Édition du
23 March 2017

Pour une critique raisonnable et responsable au service de l’Etat et de la nation

ahmed RouadjiaAhmed ROUADJIA
El Watan 28 août 2009

Veut -on que les choses changent dans le sens positif ? Que l’Algérie devienne un pays socialement pacifié, plus civilisé et plus prospère qu’il ne l’a jamais été ? Que les Algériens se réconcilient entre eux et renouent avec la fraternité d’armes née de la Révolution ? Qu’ils réalisent les promesses de liberté, d’égalité et de justice sociale pour lesquelles ils s’étaient dressés unis contre l’oppression coloniale et la négation de l’identité nationale ? Que répondre à ces questions ? Sinon que les mêmes sentiments et convictions qui ont animé la pensée et l’action de nos valeureux révolutionnaires de la première heure devraient mouvoir les générations présentes.

Les pionniers de notre Révolution, à l’exemple de leurs pairs français de 1789 et de 1799, se sont insurgés contre l’injustice, l’oppression coloniale, l’appropriation violente des terres de leurs ancêtres (Sénatus Consulte 1863, loi Warnier, le régime de l’Indigénat …). Pour que l’injustice coloniale, mais aussi les lois d’airain des féodaux « indigènes » ne se reproduisent et ne se perpétuent pas sous l’emblème de la République algérienne démocratique et populaire, la critique constructive et la dénonciation justes, justifiées et fondées, des écarts de nos lois et de nos conduites par rapport à l’intérêt général, doit s’imposer comme une obligation éthique, un droit légitime et louable. C’est l’unique façon d’éviter à l’Etat et à la nation de sombrer dans les abîmes de l’anarchie et du désordre social et politique.

Le droit, la justice et la liberté comme antidotes à l’anarchie

Nous devons combattre l’injustice et l’abus de pouvoir éventuels de nos dirigeants de la même manière que nous l’avons fait contre l’ordre colonial, inique et injuste. Les révolutionnaires français, Robespierre et Saint-Just, entre autres, se sont élevés tout d’abord contre les oppresseurs nationaux -Louis XVI, la noblesse et une partie du clergé catholique allié aux privilèges de la féodalité -, avant de se lancer à l’assaut de l’Europe des rois. L’injustice est source de tous les dangers. Elle suscite les ressentiments, les haines, la violence, générateurs de désordre et d’anarchie. Les pionniers de la Révolution française l’ont bien saisie. Ne devrions-nous pas nous en référer ? Disciple, puis ami de Robespierre, Saint-Just avait à peine 22 ans lorsqu’il s’est interrogé sur le sens de la liberté. Pour lui, une révolution, la vraie, qui ne change pas de fond en comble l’ordre juridique, social et politique dans le sens du « bien » est une révolution avortée. Pour qu’elle réussisse, il faut que ses véritables instigateurs finissent leur carrière dans le tombeau.

Que peut faire un peuple privé de liberté ?

Si je devais interviewer Saint-Just, je lui poserais ces questions qui ne manqueraient pas de me livrer en retour le sens profond du mot révolution et de tout ce qu’elle charrie comme valeurs :
Citoyen Saint-Just, votre vie que l’on dit mystérieuse et que rend encore plus mystérieuse votre concept de l’Etre Suprême, ne semble-t-elle s’éclairer qu’à la lumière de votre combat pour la Révolution ?
C’est bien cela.
Pourquoi êtes-vous épris à ce point de Révolution ?
Pour combattre les tyrans et mourir afin que la liberté des peuples s’édifie sur leurs cadavres ! En un mot, ceux qui font des révolutions dans le monde, ceux qui veulent faire le « Bien » ne doivent dormir que dans leur tombeau…
Pour vous, citoyen Saint-Just, la Révolution s’identifie-t-elle à la liberté ?
Quand tous les hommes seront libres, ils seront égaux. Quand ils seront égaux, ils seront justes.
Que peut faire un peuple privé de liberté ?
L’anarchie est la dernière espérance d’un peuple opprimé ; il a le droit de la préférer à l’esclavage et se passer plutôt de maître que de liberté !
Mais d’où vient la liberté ?
Nous avons opposé le glaive au glaive et la liberté a été fondée ; elle a pris naissance du sein des orages, cette origine lui est commune avec le monde, sorti lui-même du chaos, et avec l’homme qui pleure en sortant des entrailles de sa mère ….
Et la République dont vous rêvez, comment va-t-elle naître et perdurer ?
On ne fait une république pérenne, juste et équitable, qu’à force de frugalité et de vertu.
Espérez-vous, citoyen Saint-Just, que les idées révolutionnaires se répandront à travers le monde ?
Bientôt les nations éclairées feront le procès à la mémoire de ceux qui ont régné de manière injuste et arbitraire sur elles et traîneront leurs ossements à l’échafaud. C’est alors que l’Europe foulera aux pieds et la poussière et la mémoire des tyrans, et tout gouvernement qui ne sera point fondé sur la justice sera abhorré ! La victoire et la liberté couvriront le monde … Un peuple qui n’est pas heureux n’a pas de patrie …
Vous êtes, citoyen Saint-Just, partisan d’une révolution absolue ?
Et pour cause : car ceux qui ont fait la révolution à moitié n’ont fait que creuser leur tombeau !
Si vous aviez à dessiner le portrait du vrai révolutionnaire, que diriez-vous ?
Je dirais qu’il est inflexible, mais sensé ; il est frugal, il est simple sans afficher le luxe et la fausse modestie ; il est l’irréconciliable ennemi de tout mensonge, de toute indulgence, de toute affectation … Un homme révolutionnaire est plein d’honneur, il est policé sans fadeur, mais par franchise et parce qu’il est en paix avec son cœur … Il est intraitable aux méchants, mais il est sensible ; il est si jaloux de la gloire de sa patrie et de la liberté, qu’il ne fait rien inconsidérément. Il sait que pour que la Révolution s’affermisse, il faut être aussi bon qu’on était méchant autrefois …
Et comment vous concevez le bonheur d’un peuple ?
Un peuple qui n’est pas heureux n’a pas de patrie : il n’aime rien, et pourrait être sujet à toutes les tentations, à tous les dérapages possibles et imaginables … Si l’on veut fonder une République qui défie les temps et qui survivra aux hommes, on doit s’occuper de tirer le peuple de l’état d’incertitude et de misère qui le corrompt … La misère et l’oppression ont fait naître la Révolution, la misère et l’injustice peuvent la détruire … Ici s’achève mon entretien avec Saint-Just qui, à l’âge de 27 ans, meurt ironiquement sur l’échafaud. Comme Robespierre. Ils sacrifièrent leur vie aux mots liberté, égalité, justice, forte constitution. Engloutis par la Révolution qu’ils ont faite, qui les a réduits en cendres, et c’est de ces cendres que naîtra et se consolidera paradoxalement la République …. Bien que conduit sur le mode « fictif », ce dialogue n’est pas moins inspiré et fondé sur les discours et la biographie historiques de ces personnages considérables de la Révolution française …

La Révolution algérienne trahie ?

Que dire maintenant des promesses de notre Révolution algérienne ? Tout le monde s’accorde à dire qu’elles ont été trahies. La justice, l’égalité, la liberté et la fraternité promises ne sont que les reflets affaiblis de souvenirs lointains. Certains acquis réalisés au lendemain de l’indépendance, comme le droit, la justice, la protection sociale du travailleur, etc. ont été peu à peu grignotés. La justice elle-même, comme l’a noté à maintes reprises, le Professeur Mohand Issad a « enregistré une régression inquiétante » (El Watan 3 janvier 2009). Les abus du pouvoir, les violations répétées des droits de l’homme, l’enrichissent illicite, la corruption en tous genres, sont tolérés s’ils ne sont pas encouragés par les détenteurs de l’autorité. Les membres même de la « famille révolutionnaire » ou ceux qui prétendent être les dépositaires légitimes de l’héritage révolutionnaire, ont fait de l’évocation du sang de nos martyrs un fonds de commerce et un tremplin qui ont permis à la plupart d’entre eux d’acquérir des privilèges exorbitants. La liberté, la justice, l’égalité, le bien, la vertu et la frugalité dont parle Saint-Just, valeurs qui ont été celles aussi de nos révolutionnaires du 1er Novembre 54, ne sont plus que des slogans creux auxquels les organisateurs de nos cérémonies et de nos anniversaires les plus marquants de notre histoire ne croient plus. Notre Révolution est comme avortée, car faite presque à moitié. Les seuls vœux qu’elle a réussi à exaucer sont la souveraineté politique dont le drapeau et le passeport vert en sont les témoins tangibles. Le droit, la justice sociale, l’égalité et la liberté constituent cette autre moitié des promesses radieuses que la Révolution n’a pas réussi à exaucer pleinement, faute de continuité et d’esprit de suite dans ses convictions et principes fondateurs. Un peuple privé d’une partie de ses droits fondamentaux n’est pas entièrement « libre » et ne saurait être heureux dans ce contexte de sevrage, de manque et de frustrations. Un peuple malheureux ne se sent pas seulement orphelin d’une patrie, mais il se sent également comme le siège d’une haine à la fois de soi et des autres ….

