Édition du
23 March 2017

Le Congrès de la Soummam,un demi-siècle après

Congrès SoummamPar Saïd Radjef

Nous allons célébrer dans quelques jours le 53eme anniversaire du Congrès de la Soummam au cours duquel Larbi Ben M’hidi et Abbane Ramdane ainsi que d’autres dirigeants ont structuré politiquement et militairement la révolution. De grandes résolutions pour tracer loin de toutes les influences étrangères, le destin de la jeune future nation algérienne, ont été adoptées. De même des instances politiques pour gérer, internationaliser et donner un large écho « au combat légitime du peuple algérien », ont été mises sur pied lors de ce Congrès, historique à bien des égards. Mais au delà des généralités, comment peut-on évaluer aujourd’hui le Congrès de la Soummam, à la lumière des événements tragiques et douloureux que vit le pays et qui risquent à tout instant de mettre en faillite l’Etat algérien ? Par quels étranges détours est passé le pays pour que une poignée de mercenaires prenne en otage, au nom de la légitimité révolutionnaire, la souveraineté du peuple depuis près d’un demi siècle ?

Si pour certains le Congrès de la Soummam a été un événement majeur au succès retentissant, prélude à l’indépendance du pays, en revanche pour d’autres qui ne sont pas tous forcement des adversaires politiques de Ben M’hidi et d’Abbane, la réunion du 20 août 1956 à Ifri, à été un véritable coup d’état scientifique qui a mis en minorité les militants armés du CRUA. A ce jour encore, les rares survivants de cette époque et non moins compagnons de Ben M’hidi et d’Abbane, s’interrogent sur les raisons qui ont motivé le choix de ces deux « architectes » , d’intégrer et d’associer pleinement les Oulémas, l’UDMA et les membres du CC à la décision politique de la révolution et d’exclure de tout processus de réconciliation,sans la moindre raison apparente, le MNA de Messali Hadj et le parti communiste algérien. Etait-ce une décision collégiale ou bien une décision inspirée d’ailleurs par l’une des forces sociales en présence comme condition préalable à son ralliement à la révolution ? Pour l’histoire et les hommes, Messali Hadj est le précurseur des idées indépendantistes, alors que les membres du CC ont combattu férocement l’idée du 1er novembre en réussissant à débaucher quelques membres du CRUA..

L’envoi du Docteur Med Lamine Debaghine dés l’été 1955 pour coiffer les quatre du Caire, considérés par tout le monde comme étant les principaux architectes du 1er novembre, n’a pas manqué de soulever des interrogations. Les quatre du Caire qui ont préparé, organisé et déclenché la guerre de libération, auraient-ils fait preuve d’incompétence pour qu’ils soient subordonnés au Docteur Debaghine lui-même subordonné d’Alger ? La primauté du politique sur le militaire à sans doute été la goûte qui a fait déborder le vase et tarauder bien des esprits. En vertu de quoi a-t-on décidé que Zighout, Mellah, Ouamrane, Bouguera, Laghrour, Chihani,Ben Boulaid,Krim, Ben M’hidi et Didouche etaient des militaires et seulement des militaires et que Fernane El Hanafi, Ahmed Francis, Abbane, Lahouel, Dahleb, BenKhedda, Ferhat Abbas étaient des politiques ? Nul doute que cette résolution prise sans préjugés et sans arrière pensée par les membres du CCE au moment ou tous les militants armés du CRUA n’étaient animés que par l’idée généreuse de se sacrifier pour la liberté du peuple algérien, a fini par faire ressurgir les soupçons les plus insoupçonnés dans les rangs de la révolution. D’autant plus vrai que certains qui ne pensaient qu’à la conquête du pouvoir, ont tout fait pour exacerber les tensions et les rivalités parmi les dirigeants de la révolution.


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148 Commentaires sur cet article

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  • Dudesert
    15 août 2009 at 12 h 19 min - Reply

    Bonjour

    A mon avis le premier objectif de Abane et Ben Mhidi est d’abord réussir a organiser un congres de la révolution en Algérie même. Le deuxième objectif étant logiquement l’accord sur un ensemble de principes et fondements devant guider la révolution. Le fait de poser le principe de la primauté du politique sur le militaire est une logique devant permettre aux politiques de travailler sur la maturation des principes initialement posées, d’orienter les actions et de préparer la négociation. Quant aux militaires, ils devaient, a juste titre, concentrer leur énergie sur le terrain des actions militaires. C’est une separation de mission des plus logiques et des plus basiques.
    Quant au recours a toutes les figures politiques, c’ est dénote une grande maturité politique des initiateurs et également une grande générosité. En effet, ça ne peut être que la démarche juste devant permettre un large consensus pour la maturation et la consolidation des principes posées dans l’urgence, mais nécessaires.
    Le congres a donne le souffle indispensable et nécessaire a la révolution.
    Quant a ceux qui nous expliquent que les résolutions du congres ne sont pas valables en raison de l’absence de telle ou telle wilaya. Ceci n’a d’autres visées que de réduire une réussite d’algériens qui par la suite ont été assassinées par d’autres algériens directement ou indirectement. Cette pratique continue a ce jour. En effet, il est pratiquement impossible, même de nos jours, d’organiser une rencontre sans absents, d’où la formule de délégation.
    La suite tout le monde la connait : Abane et Mhidi assassines, les militaire ont commences a faire de la politique – il est plus facile de parler que d’agir surtout avec une arme sous la cachabia- au lieu de faire leur travail de militaire. Les politiques ont commence a chercher des appuis, a se cacher ou se preserver au lieu de continuer a reflechir.
    Le résultat…




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  • admin
    15 août 2009 at 17 h 58 min - Reply

    Nous versons ce rapport du regretté Abane Ramdane au dossier pour permettre d’alimenter le débat.

    Rapport de Abane Ramdane au CNRA (1956)

    Les frères qui prirent la décision de déclencher l’insurrection du Ier Novembre 1954 se séparèrent en se donnant rendez-vous dans trois mois. Ce rendez-vous devait leur permettre de faire le point de la situation, d’étudier ensemble les besoins de la Révolution et de désigner une direction.

    A. La situation avant le Congrès du 20 Août 1956

    La rencontre n’eut pas lieu. Trois sur cinq des responsables qui étaient à l’intérieur devaient tomber soit entre les mains de l’ennemi soit au champ d’honneur (Bitat, Ben Boulaïd Mustapha et Didouche). Les responsables qui étaient à l’extérieur n’ont pas pu se rencontrer à l’intérieur à cause du danger que présentait à l’époque un tel déplacement. La liaison inter-zonale 2 n’existait pas. Les 2/3 du territoire national n’avaient pas bougé, ce qui rendait impossible la jonction des groupes armés existants. La Révolution faute de cette rencontre restera donc sans autorité nationale reconnue. A cela il y a lieu d’ajouter un vide politique effrayant. Le FLN en tant qu’organisation n’était pas encore né. Les quelques responsables qui avaient échappé à la mort et à l’arrestation hésitaient dans leur isolement à prendre des décisions sur les grands problèmes.
    Cette situation terrible ne devait heureusement durer que quelques mois.
    Petit à petit la Révolution progressait dans tous les domaines. Difficilement la liaison se rétablissait entre les zones Alger-Kabylie, Alger-Oranie, Alger-Paris, Alger-extérieur, et plus tard Alger-Nord constantinois, Cependant la répression interrompait fréquemment cette liaison. Par ailleurs, le FLN commençait à se populariser, d’abord à Alger et ensuite dans le reste du pays. Le mythe de «I’Algérie française» était démoli. Les maquis prenaient de l’ampleur et s’implantaient solidement chaque jour davantage. Le problème algérien était enfin clairement posé.
    Devant la poussée insurrectionnelle, les anciennes formations politiques classiques (MTLD, Oulémas, UDMA) s’intégrèrent dans le FLN. Le PCA s’obstina à suivre mais n’ayant aucune base populaire solide, il ne tarda pas à être emporté par la tourmente.
    Le rassemblement au sein du FLN de toutes les énergies vives du pays devait faciliter l’union dans le feu de la lutte de tout le peuple algérien.
    L’esprit FLN qui avait banni le sectarisme des anciens partis politiques a été pour beaucoup dans cette union du peuple algérien. A ce stade de la lutte, il était indispensable que tous les responsables de l’insurrection se rencontrassent pour confronter les points de vue et se définir dans tous les domaines.
    La rencontre eut lieu le 20 août 1956 dans la vallée de la Soummam.

    B. Le Congrès du 20 Août 1956

    On a beaucoup parlé et encore plus écrit sur le Congrès du 20 Août 1956. Certes le Congrès du 20 Août n’a jamais eu la prétention d’être une panacée à tous nos maux, cependant, tout homme de bonne foi est obligé de reconnaître que le Congrès du 20 Août a été la plus belle victoire remportée sur l’ennemi depuis le 1er Novembre 1954. Au milieu de difficultés sans nombre (alertes, ratissages, embuscades, accrochages), la plupart des responsables de l’Oranais, de l’Algérois et Constantinois ont délibéré 15 jours durant. De ces délibérations devaient sortir :

    a. Les organismes dirigeants de la Révolution CNRA et CCE.
    On a critiqué la composition du CNRA, pourtant cet organisme reflète l’union nationale réalisée au sein du peuple. Le CNRA, qu’on le veuille ou non, est un organisme représentatif pouvant valablement engager l’avenir du pays.

    b. Le principe de la primauté du politique sur le militaire
    Ce principe que d’aucuns ont aussi contesté est un principe universel valable dans tous les pays et dans toutes les révolutions car il affirme le caractère essentiellement politique de notre lutte à savoir : l’indépendance nationale.

    c. Le principe de la primauté de l’intérieur sur l’extérieur
    Là encore on a trouvé à redire. Pourtant ce principe est encore valable pour une foule de raisons dont la moindre est qu’une révolution comme la nôtre ne peut être dirigée que par des hommes qui la vivent et indiscutablement on ne peut vivre la Révolution algérienne qu’à l’intérieur des frontières de l’Algérie.

    d. La structure de l’ALN
    La structure conçue le 20 Août a permis à l’ALN de devenir une véritable armée avec sa personnalité propre. Les grades, les insignes, la composition des unités, etc. furent uniformisés.

    e. Les Assemblées du peuple
    Innovation heureuse qui répond à un sentiment profond chez notre peuple : l’amour de la démocratie. Les Assemblées du peuple permettent à nos populations de faire leur apprentissage dans l’art de se gouverner elles-mêmes et au FLN de consolider et d’élargir ses assises populaires.

    C. La crise Mahsas

    Mis au courant de la réunion dès le mois de février 1956, les frères de l’extérieur n’ont pu venir assister au Congrès pour des raisons indépendantes de notre volonté. Il en a été d’ailleurs de même des frères des Aurès-Nemmenchas. Néanmoins, les congressistes décidèrent de retarder la publication des décisions en attendant de recueillir les voeux et suggestions des frères absents. Les décisions du Congrès furent d’une part remises aux frères Zirout et Amirouche chargés de les communiquer respectivement aux Nemmenchas et aux Aurès et d’autre part, envoyées au Caire par un agent de liaison spécial. Ce dernier rencontra Ben Bella à Tripoli et les lui a remises en mains propre en lui demandant de les communiquer aux frères de l’extérieur. Malheureusement, il se produisit l’épisode de l’avion que tout le monde connaît et qui se termina par l’arrestation des cinq et la saisie de tous les documents en leur possession. Ainsi, les décisions du Congrès qui étaient encore secrètes tombèrent entre les mains de l’ennemi.
    Devant cette nouvelle situation, le CCE ne pouvait plus retarder la publication des décisions du Congrès parce que :

    a. Les Français pouvaient d’un moment à l’autre les rendre publiques ce qui n’aurait pas manqué de provoquer des réactions très vives et justifiées de la part des militants.

    b. L’ennemi criait à qui voulait l’entendre que le FLN était décapité et le moral du peuple et de nos troupes commençait à être atteint. C’est alors que le CCE prit sur lui la responsabilité de faire paraître les décisions du Congrès du 20 Août dans le n° spécial du Moujahid daté du1er Novembre 1956.
    La publication des décisions provoqua un échange de lettres entre le CCE et les frères de la Santé. Ces derniers reprochaient au Congrès son manque de représentativité, sa conception du FLN qui a été le principal critère dans le choix des hommes composant les organismes dirigeants de la Révolution, le principe de la primauté de l’intérieur sur l’extérieur, le principe de la primauté du politique sur le militaire et enfin que la République algérienne devait à leur sens revêtir un caractère nettement islamique.
    Nous avons exposé plus haut les arguments qui militent en faveur de la conception du FLN des congressistes et du choix des hommes devant siéger aux organismes dirigeants de la Révolution. Nous avons aussi développé les arguments qui militent en faveur des principes : primauté du politique sur le militaire et primauté de l’intérieur sur l’extérieur.
    Il nous reste à examiner la non-représentativité du Congrès, le caractère islamique de la République Algérienne.
    Toute l’Algérie était présente au Congrès exception faite des responsables de l’ex-zone Aurès-Nemmenchas qui ne sont pas arrivés à temps à cause des ratissages et des luttes intestines qui ravageaient cette partie du territoire algérien. Quant à Souk Ahras, pour tous les congressistes elle faisait partie de l’ex- zone Nord constantinois qui avait envoyé au Congrès ses cinq principaux responsables.
    L’Oranie était représentée par son principal responsable. Quant à l’extérieur nous avons dit qu’ils étaient avisés plusieurs mois à l’avance.
    Pour ce qui est du caractère islamique de la future Republique algérienne, le CCE considère que c’est-là un argument démagogique auquel ne croient même pas ses auteurs. Les frères de la Santé n’ont pas été les seuls à contester les décisions du congrès. Il y aurait aussi Mahsas qui avait été désigné par Ben Bella comme responsable de la base de Tunis.
    Le congrès avait désigné Mezhoudi et Benaouda pour se rendre à Tunis afin de clarifier la situation et activer l’envoi des armes. Dès leur arrivée, ils se heurtèrent à Mahsas qui était déjà maître de la situation. Ce dernier non seulement conteste les décisions du congrès mais entreprend un travail de sape et dresse les éléments des zones frontalières (Souk Ahras, Aurès-Nemmentchas) contre le Congrès et le CCE. Le résultat est que les armes sont bloquées. Il s’ensuit une lutte anarchique entre algériens. Ces agissements atteignent dangereusement le prestige du FLN auprès des autorités tunisiennes qui tiennent compte de la situation à leurs frontières.
    La réaction de la délégation à l’extérieur tant au Caire qu’à Tunis, une lettre officielle du CCE au gouvernement tunisien et enfin l’arrivée de Ouamrane devaient isoler Mahsas qui parvint cependant à fuir. La situation est aujourd’hui complètement rétablie et un tribunal militaire vient de clore la crise Mahsas en prononçant 13 condamnations à mort dont deux par contumace (Mahsas et Ben Boulaïd Omar).

    D. La sortie du CCE

    L’idée remonte à plusieurs mois. Elle émane du chef de la wilaya d’Oran qui était à la frontière algéro-marocaine et de ce fait à même de sentir le malaise qui existait entre les éléments de l’intérieur et de l’extérieur. D’autres raisons devaient précipiter la sortie du CCE, les principales en sont :

    a. La situation confuse en Tunisie et aux zones frontalières (Souk-Ahras, Aurès-Nemmamchas).
    b. La crise d’autorité qui sévissait au sein de la délégation extérieure dont le chef était contesté par les quatre de la Santé.
    c. L’entrée des armes en Algérie.
    d. L’indispensabilité de réunir le CNRA pour faire le point.
    e. Et enfin l’atmosphère quasi-irrespirable à Alger après la féroce répression qui a suivi la grève de huit jours.

    II. Le point de la situation

    A. Nos forces

    1. A l’intérieur

    a. Le FLN
    Exception faite de quelques douars qui se sont ralliés à l’armée française et qui habitent autour des camps militaires (leur chiffre est d’environ 4 à 5 par wilaya) et d’une partie de la population de certains villages et villes qui échappent à notre contrôle, tout le peuple algérien est embrigadé dans le FLN. Tous les algériens sont membres du FLN . L’immense majorité par conviction, une infime minorité par crainte. Il nous est impossible de donner le chiffre exact des militants du FLN.
    Tous les algériens participent à la lutte. Les uns éduquent, les autres organisent, d’autres font de la propagande, ramassent des fonds, du ravitaillement, des médicaments, etc. D’autres encore prennent la garde, servent de guides dans leur douar, hébergent, renseignent et font à l’occasion le coup de feu. Ces millions d’êtres humains sont encadrés par quelques centaines de commissaires politiques (ex-militants des anciens partis politiques, jeunes lycéens et universitaires qui ont déserté les cours). Les commissaires politiques sont aidés dans leur tâche par tous les membres de l’ALN, officiers, sous-officiers et hommes de troupe qui, à l’occasion, tiennent des réunions aux militants, ramassent les cotisations, tranchent les litiges qui surgissent entre les habitants des douars et des villages. Depuis le Congrès du 20 Août la tâche des commissaires politiques est facilitée par l’élection des membres de l’Assemblée du peuple qui gèrent véritablement les affaires de leurs douars (police, état-civil, ravitaillement, garde, etc.) Les commissaires politiques, pour faire régner l’ordre, disposent de gendarmes ; de groupe de moussebline et éventuellement de groupes de l’ALN. Indiscutablement les résultats sont plus qu’encourageants.
    L’administration française n’a jamais pu faire régner l’ordre qui existe aujourd’hui dans nos campagnes. Dans les villes mêmes, les délits de droit commun ont diminué dans une proportion énorme.

    b. Le peuple
    Le peuple c’est, nous l’avons dit plus haut, le FLN Depuis bientôt trois années, il supporte tout le poids de la guerre. Une répression féroce s’abat sur lui. Les pertes sont lourdes. Elles sont de l’ordre de 250 à 300 000 individus (hommes, femmes, vieillards et enfants). A cela il faut ajouter quelques dizaines de milliers dans les prisons et les camps. Il est rare de trouver une famille algérienne qui ne soit pas touchée dans sa chair ou dans ses biens. Des familles entières ont disparu, massacrées par l’armée française, d’autres complètement ruinées ont quitté leur douar d’origine pour aller chercher refuge dans une autre région. La misère est le lot d’une fraction importante de la population. Les habitants de nombreuses régions dites (pourries) ou déclarées zones interdites suivent dans leur repli les groupes de l’ALN lors des opérations de ratissages. Ces populations sont considérées par les Français hors-la-loi et sont souvent mitraillées par l’aviation. Malgré une répression féroce et une misère effroyable, le moral demeure très bon. Tous les rapports des chefs de wilayas corroborent ce que les membres du CCE ont pu constater eux-mêmes lors de leur passage au maquis. A quoi cela est-il du ? A plusieurs raisons : il y a d’abord le caractère algérien qui ne se plie jamais à la force brutale. Il y a ensuite cette conviction profonde chez tous, que notre victoire est certaine. C’est un sentiment qui ne se raisonne pas chez nos masses.
    Le peuple croit à l’indépendance comme il croit au paradis. Vouloir l’en dissuader est peine perdue. Certes il connaît parfois des moments d’abattement mais très vite il se ressaisit et reprend confiance à la vue d’une section de nos moudjahidines qui vient de désarmer une unité française dans une embuscade ou un accrochage. De plus le fait de se trouver en pleine mêlée au milieu de tous ces jeunes moudjahidines venus des villes et des campagnes l’encourage et puis il ne faut pas craindre de le dire, il n’a pas le choix. Les Français n’ont plus confiance en lui, il ne lui reste plus qu’à lutter et à mourir au milieu des siens. Pour clore ce chapitre, nous dirons que le peuple est tout pour nous. De lui dépend la victoire ou la défaite. Le CNRA est invité à se pencher sur ses besoins qui sont de deux ordres : les armes et l’argent. Les armes lui permettront de se défendre et l’argent de se nourrir. Nous devons de l’extérieur envoyer des secours en nature et en espèces. Si nous arrivons à faire face à ces deux besoins notre victoire est certaine et à brève échéance.

    c. L’A.L.N.
    L’ALN est l’ensemble des moudjahidines, fidaïyines et des moussebelines lorsque ces derniers sont armés. Les unités qui la composent sont, le groupe, la section, la compagnie et le bataillon. L’ALN ne ressemble en rien à une armée de métier. L’ALN est d’abord et surtout une armée populaire qui vit et combat au sein du peuple. Exception faite de certaines régions montagneuses de Souk Ahras, des Aurès Nemmemtchas et du Sud-Oran les groupes de l’ALN sont constamment dans les douars au sein de nos paysans. L’emploi du temps d’un groupe armé peut être schématisé de la façon suivante: le groupe arrive dans une mechta le plus souvent de nuit et s’installe dans une ou deux pièces qui sont mises à sa disposition. Le chef de groupe établit un tour de garde et désigne le premier guetteur qui viendra réveiller son camarade une ou deux heures après. Lorsqu’aucun travail n’est prévu pour la journée du lendemain, les hommes dorment jusqu’au lever du jour. Puis ils passent la journée à laver leur linge et à nettoyer leurs armes. Si l’ennemi est signalé par les
    guetteurs qui montent une garde vigilante sur les crêtes, le groupe se met vite en tenue de combat. Dans le cas où il existe dans les environs une zone de repli (forêt, ou terrain accidenté) les moudjahidines quittent la mechta et se camouflent. Dans le cas ou le terrain est plat, alors ils choisissent l’emplacement et se mettent en position de combat et attendent l’ennemi. Le combat est engagé et dure très souvent jusqu’à la tombée de la nuit. L’obscurité permet généralement aux nôtres de franchir les lignes ennemies et de sortir du cercle.
    La guerre pour nos moudjahidines ne consiste pas seulement à se défendre, très souvent ils prennent l’initiative et attaquent, c’est le cas par exemple de l’embuscade ou de l’attaque des postes ennemis. L’embuscade est l’opération la plus payante. Les nôtres choisissent le lieu de l’embuscade et attendent passionnément le passage de l’ennemi pour l’attaquer par surprise. L’effet de surprise est terrible et très souvent les nôtres arrivent à massacrer et à désarmer des unités françaises supérieures en nombre et en matériel. L’attaque des postes ennemis peut être un simple harcèlement ou une prise d’assaut lorsque des complicités existent à l’intérieur du camp ennemi. Les unités de l’ALN comprennent une proportion importante de fellahs. Seuls les cadres sont généralement citadins ce qui donne à l’ALN un caractère profondément populaire trait que nous ne devons jamais perdre de vue si nous voulons nous éviter des déboires dans l’avenir. Le moral de l’ALN malgré la vie dure qu’elle mène est excellent. Aucun moudjahid ne parle de négociations, le thème des conversations est toujours le même : l’indépendance et surtout le grand défilé de la libération à Alger.
    Le CNRA ne doit pas se fier à cet optimisme. Certes l’enthousiasme est un atout puissant entre nos mains, cependant nous devons tout faire pour fournir à ces hommes qui ont tout sacrifié les moyens de se défendre et de vaincre.

    L’effectif de l’ALN est de l’ordre de 50 000 moudjahidines et fidaïne qui se répartissent ainsi :
    Base de Souk-Ahras : 4 000 ;
    Wilaya n°l : 10 000 ;
    Wilaya n°2 : 6 000 ;
    Wilaya n°3 : 12 000 ;
    Wilaya n°4 : 4 000 ;
    Wilaya n°5 :6 000 ;
    Wilaya n°6 : 2 000.

    L’effectif des mousseblines est aussi d’environ de 40 à 50 000.
    En gros nous pouvons dire que nous avons 100 000 hommes qui combattent. Ces hommes ne sont malheureuse- ment pas tous armés.
    Environ 35 à 40 000 hommes sont armés d’armes de guerre, le reste de fusils de chasse et de révolvers ou sans armes du tout.
    Le problème des armes sur lequel nous reviendrons plus loin reste posé.

    d. Les finances
    Jusqu’au Congrès du 20 Août, le FLN a pu non seulement subvenir aux besoins de la révolution à l’intérieur du pays mais à économiser environ 1 milliard. Depuis le Congrès du 20 Août, la répression allant en s’accentuant, les res- sources du FLN ont terriblement diminué. Les chefs de wilaya ont été obligés de prélever des sommes importantes sur leurs réserves. Aujourd’hui, seules trois wilayas ont encore un peu d’argent : la wilaya n°3 possède 300 millions (alors qu’elle en avait 500 le 20 Août 56), la wilaya n°2 possède 100 millions (alors qu’elle en avait 200 le 20 Août 56) et la wilaya n°5 possède 600 millions. Les autres wilayas n’ont pas de sous. Le CCE est obligé de prélever des sommes importantes en Kabylie et en Oranie pour aider Souk Ahras et les Aurès-Nememtchas. Le CCE attire l’attention du CNRA sur ce problème qui conditionne tous les autres. Les sources à l’intérieur sont taries. C’est à l’extérieur et à l’extérieur seulement que nous devons chercher de l’argent pour faire face aux énormes dépenses que nécessitent l’achat de grosses quantité d’armes, l’entretien d’une multitude de militants qui travaillent à l’extérieur et aussi et surtout aux besoins vitaux des populations à l’intérieur du pays qui se débattent dans une misère effroyable.
    Tous les chefs de wilaya lancent un cri d’alarme. Si nous voulons maintenir et augmenter le niveau de lutte du peuple, nous ne devons pas le laisser mourir de faim.
    Chacun de nous devra faire son examen de conscience. Des sommes énormes sont dilapidées par nous à l’extérieur. L’esprit d’économie n’existe chez aucun d’entre nous. Nous vivons dans des palaces et au moindre de nos déplacements, nous louons un taxi, des voyages inutiles
    et onéreux sont effectués par les nôtres. Tous les jours des millions sont ainsi gaspillés alors que le peuple dans certaines régions comme à Ténès par exemple mange de l’herbe. Nous reviendrons sur cette question dans les perspectives d’avenir.

    e. Les syndicats
    Nous avons pris l’initiative en mars 1956 de créer une centrale syndicale nationale : l’UGTA. L’enthousiasme rencontré au départ fut immense. En quelques mois l’UGTA comptait pour la seule agglomération algéroise plus de 100 000 adhérents. Malheureusement l’UGTA comme toutes les organisations nationales fut prise pour cible par l’ennemi. Des arrestations massives furent opérées. Des milliers de syndicalistes sont aujould’hui dans les camps de concentration. A neuf reprises le secrétariat national de l’UGTA a été renouvelé en moins d’un an. Aujourd’hui tous les dirigeants de l’UGTA sont arrêtés et les locaux occupés par la police et l’armée française. Seuls ont échappé trois secrétaires nationaux qui se trouvent aujourd’hui à l’extérieur sont en rapport avec la CISL et les syndicats qui composent cette centrale internationale. En outre, ils participent à l’élaboration du projet d’unification des 3 centrales nord-africaines (UGTT-UGTA-UMT). La délégation de l’UGTA à l’extérieur devra se fixer pour tâche la formation des cadres grâce aux stages gratuits organisés par le CISL, de ramasser des fonds auprès de leurs camarades ouvriers en Tunisie et au Maroc, en Europe occidentale et en Amérique afin de subvenir aux besoins des familles de syndicalistes algériens emprisonnés et enfin à faire de la propagande pour l’UGTA et la Révolution algérienne dans les congrès, les conférences syndicaux internationaux. A côté de l’UGTA, nous avons aussi créé l’UGCA qui se trouve dans une situation identique à celle de la centrale ouvrière.

    2. A l’extérieur.

    a. Notre délégation
    Notre délégation à l’extérieur représente indiscutablement une force par le nombre et par la qualité. C’est pour cela qu’elle n’a plus aucune excuse pour ne pas rendre. La crise d’autorité qui était un grand handicap a disparu. Le chef de la délégation aidé du responsable à la logistique devra procéder à une réorganisation de tout l’extérieur. Il serait souhaitable qu’il se choisisse un adjoint énergique chargé tout spécialement de veiller à l’application stricte d’une discipline de travail et un contrôle de toutes les dépenses du personnel de la délégation.

    b. L’organisation du Maroc
    L’organisation du Maroc est bien assise. L’effectif des militants est d’environ 6 000. Aucun Algérien habitant le Maroc n’échappe à notre contrôle. Tous contribuent, chacun dans la mesure de ses moyens, à l’effort de guerre. Les rentrées financières mensuelles sont de l’ordre de 20 à 25 millions. Cette puissante organisation nous permet de faire pression dans une certaine mesure sur les autorités marocaines et l’lstiqlal qui ne sont pas aussi bien disposés que les autorités tunisiennes et le destour à nous aider. L’ex-zone espagnole nous est très utile. Elle sert de refuge à nos éléments et là se trouvent les organismes vitaux de la Wilaya n°5. Avec un peu de bonne volonté les autorités marocaines pourraient nous faciliter l’installation de camps d’entraînement, d’écoles de cadres de tous genres, de centres de transmissions, etc. Il est à souhaiter qu’une imposante délégation aille rendre visite au sultan et au gouvernement marocain pour lui demander de nous aider plus efficacement.

    c. L’organisation de Tunisie
    Elle commence seulement à démarrer. Les crises successives ont mis par terre toute l’organisation qui, il est vrai, n’a jamais été bien solide. Les autorités tunisiennes à l’inverse des autorités marocaines sont beaucoup plus compréhensives à notre égard. Mais les possibilités sont ici limitées. Nous n’avons ni l’équivalent de l’ex-zone espagnole, ni la masse des jeunes algériens instruits qui habitent le Maroc ? Cependant, là encore, la formation de camps d’entraînement est possible à proximité des frontières. Si nous rencontrons au Maroc de très grandes difficultés dans l’acheminement des armes, en Tunisie nous n’avons eu jusqu’ici aucune difficulté majeure. L’effectif des Algériens qui habitent la Tunisie et qui activent au sein du FLN est minime. Les éléments dynamiques vivent tous au maquis. Les rentrées financières sont très faibles ; 1 à 2 millions par mois. Il est vrai que les frais de la base de Tunis sont très élevés à cause de l’aide qu’elle apporte à la base de Souk Ahras et à la Wilaya n° 1 (traitement et soins aux malades et blessés, ravitaillement et habillement, etc.).
    ( http://www.algeria-watch.org/farticle/1954-62/abaneramdane.htm )




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  • admin
    15 août 2009 at 18 h 28 min - Reply

    Témoignage du Président Benyoucef Benkhedda sur Abane Ramdane
    Quotidien La Tribune 21 juin 2000

    Aujourd’hui s’ouvre au tribunal de Bir Mourad Raïs le procès en diffamation intenté à Ali Kafi pour les propos infamants qui, dans ses récents Mémoires, ciblent l’un des héros les plus valeureux de notre Guerre de libération : Abane Ramdane. Sa famille s’étant portée partie civile afin de laver son honneur outragé, j’ai tenu à venir la conforter autant par sympathie que par devoir de vérité envers un homme qui a dominé par sa stature exceptionnelle la scène révolutionnaire des années 1955-1957. Dans le quotidien la Tribune en date du 18 août 1999, je m’étais déjà longuement exprimé sur le cas Abane.
    Cette fois, je serai moins prolixe, m’efforçant simplement de tirer les enseignements de la terrible tragédie à laquelle son nom demeure associé.

    Rassemblement des forces vives Fin 1955-début 1956, le mouvement insurrectionnel du 1er Novembre 1954 avait pris une telle ampleur qu’il faisait courir le risque à ses propres promoteurs de les submerger par l’importance et l’urgence des problèmes qu’il charriait.
    Dispersés entre l’intérieur et l’extérieur du pays, ceux parmi les «vingt-deux» ou le «groupe des neuf» qui avaient échappé à la mort ou à l’arrestation voyaient la Direction qui, initialement s’identifiait à eux, complètement éclatée, donc inopérante. Ils étaient, par ailleurs, divisés quant aux voies et moyens de conduire la Révolution. Les principaux chefs de maquis comme Krim, Ben M’hidi, Ouamrane et, plus tard, Zighoud, étaient acquis à la «doctrine Abane» qui préconisait un vaste rassemblement des forces vives du peuple algérien. Selon cette ligne, il était admis que le FLN se devait de se convertir très vite à une véritable stratégie d’union nationale aussi large que possible, avec la participation des éléments du PPA-MTLD encore à l’écart et, également des nationalistes modérés appartenant à l’UDMA de Ferhat Abbas ou à l’Association des Oulama de Bachir Brahimi.

    A l’opposé, certains membres de la Délégation extérieure du FLN au Caire repoussaient toute idée d’ouverture du commandement du FLN aux éléments issus des anciennes formations politiques. Ils considéraient cela comme la pire des déviations car, prétendaient-ils, la pureté originelle de la Révolution s’en trouverait gravement altérée. De leur point de vue, seuls les hommes présents au rendez-vous du 1er Novembre 1954 étaient dignes de diriger le mouvement.
    Autrement dit, il reviendrait aux «Historiques», et à eux uniquement, de jouir d’une monopolisation sans partage du pouvoir de décision. Est-il besoin de préciser que le concept d’«Historiques» a d’abord été lancé par la presse occidentale de l’époque pour désigner, par commodité, la poignée d’hommes qui avaient présidé au déclenchement insurrectionnel.

    A la faveur d’un glissement sémantique tout à fait abusif, ce mot s’était ensuite chargé d’une connotation foncièrement militariste, laquelle avait fini par prévaloir dans les esprits peu politisés. La primauté du politique sur le militaire.
    L’assimilation sommaire des «Historiques» aux «militaires» procédait d’un simplisme réducteur. Elle impliquait l’inévitable dévalorisation des «politiques», assimilés à leur tour aux «civils» et même, péjorativement, aux «politiciens» et, de ce fait, cantonnés dans un statut subalterne. Une telle discrimination reflétait une tendance sans cesse croissante à ne compter que sur la force des armes. Privilégiant le militaire au détriment du politique, elle était en porte-à-faux avec les conceptions d’un Ben Boulaïd ou d’un Ben M’hidi, qui se considéraient avant tout comme des militants politiques portant l’uniforme par nécessité. Que leur fût accolée l’étiquette d’«Historiques» qu’ils n’avaient, au demeurant, jamais sollicitée, ils n’en récusaient pas moins l’idée qu’on pût les ériger en catégorie à part, ou en caste militaire en charge exclusive du destin national.

    C’est à Abane qu’échoit et le mérite et le courage d’avoir réhabilité le rôle fondamental du politique en renvoyant à une lecture plus serrée et plus exigeante de la Proclamation du 1er Novembre. Celle-ci, en effet, consacrait sans la moindre équivoque l’intangibilité de principe de la prééminence du FLN sur l’ALN. Grâce au puissant soutien de Ben M’hidi, Abane parviendra à transposer cette prééminence dans la plate-forme de la Soummam sous la formulation désormais célèbre de «la primauté du politique sur le militaire». Il va de soi qu’Abane ne niait en aucune manière l’action déterminante et irremplaçable de l’ALN. Dans ses tracts et ses déclarations, il ne manquait jamais de glorifier l’efficacité et l’héroïsme des djounoud, d’exalter leurs sacrifices et leurs souffrances aux côtés du peuple. Il redoutait cependant que ne se renforçât une certaine évolution amorcée dès 1956 qui, petit à petit, semblait reléguer au second plan la nécessité impérative du travail politique au sein des maquis. En donnant la prépondérance aux impératifs de la confrontation sur le terrain, en subissant la dictature du champ de bataille consécutive à la radicalisation du conflit, les responsables s’investissaient dans le militaire à corps perdu.
    Cela se soldait progressivement par une espèce d’évacuation du politique au profit d’une vision purement guerrière de la lutte de libération. Ce faisant, ils entérinaient la dépolitisation de l’esprit combattant, laquelle était déjà en gestation dans la généralisation des pratiques volontaristes et spontanéistes.
    Sévissant de la base au sommet, un tel phénomène de dépolitisation ne sera pas sans s’accompagner de carences et de déficiences se conditionnant les unes les autres, sur fond d’inculture politique et d’indigence idéologique. Il en résulta, entre autres, le rétrécissement des perspectives et le déficit notoire des capacités d’analyse et de synthèse ; l’incohérence par inaptitude à maîtriser l’ordre des urgences, et à différencier le substantiel de l’accessoire, le formel et le spectaculaire du «consistant» ; l’improvisation et la précipitation par recours aux initiatives à courte vue ; surtout, l’autoritarisme sourcilleux articulé sur la répugnance à se remettre constamment en question grâce à une autocritique salutaire. C’est pour parer à des dégénérescences et des déviations aussi lourdes de périls qu’Abane osera affronter les grands responsables militaires du moment désormais majoritaires dans le CCE élargi en 1957 avec l’entrée en force des colonels dans les organismes dirigeants. Un tournant capital était pris qui laissera des traces durables dans nos institutions jusqu’à l’heure actuelle. Complètement démonétisé, le politique s’effacera pour de bon devant la prépondérance du militaire.

    L’assassinat d’Abane entérinera l’échec de sa conception élitiste de la Révolution ; il scella le déclin irréversible du primat du politique comme fondement essentiel de toute construction populaire et démocratique authentique. En contrepartie, qu’avaient donc à proposer ses adversaires ? Beaucoup de grandiloquence mais peu de substance.

    L’esprit de novembre
    On continuera à vivre avec l’exaltation des faits d’armes et des prouesses passés mis en scène par la «famille révolutionnaire», à coups de célébrations et de commémorations sans fin pour servir une histoire encore atrocement sélective. Et pendant ce temps, le peuple marginalisé et maintenu dans un état de délabrement moral sans issue tantôt gronde et tantôt se morfond dans sa désespérance. Bafoué dans ses droits, privé du devoir légitime de contester et de s’opposer, il vit en permanence sous les fourches caudines des dispensateurs de la pensée unique qui n’ont de cesse d’entretenir la désunion, de propager le mépris de l’autre, et de miner tout ce que nos populations renferment de sacré.

    Partisan résolu de l’ouverture du FLN à tous les Algériens quelles que fussent leurs opinions, il réussira, avec l’aide décisive de Ben M’hidi, à le démocratiser en cassant le monopole que les «Historiques» exerçaient sur sa Direction. Et c’est encore d’ouverture démocratique et de l’arrêt de cette
    pensée hégémonique qui nous régit sous la contrainte que nous avons aussi le plus soif à l’heure présente. L’esprit de Novembre avait guidé les pas d’Abane. Réanimons-le donc, et retournons à ses valeurs sacrées, car ce sont elles qui ont cimenté notre unité nationale durant la guerre. Efforçons-nous les uns les autres de sauver l’Algérie à nouveau. Réconcilions-nous avec nous-mêmes, et acceptons-nous dans le respect de nos mutuelles différences en sorte que ces différences ne soient plus sources de fitna mais matière à enrichissement par tolérance interposée.
    Si chacun se mettait à tuer quiconque n’est pas de son bord, si nous persistions à nous entre-tuer, si nous ne faisions preuve de tolérance les uns vis-à-vis des autres, alors, d’autres Abane tomberaient, le pays poursuivrait sa chute libre, s’enfonçant dans une régression sans rémission. Nous aurons alors préparé de nos mains inconséquentes le terrain à une autre forme de colonisation plus cruelle, plus pernicieuse, plus terrifiante que celle dont nous avions triomphé. La tolérance, rien que la tolérance, tel devrait être dorénavant notre mot d’ordre pour que nos enfants et les enfants de nos enfants puissent vivre dans une société de justice, de paix et de progrès, car en elle réside le secret de notre renouveau et de notre réussite.
    Que la tragédie d’Abane nous serve de leçon.

    Benyoucef BENKHEDDA
    Ancien président du GPRA.




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  • Mohand Tahar MOHAMMEDI
    15 août 2009 at 20 h 57 min - Reply

    Il n’y a aucun doute que la révolution ALGERIENNE est faite par le peuple, la conscience POLITIQUE à conçu le congrès de la soummam, qui est le fruit de l’adhésion du peuple à la révolution dans un ordre de répondre à la demande démocratique de la population et de prendre en charge POLITIQUEMENT la révolution, elle est la seule garante d’une vraie indépendance POLITIQUE RÉELLE du pays, ce congrès est venu contredire cet ASSISTANAT militaire pour donner plus de puissance aux forces de pensés POLITIQUE afin de STRUCTURER, PLANIFIER et CONCRÉTISER notre libération avec la POPULATION, Il n’y a aucun doute aussi que l’assassinat de l’architecte du congrès coïncide parfaitement avec les attentes de cette vision militaire qui a gripper la révolution, le temps est aux interrogations car seule l’interrogation est porteuse de lumière, Le problème, pour ceux qui se sont permis d’assassiner l’intelligence politique pendant la révolution est qu’ils n’ont jamais pris le temps de s’interroger ou de penser a l’indépendance sauf qu’ils pensent à comment prendre le pouvoir . On peut dire aujourd’hui que le deuxième ennemi du peuple lors de la révolution est sans doute ce pouvoir militaire qui continu jusqu’à maintenant a bloquer toute réflexion politique qui détermine l’issue de notre crise actuel.




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  • thirga
    15 août 2009 at 22 h 42 min - Reply

    Un grand bravo à l’équipe du Quotidien et à Radjef Said! Le Congrès de la Soummam est un Dien Bien Phu politique. Tout se précipitat dans les rangs de l’ennemi après la tenue de ce Congrès. De la chute de la 4 ème République en passant par le rappel du sauveur de la France à l’usage des méthodes qui faisaient palir les nazies. L’Etat Algerien était restauré et en plein coeur du pays, à la barbe d’une grande puissance militaire. L’ennemi voire les enenmis ruèrent, comme des betes feroces blessées, dans l’horreur. Le ministre de l’interieur de la puissance occupante et futur président de cette puissance ordonna l’assassinat du président de ce Congrès (Larbi Benmhidi) tandis que son architecte (Ramdane Abane) fut minorisé, isolé et désigné à la vindicte morbide en sortant du CNRA du Caire. L’autre puissance régionale montante (l’Egypte) ne pouvait admettre que la Révolution Algerienne se déclare souveraine, sans lien ni avec Moscou, ni Le Caire, ni …Une Révolution algerienne, faite par des Algeriens. Parler des planqués hors frontières nationales est une insulte à tous les CHOUHADAS. Comment peuvent-ils emettre des réserves sur les décisions arretées par un Congrès tenu en territoire national, à la barbe des forces ennemies alors qu’ils n’ont pas eu le courage de rejoindre ce Congrès? Quel crédit donner à leurs mensonges et venins eux qui n’ont pu mettre à l’abri des travaux d’un Congrès organisé en territoire de combat ? Pourquoi les Benbella, Mahsas et consort n’ont pas organisé le CNRA de Tripoli dans la Capitale de l’Algerie, après le cessez le feu? Un CNRA qui n’a jamais fini ses travaux! Qu’on nous dise exacement les insultes grossières lancées par Benbella à la face du Président de l’Algerie combattante, feu Youcef Benkhedda? Abane Ramdane a été un rassembleur pour la libération de l’Algerie. Il n’a exclu aucun. Réussir à intégrer individuellement un Ferhat Abbas prouve l’amour de Abane à ce pays, à cet idéal. Parcequ’il fut un des précursseurs du mouvement indépendantiste, Messali ne pouvait souffrir que d’autres le déclassent. Sa petite personne a suplanté l’Algerie. Il s’est cru plus imprtant que l’Algerie.




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  • Abdelkader DEHBI
    16 août 2009 at 14 h 52 min - Reply

    Je ne pense pas pouvoir ajouter le moindre commentaire au texte de M. Radjef Saïd, texte qui parle de lui-même. Je remercie par ailleurs, M. le Webmaster, d’avoir publié le Rapport du regretté Abbane Ramdane au CNRA. Document dont beaucoup de politicards d’aujourd’hui, qui battent le haut du pavé, ignorent jusqu’à l’existence.
    En revanche, je voudrais rapporter ici, deux petites scènes anecdotiques, parmi des dizaines que j’ai vécues et qui, pour être insignifiantes dans leur contenu, n’en sont pas moins significatives et révélatrices, sur les traces et les rancunes indélébiles laissées dans les esprits de certaines personnalités politiques, par les vicissitudes et les crises qui ont émaillé la Guerre d’Indépendance.
    Car, ayant eu la chance de n’avoir jamais été un chef de quoi que ce soit, c’est-à-dire d’avoir été un acteur basique, durant la Révolution, entre 1957 et 1962, j’ai pu conserver – au-delà de l’Indépendance – des relations de confiance, voire d’amitié, avec beaucoup de responsables, à la personnalité et aux profils politiques souvent totalement différents, voire opposés.
    Début 1989, et juste après son élection au Comité Central du FLN, M. Bouteflika, qui connaissait mes bonnes relations avec le regretté Président Si Benyoucef Benkhedda à qui je rendais souvent visite, m’a relancé à plusieurs reprises pour que j’organise une rencontre entre lui et l’ancien chef du GPRA qui, lui, me fit comprendre qu’il n’était pas chaud du tout, à l’idée de cette rencontre. Il finit cependant par accepter sur mon insistance, à la condition que j’assiste entièrement à la rencontre qui eut lieu d’ailleurs, au domicile de M. Benkhedda, en présence d’ailleurs, d’autres personnes de l’entourage de ce dernier, sans que les deux hommes aient pu aborder sérieusement, des sujets politiques. Apparemment à la grande satisfaction du défunt Président Benkhedda…
    Début 1991, je faisais partie d’un groupe d’études socio économiques d’une douzaine d’enseignants, cadres et universitaires basé à Boumerdès et intitulé « Perspectives et Développement ». A ce titre, j’ai été invité à la conférence-débat organisée par l’INPED, pour la commémoration du 20ème anniversaire de la nationalisation du pétrole (24 février 1971). Je me suis rendu à l’invitation en emmenant avec moi M. Bouteflika, sans en faire part à M. Belaïd Abdessalam qui était l’invité d’honneur qui allait prononcer la conférence introductive au débat. En nous voyant tous les deux assis à la première rangée de la salle, M. Belaïd Abdessalam n’a pas caché sa fureur, en me fusillant d’un regard significatif dont la bulle disait: «  »Pourquoi tu as ramené ce type avec toi ? Tu as oublié toutes les amabilités que j’ai écrites sur son compte dans mon dernier livre en le traitant carrément de traître et de vendu à la France ?… » ». Pour ma part, je n’en avais cure, je me délectais de la farce que je venais de jouer bien involontairement. En notant cette chose extraordinaire qu’à mesure que le conférencier revenait longuement sur les circonstances et les implications de la décision politique de nationalisation des hydrocarbures, il s’appesantissait exagérément sur le fait essentiel à ses yeux, que, à la veuille de cette décision de nationalisation, il n’y avait que trois hommes dans la confidence: Boumédiène, Sid-Ahmed Ghozali et lui-même, Belaïd Abdessalam. Et chaque fois que le conférencier rappelait ce fait, en semblant défier Bouteflika, je sentais ce dernier retenir une profonde bouffée d’indignation qui montait de sa poitrine. A l’ouverture des débats, M. Bouteflika n’a pas demandé la parole immédiatement. Puis après deux ou trois questions posées par les auditeurs, il se leva pour demander la parole en cherchant confusément à laisser entendre que de par ses fonctions de chef de la diplomatie, il ne pouvait pas ne pas être au courant de la décision de nationalisation qui aurait été envisagée depuis fort longtemps. Affirmation que rejeta aussitôt M. Belaïd Abdessalam, jetant un peu plus de confusion dans les esprits. Mais le débat de fond, sur une question essentielle comme la nationalisation des hydrocarbures venait d’être ainsi escamoté et sacrifié aux petits narcissismes de deux personnages qui furent pourtant des figures emblématiques de l’ère Boumédiène.
    Ces deux anecdotes soulignent en effet une terrible amplitude dans l’écart qui existe entre d’une part, une Révolution Algérienne au gabarit hors normes, qui s’est hissée à l’échelle des grands Evènements de l’Histoire et, d’autre part l’insuffisance de stature politique, intellectuelle et morale caractérisant un grand nombre d’acteurs de cette Révolution; en particulier ceux d’entre eux qui se sont hissés au pouvoir au lendemain de l’Indépendance.
    Ce qui confirme, à de très rares exceptions près dans l’Histoire, que les Révolutions sont des dévoreuses d’hommes. De leurs hommes.




