Édition du
24 March 2017

Les vérités de Tariq Ramadan

RamadanEl Watan 29 août 2009

Connu pour ses sorties médiatiques controversées, l’intellectuel Tariq Ramadan est l’un des islamologues les plus influents à l’heure actuelle. Il revient dans cet entretien accordé à El Watan Week-end sur le terrorisme et les fetwas en Algérie et sur sa vision de l’Islam face au monde actuel. Le petit-fils de Hassan El Banna remet également les pendules à l’heure quant à sa rupture avec la municipalité et l’université Erasmus de Rotterdam, aux Pays-Bas.

En Occident, on vous appelle « l’intellectuel musulman » ou le « porte-parole de l’Islam de France des communautés ». A quelle étiquette vous répondez le plus ?

C’est en France que l’on m’appelle ainsi, pas en Occident. Les qualificatifs changent selon les pays : la France a un problème avec ce que je représente et cela est dû en partie au traumatisme non dépassé de sa relation avec l’Algérie colonisée, les Arabes et l’Islam qui résistent à l’assimilation. Quant à moi, j’essaie de penser l’Islam en étant fidèle à son essence tout en faisant face à l’époque contemporaine. Je n’envisage pas non plus ma fonction de professeur d’université sans un engagement pour la dignité, l’égalité et la justice : un intellectuel engagé en somme.

Que pensez-vous de la vague des nouveaux penseurs de l’Islam. Où vous situez-vous au juste ?

C’est encore la France qui les définit ainsi et je n’aime pas les qualificatifs distribués par ceux qui veulent nous imposer « le bon Islam » avec un regard sur les textes qui soit dénie au Coran son statut de « Parole révélée », soit promeut un « soufisme new look » où le corps du rituel est dissous dans une spiritualité sans exigence. Je ne participe pas à cette entreprise et je suis dans un débat critique avec certains de ces « nouveaux penseurs » qui nous présentent, sur la question de l’interprétation du Coran, des choses soi-disant « nouvelles » et qui ont été dites il y plus de sept siècles. Ce qui est « nouveau » s’apparente parfois à l’ignorance de traditions anciennes et très riches dans le commentaire du Coran, des fondements du droit et de la jurisprudence (usûl al fiqh).

Quelle distinction faites-vous entre Islam et islamisme ?

L’Islam est la religion à laquelle adhèrent les musulmans. Il y a un seul Islam et plusieurs interprétations, écoles et courants qui sont acceptés car ils respectent les fondements immuables de l’Islam. L’islamisme est un courant qui met en avant la dimension sociale et politique des enseignements islamiques : il y a différents courants islamistes également, des réformistes légalistes aux littéralistes, non violents ou violents.

En Algérie, un nouveau phénomène consiste à demander une fetwa comme approbation à un imam avant d’entreprendre chaque projet, qu’il soit d’ordre professionnel ou même privé. Comment expliquez-vous cela ?

C’est une mauvaise compréhension de l’Islam doublée d’une obsession du droit, du « halal » et du « haram ». Tout cela dénote un manque de confiance et de connaissance de plus en plus répandu parmi les musulmans. On verse dans une superstition malsaine où l’on pense se protéger avec des techniques et des avis sans vivre avec son cœur l’essence de la foi.

L’Algérie, d’après vous, est-elle sortie d’affaire après les épreuves du terrorisme qu’elle a vécues ou est-elle encore menacée ? Et qu’a-t-elle de particulier par rapport aux pays qui souffrent de l’avancée de l’islamisme violent ?

Votre histoire récente a été traumatisante. Il faudra du temps mais la société algérienne a fait preuve d’une force et d’un sens de l’honneur que son histoire avait déjà révélés. Aucune société n’est à l’abri de l’extrémisme violent auquel il faut évidemment s’opposer. L’Algérie doit continuer à travailler sur les causes du processus de radicalisation violente : plus d’éducation (notamment des femmes) et plus de transparence démocratique avec une armée qui doit savoir respecter les institutions de la nation.

Qu’est-ce qui a réellement changé dans le monde après les attentats du 11 septembre 2001 ?

