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27 July 2017

Demande de levée du secret défense sur les moines de Tibéhirine

moines
PARIS (Reuters) 27.08.09 | 12h50
Une demande de levée du secret défense a été adressée à trois ministères français dans l’enquête sur la mort de sept moines français en Algérie en 1996, où l’armée algérienne est soupçonnée d’avoir joué un rôle, apprend-on de source judiciaire.
Le juge d’instruction Marc Trévidic a saisi il y a quelques jours les ministères des Affaires étrangères, de la Défense et de l’Intérieur pour qu’ils remettent les documents secrets qu’ils détiendraient éventuellement sur ce dossier.
L’avocat des familles des victimes, Me Patrick Baudouin, avait demandé cette démarche au magistrat afin de déterminer ce que le gouvernement français connaît de cette affaire.
« Une enquête judiciaire n’a été ouverte en France qu’en 2004, soit huit ans après les faits », a-t-on expliqué de source judiciaire. Le juge se demande si ce retard pourrait être dû à des pressions politiques pour ne pas nuire aux relations entre la France et l’Algérie, ajoute-t-on de même source.
Le général François Buchwalter, attaché militaire à l’ambassade d’Alger en 1996, a déclaré le 25 juin dernier à Marc Trévidic que, selon ses informations, les moines de Tibéhirine n’avaient pas été tués par les islamistes qui les détenaient mais par l’armée algérienne lors de l’assaut donné aux insurgés.
Le juge souhaite prendre connaissance des rapports que François Buchwalter dit avoir remis aux autorités françaises à l’époque. Le magistrat demande aussi à accéder aux rapports rédigés éventuellement par le général Philippe Rondot, qui a enquêté en Algérie sur l’affaire pour le compte de la DST.
Le 9 juillet, le président Nicolas Sarkozy s’est dit favorable à la levée du secret défense sur cette affaire. Ce n’est pas lui qui prendra formellement la décision mais le ministre de la Défense après avis d’une commission consultative.
Les autorités algériennes ont toujours désigné le groupe islamique armé (GIA), qui a revendiqué les assassinats, comme responsable du crime.
Les sept moines français avaient été enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 dans leur monastère de Tibéhirine, situé près de Médéa, à 100 km d’Alger, dans les montagnes de l’Atlas. En mai, les médias algériens avaient fait état de la découverte de leurs dépouilles.
François Buchwalter a dit au juge Trévidic avoir obtenu ses informations à l’époque d’un gradé algérien. Les moines auraient été tués par erreur lors d’un raid aérien sur des islamistes. L’ambassade de France avait ordonné un black-out sur ces informations, a ajouté le général sur procès-verbal.
Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse


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9 Commentaires sur cet article

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  • réda
    27 août 2009 at 15 h 04 min - Reply

    et comme ca beaucoup de généraux vont se reconvertir a l’importation des couches.
    tant pie pourvue qu’ils souffrent dans leurs vie bande d’assassins.




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  • MTM
    27 août 2009 at 15 h 10 min - Reply

    Parions que cette affaire va trainer en long et on large jusqu’a devenir barbante pour l’opinion public francaise. Les « partenaires previligies » trouveront bien un terrain d’entente qui garantit les interets des deux parties. L’affaire finira par se regler a l’amiable en passant par une mutation du juge d’instruction (Touvenot euh, je veux dire Trevedic) vers d’autres juridictions… Entre-temps l’Algerie aura deboursse la rancon de sa virginite internationale. Bouteflika le messie, a signe son madat pour blanchir tout les criminels en honorants les plus forts et en diabolisant les plus faibles.




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  • thirga
    28 août 2009 at 8 h 35 min - Reply

    Encore du nouveau dans la gestion franco-française des crimes crapuleux de la subversion verte en Algerie: l’assassinat de religieux de Tivhirine. On dit bien que le crime ne pardonne jamais. Pourquoi Sarko recule et pousse en avant son ministre de l’ntérieur lequel met au devant une commission consultative? Chiche Trévédic, étale la vérité sur la mort des 7 religieux! L’Histoire vous sera reconnaissante et surtout les victimes de cett manipulation revancharde. Douteux sera l’isue de cet énième tapage médiatique par une justice d’un pouvoir qui a recyclé des harkis des nazi comme Papon pour montrer ses biceps en massacrant « des citoyens français d’outre mer » qui venait de libérer la france en 45 ou en les jetant dans la Seine….Vous etiez ( le pouvoir français) derrière les hordes de la subversion verte. Bushwater le reconnait et s’en souvient en accueillant les merceaires du GIA, GSPC ou autres (apelez-les comme il vous sied) à l’ambassade de France. La première lecture qu’on peut faire est que les restes du pouvoir de l’ancien responsable des condamnés à mort de la Guerre « entre l’Agerie et la france », feu françois Mitterand, s’est désintégré. Mais l’ombre de Chirac, l’ancien bidasse d’Algerie, hante les cercles français sur leur participation dans ceux qu’ils qualifié, inconsciemment (?), de SALES GUERRE. Ce n’est qu’un retour de manivelle du 11 septembre




