Édition du
28 March 2017

» L’homme est la main du mal. Soigner l’homme c’est guérir son mal. »

CAMELEONLe Quotidien d’Algérie
par JNSPLU

Oui mais comment ? C’est ça le fond, à mon sens ! Vous avez entièrement raison. Mais si la religion ne le guérit pas qui a vocation de le faire, qu’est ce qui le guérira ? Que faire quand le plus sacré perd son pouvoir sur l’homme dont les instincts primitifs ressurgissent et font de lui un loup qui ne se reconnait plus dans sa meute, car meme les loups ont entre eux un code social ? Si le pouvoir du sacré n’a plus de prise sur l’homme, qu’est ce qui peut le ramener sur le chemin ou son moi redeviendra silencieux ? Ou il deviendra un etre social et sociable et ne vit plus que pour lui meme comme un ver de terre ?

Soigner l’homme c’est en effet lui inculquer d’autres valeurs que son égoisme rejette, c’est lui apprendre la realisation de soi dans le sacrifice de soi, dans l’interet de sa famille, de ses parents, de sa fraterie, de ses amis, voisins, collègues et autres relations, c’est lui apprendre à considérer que l’interet de son pays est plus important que le sien, c’est lui apprendre la morale. Et quel code de morale que l’islam est plus à meme de réaliser cela ?

Si l’islam, code de morale par excellence, n’a réussi qu’a servir d’alibi pour des gens sans foi ni loi, qui pourrait les faire revenir au droit chemin et à la raison ? qui pourrait les guérir ? J’ai peur de dire que seule la force est capable de faire cela. La force d’un impact psychologique profond, un cataclysme, une révolution et encore, si entre temps des petits malins ne viennent pas canaliser le phénomène et le faire aboutir avec leurs desseins mesquins. Je pense sincèrement que cette révolution des mentalités était possible entre 1988 et 1992, mais plus maintenant. On nous en a fait perdre même l’opportunité au profit d’interets sordides.

Les choses ont empiré, sont devenues plus complexes, moins perméables aux solutions. Il n’y simplement plus de morale en Algérie. Surtout chez la jeunesse montante qui ne respecte plus aucun droit, ni aux ainés ni à l’égard de rien.

La religion musulmane est devenue chez nous un habit qui fait le moine, un moyen, comme un autre non pas d’agir sur le champ intérieur, mais plutot à l’inverse d’agir sur l’extérieur sur les autres, pour les amener par ce biais à faire confiance pour mieux etre blousés.

Il faut voir un vendredi devant les mosquées comment des gens qui se disent musulmans trouvent normal de stationner sur les trottoirs et les fermer totalement aux piétons pour aller faire la prière.

De quel droit le font ils ? Et ceux qui font leurs abblutions dans les administrations publiques et viennent dans les couloirs et les bureaux dégoulinants d’eau sous prétexte que les anges boivent de l’eau de leurs abblutions ? Quel égocentrisme ! Meme les anges sont à leur disposition pour les lécher.

Et cette suffisance qu’ils affichent comme s’ils étaient au dessus de tout. Nous ne sommes que des hommes ! C’est à dire une conscience sortie du néant pour illuminer en principe, comme une bougie, ses portours, alors que nous ne faisons que les bruler en oubliant que la bougie ne dure pas.

L’islam avant d’etre une religion est un code d’honneur, un code de morale, un code de conduite sociale dont on pourrait ne retenir que deux règles qui suffiront: » La dharara oua la dhirar » (Ne faites pas le mal aux autres, ne vous laissez pas faire de mal). La deuxième règle est celle de la loi du talion, mais surtout en son deuxième volet qui est qu’il faut pardonner lorsqu’on on a la capacité de nuire en retour.

Le Coran dit par la bouche de croyants qui prient: « Dieu ne fait pas de nous une source d’égarement pour ceux qui ne croient pas » (Allahoumma la tadj3alna fitnatan lilladhina kafarou). J’ai peur de dire que beaucoup de musulmans sont source d’égarement et non pas seulement pour ceux qui ne croient pas, mais meme pour les musulmans.

Il faut avoir la foi bien ancrée et solide en ces moments de modialisation pour se maintenir sur le chemin et éviter d’attrapper le diabète, la tension, l’alzheimer, les maladies cardiaques et toutes les maladies du stress et encore, la foi ne fera qu’aider à les supporter par amour pour Dieu.

