Édition du
29 July 2017

Un ex-général de la junte argentine (76-83) condamné à perpétuité.

VidelaPar Salah-Eddine SIDHOUM

Santiago Omar Riveros, ex-général de la junte argentine, auteur durant la « sale guerre » (1976-1983) de crimes contre l’Humanité, a été condamné hier, mercredi 12 août 2009 par un tribunal de la banlieue de Buenos Aires à la prison à perpétuité pour atteinte aux droits de la personne humaine. Il est accusé d’être responsable de l’exécution sommaire en 1976 et après d’horribles tortures d’un jeune adolescent de 15 ans, Floreal Avellaneda.
Ce sinistre officier putschiste criminel était le responsable du non moins sinistre camp de tortures et d’exécutions sommaires qu’était le « Campo de Mayo » qui a vu défiler près de 5000 prisonniers politiques que le régime du général Videla voulait « éradiquer » dans le cadre du « processus de réorganisation nationale » pour « sauver l’Argentine et la démocratie » du « péril rouge » (le « péril vert » n’existait pas encore !).
Ce camp constituait avec la tristement célèbre école de Marine (ESMA), un des « hauts-lieux » de la répression sauvage qui s’était abattue sur une grande partie de la population argentine au lendemain du coup d’Etat de 1976.
Trente ans après ce crime imprescriptible et malgré toutes les lois scélérates d’autoamnistie proclamées par les putschistes (« point final » et « désobéissance due » des années 86 et 87) qui interdisaient toute plainte contre les militaires et services de sécurité de la part des victimes ou familles de victimes de la « sale guerre », la justice indépendante argentine décidera de mettre fin à l’impunité. Trente ans après ses crimes contre l’Humanité, ce général criminel sera rattrapé par la Justice ! Et plus de 350 plaintes sont en attente d’être instruites par la justice pour les seules victimes du « Campo de Mayo ».
Pour rappel, la dictature argentine instaurée par le général Videla et qui dura plus de sept ans, se soldera par près de 30 000 disparitions forcées (victimes probablement torturées puis exécutées sommairement). Cette stratégie des « disparitions » sera empruntée à la sinistre « Ecole française » employée durant notre guerre de libération nationale. Cette dictature aura ses centres de torture et de liquidation, ses escadrons de la mort et ses « vols de la mort » pour terroriser une grande partie de la population. Elle aura aussi sa justice d’exception pour envoyer ses opposants, sur la base d’aveux extorqués sous la torture et de dossiers judiciaires préfabriqués, croupir dans les centres de détention.
Mais malgré sa « puissance » O combien éphémère, cette dictature connaitra indubitablement sa fin, grâce au combat de la société, de ses intellectuels et politiques dignes, des familles de victimes (dont les mères courageuses de disparus qui ont joué un très grand rôle dans l’éclatement de la vérité) et des militants des droits de l’homme.
La phase de transition démocratique, grâce à cette mobilisation populaire et des élites politiques se déroulera pacifiquement, malgré les menaces voilées de coups d’Etat des résidus militaires putschistes. L’Etat démocratique et le pouvoir législatif (démocratiquement élu) annuleront ces lois scélérates d’autoamnistie en 2003 avant que ces dernières ne soient totalement abolies en 2005 par la Cour Suprême.
Ce cas argentin doit servir de leçon aux apprentis dictateurs résiduels d’Afrique et du monde arabe qui pensent pouvoir, par la répression sauvage, se maintenir éternellement au pouvoir et par des lois d’autoamnistie se protéger à l’avenir de toutes poursuites judiciaires pour les crimes imprescriptibles qu’ils ont commis contre leurs peuples soumis.
Il doit servir également de leçon à tous les citoyens libres qui ne doivent pas mettre la charrue avant les bœufs. Seule l’instauration d’un Etat de Droit pourra permettre l’éclosion de la vérité sur les crimes commis par ces régimes et pas avant.
Œuvrons à un changement du système politique, à l’instauration de l’Etat de Droit et que la justice indépendante fasse alors son travail dans la sérénité pour que plus jamais, nos peuples ne soient les victimes expiatoires de ceux qui veulent se maintenir ou accéder au pouvoir par les coups d’Etat et les baïonnettes. Vérité et justice ne signifient nullement vengeance. Le cas argentin en est un exemple éloquent.