Préserver et renforcer les parties saines de notre société

Si nous autres, Algériens, nous n’avons pas un roi à détrôner ni une noblesse à déloger de ses positions et privilèges fortifiés par des siècles d’expropriation des terres paysannes, nous n’avons pas moins une classe de privilégiés qui s’est fondée à l’ombre de l’Etat. Grâce aux positions acquises dans l’ordre institutionnel et à la faveur de la rente « pétrolière », cette classe de privilégiés se compose pour une grande partie d’une bureaucratie qui se sert de l’Etat tout en asservissant les institutions qui en procèdent à ses desseins personnels. Par le déficit de la responsabilité civique et civile dont beaucoup de ses membres se signalent, et par l’érosion des valeurs éthiques et morales dont elle fait preuve, cette classe de privilégiés, formés souvent de parvenus sans autre culture que le culte absolu de l’argent et des signes ostentatoires de richesse, elle achève de générer par ses conduites et sa conception étriquée de l’Etat plus d’injustice, d’arbitraire et de dilapidation des biens publics que de justice sociale, d’équité et de renforcement de l’Etat de droit, garant essentiel de la stabilité et de l’ordre politique et social, sans lesquels il n’y a point de paix pérenne Faute de rois sanguinaires à conduire sur l’échafaud, et d’une féodalité enracinée dans le terroir, et exploitant affreusement ses serfs, nous devons tout au moins user des armes pacifiques que sont la critique constructive, la dénonciation des abus qui affleurent à la surface de la société, la « conscientisation » et la moralisation des pratiques administratives, commerciales, sociales et politiques. Afin de limiter ces fléaux dont la corruption, l’incurie et les négligences qui gangrènent une partie de l’organisme social et économique sont les manifestations les plus saillantes, nous devons renforcer, comme en contrepoint, la partie encore saine, encore épargnée, de nos institutions. Car, en effet, il existe dans ce pays des femmes et des hommes qui n’ont en vue que l’intérêt général et qui se dévouent réellement pour le bien de la collectivité nationale. Je pense à ces milliers de fonctionnaires, petits et grands, qui ne possèdent d’autres « privilèges » ou de rente de situation que leur unique salaire pour subvenir aux besoins de leurs familles. On peut décomposer ces fonctionnaires en catégories socio-professionnelles : simples employés de municipalités, des postes, des perceptions d’impôts, de ministères ; d’ouvriers d’usines ; de fonctionnaires de rangs élevés ; de cadres moyens et supérieurs ; de soldats, de gendarmes, de policiers ; d’officiers supérieurs de tous les corps de « métier ». Tous ces fonctionnaires, tous grades et statuts confondus, constituent l’armature de l’Etat, et ne sont pas tous, tant s’en faut, gagnés ni par la corruption matérielle ni par la corruption morale. Il en est qui résistent à toutes les tentations corruptrices et s’efforcent de leur mieux de servir l’Etat, non certes pas comme ils veulent, mais comme ils peuvent. Ceux-là s’efforcent de servir le pays de bon cœur. Ils sont habités par une éthique civique et civile, par des valeurs morales qu’ils tiennent soit de la religion, soit de leur éducation traditionnelle de base, soit encore des mécanismes psychologiques qui seraient liés aux affects patriotiques reçus dans la prime enfance. Tous ces cas de figure peuvent s’observer à travers les gestes, les paroles et les actes des agents sociaux.

Les ennemis de la République sont au « dedans » de l’Etat

A l’inverse de cette partie saine de la société civile et politique, il en est une autre qui ne l’est point. Composée de corrompus irresponsables, oublieux du devoir envers l’Etat et la nation, cette fraction d’individus est nichée dans les institutions. Elle forme le camp des ennemis de l’Etat et de la République. C’est dire que ces ennemis mortels sont au « dedans », et pas forcément en dehors de ces entités transcendantes. Nul ne peut nier l’existence de fonctionnaires et de détenteurs de certaines positions de pouvoir au sein des institutions ( ministères, universités, académies, entreprises, etc.), et qui s’avèrent corrompus jusqu’à la moelle au double sens du mot : économique et moral. Tout en affichant haut et fort leur qualité de « commis de l’Etat », comme pour impressionner leur monde, beaucoup d’entre eux ont des pratiques et des postures qui trahissent de manière évidente les traits caractéristiques de la gabegie. C’est ce profil d’hommes installés un peu partout dans les interstices de l’Etat, et qui en bouchent tous les pores, qui se révèle être en grande partie responsable de son dysfonctionnement. En même temps qu’il parasite certains segments de l’Etat au point de le rendre impotent, ces hommes vampirisent toutes les volontés susceptibles d’en refondre les structures dans le sens du bien et de l’efficacité. Agissant hors-la-loi, et n’intimant ordre d’agir et de faire à leurs subordonnés que par le jeu de l’oralité (coup de fil, suggestion…) aux fins de ne laisser aucune trace écrite qui pourrait les confondre en cas de contestation, ces ennemis de la nation tapis au sein du pouvoir d’Etat n’hésitent pas à créer des lois et des règles parallèles, occultes, et donc en contradiction totale avec les dispositions de la Constitution, le droit du travail, les lois de la fonction publique et la réglementation administrative. Une foule de pratiques illustre ces dérives dangereuses qui sont aux antipodes des principes qui fondent l’Etat de droit.

Par Ahmed Rouadjia


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44 Commentaires sur cet article

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  • Seddiki -Kaci
    28 août 2009 at 17 h 55 min - Reply

    Bel article, en vérité,Mr Rouadjia ! Cependant, pour avancer (ou faire évoluer) une situation donnée,il faut au préalable connaitre son historique .Dans le cas de notre Algérie, il faudrait,à mon humble avis,savoir d’abord les causes de l’echec du programme de la Révolution Algérienne.Il est grand temps d’ouvrir les archives » orales » avant l’extinction!! Les trahisons doivent être connues, les lâchetés dévoilées et les compromissions divulguées. Ainsi nous saurons ( vous les jeunes surtout) comment corriger la trajectoire de ce peuple réduit à baisser la tête devant les traitres ! Saha ramdankoum ! S.K.




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  • thirga
    28 août 2009 at 19 h 01 min - Reply

    Erreur M. Ahmed Rouadjia! Ils ne sont pas tapis dans l’ombre, ils revendiquent le desastre si on se référe aux déclarations de M. le Président de la République devant les élus ou d’un SG du syndicat du pouvoir qui assume la dilapidation des biens des travailleurs au tribunal de BLida…L’Algerie se tient certes debout par l’abnégation de citoyennes et de ciotyens honnetes mais aussi par la manne pétrolière.




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  • sadiko
    28 août 2009 at 19 h 39 min - Reply

    Un article qui a la force d’exister et un auteur le courage de dire ses vérités. Que tous les intellectuels analysent en termes de classes ou de catégories sociales comme l’a fait de manière sommaire Rouadjia les mille et une manifestations de l’injustice et de la hogra, les mille et une expressions de l’incompétence et de la corruption, en un mot les insondables et invisibles ramifications de ce que tout le monde appelle communément « système ».
    Un système présent dans toutes les institutions et aux postes de commande. Avons nous une justice indépendante et forte, un parlement voix du peuple et du citoyen, des assemblées populaires et citoyennes. Tout a été acheté y compris les consciences.
    Le prochain code communal va faire de l’administration le cœur « politique » de nos communes et du secrétaire général de l’APC, inféodé au système, le centre de toutes les décisions importantes. La voix du peuple (et du citoyen) continuera à être corsetée comme elle fut depuis l’indépendance de notre pays et sa souveraineté souverainement détournée, comme l’a si bien décrit Rachid Mimouni que Dieu repose son âme en paix, dans son roman  » Le Fleuve détourné ».
    Oui Si Rouadjia le fleuve de la révolution algérienne a été détourné et nous savons tous qui sont les « détourneurs », les maîtres de la machine infernale du détournement.
    Que les hommes qui appellent à la conscientisation comme Rouadjia continuent à travailler et à produire pour non pas pour éveiller les consciences qui ne sont que trop éveillées, mais pour trouver les voies concrètes de l’alternative.




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  • Tarik Ben Ziad
    28 août 2009 at 22 h 15 min - Reply

    C’est quoi les voies concrètes de l’alternatif Monsieur?
    Écrire et dire sur ce site est un élément de base mais … la suite, le concret, voir les actions. Oui je suis Rebel comme a dit Matoub allah yarahmou. Il a payé de sa vie. Il ne manquait de rien juste que ses convictions n’ont pas de prix même pas au prix de sa vie. Vous avez peur de l’action ?
    C’est vrai qu’il ya des témoignages fort intéressant oui mais après on attend quoi ? C’est quoi les actions ?! SVP. Ok faisant des actions à commencer par l’envoi du texte du 19 Mars officiellement, c’est une redite, à tout les officiels nationaux et l’histoire le retiendra. On étalera sur ce site les suites données. Par exemple le FFS a répondu ou pas : …. Ou autre a remarqué … et.
    Il faut agir à la place de subir , c’est les voies concrètes de l’alternative Monsieur .
    M.B




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  • Mohsen
    28 août 2009 at 23 h 02 min - Reply

    AH ! , CES GRANDS REVOLUTIONNAIRES !

     » Les pionniers de notre Révolution, à l’exemple de leurs pairs français de 1789 et de 1799 « ,
     » Les pionniers de la Révolution française l’ont bien saisie. Ne devrions-nous pas nous en référer ? « .

    Pourquoi vous référez vous aux pionniers de la Révolution française de 1789 ?! Elle n’est pas la nôtre et nous n’oublions pas que les « valeurs républicaines » dont ils se sont inspirées , furent pour le peuple algérien synonyme de colonisation et d’extermination ( 1 ) .

    1792 : la Révolution française donna naissance à la République, premier système idéologique de l’Histoire et engendra une vaste campagne d’élimination des ennemis politiques de la « religion matérialiste » dite  » républicanisme » . Cette invocation religieuse permanente se retrouve dans tous les systèmes totalitaires idéologiques où il est obligatoire pour l’individu de souscrire à la philosophie de l’Etat .
    Mais cette déesse n’existe pas, la République est une caste de privilégiés , dotés de tous les pouvoirs et guidés par une vision matérialiste athée du monde. Une vision qui suppose une destruction de l’Ancien. Cette « religion idéologie » a son clergé, les républicains , ses rites et ses valeurs. Voyage au coeur de la première idéologie génocidaire républicaine :

    — Saint JUST :  » Je ne juge pas , je tue  »
     » Une nation ne se régénère que sur des monceaux de cadavres  » .
     » Il faut dans toute Révolution un dictateur pour sauver l’Etat par la force, ou des censeurs pour le sauver par la vertu « .

    — Jean Paul MARAT:  » Je crois être le premier écrivain politique et peut-être le seul en France depuis la Révolution qui ait proposé un dictateur « .
     » Suivez mes écrits, c »est dans cette vue que j’ai demandé que le peuple se nommât un dictateur, un tribun militaire  » .

    —Bertrand BARRERE :  » Le comité de Salut Public a préparé des mesures qui tendent à exterminer cette race rebelle ( Vendéens ) , à faire disparaître ses repères, à incendier ses forets , à couper ses récoltes « .
     » Le vaisseau de la Révolution ne pourra arriver au port que sur une mer de sang « .