L’image de l’Islam et des musulmans a changé. Nous sommes devenus « internationalement » sur la défensive, en mode « justification ». Nous devons sortir de ce piège et nous réconcilier avec l’essence de l’Islam et son message universel.

Quelle est la motivation qui conduit aujourd’hui des musulmans radicaux à commettre des attentats suicide (« opérations martyr ») ? Quelle est la responsabilité des communautés musulmanes face à ces développements ?

La motivation affichée est de frapper « l’ennemi » sur son terrain et d’espérer pousser l’Occident à changer de politique vis-à-vis des sociétés majoritairement musulmanes. Ce que les musulmans doivent faire, en Occident ou ailleurs, c’est d’affirmer qu’on ne peut justifier le meurtre des innocents : les résistances à l’injustice sont légitimes mais les moyens utilisés doivent répondre à une éthique stricte.

Comment peut-on surmonter cette crise ? Quel rôle pourraient y jouer les musulmans d’Europe ou d’Amérique ?

Les musulmans doivent tenir un discours clair et audible. Non pas pour « faire plaisir » à l’Occident mais par cohérence personnelle et sens de la responsabilité. Il s’agit de comprendre, d’expliquer et de mettre en perspective : les condamnations ne sont pas de même nature et il ne faut pas accepter les généralisations. La résistance palestinienne est légitime même si on n’est pas d’accord sur les moyens utilisés et cela n’a rien à voir avec les actions de ceux que l’on identifie sous « al Qaïda ». Il faut comprendre, expliquer et déconstruire, sans justifier. Comprendre n’est pas justifier : il faut nécessairement comprendre pour dépasser alors que justifier c’est au contraire adhérer.

On parle de moderniser l’Islam. Quelle est votre position ?

Dans mon dernier livre, La Réforme radicale, éthique islamique et libération, j’ai consacré un chapitre au concept de réforme. L’Islam n’a pas à « se réformer », c’est l’esprit et l’intelligence des musulmans qu’il faut faire évoluer et réformer.

L’Islam a-t-il une place dans le monde ? Est-il susceptible d’expansion ?

Bien sûr. L’Islam a toute sa place dans le monde. Il importe que les musulmanes et les musulmans en deviennent les témoins confiants et responsables. L’expansion n’est pas importante : c’est la qualité qui doit prévaloir pas la quantité. L’intention et la bonté des cœurs valent davantage que le nombre des corps.

Y a-t-il un avenir pour le mouvement féministe dans le monde musulman ?

Depuis vingt ans, je me bats pour l’émergence d’un mouvement de femmes et d’hommes qui, au nom de l’Islam, luttent contre les interprétations réductives des littéralistes et les projections machistes de ceux qui confondent religion et culture. On peut l’appeler « féminisme islamique » ou « émancipation des femmes musulmanes », il convient de définir les termes. Ce qui est clair, c’est que les communautés musulmanes à travers le monde ne garantissent pas les droits légitimes des femmes musulmanes et qu’on ne peut accepter ces discriminations.

Comment peut-on encourager l’ijtihad ou la recherche face au radicalisme religieux ?

Mon livre La Réforme radicale traite exactement de ce sujet. Je pense que nous n’arriverons à rien si nous ne réunissons pas les uléma des textes et les uléma du contexte (sciences exactes, expérimentales et humaines) dans des plateformes où ils peuvent produire une éthique appliquée spécifique à chaque domaine. Dans mon livre, je parle de la médecine, des arts, de la culture, de l’économie, de l’écologie, des femmes, de la politique, etc. Les défis sont importants et nombreux.

Pensez-vous que votre intervention sur Press TV est la seule cause de votre limogeage de Rotterdam ?

Ce n’est qu’un prétexte. Comme on peut le lire sur mon site (www.tariqramadan.com), plus de trente professeurs et chercheurs ont critiqué cette hypocrisie dans les medias néerlandais. La société hollandaise va mal et le mouvement politique qui est en passe de devenir le premier pôle politique du pays a à sa tête Geert Wilders qui compare le Coran au Mein Kampf de Hitler. Je ne me laisserai pas faire, c’est une question d’honneur.

