Édition du
25 March 2017

Le Mouvement Islamique et l'Islam Politique en Algérie : Perspective d’un « insider »

Anwar N Haddam(Première partie)
Par Anwar N. Haddam

En réponse à certains internautes regardant mes positions sur certain sujets, ci-joint une traduction de ma présentation auprès du 9ieme Congrès du « Centre pour les Etudes de l’Islam et la Démocratie » tenue à Washington, DC le 14 Mai 2008, et qui avait pour thème : « L’Islam Politique et Démocratie: que veulent les Islamistes et les Mouvements Islamiques? »

Cet article est présenté dans le but de préparer les bases pour une discussion constructive et informée autour des questions posées…et qui sont légitimes… mais qui, peut être, sont basées sur un malentendu des positions réelles des Islamistes.

Notre espoir aussi est que ce petit article initiera un véritable débat d’idées, surtout avec nos concitoyens leaders des différentes tendances politico-idéologiques, sur des questions primordiales et d’intérêts communs.

Dans cette première partie de l’article sont introduits l’école Nord-Africaine de la « Pensée Objectiviste » (al-Fikr al-Maqassidi) dont l’auteur en fait partie, ainsi que quelque concepts tels que l’Islam (que représente t-il?), la politique, l’être humain en Islam, la Chari’a et ses objectives ou Maqassid, le Mouvement Islamique Algérien, l’Islam Politique en Algérie, l’action politique, le processus démocratique adopté par notre « Ecole pour le Renouveau Civilisationel » (al-Bina al-Hadari), le plus ancien des mouvements Islamiques Algériens d’après l’indépendance.

Introduction

L’attitude négative à l’appel des populations du monde musulman depuis leur indépendance, en faveur du changement politique vers une véritable autodétermination, a provoqué la radicalisation de certains jeunes frustrés. Ceci a conduit récemment à la formation de groupes islamiques extrémistes radicaux, bien que peu nombreux, aboutissant à une menace non seulement pour la sécurité du monde occidental, mais aussi pour le monde musulman et les efforts de ses peuples pour des réformes politiques dans leurs pays respectifs, comme cela est le cas de l’Algérie.

Blâmer les politiciens issus de la mouvance islamique pour les actes terroristes commis par des groupes extrémistes radicaux n’a certainement pas résolu le problème. Le monde musulman a un besoin urgent de reformes politiques afin de permettre à ses populations de s’émanciper et de participer de manière constructive dans le nouvel ordre mondial et l’économie mondiale.

La communauté internationale, basée sur des considérations à court terme de l’ordre et la stabilité, semble s’être accommodée jusqu’à aujourd’hui de l’ingérence cruelle des institutions militaires dans la vie politique des pays musulmans, ignorant totalement les droits fondamentaux de l’homme dans ces pays. Il est grand temps de changer cette politique irresponsable et inhumaine du «laisser-faire ». En effet, les peuples constituent le véritable facteur de stabilité, de sécurité, et de prospérité économique.

L’exemple de l’Algérie nous enseigne clairement que priver le peuple d’un véritable processus démocratique n’a provoqué que l’insécurité et l’instabilité de la situation politique, ainsi que la détérioration de leur condition socio-économique.

En effet, au lendemain des premières élections, législatives et municipales, transparentes et multipartites que l’Algérie n’ait jamais eu, et face aux résultats en contradiction avec toutes les prédictions de l’armée algérienne et de ses alliés étrangers, le régime a pris la responsabilité, avec la bénédiction des grandes démocraties occidentales, de mettre fin au processus démocratique quelques semaines plus tard, en Janvier 11, 1992, entrainant le pays dans une sanglante guerre civile atroce dont les Algériens ont encore du mal à panser les blessures.

L’argument donné pour le coup d’Etat militaire de Janvier 1992 a été que le peuple algérien a été induit en erreur par le parti vainqueur de ces élections, notamment le FIS, et ainsi, la démocratie doit être protégée à tout prix des islamistes et de leur prétendue devise «une personne, une voix, mais une seule fois».

Cet article essaie de jeter la lumière sur le Mouvement Islamique en Algérie, à partir de la perspective d’un « insider » – l’auteur de l’article en est lui-même membre depuis plus de trente cinq ans – et sur ses membres actifs politiquement qui ne sont ni des théocrates, ni des autocrates, mais fondamentalement des « musulmans-démocrates» dont le souci principal est la prospérité et le bien-être du peuple algérien.

Cette présentation se réfère à leurs positions sur des questions telles que: la démocratie et la façon dont ils la réconcilie avec la notion de « souveraineté divine » (Al Hakimia) en Islam, le concept de la citoyenneté, le pluralisme politique, la diversité culturelle et religieuse, la liberté aussi bien individuelle que collective, y compris la liberté de pensée, la liberté de croyance et la liberté d’expression, les droits humains fondamentaux, droits des femmes, droits des minorités, le développement économique et l’importance des sources d’énergie, les questions liées à la Terre Sainte au Moyen-Orient, le terrorisme et les problèmes divers auxquels sont confrontés la paix et la sécurité mondiales.

Cet article abordera également les écarts entre ces positions bien documentés et les faits sur le terrain: qu’est-il arrivé à la démocratie algérienne et quelles sont les véritables raisons de son échec ?

Avant cela l’article débute avec l’introduction de l’école Nord-Africaine du al-Fikr al-Maqassidi. Apres cela, il définit certains concepts que l’auteur de cet article et son mouvement pensent qu’il est grand temps de les revendiquer des extrémistes qui les ont trop longtemps, et à tord, accaparés.

I – L’école Nord- Africaine de la« Pensée Objectiviste »

Le monde musulman est très divers. Bien qu’ayant tous adopté l’islam comme un mode de vie, chaque région est socialement, culturellement et politiquement dans une certaine mesure unique …

De même, le Mouvement islamique dans l’ensemble du monde musulman, avec toutes ses diverses manifestations, y compris politique, ou ce qu’aujourd’hui est appelé l’Islam politique, n’est pas monolithique. Il est en effet le produit du socio-politico-économique et culturel des populations de ces différentes régions.

C’est en raison de l’absence de compréhension des conditions socio-historiques de la société algérienne, et Nord-Africaine en général, que la communauté internationale n’a pas apprécié l’émergence de l’Islam politique comme principale force politique dans la région.

La région occidentale du monde musulman (ou le « Maghreb ») a vu le développement d’une école de pensée socio-politique appelée école de la « Pensée Objectiviste » (al–Fikr al–Maqassidi) qui a été décrite comme étant « l’école Rationaliste Maghrébine » en opposition à « l’école littérale du Mashreq» (Moyen-Orient)».

Cette « pensée objectiviste » est basée sur une méthodologie qui a comme origine la façon de promulguer les lois à partir des différentes sources de la jurisprudence islamique, utilisant la notion « d’Objectifs de la Loi Islamique » ou (Maqassid al–Chari’a), suggérée par un célèbre savant musulman de l’Andalousie, du 14e siècle, du nom d’Abu Ishaq al Imam al-Chatibi, dont il a développé dans son célèbre livre « Al Mouwafaqat ».

De cette méthodologie des Maqassid est apparue l’école de la « pensée objectiviste » qui remonte historiquement à Abdul Rahman Ibn Khaldoun ; une école qui traite de tous les aspects de la vie. Elle a été relancé par le Cheikh Khair -el -Dine al-Tunsi de la Tunisie au 19e siècle, et au le 20ème siècle a été développé et formalisé par Cheikh Tahar Ben Achour de la Tunisie, et surtout par l’algérien Malek Bennabi.

Parmi les principaux intellectuels maghrébins contemporains de cette école sont l’Algérien Tayeb Berghout, les Marocains Abdel Hamid – Al Najjar et Ahmad Al –Raissouni et le tunisien Rached al-Ghannouchi. Parmi les tendances, au sein de la mouvance islamique maghrébine contemporaine, qui s’identifie avec l’école du al-Fikr al-Maqasidi, nous avons l’école algérienne al-Bina al-Hadari, le Mouvement pour « l’Unité et Réforme» (al- Tawhid wal- Islah) du Maroc, et de la Renaissance (al Nahda) de la Tunisie.

Il est grand temps pour que tous ceux qui persistent à justifier jusqu’à aujourd’hui la politique du « laisser faire » face aux putschistes de Janvier 1992, réalisent le fait que l’histoire et la situation géopolitique de la région nord-africaine ont permis à l’école du al-Fikr al-Maqasidi, majoritaire au sein de la mouvance islamiste, à prendre une position de leader dans le monde musulman dans l’adoption de la notion moderne de la démocratie et du processus démocratique ; notion qui constitue l’un des principaux éléments de la culture politique des peuples nord-africains.

II – Quelques Concepts tels qu’adoptés par l’Ecole du « Renouveau Civilisationel »

Ce chapitre est consacre à la définition de certains concepts tels qu’adoptés par l’école algérienne de la pensée réformiste, l’école d’Al Bina Al Hadari. Du fait que les définitions communément attribuées à de tels concepts sont celles de l’extrémisme dans ses diverses manifestations, je pense qu’il est grand temps de leur redonner leur définition originelle.

L’Islam:

– L’Islam est l’élément essentiel de l’identité de la grande majorité des Algériens, Amazigh et Arabe. Il est l’élément unique capable de préserver l’unité du pays et de la région.

– Nous considérons qu’il est impossible à quiconque de revendiquer le monopole de l’islam, ou de sa compréhension. Nous nous considérons comme avoir adopté seulement l’une des interprétations possibles de l’islam et de ses applications. Par conséquent, nous tenons à souligner que nous sommes contre toute tentative de monopolisation de l’expression de la vérité religieuse.

– Nous croyons en l’Islam comme étant un mode vie, avec ses constantes et ses variables. Nous pensons également que la foi (al Iman), selon l’Islam, constitue un élément de la vivacité de l’activité humaine, car elle est régie par une vision spirituelle qui fait du travail une partie intégrante de l’adoration d’Allah. L’islam est le moteur des valeurs sociales du travail, la bonté, la droiture et la piété.

– Nous sommes contre toute discrimination contre des personnes en raison de leurs préférences et vie religieuses. Une telle discrimination est en contradiction avec les droits de l’homme et de la liberté selon Maqassid al-Chari’a.

-D’autre part, il est inacceptable d’utiliser la religion pour des raisons politiques, économiques ou autres, ou de faire pression sur les gens qui pensent et vivent différemment.

La Politique:

– La politique est une réflexion sur la manière de servir le peuple et non pas pour s’en servir. L’homme politique doit avoir pour vocation de résoudre les problèmes quotidiens du peuple et améliorer sa vie.

L’être Humain selon l’Islam:

– D’après notre interprétation des textes de l’islam, l’être humain, avec sa double nature matérielle et spirituelle, est considéré comme un intendant et vicaire du Créateur sur la terre dont le but est de parvenir à un équilibre entre le bonheur matériel (vie accomplie et heureuse sur terre) et spirituel (préparation pour l’au-delà).

La Chari’a ou Loi Islamique et les Principes Canoniques:

– Les principes spirituels et temporels qui interagissent pour empêcher le basculement de l’équilibre vers l’une des extrêmes, matériel ou spirituel, est appelé La Chari’a ou Loi Islamique.

– Les principales sources de la jurisprudence islamique sont le Coran et la Sunna (paroles et actions rapportées – par voies sures – du Prophète Muhammad (PBL).

– La raison humaine, se basant à la fois sur la connaissance cumulative – de génération en génération- de l’islam ainsi que celle du développement de la vie humain, est la seule interprète des sources de la jurisprudence islamique et, ainsi, la seule habilité à extraire les lois en accord avec l’évolution du temps.

– Il existe des principes établis, appelés Qawa’ed al-Char ‘eya ou « Principes Canoniques », sur la façon d’extraire les lois de leurs principales sources islamiques. Parmi ces principes:

a) La priorité est donnée à la prévention des nuisances sur celle d’attirer des intérêts.

b) Le principe de choisir le moindre de deux maux.

c) Le principe de choisir le plus bénéfique des deux intérêts.

d) Le principe de la cessation de la cause: le cas où une loi s’applique devant une situation de fait, l’existence de la loi elle-même est tributaire de la continuation de l’existence de cette situation de fait.

e) Le principe de l’intérêt public: les lois doivent être en accord avec l’intérêt public. Si elles ne le sont pas, elles doivent être réexaminées et reformulées. En outre, si l’intérêt public change, les lois doivent changer en conséquence.

f) Le principe de l’acceptation de la possibilité de l’existence de plus d’une interprétation de certains textes parmi les sources de la jurisprudence islamique : car, dans Islam, seul le Prophète (PBL) est infaillible dans son jugement.

Note:

1- L’unanimité ou Ijma’ de la Umma est aussi, en principe, selon l’Islam, infaillible dans son jugement, mais il est impossible de l’atteindre de nos jours.

2- Ainsi, aucun, qu’il s’agisse d’un individu ou d’un groupe, ne peut prétendre à une inspiration divine dans son jugement. Par conséquent, il n’y a pas de théocratie en Islam.

Les Objectifs (Maqassid) de la Chari’a:

– Les objectifs de la Chari’a selon la philosophie de la morale de l’islam sont d’acquérir et de protéger les éléments essentiels de la vie humaine, c’est-à-dire les besoins et les raffinements de la vie, de tout être humain, indépendamment de sa religion, genre, ethnicité ou race.

– Ces éléments essentiels qui devraient être protégés sont les suivants: 1- le droit à la vie, 2- la religion, 3- l’intellect, 4- l’honneur et la progéniture, 5- la propriété privée, 6- la liberté (y compris la liberté de la pensée, la liberté de croyance et la liberté d’expression), et 7- la justice.

– Ces sept besoins génériques sont définis de telle façon que, en leur absence, l’homme ne peut vivre une vie digne.

– Toute action qui ne protège pas ces éléments essentiels à la vie humaine est contraire à l’Islam et ne pourrait être accompli en son nom.

Le Mouvement Islamique Algérien:

– Le mouvement islamique algérien, dont nous nous identifions avec, est un mouvement social pluraliste composé de diverses institutions et associations d’Algériens – tels que des associations philanthropiques, culturelles, des services sociaux, ainsi que des partis politiques – qui ont pour but de restituer le droit du peuple dans sa majorité de vivre l’islam comme un mode de vie, et à accomplir, selon leurs vocations respectives, un ou plusieurs des sept Maqassid al-Chari’a.

Ce mouvement doit être distingué de tout groupe extrémiste ou terroriste.

– Ce mouvement algérien indigène, avec toutes ses manifestations authentiques, n’a pas l’intention de remplacer le présent par un passé mystique, mais de restructurer l’ordre social moderne, afin que celui-ci soit conforme aux principes et aux valeurs de l’islam, la religion adoptée depuis son aube par la grande majorité des Algériens, Amazigh et Arabes il y a quatorze siècles.

L’islam politique:

– L’Islam politique est la manifestation des efforts politiques visant à atteindre les objectifs de la Chari’a telle que définie ci-dessus.

– L’Islam politique en Algérie vise à rétablir l’islam comme un mode de vie à travers l’institutionnalisation d’un système stable de gouvernance représentative de la société algérienne dans sa pluralité : un système multipartite qui n’a aucune ressemblance avec le système théocratique connu pendant des siècles dans le monde occidental.

L’action politique:

– Nous avons adopté une approche politique qui vise à instaurer la stabilité et a éviter toutes les formes d’appréhension et de crainte. Cette approche vise, en même temps, la réalisation des ambitions de la société algérienne de tourner la page de la tragédie nationale et de prendre des mesures concrètes en faveur du progrès, de la civilité et du développement.

– Nous rejetons le totalitarisme et le monopole de la vérité politique, religieuse ou culturelle. Au contraire, nous croyons en l’importance du pluralisme et de la diversité qui enrichit les expériences humaines. Nous croyons à l’égalité devant la loi pour tous les citoyens, le respect des droits des minorités, des femmes, des enfants et de la famille. Nous adhérons également au principe de la tolérance, la réconciliation et le respect des droits de la citoyenneté, les droits de l’homme, et nous rejetons toutes les formes d’exclusion sociale, culturelle et religieuse.

– Tout en reconnaissant le droit des peuples à se défendre face aux régimes qui se maintiennent au pouvoir, par la violence, nous rejetons celle-ci comme instrument d’accession ou de maintient au pouvoir.

– Nous croyons en l’importance de la participation populaire et le respect de la volonté de la société et cela par le recours aux urnes et le renforcement de mécanismes de la transparence du processus démocratique.

Processus de démocratisation:

En plus de la conduite d’élections pluralistes équitables et transparentes, un véritable processus démocratique visant à établir un système démocratique de gouvernement devrait inclure les éléments suivants:

1- Promotion de la primauté de la Loi et de l’égalité des droits civiques.

2- Promotion de la tolérance et du pluralisme socio-politico et culturel.
3- Respect des droits de l’homme, droits des femmes, droits de la famille, et des minorités.

4- Promotion des institutions de la société civile – tel que la famille, l’école, le Masjid et autres lieus de culte, la presse, et les diverses associations et syndicats, et le respect de leurs indépendance.

5- Promotion du droit à l’association et à la formation de partis politiques.

6- Promotion de la séparation des pouvoirs législative, exécutive et judiciaire, l’indépendance de la presse, de la non-ingérence de l’institution militaro-sécuritaire et de l’Administration en politique et de leur obligations constitutionnelles envers le peuple et ses représentants élus.

7- Combattre la corruption.

Il convient de mentionner ici que, conformément à l’école d’al-Bina al-Hadari, ce processus de démocratisation n’est pas négociable. L’élite dirigeante en Algérie doit s’engager à respecter l’ensemble du processus de démocratisation en vue de parvenir à une paix durable, à la stabilité et à la prospérité du peuple algérien. L’islam politique algérien a été et est toujours attaché à ce processus.

En conclusion à cette première partie de l’article, il faut rappeler que c’est sur la base de ces références présentées ici que l’auteur de ce papier ainsi que plus des 2/3 des candidats FIS, ont été élus aux élections législatives de Décembre 1991. Ces idées, donc, ne sont pas étrangères au peuple algérien et n’appartiennent pas à une minorité « d’islamistes », mais plutôt à une majorité qui est toujours victime de diffamation par une certain presse à la solde des DRS.

La 2ieme partie de l’article présentera le concept des principes « démocratiques-musulmans » issu de notre l’école de al-Fikr al-Maqassidi – qui confirme la compatibilité de la forme de gouvernement démocratique avec la Chari’a et ses Objectives. Il traitera aussi de la théocratie et de la relation de la religion avec l’Etat dans l’islam, toujours selon la même école de « pensée objectiviste ».


