Édition du
24 March 2017

E-mail d'un harrag au gouvernement algérien

Harraga

par Mohamed BOUDAOUD

Le Quotidien d’Oran 27 août 2009

Au nom de Dieu le Clément, le Miséricordieux. Au nom de Celui qui a fait de vous les guides de notre nation. Ô mes frères du gouvernement, que la paix soit sur vous.

Je l’avoue, je dirai la vérité : je me suis embarqué croyant naviguer vers un paradis, mais c’est dans un enfer que j’ai débarqué. Venez vite me chercher, je vous en supplie ; je veux retourner chez nous, je n’en peux plus. Ô mes frères, je n’arrête pas de pleurer, la nostalgie me grille. Ne laissez pas votre enfant dépérir loin de sa terre natale, venez à son secours. Dieu vous récompensera. D’autant plus que je vous adresse mes prières pendant le mois sacré de Ramadan, mois où Le Tout-Puissant accorde plus de bénédiction aux bonnes actions et à la charité. Je me rends compte maintenant de l’énorme bêtise que j’ai commise en fuyant mon pays. Que j’ai été stupide ! Pourtant, Dieu nous a dotés d’une cervelle pour réfléchir et nous méfier des idées empaquetées dans du joli papier parfumé, que Satan nous envoie de temps à autre, Dieu le maudisse. Mais, dites-moi ô mes frères, qui emploie sa cervelle chez nous ? Comme tous mes compatriotes, j’adore les mots quand ils sont bien tressés. Ils font une musique qui me coupe les jambes. Je ne suis plus alors qu’un tas de viande émue, ouverte à toutes les folies. Je sais que vous me comprenez très bien cette image parce que vous utilisez beaucoup la parole pour communiquer à la population les décisions importantes qui concernent son avenir. Vous êtes alors obligé de fabriquer de jolies phrases qui produisent des sons qui vous enchantent et enchantent vos concitoyens, comme ceux d’une flûte entre les mains d’un connaisseur. En effet, nous sommes un peuple qu’un discours bien ficelé peut faire larmoyer pendant sept jours et sept nuits. Ce que contiennent les mots ne nous intéresse pas, c’est la mélodie qu’ils peuvent former que nous aimons.

Dieu nous a créés avec des oreilles qui adorent être bercées par des phrases musicales. Bref, j’ai été emballé par les histoires idiotes qu’on raconte chez nous sur la belle vie d’ici. Il a fallu que je pose le pied sur cette terre pour découvrir combien mes compatriotes se trompent. C’est pourquoi, j’ai décidé, avec l’aide de Dieu, de leur arracher de la tête ces illusions derrière lesquelles ils courent, haletants et salivants, les imbéciles.

Ici, c’est plein de racistes. Ils sont aussi froids que de la viande congelée. Indifférents et silencieux, ils passent leur chemin et ne posent jamais le moindre regard sur votre carcasse. Ils donnent l’impression d’avoir un but précis qu’ils se sont promis d’atteindre en essayant d’éviter tout gaspillage de temps. Ce sont des machines, ces gens-là. Ensuite, ils sont très rares dans la rue. Jamais je n’ai rencontré un groupe d’hommes discutant joyeusement sur un trottoir. D’ailleurs, ils parlent très peu. Ils doivent avoir des lieux où ils se voient entre eux. Comme s’ils avaient peur de nous rencontrer. Depuis que je suis là, ô mes frères, j’ai à peine vu des enfants. On dirait qu’ils n’en font pas, des bébés. Sont-ils malades ? C’est sûr ! Sinon, comment expliquer cette absence presque totale de gamins dans leurs rues ? Ou alors, ils sont un peuple qui enferme ses petits. Il est possible que c’est là la raison de ce phénomène bizarre. Mais ils ne donnent pas le sentiment d’être aussi durs. Au contraire, ils semblent plutôt un peu mous. Il est certain qu’ils sont atteints d’une maladie qui les empêche de remplir les rues de garnements comme chez nous.

Encore cette chose si choquante : ici les femmes sont libres de sortir de chez elles. On les voit aussi avec des hommes, très décontractées, souples et énergiques. Elles sont belles mais habillées sans aucune retenue. Elles sont trop libres. Les hommes ne sont pas du tout gênés par ce fait. Ils semblent accepter la chose avec joie, les mollassons. Encore pire, ces hommes et ces femmes peuvent aller jusqu’à s’adonner à des gestes qui hérissent les cheveux et pourraient provoquer une émeute chez nous, que Dieu nous préserve ! Jamais je n’aurai cru qu’il y avait sur notre planète des créatures aussi mal élevées.