Bio Express
Tariq Saïd Ramadan est un intellectuel et universitaire suisse d’origine égyptienne né le 26 août 1962 à Genève. Son grand-père n’est autre que Hassan Al Banna, fondateur des Frères musulmans égyptiens. Ramadan a fait ses études à l’université de Genève (littérature française -philosophie) et est docteur ès lettres en islamologie-arabe. Il a poursuivi et approfondi ses études en sciences islamiques au Caire (1992-1993). Il a occupé plusieurs postes dont professeur d’islamologie au Classic Department de l’Université de Notre Dame (Indiana, Etats-Unis) et Luce Professor au Kroc Institute. Il est engagé depuis plusieurs années dans le débat concernant l’Islam en Europe et dans le monde. Il est actuellement Senior Research Fellow à l’université d’Oxford (St Antony’s College, Grande-Bretagne).

Par LamiaTagzout


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13 Commentaires sur cet article

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  • staify
    29 août 2009 at 19 h 27 min - Reply

    Salam aleykoum

    Chers administrateurs, j’aimerais savoir ce que vous pensez de T. Ramadan ?




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  • admin
    29 août 2009 at 22 h 27 min - Reply

    Personnellement, j’en pense le plus grand bien.
    Cet homme que j’ai eu l’occasion de rencontrer à Paris est, à mon humble avis, l’idéal même de l »intellectuel musulman, dans une dimension universelle qu’il adapte à ses croyances et à ses valeurs sociales intrinsèques plutôt que de se laisser phagocyter tout cru.
    Parce que Tarik Ramadhan est empli de sa propre identité et qu’il n’a pas besoin de jouer le rôle du « bon sauvage ».

    D’une intelligence très vive, rompu à la dialectique, Tarik Ramadhan parvient à convaincre et à rassurer, non pas parce qu’il est éloquent et bel homme, ce que ses détracteurs mettent toujours en avant, mais parce qu’il a l’esprit clair, et qu’il est intellectuellement honnête.
    Il est presque persona non grata dans les medias français, parce que les cercles qui y conditionnent les opinions craignent que ce brillant intellectuel ne parvienne à dissiper les malentendus majeurs qu’ils ont eux même contribué à installer dans les mentalités, à force de manipulations en tous genres.
    Il va sans dire qu’ils préfèrent laisser parler ceux dont le discours véhicule les représentations rébarbatives incrustées dans le marbre des opinions publiques françaises, ou d’autres qui se prêtent à une sorte de mimétisme ridicule qui n’honore ni l’islam, ni les valeurs judéochrétiennes dans lesquels ils tentent de se glisser.
    Mais Tarik Ramadhan ne dérange pas seulement les milieux qui gèrent la propagande anti-islam et qui agitent l’épouvantail du « péril vert ». Il est tout aussi vilipendé par les « marchands du temple » islamique qui voient d’un mauvais oeil sa vision libératrice et ijtihadiste d’un monde musulman que ses Oulémas enfoncent dans le littéralisme, plus qu’ils ne se conforment à l’esprit et à l’éthique d’un islam qui a su, en d’autres temps, illuminer la face du monde.
    Cordialement
    D.Benchenouf




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  • un observateur
    30 août 2009 at 2 h 40 min - Reply

    il est dommage d’avoir le privilège d’interviewer un esprit si distingué, si subtil et si cultivé et de gacher cette occasion faute d’avoir préparer un questionnaire pertinent à l’enchainement logique et au but clair. le journaliste pose des « questions » tout azimuth sans aucune cohérence ni unité de thème, et connaissant la sagacité de l’interviewé, je doute fort que les réponses (trop lacunaires)retranscrites soient vraiment les siennes!
    je sais qu’il ne faut pas attendre d’un quotidien généraliste qui priviligie l’actualité, un entretien fouillé sur la pensée de Ramadan par Ramadan, mais justement n’etait il pas plus judicieux de commencer conformémant à l’actualité par la dernière question ( sur sa récente éviction hollandaise) pour ensuite enchainer sur les autres sujets? bref , un travail baclé qui donne mal à la tête et nouslaisse sur notre faim.




