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24 March 2017

Ahmed Benbitour. Ancien chef de gouvernement : « Mes prévisions pour la prochaine décennie sont plus inquiétantes »

Benbitour 2El Watan, 23 août 2009

– Des contradictions minent la nouvelle politique économique de l’Algérie. Le gouvernement dit vouloir baisser les importations sans pour autant encourager le développement du secteur productif ni par le fait des acteurs locaux ni par l’attrait des investisseurs étrangers à qui on vient de mettre d’autres barrières…

– Il faut bien noter que c’est le même système de gouvernance qui a lancé l’augmentation des importations. C’est un phénomène classique de l’économie de rente : quand les prix du pétrole sont élevés c’est le laxisme qui domine ; lorsque ces prix baissent, on essaie de réduire les importations par l’affolement. Il s’agit là d’un comportement néfaste à l’encouragement de l’investissement dans le système productif. Ce qui compte pour un investisseur, c’est la visibilité, la prévisibilité et la permanence des règles de gouvernance. Ce que nous constatons est exactement le contraire de l’encouragement à l’investissement, qu’il soit national ou étranger. En réalité, une décision gouvernementale se juge sur sa pertinence mais aussi et surtout sur les conditions de son application. Ces dernières ne sont certainement pas réunies lorsque les décisions sont prises par loi de finances complémentaire et par voie d’ordonnance, donc nécessairement dans la précipitation.

– L’opinion retiendra que vous êtes le premier à avoir alerté sur le danger qu’on fait courir au pays de le voir exporter de la richesse et importer de la pauvreté. Votre diagnostic, on le vérifie aujourd’hui, est sans appel. Etes-vous d’accord avec les remèdes prodigués aujourd’hui par le pouvoir pour prémunir notre économie contre tout risque d’effondrement ?

– Ce type de remède consiste à administrer de l’aspirine à un malade du cancer ! En réalité, l’effondrement de l’économie et de l’Etat à moyen terme est inéluctable si l’on continue avec ce système de gouvernance. Le vrai remède, c’est de transformer une économie malade de la malédiction des ressources – à savoir l’exploitation d’une ressource naturelle non renouvelable (le cancer) – en économie de protection et de développement, à savoir la formation d’un capital humain générateur de flux de revenus stables et durables. Dans les faits, la gouvernance actuelle ne fait qu’enfoncer notre économie dans la dépendance. La fiscalité pétrolière a représenté 48,9% des recettes budgétaires totales en 1998, 75,8% en 2007 et 80% en 2008. Cela signifie que si les prix du pétrole baissent de moitié, les recettes budgétaires baissent de 40% et les recettes d’exportation de 49% ! Plus on parle de l’après-pétrole, plus on s’enfonce dans la dépendance des hydrocarbures et dans la dépendance de l’extérieur pour l’approvisionnement de la population, comme le prouve l’augmentation spectaculaire de la facture des importations ces dernières années.

Vous faites bien de rappeler que j’ai eu à attirer l’attention sur cette dérive de l’économie et de l’Etat durant toute une décennie, en commençant par ma démission du gouvernement en septembre 2000. Si cette dérive est constatée de façon apparente par tout le monde aujourd’hui, cela signifie que mes prévisions d’il y a dix ans étaient fiables et qu’il n’y a pas d’oreille attentive aux dangers qui menacent la nation chez nos gouvernants. Malheureusement, nous sommes toujours sur le chemin de la dérive et mes prévisions pour la prochaine décennie sont encore plus inquiétantes pour le devenir de la nation algérienne.

– Pensez-vous qu’il soit possible aujourd’hui, après une telle panne, de rattraper les erreurs qui semblent avoir mis l’économie nationale en sérieuse difficulté ?

– Il ne s’agit plus de rattraper les erreurs, c’est le changement de système de gouvernance qui s’impose aujourd’hui. Essayons d’expliquer au citoyen algérien le processus par lequel son Etat est en voie de dériver, sans équivoque, d’un Etat défaillant à un Etat déliquescent. En effet, l’Etat algérien se caractérise par l’autoritarisme et le patrimonialisme dans l’exercice du pouvoir et par la rente et la prédation dans l’allocation des ressources. Or le totalitarisme et le patrimonialisme mènent à la corruption du pouvoir, alors que la rente et la prédation mènent à la corruption de l’argent. La présence, en même temps, de la corruption du pouvoir et de la corruption de l’argent ouvre la voie à la corruption généralisée de l’ensemble des composantes du régime. La corruption généralisée du régime débouche sur un Etat défaillant. Lorsque l’Etat défaillant fait face à l’expression du mécontentement par des émeutes, il dérive vers un Etat déliquescent compte tenu de la faiblesse, sinon l’absence de la puissance régalienne de l’administration. Enfin, l’Etat déliquescent et l’absence de morale collective engendrent une forte probabilité de toutes sortes de dérives : embrasements majeurs, effondrement des institutions, désarroi de la jeunesse, violences et souffrances de toutes sortes.