Ah ! j’allais oublier ceci : le soir, on voit de vieilles personnes se promener seules ou accompagnées d’un chien. Abandonnées par leurs enfants, elles vivent avec des bêtes. C’est malheureux. J’en ai pleuré pendant des heures il y a quelques jours. C’est vrai qu’on ne voit aucun signe de tristesse sur leur visage. Ces vieux et ces vieilles donnent même l’impression de ne pas s’en plaindre. Mais ils ne peuvent pas tromper le regard d’un Algérien, ils souffrent intérieurement, c’est sûr. Mais ce n’est pas fini ! J’aurais aimé vous éviter le choc, cependant, il s’agit d’une chose trop grave pour ne pas être révélée. Ils ne jeûnent pas ! Oui, vous avez bien lu, ô mes frères du gouvernement, ils ne jeûnent pas du tout. Les restaurants, les cafés et les bistros sont ouverts ! Ils mordent dans leur sandwich avec un culot qui fait bouillonner le sang ! Qui aurait cru qu’il existe sur la terre des habitants qui n’observent pas le carême pendant le mois de Ramadan ? Pourtant, je me rappelle maintenant, nos enseignants nous en parlaient beaucoup, de ces gens qui vivent en dehors du droit chemin, mais je n’ai jamais été un élève sérieux et concentré. Je le regrette infiniment. Des terriens qui ne sont pas musulmans ! Ô mes frères, voyager est la pire des choses qui puisse arriver à un être humain. On s’expose à des séismes qui peuvent fissurer dangereusement la jolie et chaleureuse petite maison que nos parents bâtissent dans notre tête. Certes, le pays est beau. Ils ont de très beaux jardins avec des bancs et des fontaines publiques. Les arbres et les fleurs sont taillés admirablement comme par des mains divines. Les rues sont propres. Les maisons sont jolies. Des toilettes publiques sont mises à la disposition de la population à intervalles réguliers. Tout est soigné avec amour. C’est parfait. Mais il n’y a pas mieux que chez soi. Non, je ne veux pas rester ici ! Ô mes frères du gouvernement, venez me délivrer de ces images qui déchirent mon coeur. Votre fils se meurt ici. Accourez, ne perdez pas de temps ! Je ne veux pas être enterré avant de crier chez nous l’enfer que je vis ici. Non, ce n’est pas comme chez nous où les gens suivent et détaillent du regard tous les passants, particulièrement les femmes ; saluant sans arrêt ; prêts à bavarder un coup, chaleureux ; criant un nom quand ils avisent une connaissance ; soufflant innocemment la fumée de leur cigarette sur les gens ; tenant à la main un verre jetable contenant du café, oisifs et peinards ; bourrés de destin ; se rassemblant sur un trottoir durant des heures ; les formidables diables de mon pays. Non, ce n’est pas comme chez nous où les rues grouillent d’enfants qui hurlent à longueur de journée ; s’agitant sans trêve comme s’ils étaient possédés, nerveux et débordant de vie ; couverts de poussière et inventant des jeux qui annoncent un avenir très mouvementé, et sûrement plein de surprises. Ah ! combien ils sont adorables, ces gamins brûlants de fièvre que l’on fabrique chez nous sans lésiner.

J’ai la nostalgie du tapage qui règne sur mon pays. Vous ne pouvez pas savoir combien je regrette ces coups de klaxon diaboliques que les vendeurs ambulants arrachent à leur voiture déglinguée et chargée d’objets que personne ne peut nommer. J’ai envie de revoir ces motocyclettes qui pétaradent jusqu’au matin, conduites par des écervelés passionnants, contents de jouer avec l’accélérateur. Ces semi-remorques et ces tracteurs qui envahissent les quartiers dans un vacarme vivifiant qui vous donne envie de hurler de joie. Oui, cette merveilleuse animation me manque. Il n’y a pas mieux que mon pays, je le répéterai jusqu’à la fin de ma vie, maintenant que j’ai vu. Nous n’avons pas de jardins publics ? Et alors ? Nous n’avons pas de toilettes publiques ? Et alors ? Nos rues sont défoncées et sales ? Et alors ? Nos maisons sont laides ? Et alors ? La poussière a tout envahi ? Et alors ? La misère pousse de plus en plus d’Algériens vers les bras de la mendicité ? Et alors ? Sont-ce là des raisons pour fuir son pays ? Non ! Je le sais maintenant. Il n’y a pas mieux que chez soi. Je ne veux pas rester dans un monde où les hommes sont incapables d’avoir des enfants. Où les femmes sont libres d’entrer et de sortir. Je ne pourrai jamais demeurer parmi des gens pareils qui, ô honte, vont jusqu’à abandonner leurs parents, les poussant à vivre avec des chiens et des chats. Ces mécréants qui ne jeûnent pas. Même si leur pays est joli comme une image.