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  • admin
    28 août 2009 at 10 h 53 min - Reply

    ALGERIE
    Moines de Tibéhirine : quand Pasqua chargeait Juppé

    NOUVELOBS.COM | 27.08.2009 | 19:07

    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20090827.OBS9088/moines_de_tibehirine__quand_pasqua_chargeait_juppe.html

    Dans une interview accordée au mois de juillet dernier au site Omega TV, l’ex-ministre de l’Intérieur accuse le Premier ministre de l’époque d’avoir fait échouer une tentative de libération des sept religieux assassinés en 1996 par des islamistes algériens. Un juge d’instruction vient de demander la levée du secret défense dans ce dossier.
    Alors qu’un juge d’instruction vient de demander la levée du secret-défense dans le dossier de l’assassinat des sept moines de Tibéhirine en 1996 en Algérie, voici la vidéo d’une interview accordée au mois de juillet 2009 par Charles Pasqua au site Omega TV dans laquelle l’ex-ministre de l’Intérieur donne sa version de l’affaire.
    Les sept moines français avaient été enlevés en mars 1996 dans leur monastère situé près de Médéa, à 100 km d’Alger. Leurs cadavres avaient été retrouvés au moi de mai. Les familles se battent depuis afin que la lumière soit faite sur les circonstances exactes de leur mort et sur le rôle qu’a joué le gouvernement français dans cette affaire.

    Le rôle de Jean-Charles Marchiani

    Or, selon Charles Pasqua, le Premier ministre de l’époque, Alain Juppé, est directement intervenu pour faire échouer une tentative de libération. L’ex-ministre de l’Intérieur, qui à l’époque n’était plus au gouvernement, explique au site Omega TV avoir été contacté par le préfet du Var, et ancien des services secrets, Jean-Charles Marchiani. Celui-ci aurait affirmé disposer des contacts nécessaires pour entamer des négociations avec les islamistes et que ceux-ci étaient prêts à discuter d’une éventuelle libération des moines.
    Charles Pasqua aurait ensuite contacté le président de la République qui lui aurait donné, officieusement, son feu vert à l’ouverture des négociations. Mais, alors que « les choses semblaient de développer normalement », raconte Charles Pasqua, Alain Juppé aurait été « énervé d’apprendre que Marchiani était en Algérie » et aurait demandé au préfet du Var de stopper ses démarches.
    Charles Pasqua estime que, à ce moment, « les preneurs d’otages ont considéré qu’ils avait été menés en bateau (…) par le gouvernement français » mais ne se prononce pas sur le fait de savoir si c’est cet incident qui a provoqué l’exécution de sept moines. Jeudi, le juge d’instruction chargé de l’enquête a officiellement demandé la levée du secret défense sur ce dossier.

    (Jérôme Hourdeaux – Nouvelobs.com)




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  • admin
    28 août 2009 at 18 h 04 min - Reply

    Le juge veut tous les rapports sur l’assassinat des moines de Tibéhirine

    Par Philippe Broussard, publié le 27/08/2009 19:37 – mis à jour le 27/08/2009 20:05

    http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/le-juge-veut-tous-les-rapports-sur-l-assassinat-des-moines-de-tibehirine_782786.html?xtor=RSS-197

    Chargé de l’enquête sur la mort des sept religieux français en 1996 en Algérie, Marc Trévidic demande la levée du secret-défense dans des courriers dont LEXPRESS.fr a eu connaissance.
    Le juge parisien Marc Trévidic, en charge de l’enquête sur la mort de sept des moines français de Tibehirine (Algérie) en 1996, a demandé la levée du secret-défense sur les documents concernant cette affaire. Trois lettres, datées du 20 août, ont été envoyées aux ministres de la Défense, Hervé Morin, de l’Intérieur, Brice Hortefeux, et des Affaires étrangères, Bernard Kouchner.