Un Etat défaillant se manifeste par cinq facteurs :
– l’absence de l’Etat de droit : la justice est au service du pouvoir, d’où l’expression de « hogra » et le phénomène des « harraga » ;
– l’absence de l’Etat régalien, à savoir l’incapacité de l’administration à exercer ses prérogatives de puissance publique. Il y a absence de l’Etat et le sentiment que le pays est à l’abandon,
– l’économie défaillante : cycle de mauvaise croissance et de récession ; pays exportateur de richesse et importateur de pauvreté, économie de rente distributive au lieu d’économie productive ;
– l’absence de légitimité de l’Etat : les institutions officielles souffrent de manque de représentativité, à savoir faible taux de participation aux élections, fraude électorale, l’efficacité des acteurs de la société civile dépend de leur proximité des figures importantes du régime, vide institutionnel et dilution des responsabilités, une opposition émiettée ;
– la fragilisation de la société : la destruction des classes moyennes, la paupérisation des populations, la perte de la morale collective, la déprime est partout, la pauvreté et la mal vie se côtoient.

Un Etat déliquescent se nourrit de la généralisation de la corruption, l’institutionnalisation de l’ignorance et de l’inertie, le culte de l’homme providentiel, la centralisation du pouvoir de décision entre un nombre réduit d’individus en lieu et place des institutions habilitées, l’émiettement du pouvoir entre les différents clans à l’intérieur du système. Encore une fois je tire la sonnette d’alarme. J’avais prévu, dès 2000, la dérive de l’économie et de l’Etat. Aujourd’hui, chacun constate ces dérives. J’avertis sur la dérive de l’économie, de l’Etat et de la nation durant la prochaine décennie s’il n’y a pas de changement de système de gouvernance dans les meilleurs délais. Aujourd’hui, nous ne devons plus continuer de vivre d’espoirs sans cesse reportés. La reprise en main de notre destin ne peut plus être différée encore longtemps. Donc les solutions existent, mais elles passent par un engagement sérieux dans le changement de système de gouvernance.

– Vous avez évoqué, il y a quelques mois, un projet pour sauver la nation. Où en êtes-vous ? Quelle chance a-t-il d’aboutir dans un contexte politique plombé par la fermeture de tous les espaces de liberté ?

– Le projet est achevé dans sa conception. Je travaille actuellement sur la stratégie de communication pour lui garantir les meilleures conditions de succès. Mais le point pertinent de votre question est celui relatif aux conditions de succès politique dans un contexte fermé. En réalité, le problème de départ réside dans la définition d’un processus de réformes qui favorise le changement. La séquence idéale est de commencer par consolider l’Etat de droit et d’organiser de nouvelles élections ouvertes et libres. Autrement dit, commencer par cultiver les droits de l’homme avec la possibilité de participation de tous les citoyens. Ce scénario n’est possible qu’au sein d’une population profondément citoyenne, une société civile consciente des bienfaits du changement et où des institutions étatiques performantes favorisent les groupes engagés pour le changement. La majorité de la population est devenue fataliste ; elle a développé des capacités d’adaptation à la détérioration de sa situation, des capacités de « débrouille ». Il convient donc d’affranchir l’état moral et psychologique de la société et de libérer en elle toutes les potentialités d’initiatives.

– Quelles sont donc les conditions pour créer une société capable de favoriser les initiatives pour le changement, à savoir la libération de toutes les énergies existantes, y compris la jeunesse, les femmes et toutes les forces vives de la nation ?

– La réponse est la démocratisation par la jeune génération, mieux éduquée. C’est le degré de formation des jeunes plus que l’espoir d’une forte croissance économique qui mobilise. Les solutions contenues dans le projet que je proposerai partent d’une analyse approfondie de l’état de la population, du niveau de développement de la société civile et des institutions de l’Etat, de la motivation des tenants du pouvoir et des intérêts défendus par les puissances internationales.

– Des initiatives politiques visant à rassembler les démocrates algériens ont vu le jour çà et là, avant l’élection présidentielle d’avril 2009, et l’on sait que vous avez tenté de les canaliser. Ne serait-il pas opportun de remettre le projet au goût du jour ?