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63 Commentaires sur cet article

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  • BRAHIM
    19 août 2009 at 15 h 06 min - Reply

    CHANGEMENT FULGURANT! C’est dommage que ce document n’ait pas circulé au moment de la campagne pour les élections communales et législatives du début des années 1990. J’aurai voté les yeux fermés pour Monsieur Anwar. Sans déconner. La majorité de ce qui est mentionné dans cette présentation, je le revendique, moi aussi, en tant que citoyen algérien (en plus non musulman, voire athée ). Je vous jure que c’est vrai et les internautes ne me contredirons pas. Je vous donne ci-près des exemples cités par Anwar et que j’expose souvent dans mes interventions sur les blogs. Je résume quelques-unes recueillies au hasard dans la présentation de Anwar :
    1/- Le monde musulman a un besoin urgent de reformes politiques afin de permettre à ses populations de s’émanciper et de participer de manière constructive dans le nouvel ordre mondial et l’économie mondiale.
    2/- L’Islam est l’élément essentiel de l’identité de la grande majorité des Algériens, Amazigh et Arabe.
    3/- Nous considérons qu’il est impossible à quiconque de revendiquer le monopole de l’islam, ou de sa compréhension.
    4/- Nous sommes contre toute discrimination contre des personnes en raison de leurs préférences et vie religieuses … et …. une telle discrimination est en contradiction avec les droits de l’homme et de la liberté.
    5/- …. En Islam,…… le concept de la citoyenneté, le pluralisme politique, la diversité culturelle et religieuse, la liberté aussi bien individuelle que collective, y compris la liberté de pensée, la liberté de croyance et la liberté d’expression, les droits humains fondamentaux, droits des femmes, droits des minorités, le développement économique
    6/- Nous rejetons le totalitarisme et le monopole de la vérité politique, religieuse ou culturelle
    7/- Respect des droits de l’homme, droits des femmes, droits de la famille, et des minorités.
    8/- Promotion de la séparation des pouvoirs législative, exécutive et judiciaire, l’indépendance de la presse, de la non-ingérence de l’institution militaro-sécuritaire et de l’Administration en politique et de leur obligations constitutionnelles envers le peuple et ses représentants élus. Etc…. Etc…
    Ouah ! Ouah ! Je me demande pourquoi le service « communication » du FIS de l’époque n’a pas mis en exergue ces grands principes qu’on n’a jamais entendu avant, pendant et après la campagne électorale, il faut l’avouer. Pourquoi c’était Belhadj et Abassi qui avait le monopole de la communication ???? Grand gâchis pour le FIS, ma parole. Si vraiment la nouvelle plate-forme politique du Fis prend VRAIMENT en compte tous ses aspects, il DEVIENDRA sans aucun doute un grand parti démocratique. Mais pincez-moi, je crois que je rêve !!! Aussi, attendons pour voir car en dehors de Anwar, j’ai pas encore entendu ce discours politique ! Ciao et à bientôt sur le net.




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  • Kara Fawzi
    19 août 2009 at 17 h 12 min - Reply

    Anouar Haddam a dit:  » L’exemple de l’Algérie nous enseigne clairement que priver le peuple d’un véritable processus démocratique n’a provoqué que l’insécurité et l’instabilité de la situation politique, ainsi que la détérioration de leur condition socio-économique.  »

    Et vous ne croyez pas que le FIS allait enterrer cette démocratie une fois les clefs du pouvoir dans ses mais? Répondez-nous honnêtement et clairement, mr Haddam, le FIS aurait-il laissé les autres partis politiques non-islamistes sur la scène politique algérienne une fois devenu gouverneur du pays? N’étaient-ce pas les promesses des leaders du FIS d’instaurer un régime théocratique à l’afghanne qui avaient donné au régime militaire d’Alger un prétexte pour interrompre le processus électoral? Pouvez-vous nier cela alors que tout a été enregistré sur vidéo et diffusé dans les quatre coins du monde?




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  • Kara Fawzi
    19 août 2009 at 17 h 44 min - Reply

    Anouar Haddam a dit:  » – Ces éléments essentiels qui devraient être protégés sont les suivants: 1- le droit à la vie, 2- la religion, 3- l’intellect, 4- l’honneur et la progéniture, 5- la propriété privée, 6- la liberté (y compris la liberté de la pensée, la liberté de croyance et la liberté d’expression), et 7- la justice.  »

    Réponse: Pour le droit à la vie, à la liberté de sous ses trois aspects que vous venez de citer, je vous pose cette question: qui a tué l’étudiant Kamal Amzal à la cité universitaire de Ben Aknoun en 81 et pourquoi?

    Et il a dit aussi:
     » – Toute action qui ne protège pas ces éléments essentiels à la vie humaine est contraire à l’Islam et ne pourrait être accompli en son nom.  »

    Réponse: si vous croyez vraiment à ce que vous dites, pourquoi n’avez-vous pas dénoncé les pratiques de la majorité des islamistes qui sont contraire à l’islam, quand vous étiez en Algérie, c-à-d avant même l’interruption du processus électoral?




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  • Kara Fawzi
    19 août 2009 at 18 h 03 min - Reply

    Anouar Haddam a dit:  » nous croyons en l’importance du pluralisme et de la diversité qui enrichit les expériences humaines.  »

    Réponse: Là, vous devriez nous éclaircir un peu votre idée; quel est le type du pluralisme et de diversité auquel vous faites référence? Le pluralisme islamo-islamiste (i.e. la tolérance de l’existence de plusieurs partis politiques islamistes), ou celui englobant tous les partis y compris ceux-là dits laïcs ou athées?

    Pour la diversité culturelle, je vous renvois vers ce site où vous pourrez vous rafraîchir la mémoire en ce qui concerne la position des arabo-islamistes vis-à-vis de la culture / langue amazighe:
    http://aithamoudatayeb.maktoobblog.com/1616620




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  • Kara Fawzi
    19 août 2009 at 18 h 27 min - Reply

    Anouar Haddam a dit:  » En conclusion à cette première partie de l’article, il faut rappeler que c’est sur la base de ces références présentées ici que l’auteur de ce papier ainsi que plus des 2/3 des candidats FIS, ont été élus aux élections législatives de Décembre 1991. Ces idées, donc, ne sont pas étrangères au peuple algérien (…)  »

    Réponse: La victoire du FIS en 91 n’est dû ni à la maturité de l’électorat algérien, ni au bon sens du programme du FIS, ni à l’habileté politique des leaders du FIS, ni à rien d’autre qui puisse être une qualité de ce parti; au contraire, c’est dû à la naïveté, l’inculture et le désire ardent d’un grand nombre d’Algérien de se venger du régime mafieux qui a provoqué des frustrations au sein du peuple. Le peuple a voulu un changement à tout prix, mais au lieu de bien choisir, il a mal choisi en donnant ses voix à un parti qui, en réalité, n’est pas moins fascistes et totalitaire que le régime qui gouverne. Donc, en conclusion, la situation dans laquelle on se retrouve aujourd’hui est provoquée et par les partis islamistes, et par le régime et par le peuple dans sa majorité.




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  • tamezgha
    19 août 2009 at 19 h 26 min - Reply

    je me demande vraiment est ce que monsieur heddam faisait partie du FIS ,ou d’un autre parti politique? tellement les individus de ce parti sont diametralement en opposition a ce que monsieur heddam vient de nous éxposer.
    Peut-etre avait -il du mal a faire entendre sa voix au sein de ce parti!!!




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  • Candide
    20 août 2009 at 0 h 16 min - Reply

    @Anwar Haddam .

     » Le monde musulman a un besoin urgent de reformes politiques afin de permettre à ses populations de s’émanciper et de participer de manière constructive dans le nouvel ordre mondial et l’économie mondiale. ».

    Le  » nouvel ordre mondial  » qu’est-ce que c’est ? Quelle place pour l’ Islam ?
    Cet  » ordre nouveau « , est-ce celui de Bush, celui de Sarkozy ? A quand sa mise en place ? Quels en seront les principaux protagonistes ? Seront-ils des élus et par qui ? Que de questions !
    En attendant, voilà un éclairage interessant sur la conception de ce système, émanant d’un conseiller politique de haut rang et qui doit donc savoir de quoi il parle :

    Le songe de Jacques Attali : un gouvernement mondial !
    Un avenir qu’il nous annonce irrémédiablement placé sous les futurs auspices d’un gouvernement mondial chargé d’administrer une démocratie universelle. On ne peut ni être plus loyal dans la fourberie, ni plus clair sur les intentions des forces obscures. Évidemment, notre sibylle se réjouit d’une telle perspective et glisse avec la componction feinte qui s’impose sur le carnage “nécessaire” qu’implique un pareil avènement. Et il se met à rêver tout haut d’une autorité tentaculaire supranationale, dont la gestion serait confié à la puissance privé (banques/assurances), régnant sur un globe soumis à une division cadastrale sourcilleuse qui abolirait enfin ce concept inutile et barbare de “Nations”. Il imagine, pour finir, cet individu occidental de la mi-temps du vingt-et-unième siècle (selon ses prédictions), parfaitement autodiscipliné, s’épanouissant (dixit) dans la “jouissance de la servitude”et “l’illusion de la liberté individuelle”… Quant au reste du bétail humain, ou plutôt subhumain, que l’on nomme aujourd’hui tiers-monde, Attali (qui aime tant son prochain… principalement en barquette alimentaire d’hypermarché) se propose de leur faire abjurer leurs innombrables et ridicules superstitions et de les convertir au culte électoral et à la transcendantale mystique du marché. Dans les limites, évidemment, de ce que leur viande rapportera à l’Empire.

    Source : Marc Olmix – Mercredi 19 Mars 2008
    marcolmix@gawab.com




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  • still
    20 août 2009 at 0 h 33 min - Reply

    Ma foi, Vous n’avez rien laisse au democrates.Vous verrez (vous les voyez déjà!) ils seront obliges de se fournir chez vous en matière de démocratie et de tolerance.Ils sont les héritiers légitimes de ces principes, vous les en avez spolies et vous n’en étés pas digne, vous l’Islamiste.Mais je rêve ou quoi? Vous osez même afficher une élégance qui fait jaunir de jalousie un prince .Pourquoi vous ne porteriez pas une gandoura blanche , une chéchia ou un turban?Ca fait plus Islamiste.
    Vous dites ceci, alors que « chez vous » on dit cela.Vous faites ceci, alors que « chez vous » on fait cela.
    Et puis, dites ce que vous voulez, cela ne changera rien .On vous a barre la route. On a Sauvé l’Algerie.
    Aujourd’hui l’Algérie baigne dans l’huile Rabrab R*-on la cuisine_apres avoir été lavée a la lessive rouge Nezzar R*. Bientôt on la servira a table au plus offrant.Vous n’aurez pas assez de temps pour empêcher la transaction.
    I’m sorry I couldn’t comment otherwise.
    R* Marque deposee.




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  • admin
    20 août 2009 at 5 h 13 min - Reply

    Cher frère Anwar
    J’ai lu votre contribution avec un grand intérêt et j’en ai tiré une grande satisfaction. J’ai ressenti dans cette expression de votre pensée, une aspiration ardente à vous faire comprendre de vos compatriotes, à leur exprimer votre bonne foi, votre sincérité, mais aussi votre attachement inébranlable en vos convictions politiques.
    J’ai néanmoins éprouvé un grand regret. J’ai regretté que les leaders du FIS triomphant, en ces années ardentes, ces années de braises qui étaient le prélude à l’incendie qui allait ravager notre jeune nation, n’aient pas tenu le même discours que celui que vous nous livrez aujourd’hui. Combien les circonstances auraient été moins atroces, si le FIS avait été dans les mêmes dispositions d’esprit que celle que nous rencontrons aujourd’hui chez vous et chez d’autres leaders qui, comme vous, découvrent les vertus de la véritable démocratie. Je crois que si tel avait été le cas, les généraux criminels qui ont précipité notre pays dans la dévastation et le carnage, n’auraient pas pu le faire avec la désinvolture et le cynisme qui les a distingués tout le long de ces années sanglantes.
    En ces temps là, malheureusement, seuls avaient droit au chapitre, et au discours public, ceux d’entre vos rangs qui considéraient, et déclaraient, que la démocratie était kofr, et dont le leitmotiv inlassable étaient : « Lla mithak, lla doustour, kala Allah, kala Errassoul ! »
    La junte avait bien saisi l’opportunité d’une telle aubaine pour sa propagande, et au moment où les plus lumineux d’entre vous étaient assassinés ou bâillonnés, les voix des plus illuminés d’entre vous, entre tôliers et autres vendeurs de poulets, étaient amplifiées jusqu’au delà des mers. La junte n’en espérait pas tant. Elle allait se servir de cette propension du discours islamiste de cette période, obscurantiste, réducteur et même suicidaire, pour ne vous laisser d’autre choix que de commettre un carnage contre ces populations même qui vous avaient élus. Ils mettront tout en place, « islamistes » infiltrés dans vos rangs, groupes islamistes crées par leurs soins, bureaux spécialisés dans les fetwas qui appellent au massacre, à la dévastation, au pillage, et au viol. Rien ne sera épargné à ce peule meurtri, jusqu’à l’assassinat laborieux d’artistes, de journalistes et d’intellectuels, dont nombreux ne s’étaient dressés contre vous que parce que vos tôliers et vos vendeurs de poulets menaçaient de ramener le pays aux âges les plus obscurs de l’histoire. Pendant que certains nous invitaient à nous préparer de changer nos habitudes alimentaires et vestimentaires, d’autres nous promettaient de restaurer des châtiments corporels tels que la flagellation, la lapidation, l’amputation et la décapitation. Le reste de l’histoire est connu, et il n’est pas utile que nous y revenions. L’islamisme politique, qui aurait pu conquérir une place de choix dans un cadre démocratique, tel que vous nous le dépeignez aujourd’hui, s’est noyé dans le sang et les larmes. Celui de ses propres militants, comme celui de ceux qui y étaient opposés. Les seuls qui y ont, non seulement échappé, mais qui, bien au contraire, ont profité de cette période sanglante pour amasser des fortunes inimaginables, ont été ces généraux qui ont su vous manipuler au mieux de leurs intérêts, et qui vous ont amené à jouer le jeu macabre qu’ils vous avaient programmé. Car disons le, et reconnaissez le, les islamistes ont eu une large part de responsabilité de ce qui a été infligé à notre peuple. Il n’y a pas tres longtemps, un islamiste chef de guerre, se vantait d’avoir égorgé de ses propres mains, un jeune du service militaire qui pleurait et appellait sa maman, jusque sa gorge soit tranchée.
    Pardonnez moi, cher frère Anwar, d’avoir rappelé ces circonstances tragiques. Je voulais dire les choses sans complaisance, mais aussi avec sincérité, pour que nous nous comprenions, et que nous puissions nous pardonner les uns les autres. Je suis de ceux qui croient que l’islamisme politique a droit de cité dans notre pays. Je crois, même si mes propres convictions ne vont pas dans le même sens que les vôtres, que c’est au peuple algérien qu’il appartient de choisir sa destinée. Je ne souhaite pas qu’il adhère à un projet islamiste, mais si tel sera sa volonté, je m’y soumettrai, en continuant de défendre néanmoins ma propre vision de la société et de la politique. Je le ferais d’autant plus volontiers après avoir lu ce texte que vous nous avez fait parvenir, et après avoir écouté et lu d’autres personnalités apparentés islamistes, comme MM Dhina, Aroua, et tant d’autres que le régime criminel qui gouverne notre pays a marginalisé, après les avoir confinés dans un silence abyssal. Parce que le régime préférerait que seuls les vendeurs de poulets, les tôliers et autres égorgeurs de jeunes appelés, puissent nous parler de leur projet de société.
    DB




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  • adam
    20 août 2009 at 10 h 54 min - Reply

    Mr Haddam,

    La vision de l’Islam que vous préconisez, à travers votre écrit, est une vision qu’aucun algérien ne peut rejeter même s’il n’y souscrit pas totalement. Un tel discours s’inscrit parfaitement dans le champ démocratique et moderniste et aurait pu faire de notre expérience démocratique un succès éclatant et une exemple exaltant pour tous les peuples musulman de la planète. Malheureusement, cette l’école « d’Al Bina Al Hadari » n’a existé, si c’est le cas, que dans la tête d’une élite rêveuse et marginale dont vous faites peut être partie et qui aurait été passé au couteau par « les vendeurs de poulets, les tôliers et autres égorgeurs de jeunes appelés », pour reprendre l’expression de nos amis de l’admin., si son discours avait essayé de se faire entendre.
    Non monsieur Annouar, l’histoire est tout autre et le courant islamiste, celui que nous connaissons jusqu’à aujourd’hui, est animé par des gens incultes et rétrogrades et sert les desseins des ennemis de l’Islam et des musulmans.
    Je me suis essayé, un jour, à dépeindre cet islam des lumières, de l’amour et de la tolérance à un partenaire occidental que j’ai rencontré dans un voyage d’affaires, pensant naïvement l’amener à s’intéresser à notre religion ; sa réponse sur un ton serein et des plus aimables m’a laisser KO. Il m’a simplement dit que ces beaux principes feraient le bonheur de toute l’humanité (non croyants compris) et que les premiers qui devaient l’appliquer étaient les musulmans; il m’a assommé en me rappeler qu’aucun pays musulman n’est conforme à cette image et qu’il ne faisait bon vivre dans AUCUN de ces pays.
    Pour conclure, je vous souhaite bon courage et plein succès mister annouar pour repropager l’islam véritable, celui de nos ancêtres et vous avertis que vos pires ennemis ce sont ceux qui se proclament islamistes.

    Un frère en religion.




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  • Mourid
    20 août 2009 at 11 h 25 min - Reply

    Bravo Monsieur Haddam voilà quelqu’un qui a évolué. Je lis ce papier qui est en fait un repentir (par rapport au communiqué sur l’attentat de Bd Amirouche). Quelqu’un qui parlait d’opposition armée. Encore un pas en avant c-a-d demander pardon aux familles des kamikases du bd amirouches et à leur victimes et surtout d’avoir été un responsable majeure des années noires et d’avoir permis à des sanguinaires (quelques un s aux sein des services de sécurités (qu’il faudrait juger) mais le plus grand nombre était et est au sein des groupes armées islamistes. Encore un petit chouiya




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  • Kara Fawzi
    20 août 2009 at 13 h 02 min - Reply

    Je vous le rappelle encore une fois: ni Abbassi Madani, ni Ali Benhadj, ni vous-mêmes n’avez dénoncé les crimes des groupes islamistes armés, ni appelé ceux-ci à déposer les armes et descendre des maquis. Cela aurait pu rendre la lutte anti-terroriste que mène le régime injustifiée, ce qui contribuerait sûrement à l’arrêt de la violence et permettrait aux Algériens de réfléchir, de se consulter, afin de rendre la vie normale à l’Algérie.

    Ce confinement dans le silence complice vous donne l’image d’un politicien qui essaie de nous faire avaler de grosses couleuvres, et rien de plus.




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  • Muhend
    20 août 2009 at 18 h 07 min - Reply

    J’ajoute a ce que Fawzi a dit:

    En anglais, l’article est a une longueur d’onde univision, on appelle ca, « putting a bandaid on the wound ». Tout ce qui est dit dans l’article parle de l’islam, islam, islam, etc..

    Non, messieurs, ils faut garder la religion a la maison et donner L’Algerie aux algeriens, qu’ils soient musulmans, juifs, chretiens, ou meme athes. Il faut construire une Algerie laique la ou on est gouverne par des lois universelles, pas par des lois favorables a quelques uns et pas a d’autres.

    Separation of « state and mosques ». Il faut sacrifier toute une generation (ou deux). Il faut avoir du courage pour le faire.