Adm:ce texte était initialement un commentaire.


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9 Commentaires sur cet article

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  • jnsplu
    6 septembre 2009 at 20 h 33 min - Reply

    « Le titre est de Ammisaid » .




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  • Ammisaid
    6 septembre 2009 at 21 h 40 min - Reply

    Sublime !
    Allah ina3rek kima ne3ertna !
    Ton frère Ammisaïd incha3 Allah




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  • Hamma
    7 septembre 2009 at 14 h 29 min - Reply

    Salam à toutes et à tous.

    @jnsplu, il ne faut pas avoir peur de dire la pensée profonde car c’est elle seule qui peut guérir l’homme. Ta contribution est remarquable!

    Fraternellement.

    Salam




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  • Ammisaid
    8 septembre 2009 at 0 h 19 min - Reply

    Assalam, azul, bonsoir
    A un ver de terre manque le fer, même si tu le coupes en petits morceaux il continuera à gigoter. Il croira toujours qu’il est encore intact. A deux parts, il se croira une seule part et dix parts, aussi. Il est né seul, il mourra seul. Un homme qui n’a pas de fer est pale, fatigué et seul, il deviendra comme un verre de terre, il se déplacera sur le ventre et il croira qu’il est debout et fier. Il faut du fer pour qu’un homme ne soit pas un ver de terre.
    Qu’est que c’est que un fou autre que celui qui croit dur comme fer, il est immortel, éternel et puissant sur terre ? Ne délire que celui qui est convaincu qu’il a raison même s’il a tort. Croire avoir droit de faire ce qui lui semble d’une vie est une grave erreur. La vie est précieuse, elle appartient à moulaha, personne n’a le droit d’user d’elle comme son objet, son sujet, son jouer et son propriétaire. Oui général major, ta vie t’appartient mais celles des autres non, tu n’as pas le droit sur elle, elle est ton djoundi mais elle n’est pas ton pistolet.
    Ne la tue pas mon général.
    Ne la torture pas mon frère.
    Ne l’humilie pas mon cousin policier, gendarme ou membre des services de sécurité.
    Ne la vole pas Monsieur le ministre, mon oncle banquier, mon ami le député, ne la volez pas, ne l’appauvrissez pas, prenez votre salaire et soyez satisfait, ne volez pas l’argent des orphelins, des pauvres et des malades qui n’ont rien pour les aider.
    Ne censure pas les idées, ne bouchez pas les sources d’où coule la pensée, madame, ma soeur qui sait, combien, c’est dur quand on est exploité, méprisé et brimé.
    N’arme pas l’islam pour qu’il fasse le djihad contre les musulmans pour des futilités que le diable t’a suggéré, mon imam, celui qui est sensé me guider vers la fraternité, la pitié, la patience, la vérité, la solidarité, le souvenir de celui auquel je dois être soumis (l’oubli est la pire des maladies du coeur mes amis), l’humilité, la sincérité, les actes qui sont agréés, les intentions qui peuvent tout chambouler et tout corriger, les paroles qui appellent à l’unité, la confiance et l’altérité et l’amour et la fermeté envers ses frères de l’humanité.
    Regardez cette fresque, vous comprendrez mon soucis
    Lisez ces paroles et ses écrits
    Vous comprendrez ce qui me dit:
    J’inscris
    Toutes vos intentions, tout vos paroles et toutes vos actions
    Je vous regarde comme vous regardez une fiction
    Rien ne m’échappe, tout est noté
    Rien ne sera oublié
    Le jour où la balance sera juste
    Le jour où le jugement sera juste
    Le jour où la récompense sera juste

    Vous ne pourrez pas m’échapper
    De partout vous êtes cerné
    Vous ne pourrez être pardonné
    Que si vous l’avez mérité

    J’ai compté tout ceux que vous aviez assassiné
    J »ai compté centime par centime l’argent que vous aviez volé
    A ceux que vous aviez pousser à choisir entre espérer en ma générosité
    Et, le choix qui consiste à se suicider, à se prostituer, à tuer
    Pour pouvoir vous laissez voler le trône de la liberté

    J’ai vu toutes vos magouilles et vos intentions les plus perverties
    J’ai entendu vos promesses et je connais le degré de votre hypocrisie
    Je vous ai laissé le temps de vous ressaisir et de vous corriger
    Vous aviez choisi de durcir votre révolte contre mes décrets