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  • Said Roger
    30 août 2009 at 7 h 36 min - Reply

    Saha ftourkoum à tous,

    J’ai toujours apprécié la clarté, la justesse et l’objectivité de cet intellectuel musulman. Dommage qu’il n’y aurait point quelques dizaines comme lui dans le monde, spécifiquement, en dessous de l’âge de la cinquantaine.
    Si c’était le cas – et il le sera un jour -, une « nahda » ou une renaissance moderne de la religion musulmane deviendrait incontestable et incontournable dans la marche du monde à l’aube du XXI ème siècle, mais hélas, son chemin semble de plus en plus cahoteux et encore long à parcourir.

    Ce que je retiens d’important dans cette interview et qui interpelle tout le monde islamique, ce sont bien évidemment les questions et les réponses suivantes :

    – On parle de moderniser l’Islam. Quelle est votre position ?

    « L’Islam n’a pas à « se réformer », c’est l’esprit et l’intelligence des musulmans qu’il faut faire évoluer et réformer ».

    – Comment peut-on encourager l’ijtihad ou la recherche face au radicalisme religieux ?

    « Je pense que nous n’arriverons à rien si nous ne réunissons pas les uléma des textes et les uléma du contexte (sciences exactes, expérimentales et humaines) dans des plateformes où ils peuvent produire une éthique appliquée spécifique à chaque domaine. Dans mon livre, je parle de la médecine, des arts, de la culture, de l’économie, de l’écologie, des femmes, de la politique, etc. Les défis sont importants et nombreux ».

    Sachant heureusement que l’Islam est dépourvu de clergé par sa nature, son essence et sa doctrine spirituelle, un semblant de « clergé politique » fut créé le 25 septembre 1969 qui regroupe 57 États membres non démocratiques à ce jour, incluant l‘Algérie qui fut un membre fondateur. L’organisation intergouvernementale en question est bien entendu l’OCI (Organisation de la conférence islamique) qui possède même d’une délégation permanente aux Nations Unies et d’un siège situé à Djeddah en Arabie Saoudite. Ce dernier État, non seulement, il s’est accaparé des lieux saints de l’Islam, mais avait tout fait pour maintenir « provisoirement » le secrétariat général chargé d’assurer la liaison entre les États membres et de coordonner leur « actions » dans l’attente de la « libération de Jérusalem ».

    Après moult tergiversations dû aux circonstances et événements politiques de l’époque, et vu la composition des États membres parmi lesquels quelques uns sont des États laïcs et d’autres représentés même par des chrétiens, il aura fallu presque 3 ans pour que l’OCI ponde difficilement une charte à Djeddah laquelle stipule les grands axes de son « action ». Certes des actions pleines de sens, mais jamais appliquées au sens propre du mot. Cela rappelle malheureusement les élaborations de certaines constitutions « démocratiques » de quelques pays membres qui hélas gardent toujours des réflexes despotiques :

    1. Consolider la solidarité islamique entre les États membres;

    2. Renforcer la coopération entre les États membres dans les domaines
    économiques, sociaux, culturels, scientifiques ainsi que dans les autres domaines d’importance vitale et procéder à davantage de consultations entre les pays membres au sein des organisations internationales;

    3. Œuvrer à éliminer la discrimination raciale, et le colonialisme sous toutes ses formes;

    4. Prendre les mesures nécessaires pour consolider la paix et la sécurité mondiale fondées sur la justice;

    5. Coordonner l’action pour sauvegarder les lieux saints, soutenir la lutte du peuple palestinien et l’aider à recouvrer ses droits et à libérer ses territoires;

    6. Consolider la lutte de tous les peuples musulmans pour la sauvegarde de leur dignité, leur indépendance et leurs droits nationaux;

    7. Créer l’atmosphère propre à promouvoir la coopération et la compréhension entre les États membres et les autres pays.

    En plus, pour pousser le ridicule jusqu’à l’extrême et pour montrer bonne figure à l‘occident, l’OCI avait adopté au Caire le 05 Août 1990, pendant l‘invasion du Koweït par l‘Irak, une déclaration des droits de l’homme en Islam, une soit disant adaptation de la déclaration universelle des droits de l’homme selon l’interprétation de « l’époque d’aujourd’hui » de l’Islam. Une adaptation consensuelle par tous les États membres et traduite par une forte imprégnation religieuse et politique, entre autre et en particulier, « la liberté de choisir sa religion et d’en changer ».