    Muhend




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  • Mohand Tahar MOHAMMEDI
    20 août 2009 at 19 h 02 min - Reply

    Même si le problème aujourd’hui dans notre pays n’est pas d’ordre idéologique mais politique, il convient de situer les vrais enjeux et les vrais idées qui peuvent émergés dans notre société , cette vision effectivement peut coïncider avec UNE PARTIE culturelle de la population algérienne en attendant sa validation démocratique, Même si également il est prématuré de se positionner par rapport à la question idéologique et politique de notre société, cette analyse et cette vision reste purement théorique du fait qu’il n’y a pas eu de démocratie pour mesurer le poids politique de la société. Mais rien nous interdit de débattre statiquement sur les différentes pensées politiques qui peuvent permettre d’aider la société a se structurer politiquement, car a mon sens je ne suis pas tout a fait d’accords sur le principe de dire que la tendance islamiste est majoritaire d’avance, cela relève a mon sens du subjectivisme qui ne tient compte que de la vision apparente de la société, la dogmatisation est dangereuse, dire aussi que l’islam est l’élément unique capable de faire l’unité, la aussi est une vision royaliste, l’unité d’un peuple découle de son intelligence émotionnelle, de sa capacité a raisonner RATIONNELLEMENT pour affronter les problèmes auxquelles ils est confrontés et c’est par la DEMOCRATIE à travers les élections réelles qu’ont peut trouver un moyen politique de s’en sortir et surtout se placer dans une perspective de mettre un terme à ce régime qui ne nous laisse pas nous exprimer librement.




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  • papousse
    20 août 2009 at 20 h 35 min - Reply

    Remettons les pendules à l’heure svp. Aux dernières éléctions  » libres » avortées de 1991, les chiffres parlent d’eux même. Le corps éléctoral à l’époque se composait de 13.2 millions d’élécteurs.
    Le FIS avait obtenu un peu plus de 3 millions de voix, le FLN avait obtenu même pas 1.5 millions de voix et le FFS un peu plus de 500 000 voix.
    Il y avait presque 8 millions d’abstentions, la grande majorité silencieuse qui ne s’est même pas déplacée aux urnes. Où allons nous situer cette majorité ? Personne ne pourrait le dire, même aujourd’hui.
    Il faut souligner aussi que cette expérience démocratique « hâtive » de 1991, malgré le machiavelisme du pouvoir illégitime mi-centenaire, était révélatrice du manque de confiance totale de la société envers les hommes  » politiques « . Si il y avait eu un suffrage proportionnel par wilaya, peut-être qu’on aurait eu une image plus claire de la « carte politique algérienne », et même avec ce mode de scrutin, les abstentionnistes aurait eu la majorité pareille avec plus de 5 millions minimum.
    Un peuple qui a souffert toute sa vie sans jamais connaitre la démocratie ou la choura réelle devrait être d’abord mis en confiance par rapport à son identité, son histoire et son avenir lequel parait de jour en jour plus précaire que jamais. Aucun projet de société n’aboutirait sans la restauration de la confiance dans un environnement sociétal sain et surtout sans haine, autrement il n’y aurait malheureusement aucune issue.
    Il faut d’abord respecter la loi de la nature humaine avant d’entamer quelque discours politique qu’il soit !




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  • Anwar N. Haddam
    21 août 2009 at 7 h 54 min - Reply

    Assalamu Alaikum
    @ Brahim
    Merci pour vos commentaires. Vous dites : « CHANGEMENT FULGURANT! C’est dommage que ce document n’ait pas circulé au moment de la campagne pour les élections communales et législatives du début des années 1990. » Tout être humain est faillible et donc est amené à changer. Mais pour ce qui est des positions présentées dans cet article, mon groupe et moi les avions adoptées depuis des décennies.

    Je vous renvoi au document que nous avions pu faire passer au sein du FIS comme document de base pour la campagne des législatives de Déc. 91 (document appelé « Mazamine El Khetab elhamla al Intikhabia) ; vous y trouveriez plusieurs de ces opinions.

    Il ne faut pas oublier que le pouvoir en place à Alger ne voulait jamais d’un véritable processus démocratique ou les gens s’expriment en toute quiétude et liberté …
    Mais on a pu contrecarré le jeu du pouvoir qui voulait à tout prix exclure les « islamistes » du processus: Je peux parler de l’expérience des membres de notre école: si ce n’est le« travail de proximité » de nos membres, durant plus de deux décennies, loin des regards du pouvoir, dans les différents quartiers, villes et villages, ont n’aurait jamais pu assurer les 2/3 des sièges FIS au Parlement… tous nos membres ont été élus dans leur propre quartiers, villages et villes parce que les gens les connaissaient localement…

    Concernant Dr. Abbassi Madani et Akh Ali Benhaj, je dois mentionner lil amana que c’est eux qui nous ont – i.e. les politiciens parmi al Bina al Hadari – invité à joindre le FIS et je leur suis reconnaissant … même s’ils nous ont invité bien après sa formation… et ils connaissaient bien la vision de notre école clairement exprimée durant des années lors des « Conférences de la Pensée Islamique » que nous organisions entre 1969 et 1989 sous la direction de Malek Bennabi, dans son vivant, et sous la couverture du Ministre Mouloud Kacem Nait BelKacem (Allah Yarhamhoum), et surtout lors des « Rencontres (Multaqa) de la Da’wa Islamia » de 1989 à 1991…

    Donc la situation n’était pas aussi simple que cela est souvent présentée…il y avait beaucoup d’enjeu…l’Algérie est un pays stratégique… la France n’est pas prête à accepter un état indépendant et souverain en Algérie…

    @ Kara Fawzi
    Vous dites :
    1- « Et vous ne croyez pas que le FIS allait enterrer cette démocratie une fois les clefs du pouvoir dans ses mais? »

    La réponse est non.

    2- « Répondez-nous honnêtement et clairement, Mr. Haddam, le FIS aurait-il laissé les autres partis politiques non-islamistes sur la scène politique algérienne une fois devenu gouverneur du pays? »

    La réponse est oui.

    3- «N’étaient-ce pas les promesses des leaders du FIS d’instaurer un régime théocratique à l’afghanne qui avaient donné au régime militaire d’Alger un prétexte pour interrompre le processus électoral? »

    La réponse est non: les leaders du FIS (Je parle les portes paroles officiels du parti i.e. Dr. Abbassi Madani, et après lui AbdelKader Hachani, et Cheikh Mohamed Said (Rahimahoum Allah), même Akh Ali Benhaj bien qu’il n’etait pas porte parole officiel) n’ont jamais promis d’instaurer un régime théocratique à l’afghane.
    Il faut comprendre aussi que même si le FFS aurait eu ces élections le pouvoir aurait trouvé un autre prétexte pour arrêter le processus démocratique… les enjeux sont tout autre…voir ma réponse @ Brahim.

    4- « qui a tué l’étudiant Kamal Amzal à la cité universitaire de Ben Aknoun en 81 et pourquoi? »

    Réponse: Si vous essayez de me faire coller un autre crime, je vous fais rappeler que durant cette période j’étais aux USA poursuivant mes études supérieures. Maintenant si votre question est génuine, alors je vous réponds que personnellement je ne sais rien de cette affaire. Il faut comprendre qu’il ya beaucoup d’affaires comme celle-ci, dont les victimes sont de part et d’autre. Il faut les élucider toutes si nous voulons une réconciliation nationale véritable.

    5- « si vous croyez vraiment à ce que vous dites, pourquoi n’avez-vous pas dénoncé les pratiques de la majorité des islamistes qui sont contraire à l’islam, quand vous étiez en Algérie, c-à-d avant même l’interruption du processus électoral? »
    Réponse: Je ne sais franchement pas de qui ni de quelle période vous faites allusion. En tous les cas, pour votre information, j’étais dans la clandestinité jusqu’ à la campagne pour les élections parlementaires. Dons je ne faisais pas de déclarations.

    6- « Là, vous devriez nous éclaircir un peu votre idée; quel est le type du pluralisme et de diversité auquel vous faites référence? Le pluralisme islamo-islamiste (i.e. la tolérance de l’existence de plusieurs partis politiques islamistes), ou celui englobant tous les partis y compris ceux-là dits laïcs ou athées? »
    Réponse: Je suis aussi bien pour le pluralisme au sein d’une même tendance politique (je fais référence à toutes les tendances, islamistes ou autres) que pour celui englobant tous les partis de toutes les tendances y compris les laïcs ou les athées.

    7- « La victoire du FIS en 91 n’est dû ni à la maturité de l’électorat algérien, ni au bon sens du programme du FIS, ni à l’habileté politique des leaders du FIS, ni à rien d’autre qui puisse être une qualité de ce parti; au contraire, c’est dû à la naïveté, l’inculture et le désire ardent d’un grand nombre d’Algérien de se venger du régime mafieux qui a provoqué des frustrations au sein du peuple. Le peuple a voulu un changement à tout prix, mais au lieu de bien choisir, il a mal choisi en donnant ses voix à un parti qui, en réalité, n’est pas moins fascistes et totalitaire que le régime qui gouverne. Donc, en conclusion, la situation dans laquelle on se retrouve aujourd’hui est provoquée et par les partis islamistes, et par le régime et par le peuple dans sa majorité. »
    Réponse: Et c’est pour cela que vous aviez appelé l’armée pour punir ce peuple qui a ‘mal choisi’ ? yakhi Hogra yakhi !!! Apres tout ce qui c’est passé durant ces 18 ans de misère et vous accusez toujours ce peuple d’avoir mal choisi! Said Saadi n’avait pas tord peut être lorcequ’il a reconnu au lendemain des élections du 26 Déc. (je l’ai écouté de mes propres oreilles à la radio) « nous nous sommes trompés de peuple »…bien sûr l’arrogance et le festin du pouvoir lui ont fait oublier cette remarque faite dans un moment de vérité…

    8- « Je vous le rappelle encore une fois: ni Abbassi Madani, ni Ali Benhadj, ni vous-mêmes n’avez dénoncé les crimes des groupes islamistes armés, »
    Réponse: Cela est faux, nous les avions tous dénoncés. Pourquoi vous avancez des contres vérités? Quelle est votre but ? N’ai-je pas publié sur ce site une mise au point énumérant toutes mes déclarations, lors de ma mission au sein de la délégation FIS à l’étranger de 1992 à 2004, dénonçant tous les actes de terrorisme commis contre notre peuple quelque soit la partie responsable ?
    Apparemment – selon vos questions – vous semblez être de ceux qui préfèrent jusqu’à aujourd’hui les putschistes à des élus du peuple si ce dernier daigne choisir ses représentants d’une tendance politique différente de la votre. Alors je vous pose une question: quand allez vous finalement accepter les lois de la démocratie ? Avant cela, c’est quoi pour vous la démocratie ? Le processus démocratique?

    @Candide
    Vous dites : « Le « nouvel ordre mondial » qu’est-ce que c’est ? Quelle place pour l’ Islam ?
    Cet « ordre nouveau », est-ce celui de Bush, celui de Sarkozy ? A quand sa mise en place ? Quels en seront les principaux protagonistes ? Seront-ils des élus et par qui ? Que de questions !

    Reponse: Je ne parle pas ici d’un « gouvernement mondial »… Il s’agit plutôt de la reconstruction des relations internationales dans un monde de globalisations post l’Union Sovietique… qui des uns, comme les américains, le veulent comme un monde à un seul pole – i.e. les USA- et qui des autres le veulent multi polaire… Dans les tous les cas de figure notre Monde Musulman est toujours « sur la touche » malgré ses richesses stratégiques immenses – les principales sources d’énergie, les ressources humaines, l’agriculture, etc… et cette ère de globalisation est au fait une ère de régionalisme : les peuples se regroupent en régions … complémentent leur économies (intégration des économies) afin de défendre leurs intérêts communs. Il est grand temps pour nous, si nous voulons « re-rentrer » dans l’Histoire (pour utiliser une expression de feu Malek Bennabi) et défendre les intérêts stratégiques de nos peuples, il nous faut en tant que peuples vivants dans la région appelée Monde Musulman prendre conscience de cet nouvel ordre, et ainsi œuvrer ensemble afin de penser un nouvel ordre social qui sera représentatif de nos sociétés qui deviennent de plus en plus diverses – oui je sais que cela est peut être choquant que cela vienne de la part d’un « islamiste » … –

    Il faut reconnaître que nos sociétés du 21iem siècle sont de plus en plus diverses idéologiquement, religieusement, ethniquement et donc culturellement. Par exemple, en Algérie d’aujourd’hui, les musulmans, les chrétiens, les juifs, les Amazigh, les Arabes, les noirs, les blancs, les marrons, etc… doivent apprendre a vivre ensemble dans un respect mutuel : la majorité doit préserver les droits des minorités, et les minorités doivent respecter les droits de la majorité… et tous doivent se sentir chez eux dans cette région stratégique qu’est le Monde Musulman… sinon nous serions tous condamnés à continuer à vivre au banc de l’Histoire…pire, à la servitude.

    @ Admin,
    Si Djamel, merci pour votre commentaire. Je pense avoir adressé la plupart de vos points lors de mes réponses aux autres internautes, néanmoins, je veux ajouter deux petites reponses:
    1- Vous dites : « si le FIS avait été dans les mêmes dispositions d’esprit que celle que nous rencontrons aujourd’hui chez vous et chez d’autres leaders qui, comme vous, découvrent les vertus de la véritable démocratie »
    Comme je l’ai déjà écris, nous sommes tous faillibles et donc tous amenés à changer, mais je pense que peut être que nous avions découvert « les vertus de la véritable démocratie » il y a un peut plus longtemps qu’ « aujourd’hui ». Le fait que nous nous sommes engagés dans le processus démocratique en 1990 en est peut être une preuve… Une autre preuve serait peu être notre échec même, un échec sanglant dois-je dire- dans le domaine militaire: une preuve que nous n’étions pas près pour une confrontation armée…toute notre préparation était pour une confrontation politique et le respect du choix du peuple
    J’espère que vous seriez d’accord avec moi que personne ne peut revendiquer le monopole de la démocratie.

    2- Vous dites « Pendant que certains nous invitaient à nous préparer de changer nos habitudes alimentaires et vestimentaires… » Si vous faites illusion à une déclaration de Cheikh Mohamed Said (Allah yarhamou), président du Mouvement al Bina al Hadari, telle rapporté par le criminel Nezzar dans ses Mémoires, je dois vous informer que j’étais présents lors de cette lecture donnée par le Cheikh au Masjid Al Arqam. Ses propos ont été totalement déformés et sortis de leur contexte. Je ferais de mon possible pour récupérer l’enregistrement et le publier.
    Le Cheikh Mohamed Said parlait de la situation économique du pays qui n’était – et est toujours- une économie de bazar donc tributaire de l’étranger. Ainsi, il nous faisait remarquait que les pays étrangers – surtout la France- couperait les vivres aux algériens si jamais ils décidaient de choisir lors des élections un parti politique qui prône la sécurité alimentaire de notre pays. Donc il a dit qu’il fallait un changement de la politique économique du pays vers une économie productrice afin que l’on mange de ce que l’on produit etc…

    @ Papousse :
    Vous dites :
    1- « Il y avait presque 8 millions d’abstentions, la grande majorité silencieuse qui ne s’est même pas déplacée aux urnes. Où allons-nous situer cette majorité ? Personne ne pourrait le dire, même aujourd’hui. »
    Réponse : Exactement, personne ne pourrait le dire, ni aujourd’hui ni même demain. C’est pour cela que dans les grandes démocraties on ne compte pas les voix des non –votants.

    2- « Il faut souligner aussi que cette expérience démocratique « hâtive » de 1991 …»
    Reponse : Je pense qu’il n’est jamais trop tôt pour rendre sa souveraineté à un peuple, la dictature n’a que trop duré en Algérie

    3- « Un peuple qui a souffert toute sa vie sans jamais connaitre la démocratie ou la choura réelle devrait être d’abord mis en confiance par rapport à son identité, son histoire et son avenir …»
    Réponse: je dirais que c’est justement parce qu’il a été déjà mis en confiance par rapport à son identité, son histoire et son avenir que notre peuple a cru en la liberté et l’indépendance et ainsi s’est engagé dans une guerre de libération historique… Mais aussi c’est à cause de cette confiance si forte en lui-même qu’il est privé jusqu’à aujourd’hui de son droit à l’autodétermination et à un état souverain.

    Il est temps pour nous tous d’accepter nos différences, et d’œuvrer ensemble pour le bien etre de notre peuple.
    Wassalam
    Anwar N Haddam




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  • MTM
    21 août 2009 at 15 h 06 min - Reply

    @ Anwar Haddam

    Bonjour,

    A la lecture de votre article qui présente un discours nouveau pour les Algériens malgré votre assurance qu’il est ancien, on reste encore marque par la brutalité des déclarations des deux leaders du FIS dans la période poste électorale avant leur arrestation.

    Il y a tant a dire et tant de signes sur le dédain des islamistes du FIS pour la démocratie que votre nouveau discours aura du mal a dissiper les craintes des démocrates. On ne doute pas qu’il y a avait au sein de votre nébuleuse islamiste des hommes modérés, pacifiques et pragmatiques. Mais leurs voix se perdaient dans les vacarmes et les provocations dont sont responsables par les radicaux du FIS.

    Ali Belhadj qui détenait un pouvoir immense sur les islamistes et déchaînait les foules avec ses prêches incendiaires transformant un lieu de culte comme tribune partisane, il n’a jamais ete rassurant malgré les grands nombres d’occasion. D’abord il n’a pas appelé au respect strict de la constitution. Le sentiment général est qu’il ne voyait celle-ci qu’un moyen pour accéder au pouvoir. Elle ne serait digne de respect que si elle est en accord total avec la charia qui était sa seul référence et sa seule doctrine qu’il aurait proposait au peuple.

    Je pense qu’il faudrait plus que ce texte pour pouvoir modifier l’image de terreur et d’obscurantisme qui a été bon gré mal gré associée a votre mouvement.

    Je présente ici deux fait qui m’ont ete rapportes par un ami. Vous pouvez peut-être les confirmer ou les démentir.

    La première est un propos désobligeant d’Abassi Madani à l’égard du président Chadli. Il aurait dit  » Il est toujours la ce messmar dj’ha « . Si c est le cas, en plus d’une incivilité manifeste contre un représentant de la république, Madani trahi une nature autoritaire et montrait la nature du traitement qu’allaient subir les pontes et peut-être les officiers supérieurs du régime algérien si le FIS allait prendre le pouvoir.

    La seconde est les démonstrations de force récurrentes et la désobéissance qui défiaient les pouvoirs publics, déstabilisaient et poussaient le régime politique a s’abriter derrière l’armée. Toutes ses agitations ont bouleverses les consciences des « non-barbues ». L’Algérie allait changer vraiment de paysage social. Ces manifestations donnaient un visage archaïque de l’Algérie en dépit d’un sens de solidarité collective très prononce. On avait le sentiment que notre pays allait être force à abandonner le semblant de modernité qui subsistait encore et opérer un retour vers un mode de vie appartenant aux siècles des sabres et des chevaux…
    Parmi ces manifestations je retiens celle dans laquelle, en tenu de combat, des centaines d’islamistes ont défilé dans la capitale en narguant le régime et l’armée. Le cheik Belhadj a lui même porte un treillis militaire et a demande d’être reçu par le président avec cet accoutrement. En véritable va-t-en-guerre, Belhadj l’ex-future ayatollah de l’Algérie a appelé à la mobilisation des jeunes algériens pour partir secourir un grand dictateur arabe : Saddam Hussein. Combien d’Algériens allaient périr pour rien a cause de la clairvoyance de Belhadj. Aux grandes souffrances des Algériens, les responsables du FIS allaient, pour la bonne cause islamique, aller ajouter des problèmes internationaux et livrer une jeunesse abusée et prépares a mourir par la magie du verbe, comme chair a canon dans des conflits régionaux. Les voix démocratiques, pragmatiques au sein du FIS n’ont pas parle en ces temps troubles. Quand le cheik parle, tout le monde se tait. Seuls les radicaux répercutaient la sagesse du cheik aux quatre coins de l’Algérie.

