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26 March 2017

DE NOMBREUX IMPORTATEURS SUR LE POINT D’ARRÊTER LEUR ACTIVITÉ. Vers le retour du "cabas".

CabasLe Soir d’Algérie, 17 août 2009

L’instauration du crédit documentaire comme seul mode de payement des importations commence déjà à faire ses premiers effets. Dans la crainte de disparaître du marché, laissant place au grand retour du «trabendo», de nombreux «petits» importateurs affirment que cette nouvelle loi profite seulement à leurs fortunes concurrentes.
Mehdi Mehenni – Alger (Le Soir) – Selon le gérant d’une supérette située au centre de Delly-Ibrahim, beaucoup de citoyens ont déjà pris conscience du risque de pénurie de certains produits d’importation de large consommation. Ce gérant affirme que beaucoup de clients viennent s’approvisionner en quantité considérable de certains produits qui risquent de disparaître des étals, tels que le lait en poudre, les compotes et les couches pour bébé, qui sont essentiellement importés de l’étranger. Qu’est-ce qui explique ce risque de pénurie ? Selon un importateur rencontré par hasard dans une supérette à Hydra, les retombées administratives et financières de cette nouvelle loi vont pousser de nombreux importateurs à abandonner leur activité légale et opter pour le «cabas». «Avant, j’étais un trabendiste. Mais avec la relative stabilité du marché algérien, j’ai opté pour l’importation «légale». Aujourd’hui, avec ces nouvelles dispositions, il m’est impossible de payer la marchandise que j’importe cash. Mes clients ne le peuvent pas aussi. Nous nous sommes habitués à travailler au paiement par crédit. De toute manière, avec les quelques bons amis qui j’ai au niveau de la douane, je crois qu’il est préférable pour moi de redevenir le simple trabendiste que j’étais», confie-t-il. Quant au patron d’une grande supérette de Chéraga, cette nouvelle disposition va grossir davantage la fortune des grands importateurs et faire disparaître du marché les modestes fournisseurs qui ont pourtant eu beaucoup de mal à monter leur petit business. «Je suis évidemment inquiet. Qui va dorénavant m’approvisionner, après que la plupart des importateurs avec qui j’ai l’habitude de travailler m’ont appelé pour m’annoncer qu’il ne faut plus désormais compter sur eux. D’autant que je travaille beaucoup avec des clients habitués à consommer des produits importés », a-t-il clamé. De l’avis d’un gérant d’une grande surface au Val-d’Hydra, cette nouvelle loi va faire le bonheur des barons de l’import-export qui vont assurément prendre le marché algérien en otage en imposant les produits qu’ils veulent avec les prix qu’ils veulent en recourant au stockage et à la spéculation. Ce qui va conduire systématiquement à des pénuries de certains produits qui étaient avant à la portée de tout le monde. Selon notre interlocuteur, certains produits de la marque Craft, spécialisée dans la fabrication du chocolat et le café en poudre, ont déjà connu une vertigineuse hausse. A titre d’exemple, le café en poudre Carte Noire qui était il y a seulement un mois à 160 DA vient de grimper à 380 DA. La raison est qu’après qu’un importateur algérien assurait la livraison de ce produit, le marché a été cédé à un riche commerçant libanais qui n’arrive toujours pas à faire décoller son business. Devant cette situation, des trabendistes ont profité de l’occasion pour approvisionner les revendeurs, mais à des tarifs excessivement élevés. Ainsi, il est clair que ces nouvelles dispositions vont encore une fois encourager le recours au commerce informel, au trabendisme, à la corruption et à l’importation en catimini. Lorsqu’on sait qu’il y a toujours des gens qui sont prêts à fermer les yeux pour le transit d’une fourgonnette jonchée de marchandises, il y a de quoi s’attendre au pire. De toute manière et comme l’a si bien exprimé un importateur, «comme on a coutume chez-nous de faire des lois pour les défaire le lendemain, heureusement que j’ai pris mes dispositions en me montant une petite situation avec un commerce à l’étranger. Je crois qu’il est temps d’aller prendre sa retraite ailleurs qu’ici».
M. M.