    — Camille DESMOULINS :
     » Ce sont les tyrans maladroits qui se servent de baïonnettes ! L’ art de la tyrannie consiste à faire la même chose avec des juges « .

    — Jean Baptiste CARRIER .  » J’ ai écrasé les enfants sous les pieds des chevaux, massacré des femmes qui, au moins pour celles-là, n’enfanteront plus de brigands.. Nous ne faisons pas de prisonniers, il faudrait leur donner le pain de la liberté, et la pitié n’est pas révolutionnaire « .

    –François Joseph WESTREMANN :  » Il n’ y a plus de Vendée. Elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l’enterrer dans les marais et dans les bois de Savenay. Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher. J’ ai tout exterminé « .
    ………………………………………………………………………………………………………………….

    Conclusion : Ce fanatisme idéologique nourrit la pensée des révolutionnaires et, tout ce qui s’opposera au maintien de la caste républicaine, que ce soit les identités ou la foi, ont été, ont et seront exterminées.

    @Ahmed Roudjia.
    En ce mois sacré de Ramadhan, mois de la piété , du retour aux sources vraies, de la solidarité agissante, je vous laisse bien volontiers à vos amis révolutionnaires et à vos « valeurs républicaines ».
    Au peuple algérien , sa foi, ses Martyrs dont les figures emblématiques restent pour l’ éternité, l’Emir Abdelkader, l’ Emir El-Mokrani ( que Dieu veuille bien les agrée auprès de Lui ).

    Oua Saha siyam li oukoul el mououminines.




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  • djamel
    29 août 2009 at 1 h 23 min - Reply

    ramadhan moubarak a tous….

    Moi je ne comprend toujours pas pourquoi quand on se penche sur le devenir de notre pays afin de secouer les gens pour qu’ils prennent conscience de ce qui nous arrive , on commence par nous faire pleuvoir des exemples -made in revolution francaise-… A croire que la france est le nombril de la penssee humaine….Et comme l’a si bien dit l’intervenant MOHSEN , la revolution francaise a commis un genicide en Algerie avec une tentative d’extermination de tout un peuple…SOUBHAN ALLAH un proverbe Arabe dit : ((affame ton chien ,il te suivra))….
    A mon humble avis s’il faut se remettre en cause il faut d’abord sortir du carcan fafa de la pensee liberatrice..les massacres de Vendee et autres au pays des francs sont legions et meme la revolution a broye ses propres enfants…I l ne s’agit pas pour moi de remettre en cause les competences reflexives ou meme la probite de mr. ROUADJIA. mais il faut tout de meme signaler que toute tentative de reforme du systeme politique de gouvernance ou social n’obeissant pas aux mecanismes de la structure socio-culturelle de notre societe a savoir, le religieux comme base de depart et l’approche traditionnelle , comme mecanisme d’appat…aucun discours fusse t-il d’un niveau academique universel ne sera accepte par la population…MALEK BENNABI est un pionnier en la matiere. Il est vraiment malheureux que les intellectuels Algeriens n’osent meme pas le citer, alors que l’on voit des exemples de citation de gens aux mains maculees de sang qui servent de reference, il n’y a qu’un pas a franchir pour un theatre de boulevard de la pensee.
    Le veritable defi de notre classe intellectuel est de donner la priorite au terroir intellectuel herite de l’Islamisation de notre pays.La pensee dite philosophique moderne du 19 siecle ne peut en aucun repondre aux attentes de notre peuple pour la simple raison que celui-ci a subit cette pensee par une agression coloniale de 132 ans et que le subconscient de tous les A lgeriens rejette, meme s’il ne l’exprime pas par ecrit.
    La plume de l’intellectuel Algerien GAUCHISEE dans sa pensee a echoue dans sa tentative de reformer ou plutot d’inculquer aux Algeriens cette approche nihilissante de l’HOMME MUSULMAN…marx en est un exemple sans egal en matiere de mepris pour ce qui concerne la civilisation musulmane….Ce penseur juif allemand qui a passe beaucoup de temps en Algerie n’a jamais parle des conditions inhumaine que vivait l’Algerien devenu indigene….C’est pourquoi tout discour ayant pour source la pensee philosophique occidentale ne peut en aucun depasser la sphere du cercle francophone et de ce fait donc declare irrecevable par la population…. Car cette population evolue avec une oreille lithurgique et refuse toute interference ne venant pas de l’interieur des frontieres de la OUMMA.
    mercil




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  • jila
    29 août 2009 at 9 h 29 min - Reply

    bel article bien refléchi je vais de ce pas poser une question sur dialogus2.org à st Just pour lui demander présentement quel est l’homme qui incarne le plus « le révolutionnaire » algérien tel qu’il le décrit
    je suis convaincu que d’emblée il me répondra:Ali




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  • ELKENZIR
    29 août 2009 at 13 h 21 min - Reply

    @Mohsen , c’est bon tu as assouvi ta soif de musulman invétéré qui détient la vérité éternelle. C’est bien, toi au moins tu sais que tu as une place sûre dans son vaste paradis. Mais laisse un peu tranquille les hommes qui ne veulent pas aller au paradis mais qui préfèrent, par masochisme ou pour une autre raison, aller un enfer. Je ne suis pas obligé en tant qu’ALGERIEN d’être le même mouton de panurge. Moi , je suis un mouton mais différent des autres. Je veux , par exemeple, un autre itinéraire et celui de ta VERITE, tu permets ???? Je veux aller en enfer, est-ce que tu peux faire quelque chose pour moi, toi qui est si près de la VERITE …. Je te rappelle que l’Algérie appartient à tous les ALGERIENS y.c les aveugles, les sourds, les mendiants, les prostituées, les pieux, les avares, les homosexuels… etc… etc … etc …. et …..bien sûr les faux dévots. Peux-tu faire quelque chose pour eux ???? Merci.




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  • Seddiki -Kaci
    29 août 2009 at 13 h 37 min - Reply

    MM Mohcen,Djamel et certains internautes doivent comprendre que Mr Rouadjia cite des faits historiques,connus du monde entier et ayant servi à liberer l’homme en lui donnant la faculté de dire ( et se rendre )libre.La France coloniale n’a rien à voir dans cette révolution connue et celebrée dans le monde entier.C’est une référence, alors SVP ,ne mélangeons pas les choses et St Just ne se retournera pas dans sa tombe. Saha Ramdankoum. S.K.




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  • ROUADJIA
    30 août 2009 at 0 h 04 min - Reply

    Bonsoir toutes et tous

    En lisant les commentaires suscités par cet article, je m’aperçois que certains lecteurs sont plus mus par la passion que par la raison, ce qui expliquerait peut-être cette hâte à lire les phrases et les mots au premier degré….J’y découvre aussi ce que j’ai toujours dénoncé : ce brin de chauvinisme doublé d’un amalgame flagrant entre « colonialisme » et « Révolution française » et ses enseignements, entre peuple français et son système colonial et colonialiste, comme si tous les Français étaient depuis Louis Philippe et sa Monarchie ennemis et colonisteurs de l’Algérie! A-t-on oublié les porteurs de Valise au profit du FLN? A-t-on lu les centaines d’articles, de livres et de manifestes qui, depuis 1945, dénoncent la violence de l’armée coloniale en Algérie, se désolidarisent de leur gouvernement. et en appellent à la désobéissance civile? Cette vision est réductrice et dangereuse, cette manière de généraliser relève d’une conception étrique et étroite de l’histoire. Certains lecteurs s’enferment par ailleurs dans un islam mâtiné d’un nationalisme borné qu’il confine au repli sur soi, au rejet de l’Autre, mais aussi de l’ouverture sur l’Autre. L’islam vrai est d’abord ouverture, tolérance à l’origine, volonté de découverte et d’ijtihâd, et non d’anathèmes et d’exclusion. Ceux qui versent dans cetamalgame sont les premiers, malheureusement, à solliciter des visas pour la France et l’Europe! Que l’hypocrisie cesse! Que le mensonge soit banni! Que la bêtise soit maudite!




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  • djamel
    30 août 2009 at 7 h 32 min - Reply

    Mr. Rouaidjia, vous dites : (( a t-on oublie les porteurs de valises au profit du FLN? A t-on lu les centaines d’articles, de livres et de manifeste qui, depuis 1945, denoncent la violence de l’armee coloniale en Algerie…:))
    A lire vos propos, il est claire que vous faites table rase de 115 ans de litterature coloniale traitant les Algeriens d’Indigenes et de sous hommes…
    Je ne comprend pas comment vous passez en silence toute la litterature -livres et journaux – ecrit a l’occasion du centenaire de la colonisation de l’Algerie….Il me semble bien qu’un historien comme GOUVION, dont la haine de l’indigene Algerien et de l’Islam ne sont pas a demontrer…Ou est notre chauvinisme Mr. ROUAIDJIA, ??? ABBAS -ALLAH yarahmou- parle de nuit colonial, et vous vous nous proposer une Algerie -francaise n’existant que depuis 1945 avec en prime des Francais de souche ayant pris le parti de l’Algerie…
    Pour ce qui est de la fibre chauviniste -arabo- islamique que vous refusez de citer clairement , je vous prie de vous pencher sur ce qui est appele a tort- Encyclopedia Universalis et de faire une comparaison entre le nombre de pages consacrees a la litterature et l’histoire du monde Arabo-Musulman a celle concernant l’histoire et la litterature Francaise ou Europeenne…
    Non, nous ne sommes pas chauvins comme vous le dites, mais juste des gens qui voulons en finir avec des references- MADE IN FAFA- a croire que l’homme savant est ne en france…
    Dans tout ca ce qui est malheureux, c’est ce mepris envers tout ce qui est Arabo- Islamique en matiere de pensee sociale et culturelle-BENNABI- ou regardant l’approche politique du monde….A croire que les Arabes n’ont rien produit d’intellectuel qui vaille la peine d’etre pris en consideration…
    Enfin mr. Rouaidjia, voici une petite explication de l’embleme de l’Union Europeenne, pour comprendre ou se situe le chauvinisme et le passionnel…
    Est-ce que vous savez ce que les 12 etoiles du drapeau de l’Union Europeenne represente?
    1) Il s’agit des 12 apotres du Christ
    2) Il s’agit egalement des 12 tribus d’israel
    3) Il s’agit enfin des 12 travaux d’hercule
    Par cette definition on comprend que l’Europe est HELLENO-JUDEO-CHRETIENNE, donc la Turquie peut rever-la n’est pas mon propos-
    Alors SVP au lieu de nous traiter de chauviniste essaayer avant de comprendre pourquoi nous reagissons de la sorte…La france refuse de reconnaitre ses crimes en Algerie et vous , vous venez nous accuser d’etre refermes sur nous sans ouverture intellectuelle.
    Non Mr. Rouidjia, notre reaction est legitime pour la simple raison que votre demarche sur le plan de la preuve intellectuelle -les exemples de la revolutionfrancaise et des auteurs francais- est rejetee par le subconscient des Algeriens pour des raisons objectives liees a la mentalite toujors coloniale de la classe intellectuelle francaise.
    A titre de rappel, pour conclure concernant le chauvinisme et la memoire , et cela etant malheureux que ca vous echappe ce sont les propos du president francais qui a dit:(( QUAND JE ME PROMENE SUR LES RUES D’ALGER ET JE VOIS CE QUI A ETE FAIT, JE NE PEUX PAS PARLE DE COLONIALISME:))…
    pARDONNEZ-MOI D’ETRE AUSSI FRONT , MAIS SOYEZ SURE QUE VOUS AVEZ TOUTE MA CONSIDERATION POUR LES TRAVAUX QUE VOUS ENTREPRENES DANS LE DOMAINE DE LA RECHERCHE SOCIALE.
    Merci pour toute ces precieuses informations que vous nous apprenez sur l’Algerie et sa societe.
    RAMADHAN MOUBARAK




