont ses dirigeants qui veulent rester à vie ou trop longtemps au pouvoir auquel ils ont accédé par un coup d’Etat ? par les armes ou par les urnes.

La présidence de la République, polluée par l’argent qui joue un rôle important en politique, est fermée, verrouillée, il faut ouvrir ses portes et ses fenêtres, chasser le renfermé, créer un puissant appel d’air frais qui viendra non seulement de la mer et des plaines, mais des plateaux et des montagnes du pays. Il faut insuffler un peu d’air frais à un pouvoir qui étouffe, parce qu’il maintient le statique mortifère qui est la même pièce de théâtre politique jouée par les mêmes acteurs. Le président doit faire preuve de sens politique, témoigner d’une grande capacité d’ouverture vers le peuple, s’ouvrir sur les partis politiques de l’opposition, les représentants des syndicats et de la société civile autonome et les jeunes générations. Le pouvoir qui est divisé en clans, puis en castes, enfin en dynasties qui ne sont pas l’apanage des monarchies, s’est replié sur lui-même, a peur de l’ouverture, parce qu’il croit que ce serait sa fin, son arrêt de mort. Il n’y a pas que les monarchies qui créent des dynasties. Il faut d’abord changer de gouvernement, aucun ministre n’a démissionné et aucun n’est démissionné. La longétivité des ministres n’est pas un facteur de stabilité, mais fabrique de la fragilité économique et de l’exaspération sociale. Ahmed Ouyahia, un simple artisan du pouvoir, voire un technocrate, dont certains vantent la compétence et le pragmatisme méticuleux, soucieux de précision, pense toujours à son avenir, mais n’en parle pas. Le président couve le premier ministre et ses conseillers sont ses prolongements.

Il faut jeter un regard lucide sur la nature du pouvoir

Le pouvoir vieillit et le pouvoir absolu vieillit absolument. L’Algérie est une ruche où les abeilles se laissent commander par les guêpes. Le retour du monopole politique, de la pensée unique qui étouffe les voix de l’opposition, renforce l’idéologie ou le discours politique, social et moral dominant, conduit à la régression des libertés. Le président a construit un pouvoir vertical pour ne pas subir des influences diverses ni s’entourer d’avis divergents, avant de décider. C’est l’identification du peuple avec celui qui le gouverne, le cheminement au renoncement des Algériens à exercer pleinement leurs devoirs de citoyens responsables. La verticale du pouvoir qui personnalise et concentre un pouvoir illimité entre les mains du président, dans un pays où il n’y a pas de contre-pouvoir, est dangereuse. Tout émane du président, tout dépend de lui. Il n’y a pas de séparation mais confusion des pouvoirs, le pouvoir législatif joue un rôle mineur et le pouvoir judiciaire est aux ordres du pouvoir exécutif. La magistrature est dans son ensemble non pas debout ou assise comme le veut la loi, mais à genoux et à plat ventre comme le veut le pouvoir exécutif. Quand l’opposition est faible, le pouvoir qui ne peut se mouvoir sans écraser quelqu’un, se divise et, quand elle est forte, il se ressoude pour se défendre. Il faut clarifier le jeu politique : d’un côté le pouvoir sans tensions ni rivalités ou divergences stratégiques, qui ne peut durer sans cohésion au sommet, de l’autre l’opposition dans toutes ses composantes, sans déchirements fratricides, sans polémiques ou recherches de leaderships qui minent son union. Le président exerce une emprise totale sur la chaîne unique de télévision. En Afrique et dans le monde arabe, le pouvoir se transmet de père en fils comme dans les monarchies. En Algérie c’est la transmission dynastique du pouvoir par la fratrie qui semble être, pour le moment, une rumeur qui a pris le pas sur l’information. Y’a-t-il des remous à ce sujet parmi d’autres gouvernants au sommet de l’Etat ?

Le silence est de rigueur. Le peuple Algérien veut être maître de son destin. La minorité riche dit comme Letizia Bonaparte, il y’a plus de deux siècles : pourvu que ça dure, sachant pertinemment que cela ne peut pas durer. La majorité pauvre peut faire sienne la citation d’Aimé Césaire : Mon nom : offensé, mon prénom : humilié, mon état : révolté. L’Algérien a le choix des mots qui expriment sa situation présente : rejeté, méprisé, angoissé, marginalisé, floué, aliéné, etc, etc. L’humour aussi est un acte de résistance, la forme la plus aiguë du désespoir. Le président américain Obama n’a pas adressé de félicitations au président Bouteflika pour sa 2è réélection à la magistrature suprême, entachée de fraude bien intégrée dans les mœurs politiques du pays et présente au rendez-vous de toutes les élections. Le scrutin du 8 avril 2009 a été marqué par un niveau record d’abstention. Le président Obama a déclaré à Accra capitale du Ghana : « L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais de fortes institutions ». Il n’approuve pas les pouvoirs qui font les coups d’Etat ou modifient la constitution pour rester au pouvoir. Il ne veut pas cautionner les responsables des Etats qui maintiennent les statiques et ne s’engagent pas dans la démocratie, le respect des droits de l’Homme et la lutte contre la corruption. La corruption, inséparable de l’exercice du pouvoir, qui est à tous les niveaux et dans tous les domaines, est le cancer du peuple. L’état d’urgence permanent est un danger pour la démocratie, les droits de l’Homme, l’exercice des libertés individuelles et collectives.

La charte pour la réconciliation nationale a échoué

Chaque année à l’approche du Ramadan et des anniversaires de dates symboliques, à savoir l’anniversaire de sa création et de son allégeance à El Qaïda Maghreb, le GSPC déclenche de grandes offensives dans de nombreuses wilayas, avec des moyens importants. Le 17 juin 2009 un convoi de gendarmerie nationale tombe dans une embuscade qu’il a tendue sur la RN5 dans la wilaya de Bordj Bou Arréridj, 18 gendarmes et 2 civils décèdent dans cette attaque. L’embuscade perpétrée le 29 Juillet 2009 à Damous dans la wilaya de Tipaza a fait 23 victimes, tous des militaires. Le choix des cibles est concentré sur l’armée et les forces de sécurité. Le GSPC est présent et actif sur le terrain, a des relais au sein de la population donc la capacité de se renouveler. La force donnée pour décapitée à plusieurs reprises par le ministre de l’Intérieur, se renouvelle par l’engagement de nouvelles recrues. La stratégie sécuritaire du pouvoir, inadaptée, doit être revue, corrigée. La charte nationale qui devait être un grand projet politique a été réduite à sa dimension sécuritaire. L’amnistie sans vérité et justice n’est qu’impunité. L’effet psychologique recherché par le président, à savoir une reddition massive de tous les groupes armés qui formeraient des files indiennes devant les commissions de probation, afin que les combats cessent faute de combattants, n’a pas eu lieu. C’est l’échec de la charte pour la réconciliation nationale.

La demande sociale a un coût, mais la paix sociale n’a pas de prix

Une partie importante du peuple se trouve en dehors des institutions, car elle n’a d’autre alternative que la rue pour s’exprimer. Le gouvernement mène une politique de plus en plus antisociale. L’aisance financière ne s’est pas reflétée sur la vie de tous les Algériens mais seulement sur la minorité au pouvoir. Il y a les nouveaux riches, toujours plus riches et les pauvres, plus pauvres. C’est une période bénie pour ceux qui s’enrichissent en toute impunité. La pauvreté fait tache d’huile, s’étend à tout le pays, affecte la majorité de la population. Les conflits isolés vont se reproduire avec plus de force et de manière coordonnée. Le président entend-il la colère des pauvres qu’il doit regarder dans les yeux pour mesurer leur détresse mais aussi les menaces de mécontentement, d’affrontement et de revendication ? Les inégalités ne sont pas réduites mais exacerbées et exigent la redistribution des richesses nationales. L’Algérie est l’exemple d’une profonde injustice sociale. Le pouvoir n’est pas à l’écoute de la société dont le pouvoir d’achat ne fait que baisser d’année en année. Il ne veut pas entendre cette Algérie des fins de mois difficiles, des pauvres, des chômeurs, des retraités. Il y’a une rupture, une cassure entre d’une part une minorité jouissant d’un niveau de vie égal ou supérieur à celui des pays les plus riches de la planète, et de l’autre la majorité de la population dont le problème fondamental est de satisfaire ses besoins les plus élémentaires. Une nouvelle période d’instabilité s’ouvrira. L’idéologie ultra-libérale se double d’une pratique dirigiste et sécuritaire. Les Algériens demandent du concret, veulent la réduction de l’inflation et la réhabilitation du dinar. Le rejet du libéralisme sauvage, sans règles ni garde-fous, qui ouvre la voie à la corruption et au marché informel qui fait la loi. Les Algériens doutent de l’objectivité des statistiques du gouvernement. Elles sont fausses et plus personne n’y croit. Comment vivre heureux dans une villa avec jardin et piscine ou un logement à 7 pièces quand les voisins vivent à 7 dans une pièce ? Un manifeste pour la souveraineté du peuple et une Algérie de citoyens et non de sujets. Ecoutons ce qui se dit, ce qui se pense, ce qui se réfléchit pour entrer dans le 21e siècle. L’Algérie a perdu ses repères, se hâte avec lenteur, considère qu’il est urgent d’attendre. Il faut la mettre en état de marche, rassembler les Algériens de tous bords dans une société civile mobilisée et mobilisatrice pour qu’ils apportent le concours de leurs expériences et de leurs compétences à mettre au service de l’alternance démocratique. Trois principes fondamentaux, trois vertus démocratiques doivent guider le manifeste : ouverture aux jeunes générations dans la diversité, défense de la démocratie et des droits de l’Homme, préserver les valeurs humaines de dignité, de justice, de liberté et de solidarité. Cet impératif de dignité, doit être toujours présent, il ne faut jamais l’oublier. Tout débat apaisé, toute réflexion cohérente qui s’appuie sur une volonté politique et une intelligence stratégique pour éclairer la voie du manifeste contribuera à éliminer la régression politique et sociale.