    IL vous faut plus d’un texte pour remonter la pente de la communication (point faible du FIS largement exploite par les generaux et les erradicateurs) M. Haddam. Bien que je pense que la majorite des Algeriens n’est pas theoriquement hostile a un régime islamiste démocratique (strictement algérien) et non théocratique comme décrit dans votre texte, les préjugés defavorables restent encore tenaces.




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  • Kara Fawzi
    21 août 2009 at 15 h 59 min - Reply

    1- Votre réponse à mes deux premières questions avec un simple « oui et non » n’est point convaincante ; il fallait avancer des preuves concrètes comme quoi le FIS en entier était prédisposé à accepter des formations politiques laïques comme opposition légale à lui une fois promu au pouvoir. Car, en fait, les discours de Ali Benhadj vous contredisent.
    2- Sur quelle base dites-vous que même si c’était le FFS qui avait gagné, le régime aurait cherché à interrompre les élections ? Le FFS n’a jamais menacé de mettre l’Algérie sens dessus dessous pour qu’il provoque en le régime et les partis de l’opposition une panique, comme celle provoquée par le FIS, pour justifier l’annulation du scrutin. Là, vous faites de la manipulation.
    3- J’ai pris l’assassinat de Kamal Amzal comme un exemple au hasard pour vous prouver que les islamistes dont est formé le FIS entre autres n’ont jamais accepté la diversité d’opinion, de croyance, de culture et de langue. Pour votre information, ce sont des islamistes qui ont tué cet étudiant kabyle, militant du PAGS, si je ne me trompe pas. Quand j’étais à l’université, je voyais de mes propres yeux l’arrogance et la violence des étudiants islamistes qui n’hésitaient pas à se saisir de coteaux et de fourchettes pour menacer toute personne qui ne se soumettait pas à leur diktat. Ils sont allés même jusqu’à asperger les visages des filles non-voilées avec de l’acide ; l’ignorez-vous vraiment ?
    4- Pour d’autres question, vous utilisez « je » alors que je m’adresse non seulement à « toi » mais aussi à tous les membres / leaders du FIS ; est-ce votre opinion s’accorde bien avec celle de vos coéquipiers en ce qui concerne la réponse 5 et 6 ?
    5- En tant que simple citoyen, je ne pratique pas la « hogra » et je ne suis pas l’allié du régime assassin ; oui, je confirme que le peuple a mal choisi. En fait il n’a pas choisi du tout ; c’était les discours religieux manipulateurs qui l’avaient contraint à se pencher vers le FIS aveuglément. Le FIS a vendu des rêves au peuple frustré et ça a marché, c’est tout. Si le peuple était politiquement instruit, il aurait été conscient des risques qu’il encourrait et il n’aurait jamais voté ni pour le FIS ni pour le FLN.
    6- Pour finir, j’aimerais rajouter ceci : un jour, des journalistes algériens de la TV sont allés chez Abbassi Madani pour l’interviewer. On le montrait assit à même le sol et répondait en arabe littéraire ; même quand un tout petit garçon (son fils ou petit fils ?) s’approcha de lui en murmurant, il lui dit de se taire en ces termes « ouskout ya ghoulam watrokna natakellem ! ». Cette image d’un leader assit par terre comme un afghan et s’adressant à un petit garçon en arabe littéraire et en un style révolu depuis plus de 14 siècles , nous indique-elle pas le type de la « joumhouriyya » que voulait instaurer le FIS en Algérie ?




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  • Kara Fawzi
    21 août 2009 at 16 h 31 min - Reply

    Une autre question: vous avez qualifié le général Nezzar de criminel; OK, il en est bien ainsi que ces coéquipiers comme Tewfik, Touati, Lamari, etc. Mais, que dites-vous de Benhadj qui enflammait les foules par ses prêches incendiaires qui avaient poussé nos jeunes à monter au maquis pour tuer et mourir? Que dites-vous de ceux, comme vous d’ailleurs, qui ne l’ont pas dénoncé ou du moins conseillé à se corriger? Des innocents? Vraiment?




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  • rachid2
    21 août 2009 at 16 h 55 min - Reply

    Mes chres freres il est plus qu’urgent de reunir toutes nos forces politiques de la vraie opposition de l’interieur comme de l’exterieur pour chasser ce regime du pouvoir …rassemblons nous : FFS . RCD . FIS .et tous les gens de bonne volonté car notre pays est bord du gouffre . alors cessons de nous chamailler …




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  • Mourid
    21 août 2009 at 21 h 18 min - Reply

    Chassez le naturel et il revient au galop. Je pensais que vous avez évolué ya si Hadam votre réponse montre que c’est loin d’être le cas. La manipulation est le double langage peuvent tromper aux USA mais pas en Algérie. Vos réponses par oui et non sont éloquente vous oublier les slogans de vos chef « el dimocratia kofr » la démocratie est impie la fameuse banderole portée en début de manifestation devant la grande poste « a bas la démocratie ». Il y a eu 8 millions d’abstentionnistes donc la majorité des élécteurs ce qui est exceptionnel pour des premières élections pluraliste tenu dans un pays. Il suffit juste de voir les taux de participations des premières élections pluralistes dans les anciens pays du bloc soviétiques. Le minimum était de plus de 80%

    Monsieur Haddam cette majorité à rejeté le FLN et FIS progéniture du FLN.

    P:S le fis à tenu une exposition au centre d’alger avant les élections et parler du rôle de la femme après la prise du pouvoir est ce que vous pourriez nous rafraichir la mémoire.




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  • Kara Fawzi
    21 août 2009 at 21 h 25 min - Reply

    @rachid2: Comme on ne peut pas rassembler des loups et des agneaux dans le même endroit, on ne peut aussi rassembler le FIS et les autres partis comme le FFS. Le FIS risque de les bouffer, car il est diamétralement opposé à toute diversité hors de sa tendance; i.e. l’islamisme pur et dur.

    Le FIS, mr rachid2, ne voit en la démocratie qu’une échelle qui le mènera au pouvoir, et une fois là-haut, il retirera cette échelle « impie » pour que jamais plus personne ne le rejoindra pour partager le pouvoir avec lui ou le faire descendre. Donc, à quoi sert de se débarrasser d’un régime mafieux dirigé par des assassins, si le remplaçant est un régime théologique totalitaire et violent comme le FIS ? Le jour où les Algériens rejetteront et les islamistes intégristes et les militaristes corrompus, ce jours-là on peut espérer pouvoir se rassembler en un peuple uni pour changer les choses.




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  • moura
    21 août 2009 at 21 h 35 min - Reply

    C’est beau ce que vous dites monsieur Hedam;c’est meme trop beau,quelques remarque cependant.
    Depuis 1962 ,pour fixer une date,on nous rabache à longueur de journée par l e monsonge et la propagande,les voila vos valeurs (legitimité historique et arabo islamisme) de glissement en pratique ces valeurs monsenges deviennent des verités pour finir en dogme,c’est à dire indiscutables.les resultats on les vit et on les subit.
    L’Algerien du 21 siecle a acces au livre saint »le coran » et meme les traditions ,plus que ça l’istoire des religions;les langues commencent à se delier on connait une bonne partie de notre histoire.
    Ces valeurs verité sont des mensonges,il faut revenir à la verité.
    Reecrire notre histoire(pas celle des dafiste;pas celle du systéme predateur_destructeur ,negateur et perver)ensuite Repenser l’islam comme l’a proposer depuis plus de 20 ans Mohamed Arkoun.
    TANT que la valeur du travail et du merite ne soit pas etablit,et surtout la paresse intellectuelle comme monaie de merite,rien ne changera.
    Au jour d’aujourdh’ui c’est presque 3ib de travailler,cette malediction du petrole.
    Je pense que l’appel du 19 mars peut etre un debut,alors mettons nous au travail.
    Que la verité et la justice soient mes guides.




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  • BRAHIM
    21 août 2009 at 21 h 46 min - Reply

    @rachid2, je t’assure mon frère si demain la plate forme politique du FIS est intégralement celle que vient de nous présenter Anwar, je signe d’office. Et cette alliance que l’on va construire et qui représenterait tous les partis d’opposition quel qu’ils soient, EXCLUSION faîtes de la quadrature: FLN, RND, MSP, UGTA, va faire trembler le régime. Même khakti Louisa qui a joué à fond la caisse pour Boutef, on peut lui pardonner et l’accepter dans la coalition contre ces prédateurs, ces autocrates et ces despotes sans foi ni loi qui nous gouvernent depuis l’indépendance. Je suis pour, même moi le mécréant athée.




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  • papousse
    22 août 2009 at 0 h 50 min - Reply

    @ Mr. Anwar Haddam.

    En parlant des abstentionnistes, la majorité silencieuse, certes, vous avez raison dans les grandes démocraties on ne compte pas les voix des non-votants, mais ce n’était pas le cas de l’Algérie avec sa nouvelle démocratie à l’état « fœtal » de 1991.
    Imaginez qu’il y aurait eu plus de 60% d’abstention dans une grande démocratie dans un pays comme la Suisse par exemple ? Eh bien je pourrais vous confirmer d’avance que tous les partis politiques en lice pour le scrutin aurait trouvé cet acte populaire plus que bizarre et suspect et qu’un sérieux problème national de démocratie serait entrain de miner la société en général…n’est ce pas ? Les absents n’ont pas toujours tort dans un processus électoral, surtout quand il s’agit de leur premier de l’histoire politique !

    Vous serez d’accord avec moi, je présume, qu’un scrutin à la proportionnel avec un seul tour était et serait le seul suffrage adéquate à une nouvelle démocratie. Excepté le FFS qui l’avait suggéré à maintes reprises, aucun parti en lice à l’époque ne l’avait recommandé au pouvoir, lequel avait mené en bateau toutes les formations politiques. Aviez-vous des appréhensions avec ce mode de scrutin ? Si oui, pourquoi ?

    Quand je disais que le peuple algérien avait souffert et souffre encore, je faisais allusion aux cinq siècles d’occupation avec en plus presque 50 ans de dictature et de haine, ce qui définissait anthropologiquement parlant, et sans ambages, la perte partielle de l’identité et le manque de repères historiques pour tout un peuple. Les « principes islamiques », comme la religion, appartiennent à tout un peuple, comme sa propre terre, et ne sont nullement loin de là, un programme politique.

    En 1962, nous étions 8 millions d’habitants algériens de souche – coïncidence fortuite par rapport au nombre d’abstentions en 1991 – avec moins de 600 diplômés universitaires, la conscience politique collective du peuple algérien se vouait à une soif de liberté d’abord et non à un projet de société. Tout cela pour vous dire que les cas de figures étaient différents à l’indépendance, mais certainement avec la même résultante en 1991, et en bonus, avec une société alphabétisée à plus de 50% qui faisait confiance à sa religion ancestrale et non au programme du FIS de l’époque qui était un vecteur pour ses plus de 3 millions de votants à exprimer le ras le bol et la haine couvés depuis la nuit des temps. Même à l’époque du prophète Mohamed (sala Allah allih wa salam), aucun litige ne pouvait se régler dans la haine et l’invective.

    Je pense personnellement que tous les membres du majliss echoura à l’époque ainsi que tous les députés du FIS, FFS et FLN issus du scrutin au premier tour manquaient de maturité malgré la bonne foi de certains à faire un exercice intègre de la politique…pourquoi ? Parce que normalement, pour de bons projectionnistes politiques et pour le bien de la nation, vous auriez dû vous concerter en constatant de visu après le premier tour que cette majorité silencieuse était une alarme à l’exercice démocratique et que vous auriez dû vous même, tous comme vous êtes, à déclarer nulle cette élection et de l’avoir annulée à la place du pouvoir. Je peux vous garantir que les Janvièristes et la France auraient été dans un sérieux embarras et qu’on aurait sauvé la démocratie et que vous auriez gagné en sympathie malgré le discours radical de quelques uns. Et en plus, nous aurions prouvé aux grandes démocraties, comme vous dites, que le peuple algérien n’est pas dupe.
    Un rendez vous manqué n’est pas la fin du monde, au contraire, c’est reculer pour mieux sauter. Malheureusement, ce n’était pas le cas.

    Que je saches vous êtes vivant ainsi que Ali Belhadj et Abassi Madani et tous les autres membres du Majliss Echoura, pourquoi ne pas faire une déclaration commune et remettre les pendules à l’heure, aux yeux des algériens et aux yeux du monde ? Cela permettrait de faire une réconciliation entre nous même, au lieu que Bouteflika la fasse aux noms des Janvièristes ?
    À moins que depuis 18 ans, cette nébuleuse du FIS avait laissé paraitre avec le temps des sous tendances qui deviennent de plus en plus flagrantes de nos jours.

    Cordialement wa salam alikoum avec un Ramadhan Moubarak.




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  • LOGICAL
    22 août 2009 at 17 h 25 min - Reply

    Elections législalatives de 1991 :
    La plus grande insulte pour le peuple algérien a été de ne pas accepter le résultat du référendum algérien . Mr Haddam représentait une majorité dans son pays; les « spécialistes » spéculent sur ce que pensent les Algériens.
    La démocratie universelle se fonde sur la seule donnée mesurable qu’est le résultat du référendum . Sauf pour les partis islamiques : Turquie (1994) , (Hamas (2007) , Iran (2009). A
    l’ évidence, ces similitudes révélatrices dans le temps et dans l’espace, prouvent qu’il y a une continuité et un fil conducteur. Des forces agissant dans ce sens, sont à l’oeuvre.
    Seuls ceux qui ne veulent rien voir, ni entendre, discourerons à l’infini et ne ferons que ramener la politique à leur niveau .




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  • papousse
    22 août 2009 at 20 h 43 min - Reply

    @ Mr. Haddam

    Disons avant que j’oublie et de me faire taxer de « specialiste » ou de « pro-Janvièriste », je me suis permis de vous exposer mon avis avec 18 ans de recul, un « brainstorming » entre nous algériens, parce que je vous considère toujours comme un député et que j’ai accepté le résultat de 1991 comme tout bon démocrate, mais seulement que cette majorité silencieuse avait certes tort légalement de ne pas venir voter, mais aussi avait raison dans le fond de ne pas le faire…en fin de compte, cette majorité, son instinct ne l’avait pas trompé quand on réanalyse le film de l’histoire.
    Salam wa saha ftourek.




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  • Lecoq
    23 août 2009 at 11 h 42 min - Reply

    @D.B

     » seuls les vendeurs de poulets, les tôliers et autres égorgeurs de jeunes appelés, puissent nous parler de leur projet de société  » .

    Pas d’accord !
    Mon  » beauf  » est un brave homme de père de huit gosses. Il est son propre  » tôlier  » dans une baraque en guise de fonds de commerce, faite de briques et de broc et même de tôles, à Haouch Hadda. En fait, c’ est une véritable bicoque qui lui sert de poulailler et de vendeurs de poulets.
    Homme pieux s’il en est, c’est avec un agacement des nerfs qu’ il voit son métier caricaturé et assimilé à un  » terrorisme islamiste » , à des  » fabriquants de bombes sales  » et d’ adeptes fanatiques du « sourire kabyle » . C’ est un force tranquille, pas du genre  » poule mouillée  » du tout mais qui se désole, chaque jour un peu plus, de cette étiquette qu’on lui colle !
    Avec son voisin de commerce, un peintre-tôlier en mécanique, la journée de travail fini, ils se retrouvent devant leur devanture et devisent du coup du sort qui les frappe et les transforme en
     » association de criminels « , de « repaires de terroristes » , de « syndicat du crime » à eux deux ! Les affaires ne sont plus ce qu’elles étaient et la réputation sulfureuse qui leur colle aux basques, n’arrangent pas leur beefsteack quotidien.
    Mais, il faut avouer que, mon beauf , il n’aime pas trop les poulets en képi, qu’il aimerait vendre plutôt …rôtis ! Car, si on entre chez la maison  » poulaga  » , on  » passe à table  » comme un vulgaire voleur de poules même si on a une sainte horreur des gallinacées.
    S’il vous plait, Mr Djamel, en ce mois de Ramadhan, accomplissez donc une bonne action et témoignez , haut et fort , votre considération retrouvée pour les marchands de poulets et leurs potes , les tôliers des 4 roues et même, les  » tauliers  » des hammams-bains turcs. Vous verrez, ces messieurs ne sont pas ingrats : ce trio  » d’ enfer  » de pros, vous feront un acceuil de 1ere classe et
    des prix d’ ami ! Je le sais, …ils me l’ont dit.
    Saha syamek. ( je ne dis pas « saha ftorek » vu qu’il est 12.h 50 ). Cela pourrait-prêter à confusion.

    Adm: Je comprends très bien que quelqu’un qui signe Le Coq puisse éprouver des états d’âme lorsqu’il est question de poulets. Quoique…En cette période de ramadhan, ces volatiles, et leurs représentants autoproclamés, devraient plutôt mettre une sourdine à leurs cocoricos.
    Sinon, plaisanterie mise à part, j’ai le plus grand respect pour les tôliers et les vendeurs de poulet. J’en ai moins pour ceux qui, selon le principe de Peter, ont atteint leur niveau d’incompétence, en allant se fourvoyer dans des situations ahurissantes. Imaginez un modeste tôlier, comme votre beauf, heureux comme un un pinceau dans un pot de peinture, qui se retrouve bombardé « Général en chef » d’une armée d’illuminés, décidés à en découdre avec tous les civils désarmés, et généreusement entretenus par les services secrets qu’ils sont censés combattre.
    Cordialement
    DB




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  • MUS
    23 août 2009 at 14 h 26 min - Reply

    Monsieur HADDAM, a qui je vous dois beaucoup de respect, qu’est ce que vous avez fait pour les disparus, vous les avez vraiment disparus dans vos pensèes.
    Nos mères, nos femmes pleurent tout le temps nous n’avons meme pas le droit aux funerailles.




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  • Tarik Ben Ziad
    23 août 2009 at 17 h 07 min - Reply

    Ça nous ferra tous avancer!
    Chouf ya si Hadam, ana ankoulhalak , vous avez un discours mature en ces jours . Voua avez peut être évolué et ça a l’air pour des gens comme moi qui sont rassembleurs. Je dis et je le pense que vous avez été l’élément du fis le plus manipulé au profit du pouvoir, par le pourvoir et pour lui. C’est bien que vous avez pris de la maturité politique avec le temps. Mais ce qui vous manque c’est de reconnaitre ses faux pas et son immaturité politique de l’époque. Là on pourra avancer. Vous vous présentez, depuis, sur ce site, qui vous ouvre ses portes, comme l’homme politique parfait. Moi, je vais vous dire deux vérités révélatrices à casser des pierres pour traduire un dicton de l’arabe de bien de chez nous algériens.
    De Un : on vous a vu à l’époque, pour la première fois, sur une télé comme invité représentant du Fis . Une piètre prestation sans alignement de deux phrases logiques et tenables. je m’attendais à un géant de la politique mais ça a été la montagne et sa fille la souris.
    De deux. Vous avez revendiqué, car gonflé, immature politiquement, et jeune , l’attentat du boulevard Amirouche qui a fait un carnage beaucoup plus sur les civils musulmans. Votre communiqué de l’époque que vous avez présenté comme preuve de ce vous considérez comme fausse accusations colmatées par la presse, est tout simplement et contrairement à ce que vous pensez donne la preuve que vous l’avez revendiquez.
    Tout est dans ce document si on sait faire une lecture politique surtout si on se déportait à `l’ambiance de l’époque. La presse l’a compris et a saisis l’occasion et la preuve aussi et que en ce moment je vous écris et je vous polémique dessus.
    Ce texte est magnifique tout en étant une idéale e charte de conduite de vie. Maturité politique bravo Mister Haddam mais faites nous votre mea culpa. Ça nous ferra tous avancer.
    M.B




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  • réda
    23 août 2009 at 19 h 41 min - Reply

    @Kara Fawzi

    c’est quoi pour vous un islamiste dans un pays musulman et un musulman d’un pays islamiste ?

    et est ce que nous musulman sommes nous capable de contré cette volonté qui associe notre religion qui est l’islam a de la violence , sans tombé dans les caricatures.

    c’est le moments de déconstruire ce qui a été mal fait mais d’une façon pertinente et objectif.