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  • Nasser
    30 août 2009 at 14 h 15 min - Reply

    La Révolution française était fondamentalement raciste et sexiste. Elle n’a pas étendue les nouveaux droits aux colonies c’est à dire aux noirs et aux esclaves. Les femmes n’ont eu le droit de vote qu’en 1945. Degaulle avait signé le decret instituant le vote des femmes en 1944 à Alger. Les femmes indigenes en étaient « curieusement » exclues plus tard par les décret d’application. Il a fallu plus 7 ans de guerre de liberation pour que les femmes indigenes arrachent leur droit de vote en 1962…Attention la vielle hadja qui aujourd’hui se dirige vers le bureau de vote avec sa carte électorale, et qui parfois nous fait sourire, et le produit de longues et impitoyables luttes…
    … En 1791 l’Assemblée constituante confirme l’esclavage dans les colonies. En 1793 la Convention refuse d’abolir l’esclavage. Quand la République naissante était encerclée et affamée par les monarchies c’est l’Algérie, c’est les livraisons de blé algérien qui ont nourri au sens propre du terme la Révolution française. La suite on là connait…




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  • Mohsen
    30 août 2009 at 14 h 32 min - Reply

    Le mythe de la Révolution française.

    ***  » ll y a deux histoires : l’histoire officielle, menteuse, puis l’histoire secrète, où sont les véritables causes des événements. »
    [Honoré de Balzac) .

    ***  » Ce qu’il y a de terrible avec la Vérité, c’est que quand on la cherche, on finit par la trouver.
    ………………………………………………………………….
     » Les révolutionnaires français, Robespierre et Saint-Just, entre autres, se sont élevés tout d’abord contre les oppresseurs nationaux -Louis XVI, la noblesse et une partie du clergé catholique allié aux privilèges de la féodalité -, avant de se lancer à l’assaut de l’Europe des rois. L’injustice est source de tous les dangers. Elle suscite les ressentiments, les haines, la violence, générateurs de désordre et d’anarchie. Les pionniers de la Révolution française l’ont bien saisie. Ne devrions-nous pas nous en référer ?  » (dixit A . Rouadjia ).
    ……………………………………………………………………
    Suivons donc le conseil « éclairé » de Mr Rouadjia, et « référons » nous donc « à ces pionniers de la Révolution française ». La chose est aisée et le bon usage de Google, ce merveilleux outil de recherches historiques, nous offre un mine d’or de faits et de documents avérés. La Bibliothèque nationale française à Paris-Bercy met également à notre disposition, aux esprits curieux, une source d’informations peu connues du grand public.

    1 / * Ouvrons le bal avec Antoine Louis Léon SAINT JUST,  » l ‘ange de la pureté révolutionnaire » (1767-1794) :
    —Homme politique et écrivain français né à Decise (Nièvre) le 25 août 1767 et guillotiné à Paris le 28 juillet 1794.
    En 1786, à l’âge de 19 ans, il est interné six mois à Picpus sur demande de sa mère. Pas très honnête, il avait en effet volé les bijoux et autres objets précieux de la famille.
    Le 2 septembre 1792, à l’âge de 25 ans, il est élu à la Convention. Proche de Robespierre .Dans la mythologie républicaine, il est l’ange implacable de la pureté. Il s’est fait une place, en tant que Commissaire de l’armée du Rhin, président de la Convention, par ses jugements rapides et définitifs. En voici quelques uns.

     » Je ne juge pas, je tue  » (au procès de Louis XVI)

     » Tant que vous verrez quelqu’un implorer une grâce dans l’antichambre des magistrats, ce gouvernement ne vaut rien « .

     » Une nation ne se régénère que sur des monceaux de cadavres  »

     » À proprement parler, il n’existe point de rapports entre les nations ; elles n’ont que des intérêts respectifs, et la force fait le droit entre elles.  »

     » Lorsqu’on parle à un fonctionnaire, on ne doit pas dire citoyen ; ce titre est au-dessus de lui.  »

     » Un gouvernement républicain a la vertu pour principe ; sinon, la terreur. Que veulent ceux qui ne veulent ni vertu ni terreur ?…  »

     » Il faut dans toute révolution un dictateur pour sauver l’État par la force, ou des censeurs pour le sauver par la vertu.  »

    Note : De tous temps, il a existé des jeunes gens prétentieux, pétris d’orgueil et provocateurs.
    Leur donner droit de vie ou de mort sur des populations est insensé.
    En faire des modèles de vertu est ridicule.

    2 / Maximilien ROBESPIERRE.
    Des complots partout.
    Robespierre est élu par la nation artésienne. Mais à Paris, plus question de l’Artois. Il adhère au club jacobin et gravit les marches du pouvoir. Il devient  » l’Incorruptible « .
    Il entraîne les députés à voter le décret du 22 prairial sur les suspects. C’est le début de la Grande Terreur. En 10 mois, de septembre 1793 jusqu’à la chute du dictateur jacobin le 27 juillet 1794, la chasse aux suspects et aux étrangers va faire environ 40.000 victimes. 17.000 victimes sont guillotinées. Les autres sont noyées, fusillées, ou massacrées de diverses manières, selon les directives locales du pouvoir et les fantaisies des assassins.
    Robespierre est le père du républicanisme français.
    Les discours du grand homme se ressemblent tous. Il est facile de les caractériser à partir d’une analyse lexicale. Plus de la moitié des textes consiste en accusations, soupçons, insinuations. Dans le quart du reste, Robespierre se plaint d’être calomnié. Pour le reste, ce sont des formules chocs, des enflures.
    À la suite des événements du 9 thermidor, Maximilien Robespierre, décrété hors la loi, fut exécuté le 10 thermidor de l’an II (28 juillet 1794). Il fut amené en charrette sur la place de la Révolution en compagnie de 21 de ses partisans, dont son frère et Saint-Just pour y être guillotiné.

    3 / Alphonse de LAMARTINE. Poète délicat, et un croisé contre l’Islam.

    Le 2 mai 1834, Lamartine, député de Bergues, est le porte-parole des partisans de la colonisation totale de l’Algérie, contre ceux qui ne voulaient conserver qu’un point d’ancrage à Alger.
    Extraits de son discours:
    — » Dans le cas où, sous le rapport agricole et commercial, Alger ne présenterait pas tous les avantages désirables à la France, comme colonie militaire, comme avant-garde de la civilisation sur la barbarie, comme vedette sur la mer qui nous appartient, sur la Méditerranée, conserverons-nous Alger ?  »
    —  » Dans ma conviction, de grandes colonisations entrent indispensablement dans le système politique que l’époque assigne à la France . »
    —  » Remettre les rivages et les villes de l’Afrique à des princes arabes, ce serait confier la civilisation à la barbarie, la mer à la garde de ses pirates, nos colons à la protection et à l’humanité de leurs bourreaux.
    —  » Abdiquerons-nous volontairement enfin cependant ce que la conquête d’Alger nous a donné sur le mahométisme ?, ce serait renier notre mission et notre gloire. »
    Alphonse de LAMARTINE – Discours du 2 mai 1834 à la Chambre des députés

    La liste des « grands hommes » du mythe français qu’est la Révolution française, est trop longue et, il est impossible de la citer ici, dans son entier. (1). Mais ce court et édifiant éclairage sur la réalité HISTORIQUE ( basée sur des faits scientifiquement démontrés ), et non pas POLITIQUE ( telle qu’on l’enseigne à l’école et que des thuriféraires zélés de ce mythe révolutionnaire français s’échinent à encenser ), ne saurait être complet sans évoquer les causes profondes qui ont engendré la guerre civile meurtrière et le génocide vendéen qui lui succéda et qui reste un GENOCIDE MATRICIEL puisqu’il engendre une METHODE qui sera utilisée par tous les dictateurs du XXe siècle..

    Gracchus Babeuf, un révolutionnaire lui-même, considéré comme le père du communisme moderne, a rédigé un ouvrage d’ investigation en 1794 ( 2 ) quasiment exhumé et qui a failli disparaître. Babeuf utilisera pour le 1ère fois dans l’histoire, à propos des massacres de Vendée, le terme de « crime contre l’humanité ». L’aspect génocidaire de cette répression féroce des insurgés vendéens y est démontré. En effet, pour la 1ère fois dans l’histoire de l’humanité, un peuple souverain conceptualise, décide, planifie, l’anéantissement d’une partie de son sol et l’extermination de toute la population résidant sur ce sol, et de préférence les femmes parce que sillon reproducteur, c’est à dire MATRICE, et les enfants car en phase de devenir les futures
    « brigands » ; en clair, ils sont capables de se souvenir. Donc, il faut exterminer tout le monde.