Ali Yahia Abdennour


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48 Commentaires sur cet article

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  • Kara Fawzi
    12 août 2009 at 14 h 11 min - Reply

    Il faut cependant admettre que le peuple a sa part de responsabilité dans cette grave situation dans laquelle il vit. Hormis la Kabylie qui se révolte seule de temps à autre, les autres régions d’Algérie sont passives ou pire soutiennent le raïs dans tous ses projets. Ne couvrons pas le soleil avec un tamis; c’est bien de ces régions-là que sortent à chaque rendez-vous électoral des scores invraisemblables qui propulsent le régime en avant et le fortifient. Le jour où le reste de l’Algérie se rallie non pas au pouvoir mais aux forces démocratiques de Kabylie, ce jour-là on pourra espérer pouvoir changer les choses en Algérie.




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  • merouane
    12 août 2009 at 16 h 44 min - Reply

    Réponse à Fawzi

    Oui c’est vrai qu’en Kabylie les gens sont sortis dans les rues, mais votre commentaire donne une explication très simpliste des choses:
    D’abords, les kabyles ont manifestés « essentiellement » pour des revendications « régionales » et non pas nationales. En second lieu, il faut revenir en arrière et se rappeler comment le pouvoir a réprimé les jeunes du 05 octobre en tirant sur eux avec des balles réelles, sans parler des tortures et des arrestations massives la suite vous la connaissez.
    De plus la région du centre, notamment Alger, Blida, Médéa… ont été les plus grandes victimes de la « sale guerre » j’en passe de citer les exemples il y en a pléthores. La population de cette région et autre, continuent de subir aujourd’hui les conséquences d’un régime militariste qui plante un « agent de sureté » à chaque mètre carré.
    Les algériens sont traumatisés Monsieur, le chemin de la guérison est loin, il ne vient que par une réelle réconciliation et l’éclatement de la Vérité.




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  • still
    12 août 2009 at 23 h 45 min - Reply

    Cher(e)s compatriotes,
    Si vous étés experts en “ Chimie Politique”, essayez de trouver la formule adéquate qui puisse dissoudre les liens puissants qui rattachent le DRS/pouvoir réel a l’ex-puissance coloniale car c’est a partir de la que saigne l’Algérie. Et de grâce ! Cessez de faire de la Kabylie la victime par excellence du régime prédateur car toute l’Algérie en est victime y compris ses forets, ses animaux et même ses insectes , et cessez de faire de la Kabylie la seule région qui secoue le joug de l’injustice bien que les gens ici soient plus politises conséquemment, notamment aux revendications classiques en matière de Culture Amazigh .Ces allégations ne sont que des graines de discordance enrobées de fierté puerile.Si elles ne sont pas instiguées par le régime lui-même dont le boss et beaucoup de ses proches collaborateurs sont Kabyles , il ne fait rien pour les tempérer car elles versent dans son intérêt.
    Ne l’oublions pas :Ce qu’un seul fou peut détruire, un seul sage ne peut reconstruire.




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  • Kara Fawzi
    13 août 2009 at 0 h 04 min - Reply

    C’est là où réside l’ignorance des habitants des régions en question et tu viens de le prouver. Lorsqu’en 1963 déjà le FFS s’est révolté contre le régime militaire de Benbella et de Boumediene, c’est juste pour la Kabylie qu’il l’a fait? Et depuis 1988 lorsqu’à chaque fois ce même FFS sort ses militants dans la rue pour dénoncer les dérives du régime militaire totalitaire, c’est uniquement pour la Kabylie qu’il se mobilise?

    Pourtant le FFS se dit un parti politique national et non kabyle. Non, monsieur, ce sont des gens comme toi qui obligent les Kabyles à déserter le combat national et se consacrer uniquement au combat pour la Kabylie. Car après plus de 40 ans, les Kabyles qui ont payé un lourd tribu pour libérer l’Algérie sont considérés par la majorité des algériens comme des anti-nationalistes, des harka, des ihoud et la liste des appellations péjoratives est encore longue. Oui, ce sont vos pensées négatives qui ont obligé des Kabyles à créer un MAK et d’autres mouvements viendront encore tant que vous pensez ainsi.




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  • Kara Fawzi
    13 août 2009 at 11 h 14 min - Reply

    @still: tu as dit « le régime lui-même dont le boss et beaucoup de ses proches collaborateurs sont Kabyles »

    Le DRS ne regroupe pas que des Kabyles; toutes les régions d’Algérie y sont représentées. Vas dans le fond de tes recherches et tu le découvriras. A moins que tu veuilles simplement coller tous les maux dont souffrent les Algériens aux Kabyles, ce qui confirme encore ce que j’ai dit plus haut.

    Ceci dit, les chefs militaires et civils kabyles comme Touati, Tewfik, Ouyahia, Sidi-Saïd, etc, ne sont pas différents des chefs militaires et civils des autres régions comme Lamari 1 & 2, Zarhouni, Bouteflika, Belkhadem, etc. Tous font partie d’un régime assassin et corrompu que les Kabyles ont toujours combattus politiquement, pendant que les populations des autres régions s’enfoncent dans leur léthargie. Si depuis 1991 ces autres régions ont souffert, c’est en raison de leur soutien passé et actuel aux forces du mal qui veulent rester éternellement au pouvoir ( DRS/DAF) ou qui veulent s’accaparer de tout le pouvoir par la violence (FIS). Malheureusement, puisque la Kabylie rebelle se trouve encerclée par ces régions soumises et politiquement incultes, elle souffre encore aujourd’hui plus que toute autre région d’Algérie; ça vous ne pouvez le nier. Ce sont bien des terroristes venus d’ailleurs avec l’aide du régime qui sèment mort et désolation dans notre région. Et malgré cette forte concentration des forces du mal en Kabylie, celle-ci continue à se révolter et à lutter pacifiquement; la marche du FFS à la veille de la dernière mascarade électorale de Bouhefliqa et les événements récents de Tadmaït en sont deux simple exemples.




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  • thirga
    13 août 2009 at 12 h 39 min - Reply

    La stabilité apparente du système que certains s’échinent à imposer est un leurre dont les premières victimes sont ses propres concepteurs. Les pétrodollars peuvent etre les moyens indispensables à des politiques saines mais…
    De là à attendre d’un Homme-Président qui s’est imposé à tous sur les cadavres des Algeriens de faire preuve de sens politique c’est insulter l’avenir. Depuis le 12 novembre 2008, il est indécent de parler de gouvernance, de pouvoirs législatif, judiciaire… encore moins de démocratie. Il n’y a qu’un Homme armé et prisonnier de son passé, de ses rèves brisés pour prétendre refaire l’Histoire de l’Algerie. Meme le malade du Zaimisme Messali n’a pas osé atteindre ce degré d’absurdité malgré des époques sans comparaison aucune. Les émeutes sociales se ressemblent et se suivent malgré les signes d’oppulence criards de la secte au pouvoir et des affairistes. Le fossé ne fait que se creuser entre la grande masse populaire et la caste corrompue et corruptrice. La singularité de la société algerienne de kabylie et ses démelés avec le Pouvoir central, et aussi étranger, puise ses sources dans la préservation d’us et coutumes ancestrales et non d’une région fermée. Elle fut partie intégrante dans la vie de la Nation algerienne passée et contemporaine. Si ce particularisme se restreint depuis l’indépendance, il ne fait que prouver l’Etrangéité de ce pouvoir qui s’acharne à détruire, en les marchandant, les symboles de la Nation Algrienne. Que peut-on attendre d’une secte au Pouvoir, née hors frontière, à double voire triple nationalité et qui s’acharne à singulariser, à particulariser une région située au coeur géométrique de la Nation pour etre et avoir été à l’avant garde de toutes les batailles de restauration de la dignité de ce pays. Je ne suis pas d’accord sur beaucoup de vos positions Me Abdenour Ali Yahia mais vous faites honneur à cette belle et rebelle région de la Nation Algerienne. Tanemirt.




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  • merouane
    13 août 2009 at 15 h 10 min - Reply

    Une autre réponse à Fawzi

    Je ne sais pas qu’est ce qu’il vous arrive, vous vous sentez agresser? Pourquoi cette position victimaire des Kabyles, qui seraient selon toi  » stigmatisés » par toute l’Algérie ??
    Le combat politique doit être mené pour défendre des valeurs, et le débat doit être un débat d’idées. Si chacun de nous commence à s’identifier, ou à identifier « l’ennemi » selon ses origines, ou son lieu de résidence ou j’en sais quoi encore, on n’est pas sortis de l’auberge!
    Vous parlez de la Kabylie comme si c’était une « entité » politiquement homogène. Il n’ ya t’il pas une rivalité voire un « conflit » entre FFs et RCd depuis belle lurette. Donc, si on tient compte de votre « théorème » on aperçoit que la Kabylie et un micro exemple de ce qui se passe sur la scène politique algérienne et qu’elle n’était pas capable de rassembler les algériens vu qu’elle n’est même pas unie.
    Vous avez raison de souligner l’engagement de Mr. Ait Ahmed, que je ne soupçonne pas d’être de connivence avec le pouvoir en place, mais je ne sais pas si les algériens lui avaient fait confiance  » dans les urnes ou pas » vu que toutes les élections ont été truquées.
    Si on veut être conséquent dans notre combat pour une réelle démocratisation de l’Algérie, il faut qu’on cesse avec cette mentalité de « supériorité » pour les uns et de « méfiance » pour les autres. Cette mentalité plonge ses racines dans le système colonial qui sévit toujours en Algérie même après le départ des colons. L’indépendance n’était que le début du processus de décolonisation des esprits, ce processus est toujours en route.