Il n’y a pas mieux que chez soi. Cette phrase devrait couvrir tous les murs de notre pays. C’est la première chose que je vous propose de faire. Cette phrase doit être écrite en plusieurs couleurs, avec à côté d’elle la photographie d’un adolescent au visage éclatant de santé et souriant. Je sais que c’est très difficile de dégoter un type pareil chez nous, mais en cherchant bien vous en trouverez certainement un qui ferait l’affaire. Il n’y a pas mieux que chez soi. Quelle jolie phrase ! J’accepterais aussi d’être l’invité de plusieurs émissions télévisées. Il faudra réunir autour de moi beaucoup de journalistes étrangers. J’aurais besoin certainement d’interprètes. Je répondrais à leurs questions avec joie et courage. Je dirais tout. Je dévoilerais impitoyablement aux téléspectateurs du monde entier la vérité sur la misère qu’on appelle émigration clandestine. Je chanterais mon pays avec des mots que j’arracherais à ma chair.

Je vous informe aussi que je suis prêt à jouer dans un feuilleton qui aurait pour titre « Ô pays bien-aimé ». J’écrirai moi-même le scénario. Les copains ont toujours trouvé que je savais raconter des histoires. J’aurai le rôle principal. Celui du harrag rongé par les regrets, comme par une meute de rats, parce qu’il a osé fuir sa patrie. Je suis un très bon acteur. Nous pourrions noircir un peu les aventures puisque notre but est noble : faire aimer aux jeunes leur pays. Ô mes frères, n’est-ce pas que l’idée est bonne ? Vous en conviendrez, un film sur les illusions d’un harrag, c’est mieux que ces idioties programmées par la télévision pendant le mois sacré. Des navets payés chèrement par de l’argent puisé dans les caisses de l’Etat. Moi, je ne vous demanderais pas beaucoup d’argent. Je serais également ravi de parcourir notre pays pour donner des conférences dans nos écoles et nos universités sur le sujet. Certes, je n’ai pas eu une longue scolarité, mais je sais user de la parole. Comme beaucoup de responsables chez nous, ô mes frères du gouvernement. Nos élèves et nos étudiants ont besoin de connaître la vérité. Ils sont si naïfs. Pourtant, nous avons des milliers d’écoles et les meilleurs enseignants du monde. Comment se fait-il qu’ils n’arrivent même pas à leurs inculquer l’amour de la patrie ?

Mais je saurais moi comment leur ôter du cerveau ce ver qui les ronge et les démange, cette idée de partir. Je leur apprendrai qu’ils doivent s’estimer heureux d’appartenir à une terre comme la nôtre. Je trouverais, ô mes frères, les mots qu’il faut pour leurs enraciner dans le crâne qu’il vaut mieux être un misérable chez soi qu’un milliardaire chez les autres. La drogue, l’ennui, le chômage, les insultes, la mal-vie, l’exiguïté du logement, les horizons bouchés, la corruption, le piston, tous ces maux sont supportables et bénins en face de ce qu’ils endureraient là-bas si jamais ils arrivent à traverser la mer. Il me faudra évidemment une voiture et un chauffeur. Des bons d’essence et un peu d’argent pour subvenir à mes besoins. Je ne demanderai pas un salaire aussi élevé que celui d’un député. Je serais beaucoup moins exigeant que ces citoyens qui vident sans retenue le Trésor public. Avouez que vous les gâtez, mes frères ! Votre générosité pourrait les endommager. Evidemment, je plaisante. Subitement, j’ai eu envie de vous taquiner un peu. Vous me pardonnerez ces petits bonds joyeux hors du chemin du respect que l’on vous doit.

