Édition du
26 July 2017

DÉBALLAGE MÉDIATIQUE SUR LA CORRUPTION : Et si on ouvrait les dossiers?

corruption
L’Expression

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par Azzedine Belferag
Plusieurs personnalités seraient concernées par des affaires de corruption et de malversation.

A l’affaire des 3000 milliards de centimes qui a éclaboussé l’ancien président de l’APN, Amar Saâdani, viennent s’ajouter de nouvelles extravagances attribuées à de hauts responsables, dont des ministres en fonction.
La présidence de la République aurait même été destinatrice d’un nombre de ces dossiers brûlants. C’est ce que rapporte la presse nationale à travers ses colonnes faisant état de certaines affaires relatives à des dossiers de faux moudjahidine et de faux enfants de moudjahid, de malversations commises par l’ancien ministre de l’Agriculture, Saïd Barkat, ainsi que de certaines transactions «malhonnêtes» qui seraient commises par le président du MSP, Bouguerra Soltani. A suivre les «supputations» de certains titres de la presse nationale passés maîtres dans le traitement de ce type d’informations ne sentant, souvent, pas bon, le président de la République se serait-il trompé dans le choix de ses hommes de confiance qui l’auraient ainsi trahi? C’est du moins ce que laisse croire la série d’affaires qui vient de meubler le mois sacré et la saison estivale.
D’aucuns ont pu suivre la guéguerre menée par Khaled Bounedjma et un autre confrère à propos du passé «scabreux» du père de Bounedjma. Ce dernier a répliqué sur les colonnes d’un autre confrère et porté les mêmes accusations à ceux qui voulaient en découdre avec lui. Cela représente l’un de ces fameux dossiers «noirs» auxquels il faut ajouter celui concernant la gestion passée de l’ancien ministre de l’Agriculture, Saïd Barkat, qui aurait passé des marchés douteux et dont le plus important aurait été contracté avec le Premier ministre espagnol, José Maria Aznar.
Déjà, entre l’actuel ministre de l’Agriculture, Rachid Benaïssa, et Saïd Barkat, rien n’allait du temps où ce dernier, ministre de la Santé, présidait aux destinées de l’Agriculture.
Leur seule interface était, alors, Chelghoum Abdesselam, l’ancien secrétaire général du ministère de l’Agriculture. Et enfin, la gestion «opaque» de l’association «El islah oua el Irchad» par le président du MSP, Bouguerra Soltani. Si cela ne ressemble pas à un simple déballage médiatique de linge sale lavé publiquement, cela a tout l’air d’une Berezina qui a pris des proportions gigantesques.
Mais pourquoi donc maintenant et à quoi répondent ces révélations? Cela ressemblera-t-il à peine à un enterrement républicain qui consiste à clore des dossiers par la création de commissions et de sous-commissions d’enquête et dont le résultat demeurera à jamais tu?
Y a-t-il un rapport avec la situation économique, avec les dernières mesures prises par le gouvernement, notamment celles touchant directement les importateurs? Est-ce une façon de détourner l’opinion publique alors que quelque chose de plus important se trame à son insu? Est-ce en rapport avec l’imminent remaniement gouvernemental qu’on dit profond et qui déboucherait sur la création de mégaministères, ainsi que du futur découpage administratif permettant de placer les siens? Tant de questions qui risquent de rester sans réponses mais permettraient à tout un chacun de placer ses pions et de redéfinir les rôles. Les voies du Seigneur seraient-elles réellement impénétrables, sommes-nous tentés de dire! Cependant, la volonté du chef de l’État de moraliser la vie publique et de lutter contre la corruption est d’autant plus claire. Abdelaziz Bouteflika vient de donner une instruction à propos de la rationalisation des dépenses publiques, et l’interdiction de manifestations publiques coûteuses, ce qui aurait justifié la décision du chef de l’Etat de fragmenter le budget de l’administration publique et des institutions.
La presse, conviée par le Président Abdelaziz Bouteflika à jouer un rôle dans la lutte anticorruption, aurait vraisemblablement démontré sa disposition à endosser ce rôle. Une tâche des plus ardues qui nécessite d’abord certaines garanties contre tout retour de flamme et l’implication des services concernés.