    Le respect de la vie d’autrui
    La justice et la vérité
    La méfiance de tout ce qui luit
    La sagesse et l’humilité
    Le respect de celle qui vous a enfanté
    Le pouvoir qui élève dans la dignité
    La peur de celui qui vous a crée
    Et le refus de faire du mal avec violence, haine et méchanceté

    Vous avez dépassé toutes les limites que je vous ai fixé
    Vous avez violez tout ce qui est sacré
    Vous avez humilié celle qui s’était sacrifié
    Pour que vous soyez placé
    Là où tout est luxe, bonheur, volupté et sécurité

    Votre terre est arrosé
    Du sang du sacrifice et de l’honnêteté
    Votre terre avait résisté
    A tout ceux qui voulaient la posséder
    Vous ne pourrez ainsi continuer
    A la violer, la voler, la violenter
    La réprimer, la dominer et la tourmenter
    La censurer, la castrer, la diviser
    L »étouffer, la gaspiller et le prostituer…
    La torturer, la harceler et exploiter

    En face en face: face 1: il y a un coeur commandé par le général major, l’homme de l’ombre, je cite l’orgueil. Son armée vous la connaissez, vous l’avez subi, souvenez vous: terreur, ruse, hypocrisie, jalousie, haine, avarice, cupidité, lâcheté, perversité, mensonge, rancune, intolérance, racisme, frustration, méfiance, insatisfaction, ignorance, la colère, la froideur, la luxure, avidité, envie….Face2 : La vérité le guide : sagesse, patience, sincérité, humilité, tolérance, intelligence, la joie, l’espérance, la bonté, l’amour, la douceur, la tendresse, le pardon, le juste milieu…La guerre est lancé qui gagnera ?
    Celui qui disposera du corps et de ses facultés ! Wa Allahou A3lem
    Fraternellement à toutes et à tous
    Saha Ftourkoum




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  • Said Roger
    8 septembre 2009 at 11 h 35 min - Reply

    @ jnsplu

    À vrai dire, je soupçonne que la citation célèbre et anonyme ci dessous vous avait bien inspiré et je vous remercie pour cette intervention qui élargit le débat à l’infini. Bonne continuation.
    « J’ai confiance en tout le monde ce dont je me méfie c’est du diable se trouvant en chaque homme ».




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  • Ammisaid
    8 septembre 2009 at 23 h 14 min - Reply

    Assalam, azul, bonsoir
    Ce qui manque au diable pour faire du mal est : un corps capable d’agir et un coeur soumis (son coeur orgueilleux). Il va les chercher où ? Chez l’homme qui a un coeur qui n’est pas soumis ou insuffisamment soumis. Il susurre à l’homme, près de son coeur, le manuel et l’art de faire du mal à l’univers et à tout ce qu’il contient. Si l’homme cède, le diable jouit. Si l’homme résiste, le diable redouble de férocité jusqu’à la victoire ou la défaite qui n’est jamais, sportivement, accepté. Il frappe partout et ne se repose guère la nuit. L’ennemi de l’Homme est le diable et tout ses suppôts les djinns, les âmes instigatrices du mal et les hommes qu’ils arrivent à contrôler, à diriger, à dominer et à utiliser comme un marionnettiste utilise sa marionnette pour faire rire ou faire pleurer. A mon avis, il est impossible d’éviter les méfaits des personnes que le diable a maîtrisé, tant que nous n’avons pas maîtrisé le diable qui tente de nous maîtriser. Tout ça pour dire cher frère Roger que je méfie surtout et avant tout du diable qui essaye de me diriger. La discussion reste ouverte. Je n’ai rien d’autre à dire ce soir. Le diable essaye de me faire dire et écrire ce que mon coeur refuse de dire et d’écrire au moment où je suis entrain de donner mon avis. Wa Allahou A3lem !
    Fraternellement
    Saha Shourkoum




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  • jnsplu
    9 septembre 2009 at 0 h 46 min - Reply

    @Said Roger. Honnetement je n’en sais rien. Qui sait reellement pourquoi l’etre humain a eu telles ou telles idees a tel ou tel moment ? De toute facon je ne connaissais pas cet adage, je l’ai appris de vous. Donc s’il a servi de base a mon raisonnement c’est de maniere tout a fait inconsciente.