    Et, pour cela, il y a eu deux grandes lois. La première loi du premier août 1793, (et çà c’est UNIQUE, c’est l’aspect LEGAL de cette extermination ) , d’une précision surprenante, puisque elle prévoit l’anéantissement de ce territoire et de faire de la Vendée, une terre brûlée pour empêcher les gens de vivre . On a retrouvé cela plus tard, avec Staline et Lénine aussi.
    Autre chose,, on décide de DEPORTER la population, c’est à dire de la prendre où elle est née et de la transférer ailleurs, afin de repeupler, de régénérer ce territoire.

    Et, comme on a échoué, on va voter une deuxième loi, le premier octobre 1793, qui va prévoir, l’ extermination de tous les « brigands » ( tous les habitants vivants sur ce territoire). Donc, il y a une phase LEGALE, qui dit LOI , dit automatiquement ORDRE, et on demande au Général en chef, de la République française, de concevoir un plan d’extermination et d’anéantissement …( 3 ).

    Le génocide matriciel .
    Est-ce une parenthèse inutile de se souvenir que les responsables khmers rouges, Pol Pot et autres, sont venus à Paris, à la Sorbonne, loin de leur pays et de la sagesse de sa culture traditionnelle, concocter la folle idole meurtrière de leur idéologie ?
    En conclusion , je remercie tous ceux et celles qui ont eu la gentillesse et la patience de me lire jusqu’au bout.
    A ceux qui ne partagent pas mes positions, à charge pour eux de me contredire sur les écrits. Disqualifier, diaboliser, exclure n’est pas honnête et relève de la démagogie de bas-étage.
    Wa saha siyamkoum oua Ramadhan moubarak
    —————————————————————–
    Source :
    ( 1 ) http://www.contreculture.org / Contre-culture / Enquêtes bretonnes sur le mythe français.
    ( 2 ) Livre : La guerre de la Vendée et le système de dépopulation.
    De Babeuf, Gracchus .
    Mention principale : présenté et annoté par Reynald Secher et Jean-Joël Brégeon
    introduction : Stéphane Courtois / Mention principale : avant-propos par Reynald Secher
    Editions du Cerf , Paris / collection L’histoire à vif / Parution : novembre 2008




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  • MABROUK
    30 août 2009 at 14 h 34 min - Reply

    @djamel , vous dîtes « on commence par nous faire pleuvoir des exemples -made in revolution francaise-… A croire que la france est le nombril de la pensée humaine… » . Si il y a des exemples concrèts de révolution arabo-musulame sur les questions de combat pour la liberté , pour l’égalité, et la démocratie cela se saurait. Mais peut-être que vous pouvez nous apportez vos connaissance à ce sujet. Moi malheureusement je ne les connais pas malgré mon cursus scolaire en Algérie. T’attends tu pour nous donner des exemples historiques qui vont nous enrichir nous et Ahmed Rouadjia par la même occasion. Merci et saha ftourek.




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  • Mohsen
    30 août 2009 at 14 h 56 min - Reply
  • Sassi
    30 août 2009 at 16 h 05 min - Reply

    @Rouadjia:
    Vous avez ecrit: hypocrisie, mensonge, betise,,, contre ceux qui demandent des visas pour la France et qui osent vous critiquer!!!
    C’est une violence verbale injustifiée, surtout venant de quelqu’un qui disait être victime de la violence de ses superieures.

    @admin:
    Je ne pense pas que votre site puisse atteindre le moindre objectif si vous principaux intervenants ne tolerent pas la moindre critique.

    Il n’y a aucun problème pour la critique mais nous sommes intransigeants sur le respect de la dignité humaine quelque soit la personne visée. Et nous ne tolérons aucune insulte. Que cela soit très clair pour certains qui viennent se défouler au nom de la liberté d’expression. Notre ligne éditoriale est limpide. De très nombreux compatriotes participent sereinement aux débats et contribuent par leurs idées à élever le niveau. Et nous sommes très satisfaits du nombre grandissant de visiteurs. Il ne faut surtout pas confondre critique et insulte.
    Salah-Eddine SIDHOUM




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  • radjef said
    30 août 2009 at 17 h 53 min - Reply

    Bonsoir tout le monde et saha ftourkoum.Le probleme de l’Algérie est dans son passé. Tant que l’on continue à faire semblant comme si les problemes du pays ont surgi subitement au Congrés de Tripoli, nous ne ferons qu’accentuer la crise. Le pouvoir en place, ceux qui l’exercent pleinement sans partage, avec arrogance et mepris du peuple, en l’occurence les généraux et Bouteflika ne sont ni le produit de la noblesse,ni le produit du savoir. Ce sont les produits de la deviation de l’histoire qui a commencé bien avant novembre 1954. Il faut liberer l’histoire, il ne faut retenir en otage le passé. La revolution française à enfanté A France, E Combes, V Hugo, Zola, Sartre….par contre la notre à mis au monde de petits caporaux incultes qui ont transformé le passé en fonds de commerce…




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  • AMOKRANE
    30 août 2009 at 20 h 09 min - Reply

    bonsoir à tous je crois sincérement qu’il faut relire le texte du professeur de sociologie lahouari addi intitulé: le nationalisme algérien origine et perspectives. ADDI a parlé des trois grands courants du nationalisme algérien LES REFORMISTES LES RADICAUX LES CULTURALISTES(OULEMAS). Dans le paragraphe consacré aux OULEMAS on peut lire: dirigée par le cheikh abdelhamid ben badis, son objectif est la défense en priorité de la langue arabe et de l’islam.A ben badis est un disciple de mohamed abdou qu’il admire pour sa lucidité et ses positions politiques originales. Pour mr Abdou les sociétés musulmanes sont arriérées culturellement et socialement et doivent apprendre de l’Occident pour combler leur retad, même si provisoirement elles doivent s’accommoder de la domination coloniale…Mr ROUADJIA a parlé simplement de REVOLUTION ALGERIENNE ET DE REVOLUTION FRANCAISE et il a raison de dire qu’il ne faut pas confondre REVOLUTION FRANCAISE et COLONIALISME. Il ne faut pas tout ramener à soi comme si l’on était le centre du monde bien à vous




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  • AMOKRANE
    30 août 2009 at 21 h 22 min - Reply

    LES UNS SONT DANS L’OMBRE, LES AUTRES SONT DANS LA LUMIERE de NAZIM HIKMET
    ECLAIREZ MOI SVP moi qui suis dans l’ombre et dont le séjour ds les temps passés en OCCIDENT m’avaient éclairés




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  • AMOKRANE
    30 août 2009 at 21 h 47 min - Reply

    Mr SALAH EDDINE SIDHOUM, mon commentaire a été enlevé; il n’y a aucune insulte mais simple désir de questionner l’histoire ; pouvez vous me dire pourquoi vs l’aviez enlevé? MERCI

    Le seul commentaire effacé est celui où vous vous demandiez où était passé votre premier commentaire que nous avions publié, croyant que nous l’avions censuré. Les deux autres sous les yeux des lecteurs.
    Salam.
    Salah-Eddine SIDHOUM.




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  • Mohand Tahar MOHAMMEDI
    30 août 2009 at 22 h 35 min - Reply

    Le problème ne se situe pas au niveau du raisonnement ou dans la critique positive ou négative, mais de penser l’avenir de l’algerie, c’est cela la problématique de fond dans notre pays, c’est qu’on a jamais dépassé le stade d’observation et de constatation, a aucun moment on a pensé l’algerie telle qu’elle doit être, on est toujours pris en otage par ce qu’il produit le régime comme effet tant en négation politique, économique ou social, passons au stade de réflexion ou nous devons penser l’avenir parce qu’il n’y aura pas de changement politique que nous attendons sans l’élaboration d’un vrai projet de société alternatif a ce régime qui manipule le destin de la nation entière, laissons place aux forces de pensées politique et cessons la confrontation figée entre positions arrêtées mais que comme élaboration collective et constructive de pensées orientés vers le futur, on ne peut raisonner avec un pouvoir politique CONFLICTUEL, lui même est un problème qui est sources de tous les autres problèmes que nous subissons actuellement, alors la solution est que nous devons consacrer nos efforts pour une solution politique au lieu de s’attarder sur un régime qui est beaucoup plus un problème que comme une solution.




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  • djamel
    31 août 2009 at 0 h 33 min - Reply

    @ Mabrouk…
    ramadhan moubarak…..
    On est tous produit de l’ecole Algerienne, meme si cette ecole a failli dans sa mission dans bien des domaines….Vous me demandez des exemples de revolution….je ne peux me permettre de vous en citer pour la simple raison que je considere l’avenement de l’ISLAM comme un parfait moteur de motivation pour l’homme afin qu’il se libere du joug de la terreur par la sagesse de la foi qu’ALLAH nous recommande….Cet ISLAM est la matrice de toute la pensee MUSULMANE depuis pres de 15 siecles et les auteurs pillullent en dizaines de miliers…J ‘ajouterai n’en deplaise a beaucoup de FAFISTE IRREDUCTIBLE QUE LE CODE NAPOLEONIEN SUFFIT POUR COMPRENDRE CE QUE LA REVOLUTION PAR L’ISLAM A APPORTE A L’HUMANITE..
    ENFIN JE TIENS A SALUER MR. MOHSEN POUR SES MISES AU POINT HISTORIQUE , POUR CEUX QUI IGNORENT L;HISTOIRE DE FAFA QUI CROIENT QUE SA REVOLUTION EST LE SUPPORT DE TOUTES LES REVOLUTIONS…
    MERCI A TOUS ET SAHA RAMNDHANKOUM




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  • Seddiki Kaci
    31 août 2009 at 13 h 05 min - Reply

    Mr Radjef Said,bien le bonjour, j’aime beaucoup lire vos interventions (ainsi que celles de quelques internautes dont je n’ai pas retenu les noms,venant à peine de découvrir ce journal).Je voudrais ajouter deux précisions de taille : primo, la Révolution algérienne a échoué principalement sur le plan intellectuel,ce qui aurait pu,si les intellectuels n’avaient pas été éliminés trés tôt de la sphère décisionnelle (par le meutre,par la menace et par lacheté aussi),donner une autre dimension à la lutte du peuple algérien,réduite à présent à subir les quolibets de certains,y compris notre voisin Kadafi .
    secondo, les algériens sont pris dans un engrenage infernal ne leur permettant point de faire la distinction necessaire entre un Etat et un régime illégitime, oppresseur,générant un pouvoir assasin, composé d’aventuriers.
    Je ne pense pas surprendre,mais certains vont douter:j’ajouterai cela :Said Abid,membre du conseil de redressement -dilapidation de la révolution,sachant la prise du pouvoir imminente par ceux qui l’avaient planifiée de longue date ,a dit à ces proches ceci : Désormais,je vous interdis de venir me voir,je rejoins mes camarades aventuriers .