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  • moura
    13 août 2009 at 18 h 23 min - Reply

    Vous meritez tous les respect,sans restrictions monsieur Ali Yahya Abdenour.A mon avis ,le president est un epouventail,il n’a peut etre aucune once de pouvoir(le merite du clavier c’est l’anonymat;j’ai eu à negocier,avec d’autres representants;en 2001 la plateforme d’el ksar;en bute sur le depart du corps de gendarmerie et l’officialisation -constitutionalisation de tamazight avec Benflis qui nous suggére de rencontrer Bouteflika,proposition qu’on a rejetée,argumentant que Bouteflika n’a aucun pouvoir.Qu mr Benflis en a plus de pouvoir;eh ben oui,lui au moins il represente l’appareil du fln ,iletait secretaire general,ilya au moins une partie des militants qui le soitiennent. et boutef,qu’est qu’il a:rien du tout,ni appareil,ni peuple,ni armée,peut etre sa mere et son frere.
    ON a été donc amener ,malgres nous à negocier avec le drs(le plus grand patron,avec qui on a buté sur les deux points cités,il nous demande de patienter une heure pour consulter boutef;on lui a dit ,mais monsieur Mediene vous savez bien que boutef ne decide pas,il nous repond,que je doit respecter les formes;je le cite »je vais convoquer le premier ministre et le president;on doit regler ça aujourdhui »une heure apres,son president n’est pas d’accord et on plus revu ce mediene qui dit que nous sommes tous des imazighene que moi meme je suis kabyle.
    Dans votre commentaire vous suggérez ouverture,intéret du pays ,l’opposition,lucidité du pouvoir,echec de la reconsiliation nationale;la paix sociale,debat democratie;mais is sont foutent royalement:ce qui les interessent;ils resteront.tant qu’ils sont protéges par la france et les usa;le pouvoir restera tel quel à moins qu’il soit obligé.Le pouvoir des appareis institutions dirigé par les dafistes,destru cteur-negateur_predateur_pervers ne changera pas,sauf si le peuple prends conscience et agit;c’est a ce niveau,monsieur ali yahya que je vous demande d’agir,vous etes respecté et public.CE systéme est à detruire ,ily va de notre civilisation,je mesure le mot.




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  • Kara Fawzi
    13 août 2009 at 18 h 26 min - Reply

    @merouane: Le RCD que tu sites comme exemple pour prouver la désunion des Kabyles est la création du DRS pour justement briser la seule vraie force d’opposition qui est le FFS. Hélas, des Kabyles de service existent pour rendre le combat des vrais Kabyle encore plus complexe. Je t’invite à lire ce document sur ce parti à la solde du régime que nous avons toujours dénoncé: ( http://www.scribd.com/doc/13210872/RCD-Seraitil-un-parti-au-service-du-pouvoir-algerien ).

    Ceci dit, c’est la méfiance qu’éprouve le reste de l’Algérie envers la Kabylie qui a engendré ces dernières années une cassure définitive entre notre région et les autres régions d’Algérie. La Kabylie a combattu le régime – pour le bien de toute l’Algérie – pendant plus de 40 ans et, comble d’ingratitude, elle n’a jamais suscité des Algériens que méfiance, insultes et mépris. Oui, monsieur merouane, en tant que Kabyle digne, je me sent agressé, trahi.

    Normalement, une région à l’avant garde de tous les combats démocratiques, comme la Kabylie, doit être soutenue, suivie. Mais hélas, ce n’est pas le cas. Et je t’apporte des preuves historiques sur cela:

    En 1963, le FFS s’est révolté contre le régime militaire et totalitaire de Benbella. Au lieu de soutenir cette révolte venue de la Kabylie pour re-libérer l’Algérie et assoir une démocratie, les Algériens ont préféré soutenir le régime pour mater la révolte en massacrant plus de 400 Kabyles dont de valeureux soldats de l’ALN.

    En 2001, plus de 3 millions de manifestants arrivent à Alger de la Kabylie afin de demander des réparations du régime assassin qui a tiré à balles explosives sur la foule. Au lieu de soutenir les manifestants kabyles, les Algérois ( arabophones + islamistes) se sont ralliés aux forces du mal du régime pour poignarder, brûler à l’acide et frapper avec des battes nos jeunes et provoquer ainsi du désordre qui a dévié la manifestation de ses objectifs nobles.

    Et je peux te citer encore d’autres exemples si je voulais pour te convaincre que si ce n’était la trahison à chaque fois du reste de l’Algérie, la Kabylie aurait débarrassé notre pays de cette mafia. Vous nous avez fait raté beaucoup d’occasions et perdu beaucoup de temps; il est donc normal que les Kabyles désertent désormais le combat national et se concentrent sur le combat pour la Kabylie. Nous réussirons seuls ou nous mourrons tous mais non pas comme des lâches, mais comme des hommes libres. Vive la Kabylie rebelle et orgueilleuse !




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  • thirga
    13 août 2009 at 21 h 33 min - Reply

    @Kara Fawzi/ Erreur d’approche sur les évenements après l’indépendance. L’été 62 a vu les résistants de l’Interieur, ceux qui ont survécu aux hordes coloniales, à la puissance de feu de l’OTAN et à la complicité des troupes stationnées sur les frontières ouest et est, s’opposer au putsch des étrangers et autres DAF. Ils furent massacrés par ces opportunistes marocains et tunisiens pour prendre le Pouvoir sur injonction de Nasser pour travestir l’Algerie. Ces résistants des wilayates historiques II, III, IV et VI ont dit non à la Dictature du mercenaire marocain BB. Ils devaient défiler avec 9000 anciens moudjahid le 5 juillet 1963. Le projet a été avorté par le copain au mercenaire marocain qui claqua les porte de l’Assemblée pour se réfugier « dans ses Montagnes ». Et c’est ainsi que le FFS, selon certains de ses fondateurs-le défunt lieutenant et académicien Mohand Arav, vint au secours voire une création de Benbella.




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  • MTM
    13 août 2009 at 21 h 58 min - Reply

    Chassez le naturel, il revient au galop.

    « si ce n’était la trahison à chaque fois du reste de l’Algérie » (Kara Fawzi).

    Jamais un Kabyle qui se respecte ne proféra de telles insultes s’il ne se déclare clairement raciste et arabophone.

    Avec cette nouvelle provocation, ils sont où ceux qui prétendent que les Kabyles sont victimes d’une campagne de dénigrement sur le site? Qui a intérêt à ce que le discours réducteur sur le courage et le Martyr éternel des Kabyles versus la lâcheté et la domination des Arabes se perpétue et répande parmi la population.

    Il n’y a pas de doute, il existe en Algérie des agents drones dépourvus de tout sentiment humain, programmés à une seule fonction pendant toute leur chienne de vie : maintenir une fracture régionaliste ou religieuse dans les rangs adverses comme d’autres, agissant sur ordre du même maître, ont la fonction de maintenir un niveau de terrorisme « résiduel » justifiant la force et la raison de vivre des lobbies criminels au sein de l’Etat. Que ce soit dans l’opposition ou au sein même de l’Etat, ils soufflent sur les cendres dans l’espoir d’allumer des braises non éteintes, de réveiller et d’attiser la haine et exacerber les tensions.

    Ne faut-il pas modérer ces gens-là pour garder un certain niveau de sérénité, ou faut-il obliger les Internautes à réagir à chaque fois sur le même sujet les conduisant vers des diatribes longs et stériles?

    Je pense que le site a assez débattu la question de la place de la Kabylie dans mouvement politique et social algérien et leurs relations avec leur concitoyens, frères et voisins « du reste de l’Algérie ». Il faut que les Algériens dépassent le stade primaire des rivalités régionales et les analyses communautaristes des évènements locaux plus ou moins douloureux transformés en fond de commerce. La mémoire des morts doit servir à consolider les liens entre les composantes d’un seul peuple. Elle est trop sacrée pour qu’elle soit abandonnée aux pyromanes qui ressuscitent les comportements primitifs.

    Réponse : Je crois encore une fois que certains compatriotes continuent à se tromper de cible. Je ne parle pas de cette ultraminorité des deux bords qui souffle sur les cendres pour reprendre MTM pour rallumer le brasier. De véritables chargés de mission qui entretiennent la division, fidèles à la devise de leurs maîtres coloniaux : « diviser pour régner ». Je parle de certains de nos compatriotes emportés par leurs passions. Je crois encore une fois que ces fausses divisions ethniques et régionalistes sont largement dépassées. C’est un fond de commerce bassement politicien qui ne rapporte plus rien. IL y a un PEUPLE ALGERIEN, riche par sa diversité culturelle, linguistique et civilisationnelle, qui se reconnait dans son ALGERIANITE. Et ce sont tous les ALGERIENS qui souffrent de ce régime illégitime et ce sont toutes les régions d’Algérie qui subissent la hogra de ce système, enfant illègitime du système colonial. Nous devons mettre un terme à ces accusations gratuites de part et d’autre qui arrangent grandement ceux qui ont détruit notre pays. L’Algérie a été libérée hier par tous les Algériens du joug colonial. Et ce sont tous les Algériens qui la libéreront de ce régime criminel. Par respect à nos martyrs qui se sont sacrifiés pour cette Algérie libre et indivisible, j’en appelle à tous nos compatriotes qui fréquentent notre site à tous, à mettre un terme à ces diatribes stériles. Et je partage entièrement la sage conclusion de MTM : « La mémoire des morts doit servir à consolider les liens entre les composantes d’un seul peuple. Elle est trop sacrée pour qu’elle soit abandonnée aux pyromanes qui ressuscitent les comportements primitifs ».
    Fraternellement.
    Salah-Eddine SIDHOUM




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  • Kara Fawzi
    13 août 2009 at 23 h 12 min - Reply

    Messieurs, je ne suis pas un pyromane ni un missionnaire du régime. Je ne fais que rappeler les Algériens certains événements où la désunion et la désolidarisation au sein du peuple algérien sont observées. Mon objectif est de provoquer un débat certes provocateur, mais pédagogique dans le sens qu’il nous permettra de revoir nos erreurs afin de les corriger. On ne peut pas espérer un changement en Algérie avec une telle mentalité et un tel comportement qui font que certains luttent et d’autres se soumettent; que certains se meurent pour l’Algérie et que d’autres attendent des acquis sans bouger le petit doigt. Est-ce donc un péché que dire la réalité, toute la réalité, monsieur Sidhoum?

