Édition du
22 July 2017

LES «RÉVÉLATIONS» D’UN SÉNATEUR : : «Un million et demi de martyrs n’est que mensonge»

Le Soir d’Algérie
L’ancien sénateur Djameleddine Habibi a révélé à l’hebdomadaire El-Khabar El-Ousboui ses vérités relatives à la guerre de Libération nationale. Celles-ci sont demeurées jusque-là des «postulats indémontrables».
Rym Nasri – Alger (Le Soir) – Djameleddine Habibi précise, dans son entretien, que l’agression du Maroc sur l’Algérie en 1963 a été «prétendue» par l’ancien président Ahmed Ben Bella. Cette «mise en scène», selon lui, a été inventée pour mettre un terme aux conflit internes et à la lutte pour le pouvoir. Mais pourquoi l’attaque des Marocains n’a jamais été contestée par qui que ce soit ? A ce sujet, l’intervenant défie le commandement de toute contestation. Cet ancien moudjahid a également parlé d’assassinat des deux martyrs Si El- Haouès et Amirouche, incriminant le groupe de Oujda et de Gardimao. «La Révolution algérienne a été minée de l’intérieur par des intrus. Elle a été trahie et a connu deux types de victimes», a-t-il dit. Et d’expliquer qu’il y a ceux qui ont été tués par la France et ceux qui ont été assassinés par d’autres. Mais qui sont ces autres ? Le commandement de la révolution et le groupe de Oujda, des frontières et de Gardimao ! «Aujourd’hui, c’est facile de dénoncer les auteurs, mais assassiner quelqu’un et revenir des années plus tard pour le réhabiliter, c’est ce qui est inconcevable », s’indigne-t-il. Il a évoqué, par la même, les dépassements enregistrés durant la guerre de libération et toutes ces liquidations des officiers et des commanditaires de la Révolution qu’il a qualifiés de purs «actes de terrorisme». Dans le même registre, Djameleddine Habibi a accusé Boumediene et Ben Bella de l’exécution du colonel Mohamed Chaâbani, en octobre 1964. «Ils auraient pu lui accorder la grâce, mais ils ne l’ont pas fait, car c’était quelqu’un qui gênait beaucoup, étant fidèle aux principes de la Révolution». S’agissant du million et demi de martyrs, l’invité d’ El-Khabar El-Ousboui a assuré que ce chiffre «imaginaire » n’est qu’un «prétexte » pour dilapider l’argent du peuple. Malheureusement, poursuit-il, «ce mensonge auquel on croit toujours nous a coûté des milliards et permet de continuer à puiser annuellement de grandes sommes d’argent du Trésor public». Un «mensonge» qu’il a assimilé à l’histoire des faux moudjahidine. Enfin, l’ancien sénateur a déploré la situation actuelle que vit l’Algérie. «Notre pays est devenu un atelier de banditisme où règne le vol des biens de l’Etat et l’appauvrissement du peuple», a-t-il affirmé. Il en déduit, par là même, que l’Algérie qui se morfond entre les mains des malfaiteurs se retrouve de nouveau «colonisée» après que les moudjahidine l’ont libérée du colonisateur français. Il conclut son entretien en disant que le président Bouteflika continue dans la politique de «prestige» menée auparavant par l’ancien président Houari Boumediene.
R. N.


Nombre de lectures : 1316
12 Commentaires sur cet article

LAISSER UN COMMENTAIRE

*

*

  • still
    20 août 2009 at 23 h 48 min - Reply

    « L’ancien sénateur », voila le hic.
    Pourquoi ces « zéros » attendent-ils d’avoir rempli la panse et d’être éloignes du sérail pour nous gifler avec leurs sept vérités?S’ils n’ont rien fait alors qu’ils étaient au coeur du système , que ferions nous -nous les victimes de la Guerre et de l’Indépendance « réhabilites » dans le statut d’indigénat?
    Mr le rassasie, courez-vous derrière un zest de celebrite qui vous manque pour clôturer votre carrière de valet?