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  • tamezgha
    23 août 2009 at 20 h 52 min - Reply

    les algeriens n’ont besoin ni d’une mea culpa de monsieur heddam,ni de la reconciliation national « bidon » de boutef ,ni la réhabilitation du quotidien d’algerie. Seul une justice neutre ,impartial pourra determiner les coupables ,les soutiens,et les peines,sans cela l’algerie restera toujour dans les marasme et les profondeurs. Ce qui s’est passé est tres serieux il ya des centaines de milliers d’assasinats d’innocents ,des familles déchirés, c’est un sujet tres tres tres serieux,et qui demande BEAUCOUP de retenu.




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  • Lies
    23 août 2009 at 22 h 37 min - Reply

    Salut à toutes et à tous.

    Je pense que avant de parler de DÉMOCRATIE, qui n’est qu’un élément de la GOUVERNANCE qui peut en compter plusieurs autres, tous complémentaires, (droits de l’homme, séparation des pouvoirs législatifs, exécutifs, judiciaires, transparence, contrôle, libertés de presse, d’expression, de culte, de production, d’entreprise, etc.), il faut d’abord et avant tout parler de PROJET DE SOCIÉTÉ.

    La bonne question est QUEL projet de société, sera-t-il le plus bénéfique, le plus progressiste, le plus harmonieux, le plus rentable, le plus avantageux et le plus confortable pour la nation algérienne, peuple et institutions harmonieusement confondus?

    À mon avis, c’est de projet de société, prospère pour tous, dont il faudra parler et non de démocratie qui n’est (dans l’état actuelle des choses), rien d’autre qu’une supercherie de plus, vu le niveau très inquiétant de délabrement, social, intellectuel, culturel, spirituel et économique, qu’a atteint la société algérienne.

    L’écrasante majorité des algériens aujourd’hui n’a qu’un double souci: comment arriver à remplir le couffin quotidien, et comment se refugier au mieux dans l’exercice de la piété religieuse.

    Le reste, tout le reste, elle en est amnésiée.

    Allez parler à un algérien de développement durable, de protection de l’environnement, d’écologie, du spectre de la soif et de la nécessité de mobiliser, développer et bien gérer les ressources hydriques du pays, de ses obligations citoyennes, de la production des richesses, de la reforme de l’éducation, d’un système de santé disponible et performant, de l’utilité des loisirs, d’altruisme et de civilités, d’émancipation de la femme et de la protection des droits de l’enfant, de la prise en charge digne et efficace de nos ainés et des handicapés moteurs, et de bien d’autres sujets vitaux, il vous regardera sans comprendre avant de vous lancer d’un air mi étonné, mi désabusé : sur quelle planète vivez-vous ?

    Faire de la démocratie avec un peuple où tout a été employé pour son aliénation et qui manque de tout, c’est à mon sens profiter d’une situation, voire d’une aubaine, pour s’accaparer aisément et sans le moindre mérite un pouvoir qui ne va profiter qu’à ceux qui vont l’exercer ainsi qu’à leurs proches.

    Lister les valeurs universelles de paix, de tolérance, de droit, de justice et la liste est longue, conçues et expérimentées par d’autres et retenues pour leur efficacité et leur pérennité et les attribuer à l’Islam, c’est aller trop vite en besogne.

    Depuis l’aube de l’humanité, les élites et les intellectuels s’y sont attelés à les y trouver (ces valeurs universelles) afin d’amortir la gravité des conflits, de mettre des balises à l’exercice du pouvoir par l’homme qui est prédateur par nature, et ça continue encore de nos jours.

    Les religions antérieures à l’Islam dont l’Islam lui-même s’en est largement inspiré, ont beaucoup et suffisamment apporté de valeurs à l’humanité afin de lui permettre de vivre mieux.

    Il faut donc faire preuve de prudence et de beaucoup de discernement lorsque on veut se lancer dans une entreprise qui engage le devenir de tout un peuple et le devenir lointain d’un pays, devenir qui se veut stable, serein et prospère.

    Pour revenir au projet de société, par lequel à mon sens il faut commencer, j’estime qu’il n’y a qu’un seul qui s’est avéré valable, c’est celui qui inscrit et consacre dans sa charte fondamentale un véritable État de droit avec l’ensemble de ses attributs, attributs connus qu’il serait fastidieux de reprendre ici.

    La règle c’est que, il ne peut y avoir d’État de droit sans LAICITÉ.

    À mon avis, humble d’ailleurs, tout programme politique aussi beau et séducteur qui soit, et qui ne repose pas sur la laïcité, n’est en vérité que diversion, démagogie et corruption.

    Pour conclure je précise que ce projet de société dont j’ai parlé et dont je rêve, qui répond aux attentes légitimes, raisonnables, équitables, et qui s’inscrit sur le très long terme, est l’affaire des élites, des élites éclairées civiles et militaires.

    Assurons nous de vivre dans le respect et l’acceptation de l’autre sans animosité ni violence, soyons pragmatiques et positifs.
    N’imposons rien à personne sur le plan religieux car la foi c’est une affaire personnelle qui relève d’un engagement privé, intime et sincère.

    Si nous aimons bien ce peuple et nous voulons être les meilleurs serviteurs de notre patrie, arrêtons de l’embrigader dans des idéologies rétrogrades et arrêtons de l’asservir en lui inculquant des convictions religieuses et historiques mensongères et malveillantes.

    Les intentions ne suffisent pas et les plus belles paroles au monde ne nous sont d’aucun secours.

    Des actes concrets ayants pour objectif le bien des gens et pour base la connaissance, le discernement et l’amour, voilà ce dont l’Algérie a besoin.

    L’arbre se connaît à son fruit.
    L’orange ne pousse pas sur un caliptus, ni le raisin sur un sapin.

    Fraternellement.




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  • moura
    24 août 2009 at 13 h 15 min - Reply

    @ Lies.
    Je suis enseignant,il m’arrive d’avoir des sections litteraires,qui en matiere scientifique ont souvent des lacunes et surtout des verités etablies ,helas fausses.
    je commence toujour à repertorier ces fausses verités,leur donner leur vrais sens ou definitions,ensuite j’aborde le cour du jour.
    Je pense que le probleme du monde « musulman » est surtout philosophique,et c’est a nos elites d’en proposer.Pour ma part ,j’aborde donc le sujet comme je l’aborde avec mes etudients.
    Quells sont les fausses verités?celles sur lesquelles ,le systéme predateur-destructeur-negateur et pervers se base t’il pour amener notre nation à la destruction et peut etre à la disparition.
    Le systeme algerien se base sur une seule et unique philosophie:voila,X,Y sont vos valeurs,ensuite vos valeurs verités et enfin la verité erigé en dogme ;donc indiscutable.
    Si j’arrive à redefinir la verité,du moins que leur verité est mensongere,que je leur propose une autre(s) valeur ,celle que tu as developé dans ton poste,et que j’arrive à faire partager cette verité par la majorité;elle deviendra verité,apres la valeur verité;sans toutefois la rendre dogmatique,mais penser discuté,peut etre remise en cause en fonction des interets de la majorité.
    Depuis au moin 1962,on a assené à ce pauvre peuple deux valeurs fondamentale(pour le systéme):ce pays est à nous,nous l’avons libéré,toi peuple tu es à nous ainsi que tout ce qu’y sy trouve: La legitimité historique ou revolutionnaire.
    La deuxieme,toi peuple musulman,tu n’a de salut que dans les valeurs arabo islamiques(pas l’islam ni la pratique de l’islam,mais l’islam politique,son usage et son abus).
    C’est deux valeurs fondements,c’est à nous de prouver leurs mensonges et à ce moment ;peut etre vous ne reverez plus.
    Mais l’urgence,avant la disparition de la nation algerienne,c’est la destruction du systéme.
    Que la verité et la justice soient mes guides.




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  • Boudjemaa
    24 août 2009 at 13 h 19 min - Reply

    @ Lies
    août 23, 2009 22:37

    Humble. Sens 1 : Qui fait preuve d’humilité, de modestie. Synonyme : respectueux .

    Nous vous lisons :
     » À mon avis, humble d’ailleurs, tout programme politique aussi beau et séducteur qui soit, et qui ne repose pas sur la laïcité, n’est en vérité que diversion, démagogie et corruption. »

    Mazette ! Fichtre ! Inouî ! Et çà se dit  » humble  » ! A votre avis, faites vous vraiment preuve
    d’ humilité, de modestie, de simplicité ? Allons donc ! Proclamer , que dis-je, carillonner que,  » hors la laïcité , point de salut « , dans les termes les plus virulents, insolents , outranciers est tout simplement fallacieux et irrespectueux pour ceux qui ne pensent pas comme vous ! Peut-être, faudrait-il ressortir du musée des horreurs, la  » bonne vieille  » guillotine, le  » rasoir républicain  » du
     » bon  » Docteur Guillotin ? Et de  » raser gratis  » , comme l’ont fait les sinistres Robespierre, St J ust, Marat et autres  » révolutionnaires « , parangons de cette  » vertu laîque », de la  » liberté  » , de
     » l’ égalité » et de la  » fraternité  » sous la Terreur érigée en système de gouvernement ?!

    De l’ Islam comme programme politique.
    Il est utile de vous rappeler que la laïcité est un principe qui veut que, dans certains pays, on sépare le spirituel du temporel, le religieux de l’Etat . L’homme mis sur un piédestal et Dieu détrôné ! Des lois donc athées , sont établis par des hommes éphémères et faillibles. Au contraire des lois de Dieu, intangibles et séculaires qui imprègnent notre société algérienne. Le mois de Ramadhan que nous vivons est une belle preuve éclatante d’ allégeance à Dieu , d’ attachement et de constance populaire à un sens de la vie partagé par le plus grand nombre.

    Il serait présomptueux de ma part de traiter ici, du vaste sujet de l’ Islam et , je ne voudrai pas déplaire à Dieu, en expédiant par quelques lignes et ramener à mon niveau ( ô , vanité ! ) cette religion de 1, 5 milliards de Musulmans, la première en nombre. Par contre, sur le terrain de la responsabilité des tenants et des aboutissants d ‘ actes commis par des hommes au nom de la religion islamique ou de la laicîté, j’ y consens fort bien et le souhaite . A charge pour toutes les parties de se contredire, sur la base du respect mutuel et de la production de faits et documents avérés..

    Saha syamkoum à toutes mes soeurs et mes frères en Islam.
    Salutations distinguées.




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  • BRAHIM
    24 août 2009 at 13 h 42 min - Reply

    @Lies , merci pour ta contribution qui complète celle de Anwar qui , je suppose ne sera pas d’accord avec toi (je parle à sa place et ce n’est pas courtois, je sais). Mais sans les aspects que tu avances, le récipient de la démocratie ne sera pas étanche. Des années et des années seront encore perdues pour remettre l’Algérie dans la bonne gouvernance. Mais enfin !!! D’après certains il faut y aller molo … molo. Mais pourquoi donc l’Algérie doit t-elle aller molo molo pour concevoir un projet de société ou une constitution intemporelle à l’instar de certaines constitutions de pays évolués et développée. La plupart des institutions républicaines de ces pays avancé ont été conçues dans un temps ancien où même leur peuple de l’époque ne comprenez pas encore le bienfait sur leur société (exemple USA pour prendre cet exemple extrême). Mais bon, nous, on est des bourourou et çà amuse énormément les décideurs des Tagarins.




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  • réda
    24 août 2009 at 16 h 57 min - Reply

    Je pense qu’avant de parler de démocratie , laïcité , constitution , projet sociale , il faut rétablir l’identité algérienne , ses fondements , et depuis ce moments les algériens auront le choix d’avoir des opinions qui convergent ou divergent en sachant que les priorités et les racines de chacun seront défendre notre l’algerianité avant tout.

    pour l’instant on ne fait qu’importé des idées c’est tout et heureusement qu’elle nous somme pas facturé sinon ca serait la banqueroute.

    vive l’Algérie et gloire a nos martyres des deux guerres.




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  • Tarik Ben Ziad
    24 août 2009 at 21 h 58 min - Reply

    Oser est de mise
    Je vous propose d’ouvrir un débat sur les possi bilités de l’initiation d’un plan d’action sur le terrain. Nous allons avant tout envoyer le texte du 19 Mars officiellement à tous les partis politiques algériens au gouvernement et aux instances internationales. Ce texte devrait être, avant d’être envoyé, publié et soumis à débat démocratique sur ce site. Il devrait être un message sérieux, logique et ferme de notre naturel instinct de survie pour notre maison Algérie. Il ya pleins d’intervenants et pas des moindres qui peuvent proposer un iota de tenu de setting coordonné , qui sera la première flamme de la naissance de l’action pacifiste. Une révolution orange pour sortir su sang rouge noirâtre. En tout cas je vous soumets cette proposition et les débats sont ouverts. On a osé le communiqué du 19 mars qui fait mouche, osons sa concrétisation et son prolongement naturel et noble.
    Osez faire des propositions sérieuses d’action ou on restera à faire de la littérature tout court.
    M.B




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  • Anwar N. Haddam
    26 août 2009 at 7 h 31 min - Reply

    @ MTM
    Merci pour vos commentaires. Je voudrais juste une petite mise au point.

    Vous dites : « Il y a tant a dire et tant de signes sur le dédain des islamistes du FIS pour la démocratie que votre nouveau discours aura du mal à dissiper les craintes des démocrates »
    Je vous rappelle que j’ai proposé de publier cet article sur ce site unique ment en réponse à certains internautes qui ont insisté à s’engager dans un tel débat. ..et je remercie tous ceux qui m’ont fait l’honneur de me lire… Donc, si cela peut aider à rétablir un peut de confiance entre nous cela serai bien …
    Sinon notre priorité aujourd’hui devrai être tout autre (et la je rejoins ‘Tareq Ben Ziad’: notre Algérie a besoin de tous ses enfants pour la faire sortir de cette crise qui perdure …

    @ Papousse
    Comme je l’ai écris dans l’article, le processus démocratique ne doit pas se résumer aux élections…
    Nous, du moins au sein de notre école al Bina al Hadari, on ne se faisait pas d’illusion concernant des élections organisées de A jusqu’à Z par un régime militaire… mais notre approche d’essayer d’accomplir un changement global du régime d’une manière graduelle… jusqu’à ce que le peuple recouvre complètement sa souveraineté et choisis de lui-même (et non pas imposé par une élite soit disant ‘savante’) son projet de société et ses représentants….

    Quant a votre allusion à 5 siècles d’occupation, on pourrait peut être s’engager dans un tel débat une fois que le peuple recouvre sa souveraineté et son autodétermination…
    Saha Syamek

    @ MUS
    Nous avons toujours dis et écris qu’on ne pourra jamais tourner cette page de la décennie noir sans résoudre le problème des disparus…quelque soit la partie responsable de leur disparition…je me sens personnellement concerné par ce dossier.
    Je m’explique avant que des personnes comme Kara Fawzi cris tout haut que Anwar Haddam a revendiqué les kidnappings :
    1) le 1ier Président de la Délégation Parlementaire du FIS à l’Etranger; notamment le Député –élu de Constantine, le Dr. Cherif Ben Lahrech en fait partie des disparus depuis 1992. Il été rentré en Algérie un mois après notre sortie… il devait s’engager dans des pourparlers avec les putschistes au nom de la Direction du FIS dans le temps, i.e. les frères AbdelRezaq Radjam et Cheikh Mohamed Said (Rahimahoum Allah), car on a toujours œuvré pour une solution pacifique …mais malheureusement les DRS sont venu le chercher de son bureau à l’hôpital de Constantine et depuis on est resté sans nouvelle de lui…les DRS voulaient certainement localisé la direction du FIS…
    2) Un grand nombre de mes étudiants (de ma dernière promo, au Département de Physique de Bab Ezzouar) sont aussi portés disparus… Ainsi nous avons promis de ne jamais les oublier In Sha Allah…

    @ Lies
    Je pense que le projet de société doit être décidé par un peuple souverain par le biais de ses représentants élus selon un véritable processus démocratique, et non pas par une élite soit disant ‘savante’…et ici je rejoins M. Ait Ahmed dans son appel pour une Assemblée Constituante qui serait dûment élu et non imposée par le haut… Informer le peuple et laisser le choisir… et non pas choisir à sa place sous prétexte qu’il est immature.

    Wassalam
    Anwar N Haddam




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  • Salah Bouzid
    27 août 2009 at 13 h 22 min - Reply

    Le groupe dont fait partie Anwar Haddam, et qui fut appelé Djaz’ara par Nahnah, est une des composantes du FIS. Les autres composantes, moins bien struturées, sont le mouvement salafiste representé par Ali Belhadj et le mouvement jihadiste, c’est-à-dire les éléments qui avaient une expérience militaire, soit avec le groupe de Mustapha Bouyali, soit en Afghanistan, et même les deux dans des cas.

    Le fait que les services de sécurité surveillaient toutes les composantes du mouvement islamiste, il est donc normal de comprendre que le mouvement était déjà infiltré au sommet.

    Pourquoi un tel écart existe-t-il entre les présentations théoriques que vient de faire Haddam et la réalité? Les idées élitistes du groupe Djaz’ara n’ont pas été absorbées par les membres des autres composantes plus attirées par les discours populistes de Abbassi et Belhadj.

    L’absence d’organization et une politique porte ouverte avait facilité l’introduction dans le FIS d’opportunistes, trop nombreux, qui n’avaient rien à voir avec l’islamisme, de près ou de loin. Et ce à tous les niveaux.

    Je pose une question à Haddam qui a été prof de physique dans une université: si vous aviez un étudiant aveugle et qu’il vous fallait le faire participer dans le lab pour faire des TP, comment vous y prendriez-vous? Ou bien si vous étiez chirurgien et qu’on vous demandait d’accepter un infirmier aveugle pour vous aider à opérer, est-ce que vous auriez pris le risque d’opérer?

    Les Algériens seront toujours plus sévères envers les Islamistes et c’est normal. Nous parlons de valeurs três pures, parfois mythologiques ou utopiques, et c’est pour cette raison qu’il y aura toujours cet écart entre l’islam normatif et l’islam historique.

    En tant qu’amateur de foot, je me rappelle toujours de cette phrase d’un entraineur européen et qu’on aimait souvent répéter “Il ne faut pas confondre vitesse d’exécution et précipitation“.