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  • Abdelwahab Benyelles
    16 août 2009 at 18 h 04 min - Reply

    Les paroles s’en vont, mais les écrits restent !

    Naguib Mahfouz, prix Nobel, résume l’histoire du monde en disant:

    «Les révolutions sont lancées par des fous, accomplies par des héros, mais ce sont des lâches qui en héritent».

    Je crois qu’après plus d’un demi siècle d’histoire, c’est à dire depuis le 20 Août 1956; naissance civile du projet national algérien libre, autrement dit, depuis que chaque algérienne et algérien sont devenus responsables civilement de leurs actes et que toute entité est rendue responsable de ses décisions, impartialement, depuis cette date envers la nation; il est encore temps de diagnostiquer les raisons de ce CHOIX et de cette dérive politique algérienne, afin de faire l’autopsie finale et irréversible du complot vénal qui persiste jusqu’à date avec la même troupe d’acteurs mercenaires et sexagénaires.

    Ce sera le seul salut légendaire, sincère et authentique de la nation algérienne aux yeux du monde, lequel avait toujours considéré que la révolution déclenchée en Novembre 1954 fût l’exemple contemporain à suivre pour tous les mouvements politiques mondiaux d’autodétermination.

    Quant aux solutions à préconiser pour sortir le pays du marasme multidimensionnel, le compte-rendu de feu Abane Ramdane regorge jusqu’à aujourd’hui de quelques idées et d’actions militantes et organisatrices lesquelles demeureront toujours d’actualité pour le peuple algérien, entre autre, la condition sine qua non d’un rassemblement unique de toutes les forces vives de la nation .




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  • jugurtha
    16 août 2009 at 19 h 31 min - Reply

    bonjour, pourquoi ne pas ecrire des livres sur cette guerre d’algerie, et puis les mettre dans des bibliotheques pour les gens qui peuvent en avoir besoin? ET PUIS NOUS LAISSER TRANQUILLES et s’occuper de l’avenir au lieu de ne faire que rabacher toujours la meme chose




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  • Malika
    16 août 2009 at 20 h 20 min - Reply

    Bonjour M. Dehbi,
    Même s’il m’intéresse de savoir l’histoire de mon peuple, de mon pays et partant celle du monde, j’ai du mal à comprendre que des gens de votre stature(et le pire c’est qu’il y en a beaucoup dans l’Algérie agonisante) n’agissent sur les priorités d’une sauvegarde de l’Algérie. Oui, j’ai beaucoup d’estime pour les intiateurs de l’appel du 19 mars, mais que je sache ce sont d’autres qui s’organisent et passent à l’action tandis que les opposants (sincères?) écrivent et écrivent encore ajoutant à l’esprit démissionnaire du citoyen algérien blasé par des décennies de paroles, de dénonciations, de critiques et de promesses sans lendemain. À quoi servent les débats qui ne débouchent sur rien de concret? Une enseigne qui ouvre sur un renouveau de la maison Algérie. La nature dit-on a horreur du vide. Et le vide laissé par l’opposition et les « intellectuels » algériens est tout simplement sidérant. Est si l’Algérie est malade pour reprendre M. Ali Yahia Abdenour, nous y avons tous une grande part de responsabilité. Tout autant que le pouvoir que nous tolérons comme une société immature et incapable de se défendre. Chiche, faisons table rase des divergences et osons proclamer la création d’un rassemblement de toutes les forces d’opposition. Cela donnera aux Algériens l’opportunité de travailler à un projet sans pareil puisqu’il s’agit de donner un avenir à notre pays, cet avenir auquel peu de gens y croient et moins encore ceux qui dilapident ses ressources en s’assurant un avenir loin de la misère du peuple. Mon intentioin n’est pas de vous accabler, mais reconnaissons que la société algérienne est en déclin en terme de dignité et de responsabilité.




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  • hamizi mohand
    17 août 2009 at 0 h 46 min - Reply

    bonsoir,
    Si à l’epoque deja on a pense a la primaute du politique sur le militaire c’est bien pour eviter ce que nous vivons actuellement,car n’oublions pas que ben m’hidi allah yerahmou etait colonel est il est etait pour ça et meme un fervent soummamiste si je peux dire ainsi,le congres avait des visions tres lointaines car la guerre n’allait pas durer 100 ans,alors il fallait des decisions politiques a long terme (a moyen au moins),et la primaute de l’interieur sur l’exterieur car tout se vit et donc doit se decider de l’interieur(abane allah yerahmou disait qu’aucune revolution ne s’est dirigée de l’exterieur),juste quelques annees lui ont donne raison car on a bien vu ce qui s’est passe avec la revolution quand le c.c.e. s’est installe definitivement a tunis,pour le leader sheap,yarhem babakoum a part ait ahmed sur le plan diplomatique qu’est ce que les autres ont foutu,ou etaient les armes qu’ils devaient faire passer,ne me racontez pas d’histoires juste du concret mon pere qui etait moudjahed me disait tjrs qu’il fallait abattre 1 soldat français pour avoir 1 arme et pendant 6 ans au maquis il n’a jamais vu 1 arme venir de l’est ou de l’ouest,et pour les leaders de la revolution avec tout le respect que j’ai pour eux mais deux sortaient du lot à savoir abane et benmhidi car ils ont donne 1 souffle incroyable a la revolution et apres leurs morts tous les 2 en 1957 comme par hasard,je dirai meme que si benmhidi n’a pas ete pris et assassine abane ne serait jamais mis à l’ecart et assassine,1957 etait pour moi l’annee la plus sombre de la revolution et de l’algerie independante.




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  • radjef said
    17 août 2009 at 11 h 30 min - Reply

    @Jugurtha. Bonjour tout le monde. Anatole France disait à la suite du procés Dreyfus que nous sommes les héritiers des générations passées, les temoins de notre époque et la providence des générations futures. Mais A Gide disait egalement qu’un seul passé ne peut proposer qu’un seul avenir. Or notre passé est fait d’intrigues, de crimes, d’impostures, de lâches complaisances….Aujourdhui, nous autres enfants de l’independance, nous vivons en temoins désabusés les consequen désastreuses de notre passé. Va ton léguer à notre tour cet héritage fait de mensonges et de trahisons aux générations futures ou bien nous devons reparer les fautes du passé pour assurer un avenir radieux à nos enfants?




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  • Abdelkader DEHBI
    17 août 2009 at 11 h 46 min - Reply

    Réponse à Malika: — Vous semblez reprocher aux signataires de l’Appel du 19 Mars 2009, de ne pas « passer à l’action » et vous avez sans doute raison, pour autant que nous soyons d’accord sur le contenu de ce que vous entendez par passer à l’action et que nous avons défini, en ce qui nous concerne, comme une attitude de résistance citoyenne permanente, par tous les moyens non violents. Et je ne crois pas trahir la pensée des autres signataires de l’Appel, en entendant par résistance citoyenne, en particulier les points suivants:
    1.) – la dénonciation permanente, par l’écrit et par le discours, du pouvoir politique en place, comme étant un pouvoir illégitime, corrompu et liberticide;
    2.) – la désobéissance civile, en tant qu’attitude citoyenne de tous les instants, exprimant clairement le refus d’obtempérer aux injonctions de certaines lois et règlements édictés par ce pouvoir illégitime et manifestement contraires aux libertés publiques et à l’intérêt national en général;
    3.) – les grèves de protestation sur les lieux de travail, dans le secteur public comme dans le secteur privé; chaque fois qu’un abus d’autorité est commis, dans une administration ou dans une entreprise;
    4.) – les manifestations pacifiques et l’organisation de sit-in sur la voie publique, en solidarité avec tous les citoyens, associations ou groupes sociaux, victimes de l’arbitraire du pouvoir.
    Etc…etc…
    C’est en adoptant une attitude permanente et définitive de rejet de tout ce qui est illégitime et arbitraire que le citoyen algérien pourra en effet se réapproprier sa dignité légendaire dont il a été dépossédé par un régime politique dictatorial, plus soucieux de dresser le citoyen dans l’ignorance, l’obéissance et la résignation que de l’éduquer dans le savoir, la dignité et la responsabilisation. Par ailleurs, cette réappropriation de notre dignité de citoyens nés libres, passe nécessairement par une profonde prise de conscience de chaque citoyen, de ses droits naturels tout comme de ses devoirs civiques envers la communauté des citoyens au milieu de laquelle il vit;: depuis la cellule familiale et le voisinage, jusqu’à l’échelle de la nation, en passant par les différentes entités d’organisations administratives ou sociales comme l’école, la commune, la région, l’entreprise, la société civile, etc….
    Tous les intellectuels algériens – chacun selon ses compétences, sa disponibilité et son aire d’action –, qu’ils vivent à l’intérieur du pays ou à l’étranger, doivent se sentir concernés et mobilisés, en un immense élan de solidarité nationale pour la promotion permanente des valeurs du civisme et du patriotisme, des valeurs du savoir et du savoir-faire, des valeurs de la culture et de la morale. Une véritable révolution nationale pacifique et spontanée de prise de conscience citoyenne doit voir le jour partout où il y a des algériens, dans chaque quartier des villes, dans chaque douar ou village des campagnes, dans toutes les écoles, dans tous les lieux de travail, dans les rues et dans les maisons. Pour dire NON au pouvoir illégitime ! NON au pouvoir malade physiquement ! NON au pouvoir corrompu moralement ! HALTE au processus de désintégration du Peuple et de la Nation !
    Gloire aux Martyrs tombés pour que vivent ce Peuple et cette Nation !




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  • Ammisaid
    17 août 2009 at 13 h 06 min - Reply

    Assalam, azul, bonjour
    Tout est dit et tout est clair. Le colon est parti et les violents l’ont remplacé. Il suffit de remettre sur le rail la plate forme de la soummam pour remettre sur son chemin le fleuve détourné par ceux qui ont remplacé l’union, l’intelligence et la conscience par le division, l’ignorance, la violence et le crime. Que dire de plus? Le programme de sortie de crise est là, il suffit de l’appliquer. Ni haine, ni vengeance, ni ruse, ni hypocrisie…et l’Algérie sera celle qu’avaient espéré Abane et Ben M’hidi. Que s’arrête le sacrifice des humbles pour que s’élève la noblesse des lâches. Que cesse nos divisions pour chasser ceux qui empêchent notre unité et qui nous inventent des histoires et des slogans qui nous bercent comme des bébés. Enlevons nos haillons et vivons propres à tout moment. Suivons le chemin que nos ancêtres nous ont tracé et cessons de suivre ces faux pasteurs comme des moutons. Écoutons la voix de la raison et cessons de danser au bendir de l’illusion. Apprenons à apprécier l’instant, évitons de faire les erreurs du passé et travaillons sérieusement pour laisser une Algérie paisible, fraternelle, digne, prospère, forte, tolérante, solidaire, juste…pour les futures générations. Wa Allah yestarna
    Merci pour tout ceux qui essayent de nous rafraîchir nos mémoires et qui nous montre que ne nous sommes pas des ignares et du bétail.
    Fraternellement à toutes et à tous




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  • Brahim YOUNESSI
    17 août 2009 at 15 h 01 min - Reply

    Bonjour,

    La Plateforme de la Soummam dont nous ne connaissons que des extraits, larges certes, est un des deux textes fondamentaux de la révolution algérienne. Elle doit, à cet égard, être lue et analysée à la lumière de la Proclamation de Novembre 1954. Si celle-ci est conçue comme un appel, assez court, au peuple algérien, la plateforme de la Soummam est une longue analyse de la situation politique de la révolution armée. On ne retient généralement de ce texte que deux ou trois objectifs que le Congrès s’est assigné : notamment la primauté de l’intérieur sur l’extérieur et du politique sur le militaire. Mais aussi et surtout, ce qui, indéniablement, est en contradiction et en opposition avec la Déclaration de Novembre à laquelle un des acteurs majeurs du Congrès de la Soummam, Larbi Ben M’hidi, a pris une part plus que significative, le fameux alinéa sur « La restauration de l’Etat algérien souverain, démocratique et social dans le cadre des principes islamiques » corrigé par la Soummam en « …renaissance d’un Etat algérien sous la forme d’une république démocratique et sociale et non la restauration d’une monarchie ou d’une théocratie révolues. »
    Sur les objectifs politiques de la Plateforme de la Soummam, un accord voire un consensus aurait pu être trouvé entre l’intérieur et l’extérieur, le militaire et le politique d’autant que la lutte de libération algérienne est la lutte d’un peuple en arme ; aucune des personnalités qui ont déclenché l’insurrection nationale n’était militaire et l’armée était une armée de libération. On pouvait aisément passé de l’un à l’autre, de « militaire » à politique et de politique à « militaire ». Ce fut d’ailleurs le cas, à la fois, de Larbi Ben M’hidi, colonel de la wilaya V et de Krim Belkacem, colonel de la wilaya III.
    Mais les clivages idéologiques et les projections stratégiques de la Plateforme ne pouvaient que rompre l’accord et le consensus éventuel. Il me semble que c’est sur ces deux questions que le débat devrait se porter parce qu’elles ont surdéterminé l’Algérie indépendante.

    Brahim Younessi




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  • nedjma
    17 août 2009 at 17 h 35 min - Reply

    MON CRI POUR TOI.
    DIT HAUT DIT VRAI, LEURS INDÉSTRUCTIBLES ROUAGES.
    LA TERRE, LE PEUPLE MUET EN TOI, MON LIEU MON LIEN.
    TREPASSÉ, BALANCE MA VIE EN EXIL.




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  • Mohand Tahar MOHAMMEDI
    17 août 2009 at 19 h 40 min - Reply

    A quand la classe politique va t-elle se determiner de la primauté du politique sur le militaire ?
    La conscience nationale doit prendre conscience du fait que la POLITIQUE est un élément indispensable dans la société et que la société ne peut fonctionner sans cet élément, auquel cas notre pays sera l’otage perpétuel de cette vision militaire qui ne souci guère de l’avenir POLITIQUE de nos enfants mais que de leurs propres intérêts, 50 ans après la tenue du congrès de la soummam on se retrouve avec les mêmes interrogations, avec le même état d’esprit qu’ont ces dirigeants militaires qui n’assument toujours pas leurs erreurs , leurs échecs et leur inconscience, malgré la ruine totale du pays sur tous les plans. Comment une institution militaire qui n’arrive pas a mettre un terme a une poignée de « terroristes » se permet-elle de détenir un pouvoir politique, décide et gère le destin d’un peuple entier ? Comment que des acteurs POLITIQUES qui peuvent construire notre maison ALGERIE sont exclus de tout débat politique par pratiquement le même personnel militaire qui a grippé la révolution et assassiné des intelligences politiques pendant et après la révolution ? Comment peut-on expliquer qu’une poignée de gradés ont dévié cette institution militaire de sa véritable mission, qui est celui d’assurer au peuple la sécurité et le maintien de l’ordre et non de s’impliquer dans des décisions politiques dont on voit bien les résultats.
    La tradition du régime militaire est de gommer tout ce qui incarne l’engagement politique, par cela privé le peuple qui a pourtant fait la révolution de son droit de décider lui même de son propre destin, comme l’ont espéré nos ainés pendant la révolution, le combat ne doit pas s’arrêter là. Il faut rendre le pouvoir au peuple, c’est cela le RESPECT à ces millions de braves qui ont donné leurs vies pour qu’on vive libre et dans une démocratie propre a nous.
    La classe politique doit se déterminer à travers un manifeste politique qui va permettre de concrétiser la primauté du politique sur le militaire et lutter avec détermination contre l’instrumentation de notre armée pour permettre aux forces de pensée politiques de se projeter dans un projet politique qui coïncide profondément aux racines culturelles du peuple ALGERIEN.




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  • radjef said
    17 août 2009 at 20 h 54 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. Merci pour Nedjma.




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  • Malika
    17 août 2009 at 23 h 48 min - Reply

    Salam Monsieur DEHBI,

    Peut-être qu’en lieu et place de reproches, il faut y voir de simples aspirations. Ce serait mal venu de ma part de dénigrer « la résistance citoyenne » dont vous faites le pivot du changement souhaité en Algérie. Pourtant, il me semble que toute énergie a besoin d’être canalisée pour être efficiente. Cela vaut pour les forces de l’opposition dont l’énergie, dispersée aux 4 vents depuis des années, est gaspillée sans le moindre impact sur le vécu du peuple et le sort de l’Algérie. Comment voulez-vous cultiver le civisme dans un état de non droit où l’injustice et la corruption sont promues système de gestion des affaires de l’État? Au point où en est la société algérienne en terme de régression et de perte de valeurs, et à moins d’un miracle (auquel je ne crois pas), le seul espoir de changement de cap de l’Algérie, à mon avis, ne viendra que d’un rassemblement de leaders intègres et dédiés à la cause de leur peuple. Les gens savent reconnaître les leurs. L’exemple de Chavez et d’autres leaders sont inspirants en la matière. Ceci dit, Loin de moi l’idée de sous-estimer l’importance de l’engagement des initiateurs de l’appel du 19 mars, c’est un jalon sur la longue route de l’affranchissement de la société algérienne. Espérons qu’il suscitera un sentiment d’appartenance dans ce désert de motivation qu’est devenue l’Algérie, même s’il est difficile d’y croire.




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  • tamezgha
    18 août 2009 at 4 h 05 min - Reply

    c’est incroyable,voila ce que veux dire faire et avoir une vision politique à court,moyen et long terme.
    Aujourd’hui soit presque 50aprés avoir élaboré cette plate forme elle est toujour à jour ,et d’actualité. bravo et que dieu agrée dans son paradis nos brave chouhada qui ont sacrifiés leurs vies pour ces nobles idéaux.
    a méditer pour tous les chasseurs de visa et de l’import export.




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  • Mokdad
    18 août 2009 at 6 h 50 min - Reply

    Bonjour à tous

    Tiré d’un article de feu benyoucef BEN KHEDDA Rabi Yerahmou

    Réflexions

    sur le Congrès

    de la Soummam (partie1)

    Benyoucef BEN KHEDDA

    Rappelons brièvement le contexte historique de l’époque.

    Rappel historique

    On sait que l’insurrection algérienne a été déclenchée par les éléments du CRUA (Comité révolutionnaire pour l’unité et l’action) tous issus de l’OS (Organisation Spéciale) branche armée du PPA-MTLD, à la suite de l’éclatement de la direction de ce parti en deux factions : Comité central et Messali.

    La direction de la Révolution passe alors aux «6» du CRUA qui sort au grand jour le 1er Novembre 1954 sous l’appellation du FLN (Front de libération nationale).

    Le partage des responsabilités entre eux, après leur réunion du 23 octobre 1954 à Bologhine (ex-Saint-Eugène), s’était fait ainsi :

    Zone 1, Aurès-Némencha, Mustapha Ben Boulaïd,
    Zone 2, Nord-Constantinois, Mourad Didouche,
    Zone 3, Kabylie, Belkacem Krim,
    Zone 4, Algérois, Rabah Bitat,
    Zone 5, Oranie, Mohammed Larbi Ben M’hidi.
    (Les zones seront remplacées par les wilayate après le Con-grès de la Soummam).

    Quant à Boudiaf, désigné par ses pairs «coordonna-teur», il s’envole pour le Caire porteur de la Proclamation du 1er Novembre 1954 qui sera lue sur les ondes de Sawt-El-Arab, la Radio du Caire, dans la nuit du 31 octobre au 1er Novembre 1954 par Ben Bella.

    Ben Bella, Aït Ahmed et Khider, établis dans la ca-pitale égyptienne où ils représentaient la délégation exté-rieure du PPA-MTLD avaient entre-temps opté pour le CRUA et avec les «6» ils constituaient à «9» la première direction du FLN.

    Avant de se séparer à Bologhine, les premiers s’étaient donnés rendez-vous au 12 janvier 1955 pour faire le point de la situation, malheureusement les événements surgis de la guerre ne leur ont pas permis de se rencontrer.

    Didouche meurt le 12 janvier dans un combat face à l’ennemi.

    Ben Boulaïd est arrêté le 12 février 1955 à la fron-tière tuniso-libyenne, en se rendant au Caire afin d’activer l’entrée des armes promises.

    Boudiaf et Ben M’hidi se déplacent entre le Maroc et l’Egypte en vue de prospecter les armes et organiser leur acheminement en Algérie.

    Abbane libéré le…janvier 1955, après 6 ans de dé-tention, regagne son village natal, où il est rejoint par Krim et Ouamrane.

    Bitat est arrêté le…mars 1955. Ouamrane lui suc-cède à la tête de la zone 4 et confie, en accord avec Krim, la responsabilité d’Alger à Abbane.

    Le PCA (Parti communiste algérien) a éclaté, à cause de sa composition mixte formée d’Européens et de Musulmans et de sa sujétion au PCF (Parti communiste français) allié au parti socialiste de la SFIO au sein du Front républicain qui votera la loi sur «les pouvoirs spéciaux» destinés à renforcer l’armée de répression en Algérie. Le PCA sortira discrédité aux yeux des masses algériennes.

    Les messalistes sont majoritaires en France où une lutte sanglante et meurtrière est engagée entre leur parti : le MNA et le FLN, dont l’enjeu est l’émigration algérienne forte de 300 000 et d’où ils envoient fonds et instructions à leurs maquis, actifs en Kabylie, au Sud et à Alger-ville.

    Mais le gros problème demeure la minorité euro-péenne, forte d’un million d’habitants (sur 10) qui ont fait de l’Algérie une colonie de peuplement et où ils tiennent les leviers de commande. La Révolution grandissante inquiète ce bloc raciste et colonialiste qui commence à se fissurer. Des individus et des groupuscules appartenant aux trois confessions catholique, protestante et juive (catholique sur-tout), émus par les massacres des civils musulmans prennent position contre la répression. Cependant, la grande majorité fait confiance à l’armée et au gouvernement de Paris.

    Sur le plan politique

    En dehors des tracts et des communiqués paraissant occasionnellement, le FLN n’avait pas de journal pour s’affirmer sur le plan public, faire connaître ses positions politiques, relater les exploits de l’ALN, les massacres et tortures de la police et de l’armée françaises.

    Il y avait un vide syndical dû à la faillite de la CGT (Confédération générale des travailleurs) d’obédience communiste.

    Les étudiants et les quelques intellectuels qui avaient adhéré au Front posaient déjà des questions d’ordre idéolo-gique : nature de l’Etat algérien indépendant, réforme agraire, problèmes sociaux, etc.

    Abbane créa alors une commission dont le résultat se traduira dans le Projet de la «Plate-forme de la Soummam». Parallèlement se poursuivait grâce à un noyau de militants d’Alger l’encadrement de la population, dans une infrastructure spécifique : la zone autonome d’Alger avec deux volets politique et militaire.

    Sur le plan militaire

    Les maquis avaient fini par faire leur jonction. Ce-pendant des conflits frontaliers éclataient à l’exemple de la zone 2 s’opposant à la base de l’Est pour le contrôle de la bande frontalière.

    Dépassements, encadrement déficient, structures dif-férentes d’une zone à l’autre caractérisaient l’ALN. Son extension dépendait étroitement de l’armement et les pro-messes faites à l’extérieur ne se réalisaient pas. Les armes manquaient terriblement. Ce fut la cause principale de l’arrestation de Ben Boulaid, et c’est pour armer les djou-noud que Zighoud Youcef lança sa fameuse opération du 20 août 1955.
    En France

    En France l’Algérie est devenue la première préoc-cupation du gouvernement et de l’opinion publique.

    En mars 1956, le Front républicain socialo-communiste a remporté les élections législatives et Guy Mollet, chef de la SFIO, est porté au pouvoir. Grâce aux «pouvoirs spéciaux» qui lui furent votés par la nouvelle assemblée, le gouvernement de gauche augmente le poten-tiel de son armée. De 200 000 hommes en 1956, l’effectif de cette dernière va s’élever à 400 000. En même temps, Guy Mollet lance son triptyque : cessez-le-feu, élections, négociations. Son idée était d’obtenir la reddition de l’ALN. Après quoi, il organiserait des élections en vue de dégager des «élus» avec lesquels il «négocierait». Un moyen d’imposer une solution militaire.

    Pour le FLN, il n’y avait pas d’autres perspectives que la guerre.

    Sur le plan international

    A l’ONU, lors de la 10e session, les délégués arabes ont tenté d’inscrire la «question algérienne» à l’ordre du jour. Elle a été repoussée par la majorité acquise à la France et ses alliés.

    L’attitude des gouvernements arabes, bien que favo-rable à l’Algérie, particulièrement de l’Egypte, est sujette à des fluctuations sous la pression de la France qui monnaie l’aide économique et financière. Le porte-parole du FLN à la radio Sawt el Arab, libre jusque là, est censuré. Le danger est grand de voir la Révolution algérienne instrumentalisée par Djamel Abd-Ennasser qui jouit d’un immense prestige auprès des masses arabes du Golfe à l’Atlantique.

    Le colonel Fethi Dhib, chef des services spéciaux égyptiens, manœuvre dans ses rapports avec les membres de la délégation extérieure où il privilégie Ben Bella s’ingérant directement dans les affaires du groupe, créant animosité et disputes entre eux.

    Un gros problème se posait à la direction du FLN partagée entre Alger et le Caire, celui des positions offi-cielles devant tel ou tel événement, telle ou telle question pesant sur le cours de la Révolution : ainsi l’ouverture des négociations qui pouvaient ébranler la cohésion politique du FLN et semer la division, cette maladie mortelle des révolu-tions. Jusqu’ici, l’identité de formation des dirigeants issus tous du même parti : le PPA-MTLD, avait empêché l’éclatement. Mais le danger pouvait survenir devant les initiatives de la France.

    Déjà des dissonances apparaissaient entre Abbane qui affirmait : «Pas de négociations sans la reconnaissance préalable par la France de l’indépendance algérienne», pen-dant que de son côté Khider au Caire parlait d’«Assemblée nationale constituante».

    La France ne se privait pas d’exploiter ces contradic-tions. Et quand les journalistes posaient aux officiels fran-çais la question des «négociations», ceux-ci répondaient invariablement «Avec qui ? », et parlaient de «fait national algérien», de «table ronde» destinée en réalité à noyer le FLN dans un magma de partis sans représentativité : MNA, PCA et autres formations et personnalités musulmans et européens.

    S’il existait des commandements à l’échelle zonale, si au Caire la délégation extérieure assurait avec plus ou mois de bonheur la représentation du FLN, par contre il n’existait pas une direction centrale coordonnant les activi-tés du FLN, politiques et militaires, nationales et internatio-nales constituant une autorité en mesure de se poser en in-terlocuteur valable vis à vis de l’adversaire, porte-parole de la Révolution et du peuple algérien.

    A un moment donné il fut question d’une direction de «12» membres : six de l’intérieur (Ben Boulaïd, Zighoud, Krim, Bitat, Abbane, Ouamrane) et six de l’extérieur (Ben M’hidi, Ben Bella, Aït Ahmed, Khider, Debbaghine, Boudiaf).

    Un des sujets de discorde qui ne cessait de tendre les rapports entre Alger et Le Caire, c’était les éléments en-voyés d’Alger pour représenter le FLN sur la scène interna-tionale et qui étaient contestés par ceux du Caire : Ferhat Abbas, Tewfik El Madani, Kiouane.

    Dans chaque lettre adressée au Caire, Abbane revient à la charge sur la question des armes où il parle de «carence». C’est pour tenter de régler tous ces problèmes politiques, militaires et autres et désigner la direction offi-cielle du FLN absente de la scène politique depuis 2 ans qu’Abbane finit par prendre l’initiative de s’adresser aux chefs de maquis en vue d’une rencontre. Il avait déjà l’accord de Krim (Kabylie), Ouamrane (Algérois) ; il n’arrive pas à joindre Ben Boulaïd évadé de la prison de Constantine depuis novembre 1955. A Youcef Zighoud (Nord –Constantinois) il délègue Saâd Dahlab ; et c’est ainsi que le futur négociateur d’Evian inaugure son activité diplomatique au FLN. Zighoud adhère pleinement à l’idée. Les éléments qui étaient à l’extérieur sont également tou-chés. Seul Ben M’hidi rentrera à Alger en mai 1956. Je ne connais pas exactement les motifs pour lesquels les membres de la délégation extérieure n’ont pas suivi l’exemple de Ben M’hidi. Ceux d’entre eux qui sont encore ne vie peuvent nous éclairer.
    Le Congrès et ses décisions

    Le Congrès se réunit, comme chacun sait, dans la maison forestière d’Ighbal, à Ifri, non loin d’Ighzer Amo-krane, sur la rive gauche de la Soummam, à quelques kilo-mètres d’Akbou, le 20 août 1956.

    Le procès-verbal de la première séance donne la liste des membres présents.

    « Les membres présents étaient :
    – BEN M’HIDI, représentant de l’Oranie (prési-dent de Séance),
    – ABBANE, représentant le F.L.N. (secrétaire de séance),
    – OUAMRANE, représentant de l’Algérois,
    – KRIM, représentant de la Kabylie,
    – ZIROUT, représentant le Nord-Constantinois,
    – BENTOBBAL, adjoint de Zirout.

    Membres absents :
    – BEN BOULAID, représentant des Aurès-Nemenchas,
    – SI CHERIF, représentant le Sud (excusé après avoir adressé son rapport à la réunion). »

    Les congressistes n’avaient pas la certitude absolue de la mort de Ben Boulaid, qui remontait à cinq mois, ce qui explique que son nom figure dans cette liste.

    Comme on le voit, le Congrès se réduit à six membres. En dehors des séances, ceux-ci se retrouvaient chacun avec d’autres membres de sa zone : Ali Kafi et Mos-tefa Ben Aouda avec Zirout et Ben Tobbal, Saïd Moham-medi et Aït Hamouda Amirouche avec Krim (zone 3), Déhi-lès, Si M’hammed Bouguerra et Ali Mellah avec Ouamrane (zone 4). Chaque chef de zone présenta un état de la situa-tion : effectif des moudjahidine, armement, état d’esprit des combattants et de la population.

    Les décisions organiques

    Les zones furent remplacées par six wilayate décou-pée chacune en zone (mintaka), secteurs (nahia), région (kisma), chacune d’entre elles dirigée par quatre membres selon le principe de la direction collective.

    Le Conseil de wilaya comprenait un colonel politico-militaire assisté de trois commandants : militaire, politique, liaisons et renseignements. Le secteur sanitaire était rattaché au Conseil de wilaya.

    Pour les unités, elles allaient depuis le demi-groupe composé de 4 hommes commandés par un caporal jusqu’au bataillon de 350 hommes commandés par un colonel. Al-lergiques au culte de la personnalité qu’ils venaient de vivre récemment dans le conflit Messali-Comité central, les con-gressistes décidèrent qu’il n’y aura pas de grade de «géné-ral» jusqu’à la libération.

    A la tête de chaque douar fut désignée l’assemblée du peuple de 4 membres avec un Président s’occupant de l’état-civil, de la justice, des finances, du ravitaillement et de la police. En réalité cette infrastructure subira des trans-formations au cours de la guerre mais le cadre général sera maintenu.

    Le problème crucial de l’armement revenait sans cesse dans les débats, et le bilan de la délégation extérieure à ce sujet fut jugé négatif. Le congrès se résolut à la seule décision révolutionnaire : prendre les armes là où elles sont, c’est à dire chez l’ennemi.

    CNRA et CCE

    Le Congrès procéda à la désignation des organes de direction : CNRA (Conseil national de la Révolution algé-rienne) et le CCE (Comité de coordination et d’exécution). Le CNRA, parlement du FLN, joue le rôle de direction su-prême du mouvement. Il prend des décisions d’orientation politique, militaire, économique et sociale, en même temps que celle d’une assemblée législative, symbole de la souve-raineté nationale. Il désigne l’exécutif : CCE. Il engage des négociations avec l’adversaire, se prononce sur la guerre et la paix.

    Le CNRA, désigné par le Congrès de la Soummam se composait de 34 membres : 17 titulaires et 17 suppléants :
    Membres titulaires Membres suppléants
    1 – Mostefa Ben Boulaïd 1 – L’adjoint de Ben Boulaïd
    2 – Youcef Zirout 2 – Lakhdar Ben Tobbal
    3 – Belkacem Krim 3 – Saïd Mohammedi
    4 – Amar Ouamrane 4 – Slimane Dhiles
    5 – Med Larbi Ben M’hidi 5 – Abdelhafid Boussouf
    6 – Rabah Bitat 6 – Ali Mellah
    7 – Mohammed Boudiaf 7 – Saâd Dahlab
    8 – Ramdane Abbane 8 – Salah Louanchi
    9 – Ahmed Ben Bella 9 – Mohammed Ben Yahia
    10 – Mohammed Khider 10 – Abdelhamid Mehri
    11 – Hocine Aït Ahmed 11 – Tayeb Thaalibi
    12 – Med Lamine Debba-ghine 12 – Mohammed Lebdjaoui
    13 – Idir Aïssat 13 – Ahmed Francis
    14 – Ferhat Abbas 14 – UGTA à désigner par le CCE
    15 – M’hamed Yazid 15 – Aïssa …
    16 – Benyoucef Ben Khedda
    17 – Ahmed Tewfik El Ma-dani

    Si l’on examine la liste du CNRA, titulaires et sup-pléants, 34 membres, elle est composée des
    – 6 chefs de wilaya et leurs adjoints sauf la wilaya 6 sans adjoint (11),
    – Abbane : représentant du «FLN» (cf. le PV),
    – Les membres de la délégation extérieure : Aït Ahmed, Ben Bella, Boudiaf, Khider (4),
    – Les «centralistes» : Ben Khedda, Dahlab, Aïssat, Yazid, Louanchi, Mehri (6),
    – L’UDMA : Abbas, Francis (2),
    – L’association des oulama : Tewfik El Madani, Mezhoudi (2).

    A suivre….




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  • Mokdad
    18 août 2009 at 6 h 54 min - Reply

    Suite …
    Le congrès de la Soumama parPrésident BEnyoucef BEN KHEDDA Rahimahou allah

    La plate-forme de la Soummam

    La plate-forme de la Soummam analyse la situation politique 20 mois après le déclenchement de l’insurrection, fixe les objectifs à atteindre et les moyens d’y parvenir. En outre, elle pose le problème des négociations et les condi-tions de cessez-le-feu qui serviront de base, cinq ans plus tard, aux négociations d’Evian :
    1 – Reconnaissance de la Nation Algérienne une et indivisible (opposée à la fiction coloniale de «l’Algérie française» et à toute idée de partage ethnique ou confessionnel).
    2 – Reconnaissance de l’Indépendance de l’Algérie et de sa souveraineté pleine et entière, dans tous les domaines, y compris la Défense nationale et la diplomatie (contre le principe de l’autonomie interne concédé par la France à la Tunisie et au Maroc).
    3 – Libération de tous les Algériens et Algériennes emprisonnés, internés ou exilés pour activité po-litique ou armée.
    4 – Reconnaissance du FLN comme seul représen-tant du peuple algérien et seul habilité à toute négociation. En contre-partie le FLN est garant et responsable du cessez-le-feu au nom du peuple algérien.
    «Seul le CNRA est habilité à ordonner le cessez-le-feu dans le cadre fixé par la Plate-forme». Proclame la Plate-forme de la Soummam.
    L’étude d’un «gouvernement provisoire» et sa proclamation fut laissée à l’initiative du CCE.

    Face à la propagande de la France qui accusait le FLN d’être au service d’une puissance étrangère, la Plate-forme de la Soummam définit ainsi la Révolution : «La Ré-volution algérienne est un combat patriotique dont la base est incontestablement de caractère national, politique et so-cial. Elle n’est inféodée ni au Caire, ni à Londres, ni à Moscou, ni a Washington». L’allusion au «Caire» déplut fortement à Abd-Ennasser qui voulait se faire passer pour le «tuteur de la Révolution algérienne».

    Certes il n’y a pas eu de doctrine mais un effort pour combler le vide idéologique et politique existant : ce n’était qu’une plate-forme : Elle ne pouvait que fixer les objectifs stratégiques de la guerre et les moyens d’y parvenir, no-tamment les conditions du cessez-le-feu. Son mérite aura été d’avoir fourni aux militants et aux cadres du FLN, à l’extérieur comme à l’intérieur, des repères d’orientation clairs et fermes pour la poursuite du combat.

    Le principe de la nation algérienne, partie intégrante du Maghreb arabe, fut solennellement proclamé.

    Vis à vis de la minorité européenne et juive le droit d’opter pour la nationalité algérienne est reconnu à titre individuel et sur demande de l’intéressé.

    Ce qui a honoré la Révolution algérienne, c’est qu’il n’y a jamais eu de pogrom anti juif. Le boycott des com-merçants juifs fomenté par des provocations fur étouffé dans l’œuf par le FLN dès 1956. Pas de profanation de synagogues, ni d’églises au cours des 7 années et demi de guerre, malgré la participation active d’éléments juifs et chrétiens à la répression.

    La Plate-forme de la Soummam a fait connaître au monde le visage d’une Algérie luttant pour une cause juste, dépourvue de chauvinisme et de haine raciale, ouverte à tous ses habitants, y compris aux non-musulmans, tournée vers l’avenir.

    On a reproché au Congrès de la Soummam de n’avoir pas approfondi l’idéologie de la Plate-Forme, no-tamment son côté social. Le problème qui se posait alors n’était pas d’ordre idéologique mais une question de survie pour le peuple algérien ; le problème était : «colonialisme» ou «indépendance».
    On a reproché aussi au Congrès de ne pas s’être pro-noncé pour le «socialisme». Le problème n’était pas dans l’alternative «colonialisme» ou «socialisme» mais encore une fois dans l’alternative «colonialisme» ou «indépendance».

    Des islamistes, aujourd’hui, ont reproché de leur côté au Congrès de ne pas s’être prononcé pour «Etat islamique». S’il en avait été ainsi, le Congrès se serait séparé entre pro-islamiques et anti-islamiques, entraînant l’éclatement du FLN, pour la plus grande joie du colonialisme, les armes se seraient retournées entre frères ennemis.

    Les insuffisances du Congrès

    Il y a eu d’abord les absences : celle de la wilaya des Aurès-Némencha et celle du chef de la base de l’Est, Amar Bouglez. Le conflit opposant ce dernier à la wilaya 2 pour le contrôle de cette route des armes va s’en trouver aggravé.

    Boussouf, l’adjoint de Ben M’hidi à la tête de la wi-laya 5 et pratiquement le chef, contesta les décisions du Congrès et reproche à Ben M’hidi d’avoir engagé la wilaya pour des questions «engageant l’avenir du pays», alors qu’il aurait été délégué pour «des questions d’ordre organique et de coordination».

    Pour Boudiaf, le Congrès de la Soummam fut un vé-ritable «magma». Ben Bella contestera la présence de «cer-taines personnalités» au CNRA («centralistes», UDMA, les oulama), la primauté de l’intérieur sur l’extérieur et la pri-mauté du politique sur le militaire. Cet avis fut partagé par Mahsas.

    Le point de la situation militaire ne fut pas fait. L’on se contenta de dresser le bilan de chaque wilaya en armes, hommes, finances sans tenter d’évaluer l’ensemble des forces en présence, algérienne et françaises, d’étudier le problème de la guérilla et son évolution. Certes, la force de l’ALN c’était la connaissance du terrain, les unités légères, la mobilité, l’appui de la population, mais il n’y avait pas une stratégie pour la simple raison qu’il n’y avait pas encore de commandement militaire unifié. La grande préoccupation des maquisards et du Congrès était de se procurer des armes et d’étendre le conflit à tout le territoire. On était à la veille d’une guerre d’extermination. L’élaboration d’une stratégie militaire dans ces conditions était une impossibilité ; les congressistes n’avaient pas une claire vision des étapes à parcourir.

    ? ? ? ? ? ? ? ? ? ?
    à mort par l’armada française et la multitude de ses services de renseignement et d’espionnage, d’accomplir des prouesses. Leur mérite a été de se réunir en peine guerre, au milieu de mille dangers, et d’avoir fondé une légalité révolutionnaire qui durera jusqu’à l’indépendance. Le Congrès a doté la Révolution d’une autorité nationale : le CNRA et d’un organe d’exécution : le CCE ; il a tranché le conflit intérieur-extérieur par deux décisions capitales :
    – Primauté de l’intérieur sur l’extérieur,
    – Primauté du politique sur le militaire,
    Deux décisions qui furent reprochées par les membres de la délégation extérieure au Congrès et à Abbane et qui conti-nuent, jusqu’à maintenant à alimenter les polémiques chez les moudjahidine et dans la classe politique.

    Et là, il nous faut nous étendre un peu plus sur la personnalité de Abbane et l’œuvre qu’il a accomplie dans la Révolution. En plus du rôle d’architecte du Congrès de la Soummam, il a été le coordinateur du CCE et le bâtisseur de la zone autonome d’Alger, véritable maquis urbain, qui a été entre 1956 et 1957 la capitale de l’Algérie en guerre.
    A suivre ….




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  • papousse
    18 août 2009 at 10 h 57 min - Reply
  • radjef said
    18 août 2009 at 14 h 36 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. Je souhaite connaître le point de vue de Mr Younessi sur la decision de Ben M’hidi et de Abbane de ne pas associer Messali à la direction de la revolution. En plus du fait que la proclamation du 1er novembre est un large extrait de l’Appel aux militants lancé par Messali au Congrés d’Hornu tenu le 27 decembre 1953, des contacts ont eu lieu entre la direction du MNA et les membres du CRUA pour preparer ensemble l’insurrection du 1er novembre 1954. Que s’est-il passé pour que ces deux organisations deviennent des ennemies acharnés? La question s’adresse egalement à Mr Addi Lahouari et les autres universitaires qui frequentent ce site.




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  • Tarik Ben Ziad
    18 août 2009 at 16 h 14 min - Reply

    À Malika et Dehbi
    Vous dites et vous souhaitez la même chose pour notre Algerie. Mais Malika qui est en la Kahina et en lala Fatma N’Soumar suggère de l’action palpable, voir un iota de setting. Tous ceux qui disent sur ce blog sont pour le 19 mars. Mais Il ya qu’il faut innover, bouger et gêner plus. Allez sur le terrain et y être acteur. Monsieur Dahbi c’est le détail et son importance qui sépare entre vous et Malika.
    Portez vous bien
    M.B




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  • babafikrane
    18 août 2009 at 18 h 59 min - Reply

    Salam a tous

    Ce qui me semble évident du peu de ce que j’ai appris de notre histoire c’est la chose suivante: Au moment ou l’empire Français décide de détruire la société algérienne du 19eme siècle déjà meurtrie par 3 siècles de colonisation ottomane, nous n’avions pas compris l’ampleur du projet colonial. Comment une société qui a vécu avec un code d’honneur et un sens aigu de la dignité peut-elle imaginer que malgré les traités, les promesses et la « grandeur » de la France on allait la violer, la piller, la déposséder, l’affamer, la rabaisser à un statut d’infra humain ? Comment peut-elle imaginer le sort que lui ont réservé les penseurs de l’empire : l’extermination à l’amérindienne. Il aura fallu 124 ans pour que cette prise de conscience se cristallise et lorsqu’elle s’est cristallisée, la cristallisation s’est faite UN algérien à la fois. Dés lors cet état atteint, la lutte pour la liberté devenait un projet qui dépassait tout individu et toute organisation. Cette volonté représentait une force plus grande que le PPA, que le MTLD, que le FLN, que les Oulémas, que l’UDMA, que le MNA et le PCA réunis. Elle était aussi plus grande que Pierre Mendes France, que Guy Mollet, qu’Edgar Faure, que De Gaulle et elle dépassait la capacité de l’empire à la contenir. C’est le fait central de toute la dynamique de la guerre de libération.

    Chacun des protagonistes l’avait intuitivement ou rationnellement compris. Cette force les uns ont sincèrement essayé de la structurer, de la canaliser, de l’amplifier, d’autres ont essayé de la manipuler, de la contenir, d’en atténuer les effets, d’en tirer avantage. Une seule chose est certaine : aujourd’hui l’Algérie n’est plus une colonie Française au sens physique du terme.

    Dans cette perspective if faut voir la déclaration du 1er Novembre comme la fin d’un processus historique qui s’achève avec l’indépendance de l’Algérie et le Congres de la Soummam comme le début d’un autre processus historique encore en cours: celui qui consiste à formater un peuple à l’image des enjeux des pouvoirs nés du processus antécédent. Formatage rendu possible par l’état d’un peuple à genou, fatigué, extenué par 8 ans de guerre et 5 siècles de colonisation.

    La véritable question qui se pose a nous aujourd’hui est la suivante : Sommes-nous dans une logique locale ou une caste locale, une oligarchie, s’accapare d’un état et de ses ressources pour faire avancer ses propres intérêts de caste ou sommes nous dans une logique globale ou des vulnérabilités locales créent des conditions d’interdépendances asymétriques qui sont exploités pour faire évoluer des stratégies sur des échelles régionales et planétaires.

    Par exemple, il serait intéressant de comprendre pourquoi le CCE est allé s’installer à Tunis et non pas au Caire.

    Lorsque le CCE décide de s’installer à…l’extérieur la direction ne se retrouvait-elle pas dans un dilemme, elle qui prônait la suprématie de l’intérieur sur l’extérieur ? Abane l’accepte quand meme.

    Il faut se rappeler qu’à cette période Bourguiba est le premier dirigeant arabe à soutenir la doctrine d’Eisenhower (Pendant la guerre de Suez, les États-Unis considérait que la France et la Grande Bretagne avaient été affaiblies et qu’il s’était créé au Moyen Orient un vide stratégique que l’Égypte et ses alliés soviétiques pourraient convoiter à leur avantage. Nous sommes dans la période de la guerre froide et l’alliance de l’Égypte de la Jordanie et de la Syrie menaçait un équilibre géostratégique que les USA voulaient combler à leur avantage. En d’autres termes les USA voulaient remplacer la France et la Grande Bretagne dans cette région du monde pour protéger ses propres intérêts. D’où la doctrine qui consistait à soutenir tout état qui se sentait menacé par un autre sous influence du communisme international). Comme la France n’est pas un pays communiste, c’est donc de l’Égypte ou de la future Algérie que Bourguiba voulait se protéger. C’est pour cette raison que la Tunisie reçue des armes des USA. C’est pour cette raison aussi qu’a la demande de Camille Chamoun les USA envoyèrent des troupes au Liban en 1958.

    A cette époque la le régime de Bourguiba était contesté par Salah Benyoucef, lui-même soutenu par Djamel Abdenasser. En encourageant le régime de Bourguiba dans son rôle de médiateur dans le conflit algérien et en lui fournissant des armes, les USA réalisaient trois objectifs.

    1- Maintenir un allié au pouvoir en Tunisie
    2- Priver l’Égypte d’un levier sur le gouvernement algérien
    3- Sécuriser une influence sur la dynamique de la guerre en Algérie

    C’est à cette même période que le FLN s’attaque à la wilaya 6 (ou se trouvent les gisements de pétrole), contrôlée par le MNA et en prend la direction. C’est aussi à cette période qu’ont eu lieu les massacres de Melouza. C’est aussi à cette période qu’à l’ONU, la position des USA se démarque, des positions Françaises. C’est à cette période que la décision d’assassiner Abane Ramdane a du être prise par ceux qui furent dérangés par les jeux géostratégiques des dirigeants du CCE (wallah a’lam).