– Oui, toute initiative pour rassembler est la bienvenue. Mais il faut ouvrir la mobilisation à toutes les forces capables de favoriser le changement et non la limiter aux seuls démocrates parce que le succès du programme de sortie de crise a besoin de tous pour se réaliser.

Par Said Rabia


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30 Commentaires sur cet article

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  • BRAHIM
    24 août 2009 at 18 h 39 min - Reply

    Ok, Monsieur Benbitour vos prévisions pour la prochaine décennie sont inquiétantes. Mais vous savez aussi que les prévisions que font sans arrêt les citoyens algériens ont toujours été inquiétantes et ce depuis l’indépendance. Vous savez que depuis l’indépendance, le régime qui dirige l’Algérie a échoué. Vous savez comme tout le monde que l’absence d’une vraie démocratie et d’institutions solides et crédibles ont été a l’origine de cette catastrophe. Vous même pendant votre période en tant que chef de gouvernement, vous n’avez rien pu faire à cause de la dictature culturelle, économique, politique qui perdure. Votre article rappelle étrangement toutes vos interventions depuis que vous n’êtes plus premier ministre. Alors, que faut-il faire ? Continuer à analyser « intellectuellement » la situation économique et s’amuser à critiquer les différentes stratégies des Présidents et Premiers ministres qui se sont succédaient depuis l’indépendance ? Ou bien donner un vrai coup de pieds politique courageux en formant une l’alliance d’ hommes de bonne volonté et intègres (vous en faites partie, j’en suis sûr) et de chef de partis crédibles (en dehors, bien sûr, du FLN, du RND, du MSP et de l’UGTA , je site ces formations et vous savez très bien pourquoi) dans le but d’une alliance contre CETTE MANIERE DE GOUVERNER L’ALGERIE et pour changer ce pouvoir aveugle en obligeant ces hommes inconscients des Tagarins à infléchir cette dérive apocalyptique de notre pays. Ou vous faîtes des efforts pour changer les choses véritablement en optant sur la mobilisation ou vous rentrez chez vous pour finir votre vie tranquillement. Je m’excuse d’être si violent avec vous mais c’est la rage qui m’habite qui me fait parler ainsi. Cela ne s’adresse pas seulement à vous, que je respecte énormément, mais à tous les patriotes algériens et les hommes historiques et politiques qui peuvent mobiliser le peuple dans cette direction. Je suis sûr, malheureusement, que parmi ses hommes il y a en plus de vassaux qui attendent un appel de la Présidence pour occuper un poste (à l’instar de Ouyahia) que de patriotes jaloux de leur pays. C’est çà la priorité. Benbitour tout seul c’est bien en tant qu’intellectuel intègre mais l’alliance de plusieurs patriotes c’est mieux. Excuses pour mon franc parlé SVP !§§§




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  • tamezgha
    24 août 2009 at 22 h 31 min - Reply

    Monsieur benbitour ,ce n’est pas a vous que je vais apprendre que l’algerie est un pays riche,tous le monde le sait . Le probleme est tout simplement POLITIQUE.
    alors donnez nous des previsions politique pour se debarasser de cette mafia a qui vous avez fait allégence pour ensuite déposé votre démission sur le bureau du sultan boutef.
    arretons de tourner au tour du pot.




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  • A-M-C
    24 août 2009 at 23 h 15 min - Reply

    Ahmed Benbitour. Ancien chef de gouvernement : « Mes prévisions pour la prochaine décennie sont plus inquiétantes .
    Quel scoop ! Ce monsieur et ses semblables ne se rendent pas compte à quel point leurs analyses sont insignifiantes pour le commun des algeriens. Benbitour a été premier ministre coopté par un pseudo président désigné et a assumé son rôle en connaissance de cause et sans états d’âme.Une fois éjecté du circuit il devient opposant et démocrate!
    Saha F’tourkoum.




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  • mourad montreal
    25 août 2009 at 5 h 13 min - Reply

    comme boudiaf ,il etais dans le clan mais avec une bonne intention pour aranger les chose mais ca a pas marcher comme pour mensieu benbitour
    Saha F’tourkoum




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  • Allel
    25 août 2009 at 8 h 41 min - Reply

    Monsieur Benbitour,

    Vous connaissiez tres bien les cinq facteurs de defaillance que vous citez si bien lorceque vous etiez chef du gouvernement. Pourquoi avez vous accepter le poste de premier ministre alors que que cous saviez tres bien l’absence de légitimité de l’Etat?
    Qu’avez vous fait pour que la justice ne devient plus au service du pouvoir?
    Pourquoi attendre tout ce temps pour les denoncer? Pourquoi n’aviez vous pas le courage de les communiquer aux medias et au peuple en tant que premier ministre?