    Réponse : Les Algériens de toutes les régions d’Algérie luttent pour le changement, chacun à sa manière et nul n’a le monopole de cette lutte politique ni aucune région, mon cher frère. Depuis 62, des Algériens de l’est à l’ouest et du nord au sud ont connu la répression et la Hogra. La Kabylie s’est soulevée en 63 et 80, le Constantinois en 86, une grande partie de l’Algérie a fait les frais de la manipulation diabolique d’octobre 88 et toute l’Algérie s’est embrasée à partir de 92. Berbérophones et arabophones, sociaux-démocrates, islamistes et communistes, arabisants et francisants, tous ont connu la répression et l’injustice de ce régime. Et tous, à l’époque, nous nous sommes trompés de cible, au grand bonheur de ce dernier. Nous avons choisi de nous entredéchirer au lieu de lutter contre l’imposture totalitaire. Mettons un terme à ces faux débats et réfléchissons tous ensemble comment rassembler tous les Algériens autour de principes et valeurs communes, pour changer ce système et instaurer l’Etat de Droit où tous les Algériens, sans exclusion aucune, auront leur place au soleil.
    Fraternelles et respectueuses salutations.
    Salah-Eddine SIDHOUM




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  • merouane
    14 août 2009 at 7 h 48 min - Reply

    Ah non non Mr. Fawzi, un débat ne peut être pédagogique, ni constructif s’il est destiné à monter les uns contre les autres. Si vous voulez un changement pour l’Algérie comme vous le dites! Commencez à vous positionner dans le NOUS (Algériens) et non pas le NOUS (Kabyles)
    L’autre n’est pas l’algérois, ni l’arabophone (pour reprendre vos propos) l’AUTRE « l’ennemi politique » c’est LE POUVOIR oppresseur, spoliateur et illégitime.
    Tout algérien a le droit de s’exprimer et de lutter qu’il soit : laïc, islamiste, athée, arabophone, francophone, amazigh, homosexuel, hétérosexuel, targui, mozabite, socialiste, capitaliste…etc
    Parce que nous avons tous un intérêt et un projet en commun celui d’une Algérie démocratique pour tous.




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  • samir
    14 août 2009 at 10 h 13 min - Reply

    en tant que jeune algerien de BEJAIA, en lisant tout ce qui a été ecris, je peux esperer que notre pays se liberera un jour de ce joug du pouvoir totalitaire et mafieux, car je suis certain, que tous les algeriens maintenant sont convaincu de la nature perverse de ce régime!!
    SOYONS TOUS SOLIDAIRES POUR POUVOIR VAINCRE CETTE OGRESSE
    MERCI A MAITRE ALI YAHIA ABDENOUR ET TOUS LES COMMENTATEURS!




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  • Kestadi ?
    14 août 2009 at 15 h 07 min - Reply

    @ merouane
    août 14, 2009 7:48

     » Tout algérien a le droit de s’exprimer et de lutter qu’il soit : laïc, islamiste, athée, arabophone, francophone, amazigh, homosexuel, hétérosexuel, targui, mozabite, socialiste, capitaliste…etc »

    Holà !, frère Mérouane ! Tu ratisses large et ta  » tolérance » finit par n’être qu’un « ramasse-tout  » ! Hétérosexuel, cela va de soi mais,  » homosexuel  » , cela fait déplacé et incongru. En quoi, des déviances sexuelles, que notre société qui reste imprégné par les Lois de Dieu ou, tout simplement par les lois naturelles, sont à prendre en compte dans ce combat politique ?!
    A force d’écrire dans une langue étrangère, certains finissent par penser en Etranger . Traduis donc , ton indignation , dans la langue arabe et tu saisiras mieux la distance qui te sépare du peuple algérien en ce qui concerne la « spécificité » dite « gay  » .
    Amicalement.




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  • Kestadi ?
    14 août 2009 at 15 h 19 min - Reply

    Je précise et rectifie un petit passage , pour la bonne cmpréhension de ma remarque :

    « que notre société, qui reste imprégné par les Lois de Dieu ou, tout simplement par les lois naturellessont à prendre en compte dans ce combat politique ?!

    Je voulais dire :
     » que notre société, qui reste imprégnée par les Lois de Dieu ou, tout simplement par les lois naturelles, rejettent catégoriquement , sont à prendre en compte dans ce combat politique ?!  »

    Donc le mot rejet donne tout son sens à mon commentaire.
    Bien à vous.




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  • merouane
    14 août 2009 at 17 h 31 min - Reply

    Merci Kestadi pour ton commentaire,
    D’abord je tiens à souligner que je n’ai pas envie de rentrer dans un débat stérile qui nous avance en rien, ce n’est pas ça le cœur du sujet. Mais du moment que tu as étais « titillé » par le fait que je site le mot « homosexuel », une explication s’impose, en plus ton commentaire est constructif.
    Je répondais à un autre commentateur qui s’exprimait « identitairement » donc, j’ai essayé de mettre en évidence toutes les identités qui pourraient s’exprimer , en expliquant que le plus important est la notion de citoyenneté et non pas l’identité. L’identité est subjectif, moi ce qui m’importe chez une personne ce n’est pas son identité, sa religion ou ses origines etc… mais plutôt son rôle dans un combat politique son apport en tant que citoyen. Tout citoyen doit respecter les valeurs de l’Algérie qui sont celles de l’islam évidemment.
    Mes idées n’ont pas de langue ni de nationalité, elles sont les miennes ni plus ni moins, donc, ce n’est pas parce que je vais m’exprimer en arabe que je vais penser autrement !!
    Bref, même si on n’est pas d’accord avec les pratiques des « Homosexuels » ça n’empêche pas de les respecter comme citoyen, que cette « déviance comme tu dis » soit assumée ou pas. Moi je m’en fous de ce que les gens font ou pas dans leur vie privée, ce qui m’intéresse encore une fois, c’est leur participation au projet commun, celui de la justice et de l’égalité en Algérie et dans le monde.
    Amicalement




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  • merouane
    14 août 2009 at 19 h 11 min - Reply

    @ kestadi

    Si moi je ratisse large ma « tolérance », toi tu ratisse large ta « Haine ». Je ne suis pas ni le porte parole ni l’avocat des homosexuels en Algérie ni ailleurs.
    Ce que je veux dire et répéter c’est qu’il ne faut pas essentialiser une minorité religieuse, ethnique, ou en l’occurrence « sexuelles » cela débouche sur des excès et des dérapages. Moi personnellement je crois dans le citoyen, honnête, loyal, et productif pour la société.




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  • BRAHIM
    14 août 2009 at 20 h 36 min - Reply

    @Still, tu dis aux kabyles d’arrêter de se plaindre tout le temps. En fait ce qu’il font c’est de dénoncer le régime dans toutes ses coutures. Que les autres régions bougent et manifestent leur mécontentements et on se retrouvera tous au bon carrefour. Tu ne crois pas ??????




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  • BRAHIM
    14 août 2009 at 20 h 42 min - Reply

    @Kestadi, eh bien oui , mon frère, même en algérie (pays aussi musulman q’il est) , il y a des homosexuels, des héterosexuels, etc…. On ne pense pas en étranger quand on affirme cela . C’est tout simplement une réalité de la vie . Et oui !!! Même si on vivait sur la lune , il existera cette situation.




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  • Brahim YOUNESSI
    14 août 2009 at 21 h 08 min - Reply

    Bonjour,

    On peut débattre, polémiquer même, sans porter atteinte à l’économie personnelle ou à la mémoire des gens. Certains propos tenus à l’encontre de patriotes algériens relèvent purement et simplement de l’obscénité. Traiter le premier président de la République algérienne de « mercenaire marocain » est inacceptable. Je suis sûr que ces mêmes personnes ont applaudi à l’élection de Barack Obama. Que Ahmed Ben Bella, aujourd’hui agé de 94 ans, ait commis plus que des fautes politiques, c’est indéniable. Il le reconnaît lui-même et a eu le mérite dès sa sortie de prison de le reconnaître. Il avait même demandé pardon au peuple algérien. J’étais alors à ses côtés. Mais cet homme n’est pas le seul responsable du choix du système du parti unique. Et là, nous devons tous le reconnaître. Hocine Aït Ahmed dont personne ne peut dénoncer le patriotisme a été élu député de Sétif sur une liste unique du FLN. Ferhat Abbas que Dieu ait son âme lui aussi élu député du parti unique a même présidé l’Assemblée nationale constituante. On peut donner encore d’autres noms parmi les plus prestigieux. Abdenour Ali-Yahia lui-même a accpeté de devenir ministre des Travaux publics du colonel Boumédienne en 1967.
    Hocine Aït hmed qui a été condamné à mort sous le régime de Ben Bella s’est réconcilié avec ce dernier dès 1982. Les deux hommes, et j’y étais, ont signé le 16 décembre 1985 une plateforme commune dite plateforme de Londres. Et en janvier 1995, ils signent avec d’autres notamment des responsables du FIS le contrat national dit de Rome. La politique n’est pas un long fleuve tranquille. Et ce n’est pas un jeu de midinettes. C’est un enjeu à la fois de société et de pouvoir que caractérise le rapport de force militaire dans les dictatures comme la nôtre ou électoral dans les Etats démocratiques.