    Salam
    Babafikrane




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  • MABROUK
    18 août 2009 at 20 h 04 min - Reply

    C’est un monde ! Si Abane avait mis une simple phrase : »dans le cadre des principes islamiques » il n’aurait pas été assassiné par ses potes de combat!. Mahsas et Ben Bella des hommes « désicifs » pour l’indépendance de l’algérie. Hé Hé Hé




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  • Mokdad
    18 août 2009 at 20 h 32 min - Reply

    Suite congrés de la soummampar feu Président Benyoucef BEN KHEDDA

    ZONE AUTONOME D’ALGER
    A. Historique
    Au lendemain du 1er Novembre 1954 Alger et sa banlieue étaient comprises dans la zone dite de «l’Algérois» confiée à Rabah Bitat au cours de la réunion des «6», et qui fera partie peu à peu de la wilaya 4.

    Bitat, arrêté le … mars 1955, Amar Ouamrane prendra la succession, remplacé ensuite par Ramdhane Ab-bane. Se développent alors les premiers réseaux du FLN.

    Une «direction» de fait s’impose avec Abbane, qui en était l’âme, Krim chef de la zone de la Kabylie et Oua-mrane, chef de l’Algérois ; j’étais l’assistant de Abbane dès le début de 1956.

    Abbane lui impulse un souffle nouveau, elle devient la véritable direction nationale de l’Algérie, un centre de coordination entre les chefs de l’intérieur d’une part, entre ces derniers et ceux de l’extérieur d’autre part ; les premiers se consultent mutuellement assez souvent.

    Abbane la transforme en plaque tournante du FLN, vitrine de la lutte pour l’indépendance. Par les tracts qu’il rédige, il lance des mots d’ordre et des proclamations qui ont des répercussions au-delà des frontières. «L’indépen-dance de l’Algérie, dira-t-il dans un de ses écrits, sera l’œuvre de tous les Algériens, et non pas celle d’une fraction d’entre eux».

    Autour de lui se forme une équipe qui réalise un tra-vail de mobilisation et de propagande remarquable en direc-tion de la population musulmane, comme des libéraux et des progressistes de la population européenne.

    Vis à vis de la population musulmane, il déclenche une dynamique d’union nationale qui se solde entre l’au-tomne 1955 et le printemps 1956 par l’adhésion au FLN des membres du Comité central du PPA-MTLD et de leurs par-tisans (les «centralistes») , de l’UDMA de Ferhat Abbas, enfin de l’Association des Oulama de Bachir Brahimi, ce qui élargit les assises du Front et son champ d’intervention et culbute les messalistes.

    Alger servira de base logistique non seulement à l’Algérois et la Kabylie toutes proches, mais à toute l’Algérie : médicaments, argent, effets militaires y sont collectés et acheminés dans toutes les régions.

    L’on assiste alors à une accélération de l’intégration des catégories socioprofessionnelles : 24 février 1956 créa-tion de l’UGTA, appel à la grève des étudiants lancé par l’UGEMA pour rejoindre le maquis le 19 mai 1956…

    En juin 1956, paraît EI-Moujahid, organe central du FLN, entièrement composé, tiré et diffusé par des militants d’Alger. Il sera diffusé non seulement en Algérie, mais par-mi l’émigration algérienne en France, en Tunisie, au Maroc et au Caire. Il fera connaître les positions du FLN dont il augmentera l’audience.

    L’appel à la grève des étudiants lancé le 19 mai 1957 par l’UGEMA mobilise la jeunesse des lycées et de l’Université en faveur du maquis et contribue à l’enrichir.

    A Alger défilent les journalistes internationaux pour leur reportage en ville ou vers les maquis de l’intérieur.

    Vient s’ajouter à cette dimension médiatique Kassa-mene l’hymne du grand poète nationaliste Moufdi Zakaria qui va galvaniser les moudjahidine et le peuple dans le combat pour l’indépendance.

    Lorsque le Congrès de la Soummam définit à Alger le statut de «Zone autonome» il tient compte de sa situation spécifique : zone du fait de son exiguïté territoriale, wilaya à part entière de par son potentiel humain, la qualité de ses cadres et les objectifs qui lui étaient assignés par la Révolu-tion. Sur 700 000 habitants, plus de la moitié était d’origine algérienne embrigadée dans les structures du FLN. La Cas-bah à elle seule comptait 80 000 musulmans.

    B. Les structures organiques de la zone autonome

    La ZAA a fonctionné comme telle. Aux yeux du CCE, de par son importance stratégique sur l’échiquier na-tional, de part la portée psychologique nationale et interna-tionale de ses interventions, de par son rôle de caisse de résonance de la Révolution, elle était considérée comme une wilaya, et même un peu plus, elle était la wilaya du CCE lui-même.

    Jusqu’à début 1956, l’organisation FLN d’Alger était structurée en réseaux politico-militaires qui, parfois, se che-vauchaient et se concurrençaient. Tous ces réseaux gravi-taient autour de Krim, mais surtout d’Ouamrane et d’Ab-bane, ce dernier étant secondé par Ben Khedda.

    Parmi les plus importants de ces réseaux, il faut citer :

    – les réseaux Lakhdar Rebbah, Mohammed Ben Mokaddem et Rachid Amara,

    – le réseau Hachemi Hammoud et Hachemi Touati,

    – le réseau Ahcène Laskri et Ben Mohammed Hammada,

    – le réseau Ahmed Chaïb (Ahmed Loghrab), 1

    – le réseau Chérif Debbih,

    – le réseau Arezki Bouzrina (Hdidouche) et Ahmed Ghermoul,

    – le réseau Mustapha Fettal et Belkacem Bouchafa.

    Toutes les têtes de file de ces réseaux ont été des ad-joints de Abbane.

    A partir de mars-avril 1956, l’organisation d’Alger est restructurée en trois régions ; les anciens réseaux étaient dissous et leurs membres intégrés au sein de ces régions. L’opération de restructuration, confiée à Brahim Chergui à cette date durera jusqu’à août-septembre 1956.

    En septembre 1956, l’organisation algéroise du FLN prend la nouvelle dénomination de «zone autonome d’Al-ger», avec toutes les prérogatives d’une wilaya.
    Siège du CCE, la ZAA est sous l’autorité statutaire du CCE. Trois des membres de ce dernier en supervisent les activités : Abbane, Ben M’hidi et Ben Khedda.

    Sur le plan organisationnel, la ZAA se composait de deux branches distinctes, mais complémentaires :

    La branche militaire, dont le suivi des activités est confié à Ben M’Hidi : formée de groupes et de commandos de fidaïne, auxquels s’ajouteront à partir de l’été 1956 les «réseaux bombes».

    La branche militaire a été dirigée successivement par :
    • Mustapha Fettal (octobre l 955-mars 1956),
    • Belkacem Bouchafa (avril1956- août1956),
    • Yacef Saâdi (août1956- septembre 1957).

    Avant le Congrès de la Soummam, la branche mili-taire activait sous l’autorité directe d’Ouamrane lequel était, de la sorte, le responsable hiérarchique de Fettal, puis de Bouchafa.

    A la fin 1956, l’état-major de la branche militaire était constitué comme suit :
    – Responsable : Yacef Saâdi ;
    Adjoint: Ali Amar (La pointe)
    – Région I : Abderrahmane Arbadji,
    Adjoint/Hadj Othmane (Kamel)
    – Région Il : Hammoud Ader,
    Adjoint : Ahcène Ghandriche,

    – Région III : Omar Bencharif (Hadj Omar),
    Adjoint : Boualem Benabderramane (Abaza).

    La branche politique. Confiée à Brahim Chergui, elle était sous la supervision directe d’Abbane et de Ben Khedda ; grosso modo, elle couvrait trois types d’activités :
    le travail politico-idéologique : diffusion des mots d’ordre du FLN, de sa littérature, de ses tracts ; encadrement psychologique des populations afin de les rendre perméables à la «mystique du Nidham », c’est-à-dire la toute puissance de l’Organisation en tant que symbole et autorité morale du FLN,
    – le travail politico-administratif : encadrement «physique» de la population, sa sensibilisation aux directives du FLN, mise en place des bases minimales d’un contre-pouvoir et d’une contre-administration permettant la symbiose permanente entre le peuple et l’organisation, col-lecte de l’impôt patriotique, recensement des refuges, etc.,
    – enfin, une mission spéciale de renseignement et de police politique, ce qui confère à la branche politique de la ZAA un caractère plutôt politico-militaire que seulement politique, au sens traditionnel de ce terme.

    La branche politique créée fin octobre 1956 par le CCE, disposait de ses propres groupes de fidaïne (on les appelait aussi «groupes d’intervention» pour bien marquer la différence avec les «groupes armés») qui, eux, relevaient de la branche militaire.

    A la veille de la grève des huit jours (29 janvier – 5 février 1957), l’état-major de la branche politique se compo-sait comme suit :

    – Responsable : Brahim Chergui

    – Région I : Akli Ziane (Ouakli) ou encore Hammoud (Si Hocine),
    Adjoints : Sadek Kéramane et Abderrah mane Naït ¬Merzouk,

    – Région II : Hachem Malek,
    Adjoints : Mahmoud Messaoudi et Toufik Bensemane.

    – Région III : Bellouni Si El-Mahfoud,
    Adjoints : Rachid Benrahmoune et Mohammed Sahraoui.

    Les membres des réseaux «bombes», une quaran-taine, formaient les unités d’élite dans ce dispositif.

    Après la grève des huit jours, les deux branches dé-mantelées de la ZAA sont reprises en main par Yacef qui deviendra, ainsi, seul chef de la zone. Il rassemblera sous son autorité les deux branches et cela jusqu’à son arrestation en septembre 1957.

    L’épopée de la première zone autonome prendra fin, début octobre 1957, avec le dynamitage du réduit où s’était barricadé Ali Amar et ses derniers compagnons.

    Construite sur le modèle pyramidal la ZAA était composée d’environ 12 000 hommes repartis en 3 régions, chacune gérée par 2 branches : militaire et politique.

    La branche militaire comportait 2 à 3 groupes par quartier hormis la Casbah avec ses 80 000 habitants qui, elle, servait de base à une dizaine de groupes évoluant entre 40 et 50 éléments. Les fidaïne, sans attache à un groupe particulier, formaient une espèce de réserve d’une cinquan-taine d’hommes par région.

    Branche militaire et branche politique formaient un outil qui, avec ses attentats quotidiens, marquait une pré-sence percutante où chaque action perpétrée à Alger avait une portée décuplée par ses effets démoralisateurs sur la population européenne : le moindre acte «terroriste» était fortement médiatisé et les actions particulièrement dévasta-trices au plan psychologique et moral. On avait affaire à des militants instruits, formés, issus pour la plupart des rangs du PPA-MTLD.

    C’était l’ALN de la ville différente de l’ALN de la montagne ou de la plaine. Le CCE avait ouvert dans la guerre avec la France un front urbain, le seul, qui mobilisa dans la capitale une bonne douzaine de régiments de l’en-nemi et qui n’existe nulle part ailleurs dans le monde. La présence du CCE, installé parmi la population musulmane, quelque part à Alger (en réalité à 5 minutes de marche du Gouvernement général) était un gage de garantie et de con-fiance pour les combattants.

    Par leurs actions individuelles et collectives dans un cadre strictement urbain, les moudjahidine jetaient le dis-crédit sur les autorités et leur crédibilité et révélaient l’im-puissance de la France à maintenir l’ordre en Algérie, fût-ce à sa porte, malgré une armée suréquipée et plus nombreuse, provoquant chez la population européenne un syndrome de l’isolement, la poussant à un repli sur elle¬-même, en vérité vers son origine, en direction de la métropole.

    Le personnage de Abbane

    Comme tous les grands personnages de l’histoire Abbane a eu ses détracteurs, traité tantôt de «régionaliste», tantôt d’ennemi de l’arabo-islamisme, d’ «autoritariste», voire par certains d’ «agent de l’ «ennemi», de «traître».

    Régionaliste Abbane ?

    Au cours de son itinéraire de militant, que cela soit au PPA-MTLD où il a été membre du Comité central après avoir été chef de wilaya, que cela soit au FLN dont il a diri-gé les destinées, il a toujours fait preuve de nationalisme et de patriotisme, condamnant sévèrement toute tentative de division ethnique ou régionale, défendant la ligne officielle arabo-islamique de ces deux formations d’un même parti.

    Abbane était laïc et n’éprouvait aucun complexe de-vant qui que ce soit, très respectueux envers les croyances de ses frères connus pour leur piété musulmane. Ce qui lui importait avant tout, c’était l’unité de tous les Algériens sans distinction, qui seule pouvait libérer l’Algérie de la domination coloniale. Si la victoire de l’indépendance a été possible c’est grâce précisément à cette unité du peuple qui a opposé un front uni à l’adversaire.

    S’il a insisté avec vigueur, lui et le Congrès sur le principe de la primauté de l’intérieur sur l’extérieur, c’était par crainte de voir la Révolution algérienne instru-mentalisée par des puissances étrangères, même frères.

    Autoritarisme ?

    Quel chef, en pleine guerre, ne s’est pas comporté, plus ou moins, en autoritaire ? Mais Abbane savait écouter, discuter, réfuter, lorsqu’il n’était pas convaincu. Il était très perméable aux idées et ouvert aux suggestions et aux propo-sitions qui lui étaient faites.

    Quant à ceux qui l’ont traité d’ «agent de l’ennemi», voire de «traître», et lorsque ces accusations viennent d’un haut responsable de la Révolution, qui a eu à gérer les charges de l’Etat, cela est grave. C’est toute la confiance dans la Révolution qui est ébranlée, le discrédit auprès des jeunes qui risquent de s’en détourner, surtout que ce per-sonnage dans son livre, en dehors d’une conversation rap-portée par lui, Abbane lui aurait proposé de faire partie d’un complot contre la direction du FL N ; à l’appui de ce qu’il avance, aucun témoin n’est cité, aucun écrit n’est produit, seule une lettre d’un chef de wilaya mettant en cause Ab-bane et l’accusant d’avoir semé la division entre combat-tants.

    Est-ce faire preuve de «division» que de défendre des idées qui n’emportent pas l’assentiment de tous ?

    Les idées de Abbane sur la primauté du politique sur le militaire sont connues. L’histoire ne lui a-t-elle pas donné raison pour la période antérieure à 1962 comme pour celle qui lui a succédé ?

    Cependant, quelles que soient ses qualités, Abbane ne doit pas faire l’objet d’un culte lorsqu’on voit ses admi-rateurs lui ériger une statue, on risque là de tomber dans le culte de la personnalité contraire à nos traditions et à nos valeurs islamiques.




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  • Abdelkader DEHBI
    18 août 2009 at 20 h 45 min - Reply

    Réponse à Tarik Ben Ziad: — Si vous aviez lu mon tout premier commentaire, vous vous seriez rendu compte que j’ai déjà donné pour mon pays, y compris au plan du sacrifice physique. Je porte aujourd’hui un âge respectable qui me dispense d’aller faire même « un iota de setting » comme vous dites. Il ne me reste que ma plume, mon discours et ma conviction pour demeurer à mes propres yeux, un citoyen digne de ce nom. Les réflexions impertinentes des gens qui n’ont rien à dire d’autre ne m’intéressent pas. Salutations définitives.




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  • MAHBOUB
    18 août 2009 at 21 h 16 min - Reply

    @Mokdad vous terminez votre article intéressant par « Cependant, quelles que soient ses qualités, Abbane ne doit pas faire l’objet d’un culte lorsqu’on voit ses admirateurs lui ériger une statue, on risque là de tomber dans le culte de la personnalité contraire à nos traditions et à nos valeurs islamiques » . C’est ce terme qui a fait défaut dans la plate forme de la Soummam et qui a provoqué la furie des « cadres » de l’extérieur et qui a abouti à la strangulation du héros Abane. Pour une phrase donc, on décapite, n’est-ce pas !!!. Mais puisque que vous parlez vous aussi de valeurs islamiques qu’attendez vous pour soulever le peuple algériens en vue de la destruction de la statue de l’Emir Abdelkader qui trône « dans le cadre des principe islamiques » sans que personne le lève le petit doigt Je m’excuse de parler ainsi après les informations intéressantes que vous relatez pour les internautes Mais cela mérite la remarque pour être équitable devant Dieu et les hommes.




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  • Akli Boughzer
    18 août 2009 at 21 h 18 min - Reply

    Ceux qui ont assassiné Ben M’hidi,Abane,Boudiaf ont aussi assassiné l’Algérie.Ce pauvre pays agonise car les loups sont dans la bergerie ils s’en donnent à coeur joie sans aucune pudeur pour dépecer leur proie.J’éspère qu’un jour ceux qui restent de ces charognards rendront des comptes pour leur forfaiture.




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  • Malika
    18 août 2009 at 23 h 08 min - Reply

    Cher M. Dehbi,
    Je suis persuadée que M. Tarik I.Z. ne vous visait pas personnellement. Tout comme moi, d’ailleurs. Nos réflexions sont inspirées des épisodes malheureux de l’opposition algérienne en mal d’organisation. Le commentaire aurait pu être d’un autre opposant, cela n’aurait rien changé. On s’adresse à ceux qui nous semblent capable de faire bouger les choses. Il y’en a beaucoup sur ce site, ils se reconnaissent. Vos propos vous ont identifié comme tel, je n’ai pas résisté à l’idée de secouer à travers vous cette opposition 9riche de contenu, mais en mal de contenant). Nous rêvons avec rage parfois d’un mouvement rassembleur qui donnerait une autre chance à l’Algérie. Voilà tout. Il n’y a pas de quoi vous fâcher. Votre position est tout à fait honorable. Vous avez fait votre devoir tout comme nos parents et nos chouhadas qui se sont sacrifiés pour l’Algérie. Mais le pire aujourd’hui est de voir ces sacrifices détournés au vu et au su de tout un chacun. Sans racune. Avec mes meilleurs sentiments.




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  • Kouloulou
    19 août 2009 at 4 h 19 min - Reply

    À ne rien comprendre des mentalités Algériennes. Alors que le quart de la polulation (environ 9 millions) vit et se débat dans la misère la plus totale, d’autres se complaisent dans l’art de nous relater les événements passés il y a plus d’un demi siècle en nous rabachant constament et aux détails prés les événements de la guerre d’Algérie. Le pays est en train de se consumer à petit feu. Les mentalités ont changé radicalement, il n’y a plus de valeur morale dans ce foutu bled, les barrières de l’indécences sont brisées. Jusqu’à quand resteront nous passif quant au futur de la nation. Est-ce là le leitmotif d’une certaine classe gouvernante qui se ralie au pouvoir sans qu’on bouge le petit doigt pour manifester notre refus de ce qui se passe ou notre desarois et notre impuissance à vouloir changer le devenir de l’Algérie. Je ne saurais manifester ma frustration autrement et qui grandit de jour en jour devant l’impuissanse d’une certaine classe intélectuelle à réagir devant ce fléau qui est l’inaction et le statu quo.
    NB: Je ne suis pas là entrain de dénigrer ou de mettre en valeur le courage et la persévérance de nos valeureux combattants de la révolution, il n’en demeure pas moins que ces braves guerriers ont fait leur part travail en honorant leurs obligations envers leurs patrie l’Algérie. Et pendent ce temps qu’est ce qu’on fait nous les rejetons de la révolution sinon pialler et picailler comme des poules mouillés et se cacher la tête dans le sable au moindre événement.
    Salut!
    Un Algérien au bout de sa frustration.




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  • Mokdad
    19 août 2009 at 5 h 15 min - Reply

    salam ya si Mahjboub
    Je n’ai rien dit ya khoya je ne fais que rapporter les écris de feu si Benyoucef BENKHEDDA acteur et temoin de la révolution algérienne… c’est sa conclusion à lui ya sahbi.
    je pense quand à moi que
    Primo : Il n’est pas dans les coutumes et les us des musulmans d’ériger des statuts pour glorifier leur héros. Vous ne trouverez aucune statut des grandes figures de l’islam car ceci est effectivement en contradiction avec les règles del’ISlam
    secundo voici un texte toujours de feu si Ben youcef BEN KHEDDA désigné membre du CCE par le congrès de la Soummam et qui a participer à la rédaction de la plate forme qui pourrait constituer une réponse à vos remarques et interrogation
    « Certains esprits malveillants ont voulu voir dans la condamnation de la théocratie par la plate-forme de la Soummam la condamnation de tout état inspiré de l’Islam. Dans une théocratie, le gouvernement se donne pour mission de représenter Dieu comme le faisaient en Occident certains monarques au Moyen Age et sans rendre compte de leurs actes à personne, alors qu’en Islam, personne ne peut prétendre au monopole de cette représentation ; de plus, en Islam, le gouvernement est tenu de rendre compte et il est soumis à la critique de tout gouverné selon le principe bien connu d’al-mouhassaba. Ce qui explique l’absence de clergé dans les pays musulmans.
    Théocratie, chez les Français, veut dire régime où l’Eglise, les prêtres exercent un rôle politique prédominant. Il évoque dans leur mémoire collective les guerres de religion et autres Sainte-Barthélémy où les catholiques se livrèrent au massacre des protestants. La plate-forme de la Soummam repousse l’image de «fanatisme religieux» et autre «barbarie arabe» dont les médias et le Gouvernement en France affu-blaient le FLN. Jamais ne fut remis en cause, dans la plate-forme de la Soummam, la Proclamation du 1er Novembre 1954 dont l’objectif fondamental était : «La restauration de l’Etat algérien souverain, démocratique et social dans le cadre des principes islamiques.»




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  • Mokdad
    19 août 2009 at 5 h 28 min - Reply

    Salam à tous
    Pour rappel
    Le projet de texte de la plate-forme de la Soummam a été rédigé par une commission désignée par Abane et qui comprenait : Amar Ouzeguane, Mohammed Lebdjaoui et Abderrezak Chentouf.

    La partie intitulée : Pourquoi nous combattons : les buts de la guerre, le cessez-le-feu, les négociations, a été rédigée par Abdel-Malek Temmam et Benyoucef Ben Khed-da. Le texte de la plate-forme a été adopté définitivement, après débats et discussions, par les cinq membres du CCE déjà cités (ABANE, BENMHID, KRIM, BEN KHEDDA, DAHLEB)




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  • Mokdad
    19 août 2009 at 5 h 47 min - Reply

    Interview de Mohammed Boudiaf au Journal
    Le Monde le 2 Novembre 1962

    La révolution algérienne et le congrès de la Soummam
    – Aviez-vous à la veille de l’insurrection une conception précise de ce que devrait être le programme de la révolution algérienne ?
    -M. BOUDIAF: Franchement non, rien de précis en dehors de l’indépendance nationale et de la volonté de faire participer les masses à l’insurrection. Le mot révolution, qui est employé dans le tract dont je parlais tout à l’heure, désignait surtout la façon dont nous entendions conquérir l’indépendance, contre l’appareil colonial , d’une part, par la violence, contre les méthodes réformistes et bureaucratiques du mouvement nationaliste, de l’autre, en faisant éclater les vieilles structures de ce mouvement.
    – Quels ont été les résultats immédiats de l’insurrection ?
    -M.BOUDIAF: Catastrophique dans toute une partie de l’Algérie. En Oranie notamment, la répression fut extrêmement brutale et efficace. Seuls Boussouf à Marnia et Ben M’hidi dans la région de Nemours purent se maintenir, mais leurs caisses étaient vides et leurs dotations en armes tragiquement insuffisantes. Il me fut même pratiquement impossible d’établir pendant les deux premiers mois une liaison entre le Rif et l’Oranie.
    Dans les faits, en Oranie, les Messalistes reprirent rapidement le contrôle des militants nationalistes. La direction de l’insurrection devait se réunir à Alger le 12 janvier 1955, elle ne put le faire. Et pourtant, comme vous le savez, malgré ses échecs, le mouvement ne devait plus s’interrompre. Mais les masses n’ont que très progressivement accroché. »
    – Sans, naturellement, évoquer toute l’histoire du FLN, estimez-vous qu’entre le FLN du 1er novembre 1954 et le FLN d’aujourd’hui, telle ou telle étape ait présenté une importance particulière ?
    – M. BOUDIAF Le vrai tournant a été pris au moment du congrès de la Soummam en août 1956. On a beaucoup parlé de la « plate-forme » adoptée à ce congrès et qui contient des éléments extrêmement positifs. La vraie question n’est cependant pas seulement de définir un programme, mais de savoir qui l’appliquera et comment il sera appliqué.
    – « Or on peut dire grossièrement qu’à partir d’août 1956, le FLN a cessé d’être un organisme unitaire, et est devenu une coalition, un « Front » précisément ; les anciens du MTLD et de l’UDMA2, les Ulémas pénètrent alors dans les organismes dirigeants sans vraiment renoncer à leur individualité. C’est à partir de 1956 que le « Front » actuel, ce magma, se constitue. »




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  • Abdelkader DEHBI
    19 août 2009 at 7 h 17 min - Reply

    A Malika et Tarik Ben Ziad: — Je suis désolé pour mon coup d’humeur et vous présente à tous deux mes excuses. Pour ma part, je considère l’incident comme clos. Il vaut mieux consacrer notre temps au débat sur les problèmes de l’Algérie.




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  • Brahim YOUNESSI
    19 août 2009 at 11 h 02 min - Reply

    Bonjour,

    Réponse à M. Saïd radjef

    La crise du MTLD, chacun la connaît. Celle-ci éclate franchement après que les partisans de Messali Hadj aient été battus lors du Congrès du mois d’avril 1953. Le président du Parti exprime alors son opposition et ses réserves à la nouvelle direction. Il demande les pleins pouvoirs qui lui ont été évidemment refusés. La scission devient irréversible après que Messali Hadj eut décidé d’exclure toute la direction composée de membres du Comité central (Centralistes) en juillet 1954 lors du Congrès que le chef nationaliste a organisé à Hornu, en Belgique. Il le remplace par un « Conseil national de la révolution » chargé de réorganiser le Parti et de préparer, selon certains acteurs, une insurrection générale. Les « Centralistes » répliquent immédiatement lors d’un Congrès extraordinaire tenu en août 1954 par la destitution de Messali Hadj et ses plus proches collaborateurs notamment Ahmed Mezerna et Moulay Merbah.
    Les deux tendances n’étaient pas seulement séparées par des enjeux de pouvoir mais des considérations d’ordre stratégique les opposaient et ne pouvaient que les séparer. Les uns n’excluaient pas, en effet, le passage à l’action armée alors que les autres (les Centralistes) n’envisageaient pas de rompre avec la « légalité » et le jeu électoral malgré les incessants trucages de l’administration coloniale.
    Dès que le CRUA a pris acte de la scission du MTLD, le déclenchement de l’insurrection armée était devenu, tous les Algériens le savent, impératif. Tous les autres protagonistes de la scène politique algérienne (« indigène », comme l’on disait alors) : Messalistes, Centralistes, Udmistes, Oulamistes, Communistes sont mis hors jeu par la création du Front de libération nationale (FLN) en octobre 1954 et le début de la guerre le 1er novembre. Immédiatement après, le 5 novembre, le PPA-MTLD est dissous. Messali Hadj fonde le MNA (Mouvement national algérien) que le FLN rejette tout de suite le considérant comme un agent de la division. Toutes les composantes politiques devaient, à leur grand désarroi, se déterminer par rapport au FLN. Ce que le MNA ne pouvait accepter considérant que le FLN n’avait fait, selon les responsables messalistes, que précipiter l’action. Alors que le Parti communiste continuait, quant à lui, à privilégier ses fameuses contradictions primaires jugeant que le combat contre la colonisation est un combat social mésestimant ainsi le sentiment national du peuple algérien. Ce qui, il faut le dire, n’était pas le cas du MNA qui voulait éliminer le FLN pour conduire la lutte armée. Le MNA avait tenté de créer des maquis un peu partout mais sans impact réel. Les deux mouvements s’affrontent sur le terrain militaire aussi bien sur le territoire national qu’en France, dans l’émigration. Plusieurs centaines de nos compatriotes, parmi les plus expérimentés et les plus aguerris des militants algériens, ont ainsi été les victimes de cette guerre fratricide. Tout tentative de conciliation était devenue non seulement impossible dès le début de l’année 1956 mais les heurts entre les deux partis s’amplifient et s’aggravent notamment avec le massacre de Melouza en mai 1957 lié à l’affaire Bellounis, un chef de guerre local, que la France voulait utiliser contre le FLN. Le MNA ne pouvait donc qu’être exclu du processus d’intégration (« réconciliation ? », comme dit Saïd Radjef) à la révolution.
    De son côté, le Parti communiste algérien, le 2 novembre 1954 avait qualifié le déclenchement de la lutte armée de « provocation », considéré cette action comme « suicidaire », « sans lendemain » et condamné « la violence aveugle d’une minorité irresponsable et sans avenir. » Mais, en 1955, il prend la décision de créer les Combattants de la Liberté (CDL) pour ouvrir un front autonome. But des négociations qui se sont ouvertes entre Abane Ramdane et Bachir Hadj-Ali, secrétaire général du PCA. Sadek Hadjerès qui s’est exprimé à maintes reprises sur cette question notamment dans le Quotidien d’Oran en 2006 était présent à la négociation. Il serait intéressant qu’il intervienne sur ce site pour nous donner son point de vue.

    Brahim Younessi




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  • Brahim YOUNESSI
    19 août 2009 at 13 h 47 min - Reply

    Bonjour,

    J’ai un grand respect pour la mémoire de Si Benyoussef Benkhedda que Dieu ait son âme. Je ne veux donc absolument pas lui porter atteinte en récusant ses propos que je connaissais. La Plateforme de la Soummam a bel et bien apporté une correction à la Déclaration de Novembre notamment sur « les principes islamiques ». Les congressistes de la Soummam n’avaient pas besoin de procéder à cette révision sous prétexte, comme le dit Si Benyoussef Benkhedda, de condamner les régimes théocratiques. Je rappelle qu’en même temps que la Déclaration de Novembre envisageait « la restauration de l’Etat algérien souverain, démocratique et social dans le cadre des principes islamiques », elle s’engageait à respecter « toutes les libertés fondamentales sans distinction de races et de confessions. » Nous sommes loin du risque théocratique que les « principes islamiques » étaient supposés contenir. Dans ce cas, la condamnation de la théocratie était, pour le moins, superfétatoire. Il n’y avait donc aucune raison valable pour y faire allusion.
    En vérité, la suppression de toute référence à l’Islam était destinée à rassurer la population européenne chrétienne et la communauté juive pour les inciter et les encourager à dénoncer le régime colonial et à prendre position pour la révolution et l’indépendance. La Soummam préparait à la construction d’une société algérienne multiconfessionnelle régulée par un régime laïc. Il faut le dire clairement. C’est l’Algérie algérienne se substituant à l’Algérie française. Les événements du 11 décembre 60 qui ont marqué, d’une façon indélébile, le destin de la Plateforme de la Soummam (après les assassinats de Abane et de Ben M’Hidi, l’un par les siens, l’autre par le régime colonial) ont fini par briser le mythe de l’Algérie algérienne. Le peuple algérien appelle alors, dans la rue, à une Algérie musulmane. Le concept de musulman avait-il la même signification à l’époque colonial qu’aujourd’hui? C’est un autre débat que nous avions mené avec l’historien Mahfoud Khaddache que Dieu ait son âme en décembre 1990 à Paris.

    Brahim Younessi




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  • nedjma
    19 août 2009 at 18 h 28 min - Reply

    -HISTOIRE PROFANE PROFANNÉE, OU BIEN OU BIEN.
    -HISTOIRE REBELLE OU BIEN OU BIEN.
    -IDENTITÉ MIXTE OU BIEN OU BIEN.
    -L’ALGERIE DANS LA CONSCIENCE OU BIEN OU BIEN.
    -LES ALGÉRIENS ONT UN AVENIR OU BIEN OU BIEN.
    -L’ISOLEMENT ET LA SOLITUDE POLITIQUE OU BIEN OU BIEN.
    -L’UNITÉ DU DEVENIR OU BIEN OU BIEN.
    -RISQUER LA LIBERTÉ POLITIQUE OU BIEN OU BIEN.
    -DIASPORA PERDUE DANS SON EXIL OU BIEN OU BIEN.
    -LA DISPUTE ET LA DÉBROUILLE OU BIEN OU BIEN.
    -LA SOLITUDE DES ALGERIENS, SOLITUDE DE L’ALGERIE,OU BIEN OU BIEN.
    -SI TU ES LIBRE PAR DIEU,TU ES LIBRE DE RÉUSSIR OU D’ECHOUER OU BIEN OU BIEN.




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  • tamezgha
    19 août 2009 at 19 h 52 min - Reply

    Merçi a monsieur mokdad , pour toute ses informations oh combien enrichissante,ainsi qu’a monsieur younssi pour certaines précisions.




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  • MAHBOUB
    19 août 2009 at 21 h 56 min - Reply

    @Mokdad, vous me faites tourner en rond et comme je ne connais pas très bien l’histoire de mon pays , car elle n’a jamais été écrite, je vous en supplie expliquez moi votre point de vue dans tout cela. Arrêtez de faire parler Benyoucef BENKHEDDA . Je veux avoir des avis d’autres canaux par exemple le votre si vous êtes une personalité historique ou si vous détenez des informations documentées. Merci




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  • MAHBOUB
    19 août 2009 at 22 h 19 min - Reply

    @mkdad : La théocratie (du grec theokratia, de theos, dieu et kratos, pouvoir, gouvernement de Dieu) est un système politique où la légitimité politique découle de la divinité. La souveraineté y est exercée par la classe sacerdotale, qui cumule pouvoir temporel et religieux. Le pouvoir religieux domine le pouvoir civil. La volonté divine est appliquée pour gouverner la société terrestre, soit par l’intermédiaire d’une personne représentante qui agit en son nom, soit, le plus souvent, par des institutions religieuses, qui remplacent ou dominent les institutions du gouvernement civil. C’est aussi la conception de l’État selon laquelle le pouvoir temporel dépend du pouvoir spirituel religieux. Il peut, dans ce cas, s’agir d’un souverain ou d’un dictateur qui exerce son pouvoir au nom d’un dieu ou de Dieu. La République islamique d’Iran[1] et le gouvernement de l’Utah dirigé au XIXe siècle par le président de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours sont des exemples de théocratie. On peut aussi citer Florence au temps de Savonarole, qui lui avait donné pour « roi » Jésus-Christ. Voilà ce que dit la définition. Que signifie alors pour vous , pas pour les concepteurs de la plate-forme de la soumam, cette phrase: «La restauration de l’Etat algérien souverain, démocratique et social dans le cadre des principes islamiques.» Qu’est-ce qu’un Etat construit sur la base et dans le cadre des principes islamiques !!!! en comparaison à d’autres Etat bâti sur la la liberté, la citoyenneté et la démocratie. Pour moi un Etat construit sur la base des principes islamiques est un Etat régit par la loi coranique. Je me trompe ???? …. et une théocratie est …… une théocratie un point c’est tout !!




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  • Ammisaid
    19 août 2009 at 23 h 32 min - Reply

    Assalam, azul, bonsoir
    Ils les ont éliminés et ils essayent, lentement mais sûrement, d’éliminer les valeurs qu’ils avaient incarné. Le drame n’est pas de couper les branches et ou le troncs d’un arbre solidement ancré dans son sol mais celui qui consiste à arracher une à une ses racines. Les DAFISTES et leurs vitrines politiques ont compris cela ! C’est pour ça qu’ils sèment leurs valeurs d’hypocrisies, de violences, de désordres, de tricheries, d’immoralités, de ruses, de traîtrises…dans notre société. Ils avient qu’un peuple sans repères, sans objectifs et sans unité est un peuple facile à tromper, à voler et dominer. Ils triturent nos blessures et ils en provoquent d’autres pour nous empêcher de guérir, de devenir fort et de se battre pour la victoire. Nous gouvernés par un espèce d’hommes rares par la gravité de leurs inconsciences et l’intensité de leurs perversités. Je n’ai pas le sentiment qu’ils soient capables de prendre conscience de la richesse qu’ils ont amassé et de l’extrême misère (sur tout le plan: morale, politique, militaire, économique…)dont laquelle ils ont plongé notre pays et la majorité de son peuple. Que faire pour ne plus compter sur eux ? Que peut donner et que peut faire chacun à titre individuel ou par petit groupe chacun de nous ? Comment se partager les taches entre personnes de bonnes volontés ? Est ce qu’il y a parmi nous un journaliste qui va apprendre à des jeunes journalistes l’art et la manière d’écrire ? Est ce qu’il y un médecin capable de soigner, d’éduquer…les malades démunis ? Est ce qu’il y a un instituteur qui est capable d’offrir de son temps aux enfants qui en ont besoin ? Est ce qu’il y a un maçon qui va former un jeune,? En somme comment, allons nous nous engager pour servir notre pays et son peuple qui souffrent tout en continuant à dénoncer, à chercher un moyen de s’unir, à résister…? Comment faire pour ne plus dépendre de ceux qui ont besoin de nous pour offrir au monde l’illusion d’un vrai pouvoir mais qui ont en même temps nous laissent dans le marasme le plus total ? Comment vivre indépendamment de l’agenda qu’ils nous imposent ? Je suis persuadé qu’il existe des millions d’Algériens qui veulent servir, honnêtement, leur pays. Je suis persuadé que ce qui nous manque est surtout des hommes simples et humbles capables de fédérer toutes les énergies éparpillés aux quatre coins de l’Algérie et du monde. Je suis persuadé que les graines d’Abanne, Ben M’hidi, krim, chabanni, boudiaf, hachani, liabes, djaout…existent par centaines dans notre pays et en exil et je suis persuadé qu’il suffit d’un cadre confiant, tolérant, paisible, fraternel…pour qu’elles puissent grandir, mûrir et solidifier pour nous offrir des hommes comme ceux suscités. L’espoir demeure même si nous allons encore souffrir.
    Fraternellement




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  • Mokdad
    20 août 2009 at 6 h 30 min - Reply

    Salam à tous

    Ya si mahboub mon objectif n’est pas de vous faire tourner en rond hacha ya Khoya. Je cite volontiers si Ben youcef BEN KHEDDA car c’est l’un des rares acteurs et en même temps témoin de la Soummam. Je rappelle encore une fois que la La partie intitulée : Pourquoi nous combattons : les buts de la guerre, le cessez-le-feu, les négociations, a été rédigée par Abdel-Malek Temmam et Benyoucef Ben Khed-da. Le texte de la plate-forme a été adopté définitivement, après débats et discussions, par les cinq membres du CCE déjà cités (ABANE, BENMHID, KRIM, BEN KHEDDA, DAHLEB). Donc je pense que l’honnetété intellectuelle exige de connaître tout d’abord l’avis et l’objectif de ceux qui ont rédigé la plate forme avant toutes élucubrations intellectuelles. La propagande de Benbella et cie à la vie dure pour expliquer leur opposition à la Soumam ils ont avancé des raisons idéologiques comme le fait d’avoir supprimer toute références à l’Islam. On sait tous que c’est archifaux et que le Zaim n’a cure de l’Islam. Et ce n’est pas PAblo Rabtis qu’il a ramené dans ses bagages qui va faire mieux que Amirouche Zighout ou Benmhidi pour la défense de l’ISlam.
    Ya Si Mahboub l’Islam était un vécu quotidien dans notre Wilaya la wilaya 3. On avait des Moudjahidines et non dés révoltés des Mousabilines et non des révolutionnaires des Fidais et non des combattants. Les 5 prières se faisaient souvent en groupe sous la direction d’un Amirouche ou d’un Mohammedi Said. violer le jeune du mois sacré de de Ramadan était synonyme de condamnation à mort à la wilaya 3!!!! Notre pays nous l’avons libéré grâce à cette foi inébranlable grâce au Djihad Fi sabillilah grâce aux foukaras des Zaouias qui ont donné des milliers de chouhadas
    il n’y avait pas toutes ces palabres intellectuelles et philosophiques d’aujourd’hui (théocratie, laicité etc…) mais pour nous vivre l’Islam était chose naturelle comme respirer l’oxygène….

    Un état social et démocratique dans le cadre des principes islamiques signifie respecter le choix de l’immense majorité du peuple algérien cela signifie le respect de la mémoire de 6 millions de Chouhahdas tombé au champs du Djihad depuis l’agression colonial, c’est la fidélité, c’est continuer le combat de l’emir Abdelkader, d’Ahmed Bey de Cheikh El Hadad, d’Elmokrani, de Fatma Nsoumer de Bouamama; de benbadis, de Benboulaid de Amirouche, de Benmhidi de millions de personnes morts pour l’Islam et l’Algérie voilà ce que signifie le credo des chouhadas ya si Mahboub « une Algérie dans le cadre des principes islamiques  »
    Quand à l’Iran Ya khoya elle nous a laissé loin derrière!!!!




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  • Akli
    20 août 2009 at 6 h 38 min - Reply

    Bonjour

    un article trouvé sur le net et qui pourrait répondre aux questions de Mr Mahboub

    Gouvernement islamique entre théocratie et démocratie Version imprimable Suggérer par mail
    Abdelhafid Larioui

    En Islam, la soumission à Dieu est une soumission qui exclut toute autre forme de soumission : aux individus, au pouvoir, à l’argent ou à la passion. Mais afin qu’elle devienne libératrice, cette soumission doit être vécue à plein temps, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, et qu’elle touche tous les aspects de l’activité humaine.

    C’est cette conception de la soumission chez les mouslimine (musulmans), littéralement les soumis à Dieu, qui est souvent mal comprise par un certain nombre de non musulmans et même de musulmans, car elle relève une divergence fondamentale dans la conception du lien entre le spirituel et le temporel, et conduit sur le plan politique au rejet catégorique du principe de laïcité défendu par certains. Ainsi dans la gestion des affaires de la cité musulmane, ce qu’on appelle en Occident «séparation entre l’Eglise et l’Etat» perd tout son sens.

    Mais en admettant que la laïcité est une notion incompatible avec la conception islamique de la politique, il reste à déterminer si le mode islamique de gouvernement est assimilable à une théocratie ou à une démocratie.

    Si l’on entend par théocratie, un mode de gouvernement où le gouvernant se donne comme mission de se substituer à Dieu, à l’exemple des Pharaons et des empereurs de l’antiquité, ou de représenter Dieu, comme le faisaient certains souverains de l’époque médiévale, alors le mode islamique est totalement étranger à cette conception.

    Alors que dans une théocratie, ainsi définie, le gouvernant ne rend pas compte des ses actes, car tout ce qu’il dit et fait est supposé émaner de Dieu, la première épreuve à laquelle doit se soumettre un gouvernant musulman est celle de rendre des comptes. En Islam personne ne peut prétendre au monopole de la représentativité de Dieu, et encore moins de prendre Sa place, pour la simple raison que c’est l’être humain qui est de façon générique le khalifa (lieutenant) de Dieu sur terre. C’est d’ailleurs ceci qui explique l’absence de clergé dans la confession musulmane.

    La comptabilité politique, al-mouhassaba, est un principe fondateur de la philosophie politique islamique. Le gouvernant qui doit rendre des comptes sur son action de gouvernement est soumis à la critique de tout gouverné, il est même destituable le cas échéant par des mécanismes appropriés. Lors de l’investiture de Abou Bakr as-Siddiq (raa), le premier khalife a tenu un discours sans ambiguïté à ce sujet aux croyants: «[Ô croyants!] J’ai été désigné à votre tête, mais je ne suis en rien meilleur que vous: si j’agis bien, aidez-moi, et si j’agis mal, corrigez-moi.» Dans des circonstances similaires, son successeur, Omar al-Farouq (raa), a déclaré à l’audience dans son discours d’investiture: «Si vous remarquez en moi une quelconque déviation, corrigez-moi.»

    Concernant la démocratie, la question de savoir sa place dans un système de gouvernement islamique pose souvent des problèmes liés au manque de précision dans la définition des concepts et des termes utilisés. En évoquant la problématique de la compatibilité ou non de la démocratie avec la conception islamique du gouvernement, il est indispensable de distinguer deux choses : le dogme démocratique et la pratique démocratique et de les examiner séparément.

    Le dogme démocratique attribue la souveraineté suprême au peuple. Ceci est en flagrante contradiction avec la croyance islamique qui réserve la souveraineté suprême exclusivement à Dieu. Il est par conséquent clair que sur ce plan, il y a incompatibilité totale entre les deux dogmes. Le musulman qui affirme le contraire, soit il ne saisit pas le dogme musulman dans toutes ses dimensions, soit il en est conscient mais tient un discours qui lui permet d’être admis dans l’Eglise de la démocratie.

    S’agissant de la pratique démocratique dont l’implication directe est la participation du peuple tout entier, et non pas une partie ou une classe d’intérêt, dans le processus de gouvernement, sur le plan de la décision (le choix des gouvernants) ou celui des retombés (l’intérêt qui revient au peuple), elle est en parfaite accord avec la conception islamique du gouvernement. Des notions telles que le respect des libertés individuelles et collectives, la consultation, le suffrage, l’alternance, l’opposition, la critique, le débat contradicteur, ne sont pas seulement des principes tolérés ou admis dans un gouvernement islamique, elles représentent des valeurs que chaque musulman citoyen a l’obligation de défendre et promouvoir.

    L’une des causes des malentendus et incompréhensions à l’égard du discours des mouvements islamiques est qu’ils utilisent souvent d’autres notions et termes tirés de la tradition islamique pour désigner les valeurs qui sous-tendent la pratique démocratique. On parle ainsi de choura pour désigner la consultation, de moubayaa pour évoquer le choix populaire, de amr bil maarouf wa nahi anil mounkar pour parler du devoir de critique, de la mouhassaba pour désigner les mécanisme de contrôle institutionnel, etc. Souvent l’utilisation de ce jargon islamique dans le domaine politique est délibérée et vise, comme le précise Jocelyne Cesari, une «réappropriation du discours de la modernité dans la terminologie et la symbolique du corpus islamique» (1)

    La définition des concepts est fondamentale pour dissiper les malentendus et faciliter l’échange et la compréhension. Lorsqu’elle n’est pas prise en compte, cela peut conduire à d’intenses conflits de jugement. Pour prendre un exemple lié au contexte algérien, l’on peut citer une figure représentative du mouvement islamique dans ce pays qui est décrite dans la presse algérienne et occidentale comme étant le symbole du radicalisme islamique. Il s’agit de Cheikh Ali Benhadj, numéro deux du Front islamique du Salut (FIS), qui est en détention illégale depuis 1991.

    On cite souvent Cheikh Ali Benhadj pour illustrer le fait que les islamistes considéreraient la démocratie comme un kufr (une impiété). Cependant, on ne précise jamais le contexte dans lequel le propos de Cheikh Ali Benhadj est formulé, ni de quel aspect le thème de la démocratie a été abordé par lui. Or, lorsqu’on prend la peine d’écouter ses développements sur le sujet, on trouve par exemple qu’il considère que: «Si la démocratie est le respect du choix du peuple, nous sommes pour, si elle signifie que n’importe qui dénigre l’islam à la télévision et que la femme se promène dénudée dans la rue nous sommes contre.» (2) Par ailleurs, lorsque son avocat, Me Ali Yahia Abdennour, lui demande de s’expliquer au sujet de la démocratie, «il répond que la démocratie qu’il considère comme kufr est la démocratie selon le modèle français.» (3) Ce qu’il reproche vraisemblablement à ce modèle spécifique, c’est de ne pas distinguer entre le concept de démocratie et celui de laïcité ce qui déplace le débat vers le plan dogmatique.

    Pour conclure, l’on peut dire que le modèle islamique de gouvernement partage avec la théocratie la référence au spirituel et à la loi divine, et avec la démocratie les principes, les mécanismes et instruments techniques de la gestion des affaires de la cité.