    Vous trouver toujours des excuses messieurs. Desole vous n’etes pas credible!

    Saha f’tourkum.




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  • papousse
    25 août 2009 at 8 h 54 min - Reply

    Franchement ce Benbitour me rend perplexe. Lorsqu’il a été plusieurs fois ministres et chef du gouvernement, il ruminait quoi au juste dans sa tête de manager du HEC de Montréal ?
    Pourquoi il n’avait pas fait un tel interview en tant que chef du gouvernement ? Tout le monde , du moins les plus avertis, savaient qu’entre lui et Boutef à l’époque, le courant ne passait pas pour un soit disant caprice de Boutef à vouloir légiférer par ordonnance, mais on savait pertinement que ce n’était pas le vrai prétexte. L’armée, en partie le clan de Lamari voulait faire avancer le pion de Benflis du chef du cabinet de la présidence à la place de Benbitour…les choses se tramaient bien à l’avance. Et aujourd’hui, il vient nous dire qu’il a un projet de sortie de crise et qu’il a été le messie en nous avertissant des dégats actuels depuis le début des années 2000… c’est quoi cette chimère ? Est-il entrain d’insullter l’intelligence algérienne…du moins les gens qui ont gardés la tête froide avec une bonne mémoire…vous tirez à blanc et ça crève les yeux !




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  • réda
    25 août 2009 at 15 h 34 min - Reply

    Malgré le respect que je lui doit , il a encore les traces des œillères sur le visage, je le trouve plus dangereux puisque ils sait beaucoup de choses et il nous balance a chaque du déjà vue , il nous prend pour des aliéné mentaux peut être parce que a force de regarder le pauvre citoyens de haut des bureaux capitonner , ils développent un certains mépris pour la population.
    il critique beaucoup la manière dont on est gouverné , mais lui il a occupé ce poste et ils sait que c’est des importateurs et contrebandier et des terroristes qui commandes ce pays , pourquoi il ne vise pas ceux qui commande au lieu de s’attaquer a un millième de président qui ne peut même pas changé un directeur de police et qui s’ennuient tellement qu’il peut recevoir des comédiens pendant 3 heures.




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  • moura
    25 août 2009 at 21 h 42 min - Reply

    Bonjour a Benbitour;tes previsions pour la prochaine decenie sont inquietantes:le dernier des Haraga le sait,meme le dernier harag septuagenaire.
    Dites nous plutot comment proceder à detruire ce systéme destructeur_negateur_predateur et pervers.




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  • karamazigh
    26 août 2009 at 8 h 49 min - Reply

    Le sort de l’Algerie n’a jamais cessé d’etre inquiétant, depuis le coup de force du groupe de ouedjda, elle est telement riche que ni les pillages des géneraux ni les politiques de gaspillage de boutef ( du vrais n’importe quoi) n’ont pu en venir à bout.




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  • karamazigh
    26 août 2009 at 9 h 12 min - Reply

    la maladie de l’Algerie est son gouvernement, tout les autre problemes ne sont que des sympthomes, une fois la maladie aura disparue, les sympthomes s’en irrons d’eux meme.

    la notion de la richesse d’un pays a traversé plusieurs étapes et definitions, des metaux précieux pour les mercantilistes elle est passé aux produits agricoles pour les physiocrates en suite au travail pour les classiques, au capital humain (competences globales des individus d’une populations) pour les néoclassiques et finalement aux institutions recemment pour NORTH, pirx nobel de l’économie en 2001 si je me trompe pas, consideré aussi comme un néoclassique.

    les institutions, c’est à dire la justice( abscence de corruption surtout), la qualité de la formation, le systeme banquaire et d’assurance etc.. sont les facteurs qui expliquent le mieux pourquoi des pays sont plus developpés que d’autre.




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  • Hamma
    26 août 2009 at 10 h 30 min - Reply

    Salam à tous.