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  • MABROUK
    31 août 2009 at 21 h 35 min - Reply

    @djamel, ce que vous dîtes est un blasphème, un sacrilège …. mais pour moi particulièrement, entendons nous bien. Pour moi, l’islam n’est pas une révolution. C’est une vérité intemporelle venue complétée les autres religions du livre (Torah, Evangiles,) et dont il est le prolongement. Le coran est une émanation de Dieu, le miséricordieux, que je sache. L’homme n’a aucun mérite dans ce cas là. Pour moi, les révolutions culturelles, sociales, démocratiques, économiques, techniques et technologiques sont de l’ordre de l’humain et c’est ce qui conditionne l’évolution des sociétés humaines. Dieu et la religion ont leur place évidemment dans la société humaine mais cela n’a rien avoir avec la notion de révolution que tu prétends donner à l’islam. Dieu est ce qu’il est, il est amour. Et la religion est ce qu’elle est. Elle est intemporelle par déinition. Voilà tout. Mais peut être que pour toi, tout est déterminé et conditionné par la seule religion,. C’est bien mais ce n’est pas original car des milliards d’hommes ont chacun leur croyance religieuse si diversifiée. Il n’y a rien de révolutionnaire la dedans.




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  • djamel
    1 septembre 2009 at 0 h 53 min - Reply

    @ Mabrouk….

    Je crois que vous avez mal interprete mes dires. Quand je parle de revolution par l’Islam, je ne donne pas un caractere materialiste au terme -revolution-, mais plutot un sens spirituel dans la mesure ou la revelation de ce mesage divin a d’abord porte sur la FOI EN ALLAH…Je ne vois pas ou est le BLASPHEME et je ne suis pas dans la confusion….La revolution est aussi une forme de renovation par un changement radical de la situation existante, c’est ce qui a caracterise
    l’avenement de notre religion en premier lieu pour ensuite re-faconner la societe dans toute sa profondeur.
    Pour ce qui est de ceux qui ne sont pas Musulmans, il est claire pour moi que : ((a chacun sa religion :))comme il est bien stipule dans le CORAN ou meme point de haine en religion….
    vraiment je ne vois pas ou est le blaspheme
    merci
    ramadhan moubarak




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  • JNSPLU
    1 septembre 2009 at 1 h 02 min - Reply

    Une révolution dans le domaine astronomique est le fait pour un objet celeste de revenir à une position donnée de manière immuable. C’est aussi dans le domaine social le fait d’un changement violent dans le système politique ou une tentative de le faire par extension. Pourquoi alors y aurait il blasphème ? Moua3ouia a fait une révolution en remplaçant un système basé sur la consultation et la bai3a, c’est à dire avec accord populaire, par un système basé sur la force. C’est un révolutionnaire dans le mauvais sens. Hussein le petit fils du prophète qui refusa la prise de pouvoir par yazid peut etre considéré comme un révolutionnaire aussi.

    L’islam à son avènement à mis à bas un système politique à la Mekke et l’a remplacé par un autre sytème politique plus vaste en constituant un empire. C’est une révolution !

    Que l’islam émane de Dieu ou non est un autre aspect. La révolution est le fait des hommes pas de la religion même si celle ci les motive.

    L’école qu’elle soit algérienne ou autre n’apprends rien de plus que la curiosité et une attitude mentale critique et curieuse. Le reste est affaire de bon sens et de répartition de temps et donc de priorités et de stratégies personnelles.

    Mais il est quand meme curieux, que des gens qui se sont habitués, nous tous, à remettre en cause par tous les moyens, l’autorité de l’Etat, s’étonnent qu’il s’étiole et devienne un frein à la société.

    Ce n’est pas arivé subitement, ça s’est opéré graduellement. Le garde champetre des années 60 était plus respecté qu’un wali ou qu’un ministre à l’heure actuelle et il était plus respectable aussi et avait plus d’autorité morale. Les Algériens ont commencé à tisser des relations avec les responsables pour créer des passe droits et cela devient généralisé à l’heure actuelle. C’est ce qui crée l’injustice. Et l’injustice ne produit que plus d’injustice et de la violence.

    Meme si le régime était mauvais au début, si la société avait trouvé suffisamment de ressources pour ne pas le suivre elle aurait pu le sauver lui meme de la corruption, pour se sauver elle meme. Mais quelques bougres ont donné une impulsion à tout un peuple et l’ont guidé comme un troupeau de moutons dans les ornières.

    Notre peuple n’avait pas de conscience politique mure, je n’ai pas peur de le dire, je ne suis pas politicien, son seul souci durant la guerre c’est de se débarrasser de l’injustice du « roumi », mais à l’heure actuelle cette conscience politique fleurit partout chez les jeunes et les moins jeunes, reste à la canaliser, à lui donner un sens. Car comme disait Djamel Eddine El Afghani rahimahou Allah, lorsque la crise atteint son maximum, Dieu résorbe les problèmes.




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  • Sadiko
    1 septembre 2009 at 2 h 15 min - Reply

    Il est juste et sain de critiquer et de débattre sereinement pour trouver des issues salutaires à la crise dans laquelle se débat notre peuple . Vous avez lancé un appel dont les contours et les perspectives sont clairs. En bref, c’est le programme d’un parti politique auquel beaucoup algériens pourraient adhérer. Alors de grâce, allez à l’essentiel: créer votre parti et battez vous pour le faire agréer; parce que la partie ne sera pas facile, et vous le savez. Car c’est essentiellement de cela qu’il s’agit : offrir à vos « débatteurs », une alternative, une cause et un projet à défendre; plutôt que de continuer à moudre du grain dans le vide. On ne peut indéfiniment débattre pour « conscientiser », car la conscientisation a besoin d’action pour prendre forme, se nourrir et convaincre les incrédules.
    Bonne chance et Cordialement.




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  • Hamma
    1 septembre 2009 at 13 h 22 min - Reply

    Salam à toutes et à tous.

    Comme le dit le frère Seddiki Saïd, il ne faut pas faire l’amalgame entre la France révolutionnaire et la France coloniale, celle-ci a trahie l’idéologie de l’autre, expansionisme colonial oblige.

    L’Algérie a connu sa propre révolution, celle menée contre l’occupant français de 1830 à 1962, mais comme le dit Mr.Rouadjia, cette révolution n’a été menée qu’à moitié car après 62, la relève n’était plus assurée pour la mener à son terme en chassant l’autre occupant, celui qui menait la révolution de salon depuis le Caire, Tunis et Rabat.

    Fraternellement!

    Salam




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  • Said
    1 septembre 2009 at 13 h 43 min - Reply

    Bonjour tout le monde

    Je constate que beaucoup de participants connaissent un peu de l’histoire de la France. Beaucoup de nos concitoyens ne veulent pas se referer à cette Histoire pour des raisons de …. colonialisme.

    Moi je souhaite que d’aucuns fouillent notre memoire d’avant 1830 d’abord, et nous rapportent quelq faits historiques : comment l’algerie est-elle gouvernée dans ce temps et avant ?

    Existait-elle en tant que nation avec son territoire son peuple son état ?

    de 1830 à 1954 l’état algerien n’existait pas. C’est une grande parenthèse historique qu’il faut décortiquer à part.

    Avant 1830, c’etait les Ottomans (dynastie identique à celle mise en place par le FLN aprés 1962)

    L’histoire nous a appris que les frontières ont été tracées par le colonialisme français ??
    Donc , toute l’afrique du nord était un seul « espace », gouvernée par des dynasties theocratiques locales ou régionales : c’est aussi une période de reference pour nous.

    Ensuite il y’a l’autre réference, d’avant l’islam : les rois berberes (numides) qui ont gouverné l’afrique du nord : Massinissa, Juba etc ….

    Viendra ensuite la « nouvelle gouvernance » de 1962 à ce jour.

    Alors que les historiens veuillent bien nous éclairer sur NOS references historiques pour en prendre exemple.
    Si la période anté-islamique reste obscure, contentons-nous de la période islamique à partir du 6ième siècle : c’est celle-là qui devrait nous servir de réference : Qu’on nous dise comment a évolué le systeme politique du 6 ième au 19 ième siècle. Avons-nous des references démocratiques de cette période ?
    Comment le pouvoir a évolué depuis les 4 premiers califes jusqu’à l’aube du 19 siècle (la colonisation). ?




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  • radjef said
    1 septembre 2009 at 14 h 11 min - Reply

    @ Seddiki Kaci bonjour à vous et bonjour à tous les amis internautes. Saha ramdankoum.Dans le noyau du CRUA, il n’y avait pas un seul universitaire. De même parmi les six et les neuf, il n’y avait pas non plus d’universitaires.Nos intellectuels n’ont pas été ecartés;ils ont fui leurs responsabilités. Ils ont brillé par leur demission; leur conformisme. Je vais vous raconter ce passage d’Ali Zammoum sur un avocat de Tizi aux premiers jours de novembre 1954: »Krim nous a demandé de contacter l’avocat….à Tizi .Bien sur avec Mellah, Ouamrane, Moh Touil et bien d’autres camarades, nous l’avons contacté et sollicité son aide financiere. Non seulement ce dernier à refusé de nous aider, mais il nous a traité de bergers et d’affamés(…) Cet avocat est devenu un membre influent du FLN à Tunis à partir de 1956″.Y a t-il des intellectuels dans notre pays, sachant qu’un universitaire prefere l’exil que de se mettre au service du peuple, de traduire les ressentiments légitimes de la societé…Ailleurs les intellectuels sont le sel de la vie, ils sont les eclaireurs de la societé…Au sein des formations politiques, ce sont les etats majors de ces partis qui chassent les universitaires et non le DRS. Quand un parti politique sponsorise un handicapé mental, un candidat de la police aux éléctions locales et générales, au lieu de faire la promotion d’un universitaire, sommes nous en presence de partis politiques peuplés d’intellectuels?