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  • thirga
    20 août 2009 at 7 h 46 min - Reply

    Merci pour l’exemple iranien. Que Dieu nous preserve de cette race. Ils sont identiques à leur ancetre Chosoroes. Nos ancetres ont vécu les réligions monothéistes sans complexe depuis leur avènement sur terre. Le problème réside dans ces diables d’apologistes, de plus déistes qu’eux, tu creves. Les Héros de la Soummam (et ils ne meurent jamais) ont géré un fleuve en furie avant que des anarchistes et autres traitres ne viennent le détourner et tenter de l’assecher. Philosopher, ventre repu et tete au chaud, un demi siècle après, sur l’immense travail fourni par ces héros au coeur de la bataille contre un colonialisme revenchard et trainé dans la boue par les Allemands et vietcong est … facile, oisif….L’Islam pour ceux qui pensent et croient etre ses défenseurs attitrés sur terre et surtout en Algerie, qu’il nous explique le ROLE DE L’IJTIHAD pour un musulman. N’oublions jamais que notre prophète Mohamed (ASSL) a été rappelé dans ses faiblesses humaines de n’etre qu’un messager sur terre, ni plus ni moins.




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  • Brahim YOUNESSI
    20 août 2009 at 10 h 12 min - Reply

    Bonjour,

    Il faut arrêter les procès d’intention. Le travail des historiens et des intellectuels est de faire parler les textes, de procéder à un travail scientifique. L’avis des acteurs est très important mais il ne suffit pas pour analyser une Plateforme comme celle de la Soummam élaborée dans un contexte historique de la révolution algérienne difficile et un contexte international défavorable à la lutte des peuples pour leur émancipation politique. Le fait que la référence à l’Islam dont personne n’est le gardien exclusif est absente dans le texte de la Soummam est assez significatif et ouvre le droit à l’interrogation. Et les Algériens attendent des réponses. Non ?
    Comme tout Congrès qui se respecte, le Congrès de la Soummam avait des visées stratégiques à moyen et à long terme. Fort heureusement.
    Si Benyoussef Benkhedda que Dieu ait son âme n’a pas eu la prétention d’écrire l’histoire y compris de la Soummam mais d’apporter son témoignage précieux mais il n’est pas sans critique.
    BY




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  • radjef said
    20 août 2009 at 11 h 43 min - Reply

    @ B Younessi. Bonjour toit le monde. Même si je ne partage pas votre reponse, je tiens ici à vous manifester tout mon respect et toite ma consideration. Une fois de plus, il est utile de souligner un fait majeur qui a marqué le 1er novembre 1954: C’est grâce à l’appel de Messali aux militants à partir de Hornu le 27 decembre 1953 que l’insieerction est devenue possible. Pourquoi à ce jour on continue à occulter insidieusement cet evenement? Si on avait associer le MNA comme l’aurait voulu le bon sens, est ce que l’administration coloniale aurait trouvé autant de suppletifs parmi les populations du pays au 1 er novembre 1954? Pour menoire, le nombre de harkis avait les 400 000 elements durant la guerre de liberation, alors que celui des militants armés de la revolution franchissait à peine les 100 000. Messali s’est adressé aux quates du Caire en leur envoyant deux emissaitrs, en l’occurence Moulay Merbah et Si Lakhfif, tout juste apres le 1er novembre, pour une eventuelle reconciliation? Les deux emissaire de Messali furent arretés par la police egyptienne. Pour le parti communiste qu’on écarté sous pretexte qu’il a condamné l’action du CRUA, que dire dans ce cas des ecrits orduriers de certains centralistes, parus dans la presse de l’epoque, contre les élements qui preparaient le mouvement insurrectionnel et surtout a qui s’adressait Boidiaf en declarant à partir de Blida en 1954  » La revilution se fera; on la fera avec vous ou sans vous, même si on doit la faire avec les singes de la Chiffa »?…Quelques fois M Younessi, j’ai peur de ce que je pense de mon pays, des sacrifices de notre peuple, des souffrances de nos parents….Je pense que la fin de la colonisation à été decidée durant le printemps 1945 avec la declaration de F D Roosvelt sur la fin des empires coloniaux. Le reste ne fut qu’une course poesuite pour la conquête du pouvoir…




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  • Akli Boughzer
    20 août 2009 at 11 h 44 min - Reply

    @Akli
    Il n’y’a qu’une seule démocratie et ss régles sont bien définies.Il n’y’a pas de démocratie française,ni de démocratie américaine,ni autre.Tous ces apprentis dictateurs qui utilisent la religion,la race ou autres subterfuges idéologiques pour imposer des régimes totalitaires n’ont rien à voir avec la démocratie.Alors SVP arrêtons de vouloir islamiser la démocratie car l’islam est avant tout une spiritualité et une intime conviction entre l’humain et son créateur.Vous voyez où nous ont menés les apprentis sorciers qui ont instrumentalisé cette religion pour le koursi à vie.Vive la démocratie unverselle acquit majeur de l’éspèce humaine.




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  • IDIR
    20 août 2009 at 11 h 47 min - Reply

    Cher frère S. Radjef

    Merci pour le rappel historique concernant l’anniversaire du congrès de la Soummam du 20 août 1956, il est toujours utile, en particulier aux générations futures. La mémoire de nos martyrs et notre histoire ne doivent pas être falsifiées ni effacées. Je voudrai revenir à l’article dans le Quotidien, El Khabar :

    Suspension des crédits à la consommation
    04-08-2009
    Reportage de Mohammed Cherak/ Traduit par S.A.

    http://www.lequotidienalgerie.com/index.php/5850/suspension-des-credits-a-la-consommation/

    Le commentaire de Monsieur Benchenouf est excellent par son objectivité.

    En effet, le diagnostic de la maladie de notre société est probant, puisque personne ne peut ignorer les conséquences de cette hécatombe dans notre pays.

    Nous ne pouvons cacher le soleil ni la lune pour ignorer les maux de notre société. La question qui se pose est : Comment prévenir, traiter, limiter les dégâts à venir et quel sera le remède adéquat à utiliser?

    Notre valeur, humaine, culturelle, spirituelle et des compétences, elle constitue la locomotive qui tire le train et la clé du succès dans le développement d’un pays, surtout quand la masse laborieuse et productive est pleinement motivée dans son action.

    Une élite est compétente avant tout par son savoir, son savoir-faire, son savoir-vivre, son sens du devoir et son engagement sans faille au service de la nation.

    La raison et la liberté de choix dont est doté l’être humain, rendent capable de critiquer l’ordre social comme de le reformer et d’en corriger les abus. Nous devons également rejeter les erreurs commises par les citoyens et les citoyennes. Ce rejet contre les erreurs et les déviations citoyennes puise sa source dans une solidarité profonde et la justice. Nous n’avons pas le droit de laisser commettre le mal en silence.

    Par exemple, ce n’est pas parce que qu’on accepte l’existence des voitures et qu’on les utilise, qu’il faudrait accepter également tous les accidents qu’elles occasionnent et toutes les infractions au code de la route commises par les conducteurs. Faut-il accepter cette hécatombe routière ou se révolter contre les terroristes de la route ?

    En effet, le citoyen algérien doit vivre pour un objectif au-delà de ses passions et de ses désirs, au lieu de vivre comme un âne autour d’une meule à grain ou comme un bœuf autour d’un puits d’irrigation, tournant et tournant pour revenir sans cesse à son point de départ.

    Nous observons et nous l’avons souligné à moult reprises, d’ailleurs, qu’il y a des superflus où les divergences ont pris de l’ampleur et se sont aggravées, car dès le début, ces divergences furent liées à des intérêts personnels et politiques.

    Comment les esprits obtus et les connaissances bornées peuvent-ils concevoir une société de droits et de devoirs, de justice et d’entraide ? Comment celui qui vit en marge de la vie, du fait de son ignorance et de son injustice, peut-il connaître la vérité.

    La conception d’une nation et sa stabilité se trouve chez les dépositaires de connaissances mûres et les épris avertis. Le degré d’attachement et de fidélité du citoyen à son peuple dépend de l’état de son intelligence, de sa clairvoyance et de sa nature originelle.

    Tout ceci est de nature à promouvoir une société éloignée des mythes et à l’abri des illusions, non
    une société vivant dans le charlatanisme politique et l’imposture, favorisant les futilités.

    Les finalités sociales et politiques que l’intellect nous recommande en premier lieu est la solidarité. Nous parlerons de solidarité par la bonne conduite. C’est une parole profonde et une invitation à la compétition dans tout ce qui est exempt de partialité.

    Par contre, chacun de nous doit savoir ou se rappeler que les instincts de l’être humain sont multiples et complexes : l’instinct individuel le pousse à l’égoïsme tandis que l’instinct social l’incite à la solidarité et au désintéressement ; certains instincts l’abaissent au plus vil degré de la matière, tandis que d’autres l’élèvent vers les horizons spirituels.

    En effet, l’homme lui-même est une créature complexe où se mêlent le terrestre et le spirituel ; il est corps et âme, désirs et raisons, ange et démon, homme et animal. On sait que les animaux ont eux aussi, comme l’homme , cinq sens. La différence entre l’homme et l’animal est le sixième sens. A ce sens on donnera le nom de l’intellect ou toute autre dénomination. Ce n’est pas cela qui manque ! Loin de là !

    Donc, pour sauver notre pays, les meilleures lois sociales, le pouvoir du gouvernement, suffisent-ils à instituer une société vertueuse où les droits sont respectés et où les devoirs sont accomplis parfaitement ?

    Nous avons tous commis des fautes plus ou moins graves. Nous ne le répéterons et peut-être jamais assez que nous devons pardonner et encourager, entre autres, les nouvelles initiatives, celles du ministre du jour, en l’occurrence, Monsieur Karim Djoudi, et la loi de finances complémentaire 2009. Sans être son avocat, ne soyons pas ineptes mais studieux, attentifs et vigilants aux intentions et aux actes du gouvernement actuel, car il s’agit de l’avenir des générations futures.

    Dans quelques jours, les musulmans débuteront le mois de ramadhan, un mois de solidarité et de pardon. Renouer avec un ancien ami ou un frère avec lequel, nous avons eu un différent, est une marque de sincérité pour l’amour de la nation et du peuple algérien.

    Quant à la duplicité de certains « journalistes » algériens, fanatiques de l’importation cacahouètes, adeptes de l’erreur continue, encore aujourd’hui, nous devons leur rappeler que la duplicité d’un homme est une forme complexe de corruption.
    Fraternellement à toutes les citoyennes et citoyens sincères




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  • MAHBOUB
    20 août 2009 at 14 h 26 min - Reply

    @Brahim YOUNESSI, ok d’accord. Vous avez le droit de vous posez la question de savoir pourquoi l’absence de la référence explicite à l’islam dans la plate-forme. Vous remarquerez qu’il y a absence de la phrase « dans les principes islamiques » , qui vous tient tant à coeur, mais qu’il n’y pas de rejet explicite de l’islam puisque que la plate-forme fait allusion au rôle de l’islam entre la motivation des moudjahiddines. Mais la vraie question Monsieur Brahim YOUNESSI c’est celle-ci : est-il normal d’étrangler un homme, donc de l’assassiner, au motif qu’il n’a pas fait référence à l’islam dans un document d’organisation des forces nationales contre le colonialisme qui est en fait le vrai ennemi dans toute cette l’histoire. Un homme a-t-il le droit de décider de la vie et de la mort d’un autre homme au nom d’un livre religieux, d’un verset coranique, d’un Dieu ou d’un Zaîm aussi patriote ou musulman soit-il ????




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  • Badis
    20 août 2009 at 15 h 46 min - Reply

    Des propos très choquant d’Ait Ahmed. Et une intervention de qualite paru aujourdh’hui dans Djazair news en français.

    Paroles prononcées par Hocine Aït Ahmed
    (l’un des chefs historiques de la guerre d’Indépendance)

    «…Oui, je dis bien une tragédie humaine et pour reprendre le mot de Talleyrand : – Plus qu’un crime, une faute ! – Une faute terrible pour l’avenir politique, économique et même culturel, car notre chère patrie a perdu son identité sociale.
    N’oublions pas que les religions, les cultures juive et chrétienne se trouvaient en Afrique du Nord bien avant les arabo-musulmans, eux aussi colonisateurs, aujourd’hui hégémonistes.
    Avec les Pieds-Noirs et le dynamisme – je dis bien les Pieds-Noirs et non les Français – l’Algérie serait aujourd’hui une grande puissance africaine, méditerranéenne. Hélas ! Je reconnais que nous avons commis des erreurs politiques, stratégiques. Il y a eu envers les Pieds-Noirs des fautes inadmissibles, des crimes de guerre envers des civils innocents et dont l’Algérie devra répondre au même titre que la Turquie envers les Arméniens… »
    Paroles publiées dans la revue «ensemble» n°248 de juin 2005.

    http://cerclealgerianiste2607.fr/Chapitres/CULTURE/ILS%20ONT%20DIT/Algeriens/Hocine%20Ait%20Ahmed.html

    Djazair news. Jeudi 20 aout 2009-08-20

    Une nouvelle vision de l’Histoire
    Des Pieds noirs aux mains blanches ?
    Il circule sur le net des propos prêtés à Hocine Aït Ahmed et publiés par la revue Ensemble (n°248 du 01 juin 2005),dans lesquels il est question implicitement de «génocide» des pieds noirs en Algérie, comparable à celui commis
    par les Turcs sur les Arméniens, rien de moins, et pour lequel notre pays doit rendre des comptes.

    Par Arezki Benchouikh, chercheur en histoire

    Ces propos incroyables s’insèrent dans des considérations générales à travers lesquelles Aït Ahmed juge le départ des pieds noirs, aux lendemains de l’indépendance, «plus qu’un crime, une faute !» ajoutant aussitôt : «une faute terrible pour l’avenir politique, économique et même culturel car notre chère patrie a perdu son identité sociale. N’oublions pas que les religions, les cultures juive et chrétienne se trouvaient en Afrique du Nord bien avant les Arabo-musulmans, eux aussi colonisateurs, aujourd’hui hégémonistes. Avec les pieds noirs et non les Français, l’Algérie serait aujourd’hui une puissance méditerranéenne. Hélas !je reconnais que nous avons commis des erreurs politiques stratégiques, des crimes de guerre envers des civils innocents et dont l’Algérie doit répondre au même titre que la Turquie envers les Arméniens». Voilà qui paraît clair. Aït Ahmed affirme en cascade
    des contre-vérités historiques et en tire des conclusions aberrantes. Il parle de «crime» et de «faute» au sujet du départ des pieds noirs. De deux choses l’une : ou ce départ en question s’inscrit dans la logique de l’effondrement du colonialisme et c’est donc la révolution algérienne qui est un crime et une faute. Elle est coupable d’avoir fait partir d’Algérie les pieds noirs, il faudrait que l’Algérie rende des comptes !
    Ou bien non, les pieds noirs voulaient rester dans ce pays nouvellement indépendant et «on» les a fait partir. Comment les a-t-on fait partir ? A coup de génocide, nous dit Aït Ahmed. Qui les a fait partir ? On ne sait pas. C’est l’Algérie qui est incriminée.
    Pourtant, il y a ici au moins trois observations à faire, qui relèvent toutes de l’Histoire. 1) Quel est l’historien qui peut attester que les pieds noirs voulaient rester dans ce pays qu’ils ne considéraient plus comme étant le leur, puisque indépendant ? 2) Qui
    peut donner crédit à une histoire de «génocide» dont aurait été victime une population sans fournir la moindre statistique sur les morts supposés ou sur leur identité ? Est-ce que Aït Ahmed utilise une métaphore (tirée par les cheveux) en assimilant le
    départ des pieds noirs à une sorte de génocide comme pour dire «un seul pied noir vous manque et tout est dépeuplé !» ? Un génocide sans cadavres, ce
    serait de la poésie ; le poète a tous les droits, à condition qu’il ne confonde pas littérature et réalité historique. Autrement, il faut au moins prouver la culpabilité : qui et de quelle façon exactement a-ton demandé aux pieds noirs de partir ? La rumeur
    qui a circulé longtemps parmi les Européens sur «la valise ou le cercueil» est d’origine pied noir. C’est l’organisation secrète armée (OAS) qui en est à l’origine.
    Les assassinats perpétrés par cette organisation terroriste dépassent en nombre, selon les déclarations officielles de ses membres, tous ceux que le FLN a commis en sept années de guerre pour libérer le pays. Avec des centaines de milliers de morts algériens (officiellement un million et demi, un peumoins de la moitié selon les historiens français), le génocide n’est peut-être pas là où Aït Ahmed le situe. Avec cela, tous les documents du FLN, depuis la déclaration du 1er Novembre 1954, montrent clairement à l’historien que les Européens d’origine algérienne étaient invités à prendre la nationalité algérienne s’ils le désiraient ou bien de résider en
    Algérie en tant qu’étrangers s’ils voulaient rester Français. Mais de qui, de quoi parle Aït Ahmed lorsqu’il ajoute que ces pieds noirs (qui ne seraient pas des Français !) étaient une chance pour l’Algérie ? Des chrétiens. Cela demande pour le moins une explication. Suffit-il d’être chrétien pour être au «top» du développement ? Que viendrait faire la religion ici ? Pourquoi l’invoquer comme une chance ? Ou bien, Aït Ahmed parle-t-il des Juifs en insinuant que l’Algérie serait coupable d’un holocauste
    que le monde entier ignore, à commencer par les juifs eux-mêmes ? Avec une population juive qui serait restée en Algérie, nous serions donc une
    «Puissance méditerranéenne». Et nous avons eu collectivement une attitude criminelle pour ne pas l’ avoir suppliée de rester pour nous… Quelle naïveté
    ! Quelle fascination pour Israël ! Quelle ignorance de la géopolitique ! Enfin, peut-être que Aït Ahmed voulait parler des harkis en les assimilant au pieds noirs, comme il est devenu courant de le faire dans les cercles «d’algérianistes» français – le but de ce glissement sémantique est clairement de fournir à l’idée du génocide les cadavres qui lui manquent. Il y a eu des morts harkis après l’indépendance certes,
    mais dont aucune étude historique n’a révélé jusqu’ici une ampleur quelconque justifiant l’emploi médiatico-politique qu’en font certains – en parlant
    de génocide, Aït Ahmed de ce point de vue les a tous dépassés ! On y reviendra plus bas, mais posons nous une dernière question à ce propos. Est-ce avec des harkis que «l’Algérie serait aujourd’hui une puissance méditerranéenne» ? Il ressort très clairement de tout cela une nostalgie pour une Algérie qui n’était pas indépendante mais colonisée. Une Algérie dont le «drame» a été de se décoloniser. A la fin de sa
    vie, Aït Ahmed, qui a été acteur important de cette décolonisation, le regrette avec beaucoup d’amertume. C’est triste pour lui.

    Un peu d’histoire

    La France , c’est-à-dire l’Etat français, a décidé d’envahir et d’occuper Alger en 1830, sous divers prétextes aussi bien politiques qu’économiques. Ayant
    réussi à le faire, relativement sans trop de dommages, l’Etat français a imaginé, sous la pression de ses militaires et de certains lobbies politiques et industriels,
    qu’il pouvait transformer son occupation de la ville d’Alger en une colonisation du pays. La colonisation consistait à s’emparer par la force des terres et
    des biens de la population locale pour les redistribuer à des Français que l’on ferait venir de France. C’est ainsi que débuta la colonisation de l’Algérie.
    D’un côté, l’armée française et ses colons, de l’autre la résistance des Algériens pour se défendre. Inutile de discuter de la morale de l’histoire : pour survivre il faut se défendre.

    Des villages puis des villes ont été créés par l’envahisseur un peu partout pour accueillir les colons à mesure que d’autres villages et d’autres villes dites musulmanes étaient détruites par la guerre et leurs populations massacrées, affamées, contraintes à l’exode etc. Vers 1870, le peuple algérien est quasiment décimé aux deux tiers selon certains recoupements statistiques, comme ceux du sociologue Djillali Sari (in : «Le désastre démographique » éd. Sned 1982). C’est dire le degré de violence que la colonisation a entraîné sur les Algériens et, accessoirement, la ténacité de leur résistance. Pour autant, en dehors de quelques régions comme l’Alsace, la France ne parvenait pas à susciter une émigration massive des Français vers l’Algérie malgré la multiplication des facilités d’accueil. Il a fallu au gouvernement de Paris, redoubler
    encore d’effort en organisant des campagnes de promotion pour la «destination Algérie» et diversifier la nationalité des postulants à cette destination dont les Espagnols, les Italiens, des Maltais, les Allemands ou même les Suisses. Le décret
    Crémieux qui accorde automatiquement la citoyenneté française à tous les Juifs
    d’Algérie, dans les années quarante, multiplia ce qu’on appelait la population européenne jusqu’à lui faire atteindre un pic de 50% dans les centres urbains. Mais la
    «poussée» musulmane était encore plus forte. Après avoir frôlé la disparition pure
    et simple, le nombre des Algériens remontera, entre 1870 et 1940, à presque huit millions pour seulement un million d’Européens. La démographie galopante pour les misérables et la stagnation pour les riches, il faut croire à une justice immanente.
    Mais comment se décompose cette population européenne qui est de l’ordre
    de un million avant la Révolution ? Nous disposons de statistiques les plus fines
    grâce à l’administration française très pointilleuse en la matière. Mais il suffit de
    faire ressortir deux grands groupes, les colons et les pieds noirs. C’est-à-dire dans
    le vocabulaire français de l’époque et d’aujourd’hui, les privilégiés et les non privilégiés. Les premiers possédant d’immenses richesses et habitant d’immenses villas, les seconds un emploi au mieux et un petit logement en ville. Il n’est pas question de parler des neuf millions d’Algériens réduits souvent à rien, puisqu’ils n’existent officiellement aucun document n’attestant de leur nationalité ou citoyenneté. Pour accomplir leur pèlerinage ou pour émigrer en France, ils n’ont pas de passeport mais simplement un document de voyage sur lequel il est
    mentionné «Indigène». Les pieds noirs, dont nos ex-frères les juifs, eux sont des
    gens globalement modestes mais normaux. Ils sont employés, commerçants ou écrivains comme Camus. Ils vont se révéler les plus farouches des Algériens «français». Ils seront très nombreux à faire de la politique et à manifester pour le maintien de la colonisation. Très peu d’entre eux ont pensé à se rallier à la Révolution lorsqu’elle était pourtant en marche. La grande majorité a refusé même toute réforme que la France, en désespoir de cause, a voulu entamer pour garder l’Algérie. Ils seront à l’origine de tous les blocages concernant les négociations et ils créeront même la pire des organisations terroristes pour tuer les musulmans. Il faut croire que ces pauvres pieds noirs tenaient beaucoup à l’Algérie coloniale. Tous les radicaux de l’Armée française ont d’ailleurs trouvé chez les pieds noirs le meilleur des soutiens, les putschistes d’Algérie en savaient quelque chose !

    Les Pieds-noirs contre l’indépendance

    Et que se passa-t-il à l’indépendance ? Ils firent circuler le bruit que le FLN (ce même FLN qui négocia avec Susini chef OAS, leur maintien et la préservation de
    leurs biens) leur préparait un cercueil et ils prirent leurs valises. Pouvaient-ils rester ?
    Contrairement à l’idée préconçue d’un départ massif (ils seront à peine quelques
    milliers à partir en 1962, les statistiques faisant foi) ils ne se résoudront à quitter le
    pays que quelques années plus tard, lorsque l’évidence que l’Algérie n’était plus
    française, n’était plus leur Algérie. Sur le plan humain, on peut toujours plaindre ces
    gens qui ont laissé derrière eux leurs biens, mais comme il est dit et
    répété, ils n’avaient pas grand-chose, alors il faut supposer qu’ils n’ont pas
    perdu grand-chose non plus. Boudiaf déjà, et Abane Ramdane par la suite, ainsi
    que tous les textes du FLN prévoyaient une juste place pour les Européens d’Algérie,
    pourvu qu’ils choisissent entre devenir des Algériens ou rester des Français, c’est-à dire des étrangers. Tous, sauf un, Aït Ahmed qui semble ignorer l’Histoire à laquelle pourtant il a participé de plein pied. Lorsqu’il affirme que les pieds noirs
    auraient pu constituer une locomotive pour l’Algérie, la faire décoller économiquement ou lui épargner bien des difficultés, il suppose que ces pieds noirs voulaient rester dans une Algérie qui n’était pas française et que ce sont les Algériens, le FLN en tête, qui les ont forcés au départ. Rien n’est plus faux, puisque l’Algérie leur proposait d’être en égalité avec les autres, des Algériens ni plus ni moins, alors qu’ils voulaient d’une Algérie où ils seraient des super Algériens, comme au temps de la colonisation. Les Sud-africains blancs, eux, voulaient rester dans leur pays parce qu’ils n’avaient pas de pays de rechange. Les pieds noirs, eux, avaient la France, il ne faut pas l’oublier. Ensuite, Aït Ahmed parle de massacre de pieds noirs. Il le compare
    même à celui des Arméniens et le qualifie de génocide. Que peut-on répondre à une
    telle grossièreté ? Inviter son auteur à modérer sa dose habituelle de vodka. Mais
    nous y reviendrons. Le point de vue des historiens français
    Globalement, le départ des pieds noirs d’Algérie, en grand nombre et dans un intervalle plus ou moins long, a été perçu par les historiens français comme un
    drame humain. Personne n’a jamais remis en cause sa logique, sa nécessité historique,
    voire politique. N’a-t-il pas eu lieu après sept années d’une guerre sanglante faite
    aux Algériens ? Fallait-il rappeler l’attitude de ces pieds noirs dans cette guerre et d’ailleurs dans tout le processus colonial qui adébuté avec la conquête militaire qui fut
    pour l’Algérie une tragédie sans pareil ?Leur départ s’inscrivait dans la fin du colonialisme c’est-à-dire dans l’ordre des choses,et la critique s’adressait à la façon dont la France , leur pays, les avait accueillis alors. Certains historiens pouvaient déplorer cette situation mais on ne refait pas l’Histoire. Quant aux pieds noirs eux mêmes, en tout cas pour beaucoup d’entre eux, ils avaient tous loisirs de cultiver la
    nostalgie de leur paradis perdu aussi bien que ruminer les raisons qui, à leurs yeux,
    ont conduit à l’échec de l’Algérie française. Personne n’évoquait alors la responsabilité du FLN dans ce départ en d’autres termes que ceux qui consistent à rappeler qu’il a mené une guerre farouche pour obtenir son indépendance et qu’il l’a obtenue. A la question relative aux dispositions prises dès le 1er novembre 1954 puis dans tous les textes fondamentaux du Front accordant la possibilité pour tous les Européens, sans exception, de choisir la nationalité algérienne
    et d’y vivre en égaux avec les Algériens musulmans ou bien de conserver leur nationalité française et de vivre en étranger dans l’Algérie indépendante, les
    réponses plutôt embarrassées des historiens hexagonaux indiquaient clairement
    qu’un thème nouveau allait émerger, plus proche de la politique que de la vérité historique. Ce thème est l’insécurité, réelle ou supposée, que le pied noir éprouvait au moment de son départ. Ce qui expliquerait pourquoi il n’était pas resté dans «son pays» algérien. Un tel argument doit renvoyer à des faits. Suivons donc la logique
    du raisonnement. Il n’y a pas de faits, on va décrire une atmosphère : les Européens
    avaient peur ! On peut imaginer ce qu’on veut. On cherche dans le passé, on se rappelle le 20 août 1955 avec sa centaine de morts européens (on en recensera jusqu’à
    132) dont trente à El Halia (que le général Aussarès lui-même évoque pour justifier sa décision de torturer sans état d’âme). Cet événement a bien eu lieu, n’est-ce pas ?
    pourquoi lui ajouter les 12 000 morts Algériens massacrés en guise de riposte, les
    mêmes jours et dans la même région, celle des militaires mais aussi celle des pieds
    noirs ? Pourquoi même le Britannique Alistair Horne s’étant dans son ouvrage
    («Histoire de la guerre d’Algérie», 1980, éd. Albin Michel) plus sur la centaine de morts européens que sur les 12 000 Algériens, femmes et enfants, exécutés sommairement ans le stade de Phillipeville (Skikda) ou dans les douars ? Pour deux raisons,sans doute. La première est que les rapports militaires ne parlent que 2500 à
    3 000» tués : ce n’est pas beaucoup même si d’autres rapports ont évoqué officieusement le chiffre de 8 000. La deuxième raison, bien plus importante et qui explique tout : les Algériens n’existent pas. Lisez Yves Courrière, ou même R. Ageron : Ah, le drame d’El Halia ! Voilà bien ce qui expliquera la peur et le départ massif des pieds-noirs lorsque l’indépendance était devenue une réalité. Peut-être faudrait-il ajouter ce qui s’est passé en 1962 à Oran. Une autre centaine d’Européens n’y ont-ils pas trouvé la mort ? Les chiffres officiels de l’époque (basés sur le témoignage du directeur de l’hôpital) parlent de 25 morts, le général Katz «d’une centaine de morts» et Alain-Gérard Slama compte de deux cents à trois cents morts. Les pieds noirs parlent eux de 3 000 tués. Que l’OAS qui déclarait vouloir faire de l’Algérie une terre brûlée assassinait à tout va et que son chef Jean-Jacques Susni se glorifiât lui-même, de concert avec tous les historiens, d’avoir commis plus d’attentats que le FLN durant les sept années de guerre, tout cela n’a jamais fait peur. C’est le FLN, via El Halia en 1955, qui explique tout. Je parlais d’exploitation politique, en voici une : dès lors qu’il est admis dans le développement de la propagande en cours que les pieds noirs avaient peur et qu’ils avaient raison d’avoir peur, on peut ajouter que le FLN les persécutait en tant que tels, selon cette logique qui consiste à dire, avec des historiens comme Mohamed Harbi et Gilbert Meynier entre autres, que le FLN visait moins l’indépendance du pays que la destruction d’une minorité européenne innocente et sans rapport aucun avec le colonialisme. Voilà où nous a conduit le raisonnement de ce qu’il faut bien appeler la «deuxième guerre d’Algérie», celle de la falsification de l’histoire. Ces thèses sont développées dans des ouvrages qui existent,
    démocratie oblige, dans nos librairies. Et personne ne leur répond.

    L’enjeu «historique» des harkis

    Avons-nous atteint le fond ? Sommes nous face à l’absurde qui fait passer le colonialisme pour un bienfait et la révolution algérienne pour un acte malfaisant ? Il faut croire que non. Derrière l’absurde, il y a encore l’absurde. Son vrai nom est inattendu, il s’appelle Aït Ahmed et fait partie des membres fondateurs du FLN bien
    qu’exilé au Caire. Que dit-il de plus que tous les esprits chagrins et les «Nostalgérie» de France et d’ailleurs n’ont pas dit ? Hé bien, il dit qu’il y a eu «génocide » des pieds noirs : le mot est de lui, un «génocide comparable à celui des Arméniens par les Turcs» et que pour cela, ajoute-t-il, «il faut que l’Algérie rende des comptes». Il dit beaucoup de choses encore qui relèvent de son interprétation personnelle, comme «les pieds noirs n’auraient pas dû partir parce qu’ils représentaient une chance pour l’Algérie», etc. Toutes ses affirmations sont naturellement discutables et peuvent apparaître, disons-le par euphémisme, comme des dérapages ratiocineurs d’un vieillard amer. Mais «génocide » et de type arménien qui plus est, voilà bien qui va au-delà d’une ratiocination ! Il faut des morts pour parler de génocide. En fait, le mot «pied noir» lui-même dissimule une nouvelle identité : il s’agit des harkis, naturellement. Une alliance, datant d’hier, réapparaît aujourd’hui. L’ancienne chair à
    canon est devenue partenaire politique. Le drame des -pieds noirs aura désormais ses
    cadavres. On les voyait venir de loin ses harkis, supplétifs de l’armée française,
    contraints au départ eux aussi, et d’abord de leur plein gré – tout comme les pieds
    noirs. C’est que leur affaire n’est plus franco-française. Restituons la chronologie.
    Le premier à sonner la charge est un journaliste du nom de Georges-Marc
    Benamou, ami de François Mitterrand, fils de l’ancien préfet d’Alger, pressenti pour la direction de la villa Médicis, excusez du peu : c’est lui qui fait du bruit avec son
    ouvrage («Un mensonge français», éd. Robert Laffon, 2003) sur les 150 000 harkis
    «massacrés» après l’indépendance.
    Devant cette énormité, ce lobbying médiatique, cet entregent politique d’un homme
    qui n’a de référence d’historiens que le rôle répressif de son papa à Alger, la plupart des historiens français se taisent, à commencer par l’Algérien de service Mohamed Harbi. Certains protestent à demi-mots. D’autres enfin, traitent Benamou de pur charlatan. Parmi lesquels Gilbert Meynier, auteur du monumental «Histoire de l’intérieur du FLN» (éd. Fayard 2002) et qu’on ne peut soupçonner de sympathie pour l’objet de ses études, ni même pour l’Algérie. 150000. Mais d’où a-t-il pu tirer pareil chiffre ? Au plus fort de leur nombre, en 1961, l’armée française avait recensé 60 000 hommes. Toutes catégories confondues : supplétifs groupés en harka ou en goum
    (groupe de partisans), en moghaznis (police locale) ou en groupes mobiles de sécurité (GMS), ou encore en appelés ou engagés, combattant volontaires ou de force avec les Français. Si on y ajoute tous ceux qui ont été harkis dans le passé et après 61, on atteint le chiffre de 120 000. Officiellement et en ne comptant que ceux
    qui se sont rendus en France d’une manière légale et non clandestine, on en arrive à 90 000 harkis qui ont survécus au drame supposé. Et en supposant, supposition
    fantaisiste, que tout le reste sont morts et il faut ajouter aussi : morts violemment, on parvient avec peine au chiffre de 30 000. D’où donc Benamou a-t-il tiré les 150
    000 harkis tués en 1962 ? Peu importe, s’agissant d’un nom spécialiste (une association des harkis a peut-être dû lui refiler le tuyau crevé). 30 000 c’est beaucoup trop si on ne les compare pas à leur victimes algériennes au nombre de «seulement» un million, voire un demi million ? La mort d’un harki heurte la mémoire quand celle
    d’un moudhahid se discute ou passe inaperçue. Soyons plus justes dans cette comptabilité morbide, les historiens français consacrés dans les circuits universitaires avancent prudemment le chiffre de 10 000 harkis, entre disparus et tués – encore incluent-ils les harkis morts au combat, pendant la guerre. Il reste aux historiens
    algériens de mener leurs enquêtes si le coeur leur en dit.

    Aït Ahmed l’historique
    devenu l’apprenti historien

    En attendant, Aït Ahmed reprend et complète la thèse de Benamou ; en comparant
    le génocide que ce dernier suggérait dans son ouvrage à scandale, à celui des
    Arméniens, ni plus ni moins. En conséquence de quoi, il demande à son pays, car
    c’est bien de son pays qu’il s’agit ou alors on est dans l’erreur sur toute la ligne, de
    rendre des comptes sur ce génocide. Tout cela n’aurait pas mérité qu’on en parle si
    des calculs tristement politiques n’étaient pas en jeu. Avant Benamou, il y eut
    Georges Fleury qui tenta, dans l’indifférence, de mobiliser le puissant lobby
    médiatique juif, ou apparenté comme tel, contre l’Algérie, en développant l’idée dans
    son ouvrage («La guerre en Algérie», éd. Payot) que les Juifs algériens avaient, dès
    1830, accueilli les conquérants français en leur baisant les pieds tellement ils étaient
    opprimés par les Arabes». Mauvais historien, il oubliait simplement que les juifs
    avaient refusé en masse la nationalité française qui leur était proposée par le décret
    impérial du 21 avril 1866 et qu’ils n’eurent pas à l’accepter ou à la refuser avec le décret Crémieux du 24 octobre 1870 puisqu’il s’appliquait d’office à tous les juifs. La fracture entre Musulmans et Juifs est née du
    décret Crémieux et non d’une maltraitance supposée des Juifs par les indigènes.
    Benamou reprend la même astuce, d’autant que lui se revendique de sa judaïté
    auprès des médias. En quoi consiste l’astuce ? Imaginer des alliances judéofranco-
    arabes (juifs, Français et harkis, sous le mot générique de pieds noirs) comme représentants alternatifs d’une Algérie censée être sous colonisation musulmane. Mais, malgré le succès de son ouvrage, il n’y eut pas vraiment de suite. Non parce que des historiens plus courageux l’attaquèrent, mais parce que le lobby médiatique en question n’a pas jugé utile d’exploiter ce genre de mensonges historiques. A présent, c’est au tour de Aït Ahmed de vouloir se rallier les médias, en fait les réseaux dits juifs, en faisant dans le tragique des «pieds noirs» massacrés en Algérie
    par le FLN, à hauteur de génocide arménien. Il compte apparaître comme le porte parole de cette Algérie alternative, en gommant ou en travestissant son histoire récente et ancienne.
    A. B.

    Réponse au frère Badis : Je crois que nous devons faire très attention à ce type d’article publié par une certaine presse dite « indépendante ». Je ne fais aucune différence entre Djazaïr-News (dans les 2 langues), Echourouk et Ennahar El jadid qui sont là pour provoquer la fitna . Hier c’était l’utilisation de la minorité extrémiste pour embraser la Kabylie, aujourd’hui, on veut porter atteinte à notre frère Hocine Aït Ahmed. On peut ne pas être d’accord avec Si Hocine sur des questions politiques actuelles et c’est tout à fait normal, dans le cadre d’un débat libre et démocratique, mais de là, à utiliser des pseudo-chercheurs en histoire, inconnus au bataillon, pour remettre en cause son patriotisme, cela est intolérable. Hier, des ivrognes ont traité Abane de « traître », tout comme on a essayé de salir notre frère Benyoucef Benkhedda et d’autres illustres patriotes, aujourd’hui, un journaleux, sous couvert d’un pseudo-universitaire tente de salir l’un des rares survivants des neuf « historiques ».
    Je rappelerais aussi que le lien donné par notre frère Badis (cercle algérianiste) se rapporte à un site de nostalgiques de l’Algérie française et dont les présidents d’honneur ne sont entre autres que le général Edmond Jouhaud, criminel contre l’Humanité, ancien chef de la criminelle Organisation de l’Armée Secréte (OAS) pour l’Oranie, responsable de crimes abominables contre nos compatriotes au début des années 60 (femmes de ménages, facteurs, dockers, marchands ambulants….) et le sinistre Bachagha Boualem qui se passe de toute présentation.
    La revue ENSEMBLE qui aurait « recueilli » l’article de notre frère Aït Ahmed appartient à une dite association culturelle d’anciens colons de l’ex-Bône (Annaba).
    Encore une fois, nous devons faire très attention à ce type d’articles. Et je m’interroge : pourquoi Aït Ahmed et pourquoi maintenant?

    Quant aux manipulateurs de la police politique et à ses torchons nauséabonds, je leur dis : Vous nous avez trompé une fois, mais jamais deux ! Nous nous tromperons pas une nouvelle fois d’adversaire et de cible.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine SIDHOUM




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  • moura
    20 août 2009 at 18 h 10 min - Reply

    @ Brahim Younessi.
    le mna ne pouvait etre integré dans le processus…;est-ce la raison qui a motivée Abane et Krim en plein congres de la soumam(à verifier!) à diligenter un emissaire à la federation de france,dixit »Ali Yahia Rachid » liqidez les berberistes,les messalistes et les communistes;le document exxiste toujours d’apres R.A.Y.MERCI D4AVANCE.




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  • Brahim YOUNESSI
    20 août 2009 at 20 h 39 min - Reply

    Bonsoir,

    A Mahboub.

    Je n’ai jamais personnellement parlé de rejet de l’islam par quiconque. Abane était autant attaché à l’islam que Ben M’Hidi, Krim, Benkhedda ou Ben Bella. Abane était un politique qui avait des visées stratégiques. Je le répète : l’absence de référence à l’islam comme socle de la nation algérienne avait pour but de rassurer et de mobiliser les chrétiens et les juifs d’Algérie. C’est de bonne guerre. D’ailleurs l’alinéa « d » du chapitre intitulé « Fédération nord-africaine » que le chapitre sur la recherche des alliances développe prévoit « l’isolement des ultra-colonialistes tout en recherchant l’alliance des éléments libéraux d’origine européenne ou juive, même si leur action est encore timide ou neutraliste. » Si Benyoussef Benkhedda était depuis un moment en relation avec les chrétiens libéraux dont certains se sont engagés auprès du FLN. Des juifs ont également rejoint la révolution à la suite du Congrès du 20 août 1956.
    Abane n’a certainement pas été assassiné parce qu’il (il n’était pas seul à le décider) n’avait pas fait référence à l’islam dans la Plateforme de la Soummam. Les causes sont ailleurs notamment dans la course au pouvoir qui avait déjà commencé.
    BY




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  • tamezgha
    20 août 2009 at 20 h 42 min - Reply

    en lisant l’article de badis ,j’ai eu la meme pensé que monsieur sidhoum. Hier c’etait abbane qui est un traitre,ensuite ferhat « fils de chahid « ,ensuite ait ahmed,que des symboles de notre révolution,je pense que quelque chose est entrain de se preparer dans les coulisses ,est ce que le but des DAF est atteint ou bien c’est une suite logique aprés nous avoir déclarer la guerre ??? Pourquoi vouloir decredibilsé notre revolution aujourd’hui pourquoi s’attaque t’on a nos symbole,je me souviens meme qu’on s’attaquer aux cimetiéres de nos chouhada dans les années 90.
    pourquoi s’attaquer au pére de khaled bounedjma en disant qu’il est harki ???? soit l’ organisme le plus symbolique de notre pays en l’occurence organisation des chouhada
    Qui, et pourquoi veulent’ils banalisé notre revolution?? Est ce que une fois la besogne ou la mission accomplis des DAF ont passe a une autre étape celle de décridibilisé notre revolution pour ensuite se reinstaller?




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  • babafikrane
    20 août 2009 at 22 h 00 min - Reply

    @ Badis

    Cette histoire sur Ait Ahmed, est une farce qui ne passe pas. C’est quand même extraordinaire qu’un article datant de 2005 apparaisse aujourd’hui, ça pu la manipulation. Personnellement je pense que quelque chose se trame pour décrédibiliser un homme dont la ligne de conduite a été d’une cohérence exemplaire.

    Qu’ils le sachent tous. JAMAIS nous n’oublieront le génocide de la France en Algérie, jamais nous n’oublierons nos morts, JAMAIS. Il n’y aura jamais de relations saines entre l’Algérie et la France tant que cette dernière ne fera pas des excuses en bonne et du forme et tant que des réparations matérielles ne seront pas faites au peuple algérien.

    Il faut absolument enseigner a tous nos enfants ce que les ailleux de la France ont fait aux nôtres, pour que cela devienne inséparable de notre identité et pour que de nouvelles règles de respect régissent toute relation avec la France.

    Si nous avions un gouvernement digne de ce nom ce genre d’article aurait soulève les foudres de la guerre. Mais…

    Allah yarham echouhadas

    Babafikrane

    Absolument, mon cher Babafikrane! Je partage totalement votre point de vue. Il n’y aura jamais de relations saines entre l’Algérie et la France, tant que la France OFFICIELLE d’aujourd’hui, n’aura pas présenté ses excuses au PEUPLE ALGERIEN, quant aux abominables crimes contre l’HUMANITE commis par la France COLONIALE d’hier.
    Salah-Eddine SIDHOUM




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  • Brahim YOUNESSI
    20 août 2009 at 23 h 00 min - Reply

    Bonsoir,

    Réponse à Saïd Radjef

    Ali Zamoum que Dieu ait son âme avait été envoyé par Krim prendre la mesure des décisions de Messali à Hornu en juillet 1954. Ce fut le désenchantement. Parce que à chaque fois que la question sur le déclenchement de l’insurrection était posée, Messali répondait qu’il fallait lui faire confiance.
    En effet, des émissaires ont été dépêchés au Caire pour rencontrer la délégation extérieure en octobre 1954 en vue d’une conciliation, il est vrai qu’ils ont été arrêtés par les services égyptiens de Fethi Dib, une première rencontre avait déjà eu lieu à Berne en juillet immédiatement après le congrès d’Hornu entre Ahmed Mezerna et Abdellah Filali dit « Lekhfif » pour les messalistes, Hocine Lahouel et M’Hamed Yazid pour les centralistes, Ahmed Ben Bella et Mohamed Khider pour la délégation extérieure. Aucun accord n’a pu être trouvé entre les trois tendances. Ce qu’il faut, à mon avis, noter c’est la persistance de Messali à vouloir demeurer à la tête du mouvement national. Il aurait pu rejoindre le FLN en octobre 1954 ou immédiatement après le déclenchement de la lutte armée le 1er novembre. Il a préféré et décidé de créer le 22 décembre 1954, soit près de deux mois après le début de la guerre, le MNA.
    Un mot sur Abdellah Filali dit « Lekhfif » que Dieu ait son âme : il a été tué en octobre 1957 en France par un groupe de choc du FLN.
    BY




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  • thirga
    21 août 2009 at 8 h 50 min - Reply

    @BADIS.L’historique Ait Ahmed a déploré le départ massif des pieds noirs au lendeamin de l’indépendance pour ses conséquences sur le fonctionnement des administrations, de l’économie, de l’éducation… qu’ils détenaient majoritairment. Ce départ en masse, une suite logique de l’opération « terre brulée » entreprise par leurs chefs de l’OAS et les putschistes a retardé la relance des toutes les activités essentielles pour un pays sorti de la nuit coloniale et d’une guerre d’extermination. Sans etre un fan d’Ait Ahmed, on ne peut lui preter ces cogitations sorties de cervelles d’individus aigris et incapbles de se regarder dans une glace.
    La publicaton de l’article sur les 20 aout et leurs conséquences ne peut etre fortuite.




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  • Bonvivant
    21 août 2009 at 9 h 27 min - Reply

    Slam rabi Felawen

    Extrait du texte de la plate forme de la soummam du livre de Feu Président BEN KHEDDA Abane BEn mhidi édition Texte

    La faillite des anciennes formations politiques.

    La Révolution Algérienne a accéléré la maturité politique du peuple algérien. Elle lui a montré, à la lumière de l’expérience décisive du combat libérateur, l’impuissance du réformisme et la stérilité du charlatanisme contre – révo-lutionnaire.

    La faillite des vieux partis a éclaté au grand jour.

    LE MESSALISME EN DEROUTE

    Le M.N.A., en dépit de la démagogie et de la surenchère, n’a pas réussi à surmonter la crise mortelle du M.T.L.D.. Il conservait une assise organique seulement en France du fait de la présence de Messali en exil, de l’ignorance totale des émigrés de la réalité algérienne.

    C’est de là que partaient les mots d’ordres, les fonds et les hommes en vue de la création en Algérie de groupes armés ou de maquis dissidents, destinés non à la particip-tion de la lutte contre l’ennemi exécré, le régime colonialiste, son armée et sa police, mais à créer des opérations de provocation et à saboter par le défaitisme, le désordre et l’assassinat, la Révolution Algérienne et ses dirigeant mili-taires et politiques.

    L’activité sporadique et brève du M.N.A. s’était manifestée publiquement, dans les rares villes telles Alger, comme une secte contre-révolutionnaire dans des opérations de diversion et de division (campagne anti-mozabite), de gangstérisme (racket des commerçants), de confusion et de mensonges (Messali, soi-disant créateur et chef de l’Armée de Libération Nationale).

    Le messalisme a perdu sa valeur de courant politique. Il est devenu de plus en plus un état d’âme qui s’étiole chaque jour.

    Il est particulièrement significatif que les derniers admirateurs et défenseurs de Messali soient précisément les journalistes et intellectuels proches de la présidence du gouvernement français. Il prétendent dénoncer l’ingratitude du peuple algérien qui ne reconnaîtrait plus « les mérites exceptionnels de Messali, le créateur, il y a trente ans, du nationalisme algérien ».

    La psychologie de Messali s’apparente à la conviction insensée du coq de la fable qui ne se contente pas de constater l’aurore, mais proclame «qu’il fait lever le soleil ».