    J’ai tendance a croire que dans la societe humaine les idees ont leur propre vie et se bousculent pour sortir si ce n’est de la bouche de l’un alors ce sera de la bouche de l’autre, ceux qui ont inventé le brain storming le savaient,

    Car a mon sens, la necessite ou le besoin social qu’on a de l’idee cree un appel qui fait que les conditions propices a l’emergence de cette idee se reunissent et quelqu’un, ce peut etre n’importe qui, la formule un jour ou l’autre, d’une facon ou d’une autre et d’autres la refaconnent jusqu’a ce qu’elle prenne sa forme definitive par le biais du dernier c’est de ça que traite la théorie de la memetique.

    La question n’est pas qui a eu cette idee, La question est: pourquoi a t il eu cette idee à ce moment ? Quel en est le besoin social ? En quoi sert elle la societe ? A t elle les capacites de se propager et d’induire d’autres idees plus evoluees chez d’autres individus ?

    En effet je crois que la societe est un systeme qui fonctionne comme un tout et qui conditionne les individus en fonction des valeurs qui y priment et qui sont le fruit de l’Histoire commune, de la culture commune et du parler commun.

    L’individu quand a lui constitue un micro systeme integre au systeme global qu’est la societe et les regles qui gerent le plus gerent le moins.

    Comme tout systeme possede des entrees et des sorties, qu’il possede un etage de guidance, que cet etage de guidance est influençant et influençable, l’ensemble des output des individus constitue l’ouput de la société mais comme les inputs sont totalement aléatoires les ouputs le sont.

    Comment concilie t il ça avec la religion ? Eh bien simplement que la religion est à la fois un donné social en meme temps qu’elle est un donné divin. Et en tant que donné social elle intervient à instar des autres donnés sociaux dans la production d’idées et d’ailleurs c’est ce qui complique souvent l’existence des gens, lorsque le société commence à faire produire aux individus des idees de violence et qu’il y a un conflit entre le donné social et le donné divin de la religion, la religion se scinde en deux, il y a déchirement, C’est je crois ce qui nous arrive,

    La société fait produire cette violence car tout système lorsqu’il est agressé ou est en danger actionne des soupapes pour evacuer le trop plein,La violence me semble etre un equivalent de fievre dans un systeme organique, elle n’est pas un problème en elle meme, bien que nous la voyons comme telle, mais est le resultat d’un problème.




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  • jnsplu
    9 septembre 2009 at 0 h 51 min - Reply

    Edit paragraphe;

    Comme tout systeme possede des entrees et des sorties, qu’il possede un etage de guidance, que cet etage de guidance est influençant et influençable, l’ensemble des output des individus constitue l’ouput de la société mais comme les inputs sont totalement aléatoires les ouputs le sont en apparence, quoique la loi des grands nombres leur insuffle une coherence.




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  • Said Roger
    9 septembre 2009 at 9 h 46 min - Reply

    @ Ammisaid

    Jusqu’à preuve du contraire, et depuis la nuit du temps, le diable n’avait jamais réussi à s’accaparer, du moins rarement, le cœur d’un poète, fut-il acerbe ou incisif dans ses vers et ses syllabes. J’apprécie au plus haut point la sagesse de votre commentaire et le tempérament médian modeste qui se dégage pacifiquement de votre personnalité que j’admire sans vous connaitre personnellement. Que la lumière révélatrice des anges vous donne d’autres inspirations authentiques.

    @ Jnsplu

    Le comble de la citation, bien qu’elle est anonyme au public et lourde de sens en même temps, c’est qu’elle émane d’un braqueur de banques, un voleur philosophe. Un voleur qui volait le beurre et jamais l’argent du beurre, bien qu’un certain diable lui avait susurré une certaine « raison », malheureusement une raison différente des « sangsues étatiques » contemporaines.

    Tout cela pour dire que l’arbre de la vie génère paradoxalement les branches du bien et du mal sans distinctions pour autrui, l’éducation peut muer des anges en démons et vice et versa, ce qui compte ce sont ses racines et son tronc. Le reste peut se comprendre à n’importe quel moment, tel qu’il a été référé dans les sciences sacrées des textes, lesquelles l’humain oublie souvent leurs portées. C’est à dire la vérité universelle sans aucune subjectivité.

    Bien à vous deux et saha ftourkoum.




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  • Congrès du Changement Démocratique