Édition du
25 March 2017

La nostalgie d’un ministre

Ould Abbas
Par H.Slimane

El Khabar 27 août 2009

Djamel Ould Abbés s’est, enfin, réveillé de son sommeil. Il sait qu’il existe, maintenant, une production locale qui nécessite d’être soutenue et encouragée, au lieu de recourir à l’importation. Se voulant comme un premier pas, dans cette direction, le ministre vient de signer, ainsi, un certain nombre de conventions avec des PME, créées, grâce au dispositif de soutien de l’emploi de jeunes. Ces conventions visent à encourager, ces entreprises algériennes, pour produire des tabliers destinés aux écoliers nécessiteux, à l’occasion de la prochaine rentrée scolaire. Ould Abbès veut donc, encourager la production locale. Cependant, ses paroles sont, sévèrement, mises en doute dans les faits lorsque l’on connaît sa tendance à offrir aux associations sportives et aux APC, des bus, des camions et des ambulances de marques françaises, coréennes et chinoises. Le geste qu’il vient d’entreprendre en direction de la production de tabliers, est un «bon point» à son actif. Non seulement, il vient de réviser son point de vue sur la production locale, mais il sera le premier à devancer ses collègues du gouvernement, afin de répondre à l’appel lancé, par « son excellence » pour faire face à la facture de l’importation qui a atteint, en 2008, quelques 40 milliards USD. De cette manière, Ould Abbés signifie à tous, que dans tous les cas de figures, l’amour qu’il porte au président de la République est bien plus grand que l’intérêt qu’il vient de manifester, subitement, à la production nationale. Car, comment expliquer qu’il n’ait pas réagi plutôt, à l’initiative du Ministre de l’intérieur, Noureddine Zerhouni qui avait préconisé, il y a quelques années, d’attribuer des marchés en priorité, aux entreprises algériennes publiques, à l’instar du complexe Sonacome. Zerhouni avait plaidé le fait que l’Algérie devait disposer de sa propre industrie et cela sans attendre les consignes ou les instructions de quiconque. Quand bien même, cette mesure est venu sur le tard, notamment après la fermeture de plusieurs sociétés publiques, à l’image de l’Enabros, une entreprise spécialisée dans la confection des balais, par des non-voyants et qui relevait du département de Ould Abbès, ce pas positif ne doit pas se limiter uniquement aux « tabliers » pour les écoliers. Il reste à espérer que la nostalgie qui s’est emparé de Ould Abbés et de son parrain, en vienne à se prolonger et sauver de nombreuses entreprises algériennes. L’argent public dépensé, par ce ministère, chaque année, serait, d’ailleurs, suffisant pour sauver des dizaines d’unités industrielles et des milliers de postes de travail. Pour rappel, la mission principale du ministère Ould Abbés c’est… la solidarité !


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