    Le nationalisme algérien dont Messali revendique effrontément l’initiative est un phénomène de caractère universel, résultat d’une évolution naturelle suivie par tous les peuples sortant de leur léthargie.

    Le soleil se lève sans que le coq y soit pour quelque chose, comme la Révolution Algérienne triomphe sans que Messali y ait aucun mérite.

    Cette apologie du messalisme dans la presse française était un indice sérieux de la préparation psychologique d’un climat artificiel favorable à une manoeuvre de grande envergure contre la Révolution Algérienne.

    C’est la division, arme classique du colonialisme.

    Le gouvernement français a tenté en vain d’opposer au F.L.N. des groupements modérés, voire même le groupe des « 61 ». Ne pouvant plus compter sur les Sayah ou Farès, le beni-oui-ouisme étant discrédité d’une façon défini-tive et sans retour, le colonialisme français espérait utiliser le chef du M.N.A. dans son ultime manœuvre diabolique pour tenter de voler au peuple algérien sa victoire.
    Dans cette perspective, Messali représente, en raison de son orgueil et de son manque de scrupules, l’instrument parfait pour la politique impérialiste.

    Ce n’est donc pas par hasard que Jacques Soustelle pouvait affirmer en Novembre 1955 au Professeur Massignon : « Messali est ma dernière carte ».

    Le ministre résident Lacoste ne se gêne pas pour confier à la presse colonialiste algérienne sa satisfaction de voir le M.N.A. s’efforcer uniquement d’affaiblir le F.L.N.

    L’hebdomadaire socialiste « Demain », dévoilant les divergences tactiques divisant les gouvernants français, pouvait écrire que certains ministres étaient disposés, pour empêcher le renforcement du F.L.N., à accorder à Messali sa liberté totale, « le seul problème étant de protéger la vie du leader algérien ».

    Quand on se rappelle que Messali s’est livré à une violente attaque contre les pays arabes, ce qui ne peut que réjouir les Soustelle, Lacoste et Borgeaud, son déplacement d’Angoulême à Belle-Isle justifie la thèse du journal « Demain ».

    Lorsque la vie de Messali est si précieuse pour le colonialisme français, faut-il s’étonner de le voir glisser vers la trahison consciente ?




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  • Bonvivant
    21 août 2009 at 9 h 30 min - Reply

    Extrait de la plate forme suite…..
    LE COMMUNISME ABSENT

    Le P.C.A. malgré son passage dans l’illégalité et la publicité tapageuse dont la presse colonialiste l’a gratifié pour justifier la collusion imaginaire avec la Résistance algérienne, n’a pas réussi à jouer un rôle qui mériterait d’être signalé.

    La direction communiste, bureaucratique, sans aucun contact avec le peuple, n’a pas été capable d’analyser correctement la situation révolutionnaire. C’est pourquoi elle a condamné le « terrorisme » et ordonné dès les pre-miers mois de l’insurrection aux militants des Aurès, venus à Alger chercher des directives, DE NE PAS PRENDRE LES ARMES.

    La sujétion au P.C.F. a pris le caractère d’un bé-ni-oui-ouisme avec le silence qui a suivi le vote des pou-voirs spéciaux :

    Non seulement les communistes algériens n’ont pas eu suffisamment de courage pour dénoncer cette attitude opportuniste du groupe parlementaire, mais ils n’ont pas soufflé mot sur l’abandon de l’action concrète contre la guerre d’Algérie : manifestations contre les renforts de troupes, grève de transports, de la marine marchande, des ports et des stocks contre le matériel de guerre.

    Le P.C.A. a disparu en tant qu’organisation sé-rieuse à cause surtout de la prépondérance en son sein d’éléments européens dont l’ébranlement des convictions nationales algériennes artificielles a fait éclater les contradictions face à la résistance armée.

    Cette absence d’homogénéïté et la politique incohé-rente qui en résulte ont pour origine fondamentale la confu-sion et la croyance en l’impossibilité de la libération natio-nale de l’Algérie avant le triomphe de la révolution proléta-rienne en France.

    Cette idéologie qui tourne le dos à la réalité est une réminiscence des conceptions de la S.F.I.O., favorable à la politique d’assimilation passive et opportuniste.

    Niant le caractère révolutionnaire de la paysannerie et des fellahs algériens en particulier, elle prétend défendre la classe ouvrière algérienne contre le danger problématique de tomber sous la domination directe de la « bourgeoisie arabe », comme si l’indépendance nationale de l’Algérie devait suivre forcément le chemin des révolutions man-quées, voire même de faire marche arrière vers un quel-conque féodalisme.

    *
    La C.G.T., subissant l’influence communiste, se trouve dans une situation analogue et tourne à vide sans pouvoir énoncer et appliquer le moindre mot d’ordre d’action.

    La passivité générale du mouvement ouvrier organi-sé, aggravée dans une certaine mesure par l’attitude néfaste des syndicats F.O. et C.F.T.C., n’est pas la conséquence d’un manque de combativité des travailleurs des villes, mais de l’apathie des cadres syndicaux de l’U.G.S.A attendant, les bras croisés, les directives de Paris.

    Les dockers d’Alger en ont donné la preuve en parti-cipant à la grève politique anniversaire du 1er Novembre 1956.

    Nombreux furent les travailleurs qui ont compris que cette journée d’action patriotique aurait revêtu un caractère d’unanimité nationale, plus démonstrative, plus dynamique, plus féconde, si les organisations ouvrières avaient été en-traîné intelligemment dans la lutte générale par une véritable centrale syndicale nationale.. Cette appréciation juste se trouve entièrement confirmée dans le succès complet de la grève générale patriotique du 5 juillet 1956.

    Voilà pourquoi les travailleurs algériens ont salué la naissance de l’U.G.T.A., dont le développement continu est irrésistible , comme l’expression de leur désir impatient de prendre une part plus active à la destruction du colonialisme, responsable du régime de misère, de chômage, d’émigration et d’indignité humaine.

    Cette extension du sentiment national, en même temps que son passage à un niveau qualitatif plus élevé, n’a pas manqué de réduire, comme une peau de chagrin, la base de masse du P.C.A., déjà rétrécie par la perte des éléments européens hésitants et instables.

    On assiste cependant a certaine initiatives émanant à titre individuel de certains communistes s’efforçant de s’infiltrer dans les rangs du F.L.N. et de l’A.L.N.. Il est possible qu’il s’agisse là de sursauts individuels pour re-tourner à une saine conception de la libération nationale.

    Il est certain que le P.C.A. essaiera dans l’avenir d’exploiter ces « placements » dans le but de cacher son isolement total et son absence dans le combat historique de la Révolution Algérienne.




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  • Ammisaid
    21 août 2009 at 11 h 18 min - Reply

    C’est l’ennemi feroce et pervers de l’Algérie, de ses richesses, de son peuple et de ses valeurs qui pointent son doigt hypocrite, menteur et voleur sur ses enfants qui méritent notre soutien, notre respect et notre reconnaissance. Ils nous envoient, regulièrement et à chaque fois que cela est nécéssaire, des petites fleches douces et empoisonnées qui viennent ebranler nos convictions, nos certitudes et nos croyances.
    Tout Algérien (et toute Algérienne) qui refuse la soumission, le renoncement et la desperance et qui refuse de les servir est, immédiatement: listé, étudié, espionné, jugé et condamné selon, la dangérosité qu’il est supposé representer pour le pouvoir usurpateur, manipulteur et violent qui s’était imposé à nous avant l’indépendance. Il est, normalement, impossible pour n’importe quel Algérien (Algérienne) un peu sensé de continuer à les croire.
    C’est le système et ses ramifications civiles et militaires et interieures et exterieures qui sont reponsables, quasi totale, de tout nos morts, de tout les disparus, de tout nos maux sociaux et psychiques et des milliards de dollars volés ou tout simplement gaspillés du fait de leurs décisions farfelues, de leurs projets inutiles et de pouvoir criminel, folklorique et souvent loufoque. Ya ahl elhikma wa al3ilm wa sidk, que nous faut il comme preuves pour ne plus faire confiance, pour croire et pour ne plus attendre quoi que ce soit de ce pouvoir amoureux de la violence, du sang, de l’ignorance, des dollars et du mauvais whisky, de l’illicite et du mensonge, de la fitna et de la terreur, du deuil et de la misère, de la laideur et de la hogra…?
    N’ont ils pas accepté l’inaccesptable ?
    N’ont ils assassiné des hommes valeurs et ex ceptionnels ? N’ont ils pas fait taire, à jamais, la voix des esprits libres, des langues qui ne disaient que la vérité, les coeurs fraternels, les mains qui denoncaient leurs actes inconscients, criminels et pervers ?
    N’ont ils pas, plusieurs fois violé la constitution, falsifié notre histoire, censuré nos intellectuels, enterré les dates symboliques et essentielles qui faisaient notre fierté et empêcher, violement, notre peuple de choisir son sort et les guides de notre pays vers la prospérité, la paix, la liberté et la lumière?
    N’ont ils pas permi, encouragé et participé aux massacres d’une façon barbares des centaines de familles, brûlé nos forêts, rendu notre pays commre une prison à ciel ouvert, détruit notre unité nationale, abandonné notre agriculture, nos écoles, nos hopitaux et poussé de centaines de milliers de cadres à l’exil?
    N’ont ils pas aminstié, renuméré et honoré des assasins, des corrupteurs et bourreaux tout en condamnant, severement, les petits délits de gens pauvres et fragiles?
    N’ont-ils pas provoqué et ignoré nos souffrances, notre désarroi, nos peurs, nos divisions, la regression de notre pays dans tout les domaines (economique, social, professionnel, scientifique, intellectuel, morale, familial, psychologique…) et nos disparus ?
    N’ont-ils pas fraudé, menti, trafiqué, frappé, violenté, violé, tué, volé, harcelé, emprisonné…notre pays et ses enfants?
    N’ont-ils pas organisé la disparition de nos valeurs de fraternité, de solidarité et de tolérance ?
    N’ont-ils pas exclu, délaissé et reprimé notre jeunesse auquelle, ils n’ont laissé que des issues sans espoir qui les ont emnené vers : l’exil, le suicide, la prostitution, la corruption, l’alcool ou la drogue, l’oisivité, le banditisme, la violence, la folie, le trafique, le vol, le hittisme, les emeutes, le terrorisme, la persecution, la torture et le meurtre de leurs frères et soeurs…?
    La liste de leurs méfaits (des plus petits aux plus grands) est impossible à repertorié car il y en a des visibles, des invisibles, de ceux qui exercent jusqu’ à nos jours leur mal et de ceux qui le feront plus tard et de ceux qui est corrigeable, reparable et guerrisable et de ceux qui continueront à nous faire mal, jusqu’ à la fin du monde.
    L’Algérie connaît ceux qui l’aiment et ceux qui la haïssent savent comme les salir, les calmonier et les empêcher de lui offrir leur amour, leur energie et leur coeur ?
    Allah yarhem echouhada même ceux qui s’étaient trompé et qu’il donne longue vie à tout ceux et toutes celles qui veulent la




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  • Ammisaid
    21 août 2009 at 11 h 21 min - Reply

    Suite, servir, la rendre belle, digne, libre, prospère, fraternelle, clémente, juste, lumineuse, forte, moderne, juste, solidaire, paisible, généreuse….
    Fraternellement à toutes et à tous




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  • radjef said
    21 août 2009 at 11 h 24 min - Reply

    Bonjour tout le monde.Loin de moi l’idée de polemiquer avec vous Mr Younessi, mais le MNA est né le 27decembre 1953 et non en juillet 1954. En juillet il y a eu les assises du MNA. C’est une partie de l’Appel aux militants lancé par Messali contre les centralistes accusés entre autre de conformisme, qui est devenu la fameuse proclamation du 1er Novembre 1954. Comme ça donc on a decidé de faire la peau à la premiere force politique du pays parceque tout simplement que son dirigeant Messali reclamait le poste de chef du mouvement nationaliste algerien! Avouez que c’est un raisonnement tiré quelques peu par les cheveux. Quand Ddada Ali s’est rendu à Hornu, il etait à peine agé de 18 ans.  » La création du MNA le 27 decembre 1953 et l’Appel qui a suivi sa création ont été les veritables declencheurs de la naissance du CRUA et de l’insurrection du 1er novembre 1954″. Que Messali soit un être possessif, odieux et insupportable, il a été qu’on le veuille ou pas spolié de sa gloire par des gens qui ont compris 1945 que l’independance du pays n’etait qu’une question d’heures.




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  • Akli Boughzer
    21 août 2009 at 11 h 34 min - Reply

    Hocine Aït Ahmed dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas.C’est tout à son honneur,mais en politique les hommes sincères sont souvent marginalisés parceque la vérité ne plait pas à ceux qui ont bâti toute leur vie sur le mensonge.Bravo Da Lhocine mais vous avez payé chèr votre sincérité et votre honnêteté.Malheureusement les fous du koursi et leurs larbins en veulent à mort.à tous les Emiliano Zapata qui perturbent leurs plans machiavèliques.




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  • Badis
    21 août 2009 at 17 h 37 min - Reply

    Ya El Akh Sidhoum !
    A
    ma connaissance personne ne remet en cause l’engagement, le patriotisme ni l’intégrité d’Ait Ahmed…Je veux bien croire à la manipulation…je veux bien croire que cet article soit une commande policière…même si je le trouve très bien documenté et bien construit…je veux bien croire que toute la presse est sous contrôle…je veux bien croire que l’auteur de cet article soit un mercenaire de la plume…Je veux bien croire que la date de parution 20 aout 2009 de l’article citant des déclarations de 2005 est plus que douteuse…Je veux bien croire tout cela, frere Sidhoum, mais cela n’enlève rien au fait que le propos reste très choquant surtout venant d’un ‘historique’ pour qui j’ai toujours eu le plus grand respect et la plus grande estime.

    Fraternellement wa ramadhane moubarek lil jamii .




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  • Akli Boughzer
    21 août 2009 at 18 h 07 min - Reply

    @bonvivant,
    Ce n’est pas trés glorieux de tirer sur une ambulance.Et pourtant c’est ce que vous faites avec le parti communiste algérien qui comme ses confrères du monde entier n’a pas le vent en poupe ces derniers temps.Si le pouvoir algérien n’a pas dopé l’islamisme et n’a pas réprimé toutes les idées de gauche on en serait pas là à faire la dance du ventre pour plaire aux islamistes.




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  • Brahim YOUNESSI
    21 août 2009 at 19 h 08 min - Reply

    Salam, Ramadan Moubarak.

    BY




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  • Brahim YOUNESSI
    21 août 2009 at 19 h 37 min - Reply

    Bonsoir,

    Pardon cher Radjef sans vouloir, en effet, polémiquer mais l’histoire dit que le 5 novembre 1954, je répète 1954, le MTLD est dissous par le gouvernement français. Cela est vérifiable. Et en décembre 1954, je dis bien en décembre 1954, Messali, alors placé en résidence surveillée à Niort (mis au secret ensuite) fonde avec ses fidèles partisans le MNA. C’est aussi l’histoire. Pardonne-moi encore mais c’est le MTLD qui se réunit sous la direction de Messali Hadj à Hornu en juillet 1954. Le MNA n’aurait pas pu être créé comme tu le penses le 27 décembre 1953. C’est pourtant la réalité concernant le zaïmisme de Messali et le culte de la personnalité qui l’entourait. Demeurer au pouvoir était une de ses grandes obsessions, ce qui n’empêche pas qu’il fut un grand nationaliste et un militant acharné pour l’indépendance de l’Algérie. L’obsession du pouvoir conduit à toutes les dérives et fait commettre de très graves erreurs. Ce fut le cas, hélas, de Messali Hadj.

    Salutations fraternelles

    BY




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  • Abdelkader DEHBI
    21 août 2009 at 20 h 05 min - Reply

    En lisant certaines interventions – comme celle de M. Akli Boughzer – j’ai l’impression que beaucoup d’intervenants utilisent le concept galvaudé d’ « islamistes », avec la même connotation d’hostilité et de haine, que celle que l’on observe chez les islamophobes racistes d’Europe et des Etats-Unis. Une telle tendance est d’autant plus abusive qu’elle laisse à penser que le pouvoir illégitime en place – aujourd’hui celui représenté par M. Bouteflika – aurait une coloration « islamiste », ce qui constitue une grossière erreur d’analyse pour deux raisons essentielles:
    1.) – les prétendus « islamistes » avec lesquels ont traité M. Bouteflika et ses partenaires conjoncturels de la mafia politico militaire, sécuritaire et financière sont pour la plupart d’entre eux, des islamistes de service – ou des services plutôt – dont certains se sont révélés être de véritables truands criminels, comme Madani Mezrag et autres Layyada, qui n’ont rien à envier, ni à certains généraux ni à certains ministres en poste;
    2.) – quant à M. Bouteflika, de par son caractère-même de pur politicien manœuvrier, il est plus apte à la petite gesticulation du moment présent, n’ayant aucune suite, qu’à la vision stratégique. Il est incapable par ailleurs, de nouer des alliances avec qui que ce soit, y compris avec son propre peuple. Et j’en parle en connaissance de cause, et sans aucun parti pris personnel.

    Ce que nous devrions comprendre par Islam politique, c’est assurément l’Islam dans son esprit le plus intelligent et le plus authentique, respectueux des différentes cultures et de l’altérité confessionnelle comme il a été historiquement pratiqué durant les grands moments de notre histoire commune, en tant que notre pays appartient, historiquement à la civilisation musulmane depuis 14 siècles et politiquement à l’ensemble géographique et humain, d’une communauté de plus d’un milliard et demi de musulmans. Et c’est cela qui dérange beaucoup de déracinés politiques et culturels.




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  • tamezgha
    21 août 2009 at 20 h 55 min - Reply

    c’est une « taqqiya » tactique a une mèdiocre conotation politique




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  • admin
    21 août 2009 at 21 h 14 min - Reply

    Nous venons de recevoir la contribution de notre frère Sadek Hadjerès, ancien membre du bureau politique du Parti communiste Algérien (1955-1965) que nous avons sollicité ainsi que d’autres personnalités du mouvement national, pour apporter leur éclairage sur cet événement. Nous tenons à remercier notre frère Si Sadek pour sa disponibilité et sa contribution qui va enrichir le débat initié par l’article de notre frère Saïd Radjef.
    Salah-Eddine SIDHOUM

    _____________________

    Cher Salah Eddine SIDHOUM

    Je reçois votre invitation à mon retour chez moi et je me suis empressé d’ouvrir le site du Quotidien d’Algérie sur lequel se déroule le forum que vous avez initié.

    Je vous en remercie et vous prie de considérer ce qui suit comme une première participation aux échanges dont j’ai commencé à prendre connaissance.
    Je suis d’une façon générale ouvert à toute initiative qui me parait apporter un éclairage utile aux générations nouvelles. Celles ci, comme vous le soulignez, ainsi que Mr Saïd Radjef, sont assoiffées de vérités historiques jusqu’ici occultées ou déformées par les responsables d’une chaîne de malheurs algériens, dans lesquels les agissements des anciens et nouveaux colonialistes et réactionnaires chez nous et dans le monde ne sont pas seuls en cause.

    Nombre d’interventions m’ont beaucoup intéressé par leur sérieux, leur souci d’ouverture unitaire et leur effort de documentation véridique. Ce qui m’incite à souhaiter que votre initiative puisse se poursuivre dans la durée, au delà de la période qui entoure cet anniversaire. Car les problèmes soulevés embrassent en fait tout le demi-siècle écoulé et ils continueront de marquer l’avenir de leur empreinte, positivement ou négativement selon la façon dont ils seront abordés.

    Sur nombre de ces problèmes, il m’est plusieurs fois arrivé dans le passé de livrer des informations et des opinions, plus particulièrement autour de que j’ai vécu successivement dans le mouvement associatif, le mouvement nationaliste et le mouvement communiste ces soixante dix dernières années. Aussi dans un premier temps, ne pourrai-je faire mieux que de fournir les références nécessaires pour prendre connaissance de ces faits et opinions. Les uns se trouvent déjà consignés sur le site que j’ai ouvert à cet effet: http://www.socialgerie.net (MOUVEMENT SOCIAL ALGERIEN: HISTOIRE ET PERSPECTIVES). D’autres documents, opinions et témoignages y seront intégrés progressivement. Je suis évidemment disposé à répondre dans la mesure de mon temps et de mes possibilités aux demandes plus précises qui me seraient adressées.

    En attendant en ligne des prolongements féconds à ce colloque, je vous fais part de deux remarques.

    La première concerne le document-rapport au CNRA, excellente référence que vous avez présentée. La date n’en est-elle pas plutôt 1957 (probablement l’été) et non pas 1956 ? S’agirait-il par ailleurs du même rapport qui a été présenté par la revue « NAQD », le numéro 12 si je me souviens bien ? Auquel cas, mais je n’ai pas en cette période le document sous les yeux pour le vérifier, ne manque-t-il pas à cet exposé-bilan un certain nombre de passages très critiques ? Il se peut cependant que ma mémoire me trompe.

    La seconde remarque concerne des affirmations qui m’ont littéralement sidéré, bien que je me croyais vacciné pour en avoir connu de toutes les couleurs. Dans une de ses interventions, Mr
    Brahim Younessi a déclaré:

     » …. De son côté, le Parti communiste algérien, le 2 novembre 1954 avait qualifié le déclenchement de la lutte armée de « provocation », considéré cette action comme « suicidaire », « sans lendemain » et condamné « la violence aveugle d’une minorité irresponsable et sans avenir. » Mais, en 1955, il prend la décision de créer les Combattants de la Liberté (CDL) pour ouvrir un front autonome. But des négociations qui se sont ouvertes entre Abane Ramdane et Bachir Hadj-Ali, secrétaire général du PCA. Sadek Hadjerès qui s’est exprimé à maintes reprises sur cette question notamment dans le Quotidien d’Oran en 2006 était présent à la négociation. Il serait intéressant qu’il intervienne sur ce site pour nous donner son point de vue ».
    Brahim Younessi
    (fin de citation)

    J’aurais considéré de telles affirmations comme la mille et unième rumeur et autres spéculations de radio trottoir caractéristiques des allégations polémiques partisanes (compréhensibles à la rigueur mais pourtant déjà injustifiables il y a cinquante ans). Le problème est qu’aujourd’hui elle émane d’une personne honorable qui probablement y croit dur comme fer, jusqu’à citer un document précis et même des formulations lapidaires mises entre guillemets comme pour en souligner l’authenticité.

    Chers amis participants au colloque,

    Peut être intrigués par ces citations péremptoires, munissez vous non pas d’une loupe mais d’un microscope du dernier modèle, pour examiner le texte de la déclaration du PCA du 2 novembre 54, la seule d’ailleurs des déclarations publiques qui ait été faite dans un délai aussi court par les partis nationaux encore légaux à ce moment là.
    Non seulement vous n’y trouverez pas la moindre de ces formulations caricaturales jusqu’au grotesque ou même quelque chose d’approchant, mais la déclaration, en gros et en détail, dit exactement le contraire de ces affabulations, dans la marge étroite que permettait le statut encore légal, mais que les publications et les militants communistes ont payé dès ce moment par de lourdes sanctions répressives.

    L’auteur de ces soi disant citations a battu à mes yeux le record que je croyais imbattable d’un historien israélien, Emmanuel Sivan, par ailleurs fort intelligent mais qui dans son ouvrage « Nationalisme et communisme en Algérie » publié il y a une trentaine d’années, s’était spécialisé dans les fragments de citations tronquées jusqu’à n’en donner qu’une demi phrase, coupée de son contexte et propice à toutes les interprétations, en premier lieu ses propres thèses. Mais du moins la demi-phrase en question existait et il en donnait les références précises. Il s’en tenait là prudemment, se gardant bien de citer les textes entiers, et vous savez que quand on calomnie, il en reste toujours quelque chose.
    De toutes les publications en langue française relatives à l’histoire de la guerre d’indépendance que j’ai pu consulter, seuls les trois tomes coordonnés par Henri Alleg (vers le milieu des années 70) et peut être si je m’en souviens bien, un des ouvrages de Jurquet, ont publié intégralement cette déclaration. Ce qui n’a pas empêché bien des historiens et des journalistes oublieux des règles les plus simples des disciplines historiques, de parler en long et en large des positions communistes comme s’ils avaient lu la déclaration du PCA intégralement et sans même prendre la peine de s’adresser à un communiste encore vivant pour la leur procurer.

    Je voudrais conclure. L’important pour nous, qui débattons et voulons le faire avec des objectifs clairs d’intérêt national et général commun, ce n’est pas tant les raisons particulières qui peuvent rendre chacun de nous plus vulnérable à des méprises ou des malentendus. Si quelqu’un tombe dans ce piège malgré sa sincérité et sa bonne volonté, c’est à lui bien sûr de faire son introspection pour en déceler les raisons individuelles, conscientes ou inconscientes.
    Mais le plus important réside dans une démarche collective pour comprendre et saisir la portée des dégâts énormes qui ont consisté à rabaisser le travail de mémoire et d’histoire au niveau des rumeurs et polémiques étroites, qui émoussent la rigueur et l’esprit critique, engendrent et aggravent la passivité et les sectarismes partisans. L’important est une démarche collective pour comprendre les mécanismes grossiers et subtils à la fois, qui en définitive sont aussi bien les symptômes que les causes de ce qui est arrivé à notre peuple, à notre Etat, à notre société.

    Il s’agit de bien repérer les résultats de ces comportements, voulus ou non, les divisions aggravées de ceux qui par leurs intérêts objectifs communs auraient gagné à renforcer leur unité d’action et par là même, la vigilance et la largeur de vue pour protéger cette unité d’action. L’ensemble des composantes du mouvement national a subi les conséquences de ce laminage et de ces déformations des réalités historiques, même si les communistes ont été les boucs émissaires les plus systématiquement ciblés par ces méthodes. Toutes les formations politiques, au-delà de leurs mérites, ont eu des erreurs et des faiblesses, certaines les ont corrigées, d’autres non, ce n’est pas une raison, pour qui vise l’intérêt général et l’avenir, d’en rajouter et brouiller les bases d’une vraie réflexion.

    A nous donc de savoir, au delà des divergences normales, repérer aussi les fortes raisons de convergence sur l’essentiel du moment. C’est cela qui au delà des épisodes douloureux, a permis de déboucher sur la victoire politique de la cause de l’indépendance nationale malgré un déséquilibre militaire écrasant.

    C’est bien pourquoi; loin d’en souligner l’inconséquence ou la contradiction, je souscris pleinement à l’appréciation de Brahim Younessi lorsqu’il dit dans une autre intervention (je recopie le message) :
    « Brahim YOUNESSI
    août 20, 2009 10:12Bonjour,, Il faut arrêter les procès d’intention. Le travail des historiens et des intellectuels est de faire parler les textes, de procéder à un travail scientifique » (fin de citation)

    En vue de cette forme de travail et de dialogue, je mettrai à votre disposition ceux des documents en ma possession qui pourraient éclairer, à commencer par la déclaration du PCA du 2 nov 54, qui se trouve déjà sur le site « socialgerie.net »

    Avec mes cordiales salutations et le vif souhait de voir ce colloque porter les meilleurs fruits

    Sadek Hadjerès




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  • admin
    21 août 2009 at 21 h 39 min - Reply

    Nous publions la déclaration du PCA diffusée au lendemain du déclenchement de la guerre de libération nationale

    __________________________________________

    Le PCA et la guerre de libération

    NOVEMBRE 54 : LA DECLARATION DU PCA Datée du 2 nov. 54

    vendredi 19 juin 2009 http://www.socialgerie.net/spip.php?article30

    Cette déclaration datée du 2 novembre a d’abord été publiée dans Alger Républicain, puis la même semaine dans l’hebdomadaire Liberté du jeudi 4 novembre 1954 puis El Djazaïr al Djadida (mensuel en arabe).
    « Le Bureau politique du Parti communiste algérien, après avoir analysé les informations au sujet des différentes actions armées qui ont eu lieu dans plusieurs points du territoire algérien et en particulier dans les Aurès, estime qu’à l’origine de ces événements il y a la politique colonialiste d’oppression nationale, d’étouffement des libertés et d’exploitation, avec son cortège de racisme, de misère et de chômage, dont les sphères officielles sont obligées de reconnaître aujourd’hui l’existence.
    « Le Bureau politique estime par conséquent que les responsabilités fondamentales dans ces événements incombent entièrement aux colonialistes qui, malgré les expériences du Vietnam, du Maroc et de la Tunisie, s’obstinent dans une politique d’opposition et de force, face aux aspirations légitimes du peuple algérien, pour maintenir les privilèges d’une poignée de gros propriétaires fonciers, de banquiers et de trusts coloniaux.
    « Il rappelle que la répression n’a jamais réglé et ne réglera pas les problèmes politiques, économiques et sociaux que pose devant le monde contemporain l’essor irrésistible des mouvements nationaux de libération.
    « Il estime que la meilleure façon d’éviter les effusions de sang, d’instaurer un climat d’entente et de paix, consiste à faire droit aux revendications algériennes par la recherche d’une solution démocratique qui respecterait les intérêts de tous les habitants de l’Algérie, sans distinction de race ni de religion, et qui tiendrait compte des intérêts de la France.
    « Le Bureau politique dénonce la violente campagne de panique, de haine raciale et de diversion de la presse réactionnaire et colonialiste, dont le but est de dresser les uns contre les autres Musulmans et Européens, appelés à vivre ensemble en Algérie, leur patrimoine commun à tous.
    « Il dénonce les appels à la répression bestiale de cette presse aux ordres des gros seigneurs de la colonisation dont la richesse est faite de l’immense détresse de millions d’Algériens.
    « Le Bureau politique invite les Algériens, sans distinction d’origine, et plus particulièrement les travailleurs européens, à ne pas se laisser influencer par la propagande mensongère des milieux colonialistes, à réfléchir à ces événements, à rejeter toute arrière-pensée raciale, pour les juger sainement. Il leur demande de se souvenir que cette même propagande et ces mêmes menaces proférées et appliquées au début de la crise en Tunisie ont dû faire place –parce qu’elles ont fait faillite- après une douloureuse expérience, à une ère nouvelle pour le règlement du problème tunisien.
    « Il souligne les contradictions entre la thèse officielle suivant laquelle le calme règne actuellement en Algérie et les véritables mesures de guerre prises par le gouvernement général en accord avec le gouvernement français.
    « Le Bureau politique proteste contre ces mesures de terreur qui tendent, en créant un climat d’insécurité générale à ouvrir la voie à une répression généralisée frappant tous les patriotes, tous les hommes épris de liberté et de démocratie.
    « Le Bureau politique appelle tous les patriotes, tous les démocrates musulmans et européens, à s’unir et à agir pour obtenir que soient rapportées les mesures répressives de l’administration, pour demander la libération de tous les progressistes, démocrates et militants syndicaux, arbitrairement arrêtés, et pour qu’enfin soit amorcée une politique nouvelle qui, rompant avec les solutions de force, fera droit aux justes et légitimes aspirations du peuple algérien. »

    Alger, le 2 novembre 1954
    Le Bureau politique du parti communiste algérien




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  • depassage
    22 août 2009 at 5 h 14 min - Reply

    @ BRAHIM YOUNESSI
    « Abane était autant attaché à l’islam que Ben M’Hidi, Krim, Benkhedda ou Ben Bella. Abane était un politique qui avait des visées stratégiques. Je le répète : l’absence de référence à l’islam comme socle de la nation algérienne avait pour but de rassurer et de mobiliser les chrétiens et les juifs d’Algérie. C’est de bonne guerre »
    Voilà qui a le merite de la clarté.J’etais etudiant à constantine au debut des années 80. , ou j’avais assisté à une conference animée par ABBASSI MADANI à l’université populaire. Le jugement qu’il avait de ABBANE RAMDANE etait odieux , insultant et monsonger.Il avait traité ABBANE RAMDANE de communiste et l’avait accusé d’avoir etait à l’origine de l’option socialiste adopté alors par l’Algerie. Toute la vulgate islamiste et arabo-islamiste concernant , la revolution Algerienne est construite sur ce postulat.A savoir que les « soummamiens « leur auraient volé la vedette en ne faisant pas reference à l’islam.
    Deja comme ça ils ont detourné l’histoire et enseignent dans les manuels scolaires que la revolution a été l’oeuvre des ulemas et a été faite au non de l’islam . Imaginez un seul instant si le congrés de la soummam leur avait fait cette fleur.
    Ceci etant le retard abyssal accusé actuellement par le pays est du justement à cet eloignement de l’esprit de la Soummam fait de sacrifice , de don de soi , d’honneteté de patriotisme .
    J’ai remarqué que beaucoup d’interventions font un recours à l’islam et à la religion meme quand le propos ne s’y prete pas. S’il ya bien un peuple qui doit eloigner la religion de la politique c’est bien le peuple Algerien. Le prix que nous avons payé ces 20 dernieres années devra faire reflechir plus d’un. Je ne veux pas polimequer, mais je trouve bizarre que des esprits aussi inteligents et subtils que messieurs dehbi , younessi , sidhoum et l’ADM aient besoin de nous rappeler à chaque fois l’importance de notre attachement à l’islam ,comme s’il etait en danger en terre d’Algerie.
    Aors comme Abane , meme si nous sommes attachés à l’islam ,nous sommes aussi pour la modernité , le progrés ,l’etat de droit , la democratie . Maintenant , si comme le suggere Si DEHBI il y’a des islamistes , qui s’inscrivent dans cette optique , de tolerance, de progrés , de democratie et d’acceptation de l’autre ma foi la solution ne serait pas loin .
    saha ramdankoum




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  • tamezgha
    22 août 2009 at 8 h 15 min - Reply

    bouteflika n’ a rien de politicien ,il n’ya pas de politique en algerie .il ya une dictature militaire avec des partis politique érroné,donc il ya pas de debat ,il n’ya pas de politique ,c’est la force qui gouverne et nous sommes leur prisoniers.
    bouteflika n’a rien de pur politicien maneuvrier ,je dirais qu’il a l’ésprit rétord et parano ,qui voit le mal et le complot partout comme tous les dictateurs.




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  • radjef said
    22 août 2009 at 10 h 26 min - Reply

    Bonjour tout le monde..Alors dans ce cas Mr Younessi, comment Boukhadoum, Belounes et Debaghine peuvent-ils se tromper (de date) au point d’attribuer un grand merite à leur adversaire de toujours, Messali Hadj?…..Mais au dela de ce fait, j’ai du mal à comprendre pourquoi Abbane et Ben M’hidi ont associé l’UDMA, les Oulémas et les Centralistes et non Messali et le parti communiste algérien? Les Centralistes ont été particulierement tres critiques à l’endroit du CRUA; car eux egalement ont qualifié l’action du 1er novembre d’entreprise criminelle. Pourtant au Congtés de la Soummam , on retrouve tois centralistes contre deux representant du CRUA, en l’occurence Ben M’hidi et Krim, à la tête de la revolution au CCE. Comment interpretez vous cette situation ?




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  • radjef said
    22 août 2009 at 10 h 29 min - Reply

    Bonjour tout le monde. Saha ramdankoum à toutes et à tous.Aux algériennes et aux algériens qui se trouvent loin de leur pays, nous disons que vous êtes dans nos coeurs, vous et vos familles.




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  • papousse
    22 août 2009 at 11 h 40 min - Reply

    @ Radjef Said
    Merci beaucoup pour cette pensée fraternelle, ça réchauffe franchement le cœur et bon ramadhan à toi et à tous les internautes, l’esprit de piété doit demeurer tout le temps dans le débat pour faire naitre quelque chose de sain. Saha ftourkoum à tous.




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  • Abdelkader DEHBI
    22 août 2009 at 11 h 52 min - Reply

    Le pseudo qui signe « depassage » a écrit ceci en particulier (en copie-collée): —«  » »Je ne veux pas polimequer, mais je trouve bizarre que des esprits aussi inteligents et subtils que messieurs dehbi , younessi , sidhoum et l’ADM aient besoin de nous rappeler à chaque fois l’importance de notre attachement à l’islam ,comme s’il etait en danger en terre d’Algerie. » » »—– En réponse à cet intervenant, je voudrais d’abord lui demander de lire un article signé de Mouloud MEBARKI Secrétaire Général du MAK, et qui vient d’être publié – comme à point nommé, en réponse à votre intervention – par le Matin en ligne, et dont liens en relation ci-après:
    http://www.lematindz.net/news/2753-dans-la-boite-islamisation-forcee-en-kabylie.html
    http://www.elwatan.com/Grave-ingerence-wahhabite
    http://www.elwatan.com/Le-coran-distribue-en-Kabylie-sur
    Revenant sur votre interrogation, je vous réponds pour ma part, que notre pays qui s’est ouvert à l’Islam dès son avènement il y a plus de 14 siècles et qui a su résister à 132 ans de colonisation de peuplement ainsi qu’aux coups de boutoirs incessants des campagnes acharnées de christianisation, n’a vraiment rien à craindre pour son islamité. En revanche, il y a aujourd’hui un danger mortel qui guette l’unité du peuple et l’unité de la nation, en raison du fait que la souveraineté nationale est aujourd’hui tombée en déshérence, entre les mains d’un pouvoir politico militaire illégitime et criminel, corrompu et anti national, n’ayant d’autre préoccupation que celle de conserver sa mainmise sur le pays et sur son peuple, à travers les divers clans mafieux qui se répartissent l’essentiel des richesses nationales.




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  • Akli Boughzer
    22 août 2009 at 12 h 03 min - Reply

    @Abdelkader Dehbi
    Il faut appeler un chat ;un chat.Oui je suis hostile à l’islamisme car c’est le cancer et je dirai même le sida injecté dans le corps sain de l’islam par des officines que tout le monde connait avec la complicité de régimes ultra conservateurs à leur tête le sinistre régime wahabite.Le résultat est là et nous le subissons tous les jours depuis bientôt 20 terribles années.N’en avez-vous pas assez?




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  • Abdelkader DEHBI
    22 août 2009 at 14 h 10 min - Reply

    @—Akli Boughzer: Ma parole mais on dirait que vous ne lisez pas les réponses qui vous sont faites ! Pourquoi persistez-vous – en déformant leur pensée – à accuser certains intervenants de défenseurs d’un certain islamisme manipulé par des officines intérieures et extérieures ? — Si islamiste signifie défendre des hordes de mercenaires criminels et de brutes ignorantes et mafieuses comme les Mezrag, Hattab, Layyada et autres pseudo Emirs, alors non, très peu pour moi, je n’ai rien à avoir avec des criminels ! Pas plus d’ailleurs que je ne me sens concerné par l’islamisme d’un Hamas aux ordres du pouvoir et des forces de l’argent sale. — En revanche, et même si je ne partage pas toujours les thèses politiques de M. Ali Benhadj, je vous déclare sincèrement et sans aucun complexe que j’éprouve beaucoup de respect pour cet homme. En affirmant clairement que si le pouvoir politico militaire en place avait négocié avec M. Ali Benhadj, au lieu de fabriquer la mascarade des « négociations » avec des aventuriers et des criminels, nous n’en serions pas là où nous sommes aujourd’hui.




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  • Brahim YOUNESSI
    22 août 2009 at 15 h 49 min - Reply

    Bonjour,

    Les citations que j’ai rapportées ont été faites de mémoire. Elles ont été tirées, si je m’en souviens bien, de la presse communiste au lendemain du déclenchement de l’insurrection. Mais n’étant pas chez moi actuellement, je ne peux donc donner avec exactitude mes sources aux internautes et à Mr Sadek Hadjerès dont j’apprécie l’engagement, la rigueur et l’honnêteté. Comme Sadek Hadjerès, je connais le travail d’Emmanuel Sivan qui, en dehors d’être intelligent, passe pour être un chercheur exigeant. Cependant, il peut, comme nous tous, être pris en faute notamment dans son « Nationalisme et communisme en Algérie » que les presses de la Fondation des sciences politiques ont publié.
    De mémoire encore, je me permets de citer Mohammed Harbi, j’espère ne pas travestir ses propos. Dans son livre « La guerre commence en Algérie », il écrit qu’il n’est pas simple ou facile « de restituer les positions réelles du PCA ». Sadek Hadjerès parle de la publication du communiqué du 2 novembre 1954 par Jacques Jurquet dont les commentaires sur l’analyse que fait André Moine des événements de la veille devant les cadres du Parti sont rapportés par l’historien Mohammed Harbi. Le responsable communiste utilise, selon J. Jurquet, les termes de « provocations » et « d’actes individuels ».
    En dépit de la guerre qui a commencé et de la loi instaurant l’état d’urgence sur une partie du territoire national, le parti communiste algérien a continué à jouer le jeu de la « légalité ». Il présente des candidats aux élections cantonales du mois d’avril 1955. L’UDMA de Ferhat Abbas avait également présenté des candidats à ces mêmes élections.
    Une question à Sadek Hadjerès : pourquoi les congressistes de la Soummam avaient éprouvé le besoin de dénoncer le PCA en août 1956 ? Je me permets de reprendre ce passage que j’ai repris plus haut :
    « Le P.C.A. malgré son passage dans l’illégalité et la publicité tapageuse dont la presse colonialiste l’a gratifié pour justifier la collusion imaginaire avec la Résistance algérienne, n’a pas réussi à jouer un rôle qui mériterait d’être signalé. La direction communiste, bureaucratique, sans aucun contact avec le peuple, n’a pas été capable d’analyser correctement la situation révolutionnaire. C’est pourquoi elle a condamné le « terrorisme » et ordonné dès les premiers mois de l’insurrection aux militants des Aurès, venus à Alger chercher des directives, DE NE PAS PRENDRE LES ARMES. La sujétion au P.C.F. a pris le caractère d’un béni-oui-ouisme avec le silence qui a suivi le vote des pouvoirs spéciaux. »

    Siyam makboul inchallah

    Cordialement

    Brahim YOUNESSI




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  • CHAOUI
    22 août 2009 at 18 h 46 min - Reply

    salam to all
    comment Monsieur hadjeres peut il nous expliquer la condamnation du PCA dans la plate forme de la Soummam publiée sur ce site par Bonvivant que nous remercions.
    D’ailleurs les Moudjahidines à l’instar de BENBOUALIS Rabi yerahmou étaient très méfiant vis à vis des communistes qui ont rejoint le maquis.




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  • Rachclou
    22 août 2009 at 18 h 58 min - Reply

    Bonjour à tous

    Tous les ecrits se focalisent sur Abane Ramdane quand il s’agit de parler de la Soummam est ce du misthamourtisme ??? Une autre personnage clef à jouer un role capital le Chahid Ben mhidi
    Voilà ce que dit Si benyoucef BEN KHEDDA rabi Yerhamhooum tous dans une interwiew au journal la tribune

    question: Auprès de Abane, vous contribuez à redéfinir les contours du FLN et à lui donner des assises au Congrès de la Soummam. Finalement, qui avait véritablement adhéré aux thèses de la Soummam et pourquoi le front de contestation -de Ben Bella et des dirigeants de l’extérieur en passant par les responsables de la zone II- a-t-il pu paraître aussi important ?

    Réponse : Abane, certes, a été l’architecte du Congrès, mais sans Ben M’hidi ses thèses n’auraient jamais, prévalu.En effet, pour Zighout et les éléments nord-constantinois, Abane était un inconnu. En dehors de son militantisme au PPA-MTLD et de son séjour en prison, ils ne connaissaient pas grand-chose de lui. Par contre, ils avaient une entière confiance en Krim et Ouamrane avec lesquels ils entretenaient d’excellents rapports, ainsi qu’en Ben M’hidi : membre de l’OS dès sa création en 1947, membre des «22» du CRUA, puis du Comité des «6 historiques» du 1er Novembre 1954, c’étaient là autant de titres et de références qui imposeront Si Larbi comme l’homme du consensus. Entouré de respect et de considération, ce n’est pas un hasard si l’honneur de présider les travaux du Congrès lui reviendra. Le succès de la Soummam est donc à porter au compte non du seul Abane mais, davantage, au compte du tandem exemplaire qu’il formait avec Ben M’hidi. On rapporte que Youcef Zighout, sollicité au Congrès de la Soummam pour entrer au CCE, aurait refusé, préférant se consacrer à sa wilaya. Sollicité à son tour, Ben Tobbal aurait eu la même réaction.Zighout et Ben Tobbal, les deux chefs du Nord-Constantinois, ont voté comme le reste des congressistes pour les thèses de la Soummam. Le malheur fut qu’au lendemain du Congrès, Zighout regagnant sa wilaya fut tué dans un accrochage avec l’ennemi. Avec sa disparition, ces thèses perdent un de leurs soutiens les plus loyaux.Il semble que Ben Tobbal ait changé d’avis au Caire lors de la réunion du CNRA, en août 1957, et qu’il ait opéré un revirement à propos des thèses retenues à la Soummam




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  • tamezgha
    22 août 2009 at 21 h 14 min - Reply

    rachclou@
    Au moin eux ont reussi a mettre leur difference au placard ,et ceux ci grace a l’intelligence de abbane et benm’hidi.
    Contrairement a nous aujourd’hui qui sommes figés.




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  • Ammisaid
    22 août 2009 at 23 h 28 min - Reply

    Assalam, azul, bonsoir
    C’est un délice malgré nos souffrances que de savoir que nous avons, vraiment, une histoire. Certes, elle n’est pas parfaite, elle n’est pas pure et elle n’est pas dénuée de tout reproche. De tout les brillantes analyses des uns et des autres et de toutes les informations rapportées ici, nous pouvons tirer une conclusion simple, je vous propose celle qui me vient à l’esprit. Les opposants au congrès de la Soummam avaient volé en usant de la force et de la violence: la révolution, l’indépendance et l’Algérie avec ses richesses, son armée et ses institutions. Et, depuis l’assassinat de Abbane, ils n’avaient pas cessé d’éliminer tout ceux ou celles (quelque soit les raisons) qui essayent de s’opposer à cette usurpation. Tout les moyens sont bons pour se maintenir au pouvoir et se servir de l’Algérie et des Algériens à leur guise. Ils se sont autorisés de dépasser toutes les limites et ils nous ont mis des limites que personne ne doit dépasser à ses risques et périles. L’Algérie est à eux et nous sommes à eux. Ils décident de tout et ils nous interdisent toutes décisions. Enfin, parmi les opposants, il n’ y a certains qui veulent les intégrer, d’autres qui veulent les remplacer et poursuivre l’oeuvre qu’ils ont commencé et d’autres qui veulent revenir à l’esprit de novembre et d’août pour remettre l’Algérie sur le chemin de la liberté, de la dignité, de la prospérité, de la paix, de la fraternité et de la démocratie. Qui gagnera, l’Algérie ou ses ennemis ?
    Fraternellement à toutes et tous
    Saha ftourkoum




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  • jnsplu
    23 août 2009 at 0 h 14 min - Reply

    La lecture de ce topic, interessante à plus d’un titre, m’a permis de me rendre compte que bien que les contextes sont différents, ils n’y a pas grande différence entre les pratiques durant la révolution et les pratiques post indépendance.

    Tandis que certains se mettent au service de leur peuple et de leur pays pour améliorer le sort des masses et font abstraction de leur propre personne, d’autres tentent de se mettre en avant et de tirer des avantages personnels ou claniques des situations et des positions qu’ils occupent.

    Il semblerait que c’est ce système, qui a pris naissance bien avant la révolution et dont Messali El Hadj, grande figure du nationalisme algérien, en constitue la quitessence et l’icone, c’est ce système de pensée et d’action qui a pris le pas à l’indépendance sur tous les autres courants et s’est développe pour amener l’algérie dans sa crise actuelle.

    Dans ce systeme, l’information (en tant que sous système), ne doit etre donnée que si elle sert l’interet de celui qui la lache ou son clan, on ne donne d’informations que d’un seul point de vue et on combat tous les autres point de vue, l’information n’est qu’un moyen parmi d’autres afin d’accéder à des avantages et de l’influence et à perpétuer cet accès.