    BY




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  • Kara Fawzi
    14 août 2009 at 23 h 27 min - Reply

    Voici la position des islamistes / arabistes vis-à-vis des Kabyles et leur culture et langue. Une fois encore, je ne fais pas monter cela pour « monter les Algériens les uns contre les autres » comme l’a dit ici même un intervenant, mais afin de regarder en face nos erreurs et les corriger pour le bien de tous:

    Suivez ce lien: http://aithamoudatayeb.maktoobblog.com/1616620/%D8%A7%D9%84%D8%B1%D8%A3%D9%8A-%D8%8C-%D9%88%D8%A7%D9%84%D8%B1%D8%A3%D9%8A-%D8%A7%D9%84%D9%85%D8%B9%D8%A7%D9%83%D8%B3/




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  • tamezgha
    15 août 2009 at 8 h 29 min - Reply

    Benbella lui même a déclaré qu’il était d’origine marocaine,de toute manière Benbella que vous considérez comme un homme politique n’est au fait qu’une girouette teinté d’opportunisme, tellement il pivote d’un axe à un autre, un jour il est nationaliste arabe baathiste ,…un jour il est bérbériste ,un autre jour il est islamiste, et depuis 99 il ne rate pas l’occasion de prendre des abonnements chez boutef .Pour ce qui est de sa politique je ne sais pas si on devait considérer cela comme des erreurs ,car c’est a partir de sa prise de pouvoir que le train Algérie a dérailler.
    il etait le seul a avoir accepter les propositions du groupe d’oujda qui manquait cruellement d’homme représentatif de la lutte algerienne de l’époque
    Il leurs a servi de vitrine nationaliste auprés du peuple, 2ans aprés il a etait jeté en prison par ceux la meme qui l’ont ramener, notament bouteflika et le ministre de la défense boumediene.




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  • MTM
    15 août 2009 at 14 h 18 min - Reply

    « La politique n’est pas le jeu des midinettes » (BY). Cette phrase résume bien la devise de ceux qui se prennent pour les seigneurs de l’Algérie. Cette phrase nous invite a accepter notre triste sort. Celui des sous et appliquer mis et des mineurs. L’Algérie se divise alors en deux : les politiciens et les midinettes qui sont les membres de leur harem. Il faut se résigner donc a notre condition et taire les abus, les inégalités les exactions et les crimes de ceux qui ont eu la charge de défendre le pays et ont abusé de leur prérogatives. La politique en Algérie est une spécialité de ceux qui prennent le peuple pour un tas de midinettes. Comment peut-on faire de réflexions pareilles et donner un justification aux dérives et aux assassinats

    Mais on ne sais pas qui a le mieux compris cette formule magique. Messali Hadj, Krim Belkacem, amirouch, les responsable de Melouza, Atailia, Boumedienne, Benbella, Boucif, Kasdi Merbah, Chadli, Nezzar el djezzar, lamari, smain, tewfi,k, Zitouni, Zouabri ou Hattab. Tous ces hommes ont abusé de leurs pouvoirs pour commettre des crimes parce qu’ils pensaient un jour qu’ils n’étaient pas des midinettes. C’est des hommes virils et ils ont le droit d’ignorer le droit.

    Alors les midinettes, il ne vous reste qu’applaudir toutes les actions des vigoureux politiciens…Et si vous vous sentez quelque peu floue, ne vous en faites pas, un jour un de ces virils quand il sera dépasser par les événements, il va présenter ses excuses.




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  • Kestadi ?
    15 août 2009 at 15 h 04 min - Reply

    A mes contradicteurs .
    Dire que :  » même en algérie (pays aussi musulman q’il est) , il y a des homosexuels, des hétérosexuels, etc  » ……. est une évidence. A ceci près que, en Islam, l’homosexualité est condamnée dans les termes les plus sévères. Et, ce n’est pas une question de temps ou d’espace. La crainte de Dieu doit guider tous nos actes, de l’âge de la puberté jusqu’à notre mort. C’est pour cela, que nous commençons notre journée par  » Bismi-Allah°,  » au nom de Dieu » . Sauf, à considérer cela comme  » un tic verbal « . Il faut donc être conséquent avec soi-même et ne pas ramener la religion islamique à son niveau.personnel .
    L ‘Islam est un ensemble de principes indissociables, politiques, économiques, sociaux ,culturels. Les croyants musulmans forment une communauté ( oumma) dirigée par des Musulmans authentiques, selon les valeurs et les principes islamiques admis par tous et mis en application. Cette communauté de destin et d’intérêts agit en fonction du paradigme de  » Juste milieu  » . Nos références intangibles sont le Coran et la Sounna. Nos Lois , le licite et l’ illicite.
    En terre d’Islam, ce qu’est l’Algérie, en attendant, peut-être, l’ idéologie de la Laîcité et de la nouvelle
    « religion mondialiste  » des « droits de l’homme à l’occidental et sans Dieu  » , que certains appellent de leurs voeux, il y a un cadre de vie bien défini, dans lequel nous devons évoluer, si nous sommes conséquent avec nous-mêmes. La religion islamique n’est pas un  » auberge espagnol » où chacun fait ce qu’il veut .
    Ce ne sont là, que des notions élémentaires de simple bon sens que feu Malek Bennabi, que l’on ne peut soupçonner de  » fanatique » , « d’obscurantiste » voulait que les Musulmans assimilent avant toute chose.
    Je n’ éprouve aucun sentiment de « haine » envers quiquonque, en écrivant cela . Mais, ce que l’on conçoit bien, s’énonce clairement et, les mots pour le dire arrive aisément. Je voudrai ajouter à mon commentaire que, en France, pays dit des  » droits de l’homme » et de la  » liberté « , dans le système politique en vigueur, c’est à dire la Laîcité, on a privé et exclu de l’ école et donc du droit au savoir, de jeunes Musulmanes françaises, au motif qu ‘ elles portaient des  » signes ostentatoires » de croyance religieuse ! Conscients, après coup, de leur injustice flagrante et antidémocratique, les autorités politiques n’ont pas trouvé mieux que de promulguer, dans la précipitation, une nouvelle loi qui officialisait cette atteinte à la dignité de la personne humaine ! En effet, le loi de 1885 ( je ne suis pas sûr de la date exacte ) interdisait l’enseignement religieux et tout acte de prosélytisme aux enseignants. L’ aspect vestimentaire des élèves n’était en rien visé par cette loi laïque ! Il est donc bien établi , sans conteste, que la Laîcité n’est pas neutre ; c’est un dogme intangible, avec ses lois, ses juges , ses tribunaux et ses sanctions jusqu’au pénal .
    Et Dieu seul sait.




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  • Brahim YOUNESSI
    15 août 2009 at 16 h 21 min - Reply

    Bonjour,

    Ben Bella est d’origine marocaine. Cela ne fait pas de lui un « mercenaire marocain ». Des millions d’Algériens se revendiquent d’origine turque. D’autres d’origine tunisienne ou syrienne. Le Maghreb a constitué plusieurs siècles durant un seul et même espace géographique et politique, singulièrement sous les Almoravides et sous les Almohades. Les peuples marocain, tunisien et algérien forment une même entité et ont une une identité commune : religieuse, ethnique, linguistique… Ahmed Ben Bella né à Maghnia, ville algérienne située à la frontière entre l’Algérie et le Maroc, n’a pas milité dans les rangs du parti de l’Istiqlal marocain mais au Parti du peuple algérie. L’ancien président de la République algérienne a milité pour l’indépendance de son pays : l’Algérie. Et cela, personne ne peut le nier ou le remettre avec autant de légèreté en cause. Alors cessons ces anathèmes qui ne servent pas à la compréhension de l’histoire politique de notre pays mais à ostraciser des Algériens parce qu’ils ne sont pas de notre camp.
    Quant à son parcours politique, il est évidemment critiquable. Mohamed Harbi m’avait demandé, un jour, à la fin des années 80, ce que je pensais des « vérités multiples » de Ahmed Ben Bella qu’il connaît mieux que beaucoup.




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  • Abdelkader DEHBI
    15 août 2009 at 18 h 52 min - Reply

    Maître Si Abdennour Ali-Yahia, sans conteste et pour une grande majorité d’Algériens, vous faites partie du peloton de tête des personnalités politiques les plus respectées et les plus respectables dans notre pays. Mais permettez-moi de vous dire qu’on ne peut rien construire ni entreprendre avec le Chef de l’Etat actuel, M. Bouteflika. D’abord parce l’homme est aujourd’hui manifestement diminué, autant physiquement qu’intellectuellement. Mais pas seulement. J’ai en effet pratiqué cet homme quasi quotidiennement durant plus de treize ans – entre 1983 et 1996 –, par une sorte de réaction bien algérienne, quand son exclusion des cercles du pouvoir en avait fait un homme isolé et délaissé par la majorité de ses pairs, c’est-à-dire un citoyen un peu plus humble, un peu plus fréquentable….Je puis vous dire qu’il n’a jamais pardonné à l’Algérie, peuple, institutions et nation, de l’avoir évincé de la succession politique de Boumédiène, succession politique qu’il considérait comme un véritable héritage de patrimoine civil dont il aurait été spolié….Et en cette occasion, je voudrais confirmer ici un témoignage dont j’ai déjà fait état dans un article paru dans le quotidien Le Matin du 17 août 2003, intitulé « Sic transit gloria mundi » où j’apporte un témoignage qui indique jusqu’où peut aller Bouteflika pour rassasier sa soif de pouvoir. J’en reproduis ici un extrait:

    «J’ai décidé de rendre public ce témoignage pour dénoncer à la conscience des citoyens algériens un trait de caractère immoral chez l’actuel chef de l’Etat, M. Bouteflika. Voici les faits dont je prends Dieu à témoin: Début janvier 1996, je suis allé rendre visite, à mon ex-ami Bouteflika dans son appartement de la rue Bachir-El-Ibrahimi je le trouvais tout seul et dans une humeur détestable. Comme je lui en demandais les raisons avec insistance, il me répondit en substance : « je sais que tu vas y trouver à redire, mais je te le dis quand même : les attentats semblent se calmer, je n’aime pas ça ! Je veux que le Pouvoir tombe ! Tu sais que je suis incontournable, (fin de citation). J’accusais le coup en répondant par un banal ‘J’espère que tu n’es pas sérieux !’ Je suis efforcé ensuite de faire bonne figure en parlant d’autre chose durant les quelques minutes qui suivirent et au bout desquelles j’ai pris congé de mon hôte que je n’ai plus jamais revu depuis ce jour-là.»