    0
  • satra
    21 août 2009 at 1 h 10 min - Reply

    Bonjour.
    Tous les historiens algériens ou francais s’accordent à dire que ce chiffre est faux.D’ailleurs cette formule « pays d’un millon et demi de martyres » a été lancé par un ministre dans les années soixantes sous le régime de Boumedienne.C »est un chiffrre populiste à l’ image de toute la période de boumedienne.Mais pour ceux qui doutent toujours il suffit de faire un simple calcul ,meme macabre, pour se rendre compte que c’est chiffre imaginaire.Si on divise 1.5million par sept ans et demi de guerre.Le résultat est impensable.L’etat colonial francais de l’époque devrait tuer 555 algériens chaque jour pendant sept ans et demi.ALLAH YERHAM TOUS LES CHOUHADAS.Cela signifie pour s’accaparer le pouvoir tous les moyens sont bons.Le livre de machiavel était le livre de chevet du groupe de ouejda.




    0
  • réda
    21 août 2009 at 20 h 33 min - Reply

    Je ne sait si je suis le seule a savoir qu’on a été occupé depuis 1830 et l’algérien qui a tiré sur un colon en 1834 quelque part a coté de mascara on l’ appel comment ???

    excuser moi mes frères votre , vos commentaires me choque , vous êtes vraiment tomber dans le piège de la meute. leurs projet c’est de nous réduire au maximum notre vision de l’histoire.

    de 132 ans d’occupations , avec les soulèvement populaire même désorganisé le peuple algériens a bien fait des sacrifices avant 1954 c’était aussi des algériens qui sont mort , les compagnons de émir Abdelkader qui on données leur vie eux aussi son des martyres.

    ce senateur doit etre jetter en prison pour ces allégations , comment ils osent et de quelle droit il peut reduire la revolution algeriens a 7 ans .

    et j’aimerais bien savoir comment ce monisuer habibi qui veut fr nous explique l’intervention de la brigade Damrémont le 10 décembre 1830 dans la région baylek d’oran et pour libére le territoire algériens après son invasion par les troupes marocaine , en sachant que Tlemcen selon l’ancien bay d’oran dépendait d’istambul et non pas du Maroc.
    et si leurs intervention etait dans le but de protéger la population musulmane pourquoi les troupes marocaine de moulay ali se sont retirée aprés les protestation du consul français a Tanger et les généraux français.




    0
  • réda
    21 août 2009 at 20 h 41 min - Reply

    notre histoire este tellement salie et souillé par une bande d’inconscient que la meute a réussi a discrédité des hommes braves vis a vis des algériens.

    que va se dire un jeune algérien en lisant ces propos , évidement il va mettre tout le monde dans le même panier et la meute aura gagné , en remontant les algériens les uns contres les autres.

    honte a vous monsieur Habibi , vous avez manger dans leur mains et quand il vous en jeter comme d’autres vous voulez cracher sur l’histoire de l’Algérie et sur les martyres , parce que vous avez tous peur d’eux plus que allah.

    vive l’Algérie et gloire a nos martyres des deux guerres.




    0
  • benamina
    21 août 2009 at 21 h 50 min - Reply

    ce habibi a été chef de daira un certain temps et a été démis de ses fonctions pour incompétence.après 1988 il a crée un parti politique ( fantôme bien sûr ) pour revenir sur la scène nationale. En 1999 lors des tractations pour la formation du 1° gouvernement bouteflika, le président a dit , en faisant allusion à lui : »…il y a des gens qui n’ont pas été capables de tenir la fonction de chef de daira et qui s’agitent aujourd’hui pour être nommés ministres (dans mon gouvernement) « . Malgré cela il a été nommé sénateur , pour « bonne performance » et services rendus dans l’entracte théâtrale de 1988/1991.le voilà aujourd’hui se venger sur la nation en croyant par ses déclarations clownesques narguer ceux qui l’ont jeté comme un kleenex.




    0
  • thirga
    21 août 2009 at 23 h 27 min - Reply

    La bande à sidou Hbibi rote, rote, rote et rue…pour arreter l’Histoire.




    0
  • Ikram
    22 août 2009 at 14 h 32 min - Reply

    Les historiens français les plus compétents ont déjà prouvé que Le génocide algérien commis par la France aura fait coute la vie a pas moins de huits millions d’Algerien de 1830 à 1962.
    Michel Habart dans son ouvrage « histoire d’un parjure », 1960, ed minuit, republie par l’Anep en 2004, est l’une des etudes les plus exhaustive de la question.
    L’auteur a été presque affame à cause de son étude.