    Les sources de l’information deviennent des valeurs politiques, des enjeux politiques, des terrains de bataille politique…A tel point que l’Histoire de l’Algérie est ainsi manipulée et des contradictions semblent la marquer.

    Bien entendu avec le temps ce systeme d’information finit par descendre dans la rue pour pourrir l’ensemble de la trame sociale qui l’adopte dans ses rapports, « les peuples adoptent la religion de leurs souverains », mais ce faisant, les gens deviennent de moins dupes et le sous système d’information, essoufflé, n’arrive plus à produire l’adhésion populaire tant souhaitée, pire la cacophonie atteint des proportions ou toute autorité, morale, politique, religieuse, médicale, parentale, etc.. perd du terrain et le malaise s’aggrave de jour en jour, de mois en mois d’année en année.

    Les valeurs qui font le ciment de la société ont été tellement utilisés pour manipuler les gens que beaucoup n’y croient plus, la notion de patriotisme est perdue pour beaucoup, l’islam lui meme en tant que composante nationale est sujet à controverse, seul l’argent devient important, quel que soit le moyen par lequel on l’a acquis et l’étalage de luxe est devenu la norme, le vol, le détournemet, la corruption sont encouragés .

    Les jeunes prèfèrent se soustraire à leur réalité, soit par la drogue soit en s’exilant en terre inconnue devant l’absence d’alternative, souvent en bravant mille dangers et meme la loi élaborée pour les dissuader n’a pas prise sur eux, car le systeme, au lieu de régler les problèmes à la source, ne fait que colmater la ou ça grince.

    Lois sur la reddition de terroristes appelées par euphémisme lois de la concorde nationale, lois sur l’emigration clandestine, etc…

    La contre réaction finit par se produire et les jours de ce systeme sont comptés car le contenu de la marmite est découvert et le système qui nous gouverne apparait dans toute son horreur.

    Il n’est pas question pour les representants de ce pouvoir de se laisser mandater par ce peuple tant que les richesses du pays leur permettent de gouverner sans sa participation réelle par le biais de l’impot, du labeur et de l’échange. En fait ils n’ont besoin de lui que comme façade à l’égard de l’étranger et pour cela le sous système d’information pôurvoit.

    Notre révolution a été fourvoyée, il s’agit de la remettre sur rails et la meilleure façon de le faire c’est de l’étudier sous tous ses aspects.

    Les elements essentiels qu’elle véhiculait et qui me viennent à l’esprit sont notamment le nationalisme et partant le patriotisme, la culture, entre autres musulmane et enfin la tolérance puisque en ont fait partie des juifs et des chrétiens.

    Je remercie Said Radjef pour cet article qui permet plein d’enseignements et aussi plein de questionnements.
    Et comme dit dans une de ses chansons Oum Kalthoum la diva egyptienne : « On n’obtient pas ce qu’on veut par l’espoir, mais la vie se prend par la force et rien n’est difficile pour un peuple si l’initiative est sa monture. » (ouama nailou lmatalibi bittamanni oualakin tou’khadhou addounia ghilaban, ouama asta3sa 3ala kaoumin manaloun idhal ikdamou kana lahoum rikaban ).




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  • Akli Boughzer
    23 août 2009 at 5 h 03 min - Reply

    @Abdelkader Dehbi
    Libre à vous d’avoir du respect pour cet intégriste de Benhadj qui vient d’envoyer aux maquis d’Al Qaïda au Maghreb un de ses fils et qui n’a jamais condamné le terrorisme qui ensanglante l’Algérie depuis presque 20 ans.L’Algèrie est malade à cause de ce régime mafieux et les tenants de l’idéologie intégriste totalitaire ne sont pas là pour la guerrir mais pour l’achever.C’est mon point de vue mais je réspècte le votre.




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  • thirga
    23 août 2009 at 7 h 58 min - Reply

    @Rachclou: Tanemrit pour votre questionnement! je reste subjugué et interrogatif sur cette complementarité voire cette unité, fusion ( je ne sais quoi dire ) de ces deux géants dans leur engagement et l’amour à ce pays. Je ne sais qui est l’ombre de l’autre? Tous les acteurs de l’époque semblent à voir au moins quelques differences. Ces deux géants ont comme difference, leur mort pour ce pays. L’un a été assassiné par le sinistre aussaresses, l’autre par les services de Gamel Abdenasser en utilisant des mains bien algeriennes. Au congrès de la Soummama, Benmihidi était président et son jumeau secretaire de séance. Allah yerham chouhada en ce mois de ramadan.




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  • radjef said
    23 août 2009 at 9 h 56 min - Reply

    Bonjour tout le monde. Mr Hadjres, mes salutations distinguées. Beaucoup parmi vos compagnons au Lycée et à la faculté de medecine se souviennent de vos grandes qualités d’homme humble, sincere et discret. Comment evaluez vous un demi siecle apres, vos rapports avec les dirigeants du mouvement nationaliste et les dirigeants de la revolution? A la lumiere de ce qui se passe dans le monde, comment analysez vous la situation dans le pays et peut-on dire en toute sincerité que le 1er novembre 1954 a atteint ses objectifs?




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  • Brahim YOUNESSI
    23 août 2009 at 10 h 24 min - Reply

    Bonjour,

    Cher Radjef, la plupart des historiens algériens et français y compris les historiens proches ou favorables à Messali et au MNA (comme Benjamin Stora ou Jacques Simon, qui parle de fin novembre 1954 pour la création du MNA) sont d’accord sur ces dates.
    Cordialement
    BY




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  • ELKENZIR
    23 août 2009 at 11 h 46 min - Reply

    @Rachclou, t’inquiète mon frère . Pour l’instant personne n’a dit que c’est Abane seul qui est à l’origine de la plateforme. Ben M’hiddi , entre autre, a joué un rôle déterminant évidemment. Le problème ici ce n’est pas de savoir qui a marqué le premier but du congré de la soummam mais qui a assassiné (et pourquoi ?) l’un des concepteurs de la plate-forme. Quel est le rôle de Ben Bella, Mahsas et des nababs qui ne vivaient que dans les hôtels à l’étranger et qui n’ont jamais vu le maquis algériens durant la guerre.




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  • Ammisaid
    24 août 2009 at 2 h 35 min - Reply

    Ceux qui avaient fait la guerre malgré des moyens dérisoires et la puissance du colonisateurs et des ennemis de la révolution avaient atteint l’objectif qu’ils s’étaient fixé. C’étaient des hommes et des femmes capables. Ceux qui l’avaient évité voire gêné et qui avaient usurpé leur victoire, sont des incapables, il suffit de voir ce qu’ils ont fait de l’Algérie.
    Fraternellement




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  • malika
    24 août 2009 at 13 h 49 min - Reply

    Des incapables ammisaid! Que dire de nous, peuple algérien dans sa majorité? Notre histoire est falsifiée! Notre indépendance confisquée et nous sommes quasiment gouvernés par des étramgers. Et nous continuons de marcher sur notre dignité, l’air de rien en se croyant, même supérieurs à bien d’autres. C’est pire que tous les cauchemars que j’avais à propos de mon pays!




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  • Baghdadi
    24 août 2009 at 16 h 42 min - Reply

    @ thigra
    Faut aller consulter ya sahbi la fièvre tribale va t’achever… juste pour memoir : La Tunisie, Le Maroc, l’Egypte, la Syrie ont accueilli plus d’un million de refugies Algerien. La Lybie, L’Irak (premiere livraison d’armes), l’Egypte. Le premier lot d’armes fourni par l’Egypte de Nasser à la Révolution algérienne est arrivé en wilaya I vers la fin juin début juillet 1955. C’était là la concrétisation d’un engagement du président égyptien Nasser à aider en armes combattants Algériens dès que ceux-ci passeraient à l’acte. C’est l’Athos, le bateau affrété par la délégation extérieure du FLN, qui venant d’Alexandrie a déchargé une partie de sa cargaison à Khemaïs, un petit port à 100 km à l’est de Tripoli. Suivi très vite, par un autre bateau, le Dinna, qui amènera aussi des armes d’Alexandrie. Avant la fin de l’année 1955, la filière de l’armement en provenance d’Egypte deviendra essentiellement terrestre. Elle s’organisera sur plus de 2000 km avec des relais et des grands dépôts d’armes comme celui de Marsah Matrouh entre Alexandrie et la frontière égypto-libyenne. Qui a détaché des médecins pour l’ALN ? C’est bien la Syrie! Qui a défendu la cause algérienne à l’ONU? l’Egypte, l’URSS! Qui a fourni des bureaux et des avions pour le GPRA ? C’est bien la Tunisie, l’Egypte et l’Irak? Qui hébergé la délégation du FLN à l’étranger : Si Ait Ahmed et Si Benbella? C’est bien l’Egypte! Qui a rejoint les rangs de l’ALN dans les Aurès comme volontaires? C’est bien des Syriens, des Palestiniens et quelques communistes français. Les palestiniennes, les libanaises ont donné leur propre bijoux pour soutenir le combat libérateur de leur frère. Ne l’oublions jamais.




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  • Ammisaid
    24 août 2009 at 21 h 12 min - Reply

    A Malika,
    Tu sais bien que ceux qui avaient libéré notre pays, l’avaient fait avec le soutien total et permanent du peuple. Son sacrifice était immense et il a laissé des traces dans l’esprit de toutes les générations qui sont venues après l’indépendance. Depuis, le peuple a répondu présent dans la mesure de ses possibilités à tout les appels faits par les élites et les opposants mais il a é
    té, souvent, laissé sur le bord du chemin. Le peuple a besoin de guides sincères et déterminés pour s’opposer et se débarrasser de ses despotes qui nous gouvernent. Il résiste à sa façon, peut-être, imparfaite mais il résiste. Il sait à qu’il a affaire et il sait que sans un mouvement profond, solide et pacifique, il n’ira pas loin et il payera un prix fort son engagement. En réalité, qui a payé pour la folie et les trahisons des uns et des autres depuis l’indépendance ? Ma réponse: est le peuple et je ne vois personne d’autres.
    Fraternellement et respectueusement à toi




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  • Tarik Ben Ziad
    24 août 2009 at 21 h 53 min - Reply

    Oser est de mise
    Je vous propose d’ouvrir un débat sur les possi bilités de l’initiation d’un plan d’action sur le terrain. Nous allons avant tout envoyer le texte du 19 Mars officiellement à tous les partis politiques algériens au gouvernement et aux instances internationales. Ce texte devrait être, avant d’être envoyé, publié et soumis à débat démocratique sur ce site. Il devrait être un message sérieux, logique et ferme de notre naturel instinct de survie pour notre maison Algérie. Il ya pleins d’intervenants et pas des moindres qui peuvent proposer un iota de tenu de setting coordonné , qui sera la première flamme de la naissance de l’action pacifiste. Une révolution orange pour sortir su sang rouge noirâtre. En tout cas je vous soumets cette proposition et les débats sont ouverts. On a osé le communiqué du 19 mars qui fait mouche, osons sa concrétisation et son prolongement naturel et noble.
    Osez faire des propositions sérieuses d’action ou on restera à faire de la littérature tout court.
    M.B




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  • babafikrane
    24 août 2009 at 22 h 06 min - Reply

    Salam

    J’aimerais savoir, s’il existe des documents ou des témoignages sur les positions du PCA vis a vis du PCF lors du vote des pouvoirs spéciaux en Mars 1956 ou de la loi sur l’etat d’urgence.

    Le PCA avait-il été consulté avant le vote des pouvoirs spéciaux ?
    Quelle était la position du PCA vis a vis de la loi sur l’état d’urgence ?
    Comment le PCA a-t-il interprété la position du PCF ?
    Comment évolua la relation entre le PCF et le PCA après le vote ?

    Saha ftourkoum
    Salam




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  • radjef said
    25 août 2009 at 10 h 12 min - Reply

    Bonjour tout le monde. Mon but n’est pas d’accabler tel ou tel autre.En tant que algérien né apres l’independance , je veux comprendre pourquoi cette situation de crise, cette corruption généralisée, cette obligation de mentir faite à toutes et à tous et dont tout le monde semble s’ en accommoder, toutes ces injustices, ces impostures, ces crimes impunis, ces lâchetés, ces complaisances, ces gens qui ont transformé les souffrances et les sacrifices de plusieurs générations en bonne « affaire » pour construire des fortunes et une gloire…..Etait-ce là le but du premier novembre 1954? Un demi siecle apres, plus de la moitié du peuple vit dans la misere depouillée de sa dignité….Si les choses s’etaient deroulées autrement le 1er novembre, est ce nous aurions vecu cette situation? Si en 1955, le MNA premiere force politique au pays et les communistes avaient été associés pleinement à la direction de la revolution, comme ce fut le cas pour l’UDMA, les Centralistes et les Oulémas, si la reconciliation avait eu lieu à cette date,, on n’aurait certainement pas vecu toutes ces aventures malheureuses et dramatiques ou la ruse des uns et la cupidité des autres ont fait des dizaines de milliers de morts et de disparus, sans compter le génocide culturel et intellectuel provoqué par l’ignorance et l’arrogance du pouvoir en place? Qu’a donc produit le départ des pieds noirs, des juifs et des europeéns? Des l’instant ou Ben M’hidi et Abbane ont decidé pour des raisons inconnues à ce jour, d’ecarter le MNA de Messali et les communistes de la decision politique, ils ont considerablement reduit et amoindri leur marge de manoeuvre pour faire assoir les principes fondateurs de la nation algérienne, énoncés au Congés de la Soummam. D’autant plus vrai les decisions prises lors de ce Congrés n’etaient du goût de Ben Bella, Zighout, Mahssas, Boussouf qui aprés plusieurs rixes reçut une giffle de la part de Abbane, Ben Tobbal et Krim….Quel dommage! Car si la reconciliation avait été menée à son terme durant l’année 54-55, il n’y aurait pas eu 400 000 harkis, la guerre n’aurait pas duré autant, et surtout le pays n’aurait jamais connu aujourdhui un petit parvenu sorti de nulle part pour presider aux destinées de la nation en lui demandant de se prosterner devant l’




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  • radjef said
    25 août 2009 at 10 h 17 min - Reply

    pour se prosterner devant une institution scélérate qui est l’ANP et de passer l’éponge sur les crimes odieux commis par les généraux. En ecartant les communistes et le MNA, Ben M’hidi et Abbane étaient-ils certains de l’issue heureuse de la revolution?




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  • admin
    25 août 2009 at 16 h 10 min - Reply

    Notre frère Saddek Hadjerès vient de nous faire parvenir cette contribution au débat. Avec tous nos remerciements pour sa disponibilité.
    Salah-Eddine SIDHOUM

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    Bonjour cher Salah Eddine

    Suite aux attentes qui s’expriment sur plusieurs thèmes liés à la guerre de libération, je crois dans un premier temps répondre d’abord en fournissant le maximum d’informations. On constate chaque jour que le déficit en ce domaine est l’un ou le premier facteur des malentendus qui existent, entre gens de bonne volonté évidemment.
    Le temps viendra ensuite des débats et commentaires sur des bases beaucoup plus claires et saines. Bien entendu, je ferai tout pour aller au devant de la curiosité légitime sur tout ce qui fait problème.
    Donc en plus des documents déjà existants sur le site et sur lesquels j’attire à nouveau l’attention, j’intégrerai au fur et à mesure d’autres documents. Aujourd’hui, mon intervention en 2004 au siège du PCF me parait répondre en partie à certaines queestions. Je poursuivrai avec d’autres points. J’espère que les commentaires qui en décluleront, y compris les plus critiques seront alors assis sur des données plus opérationelles parce que non altérées par l’mmense entreprise de laminage anti-historique que nous avons connue les uns et les autres.
    Bien amicalement à vous
    et aux participants au colloque dont je mesure chaque jour l’intérêt.

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    INTERVENTION de Sadek HADJERES

    POUR LE 1er Novembre 1954

    (au siège du PCF, Colonel Fabien, le 28 Octobre 2004)

    Chers camarades et amis

    Je remercie la direction du PCF d’avoir sollicité mon témoignage et mon opinion. A ma connaissance, cette célébration est jusqu’ici la seule, de la part des organisations françaises, à honorer avec cette solennité un événement historique qui a bouleversé mon peuple et son destin.

    J’y vois la continuité d’une tradition de solidarité de classe et d’amitié anticolonialiste pour qui le critère des bonnes relations et de l’internationalisme réside essentiellement dans une communauté d’intérêts légitimes traduite en actes, par delà la diversité des appartenances et des affinités ethniques, culturelles, religieuses ou de civilisation.

    Il est souhaitable, comme cela semble déjà le cas en France comme en Algérie, que les débats se prolongent au delà de quelques journées symboliques. Qu’ils se poursuivent dans des efforts et des échanges d’émotions, d’informations et d’analyses sereines qui nous changent des panégyriques ou des procès d’intention envers les épisodes et les acteurs de cette guerre. Ces commémorations se hausseront ainsi à la hauteur de ce qui, après les libérations de la Chine, du Viet-Nam et de Cuba, constitua un tournant de la décolonisation en Afrique et dans le monde. Ces journées donnent aussi l’occasion aux citoyens algériens et français de découvrir et mesurer l’importance des occultations et des déformations qui ont entouré l’histoire de la guerre d’Algérie. Ces déformations nous semblent aujourd’hui à peine croyables, Pourquoi ont-elles pourtant longtemps marché ? Parce que les esprits, même parmi les plus sincères, ont été obscurcis par des enjeux immédiats de pouvoir, par les séquelles de lourds contentieux politiques et partisans, par des règlements de compte idéologiques, ainsi que par des pesanteurs sociologiques dans l’un et l’autre pays, amplifiées par les leviers médiatiques au service d’intérêts étroits. Malgré les premiers efforts méritoires de quelques historiens, plusieurs composantes du mouvement national algérien et leurs alliés dans le monde ont été victimes de ces passages à la trappe, et parmi elles, davantage encore les communistes et les courants les plus progressistes dans les deux pays.

    A ce propos et sans entrer dans les détails, je signale à ceux que ces questions intéressent, que je mettrai à leur disposition des documents dont la plupart, quand ils n’ont pas été purement et simplement ignorés, n’ont eu droit qu’à des commentaires tendancieux ou de seconde main sans qu’ils aient jamais été reproduits dans leur version intégrale. Parmi eux, la déclaration du PCA du 2 novembre 1954, les lettres adressées au FLN en 1956 au moment de l’intégration des CDL dans l’ALN en 1956, les lettres adressées par Bachir Hadj-Ali et moi même depuis Alger au GPRA en 1959, ainsi que plusieurs autres documents et témoignages de terrain.

    Chers camarades et amis

    En tant que membre de la direction du parti communiste algérien sur le sol national durant la guerre d’indépendance, je tiens à réaffirmer, avec le recul du temps, l’appréciation positive que mes camarades et moi avons eue des positions anticolonialistes défendues alors par le PCF. Ses dirigeants et militants ont livré un long et persévérant combat, à contre-courant d’une opinion forgée, jusque dans les couches les plus modestes des travailleurs et de la population française, par des décennies de propagande nationaliste, raciste et impérialiste. Nous avions exprimé à l’époque à nos camarades français notre désaccord et notre regret de certaines des positions tactiques du PCF telles que le faux pas, rapidement corrigé, du vote des pouvoirs spéciaux en 1956 ou d’autres erreurs moins lourdes dans l’appréciation de la situation. Elles nous furent d’autant plus préjudiciables que, de bonne ou mauvaise foi, ces positions étaient imputées également au PCA, censé à tort être automatiquement aligné sur le PCF. Mais à nos yeux, dans les conditions où il menait cette lutte, jamais autant qu’au cours de la guerre d’Algérie le PCF n’a été aussi proche de sa vocation anti-colonialiste. Nous ne demandions pas aux travailleurs français de réclamer l’indépendance à notre place, ni aux plus avancés d’entre eux de prendre le fusil avec nous, il y avait assez de combattants. Il était vital par contre que le peuple français prenne suffisamment conscience de ses propres intérêts pour infléchir la politique de guerre des gouvernants socialistes puis gaullistes. Dans ce but, la ligne la plus susceptible de rassembler le maximum de Français au fur et à mesure de leur expérience, comme l’a fait remarquer à juste titre Claude Liauzu, était la revendication de la paix sur la base du droit des peuples à leur autodétermination. Cela n’empêchait pas des Français à s’engager individuellement ou en groupes forcément minoritaires dans des actions pouvant apporter une aide précieuse du type technique, conspiratif ou d’insoumission ouverte. Qui nous dit d’ailleurs, et j’ai à ce sujet ma propre information, que des communistes français n’ont pas eux aussi mené ce genre d’activités avec l’aval de leur parti, sans pour autant qu’ils aient jugé utile ou opportun que l’Huma le claironne ? Même symbolique, cette participation de Français communistes ou non, à ce genre d’actions algériennes pouvait contribuer elle aussi à contrer la propagande colonialiste selon laquelle les résistants algériens n’étaient que des terroristes, des anti-français barbares fanatisés par l’islam. En Algérie, les communistes d’origine européenne, brisaient eux aussi ce mythe propagandiste, non en tant que français mais comme patriotes algériens. Voilà pourquoi nous étions désolés par les anathèmes qu’échangeaient publiquement en France les tenants de différentes formes de solidarité pour imposer l’idée que seule leur propre action était honorable ou efficace.

    Je dis tout cela d’autant plus à l’aise que nous avons porté un jugement très critique sur des orientations stratégiques du PCF envers l’Algérie, pour des périodes situées avant ou après la guerre d’indépendance. Dans les années 43- 47, il se défiait de façon excessive du mouvement nationaliste algérien dont le caractère foncièrement libérateur prédominait en dépit de faiblesses aujourd’hui reconnues qui méritaient des critiques constructives et non des anathèmes. Après l’indépendance de l’Algérie, surtout après 1973, la direction du PCF de l’époque, pour des raisons qu’il appartient d’abord au PCF d’étudier, a versé au contraire dans le soutien inconditionnel aux orientations prétendument socialistes du nationalisme algérien, au moment où ce dernier basculait vers les courants conservateurs et réactionnaires au sein des institutions et du parti officiel du FLN. Nombreux sont les militants communistes français qui apprendront aujourd’hui seulement que durant quinze ans, de 1973 jusque peu après octobre 88, le PCF avait rompu unilatéralement ses relations avec les communistes algériens organisés dans le PAGS, parce qu’il considérait que l’Algérie construisait le socialisme sous la direction du FLN, alors que les communistes, les syndicalistes, les démocrates de progrès étaient interdits, réprimés, torturés et calomniés par le pouvoir algérien.

    Je ne crois pas m’aventurer en pensant qu’aujourd’hui le PCF tend à s’oriente vers des actions et des positions de solidarité concrète envers l’Algérie profonde, celle des travailleurs, des paysans, des couches déshéritées, des cadres et des entrepreneurs honnêtes. Il est heureux qu’il cherche à privilégier une information et une écoute plus objective plutôt que des a priori idéologiques plus ou moins fondés, en évitant le piège des implications dans les rivalités de clans et de pouvoir en Algérie. Je souhaite avec beaucoup d’autres Algériens que cette célébration du premier novembre soit un jalon solide en cette direction.

    Chers camarades et amis

    Une commémoration digne d’un tel événement, ne consiste pas à s’incliner devant un monument.

    Je soulignerai en premier lieu une des perceptions majeures du 1er novembre 54 que l’histoire a validée. Il n’existe pas au monde de force oppressive ou exploiteuse qui soit invincible à jamais, quelle que soit sa puissance dans tous les domaines. La conquête de la souveraineté nationale a été pour ceux de ma génération le dénouement d’un rêve fabuleux. L‘affrontement armé était devenu inévitable puis maintes fois prolongé par l’intransigeance et l’aveuglement colonialistes. Mais il a commencé, si on ne voit les choses que sous leur aspect formel, par l’initiative d’une poignée de patriotes disposant d’un armement dérisoire. Quand au lendemain du 1er novembre, chacun de nous a pris conscience des lourdes épreuves à venir, sachant en particulier la sérieuse impréparation politique de la mouvance nationaliste qui était entrée en crise et divisée depuis de longs mois, ces jours là, même l’air étouffant de l’Algérie colonisée nous était devenu plus léger, chargé d’une massive bouffée d’espoir. Ces espoirs n’étaient pas infondés, la libération du joug colonial ne fut pas un miracle.

    Là réside le deuxième enseignement majeur. Si la volonté de liberté du peuple algérien a fini par triompher, malgré la disproportion des potentiels militaires, c’est qu’elle a bénéficié en Algérie comme à l’échelle internationale d’un ensemble de facteurs politiques favorables et irremplaçables. Faute de temps, je ne détaillerai pas ces facteurs, je rappellerai seulement la raison de leur efficacité : ce fut la convergence ou plutôt les convergences, les unités d’action réalisées progressivement en Algérie comme en France et dans le monde autour d’un objectif concret, le droit des Algériens à décider de leur destin.

    Souvenez-vous : les courants les plus différents ou même les plus opposés quant à leurs préférences pour telle voie ou moyen ou pour telle perspective idéologique se sont pour la plupart retrouvés sur le terrain quotidien de la lutte et des sacrifices pour atteindre un objectif tangible, identifié et intériorisé par l’expérience collective comme relevant de l’intérêt commun. Les plus grands succès au cours de la guerre d’indépendance ont été enregistrés toutes les fois que ces facteurs ont été pris en compte suffisamment à temps, de façon consciente et organisée tant par le mouvement national dont le FLN a pris la tête, que par ses alliés naturels ou conjoncturels dans le monde. C’est pourquoi la petite flamme vacillante de la lutte armée durant les premiers mois a pris une ampleur nationale, portée par ce qu’il y eut de meilleur et de plus unitaire dans les orientations qui seront définies ensuite au Congrès de la Soummam du FLN d’août 1956. Lorsque surgiront des retards, des défaillances ou des violations de ce qu’il y avait de plus bénéfique dans ces orientations, notamment au sein des sphères dirigeantes ou du fait de lourds préjugés dans les sociétés, toutes les fois que les préoccupations hégémonistes ont prévalu contre l’esprit démocratique de l’unité d’action, ce fut au détriment de la cause de la libération de l’Algérie et de l’amitié entre nos deux peuples, avec des conséquences à long terme pour les générations successives.

    Fort heureusement, en dépit des défaillances, l’abnégation de la base populaire, encouragée par le mûrissement d’une solidarité internationale diversifiée, est parvenue à vaincre les obstacles. Car la société qui souhaitait ardemment l’indépendance n’était pas directement impliquée dans les rivalités sans principe d’une partie des sphères dirigeantes qui mettaient à mal l’unité d’action. Les manifestations populaires algériennes de Décembre 1960, enclenchées au départ sans l’intervention de la direction du FLN et du GPRA, ont constitué le tournant décisif de la guerre de libération. Elles ont créé les conditions d’une prise de conscience plus massive dans le monde et plus particulièrement en France aussi bien dans la sphère civile que parmi les soldats du contingent et dans les institutions. Elles ont fini par contraindre le pouvoir français à de vraies négociations de paix fondées sur les droits légitimes de notre peuple, alors que De Gaulle, qui à la différence des dirigeants socialistes français s’était détaché des intérêts ultra-colonialistes de  » papa « , avait d’abord déchaîné toute la puissance militaire française pour tenter d’assurer les nouveaux intérêts pétroliers et géo-stratégiques des classes dirigeantes.

    Chers camarades et amis

    J’ai insisté sur l’importance des convergences et de l’unité d’action en sachant bien qu’elles sont plus faciles à évoquer qu’à réaliser. Elles requièrent des efforts, une culture politique, un art et une expérience collective à la hauteur de son caractère vital. D’autant plus qu’une solide unité d’action ne signifie pas alignement intégral en tout mais une réelle autonomie assumée avec esprit de responsabilité par tous les partenaires : discipline de combat et autonomie d’opinion et d’expression ne vont pas l’une sans l’autre. C’est la raison pour laquelle et je vous prie de croire que ce ne fut pas facile, le PCA, tout en soutenant vigoureusement le FLN et en intégrant ses combattants dans l’ALN, a tenu à conserver son existence politique et son indépendance de jugement face aux évènements.

    Je voudrais à ce propos rendre un hommage particulier aux représentants des courants français et algériens qui avant guerre ont beaucoup œuvré à faire avancer cette conception ouverte de l’unité d’action et dont certains sont présents à cette commémoration. Je me souviens avec quelle constance le résistant et chrétien progressiste français André Mandouze travaillait à rapprocher les positions des formations nationales, à leur faire surmonter leurs préjugés mutuels et leurs contradictions secondaires au regard de leurs objectifs communs sur le court et le long terme. Dans les comités d’action et d’union qui regroupaient toutes les formations nationales où je représentais l’Association des Etudiants Musulmans dont j’étais le président, à côté d’autres organisations syndicales et de jeunesse agissaient avec persévérance d’autres artisans de l’unité d’action comme mon ami le regretté Ali Boumendjel qui représentait souvent le mouvement de la Paix. Il y avait aussi, garants d’une répercussion très large de ces efforts dans la population, les représentants d’Alger républicain, seul quotidien anticolonialiste et son directeur Henri Alleg que je n’ai pas besoin de vous présenter. Tâche ingrate que celle des artisans des convergences, dont les efforts tant du côté algérien que du côté français n’ont pas toujours été payés de retour, avant comme après l’indépendance. Ils le savent bien, Mandouze, Alleg et aujourd’hui Zouhir Bessa, sur ce chemin ils ne pouvaient s’attendre qu’à des plaies et des bosses.

    Comment à ce propos ne pas évoquer aussi la mémoire du général de Bollardière, dont la présence de sa veuve parmi nous me touche à un double titre. Ce résistant français anti-nazi, a sauvé à nos yeux l’image des meilleures traditions de la France en se démarquant des atrocités coloniales et en refusant de voir l’armée française engluée dans ce genre de tâches. J’ai lu quelque part qu’à une période il avait commandé dans la région de Larbâa-Tablat et de l’Atlas blidéen, région où j’ai grandi et milité et où des dizaines de mes jeunes camarades, ouvriers agricoles, petits artisans ou chômeurs dont je suivais l’action, ont gagné la montagne parmi les premiers. Je n’en retrouverai que deux ou trois après l’indépendance. De cette région étaient originaires aussi des Français aussi honorables tels que Jules Roy ou Jean Pellegri, c’est là aussi que Jean-Jacques Servan-Schreiber a participé aux  » commandos de chasse  » dont il a relaté les actions dans des reportages de l’Express. La même région a subi aussi, hélas, les exactions d’un officier de triste mémoire, il s’en vantait et en fit même, comme vous le savez, le point de départ d’une carrière de chef de file raciste de la droite ultra-réactionnaire française.

    Nos deux peuples abandonneront-ils aujourd’hui l’exigence de fortes convergences comme une simple relique du passé ? Sous le règne conjugué de la haute finance et de la haute technologie militaire, le colonialisme n’est pas mort. Non seulement il ne se contente pas de se renouveler dans les formes et les moyens économiques, financiers, idéologiques et médiatiques plus subtils, mais on le voit encore recourir aux formes les plus violentes et les plus barbares pour se perpétuer en Palestine et reprendre aux Irakiens l’indépendance conquise en juillet 1958. On le voit partout exploiter les difficultés des anciens colonisés pour tenter d’exercer sa domination par l’intermédiaire de pouvoirs ou des mouvements locaux interposés. Aujourd’hui comme hier, construire les convergences et les unités d’action au delà des différences reste une question de survie. Malheur aux peuples, aux travailleurs, s’ils se laissent dépouiller de cette arme la plus décisive dont ils disposent pour bâtir une citoyenneté démocratique et sociale. Malheur à nos peuples s’ils viennent à succomber au piège mortel d’une  » guerre des civilisations  » que Samuel Huntington n’a pas du tout inventé, car les colonialistes en ont largement usé et abusé en Algérie et partout ailleurs. Ils ont semé dans les sociétés algérienne et française les graines d’un poison idéologique à retardement d’autant plus mortel qu’il se présente sous les apparences de l’auto-défense.

    Saurons nous tirer les leçons du gâchis épouvantable que fut d’abord la conqûete au 19ème siècle puis la deuxième guerre d’Algérie pour deux peuples, qui auraient eu tout à gagner à coopérer ? Même un colonialiste, appelé à témoigner en faveur du tortionnaire Aussaresses à son procès, s’était exclamé avec amertume :  » Puisqu’il en a été ainsi, je pense qu’il aurait fallu leur donner dès le début l’indépendance ! « . Lueur de bon sens tardive mais après quels dégâts pour l’immédiat et le futur !

    Car le plus grave est que les choses se sont déroulées de façon telle que les nouvelles générations n’ont pas été suffisamment vaccinées contre les chauvinismes, les racismes, les intégrismes et les pratiques terroristes. Mal redoutable qui, alors que notre libération nationale se projetait comme une révolution démocratique et sociale exemplaire, respectée dans le monde et respectueuse des valeurs nationales culturelles et religieuses, a perverti les évolutions souhaitées. L’Algérie a été progressivement acculée par les sectarismes, les hégémonismes croisés et arrogants des armes et de l’argent à des positions conservatrices sinon rétrogrades dans les domaines vitaux pour son développement. Certaines évolutions symétriques en France (telles que la mise à l’index du  » pétrole rouge  » algérien après les nationalisations de 1971) ont élargi le fossé des deux côtés de la Méditerranée.

    Si on en juge par les vagues d’indignation qu’ont soulevé dans nos deux pays les agressions au Proche et Moyen Orient, ainsi que la dénonciation des actes de barbarie et de torture massives, la voie reste ouverte aux espoirs de convergences et de combativité pour combattre ces fléaux.

    Il est à nouveau impératif comme au temps de la guerre d’Algérie, que les opinions de nos deux pays se mobilisent pour prévenir et contrecarrer le déferlement irresponsable des racismes et des essentialismes de tous bords. Il est capital que les bases populaires, les intellectuels, les media apprennent à discerner les intérêts et les enjeux véritables que recouvrent les idéologies, les cultures et les professions de foi, dans le domaine religieux comme dans la sphère laïque. La montée des sentiments aussi bien islamo-phobes que judéophobes, anti arabes, anti maghrébins ou globalement anti-occidentaux, les virulentes campagnes crispations autour des modes vestimentaires, tout cela constitue le terrain propice aux évolutions intégristes et terroristes qui prospèrent toutes les fois que n’est pas reconnu le droit sacré aux résistances démocratiques à l’oppression et à l’exploitation.

    Chers amis et camarades,

    Il est salutaire devant tout fléau de remonter aux racines du mal pour en éviter l’aggravation et les récidives. N’oublions pas le rôle fondateur de deux évènements néfastes au cours de la guerre d’Algérie.

    Le premier a été l’invasion tripartite déclenchée contre l’Egypte en 1956 par la coalition Israel-France-Grande Bretagne. Elle visait entre autres à écraser le mouvement de libération algérien, qui avait commencé à gagner le soutien de nombreux juifs d’Algérie. Un exemple : étant recherché activement à cette époque par les forces de sécurité françaises, je fus hébergé plusieurs jours par un camarade juif qui avait participé quelques années auparavant comme volontaire du côté israélien à la guerre israélo-arabe de 1948. Il en était revenu écœuré et peu optimiste quant à l’avenir démocratique d’Israël.

    Un deuxième coup de boutoir a fait basculer les européens et les juifs d’Algérie dans le désespoir et les réactions ultra-racistes. Ce fut au printemps 1962. Les autorités des deux côtés venaient de réaliser dans les proclamations et les textes des accords d’Evian le droit de l’Algérie à l’indépendance et le droit des européens de continuer à vivre en Algérie. Ces autorités ont perdu à ce moment crucial le contrôle de leurs opinions respectives. A cause de l’OAS du côté français, et du côté algérien les réactions de vengeance de minorités irresponsables au moment où les dirigeants algériens en place se trouvaient gravement divisés et défaillants en se disputant le pouvoir. D’autres occasions de réparer ces dégâts ont été lamentablement gâchées depuis l’indépendance.

    Voilà pourquoi il est important de donner aujourd’hui un contenu démocratique et social aux initiatives amorcées par les autorités de nos deux pays en vue de relations plus amicales dans un esprit d’égalité. La France et l’Etat français se grandiraient en reconnaissant solennellement le tort causé aussi bien à l’Algérie qu’aux intérêts français légitimes par un passé de rapports inégaux fondés sur la violence armée. Ce serait la meilleure façon de désamorcer les risques d’escalades maléfiques qui ne bénéficieraient une fois de plus qu’aux seules forces d’oppression et d’exploitation

    Il n’y a pas de fatalité, ni du meilleur ni du pire. Une seule certitude : agir pour rendre vivable le sort des individus dans nos deux sociétés, de rendre viable l’existence de nos nations et assurer la qualité des relations internationales.

    Les espoirs de justice et de fraternité évoquées par le film de J. Pierre Lledo ne sont pas seulement un rêve, à condition de les replacer dans le contexte nouveau forgé par l’Histoire du demi-siècle écoulé. Faisons en sorte d’y contribuer dans un espace de solidarité et de lutte franco-algérien qui ne se confond pas avec celui des frontières territoriales, institutionnelles, linguistiques, religieuses et de civilisation. Cet espace de lutte et de solidarité est complémentaire des autres espaces communs algéro- maghrébin, arabe, méditerranéen et africain. C’est un espace aux atouts certains et ouvert à nos espoirs communs, celui des sociétés civiles et des solidarités actives, celui des orientations démocratiques convergentes, celui des droits sociaux et des droits de l’homme et de la femme, celui de l’émulation dans la création et les échanges culturels.

    Ce monde nouveau qui reste à construire est celui qui habitait les pensées de mon camarade Ahmed Inal, ancien responsable des étudiants algériens de Paris, torturé à mort en 1957 après avoir été fait prisonnier au combat dans les maquis de Sebdou. Ce rêve a été aussi celui qui jusqu’à l’ultime seconde de sa vie n’a pas quitté mon camarade l’ouvrier Fernand Iveton, guillotiné au petit matin de février de la même année à quelques minutes de ses deux autres codétenus musulmans.

    Le rêve de l’indépendance est devenu réalité, soyons aujourd’hui des millions à poursuivre dans l’action unie le rêve de la citoyenneté inscrit dans l’appel du 1er novembre 54.




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  • Bonvivant
    25 août 2009 at 19 h 01 min - Reply

    YA si Hadjres
    Rabi Yahdik les algériens ne sont pas encore amnésiques du moins une partie.
    Juste à titre d’exemple voici la position de vos camarades sur la massacre de 45 000 algériens un certain le 8 mai 1945 par Le communiste Tillon miinistre de l’aviation sous la houlette de Maurice Thorez grand imam communiste et 2ème personnalité du gouvernement français après de gaulle que Dieu les maudissent

    LE PARTI COMMUNISTE
    ET LES ÉVÉNEMENTS DE MAI 1945

    Lorsque éclatent les événements de mai 1945, les communistes sont partie prenante dans la répression aveugle qui s’en suit, et à la responsabilité de laquelle leurs ministres sont directement associés. Leur presse, dont nous présentons ci-dessous trois brefs échantillons, fait chorus aux milices d’Achiary pour dénoncer haineusement les « pseudo-nationalistes » et exiger leur élimination. « L’Humanité » pour le PCF et « Liberté » pour le PCA, se lancent dans une campagne d’hystérie qui cible les membres des AML et surtout ceux du PPA en les traitant de « nazis ». Elles rivalisent de fureur, se découvrent une vocation de pousse-au-crime, et hurlent à la chasse des « séparatistes » en se rendant parfaitement compte qu’elles sont en train d’attiser le feu. Si elles incitent aux massacres collectifs c’est au nom d’une justice sommaire, expéditive, à laquelle elles prêtent main forte, sans aucun état d’âme, par leurs articles et leurs reportages incendiaires.
    En ces jours terrifiants de mai 1945, il n’y a pratiquement plus de différence de comportement entre les communistes et les colons qui tirent à vue. Leurs thèses, en effet, se rejoignent. D’après elles, les masses musulmanes ne cherchent pas la rupture avec la France, mais elles ont été trompées et portées à la violence par les fauteurs de troubles nationalistes. Ces derniers ont fomenté un « complot » de nature fasciste en vue d’une soi-disant libération de l’Algérie. L’élément moteur de cette conspiration, c’est le PPA.
    L’Humanité du 12 mai 1945 : « La population affamée a été poussée à des violences par des provocateurs bien connus de l’Administration » .
    L’Humanité du 19 mai 1945 : « Ce qu’il faut, c’est punir comme ils le méritent les tueurs hitlériens ayant participe aux événements du 8 mai et les chefs pseudo-nationalistes qui ont essayé de tromper les masses musulmanes, faisant aussi le jeu des 100 seigneurs dans leur tentative de rupture entre les populations algériennes et le peuple de France ».
    Etienne Fajon, député PCF, le 11 Juillet 1945 : « Les tueries de Guelma et de Sétif sont la manifestation d’un complot fasciste qui a trouvé des agents dans les milieux nationalistes ».
    Déclaration du Secrétaire du PCA Caballero au congrès du PCF (28 juin 1945) :
    «Le peuple algérien ne veut pas se séparer de la France. Ceux qui réclament l’indépendance sont des agents conscients ou inconscients d’un autre impérialisme. Nous ne voulons pas changer un cheval borgne pour un cheval aveugle ». L’Humanité, 28 juin 1945




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  • admin
    25 août 2009 at 19 h 05 min - Reply

    « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement , et les mots pour le dire arrivent aisément. »
    Ces interventions de Saddek Hajeres aussi limpides qu’elles sont militantes respirent la générosité de coeur, et la fraternité agissante entre tous les hommes épris de justice et d’égalité.
    Je découvre, au fil de ces discussions, et de ces interventions de Saddek Hadjeres, que nous avons beaucoup à découvrir de ce que fut le Parti communiste algérien, et de ce que fut son action, mais aussi de ce que fut la composante de ses militants. Ils étaient indigènes, français blancs de toutes origines, juifs. Dans cette société coloniale, où l’indigène était, dans le meilleur des cas, une sorte d’abstraction, un détail dont on ne voulait pas s’encombrer la conscience, les communistes algériens, pétris de ces belles valeurs du communisme, dont je regrette personnellement qu’elles aient été perverties et retournées contre cet Homme même qu’elles voulaient libérer, ces communistes algériens ont mené contre le coloniamisme un combat dont tous ceux qui croient en les valeurs du communisme devraient être fiers aujourd’hui, et dont nous devrions tous nous faire un devoir de mieux connaître. Un de mes amis me parlait des Dockers d’Alger, de l’engagement de leur syndicat aux côtés des combattants pour la libération de l’Indochine, puis celle de l’Algérie.
    Peut être pourrons nous, en une autre occasion, discuter du rôle du PAGS dans l’Algérie post independance, et tout particulièrement après le coup d’Etat de 1992
    Merci.
    DB




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  • babafikrane
    25 août 2009 at 19 h 11 min - Reply

    @radjef said
    Salam

    Vous pensez vraiment que Abane et Ben Mhidi, Allah yarhamhoum « ont décidé d’écarter le MNA, Messali, et les communistes », vous pensez que 2 hommes peuvent se réunir, et comme ça, décider d’éliminer le Messali de l’époque? non! ils n’en avaient pas les moyens. ni eux, ni le FLN du 1er Novembre 1954, de 1955, ou de 1956

    Les choses ne se passent pas comme ça, pas dans l’histoire du moins. Pour détruire le courant MTLD qui a « morphé » en MNA, il fallait l’appui d’une ou deux puissances et la collaboration de la France. Car a l’époque Messali était incontournable, d’ailleurs chaque tentative de l’affaiblir, avait tourné à l’échec. Mais ce qui est certain c’est que le conflit entre le FLN et le MNA coûta a l’Algérie son élite de l’époque. Qui va bénéficier de ce fait ? et comment va évoluer la situation politique après Melouza vaut une analyse approfondie et honnête du sujet.

    Et personnellement je pense que la participation a ce débat de ceux qui ont vécu cette période de l’histoire pourraient nous aider a comprendre. Mais une chose est certaine: je suis fier d’être un Algérien n’est ni assimilé, ni « civilisé », ni intégré, ni indigène.

    Et si le passé est intéressant, c’est parce qu’il permet de comprendre le présent et d’anticiper sur l’avenir.

    Salam, saha ftourkoum
    Babafikrane




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  • BRAHIM
    25 août 2009 at 20 h 54 min - Reply

    @Akli, une république islamique ne peut pas s’acoquiner, s’accointer avec la démocratie. Dans toutes les républiques islamiques le « chef « de la république désigné ou autoproclamé ou élu légalement ou pas, est le représentant de Dieu sur terre. Il ne peut donc appliquer que les règles coraniques et islamiques c’est à dire la charia. Il n’y a pas de mécanisme démocratique au sens humain et civilisé du terme. La seule source de droit de base est le coran inviolable, inchangeable. C’est le coran qui régente le fonctionnement de la société, de l’économie et de tout ce que tu veux. Ce n’est pas la peine de faire croire qu’un état islamique peut être démocratique. Abaddène ! Ya Sahbi, le chef est le représentant de Dieu sur terre, tu déconne ou quoi ???? Tu penses vraiment que les partis politiques, les députés, les présidents d’APC , les associations, la justice, la presse, la société civile vont affronter le représentant de Dieu sur terre. Cà va pas !! La démocratie est kofr dans une république islamique et Ali Belhadj sait de quoi il parle. Il connaît le coran sur le bout des doigts.




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  • thirga
    25 août 2009 at 21 h 49 min - Reply

    @radjef said/ Il faut vous rendre à la réalité, à l’évidense. Les heros Abbane et Benmhidi n’ont exclu personne de la lutte de liberation nationale cad aucun ALGERIEN . Leur exigence est que les partis sont à mettre au frigo jusqu’à la restauration de l’Etat national. Le grand Ferhat Abbas l’a compris,le premier. Il s’est débarrasé de son UDMA et d’un long et riche parcours de cambat politique, lui qui avait interrogé les cimetières. Les autres épousèrent le principe avec armes et bagages sauf le grand Zaim et le PCA. Le Zaim fera mieux contre l’affront que lui imposèrent ses anciens jeunes loups de l’OS. Il s’empressa de créer le MNA pour lutter contre le FLN, à la grande joie des colons. Il finit par associer son sort à ses ennemis d’hier contre ses enfants. Malgré toutes les vicissitudes, ses enfants tentèrent une dernière fois pour l’introniser en recourant à Bourguiba en 1960.
    L’acharnement de Abbane à unir tous les Algeriens autour et pour la restauration de l’Etat national a été le principal grief brandi par ses assassins. Ils lui reprochèrent, lui un cadre de l’OS qui venait de purger cinq ans de prison (1950/55), d’avoir permis à tous les Algeriens de liberer leur pays en commençant par ses compagnons du PPA/MTLD, centralistes et autres. Ses assassins et leurs émules tentent de se donner des raisons pour se justifier de leur abominable crime. Ils servent des etrangers qui avaient des visions de domination sur l’Algerie. Les évenements des premiers pas de l’Indépendance ont apporté les preuves pour ceux qui ont la raison, l’esprit critique et rationnelle. Allah yerham chouhada.