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7 Commentaires sur cet article

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  • karamazigh
    17 août 2009 at 19 h 55 min - Reply

    l’arret de l’import import n’est pas uniquement necessaire mais urgent pour l’économie Algerienne, au lieu d’aider la production locale, victeur de creation de l’emplois et du savoir faire, l’algerie continue à faire le bonheur des producteurs étrangers en se servant de sa manne petroliére, ces imports importateurs qui ralent doivent savoir qu’ils sont entrains de couper une branche sur laquelle ils sont assis




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  • BOUMEDIENNE
    17 août 2009 at 20 h 27 min - Reply

    c est toujours la meme politique algerienne …. aider les grand boss pour se faire aider ……et rester aux commandes d un grand peuple algerien al maghloub alayhe….
    et tous les moyens sont bons pour se maintenir foukelkourssi .
    comme ils sont incapable , alors ils ecrasent le peuple par tous les moyens , pour qu’il leur reste soumis, ils importe tous pour ne lui laisser rien a travailler , a fabriquer , meme la main d oeuvre etrangeres est importer pour briser le peuple………. par tous les moyens ….avec tous les moyens …..
    ……exemple ..voire l embarcation des haraga aux large de Annaba qui a ete detruite par un navire de guerre algerien ( 2 morts , plusieurs blesser)…..un navire algerien payer par l argent des algeriens , conduit par des algeriens pour assasiner des algeriens !!!!!!!!………..voire bentalha , al raiss ….octobre 88 ..malheureux evenement 1992-1998…affaire khaliffa banque …sa fini pas la liste .

    LE JOUR DU JUGEMENT , IL PARAIT QUE LA JUNTE DE CRIMINELS ALGERIENS SERONT LES PREMIERS A ETRE JUGER …ET Feront DU COMBUSTIBLE 1 er choix DE L ENFER tellement ils sont tacher de sang et crimes…. FARAOUN ET ABA DJAHL seront la , pour se distraire et esperer le pardon car finalement ils sont de loin moins criminels.




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  • réda
    18 août 2009 at 12 h 26 min - Reply

    Ca confirme que ce gouvernement et ce président n’osent rien faire contre cette meute qui contrôle le pays , le deal était  » on arrête les crédit mais ne vous inquiétez pas on instaure la crédit documentaire et on élimine tout les parasite qui vous dérangeais avant , le champs restera libre que pour vous , et les caisses sont que pour vous ». et la bande de voyous appuyé par Mr bouteflika le destructeur continue a se servir puisqu’elle se considère que tout lui appartient.

    ca veut dire quelque soit (x) la meute sanguinaire suceuse de sang est gagnante et les discours de protection de l’économie c’est du mensonge pure.

    vive l’Algérie et gloire a nos martyres des deux guerres.




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  • nomade
    18 août 2009 at 17 h 07 min - Reply

    l’ouverture du commerce international a pour objectif de casser la production nationale , casser le génie et les inventions algériennes qui a pour résultat une pandémie de chômeurs et toute la délinquance qui en découle . l’algérien n’est plus qu’un tube digestif , consommant des produits fabriquer ailleurs.
    cette situation fait l’affaire et le bonheur d’une fourmilière de ripoux ,fripouilles , corrompus et corrupteurs.
    tous les pays du monde font de l’import/export avec des barrières protectionnistes économiques contrairement a nous , on est verse dans le pur et simple import/import.
    il fut un temps ou le marche américain a tee submerge avec des voitures japonaises ,les américains ont voulu mettre un stop a la situation , les japonais contre-attaquaient en ne pas importer le bœuf américain : deux économies ultra-liberales qui se protegent.
    chadli ET belkheir, fossoyeurs de l’économie algérienne ont une grande responsabilité devant ALLAH . ce jour la il n ‘y aura ni Chirac , ni pasqua , ni balladur ,ni camdessus , ni bush , ni tony blair , ni dick cheney pour les défendre.

    il parait que le scanner importe par l’état flambant neuf au niveau du port d’Alger a été sabote par le syndicat de la fraude et du crime.