    Par ailleurs, le paradoxe de l’OCI, c’est à dire même pas une année auparavant de cette fameuse « déclaration », une réunion extraordinaire des ministres des affaires étrangères de 44 pays membres condamnait le livre des versets sataniques, mais se bornaient à exiger l’interdiction du livre, à recommander l’adoption « de la législation nécessaire à la protection des idées religieuses d’autrui » et à affirmer que l’auteur « est considéré comme hérétique ». Cette position qui semble plus modérée, affirmait de fait leur refus d’admettre que la loi de l’Islam ne puisse s’appliquer dans les États non-musulmans et leur accord d’abandonner Salman Rushdie à la sentence de mort promise aux hérétiques et renégats de la religion musulmane.

    À l’instar du Congrès Juif Mondial, pourquoi il n’existerait pas un Congrès Musulman Mondial ?
    Un congrès apolitique sans aucune interférence doctrinaire ouvert à l’Islam des lumières et qui rassemblerait des Tariq Ramadan, Michel Chodkiewicz, Mohammed Arkoun, Malek Chebel etc… Des hommes imprégnés d’une culture profonde musulmane et d’une intégrité intellectuelle objective loin de la politique et de la corruption des idées renaissantes, lesquelles je pense humblement, pourraient donner de nouveau l’esprit jadis rénovateur de Cordoue.

    Cordialement et fraternellement.
    Said Roger
    Un juif natif d’Algérie.




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  • bol
    30 août 2009 at 11 h 07 min - Reply

    j’ai assisté à qq conférences de Mr.RAMADAN, c’est vrai que c’est qqn qui sait parler et qui sait mobiliser la foule! Bizarrement je n’ai pas pu cerner cet homme, d’un coté son discours est très ouvert et rassembleur, et de l’autre coté quand j’observe les gens qui assiste à ces conférences, par hasard ne sont pas si ouvert s d’esprits!!! je ne comprends pas cette « ramadan mania » .je n’ai rien contre lui par contre je respecte son discours, ce qui me dérange chez ces jeunes hommes et filles qui se bousculent pour assister à ses conférences, c’es qu’ils n’essayent pas de trouver leur chemin mais ils attendent toujours une lumière qui jaillira de mr.ramadan ou autres pour les guider!!




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  • youyou
    30 août 2009 at 16 h 01 min - Reply

    C’est avec les mathematiques, les sciences, la physique, la chimie, la medecine et la recherche scientifique que le monde musulman devienrait une super puissance.

    Les islamistes d’aujourdhui ne feront rien pour developer le monde musulman. Ils parlenent dans le vide, ils encouragent la haine et la violence.

    Vive les sciences Vive la liberte d’expression! Vive la democratie




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  • rachid2
    31 août 2009 at 13 h 16 min - Reply

    J ai beaucoups de respect pour cette homme et j’ aurai bien voulu qu’une question lui aurait été posé sur le role que joue en france notre DALIL BOUBEKEUR , le recteur de la mosquée de paris ….




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  • Mohsen
    1 septembre 2009 at 11 h 09 min - Reply

    Un congrès apolitique sans aucune interférence doctrinaire ouvert à l’Islam des lumières et qui rassemblerait des Tariq Ramadan, Michel Chodkiewicz, Mohammed Arkoun, Malek Chebel etc… Des hommes imprégnés d’une culture profonde musulmane et d’une intégrité intellectuelle objective loin de la politique et de la corruption des idées renaissantes, lesquelles je pense humblement, pourraient donner de nouveau l’esprit jadis rénovateur de Cordoue.

    Ce n’est pas l’Islam qu’il faudrait « moderniser » mais bien d ‘ ISLAMISER LA MODERNITE . En effet, qu’ est-ce que la modernité sinon un OUTIL , un instrument transitoire, fugitif, censé être au service de l’ homme qui lui, reste immuable jusqu’à la fin des temps. AL’Islam est éternel, intemporel , une foi, un sens à la vie, un mode de vie.
    On se débarrasse d’un outil que la société de consommation a rendu « jetable » et obsololète.