    Extraits :

    L’Afrique française du maréchal Clauzel, vers 1840 (cité dans Histoire d’un parjure / Michel Habart):
    Les avantages de l’Algérie seraient immenses si, comme en Amérique, les races indigènes avaient disparu, et si nous pouvions jouir de notre conquête en sécurité, condition première de toute colonisation. Ce but atteint, il sera bon de voir ce que font les Anglais de leurs colonies… Colonisons, colonisons! A nous la Mitidja! A nous la plaine! Toutes ces terres sont de première qualité. A nous seuls! Car pas de fusion possible avec les Arabes!
    Histoire d’un parjure (titre qui fait allusion aux proclamations en arabe, garantissant aux algériens le respect de leur indépendance et de leur religion, distribuées par les Français en 1830) a été publié par les éditions de Minuit en 1960. Il n’a pas été réédité depuis à ma connaissance. Voici comment Morvan Lebesque le présentait dans le Canard Enchaîné au moment de sa publication:
    Au moment où la guerre d’Algérie rue, mord et bave, cabrée dans ses derniers soubresauts – du moins, nous l’espérons, et prenons garde ! car c’est alors, chacun le sait, que la bête est la plus dangereuse !- il paraît un petit livre qui remonte à ses origines. Il s’intitule “Histoire d’un Parjure” et son auteur, M. Michel Habart, y a recueilli des textes qui rempliraient plusieurs colonnes de l’Anti-France. Sujet? La Conquête. Et qu’y trouve-t-on? Exactement tout ce que nous ignorions, malgré nos livres d’école, non : à cause d’eux.
    Allons, direz-vous : encore un livre partisan – Les Editions de Minuit, n’est-ce pas? – basé sur des témoignages d’extrême- gauche. Vous n’y êtes pas du tout. Ses témoins, M. Habart ne les a pas choisis parmi les « traîtres » d’aujourd’hui ou d’hier : ni Jean-Paul Sartre, ni Lamartine. Il est allé les chercher tout bonnement à la Bibliothèque Nationale, et ils s’appellent Louis-Philippe, Bourmont, Clauzel, Bugeaud, Saint-Arnaud, Thiers. Massacreurs d’Arabes et fusilleurs d’ouvriers, la caution est-elle assez bonne? Si oui, lisez ce qui va suivre.
    Après le saut les extraits que j’en fis à Oran, en 1982, où mon ami El Hadi Didi me l’avait prêté avant de me l’offrir à notre retour ainsi que quelques autres extraits du compte-rendu de Morvan Lebesque dont l’intégralité a été mise en ligne ICI, où je l’ai trouvé.
    Histoire d’un parjure / Michel Habart.- Minuit, 1960:
    Proclamations en arabe en 1830 garantissant l’indépendance et le respect de la religion. Ont facilité la conquête.
    Enfants chantaient en sabir à Alger :
    El Inglès vanir, fazir boum-boum
    maccache chapar Alger
    El Francès vanir, fazir Turlu-Turlututu
    chapar Alger.
    Ordonnance royale de 1834 fait de l’Algérie une possession française.
    5000 maisons à Alger, 3000 confisquées, 900 démolies.
    Décret du 8 sept. 1830 : séquestration des biens habous (fondations religieuses) et de ceux de l’Etat algérien = majorité des propriétés urbaines + une bonne partie de la Mitidja et des plaines côtières.
    Loi de 1840 : expropriation forcée.
    Loi de 1863 et 1887 : individualisation des propriétés collectives -> spéculation des colons.
    -> [1960] Européens : 90% des plaines d’Alger, d’Oran et de Bône, 95% des plantations de vignes et d’agrumes.
    Alger : avant 1830 : 132 mosquées, 1865 : 12 mosquées laissées au culte musulman. Oran : il ne reste qu’une mosquée.
    Profanation des cimetières, ossements envoyés à Marseille pour fabriquer du noir animal.
    Décrets du 7 sept. et du 9 déc. 1830 : affectaient les revenus de toutes les fondations charitables et culturelles aux domaines français.
    “De ces revenus dépendaient l’entretien des monuments historiques, celui des mosquées et de leurs imams, celui des écoles, collèges, universités et de leurs professeurs, celui des conduits et fontaines d’eau potable d’Alger, l’assistance sociale aux pensionnés de guerre, aux malades, vieillards, orphelins et indigents des cités.”
    22 octobre 1830 : soumet la justice musulmane au contrôle de la justice française.
    1832 (Hamdan Khodja, Intellectuel et ministre des finances du Dey) : 1 0 000 000 habitants, 1872 (1er recensement complet de l’Algérie française) : 2 100 000 musulmans.
    1954 : 8 500 000 musulmans.
    [p.77]
    Alger : 1730 : 100 000 habitants.
    1827 : 70 000 h.
    1833 : 12 000 h.
    Constantine : 45 000 -> 12 000
    Bône : 4 000 -> 2 000
    Oran : [20 000] 10 000 -> 2 000
    Mostaghanem 15 000 -> 1 000 env.