    Je n’ai rien contre Mr.Benbitour et contre ses analyses sur la situation Socio-politique de notre pays. C’est un homme intègre, je n’en doute pas mais je voudrais juste lui préciser qu’après de 47 Ans d’anayses faites ici et là par les uns et par les autres rien n’a été apporté de concret au pays sinon que plus de misère, plus de hogra et plus d’anarchie dans sa gestion. Qu’après 47 ans de pseudo indépendance, le pays compte plus de milliardaires, beaucoup plus de chômeurs et tant et tant de pauvres. Je voudrais dire à Mr Benbitour arrêtons d’analyser et de prévoir sur l’état de santé du pays, sa réalité et son devenir sont déjà devant nous et comme le dit une citation de JFK  » Quand il est dur d’avancer, ce sont les durs qui avancent ». Pour l’instant, c’est l’Algérie qui recule devant les autres qui avancent à pas de géant.

    Fraternellement.

    Salam




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  • saladin
    26 août 2009 at 10 h 48 min - Reply

    Dans une économie de bazar telle que l’Algerie , il n’y a aucune prévisions qui tiennent la route malgré tous les budgets établis . On connaissait Brahimi la science , aujourdhui MR Benbitour qui est un homme honnete , courageux mais il se sait aucun expert mondial ne peut établir avec des exactitudes des prévisions sur l’économie algerienne . C’est du bricolage de tous les jours , avec des changements décidés en haut lieu et de derniéres minute .
    Une chose est , par contre , sûre c’est le jour où il n’y aura plus de pétrole et de gaz , là nous allons directement au chaos .




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  • Orange
    26 août 2009 at 11 h 07 min - Reply

    Voici un homme qui mérite le respect et l’écoute parmi tant d’hommes algériens sincères qui n’ont pas les mains tachés de sang ni les poches remplis de pétro-dollars ni d’euro-tranbendo. Ces contributions nous intéressent, pas celles des has been polpotien comme haddam ou Benhadj. Ce sont des hommes comme cet ancien ministre qui doivent se tendre la main pour créer une troisième force politique face au bipolarisme sanguino-réactionnaire pouvoir-islamiste qui arrange les deux tenants de la tragédie.




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  • malika
    26 août 2009 at 22 h 13 min - Reply

    Au moins, cet Algérien s’est démarqué en déclarant son opposition au système de gouvernance. Depuis 10 ans, il a pris du recul, pensé à la situation du pays et élaboré des solutions éventuelles, indépendamment du pouvoir. Même s’il a opéré un passage dans le système, le fait qu’il le remette en cause de façon aussi radicale, plaide pour amende honorable à son égard. Au point où en est le pays, faire la fine bouche en terme de leadership, c’est opter pour l’enlisement du pays dans l’actuel statu quo mortel. Toute initiative qui va dans le sens d’une sortie de la crise actuelle est bonne à prendre et celle de M. Benbitour semble honnête et engagée, d’autant qu’elle est inclusive de toutes les forces de changement qui existent. Donc, si son initiative descend sur le terrain et qu’elle rassemble les gens, on ne devrait pas le dénigrer s’il contribue du salut de l’Algérie. Je sais que beaucoup d’internautes critiquent son passé, mais personne n’est parfait, surtout en politique.

    Saha ftourkoum.




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  • tacili
    26 août 2009 at 22 h 52 min - Reply

    M.Benbitour comme Taleb Ibrahimi, Hamrouch, Ghozali et certains de leurs semblables pensent vraiment que les algeriens ont besoin de leurs analyses ou de leurs conseils. La premiere victoire de l’Algerie est de ne plus entendre leurs noms cites dans un debat politique. L’algerie de demain se fera sans eux.

    Je donne un autre exemple ou est le General benyelles depuis son fameux pamphlet pre-elections contre un troisieme mandat ? il est retourne dans son « Kahf » pour une longue sieste. ou est Hamrouch ? Ou est ibrahimi ? ils font le ramadhan peperes en famille sans meme se donner la peine d’une declaration contre la flambee des prix ou juste pour presenter leurs voeux au peuple. Rien. ils sont elimines de facto du terrain politique.

    Alors je n’ecoute plus ces vieux briscards qui me font vomir, wallah c’est vrai. Des opposants des « mounassabat » et en eternelle gravitation autour du pouvoir a l’ecoute des taggarins et ce que l’armee va decider.

    Si Toufik les appelle demain ils iront lui baiser la main. Khaliwna please.

    Mes respects aux algeriennes et algeriens al zawalia wel f’houla. les opposants « costume-cravate » ne m’inspirent pas confiance.

    Mes respects aux harraga qui ont passe le message au monde entier au prix de leurs vies. Ce sont eux les heros et pas ce Benbitour qui veut se replacer a leur depends.

    Mes respects a Ali Belhadj, malgre les differences en matiere de pensee politique: Seul au milieu des requins a defendre el zawalia et a dire la verite telle quelle est.