    Finissons-en , une bonne fois pour toute avec cet Islam des  » Lumières ».




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  • Mohsen
    1 septembre 2009 at 13 h 36 min - Reply

    @Saîd Roger
    Vous écrivez :
     » Un congrès apolitique sans aucune interférence doctrinaire ouvert à l’Islam des lumières et qui rassemblerait des Tariq Ramadan, Michel Chodkiewicz, Mohammed Arkoun, Malek Chebel etc… Des hommes imprégnés d’une culture profonde musulmane et d’une intégrité intellectuelle objective loin de la politique et de la corruption des idées renaissantes, lesquelles je pense humblement, pourraient donner de nouveau l’esprit jadis rénovateur de Cordoue « .
    -_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_

    Je vous réponds :
    A l’évidence, ce n’est pas l’Islam qu’il faudrait « moderniser » ni  » réformer » (!!!!) mais bien
    d ‘ ISLAMISER LA MODERNITE . En effet, qu’ est-ce que la modernité sinon un OUTIL , un instrument transitoire, fugitif, censé être au service de l’ homme qui lui, reste immuable jusqu’à la fin des temps.
    A l’inverse, l ‘Islam est éternel, intemporel , une foi, un sens à la vie, une finalité en Dieu , un mode de vie.

    Des dérives de la modernité :
    On peut se débarrasser d’un outil ( ex : ordinateur ) que la société de consommation a rendu « jetable » et obsololète. La machine-outil , les innovations scientifiques, source de progrès peuvent , pour le plus grand malheur des hommes, être détourné de leurs objectifs premiers et devenir un instrument de destruction massive ( ex : nucléaire militaire) et provoquer des dégâts considérables et définitifs. La paix entre les hommes, cette quête permanente et angoissée, peut être « confisquée » au profit de quelques-uns, détenteurs de la technologie avancée et, du fait de leur monopole scientifique, exercer une dictature implacable, éradicatrice sur le reste de l’humanité. Nous voyons tous les jours, sur nos écrans éclaboussés de sang, un terrorisme d’ États forts , imposer par le fer et par le feu, leur hégémonique « modernité » devenue entre leurs mains criminelles, un moyen de pression et de domination jamais égalés dans l’histoire des grands massacres des guerres militaires et économiques.

    Le modernisme et la politique :
    Le fait majeur et saillant qui se dévoile sous nos yeux sidérés, est cette volonté politique de certains puissants groupes de pression, de vouloir, même par la force si nécessaire, d’associer l’idéal développé par la philosophie des « Lumières » contre la foi islamique, contre les traditions et avec l’aide de la raison.
    Le MODERNISME, cette idéologie coercitive ) se veut de donner à la raison la légitimité de la domination politique, culturelle et symbolique, REMPLACER DIEU (1 ) ou les ancêtres par une autorité venant de l’homme lui-même.D’où, l’émergence de conflits meurtriers , d’incompréhensions sources de violences inouïes et de haines entre les peuples.

    L’Islam et la polique :
    L’Islam n’est ni une « idéologie » , ni une « doctrine ». mais une Révélation et un Message divins . L’Islam est un ensemble de principes INDISSOCIABLES, politiques, économiques, sociaux-culturelles. Le dogme intangible et non négociable en Islam, est l’ UNICITE de Dieu ( 2 ) et que rien, ni dans l’espace ni dans le temps, ne doit lui être associé. L’Islam est un cadre de vie dans lequel évolue le Musulman, de son berceau à son tombeau. La référence unique , la voie qui doit guider le croyant est le Coran et la Sunna ( l’exemple du Messager Mohammad ). Ce sont là, des vérités immuables depuis 14 siècles et, je suis désolé d’essayer de démontrer l’évidence. Mais, c’est ainsi.