Je disais donc que je suis prêt à vous aider. C’est le devoir qui m’appelle.

Depuis que j’ai eu cette idée, je brûle d’impatience. Je veux servir notre gouvernement qui cherche comment retenir tous ces jeunes cinglés qui veulent partir. Car je sais que vous n’arrêtez pas de réfléchir à comment les empêcher de fuir ainsi le pays. Vous devez être très tourmentés par cette hémorragie qui vide notre terre bénie de sa force vitale. Je vous comprends, ô mes frères. Travailler d’arrache-pied pour que le peuple soit heureux, et constater au contraire qu’il devient de plus en plus malheureux, est un enfer.

Je ne voudrais nullement être à votre place. Quand j’entends les gens vous critiquer et dire du mal de vous, j’ai une envie folle de les démolir. Quelle ingratitude ! Mais pardonnez-moi ce mot vulgaire. C’est la colère. Je suis donc à votre disposition. Je vous attends. Venez vite. Ne perdez pas de temps. L’heure est grave. Voici mon adresse.

Voilà ce que j’avais envie de vous dire. Et ne croyez surtout pas qu’il s’agit d’une blague. Jamais je n’ai été aussi sérieux. Vous pourriez me prendre pour un mauvais plaisantin. Un blanc-bec qui veut attirer l’attention sur sa petite personne effacée. C’est compréhensible. En effet, il est difficile de croire qu’un harrag a décidé de revenir chez lui après avoir bravé la mort et atteint cette rive. Non, je dis la vérité, ô mes frères du gouvernement. Je désire vraiment retourner dans mon pays. Mais il faut maintenant que je vous quitte. Que Dieu vous donne la patience, et que la paix soit sur vous. Amen.


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10 Commentaires sur cet article

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  • texas
    28 août 2009 at 7 h 17 min - Reply

    Bravo! cet article est pas mal du tout ! merci de faire un clin d’oeil aux algériennes de ce pays qui ont en par dessus la tête d’être surveillées par « l’oeil de Kiev » qui, un hittiste, un voisin, un collègue… qu’est-ce qu’elle porte? avec qui elle parle? que fait-elle donc? où va-t-elle? que porte-elle donc ?c’est trop d’amour! trop d’amour tue l’amour!
    Oui! Il faut pouvoir faire un petit tour pour comprendre….autre chose!
    Encore une fois merci à cet homme doté d’une vision éclairée sur la question féminine !




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  • Mohsen
    28 août 2009 at 13 h 36 min - Reply

    Le naufrage de la conscience.

    Cela ressemble plutôt au mauvais « polar  » de série B de l » été, à l’article de commande, à une manœuvre de basse politique des malades mentaux qui nous gouvernent, qui voudraient bien redorer leur blason bien amoché. En effet, quoi de mieux que le « mea culpa » d’un « harraga », d’un « despérado » qui se serait dramatiquement fourvoyé dans une tragique équipée. Après les
     » repentis islamistes » en direct, voilà que l’on nous sert sans vergogne, les « aveux poignants » d’un fils de « ghachi  » sous forme d’appel de détresse aux  » magnanimes frères du gouvernement  » ! Un S.O.S de rappel d’urgence des « brebis égarées » que le « loup d’Andalousie » veut dévorer.

     » Je me rends compte maintenant de l’énorme bêtise que j’ai commise en fuyant mon pays. Que j’ai été stupide « .

    En effet. Un stupide, un « crétin » quoi !, pour faire une « bêtise » pareille ( pourquoi pas une « sottise » , une « bricole » ! ) , qui a tout de même coûté la vie à des centaines d’Algériens ! Son « récit » est d’une balourdise affligeante, cousu d’invraisemblances et, certains passages prêteraient à en rire si le sujet invoqué n’était pas en lui-même une catastrophe nationale qui a endeuillé des centaines de familles et provoqué l’indignation bien au-delà de nos frontières !

    Un stupide, un « crétin » dis-je, pour avoir délaissé son  » paradisiaque » bled et s’être laissé embarqué et s’être échoué sur les récifs de cette « infernale » Andalousie peuplée de gens aux mœurs et coutumes aux antipodes des nôtres. De « barbares » qui « abandonnent » leurs parents réduits « à vivre avec des bêtes », « d’ infidèles » ibériques qui commettent le « sacrilège » de ne pas jeûner le mois de Ramadhan !, …etc…etc .