    Merci




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  • Résigné
    27 août 2009 at 14 h 11 min - Reply

    Rares sont les hommes politiques qui ont des convictions et qui n’ont pas vendu leurs âmes au diable Boutef, dans notre chère Algérie, et Benbitour est de ceux-là.
    Reconnaîssons-lui, au moins ça.




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  • BOUKHAROUBA
    27 août 2009 at 19 h 36 min - Reply

    @tacili, je suis à 3000% d’accord avec ton analyse. Tous ces hommes, que tu cites (et il y a beaucoup d’autres) attendent tous un retour de la manivelle manipulée par les chefs du Tagarins. Kèche coup de fils téléphonique de l’espoir pour venir en sauveur de l’algérie. Tu l’as remarqué ? Personne ne pense à un rassemblement pour des propositions concrètes pour sortir l’Algérie du marasme politique et institutionnel et des incohérence économiques présidentielles et gouvernementales. Ils ont tous peur d’un fennec vieillissant. Ils ont tous peur du système qui les a enfanté et qui continue à leur donner le biberon.




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  • depandance
    27 août 2009 at 22 h 29 min - Reply

    il doit vivre sur la lune Mr Benbitour , le dernier des zaoualiya peut il faire son analyse en derdja ! si il s ‘en inquiéte autant , il n’a qu ‘à adresser son constat à la DRS , elle qui veille à la sécurité du pays .C est tout de meme ahurrissant avec cette comedia del arté ou chacun joue son role, ou un ex ministre fait semblant de s ‘ opposer sur unjournal el watan qui se proclame independant !!!c est vraiment du surrealisme …




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  • MABROUK
    29 août 2009 at 14 h 44 min - Reply

    Ammi Ahmed Benbitour, je vous salue et bon ramadhan. J’ai envie de vous suggérer une chose mais, bien évidemment, vous êtes libre de l’adopter ou non . C’est çà la démocratie. Pourquoi ne faîtes vous pas comme certains intellectuels qui sont intervenus sur les différents blogs du Web (politologues, anciens représentants de parti, ancien révolutionnaires, historiques, historiens, économistes etc…) pour réagir en inter actif aux questionnements ou suggestions des internautes. Ce serait très stimulant, çà conforte les principes démocratiques et cela permet de préciser les idées , les projets politiques et la philosophie de tout un chacun. C’est ainsi que progressent les sociétés : liberté d’opinion, liberté de pensées, tolérance et respect de l’autre. Ce serait formidable à l’instar de Anwar Haddem, Dr Salah-Eddine Sidhoum, Dr Abderrahmane Mebtoul, Anouar Benmalek, Tarik Ramadhan etc…. Ce serait formidable. Mais bon, chacun a sa façon de procéder. Mais à bientôt sur le net quand même. On veut que vous interveniez souvent et encouragiez vos amis à le faire. Merci infiniment.




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  • CHERI AIT AHMED
    29 août 2009 at 23 h 08 min - Reply

    C est devenu une veritable tradition nos ministres nos chefs du gouvernement certains generaux decouvrent les vertues du debqt de la democratie apres avoir assure une rretraite bien doree et assure l avenir de leur projeniture.issus du systeme se nourrissant et participant de maniere active ou passive atoutes les derives les gabegies les catastrophes du pays ils se reveillent de temps en temps pour faire croire des inepties au peuple.On auriait souhaite les entendre qund ils etaient en poste ou bien avant d acceder aleur portefeuille .bien au contraire ils etaient les portes paroles de ce fameux pouvoir ne du clan de oujda.Par ailleurs ils connaissent tres bien les modalites du choix des gouvernanrts.La police politique est souvent passe par la.I.iLFAUT SE SOUVENIR DE QUELQU UN A QUI L ARMEE A DECONSEILLE DE CREE UN PARTI TOUT IL NE FAUT PAS OUBLIER DANS QU ELLE OFFICINE ONT ETE CREE CERTAINS PARTIS POLITIQUES.Les theries economiques ne serviront a rien tant que le systeme politique en place demeure. Larmee doit revenir a sa vocation originelle celle de defendre le territore et la securite de la nation.Elle doit se professio,mnnaliser davantage .Les elections la presse la justice la politique le developpemnt les nominations doivent revenir aux civils non parraines par les laboratoires.