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9 Commentaires sur cet article

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  • Si Tchad
    13 août 2009 at 19 h 08 min - Reply

    J’espere que bcp d’entre nous vivrons assez longtemps pour voir Toufik, Belkheir et tous les autres criminels industriels devant la justice des hommes. Pour ce qui est de la justices d’Allah, il n’y a pas de souci à se faire:

    « Fal yawma allathina aamanou minal kouffari yadh-hakoun » (Sourate al Moutaffifin)

    Si Tchad




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  • Ammisaid
    13 août 2009 at 21 h 41 min - Reply

    Assalam, azul, bonsoir
    La peur de la vie est un espion venue du royaume de la mort (Mohammed IQBAL). Elle n’est pas comme celle du seigneur car celle-ci est l’antidote de la première. Je m’explique avoir peur de notre seigneur signifie avoir peur de faire le moindre mal à ses créatures et à sa création, c’est ce que me dit mon coeur. Il n’y a que dieu qui connaît la vérité et ma vérité ne vaut même pas le poids d’un grain de sable, en comparaison, avec celle de mon seigneur.
    Tout ça, pour vous dire, cher frère et chère soeur: Wa Allahou a3lem. Et, plus tu as la crainte de ton seigneur et plus cette crainte est permanente, certaine et ferme, plus le risque que tu fasses du mal à tes semblables et tout ce qui compose la création, devienne peu probable, jusqu’ à, peut-être, à devenir impossible. C’est à dire, jusqu’à ce que tu n’aies plus peur de la vie, plus peur de tes semblables et plus peur de la création entière et de ce qu’elle contient.
    Notre créateur n’a pas peur, c’est pour cela qu’il attend avec une patience pure et absolue (je n’ai pas d’autres adjectifs pour vous offrir la totalité de ce que je ressens. Sa pureté et sa puissance n’ont pas de limites. Et, celui qui a crée tout limite tout et rien n’a pu, ne peut et ne pourra le limiter. Il est la limite de toutes les illimités. je ferme la parenthèse pour éviter de m’égarer en essayant, involontairement de viser l’illimité ou l’impossible) notre retour. Notre retour pour lui rendre les comptes de nos intentions, de nos paroles et de nos actes. Par contre, la peur de la vie, de la création et de ce qu’elle contient est une autre forme de peur.
    C’est la peur qui ouvre, grande, les portes d’une créature à faire du mal à ses semblables, pour ne plus avoir peur de la vie. De le vie, uniquement, car en vérité, il n’y a pas lieu d’avoir peur de la création et du reste de ce qu’elle contient, surtout si nous savons que celui qui nous suggère et qui nous insiste avoir peur, n’est que le plus grand, le plus rusé et le plus déterminé des ennemis des créatures, à savoir: le diable. Je ne dis pas cela pour dedouaner la créature de ses actes malfaisants, de ses paroles venimeuses et de ses intentions perverses. Mais, seulement,pour souligner, que c’est à la créature de rester vigilant pour ne pas faire ce que lui susurre satan dans sa poitrine.
    Et, pour rester vigilant, il doit entre autre avoir peur de son créateur et cesser d’avoir peur de ses semblables et de la création avec tout ce qu’elle contient, sauf des suggestions du diable. Et, ceux qui nous gouvernent ont peur de la vie et plus, ils font du mal à leurs frères, à leurs soeurs et leur terre, plus leur peur de la vie va en s’intensifiant, en s’ancrant et en les dominant. Et, comme la peur de la vie est devenue leur maîtresse voire leur seigneur, ils n’ont plus le choix que celui de se protéger. Se protéger de leurs semblables qui n’ont pas peur et pour se protéger, ils sont obligés (là il n’y a aucun choix) de faire du mal à leurs frères et à leurs soeurs.
    Et, le mal qu’ils ont fait, qu’ils continuent à faire et qu’ils prévoient de faire à leurs compatriotes, il n’ y a qu’un sourd, aveugle et muet et un mort (réelle ou symbolique) qui peuvent l’ignorer et l’accepter. L’accepter sans rien faire et sans réagir pour le diminuer, le dévier, le contenir, l’isoler et le faire cesser. Ceux qui nous dirigent, ceux qui les soutiennent, ceux qui les servent, ceux qui leur sont soumis et ceux qui veulent les remplacer pour faire comme eux (quelque soit leurs convictions, leurs croyances, leurs idéologies…) ont peur de la vie.