    Cette démarche du magistrat anti-terroriste était attendue depuis la révélation, en juillet, d’un témoignage largement évoqué par LEXPRESSS.fr. Un général à la retraite, François Buchwalter, qui était attaché militaire à l’ambassade de France à Alger à l’époque des faits, affirme que les moines, enlevés par des islamistes, ont peut-être été tués lors d’une opération de l’armée algérienne. En d’autres termes, il pourrait s’agir d’une « bavure » maquillée ensuite en assassinat. François Buchwalter dit tenir ses informations d’un ami algérien dont le frère dirigeait l’opération héliportée en question. Le général français assure avoir alerté par écrit sa hiérarchie et l’ambassadeur, Michel Lévêque, mais que ce dernier aurait imposé un « black-out » sur ces informations pour ne pas nuire aux relations entre la France et l’Algérie.
    13 ans plus tard, le juge veut donc en savoir davantage. Ses courriers, dont LEXPRESS.fr a eu connaissance, témoignent à la fois de sa volonté et de sa parfaite connaissance du dossier. La transcription des faits et les demandes sont d’une extrême précision.
    Le magistrat demande au ministère de la Défense:
    – les rapports du général François Buchwalter;
    – les rapports d’autres militaires français, dont un médecin qui aurait vu les têtes décapitées des moines. Le juge veut en effet avoir des précisions sur ce que les Français savaient des opérations militaires menées par les Algériens pour libérer les moines;
    – les rapports de la DGSE ou d’autres services sur l’affaire des moines mais aussi sur les liens éventuels entre certains chefs islamistes (Djamel Zitouni, Mouloud Azzout) et les services de renseignement algériens.
    Le magistrat demande au ministère de l’intérieur « la communication de tout rapport classifié par vos services ». Cette demande ne vise pas les rapports de François Buchwalter (ce ministère n’en était pas destinataire), mais d’autres documents, qui pourraient, d’après le juge, comporter des « indications précieuses ». Il s’agit à la fois de ceux rédigés par le général Philippe Rondot, envoyé en Algérie par la DST, et de ceux concernant éventuellement les relations entre Djamel Zitouni et les services algériens.
    Le magistrat demande au ministère des affaires étrangères:
    – les rapports du général François Buchwalter;
    – ceux de l’ambassadeur, Michel Lévêque;
    – ceux du médecin militaire;
    – « les éventuels comptes-rendus des réunions de crise au quai d’Orsay sur l’affaire des moines et en particulier ceux abordant l’hypothèse de liens entre Djamel Zitouni, son bras droit Mouloud Azzout ou ses principaux lieutenants et des services algériens. »
    Dès le mois de juillet, Nicolas Sarkozy s’était engagé à ce que le secret-défense soit levé dans ce dossier. Il reste maintenant à savoir si la « moisson » du juge sera riche. Seule certitude: il a choisi de ratisser « large » dans ces demandes et de n’écarter aucune piste dans cette affaire aussi complexe que sensible.

    En essayant de récolter des informations sur les éventuels liens entre les services algériens et certains cadres islamistes, Marc Trévidic cherche à répondre à l’une des principales énigmes de l’enquête: pourquoi l’assassinat des moines a-t-il été revendiqué par les islamistes s’ils n’en sont pas responsables? Pourquoi n’ont-ils pas dénoncé une « bavure » de l’armée? Dans ses lettres, le juge évoque plusieurs hypothèses, dont celle-ci: Djamel Zitouni a accepté d’endosser la responsabilité de la mort des moines, ce qui confirmerait alors des liens étroits avec les services algériens. Une hypothèse, rien qu’une hypothèse, à ce stade de l’instruction.

    Il revient maintenant aux ministères concernés par ces démarches de saisir la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) sur l’opportunité d’une déclassification. Les avis de cette commission sont quasi-systématiquement suivis par les autorités concernées.




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  • réda
    28 août 2009 at 19 h 03 min - Reply

    Sarko se prepare pour 2012 et il veut que de villepin devient illigible , pasqua ne va rien changé à l’equation et il va y avoir des lettres qui vont refaire surface , et pendant ce temps la , le nombre de couches importer par le ministere de la défense va exploser , ou l’incident de l’eventail va se reproduire chez le chomeur d’el mouradia , mais dans le sens inverse et au lieu d’importé 10 milliards par ans de france ca sera le double.

    hizb frança ghadi yakoulena gaa rissana

    vive l’algerie et gloire a nos martyres des deux guerres.




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  • AS
    29 août 2009 at 15 h 01 min - Reply

    maintenant que vous avez la preuve que le GIA c’est la France, et ses pantins, Belkheir, Nezzar, Touati, Tewfik, Tounsi, Guenizia etc… …. qu’allez vous proposer…. allez vous vous decider a poursuivre ses criminels ou iriez vous continuer a dire que vivant en exile en France, vous ne pouvez pas vous attaquer a terrorisme de la France au Maghreb…. parce que de ce point de vue, vous avez des decennies de retard….




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  • baroudi
    29 août 2009 at 19 h 21 min - Reply

    je voudrais rebondir sur une information que j ai lue sur liberte et que vous n avez pas encore publié.Il s agit du dernier conseil des ministres de la RADP ou son excellence le president de la republique ,chef suppreme des arméees algeriennes,a decidé de redynamiser la fantomatique CNCPPDH ……, alors plus ridicule, tu meurs. DITES MOI.Comment un pouvoir assassin ,peut il se doter d’ un organisme des droits de l’ homme????????ON marche sur la tete dans ce bled, comment peut on concevoir qu ‘un pouvoir repressif ou tout simplement un etat ,s’ autorise a proteger des droits que lui meme bafoue?????PAR ESSENCE ,les droits de l ‘homme sont affaire de citoyens et non pas d ‘un pouvoir autoritaire.on ne peut pas etre juge et partie.LAISSEZ AUX CITOYENS DE S OCCUPER DE LEURS DROITS ne les bailonner pas avec vos commissions bidons. Pour ce qui concerne ce truc de CNCPPDH notez bien qu’ il s’ agit de » consultation et de promotion ».cela veut dire: si vous croyez au pere noel, consultez nous ,on verra si on peut vous faire des promotions.LE loup dans la bergerie autrement dit. GOD SAVE US.!!!!!!!




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  • Idris
    1 septembre 2009 at 11 h 31 min - Reply
  • Congrès du Changement Démocratique