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  • thirga
    31 août 2009 at 7 h 07 min - Reply

    Il ne faut pas etre sévère! Il se recycle. Surement que M.Benflis aurait été homme politique s’il avait pris ses responsabilité de chef du Gouvernement lors de la chasse au Kabyle en avril 2001 alors que son ministre de l’Intérieur annonait avoir été trompé (trempé) sur l’assassinat du lycéen Massinissa dans l’enceinte d’un corps de sécurité dont la vocation est de veiller à la sécurité des citoyens. Saha ramdankoum.




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  • ELKHENZIR
    4 septembre 2009 at 19 h 47 min - Reply

    Trop fort Benbitour , ma parole ! Il baigne dans le silence des espaces intergalactiques pendant des mois et …… !!!! Juste une impulsion « sondomatique » et je disparaît !!!! Cà prouve qu’on existe !!!!! Tout simplement !!????




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  • Zaouaoui
    5 septembre 2009 at 18 h 17 min - Reply

    Bonjour M. Benbitour,
    Vous avez des facultés intellectuelles certainement incontestables. Vous intervenez dans la presse. Vous avez même écrit des bouquins. Mais il me semble que vous dites la même chose depuis dix ans. C’est la même littérature que vous êtes entrain de reproduire à l’infini. Pourquoi est-ce que la thérapie que vous préconisez est inefficace. vos contributions n’ont rien de concret. Pourquoi est-ce que vous tournez sans cesse autour du pot. Ce régime s’est installé par la violence en avortant dans un bain de sang la première expérience démocratique du monde arabe. Vous en approuvez quand même le procède, intellectuelle que vous êtes (voir radioscopie de la gouvernance algérienne). Vous changez d’habitation chaque deux ans, vous envoyez vos enfants étudier au lycée français Alexandre Dumas. Désolé M. Benbitiur. Vous êtes du mauvais coté de la barricade !




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  • ELHARAG
    6 septembre 2009 at 20 h 42 min - Reply

    A bientôt Monsieur Benbitour ! !!!!! Bye Bye jusqu’au au prochain numéro. !!!!




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  • Mohsen
    10 septembre 2009 at 13 h 18 min - Reply

    LA RENAISSANCE

    Permettez-moi, chers lectrices et lecteurs, en ce mois de Ramadhan, de vous exposer ma conviction profonde. Je suis en faveur de la renaissance de notre organisme culturel islamique. J’aime ceux qui luttent pour l’intégrité de la Oumma (communauté), quels qu’ils puissent être. Et, tout autant que je crains et que je me défie des ennemis extérieurs de l’Oumma, je méprise nos ennemis intérieurs et encore plus les couards qui les soutiennent — et je hais leur doctrine libérale putride qui qualifie notre dégradation continuelle d’«inévitable».
    De plus, je crois que l’Oumma peut renaître. Tout dépend de la foi en Dieu: foi en notre avenir; foi en nos capacités et en notre renaissance. SCEPTICISME, SOPHISTICATION, COSMOPOLITISME, CYNISME, ont gravement malmené notre foi en Dieu . Mais la FOI, restera toujours l’ingrédient essentiel de toute force historique. Seule une foi unificatrice peut fournir la motivation commune pour la renaissance– la conviction juste et profonde de notre droit à vivre selon nos valeurs et nos principes islamiques. — et faire naître la puissance résolue et sans compromis qui peut purifier et racheter notre milieu en décadence et en décomposition rapides. Très simplement : l’impératif d’inspirer cette foi en Dieu est le problème central de notre temps.
    Et quand je dis ” renaître “, je ne veux rien dire de plus. Car nous sommes allés si loin; nos philosophies, nos libertés et nos modèles culturels traditionnelles sont si pervertis ou érodés que la simple renaissance est tout ce qui est possible.
    Et bien que notre travail soit de reconstruire, nous ne devons pas perdre de vue la réalité, car nous ne pourrons pas RECONSTRUIRE avant d’avoir pris le POUVOIR. Le POUVOIR POLITIQUE est le critère essentiel, pas les SOUHAITS ou les BAVARDAGES, et pour conquérir le POUVOIR POLITIQUE tout le reste doit être temporairement sacrifié. En DOUTER, c’est la défaite assurée. Celui qui est sur le pont d’un bateau en train de couler lors d’une tempête doit être prêt à jeter tous ses biens par-dessus bord si cela est nécessaire pour la survie commune. Ou, pour utiliser une autre image: ceux qui veulent faire renaître l’ oumma et l’arracher à l’obscurité, à la déliquéscence doivent d’abord passer par les portes de l’Enfer.

    Un musulman, patriote et profondément heurté de constater que son pays est dominé par des puissances d’ argent et que son peuple se déshumanise par un culte au veau d’or et par l’ attrait suicidaire d’un matérialisme destructeur.