    La population des villes s’est singulièrement modifiée. Trouver des émigrations si minimes est une des plus douces récompense que nous ayons recueillies de la justice du régime auquel nous avons soumis les indigènes. Mais les vides ont été comblés par les Européens, dont les flots sont destinés à se répandre pour éclairer cette vaste partie du monde. (Le Moniteur algérien du 14 janvier 1833)
    refoulement dans le désert.
    Pourquoi les Arabes dépérissent ? Tant que rien n’a été changé à la constitution des Arabes, ils ont pu, par les produits de la terre, subvenir à leurs besoins… Ce peuple étant devenu un peuple de khamès sans terre et sans silos, les hommes, femmes et enfants sont allés mourir de faim autour des centres de colonisation. Ils sont morts sans se plaindre. (Comte Le Hon, rapporteur de la commission d’enquête en 1869).
    [Le sénatus-consulte de N. III] cherchait d’abord à désagréger les tribus, et à mobiliser la propriété, les premières tribus à délimiter étant choisies parmi les plus rapprochées de nos centres… Une fois que la terre sera sortie des principes du communisme, il suffira de la mettre en état de produire… (Le Hon)
    Rendement :
    territoires d’origine : 15 pour 1,
    territoires de refoulement : 5 pour 1.
    1872 : 2 moutons / h.
    1920 : 1 mouton / 2 h.
    1870 : 6 quintaux orge+blé / h.
    1950 : 2 ” ” ” ” ” / h.
    Européens : 2/3 de la production végétale totale du pays.
    1 000 000 de chômeurs, 1 000 000 de paysans sans terre.
    Revenu moyen :
    16 000 francs pour le musulman,
    450 000 fr. pour l’européen.
    Les avantages de l’Algérie seraient immenses si, comme en Amérique, les races indigènes avaient disparu, et si nous pouvions jouir de notre conquête en sécurité, condition première de toute colonisation. Ce but atteint, il sera bon de voir ce que font les Anglais de leurs colonies… Colonisons, colonisons! A nous la Mitidja! A nous la plaine! Toutes ces terres sont de première qualité. A nous seuls! Car pas de fusion possible avec les Arabes! (L’Afrique française du maréchal Clauzel, vers 1840).
    Innombrables déclarations, plus ou moins directes, sur la nécessité du génocide.
    Surprise en 1830 :
    Le pays nous paraît riche, cultivé, couvert de bestiaux, de maisons et de jardins soignés. (rapport Valazé).
    Il est difficile de se figurer les milliers de maisons de campagne qui couvrent ce beau pays. C’est un coup d’oeil qu’on ne retrouve nulle part ailleurs, sauf dans les environs de Marseille, beaucoup moins étendus, agréables et fertiles. (Montagne).
    Stérilité des zones soumises :
    L’état négligé d’un pays qu’on a voulu nous présenter comme en plein rapport. Evidemment nous avons bien éclairci un peu la campagne… (Le Moniteur).
    En 1830 tous les Algériens savaient lire, écrire et compter
    et la plupart des vainqueurs avaient moins d’instruction que les vaincus (commission de 1833).
    Avant 1830 : + de 100 écoles primaires à Alger,
    86 Constantine,
    50 Tlemcen.
    6/7 collèges secondaires à Alger et Constantine,
    10 zaouia (universités) en Algérie,
    1 école dans chaque village ou groupe de hameaux.
    1840 : 2 ou 3 instits pour toute la province d’Algérie (Mgr Dupuch), 1860 : 13 écoles franco-arabes.
    Ce qu’il faut, c’est donner des livres à ce peuple curieux et intelligent. Ils savent tous lire. Et ils ont cette finesse et cette aptitude à comprendre qui les rend si supérieurs à nos paysans de France. (Tocqueville).
    A la commission d’enquête qui lui demande ce qui manque le plus aux Maures d’Algérie, Boudaba répondra : “Des journaux”. Suivant le général Pélissier, avant notre arrivée
    Alger était peut-être la ville du monde où la police était la mieux faite… Avec nous, les vols, naguères presqu’inconnus, se multiplient dans des proportions effrayantes.
    Certes l’Algérie était alors un ensemble oriental et médiéval de démocratie communaliste, de nomadisme féodal et de théocratie maraboutique, que maintenait et défendait, contre un monde hostile et tout proche, un Etat encadré par une oligarchie militaire (oligarchie incorporée au pays, les coulouglis, les Maures, et même les Juifs en étaient souvent les vrais maîtres). Elle ne correspondait pas à tous les aspects de notre conception de la nation ; mais nombreuses étaient alors les nations dont la structure n’était guère plus cohérente. Bien peu, en tous cas, possédaient cette ferveur nationale, dont, depuis cent trente ans, le peuple algérien nous donne un témoignage unique au monde. (p.144).
    _____________