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  • Sadiko
    28 août 2009 at 23 h 38 min - Reply

    Une fois la lecture de l’article – profession de foi d’Anwar Haddam terminée, voici les premières questions qui viennent à l’esprit:
    Pourquoi cet article sur le QDA, aujourd’hui ?
    Quel but poursuit-il ?
    A qui s’adresse-t-il ?
    Aux américains qui ont entendu sa conférence et qu’il voulait convaincre de sa bonne foi d’islamiste modéré ?
    Au gouvernement américain qui lui donna asile pendant toute la période où les occidentaux étaient à la recherche de l’aile modérée de l’islamisme politique, en sachant pertinemment qu’ils lui avaient accordé le statut d’« l’ambassadeur du FIS » aux Etats Unis ?
    Au gouvernement algérien pour faire de l’entrisme comme Aboudjerra Soltani et tant d’autres, puis récolter les dividendes (postes divers, rentes et prébendes) se rattachant à pareille opération ?
    Quels contacts y a-t-il eu entre Anwar Haddam et le gouvernement algérien , la Présidence et le DRS pour expliquer et comprendre cette demande de retour en grâce qui ne dit pas son nom?
    Quels seront ses éventuels prolongements dans le cadre de la consolidation de la politique de réconciliation nationale à laquelle on veut donner un second souffle ? pourquoi pas par un appel que lancerait Anwar Haddam « aux frères des maquis » pour qu’ils mettent fin à leurs égarements et « entrent dans le droit chemin », celui que compte prendre Anwar Haddam et « son groupe » ?
    Des futurs partis en voie de création, ou de velléité de création, dont celui du Frère du Président de la république ? Quel rôle pourrait y jouer Anwar Haddam et « son groupe » ?
    D’un FIS nouveau look ou « new age » puisque l’intéressé évoque souvent son « groupe » et lui ? il se présente comme le leader d’un groupe susceptible d’évoluer vers la forme de parti politique, à l’heure où bon nombre de politiciens envisagent de créer un parti pour les prochaines législatives ? Puis pour les prochaines présidentielles ? Anwar Haddam futur député ? puis futur candidat à la présidence ? Pourquoi pas après tout ? Tout est question de calcul à géométrie variable et que le mot des islamistes est clair  » El harb khidaâ »
    Ce sont là les premières questions que je me pose ; certainement après bien d’autres personnes. Le tout mérite d’être approfondi au cours d’un large débat dont il faudra mieux définir les contours et les protagonistes sans que nul ne puisse fuir ses responsabilités, en se calfeutrant dans la quiétude de positions dogmatiques passées de mode lorsqu’il s’agit du projet que nous voulons pour notre pays. Du projet qui vise à définir les règles du « vivre ensemble », sur une terre propriété de tout un peuple longtemps spolié de sa souveraineté.




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  • jnsplu
    29 août 2009 at 2 h 03 min - Reply

    Bonsoir à tous et Saha ftourkoum.

    Est il possible d’établir un état islamique, au sens où certains l’entendent, en Algérie ? Un état qui considère que la législation lui échappe et qu’il ne fait que l’interpréter sans avoir l’exclusivité de cette interprétation? Dans un état islamique c’est en effet aux gens de savoir d’interpréter et non plus seulement aux représentants du pouvoir public et ces gens de savoir religieux et les intellectuels en general, acquierent une autorité morale qui les rend dangeureux pour less représentaaants du pouvoir public , par la mobilistion qu’ils peuvent induire contre ses représentants, par le controle qu’ils peuvent exercer sur leurs actes publics, par la critique qu’ils peuvent développer. Quel est dans les temps modernes le pouvoir qui accepterait cela ? A l’ère de la démocratie, cette manière hautement civilisee de gerer les affaires de la cite en permettaant une opposition reelle n’est pas de mise, elle est dépassée.

    La fonction essentielle d’un état au sens contemporain est de légiférer dans tous les domaines de la vie sociale, puis d’exécuter cette législation. Or, la législation en islam est en théorie totalement divine et son interprétation soumise seulement à une qualification établie et avérée qu’elle émane de représentants de l’état ou non. Seule l’autorité morale du savoir assoit cette interprétation.

    Les sources du droit musulman, peuvent se subdiviser en sources « transmissibles » et sources « intellectuelles ». Certains diront qu’il y a des sources principales et des sources accessoires, ce qui revient strictement à la même chose (à peu de choses près pour ne pas choquer les puristes, l’analogie fait partie des sources principales mais ne fait pas partie des sources transmissibles.

    Les sources transmissibles, qui sont le Coran, la tradition du prophète et le consensus nécessitent une interprétation dans le cadre des secondes avant d’être appliquées sur le terrain de la pratique. Pour dire que le consensus fait partie des règles transmises, les oulémas se fondent notaamment sur un Hadith : » Ma communauté ne s’accorde pas sur l’égarement ».

    Certains courants ne voient pas dans le consensus (l’Idjmaâ) une source transmissible et considèrent qu’il s’agit d’une interprétation analogique qui peut supporter une remise en cause, tout au moins un avis contraire. Mais ils sont rares.

    Donc, un parlement au sens moderne dans cette optique n’aurait pas de fonction législative, forcément, le peuple n’a pas de souveraineté à déléguer mais est totalement soumis à Dieu et à son prophète qui seuls détiennent la souveraineté et c’est le sens du mot islam qui veut dire soumission.

    Or les dispositions du coran et de la sunna nécessitent une interprétation, qui ne peut être effectuée à l’heure actulle que par dess théologiens, car la majorié à délaissé le savoir religieux ce qui est en porte à faux avec l’islaam. De ce fait et indirectement, la souveraineté passe entre leurs mains dans la pratique et ils légifèrent au nom de …Dieu et de son prophète.

    D’autre part, il y a deux façons d’acquérir le pouvoir en islam, celle des khalifes bien guidés et celle du coup de force.

    Aucun des Califes éclairés n’a cherché le pouvoir, au contraire, Abou Bakr et Omar se disputaient et chacun voulait que l’autre soit le calife, puis Abou Bakr une fois désigné et qu’on lui fit allégence essaya de démissionner mais il lui fut fait opposition sur sa démission et c’est lui lorsqu’il se sentit mourrir qui désigna Omar après consultation.

    Sans les énumérer tous les quatre je dirais simplement qu’en tous cas la consultation à toujours eu lieu avant la nomination des califes éclairés et le serment d’allégence était la règle.

    En outre ils consultaient avant de prendre les décisions importantes , permettaient à tous la critique de leurs actes publics et acceptaient volontiers de se remettre en cause, car ils avaient une peur bleue de commettre des erreurs. Il s’ensuit que durant leur Califat, la libre expression existait de même que toutes les autres libertés publiques sous reserve de repecter la loi, en l’occurence islamique, mais les interprétations étaient sincères et non tendancieuses, en outre elles s’appliquaient à tous sans aucune exception, l’égalité étant la règle, quel que soit le rang de la personne. y a til une démocraatie équivalente ?

    Il faut cependant avoir présent à l’esprit que les fluctuations politiques étaient non seulement présentes mais extrêmes et que Omar de même que Othman et que Ali furent assassinés purement et simplement.

    La deuxième façon, celle du coup de force, eu lieu juste après le décès d’Ali et les Banou Oumeyya prirent le pouvoir sans consultation, obtenant l’allégeance par la force et en interdisant toute critique de leurs actes. C’est la prise en otage de la communauté musulmane qui dure jusqu’a l’heure actuelle. C’est l’ère ou les interprétations tendancieuses fleurirent et où on décida qu’un tyran vaut mieux que la fitna; Il s’agit la d’une profession de foi.

    Cependant, le calife Omar ibn Albdelaziz est rattaché par la communauté aux califes éclairés, mais c’est le seul; si je n’étais sérieux, je dirais que Boutef s’identifie aussi à lui, un peu.

    Au final, ce qui retenait les califes éclairés c’était justement qu’ils étaient éclairés, leur connaissance de la religion et les certitudes qu’ils avaient et qui ne sont pas à la portée de tous les musulmans surtout à l’heure actuelle .

    Le système de gouvernement qui a caractérisé leur époque est attaché à leur personne et il ne saurait servir de référence afin d’être reproduit. D’autant qu’il a produit certes la justice et l’équité, mais aussi leur assassinat qui rèvèle une instabilité politique certaine.

    La deuxième façon de gouverner des musulmans qui est celle du coup de force n’est pas non plus souhaitable comme référence.

    Rien dans le Coran ou la sunna, je crois mais peut être que je me trompe, n’indique dans les grandes lignes une forme particulière de gouvernement, une manière de gouverner bien précise à l’exception du fait de la consultation et de certains autres détails.

    Or la consultation existe dans les systèmes modernes sous forme de suffrage universel. Il ne faut pas se cantonner au niveau d’une interprétation historique de la notion de choura mais lui donner une acception générale et je ne pense pas que c’est aller contre la loi divine. Beaucoup de théologiens ont retenu cette alternative.

    L’ère est elle encore au  » ahl al hall oual akd », ce système suppose une tutelle sur le peuple, exercée par les détenteurs du savoir religieux qui se déterminent sur un candidat à présenter au peuple. Or dans la cacophonie des avis religieux à l’heure actuelle, nul n’échappe à l’erreur, ni les doctes ni les moins doctes.

    Certains ont dit qu’on pourrait concevoir un système de gouvernement moderne avec un ou des comités religieux, que consulteraient tous ceux qui sont détenteurs d’un poste de responsabilité au dela d’un certain niveau et en deça désigner dans chaque administration un agent de culte pour les avis religieux et le doter d’un pouvoir critique qu’il soumettrait aux instances supérieures. Mais n’est ce pas la un peu ce qui se passe en Algérie, mais sans résultat tangible ?

    Ni l’état islamiste, ni k’etat laic ne conviennent en Algerie ..

    Le premier parceque sa mise en place et surtout son contrôle futur par le peuple est impossible car il concentre les pouvoirs entre peu de personnes, sinon une seule, et la laicité quant à elle est étrangère à nos moeurs et ses tenants se laissent suspecter à tort ou a raison de visées à long terme et compte tenu du dééficit de confiaaance actuel elle est a ecarter.

    Un état démocratique qui prend en compte la volonté de la majorité pour faire les grands choix, mais tout en tenant compte des impératifs de paix sociale qui impliquent le respect des minorités est je pense la meilleure alternative à condition que cette démocration respecte vraiment les choix majoritaires et qui sont clairs: l’Algérie est terre de mususulmans.

    En tous cas il nous est demandé dans le Coran de réfléchir, réfléchissons donc, peut être qu’une idée germera un jour.

    En attendant les autres s’organisent, produisent, avancent tandis que nous, nous nous gargarisons du passé. Est ce ce que nous demande notre religion dont nous nous prévaalons ç chaqyue instant ?

    Assurément non !

    J’ai expliqué plus haut qu’un état que l’islam impregne est un état qui ne fait que suivre aveuglément les règles transmissibles pour ne légiférer que dans le domaine de l’analogie et des makassid (certains les appellent al masalih al moursala je crois, moins qu’il ne s’agisse de concepts différrents auquel cas celui de makacid gagnerait à etre explicité plus amplement) et encore à condition de ne pas aller dans un sens contraire aux règles transmissibles qui sont immuables.

    Le prophète que le salut soit sur lui avait interdit dans un premier temps qu’on transcrive ses hadiths mais à tenu à ce que les versets du coran par contre soient transcrits. Il est vrai que des versets viennent nous ordonner de suivre l’exemple du prophète et ce qu’il a ordonné et de ce fait rendent obligatoire d’application de la sounna. Mais pourquoi le prophète avait il interdit qu’elle soit transcrite, ce qui par la suite à permis notamment ce qu’on appelle communément les « israeliates » ou les hadiths contrefaits de proliférer. Cela donne à réfléchir et le Coran nous ordonne de réfléchir.

    Le consensus (ou Idjmaa) dont la « porte fut fermée » pour cause d’expansion de l’empire musulman, expansion qui ote les conditions objectives de sa réalisation, fige l’interprétation de certains aspects législatifs aux premiers siècles de l’islam en rendant certaines règles qui datent quand meme, obligatoires, à l’heure actuelle, meme si parfois elles semblent dépassées, pardonnez moi de le dire.

    Les leaders politiques islamistes dans le maghreb et ailleurs, ont compris qu’ils ne peuvent établir actuellement un état sur la base des règles islamiques essentiellement. C’est pourquoi ils multiplient les modèles plus ou moins acceptables dans la conjoncture socio historique actuelle pour préparer l’avenir a l’avènement d’un age d’or ou le phénix renaitra de ses cendres.




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  • A.By
    29 août 2009 at 11 h 09 min - Reply
  • Anwar N. Haddam
    30 août 2009 at 17 h 16 min - Reply

    Assalamu Alaikum

    @Salah Bouzid,
    Vous dites « …si vous aviez un étudiant aveugle et qu’il vous fallait le faire participer dans le lab pour faire des TP, comment vous y prendriez-vous? Ou bien si vous étiez chirurgien et qu’on vous demandait d’accepter un infirmier aveugle pour vous aider à opérer, est-ce que vous auriez pris le risque d’opérer? »

    Pour nous le problème ne se posait pas de cette manière… c’est qu’il ya eu effectivement des ‘aveugles’, mais qui ceux sont accaparés un objet si précieux et ceux sont aventurés avec dans chemin si dangereuse et minée …et qui en plus ne s’en rendez pas compte – jusqu’à aujourd’hui peut être –
    Devant une telle situation, notre mouvement a pris la décision d’essayer de protéger l’objet précieux qui appartient à des générations ; j’en assume pleinement ma responsabilité dans cette prise de décision. Ici –bas, notre peuple et l’histoire nous jugeront sur nos actions et intention… et dans l’au-delà notre Dieu Al Khabir Al’Alime.

    @ Sadiko
    A vos questions « Pourquoi cet article sur le QDA, aujourd’hui ? Quel but poursuit-il ? A qui s’adresse-t-il ? »:

    Je réponds simplement que durant toute la période de 1992 à 2004, j’assumai la responsabilité d’un des porte-paroles du FIS à l’étranger dont la mission telle qu’elle a été formulée par la direction du parti à l’intérieur du pays, était, telle qu’indiqué lors de l’une de mes interventions précédentes, essentiellement d’exprimer notre opposition au coup d’état de Janvier 92… La aussi, j’assume pleinement ma responsabilisé qu’incomba cette mission.

    Depuis ma démission en tant que membre de la direction du parti en 2004, et bien que nous nous opposons toujours au régime des putschistes en place à d’Alger, mon ‘groupe ‘ et moi – comme vous dites – nous avons adopté une échelle de priorités tout autre que celle des dirigeants actuelles du FIS…ainsi qu’une approche différente quant à la manière de procéder pour un changement de régime qui reste toujours à nos yeux la cause principale de la crise multidimensionnelle que vit notre peuple depuis la guerre de libération et qui s’est accentuée depuis le coup d’état de 1992.

    Et ainsi, depuis, nous avions issu une série d’articles, dont celui-là, dans le but d’exprimer nous-mêmes nos idées et convictions, de nous faire connaître de par nous-mêmes et non pas par d’autre… et nous nous adressons à tous: aux quelques éléments au sein du pouvoir qui sont restés plus ou moins intègre – y compris certains membres de l’armée et du DRS – aux différents partenaires économiques de notre pays ; en se qui concerne notre peuple, n’en déplaise à certain, nous considérons qu’une grande partie nous connaît déjà et dont nous nous sommes jamais séparés.

    Quant à votre question : « Quel rôle pourrait y jouer Anwar Haddam et « son groupe » ? Je vous invite à œuvrer ensemble, nous tous algériennes et algériens, pour l’autodétermination de notre peuple et afin qu’il recouvre sa souveraineté… et son droit de répondre à de telles questions…son droit de choisir librement son projet de société et ses représentants pour gérer les affaires de son état et protéger ses intérêts vitaux.

    @ jnsplu
    Le but de cette série d’articles, dont j’y réfère dans ma réponse @ Sadiko, est d’essayer de proposer certains éléments de réponses à de telles questions fondamentales. Ma réponse est qu’il est possible en effet pour les musulmans de notre génération, d’envisager l’établissement d’un état dont toutes les institutions –sans aucune exception- sont soumises à la seule volonté du peuple –un peuple libre de ses choix et souverain.

    Ce concept de gouvernance constitue l’un des fondements principaux des reformes proposées par Abdel Hamid Ben Badis (Allah Yarhamou) qui curieusement ces jours-ci certains veulent à tout prix lui coller l’étiquette ‘Salafiste’, confondant celle-ci à l’‘Islahism’.
    Il en est question justement dans la deuxième et dernière partie de cet article de la « Hakimia » d’Allah et de la souveraineté populaire, J’y reviendrais si vous voulez à vos questions après la publication de la deuxième (et dernière) partie In Sha Allah.

    Wassalam wa saha syamkum
    Anwar N Haddam




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  • jnsplu
    30 août 2009 at 23 h 18 min - Reply

    La démocratie, ce n’est,à mon sens, ni plus ni moins que le degré de participation libre à la direction des affaires publiques par les moyens du suffrage universel veritable et de la critique libre et publique des actes du pouvoir, ce qui se fonde sur la libre expression et… la conscience et la volonté de tous les partenaires , ancrée dans la culture et le comportement de tous, qu’il est nécessaire de conserver ce degré de participation et de l’amplifier.

    Mais il y a 36 mille manifestations à la démocratie et c’est pour ça qu’il y a trois formes de démocraties dans le monde occidental. La quatrième existait encore il n’ y a pas si longtemps. Les trois premières sont dites démocraties indirectes ou représentatives et la dernière est dite directe, c’est la plus haute forme. Et rien ne nous interdit d’avoir notre propre forme de démocratie à condition que le fond soit respecté.

    La question n’est pas de savoir si elles sont efficaces, les quatres formes ont donné leurs preuves, la question est de savoir si on peut les transplanter dans notre tissu socio-politique sans créer de rupture dans celui-ci et comment peut on le faire. Car il va sans dire que la démocratie est aussi une culture du respect de l’autre et de ses avis meme si on n’est pas d’accord avec lui. Discuter les idées exprimées ou les actes entrepris, mais respecter la personne relève effectivement d’une dose de civilisation que nous avons malheureusement perdue. Comment la récupérer ? En singeant les autres ? En nous aliénant et en perdant nos spécifités sous prétexte qu’elles sont contraires à la démocratie ? Si la démocratie doit nous faire perdre notre spécifité, en avons nous vraiment besoin ? Quoi qu’il en soit le respect de l’autre en islam est une obligation religieuse, de meme que le faitde se taire devant une chose anormale est un péché. Il ne faut pas confondre entre islam et musulmans.




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  • BRAHIM
    2 septembre 2009 at 21 h 16 min - Reply

    Cher @jnsplu; toi ; tu dis « Il ne faut pas confondre entre islam et musulmans » , moi je dirai plutôt il ne faut pas confondre « musulman » et « islamiste ». C’est ce que j’essaye d’expliquer ou tenter de faire admettre à longueur de mes contributions sur le blog.




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  • jnsplu
    3 septembre 2009 at 23 h 01 min - Reply

    Bonjour.
    C’est bien de faire des dichotomies mais quelle est la differnce entre musulman et islamiste d’après toi ?




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  • BRAHIM
    4 septembre 2009 at 17 h 10 min - Reply

    @jnsplu , je n’ai pas envie de répéter ce que je ne cesse d’expliquer à longueur de temps sur notre journal On Line le Quotidien d’Algérie. Moi, je suis fatigué. Et de toute façon ….. J’abdique .!!! J’abandonne et je prends la responsabilité de perdre mon match sur tapis vert. Ciao et Saha Ftourek.




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  • jnsplu
    4 septembre 2009 at 21 h 02 min - Reply

    Vu que tu ne sembles pas vouloir répondre à la question de la différence entre islamiste et musulman, je vais tenter de le faire pour relance le débat.

    Beaucoup de nos interventions seraient plus claires si nous nous donnions la peine de clarifier chacun notre manière de concevoir les choses. Des termes qui signifient une chose pour l’un peuvent signifier autre chose pour l’autre.

    Dans cette optique : Qu’est ce que l’Islam politique ou l’islam en tant que vecteur politique ?