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  • BRAHIM
    1 septembre 2009 at 19 h 40 min - Reply

    @said : tu dis « si la période antéislamique reste obscure, contentons-nous de la période islamique à partir du 6ième siècle : c’est celle-là qui devrait nous servir de référence  » . Moi je ne suis pas étonné que tu nous ai donné TA solution. Dans l’école du FLN que tu as fréquenté, l’Algérie n’existe pas avant 1830. Cher ami @saîd , surf sur internet, renseigne toi, demande à tes amis qui sont à l’étranger de t’envoyer des livres sur l’histoire du « maghreb » (ou la Numidie si tu veux bien) . Tu seras étonné de la vaste histoire de ton pays depuis avant les romains jusqu’au début de la colonisation française en 1830. Après ces lectures, j’espère que tu ira chez TONTON Belkhadem (puisque c’est le dernier des Mohicans) et demande lui pourquoi le FLN ne veut pas et ne voudra jamais t’apprendre l’histoire de ton pays. Avec tout mon respect.




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  • AMOKRANE
    1 septembre 2009 at 20 h 51 min - Reply

    bonsoir même si je risque d’être hors sujet mais depuis hier une drôle d’impression : LE CONFLIT DE CIVILISATION (promulgué dans les bureaux de la C.I.A) de SAMUELL HINTINGTON me semble dater de bien avant cet auteur même si quelques amis marxistes qualifient ce choc inventé d’oeuvre du diable.En tous cas ds notre monde actuel les valeurs universelles heurtent les valeurs de telle ou telle religion. Vos commentaires éclairciront peut être tout cela BIEN A VOUS SAHAFTOURKOUM




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  • Mohsen
    2 septembre 2009 at 0 h 05 min - Reply

    @ Saîd ..
    « Je constate que beaucoup de participants connaissent un peu de l’histoire de la France. Beaucoup de nos concitoyens ne veulent pas se référer à cette Histoire pour des raisons de …. colonialisme. ».
    / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / /
    En effet. A commencer par vous-même. Et, si « beaucoup de nos concitoyens ne veulent pas se référer à cette « Histoire » , c’est tout simplement qu’elle n’est pas la notre. Que l’histoire officielle est tout simplement menteuse. Et que le mythe de la Révolution française est à inscrire au registre des pages les plus noires de l’histoire de l’humanité.
    Je vous suggère, au sujet du colonialisme français en Algérie et ailleurs, de vous référer au discours à la Chambre des députés, du sinistre et raciste homme d’affaires véreux, affameur du peuple français, Jules FERRY. Dès 1871, Karl Marx l’avait repéré, et trace de lui un portrait en quelques lignes, dans « La guerre civile en France » :
     » Jules FERRY, avocat sans le sou avant le 4 septembre, réussit comme maire de Paris pendant le siège, à tirer par escroquerie une fortune de la famine. Le jour où il aurait à rendre compte de sa mauvaise administration serait aussi celui de sa condamnation.  »

    Jules FERRY, « père de l’enseignement laïque » qui ne veut pas d’une école confessionnelle., sera ministre des Affaires étrangères et des colonies entre 1883 et 1885.
    Débats parlementaires, 28 juillet 1885. Cité dans : Le nationalisme français, Raoul Girardet, Ed. Seuil, 1983 . Texte complet : Site de l’assemblée Nationale.
    Extraits :
     » Races supérieures et races inférieures ».
     » Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement que les races supérieures ont un droit sur les races inférieures ». (… ).
    « Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures. »(…)
     » qu’il faut autre chose à la France : qu’elle ne peut pas être seulement un pays libre ; qu’elle doit aussi être un grand pays, exerçant sur les destinées de l’Europe toute l’influence qui lui appartient, qu’elle doit répandre cette influence sur le monde, et porter partout où elle le peut sa langue, ses mœurs, son drapeau, ses armes, son génie. « .

    Note : Sur les « races inférieures », voir aussi Victor Hugo , Paul Bert, Pierre Larousse .(www.contreculture.org ).

    Résumons nous. Le triomphe de la Révolution française, chef d’oeuvre des « Lumières », caractérisé par l’affranchissement de l’homme vis à vis de ses anciennes croyances et de sa soumission à Dieu, devait à « coup sûr » instauré le règne de la paix, de la civilité et de la compréhension des peuples. Qu’en est-il en réalité ?

    LA TERREUR JUDICIAIRE– LA REVOLUTION CONTRE LES DROITS DE L’ HOMME.
    Le tribunal révolutionnaire, archétype des juridictions d’exception , le comité de sûreté générale, précurseur des polices politiques, la loi des suspects, modèle de toutes les proscriptions et de tous les massacres pour tare de naissance, de religion ou de pensée , le populicide de la Vendée , premier génocide idéologique, que préface le procès et l’exécution du Roi Louis XVI et de la Reine Marie Antoinette, sont l’armature institutionnelle, matrice du terrorisme d’Etat. Ainsi, la Révolution française a-t-elle institué et expérimenté , en violation des principes qu’elle avait déclarés en 1789 , les prototypes de toute terreur révolutionnaire, colonialiste, communiste, impérialiste que le XXe siècle allait connaître.
    Ce XXe siècle des horreurs, allait infliger un cinglant démenti à cette mythologie des « Lumières » savamment entretenue. Les Maréchaux de France, tel le Duc de Bourmont, allaient s’illustrer de manière sanglante et éradicatrice, lors de la conquête de l’Algérie. Le Bolchévik Léon TROTSKY, Lénine, Staline et leurs épigones s’autoriseront de son EXEMPLE comme d’une REFERENCE ou d’un ALIBI.
     » La TERREUR n’est autre chose que de la justice prompte, sévère, inflexible », proclame ROBESPIERRE.  » La justice, écrit Lénine au commissaire du peuple à la Justice, ne doit pas supprimer la TERREUR, mais la fonder et la légitimer clairement « .

    Ainsi, nous comprenons mieux, pourquoi et comment ces illusions funestes des idées révolutionnaires de 1789, ont pu aveugler « l’élite intellectuelle » des nations occidentales, jusqu’à lui faire cautionner les régimes les plus meurtriers de l’histoire. Si on remonte aux racines de ce processus, on met en évidence la troublante similitude entre les massacres de la Révolution française et toutes les exterminations idéologiques qui ont suivi.

     » La TERREUR a été le legs fatal de l’histoire de France  » – Edgar QUINET ( La Révolution, 1865 ).

    Source :
    Livres :
    — 1 / LA TERREUR JUDICIAIRE– LA REVOLUTION CONTRE LES DROITS DE L’HOMME.
    Par, Jean Marc VARAUT, avocat, philosophe du droit, auteur de plusieurs ouvrages dont : Le Droit au droit , Le possible et l’Interdit , Le Droit au juge .
    Edtions PERRIN – 1993.
    — 2 / La responsabilité de la culture occidentale dans les massacres du XXe siècle.
    Par, Eugenio Corti – Editions L’ Age d’Homme. Novembre 1998.
    — 3 / COLONISER– EXTERMINER. Livre recommandé . D’Olivier La Cour Grandmaison . Editions Fayard.
    La violence coloniale n’était pas un épiphénomène qui aurait pu être évité : elle était constitutive du système.
    —4 / site à consulter : http://www.contreculture.org

    Wa saha siyamkoum , wa Ramadan moubarak.




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  • M.AMEUR
    2 septembre 2009 at 0 h 50 min - Reply

    Ecrire sur le Révolution française pour évoquer l’ordre révolutionnaire en France comme en Algérie n’est pas admit comme vision historisiste, car l’histoire ne se répète jamais. il est certain que certains intellectuels comme Rouadjia et d’autres, notamment de notre élite classique ne veulent pas voire l’histoire à travers un oeil critique. Celle-ci est souvent interprétée par rapport à ce que dégage le pouvoir politique sans qu’il ait une vision beaucoup plus sérieuse qui anime le débat réel pour enrichir ce dernier. Ce qui a creusé en effet le fossé dans la conscience commune sans que l’élite organique le fasse. par ailleurs, parler de l’Algérie, c’est évoquer le débat entre Algériens. De ce fait, ce même débat est absent de manière à ce qu’on arrive à trouver l’astuce nécessaire pour débloquer ce lien commun qui a couté cher à l’Algérie à travers son histoire, proche ou lointaine. De même, on est loin d’évoquer ce qui nous unit à travers le dialogue, l’amour et le patriotisme. De là s’inscrit un processus plus plus large que possible pour contenir les contradictions du système, réformer les institutions et encourager les initiatives. C’est une forme de dialogue purement social auquel il faut soutenir pour que notre pays trouve, au-delà de la stabilité et la paix, le progrès et la prospérité. Enfin, il faut cibler le débat politique sur l’avenir du pays, si on veut lui éviter, à long terme, le prolongement de cette crise qui plaque le notre par rapport à ce qui se passe dans le monde.




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  • depassage
    2 septembre 2009 at 0 h 55 min - Reply

    @djamel
    En somme vous voulez nous dire par d’autre termes « el islam houa el hell » l’islam est la solution.
    Comme tu le sais des freres en religion ont mis en pratique ce slogan et tu sais ce que cela nous a coûté. Le sujet traite de la socilogie politique , tenons nous à ça.
    zadak allahou imanene.