    LA GUERRE DE 130 ANS / Morvan Lebesque (janvier 1960, in Le Canard Enchaîné):
    Au moment où la guerre d’Algérie rue, mord et bave, cabrée dans ses derniers soubresauts – du moins, nous l’espérons, et prenons garde ! car c’est alors, chacun le sait, que la bête est la plus dangereuse !- il paraît un petit livre qui remonte à ses origines. Il s’intitule « Histoire d’un Parjure » et son auteur, M. Michel Habart, y a recueilli des textes qui rempliraient plusieurs colonnes de l’Anti-France. Sujet ? La Conquête. Et qu’y trouve-t-on ? Exactement tout ce que nous ignorions, malgré nos livres d’école, non : à cause d’eux.
    Allons, direz-vous : encore un livre partisan – Les Editions de Minuit, n’est-ce pas ? – basé sur des témoignages d’extrême- gauche. Vous n’y êtes pas du tout. Ses témoins, M.Habart ne les a pas choisis parmi les « traîtres » d’aujourd’hui ou d’hier : ni Jean-Paul Sartre, ni Lamartine. Il est allé les chercher tout bonnement à la Bibliothèque Nationale, et ils s’appellent Louis-Philippe, Bourmont, Clauzel, Bugeaud, Saint-Arnaud, Thiers. Massacreurs d’Arabes et fusilleurs d’ouvriers, la caution est-elle assez bonne ? Si oui, lisez ce qui va suivre.
    Elles nous racontent d’abord l’histoire d’un parjure : les troupes françaises n’entrèrent à Alger qu’en jurant « sur le sang » que les Arabes garderaient leur indépendance ( « Vous régnerez dans votre pays, maîtres indépendants de votre patrie »). Ensuite, l’histoire d’un crime. Ce crime ou, pour l’appeler de son nom, ce génocide, commença dès la prise d’Alger. On vit les « pacificateurs » – car le mot pacification avait déjà trouvé son plein emploi !- piller, enfumer, assassiner, vendre en vrac, après le sac d’une ville, des bracelets auxquels adhéraient encore les mains coupées.
    Dès 1840, de nombreux prêtres se plaignent des confessions « atroces » qu’il reçoivent.
    Alors, l’Armée s’agite. Tout le mal vient de Paris qui ne la comprend pas, des « libéraux », des « traîtres » (déjà, mai oui !). Mais patience : il faut « algériser la France ! » s’écrie Emile de Girardin, et Bugeaud : « Ne nous y trompons pas Les vrais Bédouins sont à Paris ! ».
    Pendant dix-huit ans, la France sera gouvernée par un homme qui ne fut peut-être pas plus mauvais qu’un autre. Il s’appelait Napoléon 3, et il avait compris, lui, que l’Algérie était « un boulet aux chevilles». Du coup, cet homme qui se proclamait lui-même « providentiel» et dont un de ses ministres disait : « Il n’entre jamais dans les arguments qu’on lui oppose », chercha la solution. Il la trouva – il en trouva même plusieurs- je cite : « gouvernement du pays par le pays », « assimilation», « Algérie Arabe », « Royaume Musulman », « Ministère de l’Algérie ou Cantonnement », allant ainsi d’un extrême à l’autre et de l’Algérie Française au « territoire multi-communautaire ». Aucune de ces solutions, on le sait, n’aboutit. C’est que cet homme, sans doute, commandait sans être obéi.
    Non, certes, lecteurs d’Alger ! il ne faut pas oublier certains assassinats inutiles et odieux commis par ceux d’en face. Mais sincèrement, cette situation coupable, la guerre, n’est-ce pas nous qui l’avons installée dans ce pays, n’en sommes-nous pas, au premier degré, responsables ?
    Je l’ai écrit maintes fois : je ne crois pas au péché originel, et le petit Européen de Bab-El-Oued n’a pas à payer pour les massacres de Bugeaud. Ce n’est pas là une raison pour oublier ce que fut cette guerre de cent-trente années.