    Ils avaient peur de mourir martyres, ils ont évités de faire la guerre au colonisateur, ils se sont cachés derrière les frontières et ils s’étaient rangés du côté de celui qui paraissait au début fort.
    Ils avaient peur de ne pas apparaître comme des héros à la fin de la guerre, ils avaient assassinés, souvent lâchement, ceux qui risquaient de leur faire de l’ombre: les moudjahidines courageux, intelligents, sages, patriotes, responsables, amoureux sincères de leur peuple et de sa terre…D’ailleurs, ils continuent à le faire jusqu’à nos jours. Et, ils avaient utilisés pour certains des méthodes qui visaient à les faire taire et les éloigner du peuple pour qu’il s’attache pas eux très fort: l’exil, le harcèlement, résidence surveillé, calomnie, prison, isolement, chômage pour qu’ils restent dans la misère…Ils avaient peur de perdre le pouvoir et les richesses qu’il génère.
    Ils avaient et ils ont: massacrés des centaines de milliers de militants, opposants, d’innocents… fait disparaître d’autres, détruits des centaines de milliers de familles, priver des millions de gens du travail, pousser des millions à l’exil pour vivre et se nourrir, réprimer violemment et sans pitié toute contestation, toute révolte…
    Ils ont peur que le peuple découvre leur vraie nature, alors, ils ont: falsifier l’histoire, ils se sont accaparés de constantes nationales, ils ont divisés le peuple en morceau comme ceux d’un miroir qui s’est cassé par terre, ils ont abandonné la science et le savoir, ils ont violé la constitution, ils ont infiltré la société d’une façon quasi totale, ils ont censuré les intellectuels qui insiste à l’éveil, ils ont instaurés la propagande, les slogans creux, l’information mensongère…comme mode de communication avec le peuple, ils ont acheté toutes les âmes utiles qui réfléchissent à partir du ventre qui a peur des douleurs de la faim qui dure, ils ont éliminé les intellectuels qui refusent de dire autres choses que la vérité sincère, ils ont poussé la jeunesse vers le désespoir (suicide, haraggas, alcool, drogue, prostitution,folie…), ils se sont accaparés de tout les postes de responsabilités, sensibles, importants, stratégiques…pour éviter que les serviteurs authentiques de l’Algérie ne les occupent et se mettent, ainsi, à améliorer notre sort…
    Ils ont peur de notre unité, de notre culture, de notre diversité, de nos valeurs ancestrales…Ils essayent chaque jour de les effacer de nos mémoires. Ils ont peur de manquer, de la faim, de la pauvreté, de ne pas être capable de gagner honnêtement leurs salaires…c’est pour cela, qu’ils volent des milliards de dollars et qu’ils laissent croupir dans des banques étrangères pour assurer leurs avenirs, si par malheur, ils vont perdre le pouvoir.
    Ils ont peur des Algériens et des Algériennes, c’est pour cela, qu’ils sèment par la violence, le crime, la torture, la force, la corruption, le gaspillage de nos richesses…la désolation, la misère, les deuils, la terreur, le malheur, les maux et les soucis les plus durs, l’horreur, l’ignorance, la haine, la méfiance, l’intolérance, la peur…dans le coeur du peuple pour l’empêcher de résister, pacifiquement, à leur dictature.
    Alors cessons d’avoir peur de ceux qui ont très peur. Travaillons main dans la main, pacifiquement, patiemment et sérieusement pour chasser cette peur qui nous violente d’une façon féroce et barbare pour rassurer son coeur que commande l’avidité, l’avarice, l’ignorance, la haine, le mensonge, la perversité, l’égoïsme, l’hypocrisie…
    Cessons d’avoir peur d’eux et cessons d’avoir peur de nos différences, de notre diversité, de notre unité et d’une Algérie paisible, démocratique, juste, libre et soucieuse de tout ses enfants de l’est à l’ouest et du sud au nord.
    En conclusion, les dictateurs sont des peurs de la vie qui terrorisent le peuple pour ne pas avoir peur.
    Fraternellement à toutes et à tous