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  • Brahim YOUNESSI
    2 septembre 2009 at 10 h 42 min - Reply

    Bonjour,

    Mohsen est érudit. Je veux tout simplement signaler les textes de Marx et Engels rassemblés dans « Marxisme et Algérie » dans la collection de poche 10/18, 1976, n° 11O6. Ces deux révolutionnaires ont apportés un soutien incontestable à la colonisation française en Algérie, préférant la « modernité » coloniale à la féodalité des « indigènes ».
    BY




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  • Said
    2 septembre 2009 at 11 h 50 min - Reply

    @MOHCEN

    Il me semble que le debat n’est pas de dévoiler les avatars de la révolution française (vous citez J.FEERY, nous en avons des J.Ferry , vous n’avez qu’à parcourir la presse et écouter la rue sur les frasques de nos ministres !).
    Le debat a commencé par la question « que faire dans notre situation actuelle » pour arriver à un état de droit ? Comment pourrons-nous nous debarasser de nos « jules ferry » ? A mon avis c’est pour ça que la révolution française a été citée comme exemple, exemple d’ACTION contre les feodaux.
    Autrement dit, les references historiques existent. Il faut les etudier, oui, car l’Histoire officielle est falsifiée.
    En parlant de la période 6ième -19ième siècles, je voulais qu’on me dise s’il y avait un systeme politique de reference (sachant que la lutte pour le pouvoir a toujours été le principe de gouvernance) qui puisse nous servir d’exemple.
    ar tufat !




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  • Said
    2 septembre 2009 at 12 h 14 min - Reply

    @Brahim

    j’ai dit que : l’état algerien n’existait pas entre 1830 et 1954 (relisez mon post)

    Au contraire je voulais qu’on parle de la période d’avant 1830 pour essayer de dénicher un exemple de  » révolution démocratique  » .

    @ Djamal

    Dites-nous, svp, comment s’est transmis le pouvoir dans la OUMMA, depuis OMAR IBN KHATTAB, jusqu’au DEY HUSSEIN. Ne sommes -nous pas sur la bonne voie ?




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  • djamel
    2 septembre 2009 at 17 h 07 min - Reply

    @depassage…..

    je ne vois pas pourquoi je me priverai de dire que AL-ISLAM HOUA AL HALL…je n’ai jamais ete partisan de solutions radicales…Mon intervention a consiste a denoncer ce FAFISME PENSANT que nos intellectuels en tres grande majorite venerent en faisant de la revolution Francaise , une icone de l’histoire de l’homme pensant et libre….
    Je regrette mais c’est toujours la meme musique des qu’il s’agit de parler de solution du terroir national….Aucun peuple ne peut fonder sa liberte et son projet de societe sur une base ideologique de pensee importer d’ailleurs. Le refus instinctif du rejet du FAFISME PENSANT est legitime, 50 ans apres notre independance nos intellectuls continuent de lecher la BOTTE CULTURELLE FRANCAISE a croire que le monde culturel et philosophique est ne a Paris……Des que vous vous demarquer d’un auteur FAFISTE vous etes sujets a une violence verbale -rouaidjia- et etiquete comme hypocyte ou autre….
    Le message ISLAMIQUE est un message de paix, il n’existe pas d’ecrits islamiques parlant de RACE INFERIEUR OU DE RACE SUPERIEUR….Je salue MOHSEN pour ses mises au point oh combien utile a ceux qui sont devenus amnesique et qui voient en FAFA le SEIN CULTUREL NOURRICIER DE LA PENSEE ET DE LA LIBERTE DE L’HOMME ….
    TAKABALLA ALLAHOU SAYAM ALMOUAMININE
    AMINE




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  • Seddiki -Kaci
    3 septembre 2009 at 18 h 27 min - Reply

    Mr Radjef Said, bonjour,
    Il me semble qu’une erreur s’est glissée dans votre narration relative à cet avocat froussard: Moh Touil (Hammouche Hocine de son vrai nom) ne pouvait pas être présent .Il se trouvait déjà en prison avec Mohand Said Mazouzi et tant d’autres .
    Saha Ramadhan koum . K.S.




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  • Mohsen
    4 septembre 2009 at 13 h 46 min - Reply

    @ Brahim Younessi

    Je ne suis pas un « érudit » et ce qualificatif élogieux me gène. Je suis plutôt un esprit curieux, un amoureux de la Vérité , d’une rigueur intellectuelle des plus intransigeantes. J’ ai en sainte horreur les quidams qui sont subjugués par les anciens « maîtres » des colonies . C’est là, ma ligne de rupture non négociable.
    J’ai effectivement de solides connaissances livresques émanant de ceux qui savent de quoi ils parlent et, surtout , produisent à l’appui de leurs assertions, des faits et documents incontournables.
    Cela est tellement vrai, que ces journalistes-écrivains d’investigation, ces historiens, ces universitaires diplômés ne sont pas en « odeur de sainteté » auprès des grands médias qui opèrent de manière malhonnête en les frappant d’ostracisme, en les réduisant au silence, en les bannissant par des procédés antidémocratiques qui déshonorent leurs auteurs. Certains « philosophes » médiatiques, des associations et autres ligues de « vertu » , s’érigent en censeurs et se livrent à un terrorisme intellectuel en livrant à la vindicte populaire tous ceux qui ne se conforment pas à la « pensée unique » et au « politiquement correct « . Le pénal, des procès longs et coûteux, assortis de lourdes sanctions financières, sont le lot de ces infortunés intellectuels et dont certains d’entre-eux, sont réduits à une misère matérielle et , quelque fois à l’exil. C’est cela aussi, la « liberté », « l’égalité » et la « fraternité » .

    J’aime tout particulièrement les citations des « grands hommes de la République » qui sont révélateurs d’un état d’esprit constitutif d’un système implacable qui ne s’embarrasse pas de sentiments pour instaurer sa vision d’un « nouveau monde » en remplacement de l’ancien par une politique de la « table rase ». En voici, un beau spécimen, à « apprécier  » sans modération,comme il se doit :

    De Georges CLEMENCEAU ( en 1891) :
     » J’approuve tout de la Révolution ( de 1789, bien sûr ! ). J’approuve les massacres de Septembre, les « noyades » de Nantes, les « mariages républicains » où les « vierges » (1) accouplées à des hommes, par une imagination néronienne , avant d’être jetées dans la Loire, avaient à la fois l’angoisse de la mort et la souffrance de la pudeur outragée. J’approuve les horreurs de Lyon, où l’on attachait les ENFANTS à la gueule des canons, et les égorgements des VIEILLARDS de plus de quatre-vingt-dix ans et de JEUNES FILLES à peine nubiles. Tout cela forme un bloc « glorieux » et je défends qu’on y touche. Je défends que , sur un théâtre qui dépend de l’Etat , un dramaturge illustre vienne , après plus de cent ans révolus , prononcer une parole de pitié , qui serait un « outrage » aux « mânes augustes » de ROBESPIERRE et de MARAT « .

    Cet « hymne » à la « gloire éternelle » du mythe de la Révolution de 1789, « phare » de l’humanité et nouvelle religion de « l’Etre suprême » , scelle du sceau de l’infamie ( ou du crime contre l’humanité selon le « révolutionnaire » Gracchus Babeuf qui en a perdu sa tête, le pauvre ! ).

    Pour clore cette critique sur l’une des pérodes les plus sanglantes de l’histoire, cet autre regard porté sur le mythe fondateur de la Révolution française , je recommande un livre récent qui analyse d’une manière objective les tenants et les aboutissants de cette période décisive de l’histoire de France . Cet ouvrage n’entend pas « noircir » des faits qui témoignent par eux-mêmes. Cette violence inouïe – qui pourtant se réclamait des Lumières – produisit une onde de choc telle qu’elle devait s’étendre sur plusieurs générations.

    Titre :  » Le livre noir de la Révolution française » .
    Collection  » l’histoire à vif  » / 882 pages.
    http://www.editionsducerf.fr/html/fonction/contact/contact.asp

    Note : (1 ) Les vierges : des religieuses sans défense . Il ne faut pas oublier que cette idéologie est
    anti-cléricale et opposée à toute religion révélée.

    Wa saha siyamkoum wa Ramadhan moubarak.




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  • depassage
    4 septembre 2009 at 15 h 23 min - Reply

    @djamel
    Un petit regard sur le parcours des premiers hommes qui ont lancé la glorieuse revolution de novembre , vous fera remarquer que tous sans exception sont plus proches des idées de la revolution francaise que d’autres choses.
    Alors ne vous prenez pas pour le nombril de la sagesse , et arretez de noyer le debat dans une pensée qui n’existe pas.
    La revolution francaise à été en depit de ses erreurs le plus grand moteur de l’evolution de l’humanité depuis son avenement. Vous ferez mieux de revisiter l’histoire de la politisation de l’islam depuis la bataille de siffine , en passant par la naissance des inombrablbles sectes ,du despotisme des khalifs ommeyades , Abbassides, les mammelouk et l’empire ottoman. Vous verrez tout n’a pas été rose, en depit des opportunités offertes par une religion de paix et de fraternité. Pourquoi?.
    L’absence de democratie , et le suffrage voilà tout mon ami. Et cela est indeniablement un apport de la revolution francaise.Souffrez de l’accepter.
    salutations .




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  • BRAHIM
    4 septembre 2009 at 19 h 41 min - Reply

    @Said, oui je suis d’accord avec toi, mais j’ai l’impression que ce qui t’intéresse toi c’est la période qui débute après la naissance du prophète (QLSSSSL), mais avant le prophète la numidie existait , non ??? !!!!




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  • Said
    6 septembre 2009 at 11 h 42 min - Reply

    @Brahim

    ce que je voulais, c’est demander aux défenseurs de l’islamisme de nous dire si nous devions prendre pour exemple les « methodes » de transmission du pouvoir comme ça se passait depuis 14 siècles.

    La démocratie (occidentale ) est KOFR pour les islamistes, alors il faut faire comme les omeyades , les abbassides , …. les ibn saoud.

    La « famile » la plus forte s’accapare le pouvoir pour des decennies (des siècles meme ), jusqu’à ce qu’une autre famille encore plus forte, la detrone etc … et le reste devrait faire allégence ou mourir.

    il est vrai que nous sommes en 1430, nous avons encore plus de 6 siècles de retard à combler.

    saha ftourkoum




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  • Congrès du Changement Démocratique