Azzedine BELFERAG


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4 Commentaires sur cet article

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  • Seddiki Kaci
    2 septembre 2009 at 15 h 05 min - Reply

    Bonjour ,amis internautes.
    Affirmer que la corruption gangrène l’Algérie est un euphémisme ! Je l’ai déjà déclaré : notre pays est dirigé –pas gouverné- par des aventuriers sans foi ni loi. Rappelez-vous les déclarations de Brahimi dans les années 90. Son avis portait sur 26 milliards détournés par les possédants. Ce chiffre est intéressant parce qu’il émane du sérail, quoique en fin de règne et compris comme un cou de couteau dans le dos (dixit Chadli, l’homme par qui tout arrive : du milliard à la démocratie, il peut tout faire, quitte à emporter dans le coup des milliers et des milliers de victimes, à tel point que personne s’ose reconnaître personne).
    Tout le monde affilié au pouvoir d’une façon ou d’une autre, a volé, a détourné ou dilapidé des fonds publics, donc du peuple.
    Sarkozy et son homologue allemand ont décidé de lever le secret bancaire. Que le pouvoir algérien fasse de même ! Qu’il demande à ce que cette résolution soit étendue aux comptes détenus par des algériens (avec la complicité des services).
    Vous verrez alors que les milliards volés au peuple algérien se sont transformés en hôtels,en restaurants,en société de services, sous de prêtes noms,au bénéfice de Khaled Nezzar,de Larbi Belkheir, Chakib Khalil ,de Touati,de Belaid Abdesslam,de la famille Boukharouba,de Boussouf,de Khalifa,de Chadli family,de Lamari (le mort aussi) et des sous-fifres tels Saidani,Barkat et les anciens PDG des sociétés nationales qui n’arrêtent pas de sonner.

    Les révélations –si l’on peut utiliser ce terme- de ces jours derniers montrent en fait des luttes au sommet. Des luttes acharnées ( qui pourront être sanglantes pour les algériens, à Dieu ne Plaise !).Les vainqueurs seront connus dans quelques semaines, avec bien sûr, la bénédiction de l’éternelle France. Saha Ramadan koum !




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  • saladin
    2 septembre 2009 at 15 h 49 min - Reply

    Tout cela est positif , la presse se reveille et entrain de remplir sa mission , mission salvatrice pour le pays , pour les nouvelles genérations . Elle doit cependant ne pas s’arreter lorsque elle fait apparaitre des articles sur la corruption des hauts fonctionnaires , elle doit maintenir ses articles autant de fois qu’il sera necéssaire afin que les affaires ne soient pas étouffées jusqu’a prise de décision par un autre pouvoir , politique , ou judiciaire.
    Car les personnalités qui ont été accusés de corruption disent toujours  » ce n’est qu’un orage » et c’est vrai un mois aprés voire une semaine l’affaire passe aux oubliettes . Les rédacteurs , les patrons de journaux doivent êtres des braves citoyens et maintenir la préssion sur les scandales découverts , ce sont des actions pacifiques , citoyens .




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  • amar
    3 septembre 2009 at 12 h 26 min - Reply

    Il est maintenant trés clair pour dire suit:
    En algerie , il n’est plus interdit de voler .
    il n’est plus interdit de se faire attraper.
    il n’est interdit de dénoncer.
    Mais il est absolument interdit d’apporter les preuves.




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  • youcef
    4 septembre 2009 at 4 h 50 min - Reply

    Je lit tous les journaux du monde, je comprend tres bien juste avec une seule lecture.
    Mais ce qui est bizzare, les journaux froncophones algeriens, utilisent un francais indechifrables.
    je lit l’article 10 fois , je comprend le sens du texte mais pas le texte.
    Au debut, je me posais la question sur mes connaissances en francais. Mais le probleme , uniquement avec la presse francophone algerienne.

    Est ce qu’ils veulent nous montré qu’ils sont plus francais que le francais.
    Pourquoi ne pas utiliser des phrases claires et nettes, comme toute la presse du monde.




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