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  • AS
    13 août 2009 at 22 h 17 min - Reply

    Salaam,

    Mon frere, aucun general ni aucun de ses maîtres ne s’en sortira, il faudra qu’ils nous tuent tous… si la maladie ne les tue pas ils finiront tous derriere des barreaux, eux et leurs maitres de France insha Allah




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  • baroudi
    14 août 2009 at 15 h 23 min - Reply

    a qui le tour ici, chez nous en algerie, ou de nombreux criminels continuent paisiblement de diriger le pays(economiquement et politiquement) dans l impunité et dans l’ anonymat ? il faudrait egalement que leur progeniture rendent l argent volé à la mort de leur bourreau de pere.il faudrait penser aux fortunes illicites qu ils ont accumules par le fruit de leur pillage.et que leurs enfants doivent rembourser, au dernier centime ,au peuple algerien.




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  • tamezgha
    14 août 2009 at 15 h 50 min - Reply

    Monsieur sidhoum toutes les dictatures se resemble,ensuite faire le paralléle entre les périls ,rouge ,vert , bleu,ou jaune c’est une autre histoire. « le peril vert etait en géstation a l’époque, dans les labos de la cia en afganistan, contre le peril rouge sovietique »




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  • samaritain
    14 août 2009 at 17 h 45 min - Reply

    J’attends avec impatience le jour ou les sinistres « saint maixent » , les brillants élèves de « la promo » du gouverneur Lacoste qui ont été placé par la « france mère patrie » au plus haut grade de hiérarchie militaire Algériens…….. qu’ils soient juger et châtier pour Crimes contre le peuple Algérien. Inchallah Amen.




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  • nomade
    18 août 2009 at 15 h 59 min - Reply

    dans les pays qui se respectent, dont la majorité de la population est saine de corps et d’esprit, les criminels se font rattraper par leur passe , l’exemple de roberto fujimori ex -président du perou
    envoyé a l’ombre pour quelques années méditer pour ses crimes.
    comment peut on arriver a les juger et punir pour leurs crimes crapuleux contre ce peuple désoriente . actuellement les algériens pratiquent la devise de jha : « ton village a pris feu … ca ne me regarde pas tant que ma maison est épargnée , ta maison a pris feu … ca ne me regarde pas tant que ma personne est saine et sauve , tes habilles ont pris feu …. maintenant c’est trop tard  » .
    comment peut on régler nos comptes avec le SYNDICAT DU CRIME au pouvoir avec des pseudo-intellectuels qui ne s’enflamment que lorsqu’ il s’agit de berberisme , islamisme , arbophobie , islamophobie , avec ces intellectuels a la noix qui ne savent que casser de l’arabe et le musulman,
    et nous ramènent des siècles dans le passe ,comme si ce rappel du passe va changer quelque chose a notre quotidien et s’il y aura un changement ca va être dans le sang et avec du sang.

    les mercenaires d’Alger ne s’imaginent même pas le temps d’une seconde devant une court de justice populaire selon les confessions d’un haut responsable algérien après les événements d’oct 88:
    IL Y A UNE CHOSE QUE NOUS NE FERONS JAMAIS, C’EST DE NOUS DECHIRER ENTRE NOUS, CAR NOUS VOULONS TRANSMETTRE TOUT CELA A NOS ENFANTS. il faut entendre par tout cela les richesses du pays c-a-d le pétrole et le gaz.
    source : francalgerie, crimes et mensonges d’états. page 594.




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  • Kara Fawzi
    20 août 2009 at 21 h 54 min - Reply

    Les nôtres aussi seront jugés _______________________________________________ au jugement dernier !!




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  • mouradtemcen
    28 août 2009 at 19 h 40 min - Reply

    assalamou alaikoum , je viens d’entendre une chanson Rai , dont voici son titre
     » 3ndahoum koul chi oua khassahoum koul chi » et ma réponse et  » douk yamchi l’houm koul chi »




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  • Congrès du Changement Démocratique