    Je pourrais dire en ce qui me concerne et entre autres que c’est de la politique faite par des musulmans. C’est à dire de la politique faite par des gens qui croient en Dieu et en son prophète Mahomet et qui appliquent les principes du Coran dans leur démarche politique comme ils l’appliquent ailleurs, ou par extension qui ont vécu en terre d’islam et qui ont acquis en principe la culture ambiante et qui procède de la majorité et donc de l’islam, meme s’ils ne sont pas eux memes croyants.

    La politique que peuvent proner ces gens là à l’évidence ne saurait etre la meme que celle que voudraient pratiquer des gens ayant toujours vécu en europe ou ayant une vision européenne des choses, meme s’ils sont musulmans En d’autres termes on peut etre musulman par la foi ou par la tradition.

    Pourquoi ces gens là n’auraient pas le droit de gouverner? Est ce en raison de leur foi ou en raison du fait que l’islam ne doit pas régenter nos vies et qu’il n’est pas admis qu’une fois arrivés au pouvoir l’impulsion juridique qu’ils donneront fera que l’islam régentera la vie du pays à composante majoritaire musulmane?

    D’ailleurs, j’ai l’impression que chez nous c’est plutot beaucoup plus la tradition que la foi qui prime, meme si souvent cette dernière est présente quoique sous des formes variées.

    La politique est faite par des gens et pour des gens et donc on ne peut imposer à ces derniers des valeurs politiques qui ne cadrent pas avec leur façon de voir, leur façon de vivre, les minorités ne peuvent imposer leurs choix à la majorité sous prétexte de démocratie, meme en démocratie surtout en démocratie, de meme que la majorité doit tenir compte de l’impact des minorités et de leurs aspirations pour garder l’harmonie et la paix sociale.

    Les termes d’islamiste et autres étiquettes relevent de la meme probématique.
    Par essence, un musulman ne peut qu’être modéré puisque le coran même décide « Nous avons fait de vous une nation du juste milieu », soumise totalement à Dieu et à son prophète et donc appliquant les préceptes de la religion qu’ils ont choisie pour les adeptes de l’Islam. Le musulman doit appeler à la voie de son seigneur par la sagesse et la bonne argumentation. Il ne polémique qu’exceptionnellement mais alors en utilisant encore de meilleurs paroles et arguments. Cela c’est ce que dit le Coran.

    Qu’est ce qu’en effet le juste milieu d’autre que le fait de suivre une ligne médiane qui nous évite de faire du tort aux autres mais également de ne pas se laisser piétiner, de ne pas se laisser écraser, de ne pas se laisser faire sans opposer de résistance, de nous distinguer par rapport aux autres, d’avoir notre opinion, notre propre foi, notre propre façon d’être, de fonctionner, de ne pas etre des brebis suiveuses dans ce monde ou tout le monde veut etre berger après avoir été à l’école des bergers de telle ou telle doctrine..

    Cependant, ce vocable de « modérés » semble avoir dérivé dans le contexte que veut lui donner la presse ocidentale ou-pro occidentale et certains responsables malheureusement relevant en principe de l’aire musulmane.

    Il ne s’agit plus de son sens originel mais d’un autre sens plus prononcé, qui fait opposition à celui d’islamiste, ou musulman terroriste et qui est celui de courber totalement l’échine et d’accepter le diktat sans discuter, c’est ça etre modéré dans le sens moderne.

    Dans ce nouveau sens, le Hamas est terroriste, par contre les « aplatventristes » sont modérés et constituent la crème de la société musulmane telle que la veulent les USA, l’Europe attendrie et Israêl dont l’armée appelée « Tsaal » par amitié (mais aussi pour donner d’elle l’image d’une « gentille armée qui ne fait la guéguerre que par nécessité, les musulmans étant ce qu’ils sont: des islamistes, des terroristes) , terrorise les populations désarmées de Ghaza, avec ses avions, ses chars, ses bombes à fragmentation et au phosphore et sa flotte qui interdit aux palestiniens même de pécher… le poisson. « David contre goliath » en somme ».

    Hosni Moubarak ( par qui ? c’est une question ! Moubarak veut dire béni en Arabe) est un ultra modéré, surtout que pour sa modération les Etats Unis lui donnent 2 milliards de dollards « d’aide » par an et il est le chouchou de l’Europe, d’Israel et des Etats Unis. Il est co-président de l’U.P.M l’Union Pour la M… Méditerranée, pardon j’ai eu le hoquet, initiée par Sarkosy il n’y a pas longtemps. Cela ne pouvait échoir qu’a un modéré. Et c’est grace en partie à un Boutef modéré qui fait annoncer la participation de l’Algérie à l’UPM par …Sarkozy. C’est dire les liens qui unissent le quai d’orsay à Alger.

    Les Iraniens, dont l’avancée technique est fulgurante et qui courtisent l’atome sont mal vus et la presse mondiale, c’est à dire occidentale, c’est à dire hostile à l’islam et aux musulmans, s’érige en bouclier et convainc tout le monde, elle en arrive à ce que l’Iran est montré même par les musulmans comme un ennemi et un ogre islamiste, lire terroriste bien sur, qu’il faut à tout prix arreter car contre le progrès, contre la démocratie. Pourtant ce qui s’est passé pendant les élections passées n’est arrivé dans aucun pays dit arabe, la conscience politique des Iraniens est exacerbée, ils n’ont pas l’air d’etre passifs comme nous. C’est donc que le régime Iranien contribue nécessairement à l’essor de cette conscience politique. Pouvons nous en dire autant ?

    Je ne pense pas qu’on puisse transformer tous les musulmans en modérés, ils resteront musulmans et donc appartiendront a la nation du juste milieu qui paradoxalement n’est pas modérée pour les nouveaux interpréteurs du monde ou interprêtes, c’est comme vous voulez

    La majorité des musulmans risque donc d’être condamnée à être traitée d’islamiste, terme péjoratif de musulman qui veut finalement dire terroriste, c’est à dire quelqu’un qui terrorise injustement les gens et leur fait du tort sans raison légitime.

    On finit par partager les musulmans en deux groupes : Un groupe qui est modéré, aplat ventriste auquel l’occident délivre les satisfecit, les prix nobel et autres distinctions et aides financières « désinteressées » et un autre groupe dit « islamiste » dont on montre un tableau noir et qui doit s’incliner et se conformer au diapason pour rester dans l’harmonique ou sinon disparaitre en tant que système d’idées découlant directement du Corant et de la sunna.

    C’est ainsi que nous devons revoir dans un premier temps nos concepts concernant la femme, quant au foulard, à la polygamie, à des tas de choses et nous devons sacrifier nos traditions, coutumes et règles religieuses, pour qu’il y ait conformité entre le modèle de famille proné à l’occident et la famille telle qu’elle doit etre partout dans le monde. Pourquoi n’est ce pas à eux de se conformer à nos traditions ? Parceque nous sommes faibles économiquement, culturellement et peut etre meme intellectuellement, je me dis ça surtout quand je vois des intellectuels musulmans ou issus de la société musulmane emboiter le pas aux occidentaux et voir les principes ancestraux qui gouvernent notre société comme régressifs.




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  • BRAHIM
    4 septembre 2009 at 22 h 10 min - Reply

    @jnsplu , ok message reçu. Merci pour tes explications que j’ai bien comprises. Mais, je t’avoue cher frère et ami internaute, pour l’heure je n’arrive plus à trouver d’arguments. Je suis fatigué vu mon âge , Alzheimer guette !!!. Milles excuses, mon fils ! Saha Ftourek




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  • Ammisaid
    4 septembre 2009 at 22 h 28 min - Reply

    Il n’y a aucune idéologie qui avait échappé aux extrêmes (mou et dur). Les mots n’ont de valeur que celle des actes. Les mauvaises intentions, les mauvaises paroles et les mauvais actes entraînent, automatiquement, du mal (visible ou invisible) sur leurs auteurs et sur l’univers entier (minéral, végétal, animal et humain).
    Le mal que nous avions fait et que nous continuons à faire à notre pays est visible (car il est né, il a grandit et maintenant il agit, presque, indépendamment, de notre volonté: pouvoir et peuple). Il se voit partout et de partout, il s’entend de partout et partout et il se dit partout.
    Les Algériens et Algériennes, toutes tendances confondues, à titre individuel ou dans un groupe et civile ou militaire qui font du mal à notre pays sont tous et toutes visibles. Rien ne pourra plus les voiler ou les cacher. Car ce mal a atteint son apogée. Le justifier et l’attiser est déjà en soi un crime, une souffrance une de plus sur ceux qui le porte et une déshumanisation de plus en plus irréversible pour ceux qui le font subir.
    L’Algérie souffre, ses blessures suppures, son coeur est tourmenté nuit et jour, son visage s’enlaidit et aucun maquillage ne pourra lui rendre sa beauté de l’ancien temps. Son regard s’est assombri, il est triste, désespéré et il est perdu dans les méandres des soucis ou dans les pièges de l’imagination et de l’inaction. Il faut ralentir, mes frères et soeurs de sang), il faut ralentir et regarder en Arrière pour voir tout les cadavres qui jonchent notre chemin au nom: de la révolution, cette fière, digne et belle révolution.
    Regardez les tombes, visitez les cimetières et lisez les noms de ceux qui sont gravés sur le marbre ou la pierre. Et, souvenez vous qu’ils étaient des hommes et des femmes humbles et misérables mais qui portaient leur pays dans un coeur digne, fraternel, courageux et bon.
    Tout ses morts sont inutiles, tout ses disparus étaient des frères, tout ses deuils alourdissent nos âmes, tout ses orphelins réclament que cessent la violence ignare et barbare et toute cette misère exige que la justice et la vérité reprennent leurs places partout, dans chaque coin et recoin de notre noble terre.
    Un musulman qui tue, un démocrate qui tue, un athée qui tue, un militaire qui tue, un civile qui tue…ou vole ou viole ou torture ou domine ou persécute…son frère ou sa soeur ou les deux ou toute la famille est un criminel, un voleur, un violeur, un tortionnaire, un tyran, un fou…qu’il le veuille ou non. La politique de la mort est facile, il suffit de l’habiller de mensonges, d’hypocrisies et de méchanceté, de l’armer de couteaux, de haches, de fusils, de mitraillettes et de l’actionner et ensuite de détruire tout ce qui gène et qui risque de contester ton pouvoir (démocratique, musulman, socialiste, capitaliste, scientifique, judiciaire, policier, administratif, communiste…). La politique du vrai, de la tolérance, de la compétence, de compétition honnête, du sacrifice et du respect exige la présence d’hommes sincères, justes, sages et portés par nos valeurs ancestrales.
    Chacun a sa place peut servir l’Algérie et son peuple et chacun à sa place peut les détruire. Posons; en préalable la paix et commençons à construire notre pays. Sans attendre que l’ordre vienne d’en haut (tout les hauts).
    Fraternellement à toutes et à tous
    Saha ftourkoum




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  • jnsplu
    5 septembre 2009 at 1 h 31 min - Reply

    Bonjour et Saha ftourkoum.

    Merci pour ce message plein de bon sens.

    Entièrement d’accord qu’il n’y a aucune idéologie qui ait échappé aux extrêmes . Mais il faut dire que l’islam n’est pas une idéologie mais une religion et ensuite cette religion ordonne d’élever ses capacités intellectuelles par l’exercice de la reflexion et par l’apprentissage de la science et l’interdiction de prendre des substances qui amoindrissent le travail de la pensée telle que l’alcool ou les hypnogènes c’est dire la place de la pensée humaine. L’islam interdit toute surenchère explicitement. Le prophète dit: »Pas de surenchère en religion » (la ghouloua fi eddine).

    Toujours entièrement d’accord que les mots n’ont de valeur que celle des actes. Mais on ne condamne pas une religion (et non pas une idéologie car on peut condamner une ideologie) pour le fait que ses prétendus adeptes ont de mauvais actes. Une religion d’essence reellement divine ne peut etre mauvaise.

    Le mal que nous faisons et avons fait à notre pays n’a pas pour origine la religion mais notre compréhension de la religion, notre compréhension du patriotisme, notre compréhension de la richesse, notre compréhension de la société et de l’individu, notre compréhension de tout.

    Entièrement d’accord que les mauvaises intentions, les mauvaises paroles et les mauvais actes entrainent automatiquement du mal car il est une règle dans la nature que toute action entraine une réaction mais si on doit les rattacher à quelque chose on ne peut que les rattacher au sous développement, à l’absence de conscience politique populaire et à un pouvoir qui trouve le vide devant lui et qui l’entretient.

    Le mal qui a été fait à l’Algérie l’a été par une frange insensible à tous les principes moraux et qui ne recherchait que son propre interet immédiat et matériel et on ne peut responsabiliser le peuple qui a été sa victime meme si ce peuple, pour cause de sous développement et d’absence de conscience politique n’a pas su agir de façon appropriée afin de stopper le massacre.

    La composition de cette frange qui a fait tout ce mal se situe à des niveaux divers de la société. Quand on crée un phénomène de cette ampleur, la vie qui lui est insufflée ne dépend plus de ses créateurs et les actes qu’il gènère aussi et il leur échappe pour s’élever et grandir comme toute chose née en ce monde jusqu’a atteindre son niveau d’entropie final et disparaitre. Mais les créateurs en ont la responsabilité devant Dieu, devant l’Histoire, devant l’humanité.

    Justifier les horreurs qu’a connu notre pays serait criminel effectivement. Des gens qui en tuent d’autres sous prétexte de religion et d’autres qui en tuent d’autres sur un simple soupçon pour assurer l’ordre, cela relève de l’absurde.

    Parfois je me demande si les Algériens ont conscience que l’Algérie est notre maison et que nous devons tout faire pour la garder debout.

    Il est vrai que meme les gens de raison ont parfois le sentiment d’etre blousés par le comportement général et ont l’impression d’etre comme Don Quichotte à combattre des moulins à vent et qu’il n’y a plus rien à faire. Que les dés étaient pipés dès le départ et que le jeu n’en vaut pas la peine.

    Mais ils doivent combattre ce sentiment d’impuissance car la valeur de son pays transcende la personne et vivre pour mourir sans tenter d’agir sur son milieu afin de le changer, n’est pas digne d’un humain.

    Je vous rejoins donc entièrement dans votre appel car les hauts s’ils sont réellement hauts ne pourraient demander le contraire.




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  • Said Roger
    5 septembre 2009 at 5 h 07 min - Reply

    Saha Ftourkoum wa Ramadan moubarek

    Je lis et savoure avec attention vos écrits chers compatriotes algériens, par contre j’ai une question à vous poser et qui me laisse dans un dilemme à l’aube de ce 21 éme siècle :

    Est ce que l’encre des savants de toutes les religions et sciences avait finalement beaucoup plus de mérite que le sang de tous les martyrs de toutes confessions…ou bien est ce le contraire ?

    Quand je me réfère au premier verset du Coran : « Lis au nom de ton Dieu…», cela implique évidemment déjà l’entrée en matière du bas monde par la porte de la science, et quand je compare lequel des sacrifices a le plus de mérite aux yeux de Dieu, et bien c’est celui, sans conteste, du combat permanent personnel de l’humain, c’est à dire le « jihad el kabir…le jihad el-nefss ». Pouvez vous débattre ce point de vue ? Je vous en remercie d’avance.




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  • jnsplu
    5 septembre 2009 at 14 h 01 min - Reply

    Bonjour et Saha ftourkoum.

    Que vous êtes modeste Monsieur Said Roger ! Vos commentaires que j’ai déjà eu le plaisir de lire m’ont toujours interpelé par la pensée pénétrante qui s’en dégage. Je ne pense pas que vous ayez réellement des questions à nous poser mais je prend cela comme un examen que mon professeur m’assigne, quoique j’ai passé l’âge des examens et je vais tenter de m’en acquitter tant bien que mal tant la question que vous posez est difficile et constitue un réel défi à l’intellect si je l’ai comprise, ce qui n’est pas certain.

    D’après ce que je sais de la religion musulmane, Dieu à créé tout ce qu’il y a dans l’univers au seul profit de l’homme et de ce fait la vie d’un humain, d’un seul, à plus de valeur que tout, le prophète de l’islam dit: » celui qui tue une personne est comme ceui qui tue l’humanité entière et celui qui la fait vivre est comme celui qui fait revivre toute l’humanité ».

    Le terme de guerre en islam n’est pas utilisé, il n’est pas cité dans le Coran, il est remplacé par djihad qui est le fait d’abord de vaincre son propre moi, ses pulsions profondes, ses instincts y compris celui de conservation, dans le but de s’élever vers son humanité et ensuite de défendre son pays agressé, ses convictions à la lumière de cette humanité, c’est à dire avec sagesse, car quelqu’un qui ne craint plus la mort et se trouve dans un état d’harmonie avec la création a réussi sa vie ici bas, on meut tous un jour ou l’autre, je crois et dans cet état d’harmonie il ne peut nuire aux autres qu’en ressentant une souffrance infinie. Ce qu’il faut rechercher ce n’est pas une vie longue, c’est une vie accomplie. Car quelle que soit la longueur de la vie elle restera courte.

    Donc il faut comprendre que le djihad au sens de campagne militaire ne peut qu’être selon moi défensif et jamais offensif et il est codifié de façon à cibler uniquement les combattants agresseurs et encore à épargner ceux qui fuyent.

    C’est donc plutot le « Djihad El Akbar » qu’il faut privilégier. en habituant son moi à la rigueur, à la modestie, à l’effacement devant la raison, devant l’interet commun, à accomplir le bien sous toutes ses formes et à éviter le mal sous toutes ses formes.

    Cela m’amène à votre deuxième question.

    On ne peut avoir d’action valable sur son moi en étant inculte et donc la première obligation du musulman est de s’armer de science et de l’acquérir par tous moyens, « recherchez le savoir même en chine » hadith ou cet autre « réclamez le savoir du berceau à la tombe ».

    Car ce n’est qu’avec une tete bien pensante qu’on accomplit le véritable djihad qui est d’abord un travail intense sur soi et un apprentissage de la patience, de l’abnégation, de la soumission à Dieu pour le sacrifice suprême à l’effet de défendre son pays agressé.

    Je sais que je suis loin d’avoir répondu à vos attentes, Monsieur, mais je crois vous avoir aidé à ouvrir le débat, si je ne m’abuse.