    Le salut pour ce pays, réside à mon avis dans une vaste compagne de mobilisation et de sensibilisation de toutes les couches du peuple algérien, pour faire face au danger mortel pour le pays, du renouvellement générationnel du régime par sa propre clientèle familiale et clanique dont on est en train d’assister à la mise en place. Il appartient à l’élite de ce pays – y compris l’élite contrainte et forcée à l’exil – de s’unir comme un seul homme, au-delà des sensibilités politiques propres à chacun, de s’unir comme un seul homme pour diffuser par tous moyens, le message du péril que représente la mise en selle sournoise – pour perpétuer le même régime liberticide et corrompu –, d’une véritable association de clans de malfaiteurs sans foi ni loi, n’éprouvant aucun respect pour un peuple Algérien dont ils ont spolié la souveraineté et détourné les richesses.




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  • Kara Fawzi
    15 août 2009 at 20 h 17 min - Reply

    Allez-y faire bouger l’Est, l’Ouest, et le Sud ! Quant au centre, la Kabylie s’en occupera !!




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  • tamezgha
    15 août 2009 at 21 h 01 min - Reply

    il a reussi a corrompre tout les segments de la societé ,depuis son arriver au pouvoir il nous a inculquer une culture de la soumission a l’argent que tres peu d’algeriens n’échappent .
    Le probleme aujourd’hui est comment y remedier ?




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  • Brahim YOUNESSI
    15 août 2009 at 22 h 53 min - Reply

    Vous n’êtes pas ou vous n’êtes plus une midinette MTM. Vous venez d’intégrer le gang des tueurs.Visez bien la prochaine fois parce que, cette fois-ci, vous avez raté votre cible. Et choisissez, s’il vous plait, une autre personne à flinguer parmi celles que vous avez désigné.
    Sincèrement, le soleil a dû altérer votre esprit. Parce que vous divaguer complètement. Votre interprétation de cette phrase qui semble vous choquer est incorrecte comme sont incorrectes, du reste, vos appréciations désobligeantes à mon égard. Si vous voulez donner à ce débat sérieux une tenue, je le poursuivrais volontiers avec vous en toute fraternité et avec tous nos compatriotes sinon arretons les élucubrations…
    L’ancien Premier ministre du Sénégal (1958-1962), Mamadou Dia, que le démocrate Léopold Sédar Senghor avait jeté en prison pour plusieurs années sous prétexte qu’il voulait le renverser m’a dit que dans nos contrées, de façon particulière, on ne pouvait faire une « carrière » politique sans se salir les mains, alors il faut essayer de se les salir le moins possible.
    La violence, la marginalisation, l’exclusion en politique sont nées avec celle-ci. Hélas, diriez-vous? Mais c’est ainsi. Sans remonter à l’antiquité, lisez ou relisez seulement ses deux oeuvres : Richard III de Shakespeare et le Cid de Corneille pour aurez une idée sur la conquête du pouvoir.
    Salutations fraternelles
    BY




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  • still
    15 août 2009 at 23 h 38 min - Reply

    Je crois que la terre est un disque plat .J’en devine meme le centre.Don’t you?




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  • Aît Yahiatène
    16 août 2009 at 9 h 11 min - Reply

    . à : Kara Fawzi
    août 15, 2009 20:17

     » la Kabylie s’en occupera !!  » . !!!!!!

    C’ est pas fini, oui ?! Parles pour toi, hé !, Don Quichotte ! ( et je suis poli ! ) . T’as un clavier pas une mitrailleuse. T’ es du genre  » armons nous et ….partez !  » .
    Encore une fois , toi et ceux comme toi , arrêtez de parler au nom de la Kabylie ! Dites :
     » moi , je  » . Les Algériens de cette région d’Algérie , ne vous ont rien demandé et ne vous ont pas mandaté pour parler en leur nom ! Est-ce clair ?!




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  • MTM
    16 août 2009 at 12 h 57 min - Reply

    @ Brahim Younesi

    La bonne tenue d’un site ne rime pas avec les mignardises. Sinon on ne ferait que marcher sur place et pour reprendre votre idée on devient des midinettes… On aboutit a pas grande chose. Je lis parfois vos contributions intéressantes. Mes remarques ne ciblent personne en particulier. Elles concernent seulement des idées. Parfois elles commentent un article et d’autrefois les commentaires des intervenants. Vous êtes professeur qui honore ce site par son témoignage et ses analyses. Mais vous êtes assez mûr et assez expérimenté pour tolérer les remarques plus ou moins ironiques de vos élèves. Trop de gentillesse, entre les débatteurs, rend le débat plat et sans consistance. La forme ironique de ma critique n’a rien de désobligeant ni de flinguant encore moins d’irrespectueux.

    Malgré votre dernière explication, je trouve choquant qu’un politicien s’enorgueillisse ou avoue, même à contrecœur, que les politiciens doivent se salir les mains pour mener a bien leur «noble» mission. Surtout la formulation de votre apophtegme est insultante pour ceux qui ne voient pas les choses de la même façon. Cela fait de facto de ceux qui n’ont pas participé a la confiscation de l’indépendance et de la liberté de simples fillettes couardes et du reste de la population un tas de midinettes. Votre phrase me rappelle de mauvais souvenirs. En fait si on regarde bien au fond de cette mentalité d’essence machiavélique, on la trouve comme l’une des principales causes du drame algérien. Le peuple est vraiment pris pour des midinettes par les généraux décideurs avant et après l’indépendance.

    Jusqu’à combien faut-il se salir, le moins possible, les mains ? Serait-il politiquement et moralement acceptable selon vous d’éliminer physiquement un opposant ?

    Mon avis est de dire qu’il faut être plutôt criminel pour faire de la politique en Algérie. Ils ont tous des morts dans les placards. Cela ne fait pas de nous des midinettes, mais fait de nos politiciens de vrais assassins et des tyrans, d’autres sont des lèches-bottes, des larbins et des bourreaux aux mains de leurs maitres. Si un politicien a sur la conscience la mort d’un innocent, il le payera ici-bas ou lorsqu’il rejoindra sa victime. La vie n’est-elle pas éphémère ?

    Sans rancunes.




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  • Ami
    16 août 2009 at 15 h 41 min - Reply

    Tant que chacun tergiverse et raisonne en marche arrière dans son petit coin l’Algérie continuera a souffrir et ceux que vous vilipendez auront encore de très beaux jours devant eux. Le texte du Dr Ali Yahia Abdenour que je salue pour sa clairvoyance et son courage devrait être un point de départ. pour réhabiliter cette fraternité qui nous unissait et déterminé à mettre fin au 132 années de colonialisme. D’instruire politiquement le peuple par toutes les voies et lui faire connaître ses amis et ses ennemis avant de prétendre parler de démocratie et encore moins de régionalisme, car nous sommes tous avant d’être kabyle, oranais chaoui ou quoi que ce soit nous sommes avant tout Algériens et nous devons en être très fiers.




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  • Brahim YOUNESSI
    16 août 2009 at 18 h 47 min - Reply

    Bonsoir,

    Que Dieu me préserve de la haine et de la rancune. Soyez assurer cher MTM que je ne nourris aucune rancune à votre égard. J’aime débattre avec mes compatriotes quelles que soient leurs idées ou leur parti pris.
    Salutations fraternelles.
    BY

    Ainsi est mis un terme à ces dérapages verbaux . Je me suis permis de supprimer deux commentaires, l’un de Brahim et l’autre de MTM, pour clore ce « douas » typiquement algérien. Merci pour votre compréhension. Poursuivons nos débats sur les questions de fond qui se posent à notre Algérie meurtrie.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine Sidhoum




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  • tamezgha
    16 août 2009 at 19 h 03 min - Reply

    Monsieur younsi ,d’abord je n’ai jamais remis en cause la participation de benbela a la liberation du pays ,j’ai dit que d’autres « le groupe d’oujda s’en est servi de lui' ».
    Pour ce qui est des algeriens d’origine turk ,sincerement je doute fort de cela ,les dey et bey etaient turk,mais la soldatesque etait la plus part des nouveau convertis des maltais ,bosniaque……il suffit pour cela de voir leurs nom de famille pour comprendre que la plus part de leur noms font réference a des metiers qui se termine par « dji » .
    d’ou, nous algeriens avons repris les éxpressions kahouadji,soukarji,khouanji…………
    c’est comme aujourd’hui en irak la plus part des GI’AS sont sud americaine guatemala,portoricains etc…………




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  • Brahim YOUNESSI
    16 août 2009 at 19 h 41 min - Reply

    Bonsoir,

    La petite phrase que tu as supprimée mon cher Salah Eddin n’était pas du tout destiné à MTM. Je ne reviendrais donc pas sur les aliborons. Merci.
    BY




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  • MTM
    16 août 2009 at 22 h 03 min - Reply

    @BY

    Je vous remercie d’avoir dissipé le malentendu. Mon message supprimé par Monsieur Sidhoum ne contenait aucune injure à votre égard. Il exprimait surtout une deception ressentie à la suite de la lecture de votre commentaire supprimé. Une réaction un peu impulsive pour une lecture un peu hative.