    On nage dans le ridicule, l’abject et dans l’offense du peuple espagnol qui ne nous a rien demandé! Mais je continue.

    Quelle folie donc, que tout cela ! Folie, que ce « malheureux » « rescapé » de la noyade en mer, voudrait épargner à ses  » frères » égarés et « paumés » qui seraient tentés par l’appel de ces belles sirènes andalouses dont les chants provoquent les naufrages. Il se fait reconnaissant et éprouve même de lé gratitude pour ses « frères du gouvernement « . Et se fait « sauveur » de cette jeunesse que l’on veut « perdre ».

    Presque chaque ligne de ce rocambolesque  » témoignage » appelle un commentaire. L’insoutenable légèreté dont fait preuve ce « journaliste » pigiste, à l’imagination perverse et fertile, est à l’image de la décadence et de la décomposition morale avancée des « chers frères du gouvernement » . A l’évidence, cet « e-mail  » de détresse dégoulinant de « remords » et de « nostalgie », mensonger et démagogique est un article de commande émanant plutôt de services spéciaux des « coups tordus » et d’officines occultes de manipulations en tous genres. Mai nous ne sommes pas dupes mais bien atterrés par tant d’ irrespect envers le peuple algérien, par tant de désinvolture coupable . De telles lectures soulèvent le cœur et révoltent les consciences des hommes honnêtes !

    A ces professionnels de la désinformation, de la manipulation, je les engage, en ce mois de Ramadhan sacré, à songer au salut de leur âme (avant qu’il ne soit trop tard) et d’avoir une pensée ( à défaut de prier ) pleine de compassion pour les centaines d’ Algériens conservés dans les morgues en Espagne, en attente d’être enterrés dans des fosses communes ou incinérés. A moins que, leurs  » chers frères du gouvernement » , ne daignent les rapatrier et leur offrir une sépulture digne, à même d’atténuer un tant soit peu la douleur des familles afin qu’elles puissent faire le deuil des leurs, naufragés de cette Algérie à la dérive.

    La mémoire de nos morts (Martyrs de la guerre de Libération – enfants perdus de nôtre Algérie meurtrie et dépouillée) est sacrée ! Nul d’entre-nous, n’a le droit de la souiller ! Nul n’a le droit de s’en servir à des fins de basse politique !

    Saha siyamkoum à tous les lecteurs et lectrices..




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  • still
    29 août 2009 at 1 h 04 min - Reply

    Ouf !J’allais degobiller avant d’atteindre la fin de ce flot nauséabond d’âneries qu’on veut faire avaler aux millions de jeunes et moins jeunes chômeurs .
    Le Quotidien d’Oran a saisi au vol le scoop de la saison :Dernière version du dernier model de Repenti (ça sonne Italien !) .Cet envoye spécial se pleint d’un enfer virtuel qu’il ne décrit même pas, lui, qui excelle dans la langue de bois.Mais il ne cesse pas de déguster mentalement les mille et une misères qui lui manquent déjà dont la plus délicieuse :  » La misère pousse de plus en plus d’Algériens vers les bras de la mendicité ? Et alors ?  »
    ….Bah ! C’est une insulte (encore une)a l’intelligence du citoyen.On s’est tellement tus qu’on a fini de nous prendre pour des carpes.




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  • un vrai cretin
    29 août 2009 at 14 h 57 min - Reply

    Je demande avec insistance que le rédacteur de cet e-mail ( et son commanditaire) de nous émouvoir avec un autre e-mail intitulé:

    E-mail des enfants, famille du Gouvernement ( les gens au pouvoir) au peuple algérien

    Je propose à notre cher frère Ammisaïd, à l’imagination fertile, de nous concocter une réponse du « gouvernement » à ce malheureux harrag « repenti ».
    Takabbala Allahou Siyam El Djami’i.
    Salah-Eddine SIDHOUM




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  • karamazigh
    29 août 2009 at 18 h 13 min - Reply

    Une diatribe haineuse et raciste, ce Monsieur est de mauvaise fois,pourquoi passer des appels au secours, il lui suffit de se présenter à la police des frontiéres françaises, ils se feront une joie de le renvoyer en Algerie




