Édition du
24 July 2017

Il figurait parmi les 22 candidats à l’Émigration clandestine arrêtés à Annaba : Un grand-père parmi les harragas

HarragaLiberté
Par : B. BADIS

Les éléments des garde-côtes n’y ont pas cru quand ils ont découvert parmi les candidats à l’émigration clandestine un retraité âgé de 70 ans, et père de plusieurs enfants.

Les tentatives d’émigration clandestine à partir des côtes d’Annaba et d’El-Tarf, voire de Skikda, depuis le début de cet été, où les conditions de navigation sont souvent favorables se multiplient de plus en plus. Aujourd’hui, par la force des choses, ce phénomène attire, désormais, non seulement les jeunes et moins jeunes, mais aussi les vieux. Le cas d’un homme âgé de 70 ans, originaire d’Annaba, qui figurait parmi une expédition clandestine de 22 harragas arrêtés, hier, à 2h du matin, au large d’Annaba, est des plus édifiants.
L’embarcation de fortune, avec à son bord ce groupe de harragas, dont 12 d’Annaba, 7 de Constantine et 3 d’Alger, qui a largué les amarres dans la soirée de mardi aux environs de 23h à partir de la plage d’échouage de la cité Seybouse, a été rapidement neutralisée à quelque 2 miles marins seulement au nord-est du cap de Garde de Ras-El-Hamra.
C’est ce qu’a confirmé Zaïdi Abdelaziz, chef de la station maritime principale des garde-côtes d’Annaba. La présence de ce grand-père parmi les candidats à l’émigration clandestine a surpris plus d’un. En effet, les éléments des garde-côtes n’y ont pas cru quand ils ont découvert parmi les candidats à l’émigration clandestine, un retraité âgé de 70 ans et père de plusieurs enfants. Interrogé par le premier responsable des garde-côtes, le vieil aventurier a rétorqué : “Originaire de la ville d’Annaba, j’ai tenté de partir en France via la Sardaigne puisque je dois revoir mes cinq enfants installés dans l’Hexagone depuis des années. Cela fait un bout de temps que je ne les ai pas vus en face, et cela m’a fait très mal. J’ai demandé à maintes reprises un visa pour leur rendre visite, en vain. D’où ma tentative d’émigration clandestine.” Une déclaration que le chef de la station maritime principale tient avec des pincettes jusqu’à vérification de son fichier civil, voire son casier judiciaire.
En effet, selon ce premier responsable, “les déclarations des harragas ne sont pas toujours vraies. Elles peuvent être entachées de manipulation, voire de diversion. Seules les vérifications de l’identité, du lieu de résidence et du casier judiciaire sont garants de l’authenticité de leurs propos”. Après que leur embarcation artisanale avec moteur Suzuki 40 chevaux fut saisie, les 22 harragas, dont l’âge varie entre 20 et 70 ans, ont été entendus sur PV et présentés tard dans l’après-midi devant le procureur près le tribunal d’Annaba.
Pour rappel, c’est le deuxième cas similaire qui se passe à Annaba. Un Constantinois, un retraité âgé de 66 ans et père de neuf enfants, avait été arrêté à la fin du mois d’août 2008 parmi un groupe de dix harragas qui tentaient de prendre le large à bord d’une embarcation de fortune. Celui-ci avait lancé aux garde-côtes : “J’ai rien à faire ici. Aujourd’hui, je n’arrive plus à supporter la souffrance de tous les jours de mes neuf gosses en raison de la misère au quotidien…”


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4 Commentaires sur cet article

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  • b/amina
    20 août 2009 at 9 h 25 min - Reply

    c’est une honte pour tous ceux qui nous gouvernent , pour toute la classe politique ,gouvernante et dans l’opposition. nous sommes ,nous simples citoyens,tellement désespérés de ce régime et de cette classe politique , tellement pessimistes pour l’avenir de notre cher pays que nous encourageons nos enfants en age adulte à s’exiler par les moyens qui s’offrent à eux. malgré tout ,nous continuerons à aimer notre pays , notre peuple et son histoire glorieuse multimillénaire.




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  • meddah
    20 août 2009 at 13 h 50 min - Reply

    reponse au commentaires la honte est surtout du cote des harragas a voir le tsointsoin qu on fait : le travail ne manque pas en algerie pas de macons pas de carreleurs pas d electriciens pas de plombiers et la est la fortune: on s attaque meme aux chinois qui leur contruisent des maisons alors que tous le monde est demandeur.MAIS l illusion de faire fortune en europe est tellement irrealiste qu ils croient a l eldorado le faux .pour 1 travailleur l edorado c est l algerie croyez moi en 2 mois je me suis fait 8 millions de centimes ( pose de fainces ) papiers peints .plomberie alors la difference avec le smig francais? ALORS retroussez vous les manches et au travail l huile de coude fait defaut.1constat les harragas ou clandos j en connais :les marocains dans le batiment meme au noir gagnent tres bien leurs vie,les tunisiens:peintures : les algeriens vendent des cigarettes et tous ce qui se jette dans les poubelles et vivotent ainsi tres tres miserablement .




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  • benamina
    21 août 2009 at 0 h 47 min - Reply

    réponse au LAUDATEUR :honte surtout à ceux qui tiennent les leviers de commandes et par là le devoir de rendre espoir et confiance à ces pauvres victimes au lieu de les criminaliser .quand à la supposée abondance du marché de l’emploi , je connais des médecins qui après 7 années d’études supérieures se retrouvent à émarger au préemploi pour 12000da /mois. le laudateur voudrait peut être que ces médecins se recyclent en carreleurs , plombiers , maçons et peintres.alors arrêtez d’accabler ces pauvres gens qui n’ont pas votre chance et qui préfèrent être dévorés par les poissons de mer que par les requins de la bureaucratie que vous ( « louez » ) défendez indirectement en jetant l’opprobre sur des innocents que vous qualifiez implicitement de fainéants.




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  • Résigné
    25 août 2009 at 15 h 19 min - Reply

    Ce vieux voulait mourir tranquille. C’est le seul rêve qui reste aux algériens, dont le président lui-même.




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