    Finalement je remercie le moderateur d’être intervenu avant que le malentendu ne s’amplifie.

    Pour ma part l’incident est mineur et il est clos. Par contre le debat reste ouvert et les contradictions sont les bienvenues.

    Merci infiniment, mes chers frères Brahim et MTM pour votre compréhension et pour avoir dissipé rapidement le malentendu. Poursuivons ensemble et UNIS notre débat sur l’avenir de notre Algérie, tout en tirant les leçons de notre Histoire.
    Encore une fois merci .
    Fraternelles et respectueuses salutations à toutes et à tous.
    Salah-Eddine Sidhoum




    0
  • Sofiane
    17 août 2009 at 12 h 19 min - Reply

    Bonjour,

    Je rejoins Me A.Y. Abdenour dans son diagnostic de la situation que vit notre pays depuis son indépendance à ce jour.

    Toutefois, la question que se posent la quasi-totalité des citoyens Algériens est très simple :
    QUEL EST LE PLAN D’ACTION POUR SORTIR DE CETTE CRISE ?
    Merci




    0
  • boualem
    17 août 2009 at 17 h 12 min - Reply

    à Sofiane
    C’est une bonne question que vous posez là !
    mais vous n’aurez probablement pas de réponse car ce site est obstrué par des intervenants décidés à régler d’abord les méandres de l’histoire algérienne depuis ces 100 dernières années c’est à dire qu’ils sont fixés définitivement au rétroviseur alors que nous, nous souhaitons des réflexions constructives maintenant pas dans 132 ans.

    salut

    R : Qui n’a pas relu l’Histoire est condamné à faire des erreurs. (Winston Churchill)




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  • MTM
    17 août 2009 at 19 h 51 min - Reply

    El kafez essiyassi et le makfouz aleiyh (le déluré politique et ses victimes)

    L’ambition politique personnelle rend aveugle. Si bien qu’elle est capable d’inventer de toutes pièces, une logique, une psychologie et un système de valeur qui fournit l’autorisation morale à corrompre le prétendant et le débarrasser de ses scrupules humains innés. Ce système agira comme un prisme déformant redoutable. La nouvelle perception rendra supportable et acceptable la perversion et l’égoïsme sauvage qui vont caractériser ses rapports avec sa communauté tout en lui promettant, comble de l’ironie, une place parmi les élus et les saints et des hommages vibrants et des funérailles nationaux (Hassan II, Boumediène, Bouguiba, Smain Lamari, pour ne citer que les plus délurés de nos « politiciens »).

    Dans son « prince », Machiavel dresse pour l’ambitieux, toute une panoplie de moyens pernicieux pour réussir l’ascension vers les plus hautes sphères du pouvoir. Le cynisme est l’un des moyens obligatoires sinon privilégiés pour arriver à ses fins.

    L’honnêteté, la sincérité et la justice sont perçues comme des notions puériles, mais nécessaires à répandre parmi les sujets pour assurer une organisation et un ordre public propice à la pérennité du pouvoir autocratique arraché de haute lutte. Ces valeurs ne sont pas une foi sur laquelle il fonde ses visions politiques, mais sont simplement une façade pour tenter de gagner les sympathies du public qui sont un accessoire dans son échelle des valeurs. Le pouvoir réel n’est pas du ressort du peuple. L’humanisme et les valeurs morales ne sont pour le disciple du machiavélisme qu’un revêtement extérieur et une apparence à présenter devant la masse (pris pour un tas de midinettes) sur laquelle il projette de régner indéfiniment avec une poignée de fer ou du moins appartenir à sa « caste dirigeante ».

    Ce qui est triste est d’entendre des sujets, qui subissent à leur corps défendant cette logique machiavélique dans le mode opératoire de l’exercice du pouvoir, de les entendre banaliser et reprendre des idées anachroniques destructrices et avilissantes pour le peuple qui lutte pour sa dignité et sa souveraineté contre les tyrans. C’est pour toutes ces raisons, j’ai trouvé l’apophtegme de « la politique n’est pas un jeu de midinettes » si choquant.

    Ceux qui se sont impliqués dans un pouvoir tyrannique et puis en sont sortis indemnes sans bavures après avoir constaté de tous ses dérapages et ses dérives qui lui sont inhérents et s’être assuré de l’impossibilité de remédier la nature de ce pouvoir, ne sont pas à mettre dans la même enseigne que ceux qui ont en profité toute leur vie et en se sont vautrés dans le confort et le luxe qu’il leur prodigué sans compter.

    Ali Yahia Abdenour comme Mohamed Harbi (calomnié par Boudjedra à ce propos) ne sont pas blâmables, car leur passage dans le pouvoir a été plutôt néfaste pour ce dernier. Ils ont en apprit les mécanismes et ont pu lutter mieux contre ce mal absolu.

    Quelqu’un qui est avec le peuple dira comme Ali Yahia : « L’Algérie est une ruche où les abeilles se laissent commander par les guêpes. » Ceux qui imposent leurs lois par la force et la manipulation ne sont pas des êtres plus intelligents que le reste du peuple; ils ont par contre une aptitude aux crimes aux assassinats. Ce que dit Machiavel, Shakespeare ou Corneille, ou ce peut dire dans le même sens un tel ou tel diplomate ou politicien célèbre, n’a pas trop d’importance, car ces illustres intellectuels n’ont pas senti le mal qui frappe l’Algérie par ceux qui sont des adeptes de leurs théories.




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  • M. Farah 35
    17 août 2009 at 19 h 54 min - Reply

    Aprés Abdelaziz, je crains que nous aurons Saîd et les algériens vous diront c’est le seul capable de diriger ce pays. Un peuple qui ne sait pas prendre son destin en main, d’autres le prendront pour lui et ils le lui imposeront. C’est L’algérie de 47 ans, c’est aussi l’âge de sa maladie.




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  • boualem
    18 août 2009 at 9 h 20 min - Reply

    « Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire »

    Jean Jaurès




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  • Hamma
    18 août 2009 at 12 h 31 min - Reply

    Salam à tous.

    « Ne demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, demande ce que tu peux faire pour ton pays »
    (JFK).

    Je pense mes chers compatriotes que cela répond à l’intervention de Me Ali Yahia Abdenour. Cessons de tourner autour du pot et engageons-nous dans la réfléxion pour trouver un remède miracle qui pourra guérir notre pays et surtout un vaccin antidote contre ce poison inoculé dans le sang des Algériens par les laboratoires du DRS et autres services du régime depuis plus de 47 ans. Nous devons agir pour le bien de notre pays pas pour nous-même mais pour les générations futures comme ont agis nos ainés et seule notre action pourrait compter pour nous. Nous avons besoin de l’Algérie et elle a plus besoin de nous car elle agonise et ceux qui se trouvent à son chevet la vident de son sang. Il faut agir vite, très vite même et notre contribution à la sauver s’écrira sur le fronton de ses murs et sur le front de chacun car comme disait Gandhi « Comment peut-on apprendre à se connaître sois-même? Par la méditation, jamais, mais bien par l’action ».

    Fraternellement.

    Salam.




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  • boualem
    18 août 2009 at 18 h 16 min - Reply

    Je m’appelle Bel et je représente la majorité des moutons. Frisés, javellisés, robotisés. Je suis identique aux autres: je pense, parle, agis comme les autres. Je fais partie du troupeau et suis les autres moutons sans poser de questions. Je suis convaincu d’avoir raison car “tout le monde le fait”. J’impose ma vérité et exige que les autres y adhèrent. Je suis suffisant et intolérant.
    Moi, Bel, je suis normal. Je suis conforme aux normes établies. Je fonctionne bien. Je respecte les standards du bon mouton. Je suis bien-pensant, je fais partie des honnêtes gens. Je suis la mode, lis les journaux, regarde la télé, je vais chez le médecin, travaille pour assurer ma sécurité et celle de ma famille. J’obéis aux lois, paye mes taxes, défends ma patrie. Et j’impose aux autres d’en faire autant. Je suis politiquement, religieusement, familialement, spirituellement…. moutonnement correct!
    Moi, Bel, je suis mort-vivant. Un véritable zombie. Métro-boulot-dodo, voilà le résumé de ma vie. Ma conscience, de qui je suis, est morte. Comme les fleurs séchées, je suis là. Je suis disjoncté de mon âme. Je suis branché sur le pilote automatique. Robot synthétique et artificiel, pure création de la société, je me prends au jeu que je joue, sans même m’en rendre compte. Je porte l’habit d’un personnage et finis par devenir le personnage.