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  • Ammisaid
    6 septembre 2009 at 2 h 12 min - Reply

    Assakam, azul, bonsoir
    Voilà, frère, la violence et la terreur à force des les utiliser aboutissent, inévitablement, à l’incompréhension, à la tristesse, à l’impuissance, à l’avarice (même d’une bonne intention ou parole et d’un bon acte), la lâcheté et puis l’errance, la dérive, toutes les dérives. Alors, l’impossible devient possible: la guerre entre frère est possible, une religion pure devient un objet d’études de la part des experts de la peur, de l’orgueil, du racisme, de l’intolérance, voire parfois carrément de la haine, une révolution magnifique devient la clef avec laquelle, les uns ouvrent les coffres des richesses d’un peuple et les dilapident sans compter. Ou est l’humain dans cette affaire, qu’il soit musulman, étranger, croyant, athée, démocrate, arabe, kabyle, militaire, civile ? Ou est l’humain, celui qui refuse ce que toutes les religions, toutes les philosophies, toutes les histoires, tout les contes, toute l’histoire, toutes les theories psychologiques, toutes les associations, les lois internationales refusent mais que tout les despotes, tout les rois qui se prennent pour des seigneurs, toutes les dictatures, tout les menteurs, tout les pervers, tout les criminels, tout les voleurs acceptent ? Que pense ou sent dans son coeur un président, un général, un ministre, un policier, un djoundi, un député, un maire, un intellectuel, un médecin, un ouvrier, un commerçant, un imam, un journaliste, un écrivain, un croyant…qui fait la prière, devant le monde entier, alors qu’aucune de ses intentions, de ses paroles et de ses actes ne respire la piété, la vertu, la sincérité, l’humilité, la patience, la bonté, la douceur, la fermeté, la souplesse, le juste milieu. Alors qu’il ne cesse de manipuler, de trafiquer, de voler, de mentir, de gaspiller…pendant que, de millions de ses frères et soeurs souffrent, ont peur, ont faim, sont désespérés…Les religions ne sont pas coupables, les idéologies aussi mais les coupables sont les hommes ceux qui peuvent décider, choisir entre construire ou détruire et entre aimer ou haïr. L’homme est la main du mal. Soigner l’homme c’est guérir son mal. Le mal qui est situé dans son coeur. Les maladies du coeur sont la source du mal qui règne sur la terre et depuis quelques années, d’une manière forte, dans notre Algérie. La soeur de tout les pays. Combattre les maux des coeurs et surtout de son coeur est un djihad certain et c’est le savoir qui est la lumière du coeur, le savoir qui est bon et qui est choisi par les gens. Wa allahou a3lem
    fraternellement saha ftourkoum




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  • Said Roger
    6 septembre 2009 at 2 h 36 min - Reply

    Saha Ftourkoum

    En lisant ces premiers commentaires de @ jnsplu et de @ ammisaid, je formulerai cette citation célébre et anonyme pleine de sagesse :

    « J’ai confiance en tout le monde ce dont je me méfie c’est du diable se trouvant en chaque homme »

    Je ne suis pas chez moi ces jours-ci, je reviendrai au débat prochainement, merci de votre compréhension.




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  • BRAHIM
    6 septembre 2009 at 13 h 11 min - Reply

    @jnsplu , moi mon frère quand je lis dans la presse « LA ZAOUÏA BELKAÏDIA PARRAINÉE PAR BOUTEFLIKA » , je pleure plusieurs nuits pour le pays Algérie , et vous !!!!!????




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  • jnsplu
    6 septembre 2009 at 17 h 49 min - Reply

    Bonjour et saha ftourkoum.

     » L’homme est la main du mal. Soigner l’homme c’est guérir son mal. »

    Oui mais comment ? C’est ça le fond, à mon sens ! Vous avez entièrement raison. Mais si la religion ne le guérit pas qui a vocation de le faire, qu’est ce qui le guérira ? Que faire quand le plus sacré perd son pouvoir sur l’homme dont les instincts primitifs ressurgissent et font de lui un loup qui ne se reconnait plus dans sa meute, car meme les loups ont entre eux un code social ? Si le pouvoir du sacré n’a plus de prise sur l’homme, qu’est ce qui peut le ramener sur le chemin ou son moi redeviendra silencieux ? Ou il deviendra un etre social et sociable et ne vit plus que pour lui meme comme un ver de terre ?

    Soigner l’homme c’est en effet lui inculquer d’autres valeurs que son égoisme rejette, c’est lui apprendre la realisation de soi dans le sacrifice de soi, dans l’interet de sa famille, de ses parents, de sa fraterie, de ses amis, voisins, collègues et autres relations, c’est lui apprendre à considérer que l’interet de son pays est plus important que le sien, c’est lui apprendre la morale. Et quel code de morale que l’islam est plus à meme de réaliser cela ?

    Si l’islam, code de morale par excellence, n’a réussi qu’a servir d’alibi pour des gens sans foi ni loi, qui pourrait les faire revenir au droit chemin et à la raison ? qui pourrait les guérir ? J’ai peur de dire que seule la force est capable de faire cela. La force d’un impact psychologique profond, un cataclysme, une révolution et encore, si entre temps des petits malins ne viennent pas canaliser le phénomène et le faire aboutir avec leurs desseins mesquins. Je pense sincèrement que cette révolution des mentalités était possible entre 1988 et 1992, mais plus maintenant. On nous en a fait perdre même l’opportunité au profit d’interets sordides.

    Les choses ont empiré, sont devenues plus complexes, moins perméables aux solutions. Il n’y simplement plus de morale en Algérie. Surtout chez la jeunesse montante qui ne respecte plus aucun droit, ni aux ainés ni à l’égard de rien.

    La religion musulmane est devenue chez nous un habit qui fait le moine, un moyen, comme un autre non pas d’agir sur le champ intérieur, mais plutot à l’inverse d’agir sur l’extérieur sur les autres, pour les amener par ce biais à faire confiance pour mieux etre blousés.

    Il faut voir un vendredi devant les mosquées comment des gens qui se disent musulmans trouvent normal de stationner sur les trottoirs et les fermer totalement aux piétons pour aller faire la prière.

    De quel droit le font ils ? Et ceux qui font leurs abblutions dans les administrations publiques et viennent dans les couloirs et les bureaux dégoulinants d’eau sous prétexte que les anges boivent de l’eau de leurs abblutions ? Quel égocentrisme ! Meme les anges sont à leur disposition pour les lécher.

    Et cette suffisance qu’ils affichent comme s’ils étaient au dessus de tout. Nous ne sommes que des hommes ! C’est à dire une conscience sortie du néant pour illuminer en principe, comme une bougie, ses portours, alors que nous ne faisons que les bruler en oubliant que la bougie ne dure pas.

    L’islam avant d’etre une religion est un code d’honneur, un code de morale, un code de conduite sociale dont on pourrait ne retenir que deux règles qui suffiront:  » La dharara oua la dhirar » (Ne faites pas le mal aux autres, ne vous laissez pas faire de mal). La deuxième règle est celle de la loi du talion, mais surtout en son deuxième volet qui est qu’il faut pardonner lorsqu’on on a la capacité de nuire en retour.

    Le Coran dit par la bouche de croyants qui prient: « Dieu ne fait pas de nous une source d’égarement pour ceux qui ne croient pas » (Allahoumma la tadj3alna fitnatan lilladhina kafarou). J’ai peur de dire que beaucoup de musulmans sont source d’égarement et non pas seulement pour ceux qui ne croient pas, mais meme pour les musulmans.

    Il faut avoir la foi bien ancrée et solide en ces moments de modialisation pour se maintenir sur le chemin et éviter d’attrapper le diabète, la tension, l’alzheimer, les maladies cardiaques et toutes les maladies du stress et encore, la foi ne fera qu’aider à les supporter par amour pour Dieu.




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  • jnsplu
    6 septembre 2009 at 19 h 04 min - Reply

    Saha ftourkoum.

    @BRAHIM.
    J’espère que tu es en forme aujourd’hui.

    Le problème à mon sens n’est pas que la zaouia soit parrainée par Bouteflika, il est le président de l’Algerie. Par la force certes, mais il l’est. Le problème c’est que cette zaouia qui est sensée représenter un courant musulman, donc de morale raffinée, parraine Bouteflika au moment du vote en préchant pour lui et en lui assurant des voix qui vont servir d’alibi à un scrutin trafiqué. Elle devient par la amorale, cela rejoint mon post précédent que j’ai écrit avant de voir le tien.

    Viens me rendre visite a mon site
    .




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  • Anwar N. Haddam
    6 septembre 2009 at 19 h 56 min - Reply

    Assalamu Alaikum

    @ Ammisaid
    Je suis entièrement d’accord avec ce que vous aviez sagement écrit:
    « Voilà, frère, la violence et la terreur à force de les utiliser aboutissent, inévitablement, à l’incompréhension, à la tristesse, à l’impuissance, à l’avarice (même d’une bonne intention ou parole et d’un bon acte), la lâcheté et puis l’errance, la dérive, toutes les dérives. »

    Comme je trouve aussi très intéressantes les contributions de Said Roger et jnsplu .

    Je sais que, étant donné que je suis parmi ceux qui ont pris la décision de soutenir une rébellion armée contre les putschistes de janvier 92, je serais peut être pas le bienvenu dans un tel débat. Surtout après une telle campagne de diffamation à mon égard… et je comprendrai d’avance s’il y aurait des réactions violents de quelque uns des internautes suite à cette intervention… mais je me vois dans l’obligation de clarifier en quelques mots ma position – ainsi que celle de certain des membres de la direction du FIS issu de la même école, comme Cheikh Mohamed Said (Allah yarhamou) – concernant l’utilisation de la force face aux putschistes.

    En effet beaucoup se posent la question : comment se fait il que des personnes s’identifiant à l’école de Malek Bennabi (Allah Yarhamou) qui disait si sagement que : « l’utilisation de la violence est un signe de faiblesse… i.e. les gens recourent à la violence lorsqu’ils sont à court d’arguments… », comment se fait-il que de telles personnes se sont retrouvées au milieu d’une si sale guerre, une guerre si violente et barbare ?

    Tout d’abord, j’essayerais ici d’expliquer notre position concernant la question de la violence…il ne s’agit pas ici pour moi de justifier l’horreur, car rien au monde ne peut la justifier. … Le but derrière notre insistance pour une enquête sur tous les crimes commis contre notre peuple est d’une part pour le rétablissement de la vérité, d’une autre part afin que de telles horreurs ne se reproduisent plus.

    Donc, pourquoi avions nous pris la décision de soutenir une opposition armée face aux putschistes alors que durant toute notre vie active – Les Séminaires sur la Pensée Islamique que notre école organisait depuis la fin des années 60 sont la comme preuve- nous avions toujours prôné la raison …le changement, certes compréhensif, mais d’une manière graduelle et non-violente… ?

    Tout d’abord, pour nous il n’a jamais été question de prendre le pouvoir par la force, au contraire nous nous sommes toujours opposés avec vigueur à de telles dérives. Nous avions tout fait afin que les élections aient lieu (malgré que les dirigeants du parti été injustement emprisonnés), afin de permettre au peuple de choisir son projet de société et ses représentants.

    Aussi, après le coup d’état, nous avions tout fais afin d’éviter le glissement du terrain politique vers celui de la confrontation armée ; glissement encouragé par les extrémistes des 2 camps, celui des perdants aux élections qui avaient fait appel au putsch, ainsi que ceux en sein du FIS et autres groupes ‘Takfiri’. Tous nos émissaires aux pourparlers avec les putschistes ont été soit torturés (comme se fut le cas du Dr. Said Moulay, Député-Elu de Bouira et ancien Directeur du Département de Mathématiques de Bab Ezzouar) soit disparus (comme fut le cas du Dr. Cherif Belahrach, Député –Elu de Constantine et premier président de la Délégation Parlementaire du FIS à l’étranger, et ancien Chef du service d’Orthopédie de l’Hôpital de Constantine). Nos efforts pour une solution politique a la crise de l’autorité politique n’ont jamais cessé et nous sommes toujours disponibles pour de telles initiatives.

    Nous avions même exprimé notre violenté d’appeler dès Février 1996 d’appeler pour un arrêt des hostilités. En effet nous avions lancé un appel de Stockholm, « Quest for Peace in Algeria » dans lequel la Délégation Parlementaire avait proposé aux putschistes pour que moi-même et deux autres membres de rentrer au pays afin d’œuvrer pour un appel collectif de la part des dirigeants du FIS pour un cessez –le feu , sous condition que le pouvoir accepte les accords de Rome ou Contrat National.

    Ceci étant dit, nous avions aussi soutenu la résistance armée contre les putschistes, pourquoi ?

    Pour nous, il ne fallait pas laisser le terrain libre aux extremistes des deux camps. . En effet nous nous sommes trouvés face à une nouvelle situation sur le terrain : un durcissement de la position des extrémistes, d’une part celle des éradicateurs (civils et militaires) forts du soutien des démocraties occidentales et surtout de la France, et d’autre part celle des ‘Takfiri’ et leur désire d’imposer par la force leur vision réductrice de l’Islam.

    Donc les prises de position concernant les conflits armés ne sont pas faciles..et elles sont lourdes de conséquences.

    Avions –nous réussi ? Aujourd’hui, avec un recul, bien sur que ma réponse est non.

    Pour moi, du moins, concernant notre décision de s’opposer militairement au coup d’état, nous nous sommes trompés sur deux points fondamentaux:
    1erement : nous nous sommes fait attirer vers un terrain – notamment le conflit armé- sans être préparés.
    2iement : nous avions soutenu une lutte armée contre un régime dont nous ignorons totalement sa véritable nature sanguinaire.

    Et si cela été à refaire ?
    Je pense toujours qu’il est préférable d’éviter le conflit armé, mais il ne faut pas se faire d’illusion, aucune ‘révolution orange’ ne réussira si elle a vocation à défier le statu quo, à établir un véritable état indépendant opposé à toute exploitation et préservant les intérêts stratégiques de la population…. Si nos pères ont du s’engager dans une lutte de libération armée – réalisant qu’un combat à la Ghandi serait sans sucé face à une colonisation de peuplement (Algérie Française), il ne faut pas que notre génération se fasse d’illusions face au régime sanguinaire en place à Alger.

    Mais cette responsabilité doit être assumée collectivement par une opposition uni – et non uniforme– inclusive de toutes les forces vives du pays y compris les membres intègres des forces armées et de sécurité.

    Ceci étant dit, je soutiendrais tout effort pacifique menant effectivement vers l’autodétermination de notre peuple.

    Wassalam wa Saha Ftourkoum
    Anwar N Haddam




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  • jnsplu
    6 septembre 2009 at 23 h 48 min - Reply

    Anouar HADDAM a dit:

    « Je sais que, étant donné que je suis parmi ceux qui ont pris la décision de soutenir une rébellion armée contre les putschistes de janvier 92, je serais peut être pas le bienvenu dans un tel débat. Surtout après une telle campagne de diffamation à mon égard… »

    Reconnaitre votre responsabilité, c’est déjà le signe d’une grande force d’ame. Mais entre reconnaitre sa responsabilité après coup et se sentir responsable avant de commettre l’irréparable je prèfère la seconde alternative.

    Car le fait d’avoir été parmi ceux qui ont pris la décision de soutenir la rébéllion armée ne peut signifier autre chose que votre implication dans les carnages qui ont eu lieu, soit directement puisque vous admettez votre soutien aux éléments armés qui étaient contre les putchistes soit en leur permettant de servir d’alibi à tous les massacres qui ont eu lieu d’une façon ou d’une autre et ça fait beaucoup de morts, trop de morts.

    Que Dieu vous aide à supporter ce fardeau.

    Quand on prend la décision de mettre le feu aux poudrières, il faut mesurer l’impact que cela aura. Ce n’est pas une décision à prendre à la lègère. On doit tenir compte de tous les dérapages possibles imaginer tous lscénarios possibles, préparer une stratégie à plusieurs volets et si on s’en sent incapable, eh bien on ne joue pas aux jeux dangereux. Le cout de ce jeu est énorme pour l’Algérie et grève encore son avenir à un degré inimaginable, puisqu’aucun mouvement politique ne peut prétendre émerger actuellement en Algérie pour tenter de sauver ce qui reste, justement à cause de ce qui s’est passé à la suite de cette malheureuse décision de soutien à la rébellion.

    Quant à votre participation au débat, c’est la meilleure chose que vous puissiez faire, car votre expérience est la bienvenue, elle peut servir aux autres et il est certain que vous avez appris, que vous avez muri.
    —————————————————-
    ps : a admin.

    J’ai posté un commentaire avant celui-ci, il était aux dernières nouvelles en attente de publication, puis a disparu.




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  • jnsplu
    7 septembre 2009 at 0 h 42 min - Reply

    mea culpa: le commentaire en question était sur l’autre article de Monsieur Haddam




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  • Said Roger
    7 septembre 2009 at 8 h 20 min - Reply

    @ Salutations à tous, Salam Alaykoum.

    Une vie ne vaut rien, mais rien ne vaut une vie aussi misérable soit elle.

    J’ai apprécié la sagesse du propos qui dit: « Ce qu’il faut rechercher ce n’est pas une vie longue, mais une vie accomplie. Car quelle que soit la longueur de la vie elle restera courte…» et de ce fait j’ajouterai, c’est pourquoi on reconnait incontestablement l’irrévocabilité que c’est un don de Dieu et qu’aucun être humain en a la maitrise de sa destinée, excepté en la reconnaissance sans équivoques à la soumission des voies du Seigneur, lesquelles demeureront éternellement impénétrables malgré toutes les sciences présentes et du futur.

    Quand je faisais allusion au dilemme qui me tracasse et qui « envenime » l’humanité toute entière depuis la nuit des temps, entre l’encre des savants et le sang des martyrs, entre autre, entre l’harmonie du savoir et la violence aveugle, ce dernier, hors contrôle de nous, demeurera en vigueur, en couple et en alternance jusqu’à la fin des temps, comme le bien et le mal, le jour et la nuit ou bien l’essence entre l’homme et la femme. Un cas de figure imposé par la Providence pour la recherche de l’équilibre et de la solution médiane ou de la conviction du juste milieu. Autant que j’ai apprécié aussi et je l’avoue, les différents points de vue respectables dans ce débat lequel pourrait être sans fin, comme ce train qui nous amènera sans nul doute, chacun son tour, vers le dernier Juge Suprême.

    Les religions ou les sciences du texte ou de Dieu ont été la matrice de toutes les sciences globales et du savoir universel, c’est à dire, les sciences du contexte ou des découvertes « naïves » de l’humain. C’est pour cette unique raison, et non la moindre, que l’homme est condamné à être en Examen tout au long de son parcours sur terre.

    Si je me réfère aux sciences du texte, ce fut ce fameux examen qu’Adam avait motivé par sa désobéissance aux ordres du Divin, ce Dernier Omniscient sachant que sa créature à son Image serait indubitablement ingrate et curieuse de nature et que par conséquent le défi serait identique pour la quête du savoir de toute l’humanité à venir.
    Bien que la voie du savoir est ouverte à l’infini, mais le dernier révélé de Dieu (le Coran sourate 18, verset 109) nous impose une pudeur envers notre Créateur puisque Il dit : « Si la mer était une encre pour écrire les paroles de mon Seigneur, certes la mer s’épuiserait avant que ne soient épuisées les paroles de mon seigneur, quand même Nous lui apporterions son équivalent comme renfort ». Donc la modestie en toute chose est de mise et par laquelle toute réflexion sage est avant tout un acte de soumission.
    Être martyr pour une cause juste est glorifiant pour ce bas monde et dans l’au-delà, mais prêcher la bonne parole et le savoir universel dépasse toutes les glorifications aux yeux du Bon Dieu. Sans être prosélytique d’aucune doctrine, ceci est la conviction à mon sens de la foi suprême.

    Le problème algérien ou de l’Algérie n’est pas d’ordre spirituel, loin de là, mais il avait été constitué par le temps et le hasard fâcheux de ces événements, passés ou présents, comme un imbroglio aux intérêts mercantiles qui régissent ce monde par ce diable caché en tout homme, empêchant sans cesse le dialogue constructif et la recherche de la vérité.
    Si les algériennes et algériens scrutent et adoptent objectivement à la lettre les principes de leur foi réelle et les fondements de leur charte historique (plateforme de la Soummam), rien ne pourrait les obstruer dans l’avenir.

    Puisque le débat s’amorce et existe bel et bien entre nous, tout en l’encourageant de tout mon cœur, la lumière finira par jaillir tôt ou tard au souhait du mektoub du Divin.

    (À suivre au gré du débat).

    Fraternellement à tous mes compatriotes algériens et Saha ftourkoum wa Ramadhan makboul si Dieu le veut.

    Said Roger.




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  • Congrès du Changement Démocratique