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  • makachou minha
    29 août 2009 at 18 h 27 min - Reply

    J’aimerais juste rassurer mes compatriotes, les harragas qui ont echappe au pouvoir en place et aux poissons ne veulent pas rentrer au bercail. Il ne s’agit que d’une parodie commanditee d’en haut pour faire encore peur a ceux d’en bas. Quand on decide de leur bruler la politesse c’est a cause de leur hogra et de la misere dans laquelle ils nous ont plonges. Ce qu’ils ne savent pas c’est que quand, de loin, la visoin qu’on a est encore plus apocalytique. De l’exterieur on voit beaucoup mieux la haine qu’ils ont de leur peuple. Le harrag qui ecrit cette lettre dit bien q’ils ont des parcs ou les arbres sont bien tailles, leurs vieilles et leurs vieux se promenent tard le soir avec leur chiens.chez nous il n’y a personne dans les rues le soir, le peuple a peur de sortir. Ceux qui sortent, ce n’est pas pour promener leurs chiens, c’est pour partager avec les chiens et les chats les contenus de leurs poubelles. Non, il n’y a pas a s’inquieter, les harragas c’est comme les martyrs ils ne reviendront pas, ils ont peur.




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  • admin
    29 août 2009 at 18 h 41 min - Reply

    Certains harragas qui avaient réussi à atteindre l’autre rive et, qui vivaient pourtant dans des conditions atroces, ont menancé de se suicider s’ils étaient refoulés vers leur pays. C’est dire…
    DB




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  • meddah
    29 août 2009 at 20 h 45 min - Reply

    commentaire assez evolue je pense que le verbe y est l orthographe idem mais je pense que serieusement 1 gars qui ecritd une telle facon soit mal loti en algerie et mal vetu surtout il ne doit pas trop faire suer son burnous pur imaginaire il a voulu faire son papier et ca passe mail pour 1 lecteur qui est tres pres de ces affres du quodidien des harragas(1ancien harrag annee 1969) enseignant de mon etat durant ces annees mais j ai preferait choisir 1 mode de vie .partir s est mourir 1 peu. oui mais l instinct de vie predomine que faire: subir ou choisir chacun peut voir le soleil a sa porte, et chacun est responsable de son sort.




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  • MABROUK
    30 août 2009 at 14 h 44 min - Reply

    Pourquoi Bouteflika ne décrète pas une reconciliation nationale pour les Harragas qui sont passé de l’autre côté. Au lieu de les condamnés à des peines de prisons et des amendes , ils vont peut être décider de quitter le « maquis » insupportables des pays des Kofars. !!!!!!!!!!




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  • Ammisaid
    1 septembre 2009 at 3 h 40 min - Reply