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  • Ammisaid
    25 août 2009 at 21 h 56 min - Reply

    Assalam, azul, bonsoir
    Ceux qui ont volé l’indépendance de l’Algérie avaient fait un songe dans lequel il s’étaient vus rois et seigneurs et dans lequel, ils avaient compris qu’il fallait tuer, isoler, emprisonner…tout Algérien digne de ce nom pour posséder notre pays. C’est aussi simple que cela. En réalité, les choses de la vie ne sont pas difficiles. Quand on est rien pour devenir plein, il faut vider ceux qui sont pleins et se remplir à la seule condition d’utiliser tout les moyens en sa possession: crimes, lâchetés, traîtrises, tortures, mensonges, hypocrisies, ruses, perversité…Il faut bannir de son coeur la honte, il faut terroriser les humbles, détruire les fondations qui tiennent la nation, diviser le peuple, salir les hommes sincères, affamer les ventres, corrompre les âmes, élever les ignorants, s’entourer des assassins, engraisser les juges, promouvoir les incompétents, mouiller dans les magouilles crasseuses le maximum d’intellectuels et de cadres, semer le faux, arroser le mal, déraciner le bien, construire autour de soi une citadelle massivement armée, paraître aux yeux des gens comme étant important, noble, indispensable et grand, mentir jusqu’à ce que ton mensonge devienne une vérité acceptée et propagée par toutes et tous, créer la guerre quand cela s’avère nécessaire et ensuite l’arrêter tout en se proclamant sauveur, faire danser les foules par des promesses capables de réveiller les morts, effacer touts les reperes, falsifier l’histoire, insinuer le doute sur les vrais héros et embellir les actes de traîtres et des peureux, enfermer la vérité dans un lieu sur et amplifier la rumeur et les slogans pour qu’ils deviennent une information crédibles, sérieuses, la seule possible et la seule admise par la majorité, couper le plus tôt possible toute tête qui pourra menacer tes privilèges et qui dévoiler ta vraie nature, introduire sournoisement et hypocritement la méfiance entre ceux qui sont capables de te faire descendre de ton trône et de mettre à la place qui correspond à ton caractère (la place du silence ou du mange et tais toi), ne jamais regretter tes actes et tes paroles, désigner le plus honnête comme responsable de tes échecs ou la main étrangère ou un ennemi impossible à détecter (waghzen, imzizel, etsariel, elwahch…), faire diversion quand la vérité s’approche de toi (attaque d’un voisin, dettes, guerre, émeutes, constantes nationales en danger, atteintes à la sûreté de l’état, danger pour la division du peuple…), créer des évènements sensationnels et qui frappent les esprits, détruire la structure familiale…Les dafistes et les politiciens d’oudjda ont usé et abusé de tout ses stratagèmes et ils continuent à les utiliser jusqu’à nos jours. Je ne penses cher frère Saïd que c’est les choix d’Abbane et de Ben M’hedi ou leurs erreurs ou leurs insuffisances qui sont responsables de ce que nous vivons. Ceux qui ne veulent pas du bien à l’Algérie et à son peuple auraient de toutes les façons trouvés d’autres causes pour s’accaparer du pouvoir et faire ce qu’ils avaient fait, ce qu’ils font et ce qu’ils comptent faire si rien ne les arrêtent. Voler, tuer, détruire, humilier, mépriser, corrompre, mentir, diviser, torturer, terroriser, violer…Font parti de leurs caractères profonds. Ils sont comme ça, personne n’est responsable de leurs méchancetés, de leurs haines, de leurs attirances par la violence, de leurs jalousies, de leurs orgueils, de leurs délires, ils sont construits de cette façon et rien ne les changera s’ils ne font pas l’effort nécessaire pour changer. Wa allahou A3lem
    Fraternellement à toutes et à tous
    Saha shourkoum




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  • jnsplu
    25 août 2009 at 22 h 13 min - Reply

    @Brahim: Omar Ben el Khattab était chef de l’état et sur la bas de ce que ses agents lui ont rapporté comménçait à critiquer le comportement de deux personnes, une femme et un homme, qui s’étaient adonné à des relations sexuelles hors mariage, Ali ben Abi Talib qui était juge supreme, le stoppa net lui interdisant de continuer s’il n’établissait la preuve par quatre témoin, ou sinon le menaça t il d’appliquer la charia sur lui. Tu vois dans les démocraties que tu affubles du terme de civilisées pareille …démocratie ? C’est ce qu’on fait qui compte, pas ce qu’on pense. Et ce qu’on fait est tributaire de ce qu’on croit etre. le mieux pour nous. Quand ont a la conviction, les actes viennent spontanément. Le problème n’est pas la démocratie ou l’islam, c’est notre faculté à les appliquer dans le dessein de servir l’homme. Le Coran est une miséricorde pour l’humanité, chez ceux qui y croient vraiment, il n’est pas là pour que des gens sans foi ni loi s’en servent pour des interprétations tendancieuses afin de rendre notre vie quotidienne plus pénible. La démocratie aussi à souvent été pervertie. Qui peut garantir qu’elle sera appliquée vraiment? Tu me répondra certainement les institutions et la séparation des pouvoirs. En Islam cela existe aussi. Et puis dans les pays que tu traites de civilisés il y a aussi des démocraties chrétiennes ou des partis qui s’en targuent, non ? Il semble que tu veux dire aussi qu’islam est civilisation ne vont pas de pair, mais je ne pense pas que tu ait voulu le dire, n’est ce pas ? Car c’est la civilisation musulmane qui a boosté les sciences et la technique et sorti l’occident de sa torpeur, puis il a usé de ses forces nouvelles pour la terrasser et l’attaquer de toutes parts jusqu’a ce qu’elle succombe et il contue et persiste à vouloir l’effacer de la surface de la terre. Nos ancètres ne sont pas gaulois. Ils sont musulmans et l’islam à la prééminence sur l’appartenance ethnique meme si nous etions gaulois.




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  • Abdelkader DEHBI
    26 août 2009 at 0 h 12 min - Reply

    Salam ! tout le monde et sahha f’toukoum !
    Incontestablement, l’article introductif de M. Radjef Saïd, au sujet du Congrès de la Soummam, aura permis à beaucoup d’entre nous, habitués du Quotidien d’Algérie ou visiteurs occasionnels de ce site, de combler certaines de leurs lacunes ou leurs erreurs, sur les circonstances qui ont entouré ce congrès et de mieux saisir les répercussions de cet important évènement de la Guerre de Libération, sur la suite des évènements. Des répercussions qui se sont prolongées jusqu’à nos jours, si l’on en juge à la lumière de la situation socio politique et institutionnelle actuelle de notre pays, ainsi que des passions encore vivaces qui nous saisissent – toutes générations confondues – à la simple évocation de ce Congrès; congrès que j’appellerais, « le congrès de l’occasion historique manquée ». Pour autant, l’honnêteté intellectuelle nous commande à tous, d’avoir l’humilité et la sagesse de laisser le temps faire son œuvre et les historiens leur travail.
    Quant à nous, contemporains du temps présent, nous serions peut-être davantage plus utiles à notre pays, en débattant des problèmes actuels et en faisant nôtres les principes de liberté vraie et de démocratie authentique qui ont été prônés par les acteurs principaux du Congrès de la Soummam, en particulier Larbi Ben M’hidi et Abbane Ramdane.
    Une double dictature dynastique rampante – capable de s’auto reproduire – est en effet en cours d’instauration de fait, dans notre pays, sous les traits d’une entente tacite entre, d’une part, le clan des généraux acquis, les uns à Washington et les autres à Paris et d’autre part, le clan des Bouteflika soutenu par ses parrains, à Paris et dans certaines capitales des monarchies pétrolières supplétives de l’Occident et d’Israël.
    Ce monstre à deux têtes qui a fait aujourd’hui son plein de richesses patrimoniales et fiduciaires en pillant notre pays à l’échelle de plusieurs milliards de dollars, entend aujourd’hui lutter pour rester au pouvoir, seule façon pour lui de conserver ses biens mal acquis et au pire, d’échapper à la justice d’un Peuple affamé, mal soigné, mal éduqué et blessé dans sa dignité. Un Peuple dont on entend presque le bruit de la fureur et des grondements de la colère, qui semble monter de tous les coins et recoins du territoire national.
    Le devoir de toutes les élites citoyennes de ce pays est de participer activement, chacun selon ses compétences et sa disponibilité, à la politisation éclairée de ce Peuple en lui inculquant le devoir de résistance civique, c’est-à-dire en canalisant la colère de ce Peuple contre son seul et unique ennemi: le pouvoir illégitime, corrompu et liberticide en place.




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  • A.By
    26 août 2009 at 10 h 40 min - Reply
  • radjef said
    26 août 2009 at 10 h 50 min - Reply

    Bonjour tout le monde. Je ne rêve pas…Ben M’hidi et Abbane ne sont pas des prophetes. Ce sont d’authentiques militants qui avaient en plus de grandes qualités par rapport au reste des dirigeants de la revolution. Mais ce n’est pas pour autant qu’on n’a pas le droit de penser correctement et honnetement. Abbane et Ben M’hidi etaient les maîtres à bord de 1954 jusqu’à 1957. Quant au MNA, il est venu bien avant le CRUA au monde. La proclamation du 1er novembre n’est qu’une reprise de l’Appel de Messali. Les temoins encore en vie doivent parler et dire la verité..Un jour une journaliste française voulait contester une reponse d’Ali Zammoum en se basant sur les écrits d’Yves Courriere. Alors Ali eut cette reponse: « Yves Courriere à ecrit ce que Krim lui a raconté, mais il n’etait pas avec nous moment ou ces evenements se sont produits »




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  • BRAHIM
    26 août 2009 at 13 h 53 min - Reply

    Très bien @Abdelkader DEHBI, de revenir au problème actuel : quelle sont les actions politiques conrètes à entreprendre pour faire plier le régime de manière énergique mais pacifique car la violence conforte le pouvoir dans son lit douillet qu’il ne veut à aucun prix quitter depuis 1962 : 1/- mobilisation par des formes appropriées de patriotes algériens volontaires pour le changement ; 2/ – rédaction d’une charte pour l’avènement de la démocratie avec le soutien entre autres d’hommes politiques et d’historiques non affiliés au sérail directement ou indirectement, ou peut-être même de certains officiers supérieurs de l’armée patriote jaloux de l’amélioration de la gestion politiques de notre pays 3/- affirmation d’une Algérie ALGERIENNE où l’amazighité, l’arabité et l’islamité font partie intégrante de la culture algérienne; 4/- séparation de la religion et de l’Etat (cette affirmation très sensible ne remet pas en cause le rôle de l’islam dans notre société car l’islam n’est pas en danger dans un pays à majorité musulmane) . 5/- non utilisation du régionalisme à des fins politiques 5/- séparation des pouvoirs (législatif, exécutif et judicaire) ; 6/- indépendance de la justice, de la presse et des média ; 7/- Respect des minorités ethniques et religieuses et encouragement de la pédagogie de la tolérance; 8/ L’armée dans les casernes pour s’occuper de ce pourquoi elle existe dans tout les pays émancipés : modernisation du matériel et des systèmes pour la défense du territoire, de la souveraineté du pays et pour garantir le respect de la constitution et du droit sur l’ensemble du territoire. Si l’armée veut s’occuper de l’économique comme on dit ; et bien comme vous le savez certainement il y du pais sur la planche car l’armée en elle-même est une aussi vaste économie à côté de l’économie civile ; j’espère m’avoir fait comprendre. 9/- Ouverture économique ? oui ; mais en défendant les valeurs de solidarité et de cohésion sociale : la libre économie de marché est une bonne chose dans plusieurs domaines mais l’Etat souverain à son rôle à jouer dans la régulation et protection des secteurs stratégiques comme l’énergie, l’eau, la santé et l’éducation, par exemple, car l’Etat n’est pas un entrepreneur comme les autres. Il y des questions de souveraineté, de pérennité et de cohésion sociale qui le fonde à la base. La situation économique mondiale actuelle et la réaction à la crise des gouvernements des pays libéraux confortent cette idée. Je ferme la parenthèse. 10/- Ouverture culturelle en développant l’introduction des langues étrangères dans nos lycées et nos universités ; je pense que c’est ainsi que la langue arabe et amazigh vont progresser contrairement aux arguments des tenants du « tout arabisation ». Il ne faux pas se leurrer, nos deux langues ont besoin de la concurrence pour progresser. Et voilà cher citoyen @Abdelkader DEHBI, ce que j’avais à proposer. Mais comment faut-il procéder ??? çà urge !!! En tout les cas, moi en tant que citoyen démocrate, je suis partant pour ce train de l’avenir dont je viens d’évoquer quelques préalables incontournables. Je suis prêt à le prendre à n’importe quelle gare d’Algérie. Saha ftourek !




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  • jnsplu
    26 août 2009 at 18 h 29 min - Reply

    Bonjour à tous et saha ftourkoum.
    @ Brahim: Tu viens de résumer l’appel du 19 mars et tout le monde, ici, ne peut qu’etre d’accord avec toi. Il reste cependant que tu as ajouté que l’islam doit etre séparé de l’état. Qu’entends tu exactement par là précisément ?
    Il me semble que c’est un peu flou. Séparer les règles qui sont sensées gouverner les algériens dans leur vie cultuelle et dans leur vécu, du pouvoir de l’état, c’est reléguer l’islam à un simple code moral, ce qu’il est, mais sans plus. Alors que quand les règles de l’islam gouvernaient réellement l’Etat, il a pu créer une civilisation rayonnante. Ce qu’il faut changer à mon avis ce ne sont pas les règles, mais la manière de les appliquer, car les règles ne valent que par les hommes qui les appliquent, démocratie ou islam c’est pareil.




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  • BRAHIM
    26 août 2009 at 19 h 56 min - Reply

    Par votre questionnement, vous soulevez le grand problème qui provoque l’impasse à tout regroupement possible contre le système. Moi Monsieur @jnsplu , j’ai bien parlé d’une plateforme qui marque dans le marbre la notion d’amazighité, d’arabité et d’islamité de l’Algérie ALGERIENNE. Donc l’islam n’est pas exclu. Et l’interdiction d’utiliser la religion (et régionalisme) à DES FINS POLITIQUES, n’est pas une attitude contre l’islam mais une manière, à mon sens , de protéger l’islam. Je suis donc très clair. Mais malheureusement, c’est à coup sûr le point d’achoppement entre nous partisans du camp anti pouvoir. Pour certains, il faut à tout prix ajouter cette célèbre phrase : « dans le cadre des principes islamiques ». Moi, je suis compétemment déboussoler quand on ne veut pas admettre qu’une république algérienne dans les principes islamiques cela n’a aucune différence avec une république islamique tout court. Car dans les deux cas , les règles politiques sont nécessairement régis par des « règles islamiques», donc au nom de Dieu. Moi je parle de la gestion terrestres des ressources et des hommes. Le rôle d’un politique c’est de gérer la nation, sa cohésion, son développement. La religion c’est le rôle des imams, des exégètes de l’islam, des historiens, des spécialistes en religions comparées, des chercheurs en théologie. C’est hommes ont certainement leur rôle la spiritualité des algériens. Ils doivent d’ailleurs avoir leur place dans la société au même titre que les hommes de sciences qui aident, ensemble, à comprendre la genèse de l’humanité. Maintenant, si c’est la phrase « dans les principes de l’islam » qui est la seule sortie de crise politique pour notre pays, et bien grand bien vous fasse. Voilà tout. Mon je pense que la dimension culturelle musulmane doit être affirmé dans les principes constitutionnels mais que l’utilisation de la religion en politique n’est pas la Panacée. La politique doit être libérée de l’islamisme ou du régionalisme. C’est tout. Le reste vous en faîtes ce que vous voulez. Moi, je suis sensés m’adressé à des intellectuels qui me comprendront même s’ils ne partagent pas entièrement mon avis. Si ce n’est pas le cas tant pis, je ne suis qu’un simple citoyen parmi 36 millions d’autres. Si la majorité veut une république islamique ou une république « dans les principes islamiques » et bien tant mieux pour eux. Mais je fais remarquer, quand même, qu’il y a un régime qui reste au pouvoir depuis 1962 pour des raisons un peu moins spirituelles : « la légitimité révolutionnaire ». Alors, il faut savoir ce qu’on veut.




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  • radjef said
    26 août 2009 at 21 h 45 min - Reply

    @Admin: Bonsoir tout le monde et saha ftourkoum. Je suis surpris par l’absence de l’honorable Addi Lahouari dans ce debat qui souleve des questions capitales sur le passé et l’avenir de notre pays. De même le silence de Mr Samraoui et d’Arezki Nait Amar n’est pas passé inaperçu; on soihaite ardemment connaître leurs precieux eclairages sur les questions soulevées par ce débat.




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  • jnsplu
    27 août 2009 at 0 h 32 min - Reply

    Bonsoir a tous et saha ftourkoum.

    Cela ne peut provoquer l’impasse à tout regroupement contre le système, en tous cas pas si la majorité pense comme ça.

    L’appel du 19 mars marque aussi dans le marbre la notion d’amazighité, d’arabité et d’islamité.

    L’islam ne peut eettre exclu en Algérie. En tout cas pas dans l’immédiat, les conditions Historiques ne militent pas dans le sens de cette alternative, au contraire. S’il est exclu de l’aire publique, l’Islam n’est plus l’Islam. Car l’islam, chez les musulmans, régente toute leur vie, individuelle, familiale, de voisinage, de rapports privés , de rapports publics, de rapports avec l’état, des rapports de l’état avec les particuliers, des rapports des représntants de l’état avec cette entité, des rapports avec les gens du livre, des rapports économiques et meme des rapports avec la nature, c’est à dire les arbres, les animaux et les cailloux etc…

    Exclure l’Islam de ces rapports, c’est le préparer à une extinction. Or cette religion dynamique et dont le dynamisme s’est manifesté à plusieurs reprises durant l’Histoire ne peut s’éteindre par la volonté des hommes selon la conscience qu’en ont les mululmans. L’islam ne peut etre exclu de l’aire publique, meme si nous le vouions car une majorité d’Algériens croit fermement qu’il s’agit d’un cadeau de Dieu et un cadeau ne se délaisse pas, surtout si celui qui nous l’a donné est cher pour nous et nous dit que nous l’avons en dépot..

    L’islam est au coeur de la politique. L’interdire de pratique dans le domaine politique et juridique, cela va de pair n’est ce pas, c’est tenter de l’exclure, quoi qu’on dise. La politique gère les rapports familiaux, l’islam aussi. La politique gère les opérations économiques, l’Islam aussi, la politique gère l’éducation des enfants, l’Islam aussi, la politique gère la mobilisation de la société dans un but prédéfini, l’Islam aussi..etc…

    La gestion terrestre des ressources et des hommes peut aussi se faire dans un cadre islamique.Et si le role de la politique est de gérer la nation et sa cohésion, son développement , l’Islam aussi à pour vocation de gérer la nation et son développement et meme au dela. C’est une vision tout a fait occidentale que de dire que la religion est uniquement le rôle des imams, des exégètes de l’islam, des historins spécialistes en religions comparées, des chercheurs en théologie. En terre musulmane c’est le role et la responsabilité de tout musulman « de parfaire sa connaissance du berceau jusqu’a la tombe » et d’agir en son ame et conscience pour expliquer sa foi, la répandre et la protéger en donnant le bon exemple à suivre, par un comportement irréprochable à tous points de vue et au dessus de tout soupçon.

    Or si déja l’islam a perdu du terrain pour laisser la place aux « islamistes » (traduire qui s’attachent à la lettre plutot qu’a l’esprit et qui deviennent une fitna meme pour les musulmans eux memes alors que le coran dit:( Dieu ne fait pas de nous une fitna pour ceux qui ne croient pas) ). Si on le délaisse encore, cela va etre pire ! .

    Je crois sincèrement que le problème ne réside pas en l’islam lui meme car sinon je serais d’accord avec toi mais que c’est la faculté des hommes à agir avec abnégation et sous l’impulsion de la foi qui est en cause. A ce moment, Je me dis que la foi des démocrates en cette idéologie (la démocrate, bien sur) à aussi peu de garanties que celle des islamistes et de toute façon, l’essentiel est de sortir notre pays de l’impasse ou il est on n’en est pas encore au vote de la constituante sur le devenir de la nation et ses grandes orientations.

    J’espère que mon style sec ne va pas vous vexer mon cher Brahim, ma manière d’écrire me procure souvent quelques soucis.

    Je vous salue humblement, tous.

    Mohamed




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  • babafikrane
    27 août 2009 at 2 h 33 min - Reply

    @A.By

     » En Mai 1955 Abane Ramdane et le colonel Ouamrane sont venus chez moi et ils m’ont demande de les aider. Je leur ai demandé:  » m’autorisez-vous » d’aller en France pour chercher les moyens d’arrêter cette guerre? Et ils m’ont autorisé. »

    « En réalité la guerre d’Algérie c’est les paysans et l’ALN qui la faite [.] Les chefs lorsqu’ils avaient quittes l’intérieur ne pouvaient rien. Le combat a été mené par les chef qui étaient a la tête des wilayas. et d’ailleurs notre mission a l’extérieure et la mienne en particulier c’était trouver de l’argent, trouver des armes et faire de l’information et de la propagande[.] l’arme qui etait en Tunisie, elle n’a pas servie a grand chose et Boumedienne le savait…Tout reposait sur les gens qui étaient a l’intérieur. »

    Je pense que les faits rapportés par Ferhat Abbas sont clairs.

    Il reste a comprendre comment l’état major des frontières a cru légitime de s’approprier un pays, qui a paye le prix de son sang pour la liberté et au mépris d’un peuple brave mis a genou par 5 siècles de colonisation. Ne criait-il pas « saba’ snin baraket », désormais il crie  » khamsa ou khamsin sna barakat ».

    Allah yaraham echouhada




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  • Hamza
    27 août 2009 at 6 h 36 min - Reply

    Salam tous et ramadan makboul
    ya si Brahim vous avez une conception chrétienne de la religion.
    Islam veut dire ethmologiquement soumission, soumission à Dieu à sa Loi au coran et aux directives de notre prophète bien aimé.Comment voulez vous construire l’Algérie ou créer un rassemblement ou lutter contre le système en demandant aux algériens de laisser tomber leurs valeurs et de mettre ce qu’ils ont de plus chére au frigo afin de sesoumettre à votre jus de cerveau et aux valeurs »des lumières ».
    Ya Sahbi tous le problème est là !!! nos demicrates imprégnés des idéaux de fafa veulent imposer leur idéologie antireligieuse et antiislamique ultraminoritaire.
    sachez que Pour un musulman aussi bien la la sphère publique que privé sont gérés par les principes de l’Islam. Il faut que vous arriviez à comprendre cela. On ne peut pratiquer la prière et laisser tomber la Zakat, psalmodier le coran est pratiquer l’usure,!! jeuner et s’adonner à la corruption.
    Pourquoi reprocher à nos chouhadas et à nos moudjahidines d’avoir donné leur vie et ce qu’ils ont de plus cher pour une  » Algérie libre souveraine social dans le cadre des principes islamiques »; Personne ne pourra effacer ce crédo des chouhadas de novembre écrit par le sang de plus de 6 millions de martyres de 1830 à 1962.




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  • nadia
    27 août 2009 at 7 h 48 min - Reply

    Bonjour tous le monde

    Le Texte sacré qu’est le Coran et surtout la Sounna qui est l’ensemble des faits et gestes de l’Envoyé de Dieu (paix et salut à lui) sont une mine de directives d’où se dégagent de grands principes. Le premier sans conteste est la prise en considération de la Vie Dernière et la connexion à établir toujours entre nos actions, qu’elles appartiennent aux domaines intime, privé, social ou politique avec notre avenir postmortem La justice sociale en devient non pas une conviction politique ou humanitaire mais un devoir sacré et une ascension spirituelle. Un autre principe qui devrait se dégager de la lecture de l’islam originel est que la responsabilité sociale et politique n’est en aucun cas l’affaire d’un seul individu. Le pouvoir qui va dans le sens de nos enseignements islamiques est toujours l’affaire de toute la communauté.




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  • A.By
    27 août 2009 at 11 h 54 min - Reply

    @ Babafikrane

    Ferhat Abbas avait dit aussi dans cette interview, les choses importantes suivantes à noter :

    « Le déclenchement de l’insurrection du 1 Novembre 1954 était un drame bien que les initiateurs avaient raison de la faire, parce que j’avais le sentiment que la grosse colonisation ne cédera rien et que son lobby à Paris était d’une puissance telle que la France officielle ne pouvait absolument rien faire…»

    « Dans le conflit algérien nous n’avions pas pu éviter la violence parce que l’argent est arrivé à avoir une audience considérable, or vous savez l’argent n’a pas de cœur, souvent l’argent n’a pas de cœur, alors si le monde qui dirigeait l’Algérie était moins riche et que nous, nous étions moins pauvre, peut-être que nous aurions trouvé un point de rencontre…»

    « J’ai été arrêté par les français et par les algériens, c’est à croire qu’on a toujours tort d’avoir raison…» « …Je ne regrette jamais ce que j’ai fais parce que je l’ai fais en toute conscience…si les circonstances avaient été tout autres, peut-être que ma thèse aurait prévalu, mais vous savez les impondérables dépendent de Dieu et ne dépendent pas des hommes…»

    Ma question :
    Qui est ce lobby secret lequel nous a causé tous les malheurs du monde, même jusqu’à aujourd’hui en nous interposant des « mercenaires » qui sont, soit disant, au pouvoir depuis 47 ans ?

    Par rapport à « seb’â senin barakat », c’était l’erreur capitale du siècle que le peuple algérien avait commis de son histoire indépendante…Certes, le peuple voulait éviter une guerre civile, mais la réalité nous avait rattrapés 30 ans plus tard avec une décennie noire comptabilisant plus de 250 000 morts, 15 000 disparus, des milliers de veuves et d’orphelins et des dégâts et crimes économiques chiffrables en centaines de milliards de dollars.

    Il ne faudrait jamais éviter ou reporter une chose qu’on pourrait faire au moment présent et opportun.

    J’avais fait exactement la même remarque à mon frère, le regretté Si Benyoucef Benkhedda Rahimahou Allah, en 1993 en lui disant : »Ne pensez-vous pas avoir fait une erreur en cédant le pouvoir en 62 aux imposteurs d’Oujda et Ghardimaou? » Il me répondit : »Non, j’ai évité à l’Algérie et à notre peuple une guerre civile, car je connaissais très bien ces militaires de l’Etat-major, ils ne reculent devant rien ». Je me suis permis avec tout le respect que j’avais pour cet authentique patriote, de lui dire : »En réalité, n’avez-vous pas seulement reporté cette guerre civile de 30 ans? ». Avec calme et sagesse il me répondit après un long soupir : »Allah A’alem » !
    Salah-Eddine SIDHOUM




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  • A.By
    27 août 2009 at 13 h 23 min - Reply

    @ Dr. Sidhoum,
    Par humilité je n’ai pas cité feu Benyoucef Benkhedda. Si ce serait été un autre dirigeant de l’époque, il l’aurait fait la même chose, c’est à dire assumer à la place du peuple. On doit avouer franchement entre nous algériens que cette manie d’assumer à la place des autres est malheureusement et typiquement innée chez nous. Cela se reflète déjà en parti dans les débats de ce forum, et que nous devrions perdre cette « manie » si nous voulons avancer de l’avant, parce qu’une erreur de ce genre peut être fatale pour toute une nation. L’histoire sert à nous faire apprendre de nos faiblesses du passé à ne jamais refaire de telles bourdes à l’avenir…du moins escamoter définitivement cette manière et manie de penser et d’agir.
    Cordialement.




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  • Brahim YOUNESSI
    27 août 2009 at 15 h 51 min - Reply

    Bonjour,

    Absent de chez moi, je ne peux prendre part au débat qui s’est ouvert dans le débat sur la Soummam. Des choses importantes ont été dites. Mais par manque de temps, je ne peux y répondre. Je suis dans un cybercafé.
    J’ai lu avec beaucoup d’intérêt le discours que Sadek Hadjerès a prononcé au siège du PCF place du colonel Fabien en octobre 2008, il mérite plus qu’une réaction à chaud. J’espère pourvoir dire ce que j’en pense mardi prochain.

    Siyam makboul inchallah

    Cordialement

    Brahim Younessi




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  • BRAHIM
    27 août 2009 at 16 h 49 min - Reply

    @Hamza, @jnsplu . Pour une nième fois, je le répète, le fait que je défends la séparation de l’islam et de la politique n’est pas une entourloupette pour affaiblir ou anéantir l’islam. En ai-je les capacités, d’abord ???? Je n’ai à aucun moment demandé aux citoyens algériens de renier leur islamité. Ce serait absurde de ma part, bien que je ne croie pas aux écritures d’une manière générale. C’est-à-dire que je ne crois pas que Dieu ait dicté les livres (évangiles, bibles etc..) tels qu’ils existent. Mais là n’est pas le problème. Cependant, je comprends très bien l’importance et la nécessité de la religion chez l’être humain. Donc, chacun sa philosophie de la vie et son explication de la création du monde. Je l’ai déjà dit sur le Web. Toutes mes interventions sur le Web peuvent le prouver. Je n’ai jamais dit qu’il fallait effacer l’islam dans la société de notre pays ou ailleurs. Je parle même de graver dans le marbre l’amazighité, l’arabité et l’islamité de notre pays. Mais, je dis tout simplement que la religion a son rôle et la politique a le sien, mais chacune dans son domaine. Si vous pensez que la séparation de la religion et de la politique est un stratagème pour tuer l’islam, il y a une méprise de votre part vis à vis de mon appréciation des choses. Relisez sans passion ma réponse (notamment à @jnsplu), il n’y a aucune équivoque à ce sujet. Donc voyez vous je ne suis pas chrétien ni israélite, et si c’était le cas je ne l’aurai jamais caché, croyez moi, puisque le Web me permet de m’exprimer en toute liberté. Si le peuple veut une république islamique, c’est à dire une république où le coran régit la vie politique, grand bien lui fasse. Quand à moi, si un homme élu ou autoproclamé Président (ou Ministre ou chef de parti etc…) se réfère à Dieu ou au Coran pour me convaincre de sa gestion, de ces décisions politiques, de l’authenticité de ce qu’il déblatère, ou de sa d’une légitimité spirituelo-religieuse pour se maintenir au pouvoir, je ne suis pas obliger de lui accorder des circonstances atténuantes car il n’est pas crédible pour moi, même s’il connait par cœur le Coran. Je n’admet pas d’un représentant du peuple élu ou non, qu’un fonctionnaire de l’admiration centrale ou décentralisé, qu’un Président d’Apc, qu’un wali, qu’un militaire, bref qu’un agent de l’Etat en général, dans son rapport avec les citoyens, se réfère à Dieu ou au Coran pour expliquer ou légitimer les décisions qu’il prend. Je ne peux pas admettre qu’un élu ou qu’un dictateur me dise qu’il est au pouvoir car il est là en mission au nom de Dieu et pour protéger l’islam. Par contre, il est évident que l’islam a toute sa place dans notre société d’ailleurs les algériens sont en majorité musulmans. Je ne remets donc aucunement la culture islamique de notre pays. Bref pour moi : l’Islam à la maison, dans les mosquées, dans la rue, dans les cœurs, dans la culture, dans la philosophie, dans les colloques, etc… Oui ! Mais l’Islam dans la politique, NON même dans un pays à majorité musulman. Je trouve que c’est dangereux pour les raisons que j’ai évoqué plus haut. Maintenant, chacun est libre de dire et de faire ce qu’il veut. Je voudrais simplement rajouter que, comme je l’ai dit à Monsieur Salah-Eddine SIDHOUM, je suis pour « l’appel au peuple algérien » car je suis pour le changement du système politique algérien. C’est la primauté. Mais si par un heureux hasard ce système tombe et que le changement ne portera que sur un petit chouiya de semblant de démocratie et de liberté, je serais très déçu évidemment et je prendrais peut-être prendre le chemin qui me siéra le mieux : peut-être la pirogue, qui sait ??? A chacun son désespoir. Mais ce n’est pas grave pour l’Algérie, je ne serais qu’un non croyant de moins. Donc pas d’inquiétudes, mes frères ! J’espère que je suis clair enfin. Bon courage et Saha Ftourkoum.




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  • thirga
    27 août 2009 at 17 h 56 min - Reply

    @ADM: Feu le président Youcef Benkheda a justifié, dans un débat télévisé en 1990, sa démission l’été 62 devant le coup de force des planqués des frontières par « je ne pouvais etre responsable du sang des Algeriens après 7 ans de guerre ». Certainement qu’il avait d’autres raisons mais il fit mea culpa en 1996. Il regretta sa démission devant la horde criminelle face au chaos dans laquelle l’Algerie a été plongée. Toute la difference est là. Faire le constat ou anticiper et décider à la Boudiaf, la Abbane. Affaire de visionnaire de la politique ou d’hommes de la politique.




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  • jnsplu
    27 août 2009 at 18 h 11 min - Reply

    Bonjour à tous et sha ftourkoum..

    @Brahim.
    Je salue ton honneteté intellectuelle. Je souhaite que tous nos compatriotes adoptent ton attitude et disent le fond de leur pensée sincèrement , sans fioritures. Je prèfère cela bien sur a une attitude malhonete de quelqu’un qui se dit musulman mais qui dans la pratique fait des choses qui n’ont rien a voir avec l’islam. des gouvernants de ce type seraient bien sur une catastrophe pour l’Algérie et réserve moi une place dans ta pirogue je te préfère à eux, crois moi. Idem pour des démocrates qui n’en sont pas, nous sommes tous Algériens et faisons partie du système social que nous aspirons à démanteler. Je ne t’ai prété aucune intention mon frère, je n’en ai pas le droit, a chacun sa façon d’etre ,

    Je distingue seulement entre l’islam tel qu’il est et qui est conforme aux modes de gouvernement et de gestion modernes et en cela il n’a rien a envier à la démocratie et entre sa mise en application par des gens qui s’en réclament. Certes le peuple Algérien est musulman et doit etre gouverné conformément à ses profondes aspirations majoritaires comme je l’ai affirmé, mais j’ai dit que cela ne suffit pas et que c’est au terrain de parler.

    Choisir la démocratie(et la laicité) ou l’islam n’est pas uniquement la question il s’agit de trouver des hommes sincères dans ce camp ou l’autre qui mettent l’interet de leur peuple au dessus de leurs interets immédiats et qui définissent une stratégie nationale et l’appliquent et non pas une stratégie de clan ou d’individus qui à terme déchirera le pays. Mais meme si on trouve ces hommes maintenant, la construction d l’édifice de la confiance à leur accorder est ardue et requiert de la patience et du temps.

    Or justement le temps nous n’en avons pas beaucoup, les choses se précisent et la fin de l’ère du pétrole en Algérie est pour bientot. Et cela ne présage rien de bon pour le pays.

    Un musulman qui justifie ses actes par le coran et la sunna est pour moi égal à un démocrate qui justifie ses actes par la doctrine démocratique, tant que sur le terrain ça ne se traduit pas par le bien pour tous et par la justice je ne le suivrai pas et je suivrai celui qui réalise mes voeux.

    Nous devons cesser de confondre entre démocratie et démocrates, entre islam et musulmans, entre foi en une idee et manifestation de cette foi dans la réalité. Quelle garantie avons nous que les démocrates seront bien mieux que les « islamistes » ? Aucune et ce sont tous des Algériens.

    Ce que nous cherchons:

    1- c’est une projet social dans le cadre d’une stratégie lointaine d’amélioration de nos conditions matérielles et morales et une mobilisation tout autour.

    2- c’est la liberté totale de penser et de dire nos pensées quelles qu’elles soient sans que personne ne vienne nous les reprocher ou pire, nous faire taire d’une façon ou d’une autre sauf à nous opposer une argumentation logique et à nous convaincre de la meme manière dans laquelle nous nous sommes exprimés, le seul cadre demeure la loi et elle doit etre préalable et valable pour tous,

    3- c’est l’égalité des chances entre tous les Algériens devant les institutions publiques.

    4- C’est la liberté de manifester notre mécontentement en groupe et en public sans que les services de sécurité s’en mèlent sauf pour assurer l’absence de violation des lois.

    etc…

    Je ne pense pas qu’entre « islamiste » et démocrate il y ait divergence en cela , sauf peut etre la conception de la morale dans le projet social à long terme.

    Je salue aussi votre patience mon cher Brahim.

    Saha ftourkoum à tous.




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  • Mohand Tahar MOHAMMEDI
    27 août 2009 at 20 h 45 min - Reply

    Les témoignages de tous ces hommes de valeurs sur la révolution démontre clairement qu’il y’avait des idées et que l’architecture politique de notre pays à été dessinés lors de la révolution, si ce n’est que des ignorants qui ont faussé leur calculs et ont fait de ce pays un véritable carnage , le constat est clair, le pays va mal, très mal dans tous les domaines il est une question de survie de notre pays chèrement acquis par nos parent et nos grand parents ,et fait encore plus mal quand on voit notre pays classé dernier au monde alors qu’aucun peuple au monde n’a sacrifié autant d’âme que nous avons sacrifier pour la libération du pays, il n’y a aucun doute que cette malédiction vient de la mauvaise gouvernance, de l’ostracisme politique, du déficit démocratique et de la menace que représente la dictature politique et économique actuelle, face à cela il devient nécessaire effectivement que soit engagé une réflexion autour DES projets de société qui permettront a la nation algérienne d’exister , de se démocratiser et surtout que ces projets soient des actes intentionnels, réfléchis, pensés à l’avance ; à l’opposé du régime qui fait du réactionnel et de l’immédiateté, alors une révolution tranquille s’impose d’elle même il est la seule voie qui peut nous garantir de penser un avenir pour une Algérie libre et démocratique, il est aussi urgent de faire émergé non pas des dirigeants comme à l’ancienne mais de vrais managers dans chaque domaine dans la société afin de garantir la réussite de tous projet émanant de l’instinct démocratique, le management politique reste la seule voie du salut pour notre pays,il faut passer le stade d’observation a une phase de réflexion , un contrat social doit naitre et que la classe politique doit prendre conscience de ce fait et se mettre en état de réflexion autour de cette thématique nouvelle qui est indispensable dans la gestion des affaires public et que le citoyen doit être le cœur de toute action politique et tous projet quelque soit sa nature doit prendre en considération cet élément essentiel pour construire les projets élémentaire pour la société c’est pour cela que nous voulons un projet pour l’école qui nous identifie culturellement et qui nous assure de se développer durablement , une école ouverte et respectueuse des règles universelles, au sein de laquelle la société doit avancer pour qu’elle réponde aux besoins des temps modernes et faire face aux problèmes auquel l’humanité est confronté, de plus va nous permettre de séparer la religion de la dimension pédagogique et scientifique qui soit une école du savoir, libre de tout dogme idéologique, et c’est ici qu’on prépare la démocratie de demain , nous voulons une justice indépendante qui ne soit pas à la solde des tenants du pouvoir ou des clans mafieux pour être au cœur de notre société afin qu’elle deviennent elle aussi un vrai pouvoir au même rang des pouvoirs constitutifs de l’État en l’occurrence le Gouvernement, le Parlement et lui porter la même considération institutionnelle, pour assumer ainsi son vrai rôle qui est celui de rechercher la vérité et qui soit contrôlé par celui au nom duquel elle agit, c’est-à-dire le peuple, nous voulons un système de santé avec des moyens technique moderne qui assure un équilibre et une recherche permanente pour un suivi rigoureux de l’état de santé de tous les citoyens, et qui soit efficace, nous voulons un projet économique qui puisse nous garantir une réelle indépendance économique  et permettre une juste répartition des richesses, nous voulons un vrai ETAT , qui soit doté d’une philosophie et d’une stratégie de sécurité qui va nous permettre de s’adapter à la nouvelle vision d’un monde où les questions de sécurité ne se limite plus dans un système classique mais sur du professionnalisme basée sur une formation civique, et qui soit intégrée dans un concept démocratique et républicain, nous voulons un projet écologique qui puisse défendre la nature pour que les futures générations profiteront eux aussi de cet héritage naturel et faire face à cette situation désastreuse, c’est pour une Algérie libre et démocratique que nos valeureux martyrs sont tombés au champs d’honneurs, et nous leurs devons beaucoup de RESPECT et de gratitude.




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  • BRAHIM
    27 août 2009 at 21 h 44 min - Reply

    @jnsplu , message reçu 5/5 et à bientôt sur le Web pour d’autres contibutions et réfléxions.




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  • jnsplu
    27 août 2009 at 23 h 54 min - Reply

    Salam.

    L’architecture politique de notre pays à été dessinée au départ au déclenchement de la guerre de libéraation (cf appel du 1er novembre 1954) ett peut etre bien avant et consolidée au fur et à mesure que la révolution gagnait du terrain et intégrait de nouvelles données.

    Il est indéniable que les stratèges qui l’ont pensée et conduite étaient à la hauteur de leurs taches, ils l’étaient tellement qu’ils ont dérangé dde part et d’autre ce qui a conduit à leur élimination pure et simple dans leur grande majorité.

    Ce ne sont pas des ignorants qui ont faussé les calculs à mon sens, mais la stratégie diabolque inverse de l’occupant qui à placé ses billes dans l’engrenage dès 1959, quand il a mesuré le poids de la révolution et la certitude qu’elle finirait par triompher. Le parasite était dans l’oeuf.

    L’indépendance n’était en fait qu’un prélude à une nouvelle forme de gestion de l’Algérie par des Algériens au profit du quai d’orsay, il n’y a qu’a voir les accoinances, les parapluies déployés pour couvrir le pouvoir d’alger par Paris dès qu’il y a danger pour nos très chers et subblimes généraux.

    Le pays ne va pas seulement mal, il s’achemine vers un éclatement certain et des calamités sans limites lorsque les ressources pétrolières s’amenuiseront vers les années 2020, ce qui est très proche. Notre problème véritable je pense n’est pas la question de savoir ce qu’il faut faire et s’il y a lieu de faire quelque chose, mais quand et quoi, concrètement, car cela devient hyper urgent.

    On ne peut etre contre la démocratie, au contraire, tant qu’elle signifie liberté, toutes les libertés et égalité à tous points de vue sans distinction ni discrimination quelle qu’elle soit. Mais son corrolaire la laicité m’amène à emettre des réserves liées à son contenu contraire à nos moeurs bien ancrées.

    Le peuple en Algérie ne sert à rien tant que les ressources de l’état lui viennent du pétrole et une partie de ces ressources est utilisée pour faire dormir ce peuple que ne peuvent réveiller des voix dissonantes, meme si la conscience de l’incurie du pouvoir est das toutes les bouches et que chacun en apparté pense qu’il est temps de ffaire bouger les choses. Malheureusement les 18 ans de violences que nous venons de passer et dont l’avènement a échaudé les plus ambitieux font que les gens restent à l’écart de tout projet de renverser ce pouvoir.

    La dissonnance de nos voix provient du fait que certains d’entre nous se recroquevillent sur l’algérie profonde et s’attachent à combattre des moulins à vent, en pronant un islam farouche et mal compris des ages révolus ce qui ne peut que générer des résistances , tandis que d’autres imprégnés de culture française et de langue française voient en la démocratie et en la laicité la seule issue à nos problèmes.

    Concernant l’islam la question est de savoir s’il faut faire prédominer son esprit ou sa lettre. Dans le premier cas nous pouvons avancer socialement, culturellement, scientifiquement et dans tous les domaines. Si par contre nous nous cantonnons à la lettre de l’Islam et a des interprétations scolastiques, beaucoup de problèmes nous attendent. Car si sur le plan de l’esprit l’adhésion peut etre totale, l’attachement à la forme entrainera beaucoup de résistance meme parmi ceux qui se targuent d’appartenir à cette religion parmi nos compatriotes. L’affaire est complexe.

    Concernant la langue française et son impact sur les mentalités.je pourrais dire qu’une langue est un composant de civilisation qui véhicule à l’échelle sociale des archétypes et des shémas formateurs d’idées et on ne conçoit certaines choses que dans une langue donnée où elles ont pris naissance et évolué. C’est pour ça qu’une langue étrangère n’est jamais parfaitement maitrisée par la personne, ou si elle est maitrisée parfaitement, c’est elle qui maitrise alors notre compréhension de notre environnement et nous conditionne par le prisme de la vision civilisationnelle qu’elle véhicule, si on n’y fait attention.

    C’est pourquoi les termes de démocratie et de laicité, meme si certains les considèrent comme des valeurs « universelles » sont reliées à leur civilisation ou elles ont pris naissance dans des contextes sociaux précis. Leur importation et leur application dans notre trame sociale interfèrerait avec nos valeurs propres et nous conduirait vers la perte de notre spécifité.

    Mais il est indéniable qu’il y a des aspects positifs dans ces concepts qui peuvent se greffer sur nos généreuses traditions.




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  • Ammisaid
    28 août 2009 at 0 h 36 min - Reply

    Assalam, azul, bonsoir
    Aux Frères Brahim et jnsplu, je vous remercie pour cette instant de délice que vous nous avez offert ce soir. J’ai le sentiment que vous avez planté la graine de la tolérance et du respect des convictions et des croyances. La démocratie de Brahim est l’image de l’islam de jnsplu et vice-versa. L’outil pour construire une belle Algérie ne pourra qu’être efficace si les hommes qui s’en serviront seront justes, honnêtes, sages, tolérants, sincères et soucieux du bien être de notre pays et de son peuple.
    Salutations respectueuses et amicales à vous deux

    Je me joins à notre très cher Ammisaïd pour remercier nos frères Brahim et Mohamed (jnsplu) pour leur leçon de tolérance et de démocratie. J’ai toujours été optimiste quant à l’avenir de notre pays, malgré tous les dégâts moraux et matériels provoqués par les imposteurs au pouvoir. Notre Algérie récèle des volontés admirables qui pourront demain changer le cours de l’Histoire. Le problème des problèmes est de les rassembler pour constituer ce puissant catalyseur du changement après des décennies de division, d’exil et d’éparpillement. Patiemment et humblement, nous nous y attelons.
    Merci encore une fois, chers Brahim et Mohamed.
    Salah-Eddine SIDHOUM




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  • Lies
    28 août 2009 at 5 h 35 min - Reply

    salut à toutes et à tous.

    Si la révolution était bien pensée elle aurait atteint ses objectifs.

    La situation dramatique, chaotique actuelle du pays est l’aboutissement logique des erreurs que la révolution n’a pas su identifier et éviter.

    Les germes de la division ont été au sein même de la révolution.

    On a beau faire preuve de pudeur ou d’euphémisme, de contourner la vérité ou essayer d’arrondir les angles, la verité implacable que la révolution n’avait pas été bien pensée nous rattrape.

    La fuite en avant ne nous est d’aucun secours, et les consolations éphémères sont un trompe l’œil qui nous enfonce dans le ridicule.

    Nous avons toujours peur de casser les tabous, nous avons peur pour nos personnes d’aller au charbon, de se faire insulter et on se complait à demeurer dans le confort douillet de nos peurs, sinon de notre orgueil.

    Personne n’ose dire ouvertement, bien que beaucoup le pensent, que notre principal handicap nous vient du fait que nous mêlons la religion à tous nos problèmes, d’où notre incapacité chronique à distinguer les bonnes solutions.

    Pour moi, tout homme politique qui convoque la religion pour se donner bonne contenance et donner du poids ou du crédit à son discours, ne travaille pas pour le bien réel du peuple. Il fait de la démagogie.

    Car de la même manière que la crainte de Dieu est le début de la sagesse, la démagogie est à l’inverse le début de la corruption.

    Et enfin puisqu’on parle du congrès de la Soummam et de son impact sur la révolution, à la lumière de la situation qui prévaut actuellement en Algérie, je dirai simplement que la révolution et le système qu’elle a enfanté, ont commis (entre autres lacunes), la grave erreur de marginaliser et de diaboliser deux grands visionnaires qui auraient pu donner à l’Algérie toute une autre destinée, bienheureuse bien sûr.

    Il s’agit à n’en pas douter de Ferhat Abbas et de Ait Ahmed.

    Le premier avait les bonnes idées pendant la guerre de libération, le deuxième au lendemain de l’indépendance.

    L’un et l’autre avaient la capacité intellectuelle et l’humilité raisonnable pour circonscrire toutes les dérives.

    Malheureusement.

    Fraternellement.