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  • Sofiane
    20 août 2009 at 14 h 11 min - Reply

    Bonjour
    Les barrières protectionnistes sont destinées à préserver les productions stratégiques sans pour autant y accorder des monopoles absolus.
    Le concept du monopole a été depuis longtemps ancré dans la culture gouvernement que ce dernier tente par tous les moyens d’éliminer la concurrence « loyale » en nous bombardant de discours stéréotypes et démagogiques afin de diaboliser l’économie de marché( qui de toute façon n’a jamais été instauré) et maintenir un régime dévastateur qui est celui du marché Oligopole.
    La production locale est, certes, un impératif pour la relance de l’économie nationale mais encore faut t-il qu’elle soit plus rentable que l’importation. Sinon, ou est l’intérêt? Déplus, avec la division internationale du travail, l’Etat ne peut prétendre à tout produire localement et encore moins de passer à l’autarcie. Les pays émergents ont compris ce concept et ont réussi à élever leurs économies d’un cran…ou deux.
    Alors pourquoi tenter d’imposer au consommateur un tel ou un tel produit? Ces théories économiques, révolues, ont montré leurs échecs depuis des décennies.
    Lorsque la production nationale devient rentable en matière de prix et conforme aux normes internationales en matière de qualité les consommateurs se pencheront d’eux même sur les produits locaux ce qui, par ricochet, diminuera (sans disparaitre) l’importation et favorisera la consommation des citoyens qui à son tour relancera l’économie du pays.




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  • karamazigh
    21 août 2009 at 20 h 07 min - Reply

    à Sofiane.

    ce que tu prone est ultra libéral, c’est la théorie de l’avantage absolu ou bien relatif de SMITH et RICARDO respectivement, cela n’est valable que dans la théorie, meme les USA, le pays le plus liberal protege ses producteurs, je ne suis pas pour le retour à l’économie de l’autartie mais dans le cas de L’Algerie on est à l’autre extrémité.

    pour prendre une decision d’importer ou bien de produire intérieurement à cours terme, on tient pas compte uniquement du consommateur mais aussi de l’état et du producteur national, on procede au calcul des recettes douaniéres pour l’état ou bien des impots en cas de production nationnal, ce que gagne ou perd le consommateur, et ce que perd le producteur national en cas de recours à l’importation. on chosit la solution qui maximise le surplus du pays.

    à long terme, l’état et le consommateur peuvent accepter des pertes pour proteger une industrie naissante.

    à cela s’ajoute des criteres éxogenes à l’ économie, l’europe protege ses agriculteur, elle leur achete leur produit à des prix supérieurs aux prix du marché international pour qu’ils puissent garder leur activité, car cela leur permet d’eviter de donner un moyen de pression au pays qui leur fournissent les produits alimentaires. l’arme verte comme on l’appelle.




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  • nomade
    22 août 2009 at 18 h 33 min - Reply

    l’économie américaine ou occidentale a pour indicateur économique  » la consommation des citoyens »
    cette consommation concerne leurs produits locaux qui sortent de leurs usines et qui font travailler leur citoyens , non pas des produits importes d’ailleurs et qui font bosser des gens d’ailleurs.
    les Etats-Unis jetaient le blé a la mer pour garder un prix plafond et protéger les revenus de leur agriculteurs dans les cas de surplus.
    dans le cas de ce pays pourri (Algérie) ce n’est plus l’état qui exerce le monopole ( ramadan el -karim m’empêche citer de noms) , mais quelques corrupteurs et fripouilles .
    ce n’est ni moi ni les gens de ma classe qui sont capables de sortir un conteneur des ports algériens.




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