    0
  • babelouedcity
    22 août 2009 at 23 h 38 min - Reply

    Tout est bien expliqué par nos simples concitoyens.
    La guerre avait duré 132 ans de 1830 á 1962.
    132 ans de tueries, massacres et crimes humanitaires.
    Il y’a eu PLUSIEURS millions de morts des 2 cotés mais PLUS du coté algerien.
    Il y’a eu des deportations d’algeriens vers la Caledonie, la Guyanne francaise et meme vers la france.
    Il y’a des vols du tresor des algeriens.
    Il y’a eu des tetes coupés.
    Il y’a eu des crimes humanitaires
    Il y’a eu du NAPALM á grande echelle
    Le pauvre senateur ignore l’histoire de l’algerie mais tant mieux s’il est reveillé de son sommeil mais va-t-il faire quelque chose pour cet heroique peuple qui ne tardera pas á REFAIRE un autre novembre …
    Histoire nous jugera pour nos actes!
    Saha ramdankum!




    0
  • saladin
    23 août 2009 at 11 h 00 min - Reply

    Je considére la déclaration de l’ex sénateur , juste et positive car elle apporte des vérités et provient de quelqu’un qui etait dans le sérail politique . L’histoire de la révolution algérienne est sale et les tentatives de dissimiler cette saleté arrivent a bout , et grace aux témoignages des personnes encore vivante qui se doivent d’avoir le courage de donner la vérité aux algériens , va reveler baucoups de choses . Le FLN , plutôt ses dirigeants de l’époque ont toujours mis une chappe de plomb sur ce qui s’est passé au cours de la révolution avec un pretexte fallacieux , ne pas salir la mémoire des chouhadas mais qui parle de chouhada , la vérité aurait concerné les personnes qui ont agis mal au cours de la révolution et dont la majorité s’est éteinte depuis mais demeurent encores des ex responsables que l’histoire devra rattraper .
    Le plus grave ce n’est pas le nombre de morts algériens , les occidentaux le savent et n’ont jamais cru a ce nombre , le plus grave c’est les assassinats perpetrés contre des moudjahidines au nom des reglements de comptes et des interets de clans .




    0
  • Bab el oued echouhada
    23 août 2009 at 13 h 27 min - Reply

    Franchement ce soi disant sénateur ne mérite aucune réponse.

    Par contre babelouedcity ecrit :  » Il y’a eu PLUSIEURS millions de morts des 2 cotés mais PLUS du coté algerien. » Faut juste dire qu’il y a eu des millions de morts du cote Algeriens seulement. L’Algérie n a pas occupe la France pendant 132 ans. Elle n’a pas génocidé plus de huits millions de français …Pour renvoyer dos a dos les criminels génocidaires et leurs victimes. Pas de magouilles mon gars !




    0
  • réda
    24 août 2009 at 16 h 40 min - Reply

    @saladin

    et pourquoi il n’a pas fait ces déclarations quand il était sénateur en exigeant une commission d’enquête , et pourquoi nos intellectomane ouvre leur bouche qu’une fois de l’autre coté du guichet ?

    parce qu’il a été occuper a cherché des lots de terrains a Oran ou gratter une affaire juteuse pour S’ghars (les petits) , ou trouvé la marche pour accéder a d’autres fonction plus enrichissante financièrement.

    tout vrais algériens est content d’avoir enfin la vérité l’histoire de notre pays , mais pas sous ce systèmes qui reprend les mêmes méthodes coloniale pour gérer un peuple.

    la France a autorisé les algérien juste a changé le drapeau et de monnaie, nous somme gouverné par des français qui ont la rage que nos parents se sont soulevé contre leurs mère patrie , mais le problème ils sont très rare les algériens qui veulent récupérer leur identité.

    Vive l’Algérie et gloire a nos martres des deux guerres.




    0
  • babafikrane
    25 août 2009 at 19 h 49 min - Reply

    Les sénateurs reçoivent une pension a vie…et des revenus d’appoints… Rabi ichedhoum leyamahoum wi ba’adhoum a’la zawaliyas.




    0
  • Congrès du Changement Démocratique