    Cher frère harraga

    C’est avec un cœur lourd et plein de désespoir que je répond à ton E-Mail.
    Sache que moi, aussi, j’ouvre régulièrement ma boite et que je suis donc branché comme tous les gouvernements de la terre.
    A la lecture de tous les E-Mail que je reçois, j’ai compris combien je suis un gouvernement dur, terrifiant et sans cœur. J’ai compris que toutes les demandes convergent vers une demande impossible à accepter et satisfaire: autodétermination du peuple, son droit de choisir ses élus ou de les changer à chaque élection et la liberté dans un état juste et au service du peuple dans le respect total de ses choix et te ses demandes. Tout ce qui nous fait peur. Car ceux qui te gouvernent ont peur. Nous avons une peur difficile à décrire et à t’expliquer mon frère. Une peur futée, maligne et rusée comme un vieux renard mon frère. Une peur qui a une peur bleue de la vérité. Une peur qui menace de dévoiler tous nos secrets. Un peur noire, sûre et sans remède facile et sans effets secondaires graves mon frère. Une peur qui parfois terrorise nos âmes et violente nos nuits par des cauchemars mon frère. Un peur devenue mûre, insensible et impossible à apaiser mon frère.
    Une peur plus grave que celle qui t’a fait fuir même en risquant ta vie mon frère. Cette vie qui t’appartient, encore, mon frère et qui nous échappe mon frère car, elle est totalement gouvernée par notre peur mon frère. Celle qui nous répète sans cesse: vous allez perdre le pouvoir si vous refusez d’appliquer ce que je vous suggère, mon frère. Vous allez perdre le pouvoir et surtout ses privilèges: l’impunité, la richesse, l’aisance vaste comme l’univers, la sécurité et la gloire, mon frère. Ce que nous ne pourrons jamais posséder dans un cadre clair, juste et légal, mon frère. Parce que, bien avant votre indépendance, mon frère, nous avions accompli des actes impardonnables mon frère, des actes dont étaient victimes, tout nos frères et donc, vos pères les plus courageux, les plus intelligents et les plus sincères, mon frère (ou peut-être carrément mon fils, mon frère). Des actes barbares qui consistaient à éliminer sans pitié tous ceux ou celles qui voudraient que le pouvoir puisse échapper à nos mains qui tuent, qui volent, qui castrent, qui égorgent, qui torturent, qui violent et qui ne savent rien faire d’autre, mon frère. Des actes qu’il faut répéter sans arrêt pour asseoir un pouvoir autoritaire, violent et impitoyable, mon frère. Seul pouvoir ou système capable de nous rassurer de notre peur, mon frère. Cette peur qui nous dit: ne laissez pas les Algériens s’unir, se parler, se construire, se comprendre et s’entendre, mon frère. Ne les laissez pas travailler, créer, inventer, se développer et devenir autonomes et responsables, mon frère. Ne les laissez pas réfléchir, penser, choisir et tenter de réaliser leurs propres rêves et leurs doux et simples désirs, mon frère. Ne les laissez se servir des valeurs de leurs grand- pères, leurs grand-mères et leurs pères et mères, mon frère. Ne les laissez pas respirer l’air vivifiant et pur de la morale, de la fraternité, du savoir et de la liberté, mon frère. Ne les laissez pas se nourrir des mets exquis et fortifiants de la confiance en soi, de la confiance entre eux, de l’insoumission déterminée et pacifique et de l’amour désintéressé pour leur pays et sans peur, mon frère. Ne les laissez pas s’organiser pour construire, indépendamment de vous, leur pays, ses infrastructures, ses repères et l’avenir des générations futures, mon frère. Ne les laissez pas s’épanouir, respecter leur peuple et le rassurer en lui disant, nous sommes là n’aies pas peur. Ne les laissez pas découvrir les noms et les rôles des usurpateurs de leur histoire, des tueurs et des commanditaires des massacres, des assassinats et des disparus d’hier et de ceux qui disparaissent chaque jour (dans les mers, l’exil, le suicide, l’alcool, la folie, la drogue, le désespoir, la violence, le crimes, la prostitution, la soumission, le mensonge, la perversité, l’intolérance, le racisme, la haine, l’ignorance, la terreur, le deuil, la misère…). Ne les laissez pas écrire, peindre, chanter, voyager, sculpter, avancer, aimer, se marier, travailler, dignes…Ne les laissez pas se révolter, s’opposer, se politiser, s’associer…dont le but de réclamer un gouvernement à leur service et non plus pour votre service, mon frère. Fermez tout et verrouillez tous les nerfs et tous les cerveaux. Prenez tout et laissez les quémander de quoi survivre sans pouvoir hurler. Soyez des rois puissants et froids et rendez-les comme des esclaves fatalistes et sans horizon que celui de la servitude et de la soumission. Tuez tout les idées qui éveillent les consciences et qui réveillent ceux qui nous avions anesthésiés. Divisez les pour qu’ils puissent devenir des millions de petits morceaux impossibles à recoller. Créez entre-eux : la suspicion, la corruption, la méfiance, la haine, la rancune, la jalousie, l’intolérance, le déshonneur…afin de faciliter la tache de vos nègres, de vos flatteurs, de vos courtisans, de la main qui tue et qui vole pour vous, de la langue qui diffuse vos mensonges et vos slogans….
    Tu vois mon frère, nous avons peur et c’est pour cela que nous vous terrorisons, mon frère. Nous sommes obligés de boucher toutes les issues pour tuer les cafards. Nous sommes obligés de vous maintenir emprisonnés pour vous empêcher de nous nuire. Vous êtes nos ennemis et un militaire et son civil ont le devoir de traiter leurs ennemis sans pitié. J’espère que ma réponse t’arrivera et te fera comprendre que c’est à nous de décider ce qui est faisable et ce qui est interdit pour toi, mon frère.
    Mes salutations dominatrices et sans peur, mon frère.




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  • Congrès du Changement Démocratique