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  • bonvivant
    28 août 2009 at 9 h 34 min - Reply

    salam
    Il faut faire la différence entre projet de société et programme politique. Je pense que la confusion est à ce niveau.
    La déclaration de novembre un état social et démocratique dans le cadre des principes islamiques est un projet de société accepter par l’écrasante majorité de notre peuple. mais dans ce cadre on est libre d’avoir des dizaines de programme politiques contradictoires.
    Saha Ramadnkoum




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  • nadia
    28 août 2009 at 18 h 29 min - Reply

    Bonjour à tous
    Je remercie Brahim pour sa sincérité en avouant qu’il ne crois pas aux textes révéles et donc qu’il n’est pas musulman. Au ,moins comme cela on peut discuter avec sincérité et on sait à quoi s’en tenir avec lui.
    Car la sincérité et la franchise sont des préalables à toute discussion et dialogue afin d’arriver à un résultat.positif.
    Commençons donc par le commencement
    Depuis la nuit des temps et dans tous les lieux, les êtres humains ont pratiqué une forme ou une autre de religion. Certains identifient la religion à son fondateur, comme Zarathoustra, Bouddha, ou le Christ, d’autres l’identifient à son lieu d’origine comme la Judée ou l’Inde.

    Ces religions, comme la plupart des autres religions moins connues, pratiquent la vénération et l’adoration du surnaturel, des morts des esprits et même des Prophètes (paix et bénédiction de Dieu sur eux).

    L’islam est la seule religion qui ne se fonde pas sur le nom de son Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), comme Mohammed, Ibrahim ou Adam, ni sur le lieu de sa révélation, comme l’Arabie, ou ailleurs.
    ’islam est ce qui est communément reconnu comme étant la religion pratiquée par les musulmans. L’islam est le code de conduite naturel, comme il a été révélé par Dieu Le Très-Haut à Ses Messagers, depuis Adam jusqu’au dernier d’entre eux, le Prophète Mohammed (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui). Il naquit à La Mecque en l’an 571 après J.-C. et mourut en 634 après J.-C. L’islam est la dernière révélation de Dieu à l’humanité. L’islam est un mot arabe qui signifie « soumission à Dieu », l’obéissance au code de conduite décidé pour le bien de l’humanité par Dieu et révélé dans Son livre le Coran et dans la Sunna du Prophète Mohammed (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui). L’islam est la religion qui assure la paix et la tranquillité dans ce bas monde et dans l’au-delà. Mohammed (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) est Son Serviteur et Son Messager envoyé sur la terre durant une période de 23 années de révélation avec Son message complet : Le Coran (la parole de Dieu) qu’il pratiqua durant sa vie, ainsi que la conduite et le comportement qui y sont liés et connus comme sa tradition (Sunna).
    L’islam enseigne à l’homme la fraternité humaine sans considération de couleur, de race, de pays ou de condition sociale. Quand vous voyez les musulmans dans la prière, le jeûne, le pèlerinage ou dans l’accomplissement de toutes les choses vertueuses, vous savez que l’Islam est une miséricorde pour le pauvre, le mal guidé ou le démuni et ceci par le libre choix de chacun, pour son propre salut.

    Que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur le Prophète sur sa famille et ses Compagnons.

    Sourate Fussilat. Verset (33) : « Et qui profère plus belles paroles que celui qui appelle à Dieu, fait bonne oeuvre et dit: « Je suis du nombre des Musulmans? »

    Sourate Yusuf. Verset (108) : « Dis: « Voici ma voie, j’appelle les gens à la religion d’Dieu, moi et ceux qui me suivent, nous basant sur une preuve évidente. Gloire à Dieu! Et je ne suis point du nombre des polythéistes. »

    Sourate Al Imran. Verset : (104) (105) : « Que soit issue de vous une communauté qui appelle au bien, ordonne le convenable, et interdit le blâmable. Car ce seront eux qui réussiront. (105) Et ne soyez pas comme ceux qui se sont divisés et se sont mis à disputer, après que les preuves leur furent venues, et ceux-là auront un énorme châtiment. »




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  • jnsplu
    28 août 2009 at 22 h 58 min - Reply

    @ Ammisaid et Salah Eddine.
    Votre sens des responsabilités vous honore qui fait que vous vous sentez obligés d’encourager un comportement qui vous semble positif. Il est vrai que j’ai été surpris par notre ami Brahim par la patience qu’il a manifestée à mon égard alors que dans mes propos je frisais souvent l’impolitesse, mon excuse étant qu’une discussion doit etr menée jusqu’au bout. S’il y a quelqu’un à remercier, c’est bien Brahim et vous deux.




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  • admin
    28 août 2009 at 23 h 13 min - Reply

    Notre frère Sadek Hadjerès vient de nous adresser cette nouvelle contribution pour publication.
    Avec nos remerciements.

    _________________________________________________

    COMMENT LE MONDE DU 5 NOV 2005 VOIT

    L’HISTOIRE PAR LE BOUT D’UNE LORGNETTE IDÉOLOGIQUE
    LES COMMUNISTES ET LE 1ER NOVEMBRE 54

    jeudi 27 août 2009 (Date de rédaction antérieure : 6 novembre 2005).

    par Sadek Hadjerès [1]

    Le Monde du 5 Novembre dernier a publié sur plusieurs colonnes un article de Jacques Charby sous le titre : « Henri Alleg : une mémoire algérienne communiste ».

    Charby avance, à propos d’une phrase d’un communiqué du PCF (qu’il extrait de son contexte et sur laquelle je reviens plus loin) : « on constate à quel point les partis communistes (algérien et français) étaient coupés de ceux qui allaient déclencher l’insurrection, contrairement à ce que veut nous faire croire aujourd’hui encore Henri Alleg ».

    Je connais les périodes et les faits auxquels croit pouvoir se référer Jacques Charby ; je les ai vécus sur le terrain en Algérie entre 1954 à 1962. J’étais alors membre de la direction du PCA ( au bureau politique à partir d’avril 1955) et responsable national adjoint des « Combattants de la Libération », formation tournée vers la lutte armée qui a commencé à être mise sur pied en février 1955 par le secrétariat PCA après les trois premiers mois de l’insurrection. Les dirigeants du FLN tardaient en effet au départ, (pour diverses raisons que je ne détaille pas ici) à répondre à nos demandes pressantes de contact officiel (car il y en avait d’informels). Nos groupes ainsi constitués ont mené quelques actions avant d’être effectivement intégrés dans les rangs de l’ALN suite aux accords FlN-PCA de mai-juin 1956 ; ils portaient sur plusieurs points, conclus entre Abbane et Benkhedda du côté FLN, Bachir Hadj Ali et moi même du côté communiste.

    Deux raisons m’incitent à m’inscrire en faux contre l’opinion exprimée par Jacques Charby.

    D’abord, le souci de la vérité historique. Si chacun, à travers ses lunettes idéologiques, a le droit d’interpréter les faits, il n’a pas le droit de les inventer, les nier ou les travestir,

    Ensuite, les interprétations de Charby, procès d’intention beaucoup plus qu’analyses factuelles, sont improductives, pour ne pas dire plus.

    Elles restent enlisées dans une logique et des pratiques compréhensibles au temps des passions, des occultations et des déformations propagandistes il y a une cinquantaine d’années, mais de plus en plus dépassées.

    Elles ne servent en rien les intérêts et la solution des problèmes rencontrés aujourd’hui des deux côtés de la Méditerranée.

    A la veille de l’insurrection
    Charby reprend la tarte à la crème des pourfendeurs du PCA qui, durant les lourdes décennies algériennes du parti et de la pensée uniques, déniaient aux militants du PCA et à leurs dirigeants, en cette veille d’insurrection, à la fois une sensibilité nationale, une volonté d’œuvrer à l’indépendance et une bonne perception des aspirations militantes et populaires au recours à la lutte armée.

    Mais en 2005, Charby n’aurait-il pas gagné à consulter sereinement les documents de l’époque, les ouvrages parus depuis, et interroger ceux parmi les dirigeants algériens survivants que les répressions et les occultations d’après l’indépendance ont empêchés de répondre à la soif d’informations véridiques ? N’aurait-il pas dû, comme tout bon journaliste ou historien, poser à ceux qu’il prétend « hors du coup » la question suivante : « Où étiez-vous, que pensiez-vous et que faisiez-vous dans la semaine qui a précédé l’insurrection » ?

    Il aurait alors appris que le week-end avant celui de la Toussaint, Bachir Hadj Ali et moi-même étions allés à Tizi Rached, localité de Grande Kabylie et un des hauts lieux de la ferveur patriotique de l’époque. Nous y étions à l’invitation de la cellule locale du parti en raison de l’ébullition dans la région et des signes avant-coureurs d’évènements imminents. La réunion s’est déroulée au domicile de l’instituteur Jean Galland, un camarade persécuté par les autorités coloniales qui le mutaient périodiquement d’un poste à l’autre en raison de ses activités politiques. Il a amplement relaté les évènements de ces années dans son ouvrage « En Algérie du temps de la France » (éditions Tiresias) .

    Lui même avait discuté à son domicile toute une nuit au mois de juin précédent avec Amar Ouamrane, maquisard depuis 1946, un des initiateurs de l’insurrection et qui sera après 1954, colonel dirigeant la wilaya IV (Algérie centrale). [2] Amar Ouamrane

    Moi même j’avais rencontré Ouamrane deux ans auparavant à Alger sur les hauteurs du Telemly en compagnie de notre ami commun Said Akli. Je lui avais remis à cette occasion l’ouvrage « L’Ob-kom clandestin à l’œuvre » dans lequel son auteur, Fedorov, relate dans le détail les luttes victorieuses des partisans qu’il avait dirigées durant la seconde guerre mondiale en Biélorussie contre les occupants nazis.

    Notre réunion de Tizi Rached regroupait des camarades nouveaux adhérents ou anciens membres du PPA et proches de l’OS (organisation spéciale du PPA). Les indications recueillies sur les évolutions locales nous ont paru si importantes qu’une réunion élargie à d’autres participants patriotes fut programmée avec Bachir Hadj Ali.

    Elle se tint le week-end suivant à la section de Ath Yanni, une zone voisine. Les discussions jusque tard dans la nuit tournèrent presque exclusivement sur ce qu’il convenait de faire dès l’apparition fortement probable d’actions armées. Au petit matin, les supputations étaient devenues réalité. Le chemin du retour vers Alger fut entrecoupé d’innombrables contrôles de police, armée et gendarmerie française sur pied de guerre. Et Bachir confiait au camarade instituteur qui le véhiculait :« pourvu que ça dure ! ». [3] le 1er novembre 1954, chez les Benni Yenni

    Je m’en tiens à ce témoignage. Je pourrais en citer d’autres en diverses régions sensibles du pays, ils ne feraient que refléter sous des formes différentes le même état d’esprit des communistes algériens à la veille de l’insurrection

    Mûrissement et problèmes d’une insurrection
    En fait les parti-pris idéologiques ne favorisent pas une vision objective du contexte algérien à la veille de l’insurrection. Depuis quelques années déjà, bien que dans le cadre légal et en butte aux répressions comme l’étaient aussi le MTLD (messaliste ou centraliste), l’UDMA et les Oulama, le PCA exprimait dans ses activités et ses prises de position ce que ressentait, plus fortement encore durant l’été et l’automne 54, un peuple électrisé par Dien bien Phu, par l’action des fellagas tunisiens et par le bouillonnement de la révolte marocaine. Le PCA amplifiait l’écho de ces changements, appelait à s’en solidariser, insistant sur le fait que face à l’obstination coloniale, ils annonçaient la tempête.

    Quand le quotidien français « Le Monde », dans les semaines qui ont précédé l’insurrection, avançait imprudemment l’analyse selon laquelle l’Algérie restait une oasis de paix au milieu d’une Afrique du Nord qui brûlait à ses extrémités, Bachir Hadj Ali, secrétaire du PCA, réfutait ce point de vue sur toute la première page de « Liberté » , ce qui lui valut, ainsi que Larbi Bouhali le premier secrétaire, d’être un peu plus contraint à une vie semi-clandestine. L’Algérie, écrivait-il, corps central et ardent du grand oiseau qu’était le Maghreb, ne pouvait échapper à l’incendie alors que ses deux ailes avaient pris feu. Deux membres du Bureau Politique, dont je ne faisais pas encore partie, m’ont confié que peu de temps après Dien-Bien- Phu, la question a été soulevée dans cette instance d’une réflexion plus poussée sur l’éventualité d’une éclosion en Algérie d’actions armées patriotiques.

    À cette époque, notre préoccupation n’était pas qu’une explosion de ce genre puisse survenir. Sa préparation par une minorité d’activistes issus de l’OS (organisation spéciale mise en place par l’aile radicale du PPA en 1947) était un secret de Polichinelle, tant pour les militants algériens que pour les services français. Notre souci et nos préoccupations tenaient à l’état d’impréparation politique des formations nationalistes, frappées à ce moment là d’une crise et de divisions profondes. Le nationalisme algérien serait-il, comme ce fut le cas au Viet Nam, en mesure d’élaborer et mettre en œuvre des orientations politiques à la hauteur d’une mutation aussi importante des formes de lutte, dans des conditions plus défavorables par certains côtés que celles de l’Indochine ?

    C’est une préoccupation dont les activistes du futur FLN ne tenaient pas suffisamment compte, polarisés avant tout sur les préparatifs techniques du soulèvement et porteurs même d’un certain mépris ou d’une sous-estimation de sa dimension et de ses implications politiques. La suite des évènements confirmera que nos inquiétudes n’étaient pas vaines. L’insurrection et sa répression par les colonialistes ont induit un dépassement de la crise interne (et non sa solution) grâce à l’entrée en mouvement de larges masses populaires et grâce aux premiers efforts de politisation impulsés jusqu’en 1956 par le duo Ben Mehidi-Abbane. Mais de multiples dérives et sérieuses défaillances politiques aujourd’hui mieux connues sont survenues. Le succès final, reconnaissance formelle de l’indépendance nationale, fut acquis grâce à un environnement régional et international exceptionnellement favorable, au prix de sacrifices démesurés de la population mais aussi et surtout au prix de conséquences négatives sur les futures institutions et de l’instauration de mœurs socio-politiques générées par les pratiques perverses du temps de guerre.

    L’Algérie indépendante continue d’en payer le prix.

    On comprend mieux ainsi les appels à la vigilance envers les dérives de la lutte armée que le PCA n’a cessé de lancer depuis le début jusqu’à la fin de la guerre (en particulier par ses lettres adressées au GPRA depuis Alger en 1959). Ces observations critiques ne signifiaient en aucune façon un désaveu de la lutte armée, conséquence logique de l’obstination colonialiste. La mise en garde contenue dans le communiqué du PCF cité par Charby n’avait pas d’autre signification, en dépit d’une formulation maladroite, que Bachir Hadj Ali avait signalée sans résultat aux auteurs du communiqué avant sa publication. De la même façon plus tard nous avions considéré que le vote du PCF en faveur des pouvoirs spéciaux résultait d’une erreur d’appréciation de sa part sur les dirigeants socialistes (qu’il corrigea trois mois plus tard) mais qui ne mettait pas en cause sa volonté de solidarité politique anticolonialiste.

    Il faut un solide parti-pris idéologique à Charby pour lui donner à ces démarches du PCF une interprétation grotesque « les colonialistes organisateurs du soulèvement algérien ! ». Que ne se souvient-il du malaise éprouvé par nombre d’amis et de soutiens français à la cause algérienne face à plusieurs dérives qui avaient entaché le légitime combat armé, sans qu’ils aient osé, par scrupule compréhensible, se démarquer publiquement comme l’avait fait le PCF.

    Cinquante ans après, une double exigence
    Les enseignements généralement tirés aujourd’hui de la guerre d’Algérie, me laissent penser que les jugements de Charby n’ont pas tiré profit des éclairages apportés par les décennies écoulées. Non seulement infondés, ils sont aussi inappropriés à un examen utile des problèmes aigus que connaissent aujourd’hui l’Algérie et la France, aux rassemblements nécessaires et à leur solution.

    Le fait est largement reconnu : nombre d’occultations, de préjugés et de lieux communs qui avaient été exacerbés par les passions du temps de guerre et les appétits de pouvoir des clans dirigeants ont longtemps trompé les publicistes qui consciemment ou non leur ont emboîté le pas.

    Ils ont déformé, souvent grossièrement, la trame historique et la substance du combat algérien à l’encontre pas seulement des communistes mais aussi des courants nationalistes qui se démarquaient ou s’opposaient à des pratiques nocives, celles du temps de guerre ou celles qui se sont perpétuées après l’indépendance.

    Ces pratiques propagandistes ont systématiquement et unilatéralement privilégié l’activisme armé (surtout celui des factions au pouvoir), cherchant du même coup à discréditer la mobilisation et les orientations politiques qui visaient à donner aux objectifs et aux pratiques du combat armé un contenu démocratique et social garant de l’efficacité et de l’union dans l’immédiat, mais aussi investissement politique inestimable pour l’avenir.

    Avec le recul du temps, chez nombre d‘acteurs algériens nationalistes ou des sympathisants français de la guerre d’indépendance, y compris d’anciens participants du réseau Jeanson. a grandi une double exigence. D‘abord celle d’une approche plus objective par la recherche et la diffusion d’informations longtemps et sciemment occultées. En même temps, la nécessité d’une réflexion rétrospective qui contribue aux convergences indispensables à la solution des problèmes d’aujourd’hui grâce aux leçons tirées des divisions passées.

    C’est selon moi le mérite de Henri Alleg à travers son autobiographie, d’avoir proposé aux lecteurs de différentes sensibilités idéologiques et politiques l’ample et vivante toile de fond d’un demi siècle de problèmes et de luttes algériennes, ouverte aux réflexions et échanges constructifs.

    Nombreux sont les media français et algériens, indépendamment de leurs opinions sur différents épisodes relatés, qui ont rendu compte de cet apport historique, politique et humain.

    Le commentaire de J Charby élude cet apport majeur en quatre petites lignes d’un hommage formel rendu à celui qui a dénoncé les tortures coloniales dans les conditions difficiles et avec le retentissement international que l’on sait. Précaution de style liminaire de la part de Charby, comme pour se libérer d’une corvée avant de s’engouffrer dans un dédale de polémiques stériles auxquelles peu d’Algériens et de Français se laissent encore prendre. Du moins dans la version selon laquelle l’engagement de Alleg et de ses compagnons n’aurait été qu’un ralliement contraint, tardif et opportuniste à l’initiative historique du 1er novembre, car, dixit Charby, Alleg et ses compagnons n’auraient ni pressenti la survenue ni saisi la justesse et la portée de l’événement.

    Qui peut vraiment croire, à part des sectaires enfermés dans leurs rancœurs partisanes, que le courage et les sacrifices consentis par Alleg et les centaines de ses camarades auraient été humainement possibles s’ils n’avaient été sous-tendus par une conviction enracinée de la justesse de ce combat, résultat d’une adhésion politique de longue date et de l’attachement humain à une cause nationale inséparable de leur internationalisme ?

    Jacques Charby s’est trompé tout simplement d’époque.

    Les efforts de recherche historique et les échanges politiques sereins liés aux nouveaux enjeux sont en train de remettre en cause bien des passions et bien des mythes idéologiques algériens et français qui ont entouré la guerre d’indépendance.

    Les clarifications se poursuivront en dépit des visions attardées et des réflexes d’une autre époque.

    S. H.




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  • jnsplu
    28 août 2009 at 23 h 44 min - Reply

    Bonjour à tous et saha ftourkoum.

    @ Lies

    La révolution était bien pensée et a atteint ses objectifs immédiats qui sont le fait de bouter l’occupant étranger hors de notre pays. En termes de sratégie militaire, c’est suffisant.

    La construction de l’état indépendant ne peut etre le fait des révolutionnaires, ni des militaires des frontières mais des politiciens. Or ceux ci ont été écartés manu militari à l’indépendance.

    Dans toutes les guerres les politiciens reprennent le flambeau après l’armée. Chez nous l’armée des frontières dont la majorité venait des casernes françaises a repris le flambeau et confisqué l’aire politique.

    La situation dramatique et chaotique actuelle est le fruit de cette confiscation.

    Les germes de la division existent dans toute révolution car les objectifs des nationalistes s’opposent à des objectifs d’ordre privé ou clanique et on n’y peut rien meme notre révolution a souffert de cette situation et c’est normal. Ce qui n’est pas normal c’est que les pervers ont retiré les marrons du feu alors que les vrais révolutionaires sont tous tombés au champ d’honneur ou presque et ce qu’il en restait a été pris pour cible par l’armée des frontières qui en a amenuisé le nombre au fil des années .

    Si on avait encore pensé la révolution au lieu d’agir, l’occupant serait toujours là. De meme si nous continuons à penser au lieu d’agir, ces représentants d’un autre age dans notre pays, seront toujours là à s’amuser de notre passivité.

    La religion étymologiquement signifie la voie que nous choisissons dans la vie et la conception que nous avons de cette voie. L’islam, hier, aujourd’hui demain et jusqu’a la fin des temps, à contenu, contient et contiendra assez de ressources pour alimenter cette voie dans tous les domaines de notre vie terrestre et permettre à ceux qui la suivent de ne pas s’égarer. A la seule condition qu’ils ne s’en déclarent pas adeptes et suivent des chemins sinueux.

    Comprendre l’islam est une obligation religieuse. Or cemprendre l’Islam conduit à le choisir comme seule voie de conduite et de comportement dans tous les domaines de la vie. La religion musulmane n’est pas faite pour l’au dela, elle ne fait que permettre de s’y préparer en vivant correctement sur terre. Je comprend que des gens qui n’appartiennent pas à l’islam tentent de l’écarter de notre vie publique, mais que des gens qui se targuent d’appartenir à cette religion disent qu’elle n’a pas droit de cité dans sa cité, c’est un peu indigeste, car aassurément l’Algérie est terre de musulmans et donc terre musulmane et doit etre gouvernée conformément aux principes de cette religion, si la majorité le décide.

    Alors brandir des arguments d’outre mer, forgés dans des sociétés chrétiennes, telle que la démocratie, qui a la limité peut améliorer le principe de la choura et son corrolaire la lacité dont un musulman ne peut se prévaloir sans renier sa foi.




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  • jnsplu
    28 août 2009 at 23 h 53 min - Reply

    …n’est pas pour convaincre un véritable musulman




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  • babafikrane
    29 août 2009 at 8 h 50 min - Reply

    @ Monsieur Sadek Hadjeres

    Vous qualifiez de « faux pas, rapidement corrigé », le vote du PCF des pouvoirs spéciaux en 1956. Permettez-moi d’en faire une lecture différente, tout en espérant pouvoir lire l’argument qui a fait que vous estimiez que « jamais autant qu’au cours de la guerre d’Algérie le PCF n’a été aussi proche de sa vocation anti-colonialiste. »

    En fait, au lendemain du vote des pouvoirs spéciaux, la France mobilisa plus de 100 000 soldats pour la « pacification » du « djebel » et si la position du PCF fut corrigée, elle ne ramena pas pour autant l’armée Française dans les casernes a Paris, bien au contraire ce fut le début du processus de militarisation du conflit qui vit les effectifs de l’armée Française atteindre 500 000 hommes.

    Votre persistance a vouloir exonérer le PCF et lui accorder les circonstances atténuantes pour une terrible décision que vous qualifiez de tactique ne fait que discréditer vos analyses sur la dynamique de la guerre. Ou alors espériez-vous encore que le prolétariat français libéré, allait être l’agent de notre libération ?

    Toutes les organisations politiques algériennes toutes tendances confondues (PCA y compris) avaient perdu confiance dans le processus politique et voila que dans le feu du conflit le PCA estime que le PCF a corrige une décision aussi grave !!! Mieux encore le PCF, après l’indépendance, vous ignore complètement pour soutenir un gouvernement algérien issu d’un processus de prise de pouvoir par la force dixit renversement du GPRA. En vertu de quel type d’analyse révolutionnaire et de quel type de solidarité ?

    Ce qui il y de terrible chez les partis de gauche, toutes tendances confondues c’est que la théorisation outrancière fini par produire deux effets pervers : 1) elle voile dans des considérations savantes une réalité simple, 2) elle abuse la confiance des humbles qui n’ont pas de capacités discriminatoires et qui ont investi leurs espoirs de liberté et de justice dans un idéal inatteignable.

    L’histoire récente du monde est édifiante à ce sujet.

    Il y a des moments dans l’histoire ou le bon sens vaut les analyses politiques les plus pointues. Le 1er Novembre 1954 fut de ceux-là.

    Fraternellement
    Babafikrane




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  • Said Roger
    29 août 2009 at 9 h 13 min - Reply
  • ELKENZIR
    29 août 2009 at 14 h 26 min - Reply

    @babafikrane, de par votre analyse je peux percevoir que vous aussi vous êtes certainement très content de la chute du mur de Berlin et de l’union société qui a permis l’unilatéralisme de l’après mur de Berlin. Peut être que je me trompe et dans ce cas excusez-moi. Certains pensaient que la chute du mur est une victoire de la liberté sur la dictature communiste. C’est une vue de l’esprit car la dictature du monde, on l’a vue justement à partir de la chute du mur faisant passer la planète du « multilatéralisme » au « monolatéralisme américain ». L’Amérique des parent s et enfants Bush et des lobbies juifs , grisés par la chute de l’URSS, a fait ce qu’elle a voulu en Palestine, en l’Irak , en l’Afghanistan. et bientôt en Iran pour ne citer que ces pays. Vous, les islamistes politiques affiliés aux monarques du Moyen-Orient, avez peut être chassé le communisme russes de l’Afghanistan mais vous avez laissé la porte grande ouverte à la force judéo-chrétien capitaliste. Alors !!! Qui a raison qui a tord ? C’est en tout cas trop tard même si les Talibans se réveillent. Vous avez toujours combattu les communistes (algériens ou autres) non pas pour des raisons stratégiques et politiques en rapport avec les intérêts de vos pays mais tout simplement parce que ce sont des « matérialistes dialectiques » et que leur conception philosophique de la vie (notamment la question de l’existence Dieu) est différente de la votre. Ni plus, ni moins. Je me trompe peut-être ????




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  • ELKENZIR
    29 août 2009 at 14 h 32 min - Reply

    @babafikrane, je corrige les fautes de la première phrase qui la rende inintelligible. Il faut la remplacer par : « de par votre analyse, je peux percevoir que vous aussi vous êtes certainement très content de la chute du mur de Berlin et de l’union soviétique, alors que cela à faciliter l’avènement de l’unilatéralisme américain. Excuse-me , please!




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  • babafikrane
    30 août 2009 at 8 h 17 min - Reply

    Ya Si Elkenzir, assalam alaikoum. Wach rak ? bkhir ? saha ftourek. Avant de répondre à votre message je vais vous demanderais poliment de vous abstenir de faire des extrapolations : vous ne me connaissez pas. Cette mauvaise habitude de coller des stéréotypes aux autres des qu’on ne partage pas leurs idées est un trait d’ignorance et d’immaturité intellectuelle et certainement pas un outil d’argumentation. En me qualifiant d’ « islamistes politiques affiliés aux monarques du Moyen-Orient » vous ne faites absolument pas avancer débat, vous ne savez pas de quoi parlez et vous ne fournissez aucun fait ni contexte qui permettrait a vos lecteurs d’en extraire de l’information. Vos propos ne sont que des slogans tendancieux qui pourraient influencer une audience peu sophistiquée intellectuellement mais qui ne résisteraient aucun test de cohérence devant un lectorat avise. Par contre, vous avez dans ce forum, que LQA nous offre, l’opportunité d’exposer vos idées clairement, de les défendre et éventuellement d’informer et de vous informer.

    Si je devais décortiquer vos propos ou mieux encore les dépecer (car on ne dépèce que des objets sans vie), je dirais tout d’abord que le terme « islamistes politiques » est un pléonasme qui consiste à faire enregistrer dans votre esprit une corrélation négative entre le mot Islam et Politique et y associer le terme « Terroriste », j’en déduis que le sens signifié et pernicieusement évité est celui de « terroriste affilié aux monarques du Moyen-Orient » n’est ce pas ce que vous vouliez dire ? Ca me rappelle le fameux terme utilisé systématiquement par le PAGS et le régime de Boumediene dans les années soixante dix pour designer les « vilains à abattre »: « Réactionnaires ». C’est fou la vitesse avec laquelle la langue française mute…Vous comprendrez alors toute l’irritabilité qui est mienne quand je me fais traiter de « terroriste » par inconnu.

    Mais peut-être ai-je touché, non intentionnellement, une corde sensible chez vous, une sorte de nostalgie « du mur ». Je tiens à vous rassurer qu’ils ne sont pas tous tombés, Il reste le mur de la honte en Palestine, le mur de Corée (Zone Démilitarisée), Le mur du Sahara, le mur Mexico-Américain, etc. et bien entendu il reste la muraille de Chine et la muraille des cœurs qui demeureront érigées, hélas, bien longtemps après nous.

    En relisant votre commentaire, je détecte aussi, peut-être a tort, une tristesse quand a la disparition du monde bipolaire et de l’URSS. Mais pour vous rassurer permettez-moi de vous rappeler quelques faits.
    Le 29 Novembre 1947, Andrei Gromyko présente a l’assemblée Générale des Nations Unis la position favorable de l’URSS quand a la partition de la Palestine. Grande fut la surprise des arabes de voir un revirement de position aussi rapide car un mois auparavant la position soviétique était pour la mise en place d’un « état palestinien sous l’égide des Nations Unis ». Mais l’URSS fit mieux, elle s’attela a convaincre la Pologne, la Tchécoslovaquie, la Biélorussie et l’Ukraine de voter pour la partition car il fallait assurer une majorité de deux tiers des votes pour que le projet se réalise.

    Au mois de Mars 1948, au vue de la réaction des pays Arabes, les USA se ravisèrent et proposèrent de revenir a la proposition initiale de création d’un état Palestinien sous tutelle provisoire des Nations Unis, mais encore une fois l’URSS s’y opposa.

    Gromyko:
    « … The only way to reduce bloodshed is the prompt and effective creation of two states in Palestine. If the United States and some other states block the implementation of the partition and regard Palestine as an element in their economic and military- strategic considerations, then any decision on the future of Palestine, including the establishment of a trusteeship regime, will mean the transformation of Palestine into a field of strife and dissension between the Arabs and the Jews and will only increase the number of victims. »

    “…Le seul moyen de réduire l’effusion de sang est la création effective et immédiate de deux états en Palestine. Si les États Unis avec l’aide d’autres états venaient à bloquer l’implémentation de la partition et considéreraient la Palestine comme un élément de leurs considérations stratégiques et militaires, alors toute décision sur le futur de la Palestine, y compris l’établissement d’un régime de tutelle, signifiera la transformation de la Palestine en un champ de conflits et discorde entre les arabes et les juifs et ne fera qu’augmenter le nombre de victimes. »

    Les Nations Unis imposèrent un embargo sur les armes en Palestine, mais la Tchécoslovaquie fournit, avec l’aide de l’URSS, les armes nécessaires aux sionistes qui leurs permirent d’expulser plus de 750000 palestiniens de leurs terres.Voila pour les communistes et la Palestine.

    Pour ce qui concerne l’Afghanistan, vous vous rappellerez que c’est l’Union Soviétique qui a d’abord occupé et colonisé ce petit pays et je ne vais pas m’attarder sur les circonstances, je pense avoir éclairé le rôle séminal de l’URSS dans le conflit de plus important de notre temps.

    Pour mieux vous étayer je vous informe que les fondateurs du néo-conservatisme aux USA dans les années 30 et 40 sont en fait des trotskystes ou des proches de cette doctrine : je citerais par exemple : Irving Kristol, Nathan Glazer, Sidney Hook, and Albert Wohlstetter et plus récemment, Penn Kemble, Joshua Muravchik, and Carl Gershman qui firent école dans le parti socialiste américain.

    Pour revenir a nos moutons, vous semblez vous réjouir du fait que les Talibans « reprennent du poil de la bête », est-ce parce qu’ils sont musulmans ? Ou parce qu’ils donnent du fil à retordre aux américains ? Ou alors verriez-vous la genèse d’un mouvement prolétaire ? Je vous rappelle qu’ils sont les Salafistes par excellence. Préféreriez-vous que les Talibans gagnent la guerre ou qu’ils la perdent ? La question est simple et je ne vous catégorise pas de communiste, de socialiste, de taliban, ou de « murtad », je suis seulement intéressé par vos arguments dans un échange honnête et démocratique.

    Votre réaction a mon commentaire ressemble a une volonté de me décrédibiliser et me nier le droit a ma propre opinion : de la censure indirecte car vous empêchez le lecteur de forger une opinion sans contrainte. Nous sommes encore une fois dans le principe de la constante, celle qui consiste à dire que la vérité relève exclusivement de ceux habilités par la légitimité historique. Mais je vous informe que si j’interpelle Monsieur Hadjeres, c’est parce que je le trouve crédible et honnête à bien des égards et je pense qu’il n’a pas besoins d’avocats de service pour nous donner sa perspective des choses directement. Tout comme il a le droit de ne pas y répondre. Je resterais sur ma position dans ce cas, mais le lecteur pourra désormais exercer sa liberté d’opinion car il sera mieux informé sur un sujet important de notre histoire, d’autant plus que les acteurs du PCA ont continué à activer dans la politique de notre pays bien après notre indépendance et continuent de le faire a ce jour.

    Vous le savez, nous communiquons au sein de journal ou tous les lecteurs peuvent intervenir. Il y a par conséquent, pour un sujet donne, divers niveau de connaissances. Aussi pour pouvoir communiquer de manière efficace, l’engagement suivant est fondamental :

    Les lecteurs méritent d’être engagés dans des conversations et recevoir de l’information de la meilleure qualité sur des sujets qui comptent dans un language qui leur est accessible. Et pour que ce journal devienne un espace de libre expression les lecteurs doivent faire l’expérience de contenu sur des sujets auxquels ils n’ont pas été préalablement exposés. Sinon il faut aller lire El-Moudjahid.

    Salam
    Saha ftourkoum
    Babafikrane




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  • ELKENZIR
    31 août 2009 at 12 h 42 min - Reply

    @Babafikrane , j’ai le droit d’apporté des appréciations car justement je ne vous connais pas et vous même vous ne me connaissez pas. Vous savez pourquoi ? on a, vous et moi et la majorité d’entre nous, des pseudonymes. J’ai le droit de juger un pseudonyme (comme vous d’ailleurs) parce que ce n’est pas personnalisé. Si on était dans une vraie république libre et démocratique authentique on aurait pu échanger normalement nos points de vue à la télévision et à la radio, entre autres. Mais on est des inconnus l’un envers l’autre. Mais, on peut quand même se jeter à la figure des idées même si elles nous font mal mutuellement. C’est la seule trajectoire dans la pédagogie démocratique. Maintenant en disant « vous » je parle d’un courant politique mais pas de « vous » expressément. Nous sommes dans l’anonymat, on reste dans l’anonymat. Pour ce qui me concerne, ce que j’ai exposé dans le blog, c’est mon ressenti puisque que durant mon service national et mes années universitaires, il y avait des échanges entre nous étudiants (moi je ne cache pas que je suis communiste). Les islamistes et le communistes étaient nécessairement en conflit puisque les idéologies sont différentes à l’extrême. Pour moi, un islamiste est un politique qui veut régir la société par le coran et les hadiths ; de plus sur le plan de la gestion économique il est plus libéral qu’autre chose. De l’autre côte, un communiste est un individu qui est pour le socialisme et qui puise sa philosophie dans le matérialisme dialectique. C’est peut-être caricatural mais je suis obligé de simplifié pour aller vire. Pour ce que je connais des étudiants islamistes il est clairement établi que pour eux les communistes sont les ennemis de l’Algérie au motif, d’abord et avant toute chose, qu’ils étaient athées. Aussi, il ne faut pas chercher à se disculper mutuellement, c’est çà la vraie vérité. Maintenant, pour ce qui me concerne, je répète que les « islamistes » (pas les musulmans) m’ont toujours dit cette phrase, (eh oui , il m’arrive de communiquer avec eux , heureusement) : « nous sortirons les communistes d’Algérie comme nous l’avons fait en Afghanistan». Je suis persuadé que si c’était des américains chrétiens qui avaient colonisé les premiers l’Afghanistan, les monarchies du golf n’auraient pas aidé les talibans de la même manière. La preuve, aujourd’hui encore : Est-ce que ces pays du golf et les pays arabo-musulman d’une manière générale (à l’exception de l’Iran, pays perse,entre parenthèse) jouent un rôle quelconque, aussi minime soit-il, sur le plan politique ou diplomatique pour arrêter l’hécatombe qui touche le peuple afghan et le peuple palestinien écrasé par la coalition judéo-chrétienne diriger par les USA, chantre du capitalisme libéral ??? Voilà où je voulais en venir tout simplement : un communiste n’est pas obligatoirement un traitre à son pays et peut même défendre des causes que même les régimes islamistes n’ont pas le courage de faire (questions palestiniennes et Afghane). Je simplifie peut être trop mais je ne fais que donner mon avis même maladroitement et un peu simpliste, mais il y a du vrai dans mes affirmations. C’est que je PENSE sans avoir la prétention de donner des leçons d’histoires ou d’analyse d’un expert géopolitique. On est sur un forum de discutions et c’est normal que chacun essaye de corriger l’autre. Moi je n’ai pas d’arguments aussi puissants que les votre mais je m’exerce à la discussion, à l’échange, à la recherche de vérité dont nous manquons énormément depuis toujours.




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  • ELKENZIR
    31 août 2009 at 12 h 48 min - Reply

    @Babafikrane, ceci étant vous avez le droit de « décortiquer » mes propos , mais je ne vous conseille pas de ma dépecer car cela vous demandera trop de temps. Saha Ftourkoum .




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  • babafikrane
    1 septembre 2009 at 8 h 08 min - Reply

    @ El Kenzir

    Vous pouvez juger qui vous voulez et même les insulter, si vous suivez les règles de Youtube, de Facebook et des réseaux sociaux, mais j’espère que nous ne sommes pas dans ce schéma car nous n’iront pas loin dans le sens de la communication constructive. : Celle qui libère l’homme et qui l’aide à comprendre son monde. C’est pour cela qu’il faut considérer que derrière chaque pseudo il y a une personne qui essaye de contribuer à un débat d’idée qui se veut constructif et pédagogique. C’est la raison pour laquelle je prends le temps de vous répondre sans invective. Nous devons cela a un modérateur respecté qui lui aussi prend le temps de lire tous les messages et d’arbitrer la conversation pour quelle puisse demeurer décente et utile. Nous l’en remercions.

    Nous avons tous a des degrés différent la fâcheuse tendance a vouloir assassiner le facteur ou à jeter l’anathème sur l’autre sans même prendre de recul nécessaire pour réfléchir au contenu du message. On nous a « formés » à ce genre de comportement. Avant d’assassiner quelqu’un physiquement, on l’assassine verbalement:

    L’assassinat verbal commence par créer une catégorie. Celle dont on veut assassiner les membres. A cette catégorie on y associe un identifiant, de préférence un qui stimule l’imaginaire, du style « l’Axe du Mal » ou « État Voyou » ou « terroriste ». Le but de cette opération est de créer un modèle simple du monde sur lequel on peut greffer des politiques, de la communication, des mesures sécuritaires, etc.

    Lorsqu’en 1946 Churchill utilise le terme « Rideau de Fer – Iron Curtain » pour designer la région du monde sous influence soviétique, il sait que le terme va galvaniser l’attention du public en occident. Un rideau est une barrière imperméable a la lumière, à la circulation des personnes, et des biens, il suggère aussi que désormais il va y avoir deux espace dans le monde: celui de la liberté et celui des ténèbres. C’était le début de la guerre froide.

    Le même processus est en élaboration en ce qui concerne l’Islam. Des termes comme « Islam Politique, Islamisme, Djihadiste, Islamistes, Islamo-fascistes, etc., se cristallisent doucement dans le langage et dans l’esprit des gens, on y greffe par la suite des messages subliminaux en relation avec la violence, l’intolérance, etc. et très vite des que quelqu’un prononce le mot Islam on va y associer la terreur, l’intolérance et archaïsme. On est en voie de reconstruire un monde bipolaire dans un espace a deux dimensions orthogonales : L’axe du bien et l’axe du mal, sauf que désormais le bien et le mal ne sont plus confines a un lieu géographique, mais a un espace cognitif conditionne par l’information au sein de laquelle les gens sont immergés. Et comme vous le devinez probablement, le support de l’information et du sens est le langage dans sa définition la plus large. Il comprend entre autre le langage visuel, le langage parle, le langage olfactif, le langage gustatif, le langage comportemental, etc. L’ensemble des langages, à un instant donné, forment la culture d’un groupe. Mais chaque langage est aussi un outil prosthétique qui nous permet d’influer sur notre environnement. Le langage parlé n’est-t-il pas le premier outil de l’homme ?

    Chaque langage possède un vocabulaire et une syntaxe. Chaque mot du vocabulaire possède un champ sémantique et c’est sur ce champ qu’agissent les faiseurs d’opinions, les publicistes, et les stratégistes pour altérer une culture et changer le comportement de ses membres. Voila pourquoi je tiens a mes langues et je me bats pour qu’on ne touche pas à mes référents linguistiques, qu’on ne m’en crée de nouveaux sans mon consentement ou qu’on change la signification de ceux existants. Comme je suis une personne qui veut participer a l’épanouissement de son peuple et qui est attentif a sa souffrance je refuse qu’on le mette dans des boites qu’on étiquette pour mieux le manipuler et l’asservir. La prudence est de rigueur car Il y va de notre survie à tous.

    Ceci étant dit, c’est bien que vous vous exerciez a la discussion, mais la modestie est de rigueur. Votre franchise est tout à votre honneur. Mais il est important de savoir se remettre en cause car one ne peut pas savoir ce qu’on ne sait pas.

    Sans rentrer dans une élaboration, je vais vous raconter une autre histoire de notre peuple, ce peuple que chacun a sa manière veut défendre. Un peuple ne sort jamais indemne de 5 siècles de colonisation qui ont détruits sa société et sa dynamique sociale. La société que vous observez aujourd’hui n’est pas le résultat d’une évolution naturelle. Elle est le produit de manipulations, de subjugations, de viols, de vols de rapines, de meurtres, de génocides et j’en passe. C’est une société qui a été l’objet d’une lobotomisation qui n’a que partiellement réussie. Le déchirement identitaire est le trait qui caractérise sa dynamique. Ce sont deux mémoires qui sont en conflit, une mémoire ancienne de souche musulmane, berbère et africaine et une mémoire plus récente qui est le produit d’une expérience coloniale d’inspiration Française. Le communisme et une bonne partie du mouvement national est issu de cette mémoire. Seulement voila malgré toutes les tentatives d’éradiquer notre culture ancestrale, elle a survécue et se manifeste aujourd’hui dans diverses formes d’expressions, l’islam en est la plus forte. Mieux encore cette manifestation n’est pas locale elle occupe tout l’espace ou vivent des musulmans du Maroc, jusqu’à la chine. Le mouvement est lent mais la tendance a la force d’un tsunami. La preuve il n’y a pas un seul pays musulmans au monde qui n’a pas connu au courant des deux dernières décennies une instabilité sociale. En occident il n’existe pas une seule université qui n’étudie pas ce phénomène, le nombre d’articles savants sur le phénomène a littéralement explosé. Alors que chez nous nos intellectuels continuent de faire la politique de l’autruche.

    Ce qui est fondamentale c’est que ce jeu ne peut pas durer indéfiniment car le monde bouge à grandes amplitudes. Nous vivons des moments uniques car pour la première fois dans l’histoire des 5 derniers siècles le centre de gravite du monde se déplace de l’Europe et des USA vers la Chine et l’Inde et l’enjeu existentiel de notre pays réside dans les choix qui vont nous positionner dans ce monde qui se profile.

    C’est dans ce contexte de mutations globales qu’un consensus culturel est entrain de se cristalliser en Algérie et lentement l’islam en tant que système de valeurs et vecteur de cohésion sociale va devenir incontournable, s’il ne l’est pas déjà.

    Saha ftourkoum
    Wa Salam
    Babafikrane




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  • BRAHIM
    1 septembre 2009 at 16 h 03 min - Reply

    cher @babafikrane, j’espère que je ne vous ai pas offensé. Quand à votre conclusion vous avez parlé de « l’islam en tant que système de valeurs et vecteur de cohésion sociale qui va devenir incontournable » . Je pense que pour ses principes tout le mondde est généralement d’accord avec çà. Mais le problème commence à partir du moment où l’islam devient un « vecteur politique ». C’est à ce « vecteur » là que je fais allusion dans mes critiques. Là est le questionnement ….. enfin pour moi évidemment.




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  • jnsplu
    1 septembre 2009 at 23 h 43 min - Reply

    Bonjour à tous et saha ftourkoum.

    Beaucoup de nos interventions seraient plus claires si nous nous donnions la peine de clarifier chacun notre manière de concevoir les choses. Des termes qui signifient une chose pour l’un peuvent signifier autre chose pour l’autre.

    Dans cette optique : Qu’est ce que l’Islam politique ou l’islam en tant que vecteur politique ?

    Je pourrais dire en ce qui me concerne et entre autres que c’est de la politique faite par des musulmans. C’est à dire de la politique faite par des gens qui croient en Dieu et en son prophète Mahomet et qui appliquent les principes du Coran dans leur démarche politique comme ils l’appliquent ailleurs, ou par extension qui ont vécu en terre d’islam et qui ont acquis en principe la culture ambiante et qui procède de la majorité et donc de l’islam, meme s’ils ne sont pas eux memes croyants.

    La politique que peuvent proner ces gens là à l’évidence ne saurait etre la meme que celle que voudraient pratiquer des gens ayant toujours vécu en europe ou ayant une vision européenne des choses, meme s’ils sont musulmans En d’autres termes on peut etre musulman par la foi ou par la tradition.

    Pourquoi ces gens là n’auraient pas le droit de gouverner? Est ce en raison de leur foi ou en raison du fait que l’islam ne doit pas régenter nos vies et qu’il n’est pas admis qu’une fois arrivés au pouvoir l’impulsion juridique qu’ils donneront fera que l’islam régentera la vie du pays à composante majoritaire musulmane?

    D’ailleurs, j’ai l’impression que chez nous c’est plutot beaucoup plus la tradition que la foi qui prime, meme si souvent cette dernière est présente quoique sous des formes variées.

    La politique est faite par des gens et pour des gens et donc on ne peut imposer à ces derniers des valeurs politiques qui ne cadrent pas avec leur façon de voir, leur façon de vivre, les minorités ne peuvent imposer leurs choix à la majorité sous prétexte de démocratie, meme en démocratie surtout en démocratie, de meme que la majorité doit tenir compte de l’impact des minorités et de leurs aspirations pour garder l’harmonie et la paix sociale.

    Les termes d’islamiste et autres étiquettes relevent de la meme probématique.




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  • BRAHIM
    6 septembre 2009 at 13 h 23 min - Reply

    @jnsplu , moi quand je lis dans la presse « LA ZAOUÏA BELKAÏDIA PARRAINÉE PAR BOUTEFLIKA » , je pleure plusieurs nuits de suite pour mon pays l’Algérie. Et vous !!!!!! ??????




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  • BRAHIM
    6 septembre 2009 at 20 h 29 min - Reply

    @jnsplu , mon frère quand je lis dans la presse « LA ZAOUÏA BELKAÏDIA PARRAINÉE PAR BOUTEFLIKA » , je pleure pendant plusieurs nuits pour l’Algérie . Et vous !!!! ????




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  • jnsplu
    8 septembre 2009 at 21 h 11 min - Reply

    @Brahim.Pardon mon frère. J’ai repondu à ta question mais mon posta disparu je ne sais pourquoi. Je ne me ra




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  • Congrès du Changement Démocratique