    Esprit de Cordoue.
     » Cordoue l’andalouse (VIIIème au XIIIème siècle), surnommée « Capitale de l’Esprit », reste un modèle quasi-unique de tolérance, de pluralité culturelle et de cohabitation pacifique entre les trois religions monothéistes issues de la même tradition abrahamique: Judaïsme, Christianisme et Islam ».
    Cordoue a constitué un véritable centre de rayonnement de la pensée et de diffusion du savoir dans l’Europe du XIIème et XIIIème siècles. Elle a été le relais en Europe des cultures de la Grèce et de l’Orient et a fait gagner quelques siècles au renouveau de l’Occident. Les étudiants venaient à Cordoue de partout en Europe: France, Angleterre, Suisse, Italie en quête de science. Ils rentraient chez eux pour transmettre le savoir acquis à Cordoue et construire les premières universités dans toute l’Europe. Cordoue attirait aussi les savants, chercheurs et étudiants de l’Orient.
    Certains historiens pensent même que la première Renaissance en Europe n’a pas commencé en Italie au XVIème siècle, mais, au XIIIème siècle, en Espagne » ( 3 ).

    C’est là, la plus belle preuve que, contrairement à la barbarie moderne (colonialismes- impérialismes- deux guerres mondiales-goulags-camps d’exterminations-usage de la bombe atomique-Ingérences…etc), l’ Islam est Miséricordieux, Compatissant , un Soleil qui brille sur l’humanité. Et que les Musulmans n’ont pas à « rougir » de leur héritage historique. Il n’en est pas mois utile de préciser que, comme nous l’enseigne le Coran , nous ré-afirmons avec force et détermination : « à vous votre religion, à nous la notre », « à vous vos oeuvres, à nous les notres » .

    Les drames épouvantables qui auraient pû être évité et que le monde islamique subit dans sa chair,, proviennent principalement du fait que, certains intérêts privés, ne sont pas satisfaits de cette dimension religieuse telle qu’elle est mais telle qu’ils voudraient qu’elle soit . On apelle cela ,un TOTALITARISME.

    Sources et pistes de réflexions :
    -(1) *** Wikipédia-( Modernité )
    *** -www.universalis.fr/encyclopedie

    – (2) Hani Ramadan ( le frère de Tarik ) : L’unicité de Dieu.
    Islam et droits de l’homme. La déclaration islamique universelle des droits de l’homme.
    http://haniramadan.blog.tdg.ch/archive/2008/04/07/islam-et-droits-de-l-homme.html#more

    – ( 3 ) http://www.cordoue.ch ( fondation).




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  • Said Roger
    1 septembre 2009 at 15 h 14 min - Reply

    @ Mr. Mohsen, Ramadan Moubarek.

    « Quand on laisse un livre clos sur une étagère d’une bibliothèque pendant plus de sept siècles, il est certain qu’il serait couvert de poussières, de toiles d’araignées et de détritus, ses pages seraient fragiles, poreuses et pleines d’humidités incapables de se décoller sous peine de tout détruire à jamais.»

    Cette métaphore semble être la plus juste en ce qui concerne la religion musulmane et par rapport à son « ijtihad », lequel hélas s’est estompé depuis Cordoue.

    Par contre, l’Islam en lui même reste le plus fidèle au message intrinsèque de Dieu, lequel avait commencé par convaincre le prophète Adam jusqu’à Mahomet le dernier des messagers.

    La devise est simple et reste valabe depuis des millions d’années : la science est lumière et l’ignorance est ténébre.
    Dieu a crée l’homme avec une intelligence. L’homme a crée le processeur avec une intelligence artificielle.
    Tout est outil sur terre incluant l’homme, mais ce qui diffère ce sont les modes d’emploi. Et l’emploi du Coran reste dévoyé par les hommes de nos jours, comme l’ont été la Thora ou la Bible.
    Une chance certaine, c’est que le Coran est tout récent et non alteré par rapport aux autres livres, et de ce fait, il restera le seul salut pour l’humanité, à condition qu’on dépassionne le dialogue entre tous les monothéismes et entre tous les croyants de toutes les religions, lesquelles en réalité ne sont qu’UNE.

    Saha Ftourek ya akhi.




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  • Mohsen
    2 septembre 2009 at 0 h 30 min - Reply

    @ Said Roger.

    La crainte de Dieu est le début de la sagesse. Et la piété religieuse est le grand effort (djihad el kebir ) pour plaire à Dieu .
    Science sans conscience n’est que ruine de l’âme .