    Wa saha siyamkoum wa Ramadhan moubarak




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  • BRAHIM
    10 septembre 2009 at 19 h 35 min - Reply

    @mohsen, vous dîtes : « Je suis en faveur de la renaissance de notre organisme culturel islamique ». De quel organisme parlez-vous ???




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  • Mohsen
    11 septembre 2009 at 1 h 03 min - Reply

    @Brahim
    Pour vous être agréable, je réponds bien volontiers à votre interrogation. J’entends par  » un organisme culturel islamique », une communauté (oumma) , une même famille spirituelle qui poursuit le même idéal religieux et partage un patrimoine commun. . C’est à dire, en l’espèce pour les Musulmans, une finalité en DIEU, Créateur de l’Homme et de toute la Création autour de lui. Le Musulman (moslem) comme son nom l’indique, se soumet à la volonté du Créateur , donc accepte de mettre en pratique Ses ordres et fuit Ses interdits. L’Islam, c’est n’adorer aucune autre divinité qu’Allah Seul. Le Musulman croit au Jour du jugement dernier et qu’il aura à rendre compte de ses actes à DIEU.

    Dans son sens le plus large, ce qui caractérise la notion de culture islamique, c’est un ensemble de traits distinctifs spirituels et matériels, intellectuels et affectifs. Elle englobe en outre, les modes de vie, les arts et les lettres, les droits fondamentaux de l’humain, les systèmes de valeurs et les traditions.

    Ce ne sont là que les connaissances élémentaires que je conçois aisément et qui, je l’espère, vous rendrez la compréhension du terme : »organisme culturel islamique » et l’ensemble de mes convictions profondes, aussi limpides que je le souhaite. Au delà, je me verrai confiner dans un rôle de pédagogue que je n’ai pas la prétention d’être.

    Wa Allah ou yahlem – Et DIEU Seul sait .

    Saha siyamek wa Ramadhan moubarak.




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  • BRAHIM
    12 septembre 2009 at 14 h 30 min - Reply

    Ok @Mohsen , c’est clair et c’est tout à fait légitime. Il faut défendre la liberté d’opinion et de penser , c’est la clé de la construction de la démocratie dans notre pays.




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  • tarik
    16 septembre 2009 at 3 h 29 min - Reply

    @ Mohsen

    trouves en ce post mes sinceres sympathies pour ce que tu as ecris car tes paroles sont justes et telles une lâme de couteau lacerent le mensonge , l’hypocrisie ambiante .
    Depuis bien longtemps que je ne suis revenu sur ce site ,me voilà aujourd’hui depuis bientot une heure que je lis les commentaires ils abondent presque tous dans le meme sens : constat et pleurs !
    je prie que tes paroles soient lues et comprises et qu’elles éveillent la conscience des hommes en les éloignant du veau d’or et des hypocrites tel que ce zombie qu’est monsieur Benbitour .
    mes amitiés ……. saha ftourek et aid mabrouk




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  • tewfik
    23 septembre 2009 at 12 h 01 min - Reply

    salam ,

    Mr benbitour est loins de la réalité , je lui pose une question avez vous la ligitimité du peuple pour le guidé vert une sortie de crise .

    vos réflection son grave , vous proposé boulversement du systhme d’une maniére intiligente , mai qui v’as le faire ???? ont vient de sortir d’une guére civil et vous voullez nous introduire dans un autre bein de song .

    je pense que l’algerie sortira de cette crise avec une illite jeune avec douceur et avec zéro dégat , laissont le temp faire les choses calmement et en douceur , un changement pacific et naturelle pour préservé aux generations future une paisibilité et contunieté

    oui mr benbitour maleur pour les gents faible qui sorte da la petite porte de la prisidence et qui veulle revenir par tous les moyens ???? mais il y a des regles que vous evez pas respecter

    pourquoi vous avez pas formez votre loby dans le gouvernement et dans la grande muette pour defendre votre vision de gestion model de l’etat ca prouve faiblesse politiciennne

    vous devez militez de nouveau pour reconquerir le peuple pour qui puisse embrassé vos idée alors bonne chance Mr et bonne batail politico revolutionaire mai je vous informe que vous allez trouver un peuple aguérie mai fatigué pauvre un peuple à jenou un peuple triste car beaucoup de ces enfant ont subit la mort , un peuple qui ne croie pas à son illite politique , un peuple qui vomie les politiciens monteur et oportuniste et khobzizte .




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  • Congrès du Changement Démocratique