    Je joue mon rôle inlassablement, sans me poser de questions. Dieu, les altérités ou le temps… arrangeront les choses. Je suis un inconscient tranquille.
    Moi, Bel, je baigne dans l’inaction. Pas de vagues, pas de troubles, pas d’ennuis. Surtout faire comme les autres pour ne pas me faire remarquer. Je suis mort de peur. J’achète la paix à tout prix. Je ne cours aucun risque. J’observe l’omerta, la loi du silence. Je suis une tombe; je garde le secret: secret de famille, secret professionnel, société secrète, service secret, document secret, honte secrète… J’ai horreur du changement. Tout n’est pas parfait, certes, mais ce pourrait être pire. Tant que j’ai un toit et que je mange trois repas par jour, je peux m’estimer chanceux…. surtout si je me compare avec les gens du Tiers-Monde. Je m’accroche au statu quo, je maintiens la stabilité. Je n’interviens pas car je nourris l’espoir que “le temps arrange les choses”. Je fais partie de la majorité silencieuse.
    Moi, Bel, j’ai foi dans les altérités extérieures. Je leur fais confiance. Elles sont bonnes pour moi. Elles veillent à mon bien et me protègent. Tout le monde n’est pas égal, il y a des êtres supérieurs et je me réjouis d’être gouverné par eux. Sinon, ce serait le chaos, le désordre… l’anarchie. J’ai très peur que pareille situation ne se produise. “L’homme est un loup pour l’homme” et on a absolument besoin de bergers pour nous protéger les uns des autres. Je trouve normal qu’il y ait une hiérarchie: avec des bergers et des moutons; des dominants et des dominés, des riches et des pauvres; des puissants et des faibles.
    “On a toujours besoin d’un plus petit… et d’un plus grand que soi.” Voilà mon credo.
    Moi, Bel, je suis soumis. Je reconnais des altérités extérieures à moi et me place sous leur gouverne. Je crois aussi au bien-fondé du chien-berger-policier pour maintenir l’ordre établi par le berger dans le troupeau et assurer sa sécurité. J’obéis aveuglément aux ordres reçus et donne aux altérités le fruit de mon labeur. Je suis un esclave avec une couronne sur la tête: je m’appelle démocratie!
    Moi, Bel, je reçois des carottes pour récompenser mon obéissance et m’inciter à continuer à servir le berger. Ce sont des avantages sur les autres moutons. Je suis promu à un échelon plus élevé dans la hiérarchie sociale. J’avance d’un pas dans les rangs des privilégiés. Je monte en grade dans l’échelle du succès. J’espère bien, un jour, devenir moi-même berger. Les altérités s’assurent de mon obéissance et de ma fidélité en nourrissant mon rêve. Elles me font courir après trois carottes: pouvoir, argent, prestige.
    1- La carotte du pouvoir
    Je peux enfin dominer d’autres moutons. Je me suis fait conférer de l’altérité sur eux. Ils me respectent et me craignent. Je me sens important dans mes fonctions. Je peux moi aussi me comporter en chef, donner des ordres et exiger obéissance. Je ne suis plus un quidam, un simple mouton anonyme. Je suis enfin quelqu’un. J’ai du poids. Je suis influent.
    2- La carotte de l’argent
    Avec ma promotion, je reçois les avantages financiers: bourse, meilleur salaire, bénéfices marginaux, voiture, logement, déplacements, comptes de dépenses… J’ai accès à l’information privilégiée qui rapporte bien… J’améliore mon train de vie, agrandis ma maison, change de voiture. J’impressionne les autres moutons. Je suis un exemple à suivre.
    3- La carotte du prestige
    Avec ma promotion, j’améliore mon score de prestige, de considération, de réputation: titre, diplôme, certificat, nomination, consécration, médaille, décoration, position, grade, distinction, honneurs… Je me distingue de la masse. Les médias parlent de moi. Même mes cartes de visite et mon papier à lettres témoignent de mon statut: PDG, MD, ph. D, directeur, évêque, chef, contrôleur, vérificateur, percepteur, responsable, ministre, Premier ministre, etc. Les autres moutons m’admirent, me respectent et me vénèrent.
    La carotte suprême: le paradis à la fin de mes jours. Et, à la fin de mes jours, je recevrai la carotte suprême, le droit au paradis pour l’éternité. À condition, bien entendu, que j’aie eu une vie exemplaire d’obéissance et de soumission et que j’accepte de mourir. Cette carotte est si grosse que ne peux l’obtenir de mon vivant. C’est une carotte post-mortem. Mais elle est tellement extraordinaire qu’elle mérite bien le sacrifice de toute une vie sur terre.
    Bel, tu es un animal inconscient. Tu te crois pour un pauvre mouton, faible et sans défense, proie facile des plus forts et soumis à leur loi. Tu es condamné à travailler à la sueur de ton front, à combattre pour ta survie et finir par mourir. Laissé à toi-même, tu n’as qu’une seule certitude: mourir.
    Tu crois que la seule vérité est celle qui te parvient par tes cinq sens. Seule la matière importe. Tu crois tout ce qu’on te dit. On t’achète avec le pouvoir, l’argent et le prestige. Tu acceptes de survivre à condition d’être récompensé. Tu crois que les altérités ont vraiment un souci de ta protection. Tu as mis toute ta confiance en tes gouvernements sans te poser de questions. Même si tu es en désaccord, tu ne feras aucun bruit. Bel tu es un peureux!
    Tu as peur de voir la réalité en face. Tu as peur de constater que tu t’es fait avoir. Tu as peur d’avouer que toute ta vie tu t’es trompé. Tu as peur de sortir du troupeau et de dire vraiment ce que tu penses. Tu as peur d’être différent et intègre avec toi-même. Tu as peur de démontrer que tu n’es qu’un peureux.
    Bel, tu entretiens le syndrome de la victime et de l’impuissance parce que tu as peur. Tous les moutons autour de toi sont semblables à toi: ils ont tous très peur!

    La plupart des extraits ont été pris dans le livre de Ghislaine Lanctôt:
    “Que diable suis-je venue faire sur cette terre?”




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  • BRAHIM
    26 août 2009 at 16 h 42 min - Reply

    Cher internaute @Kestadi ? , tu as raison de dire que « La religion islamique n’est pas une auberge espagnol où chacun fait ce qu’il veut « . Tu as raison dans le sens où la communauté musulmane a en principe ses règles qu’elle s’applique à elle-même. Tout « non musulmans » ou « non croyants » athées doivent respecter cette religion, et les autres religions aussi. De l’autre côté, les athées ou autres humains , même marginaux, ont aussi besoin de respect. Tu as tes raisons d’affirmer et d’être sûr que les musulmans n’ont pas d’homosexuel. Mais ce que je veux te dire, c’est pourquoi et au nom de qui et de quoi un musulman peut décider d’exclure de la société quelqu’un ( un homosexuel, une prostituée, un non musulman, un athée etc… ), de le lapider, de l’humilié ou même de le tuer (et oui, çà peut arriver dans certains pays islamiques !). Au nom de quoi ??? Cela me rappelle une petite « histoire » durant la révolution ( tu es peut être trop jeune pour le savoir ou peut-être que non) où certains zélés chargés de la collecte de l’argent auprès des citoyens pour soutenir la révolution se sont permis de faire une ablation des lèvres ou du nez à des citoyens (oui c’est véridique) qui ne pouvaient pas donner de l’argent alors qu’ils fument ou qu’ils chiquent. Je me souviens qu’à l’époque, le FLN avait interdit de fumer aux personnes de mon village pour mettre la contrepartie de cette part dépensée en cigarette pour la victoire de la révolution. Je sais qu’à l’époque les consignes « d’ablation » type ne viennent pas nécessaiement des hauts dirigeants du FLN ou de l’ALN mais de petits zélés qui interprètent les choses à leurs manières. Peut-être qu’à l’époque on peut à la limite comprendre de telles réactions ! Mais enfin ! Mais, dans un contexte de société normale où les enjeux sont ailleurs et non pas chez quelques malheureux homosexuels ou de marginaux, pourquoi tant de zèle et tant de haine, pourquoi diaboliser, pourquoi « sataniser », pourquoi marginaliser, pourquoi lapider, pourquoi tuer, des citoyens inoffensifs au nom de principes soit disant islamiques qui ne sont d’ailleurs nullement évoqués dans le coran (sauf si tu me prouve le contraire). Heureusement que c’est une minorité de musulmans qui sont ainsi. Mais malheureusement cette minorité est en quelques endroits très influente. C’est exactement l’histoire récente du mannequin thaïlandaise qui a été surprise en train de boire de la bière dans un hôtel de son pays et qui a été condamné à des coups de fouet sur la place publique. Je suis sûr qu’il existe des Thaîlandais mâles qui boivent de la bière dans ce même hôtel mais ils n’ont pas le même châtiment. Dans un pays islamique, quand tu es une femme les sentences sont plus violentes. Dans les pays islamiques, beaucoup de chose se décident au grès des humeurs de certains et chacun donne l’interprétation du coran qu’il veut , différente d’un endroit à un autre. En réalité, le vrai musulman c’est celui qui nous parle de l’extrême bonheur intérieur qu’il ressent dans sa communication avec Dieu, c’est celui qui fait partager son amour de Dieu, c’est celui qui est proche des humbles et des déshérités, c’est celui qui s’interdit la violence à son prochain, c’est celui qui fait preuve d’humilité, c’est celui qui ne fait pas de différences entre les hommes, c’est celui qui refuse le crime des autres hommes. Mais malheureusement, aujourd’hui CERTAINS islamistes (donc, pas tous fort heureusement) se proclament rédempteurs, sauveurs de l’humanité, donneurs de leçons de morale. Ils veulent moraliser tout le monde, ils se croient en droit de tout régenter au nom et à la gloire de Dieu, ils se considèrent absouts de toutes turpitudes de la vie et des « vilaines » choses qu’ils commettent eux aussi parce ce tout simplement ce sont des êtres humains comme les autres, etc… etc… Je vais un peu trop loin et j’exagère peut-être !!!! mais c’est ce que je constate, souvent et quotidiennement, chez CERTAINS « frais » musulmans. Je ne généralise pas, évidemment.




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  • BRAHIM
    26 août 2009 at 16 h 46 min - Reply

    Cher @Kestadi , moi j’estime que beaucoup des citoyens algériens sont entre le marteau (les décideurs des Tagarins) et l’enclume (les rédempteurs, les sauveurs de la société, au nom de Dieu).




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  • EL HADJ ZERO GHARDAIA
    10 septembre 2009 at 17 h 54 min - Reply

    IL Y A TERRORISME D’EL HOGRA DE L’ADMINISTRATION, IL Y A TERRORISME D’EL MAARIFA DE L’ADMINISTRATION, IL Y A TERRORISME DE LA RACHOUA DE L’ADMINISTRATION QUI PROVOQUENT LE DIABETE, LA TENSION, LE CONCER, LE CARDIAQUE POUR LE CITOYEN ALGERIENS.




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  • Congrès du Changement Démocratique