    Pour ma part, ce sont là, non pas des « devises » , mais des convictions fortes que nul doute ne vient effleurer.

    Wa salam alik , ya akhi .




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  • jnsplu
    2 septembre 2009 at 0 h 34 min - Reply

    La relation dialectique qui existe entre l’outil et l’homme fait que l’homme ,au bout d’un certain temps perfectionne sa réflexion qui lui permet de perfectionner l’outil et ce faisant il se perfectionne lui meme, par cette réflexion qui constitue un saut qualitatif. C’est ainsi que la technique avance sans relache.

    Mais à la base il y a le travail et avant cela la volonté de travailler, de produire mais pour ça il faut etre motivé. Sans la motivation l’homme ne fait rien ou presque.

    Or la motivation est tributaire de justice sociale et d’une échelle de valeurs sociale correcte et dont la sanction fait avancer les meilleurs et mettre les moins utiles à la société au rebut.

    L’islam comme toutes les autres religions, prone la justice sociale, le travail, la réflexion mais en s’éloignant de son message les musulmans ont été dépassés.

    Et c’est cette injustice qui gangrène le corps malade de la communauté musulmane, qui est à l’origine de la violence et qui gènère des réactions hostiles à l’islam. Nous sommes à l’ère ou il faut défendre le point de vue de l’islam alors qu’il n’y a rien à défendre de ce coté là, car ce n’est assurément pas cette religion qui est en cause mais ses adeptes.

    Le point de vue de Roger Said me semble très pertinent qui voudrait voir créé un comité islamique international et indépendant des pouvoirs qui pourrait recueillir des fonds afin d’expliciter le message de l’Islam, non pas seulement en terre non musulmane mais surtout en terre d’islam et pourquoi pas si les fonds qu’il recueille sont suffisants ils lui permettraient d’agir sur les politiques des pays musulmans par des dons, des projets, etc..

    Grand merci à Mohsen et à Roger Said pour le délice qu’ils nous ont offert.




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  • tamezgha
    2 septembre 2009 at 22 h 05 min - Reply

    salamoualikoum

    il est important de comprendre que « l’islam est simplement le mot arabe de soumission à DIEU . » Celui qui se soumet a dieu est « musulman » un mot arabe qui singnifie « soumis »,de ce fait n’importe qui peut etre soumis si il ou elle adore DIEU seul. D’aprés le coran chapitre 2 verset 62

    « Surement ceux qui croient,ceux qui sont juifs,les chretiens,et les convertis; QUICONQUE
    1 Croit en DIEU,et
    2 Croit en jour dernier,et
    3 Méne une vie droite,receveront leur récompense de leur seigneur.ILS N’ONT RIEN A CRAINDRE,ET ILS NE SERONT PAS AFFLIGES.

    Ceci montre que tous les croyants sont unis dans l’ adoration d’UN DIEU. « ALLAH » est simplement le mot arabe de DIEU, juste comme « DIOS » et le mot éspagnole pour DIEU. Cest un meme DIEU et tout le monde est égal au regard de DIEU. Homme,femme,blanc,noir,riche,pauvre .La seul chose qui nous distingue est notre droiture.

    49:13 « O vous peuple,nous vous avons crée a partir d’un meme male et de la meme femelle,et avons fait de vous des peuples et des tribus distinctes,que vous puissiez vous reconaitre les uns et les autres.Le meilleur d’entre vous a la vue de DIEU et le plus juste,Dieu est omniscient ,connaissant. »

    21:92 « Votre congrégation n’est q’une congrégation,et je suis votre seul seigneur;vous devrez m’adorer seul. »

    Les verstes cités sont tirés du noble QURAN,mais il est important de comprendre que le QURAN nous dit également de respecter ,et d’étudier les écritures précedentes,les ancien ,et nouveau testaments.

    3:3-4: « Il a descendu vers toi cette écriture sainte,sincerement,confirmant toutes les écritures saintes précedentes,et il a descendu la torah,et l’évengil avant CELA,pour guider les gens,et il a descendu le livre des lois.Ceux qui ne croient pas au révélations de DIEU encourent un sévere chatiment,DIEU est le tout puissant,le vengeur. »




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