Édition du
23 March 2017

Inviter le pardon, enchaîner la vengeance…

LQAsol
par ammi Saïd
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Assalam, azul, bonsoir
Si cela ne tient qu’à moi, mes frères et soeurs, j’inviterai le pardon et j’enchaînerai, à jamais, la vengeance. La barbarie que nous avions toutes et tous et bien sur à des niveaux différents fait subir à notre pays et à son peuple est d’une violence inouïe, d’une irresponsabilité incroyable et d’ une inutilité sans mesure.

Le mal se voit mieux de loin. Sortez vos yeux de vos orbites et montez les au dessus de notre pays et vous verrez ce qui se passe à l’intérieur de lui, dans ses palais et dans ses bidonvilles, dans ses routes et ses sentiers, dans ses casernes et ses universités, dans ses usines et dans son tresor public…
Le mal progresse, s’affine et ronge comme un rat nos valeurs, celles qui nous ont permis de vivre dignes et libres malgré la lourdeur de notre passé.
Le mal s’étale et tout le monde l’attise et tout le monde refuse de signer la loi qui le combattra. A l’intérieur se deroule l’horreur dans un pays riche sans rien faire.
Un pays riche par sa religion, son histoire, sa révolution, ses valeurs ancestrales, ses diversités linguistiques, géographiques, culturelles et spirituelles et sa jeunesse possédant une énergie rare capable de construire une légende à condition de la libérer de la terreur, de l’humiliation, des mensonges, de la guerre, de l’état d’urgence, des voleurs, des faux pasteurs, de ceux qui attisent le feu de la fitna, de ceux qui jouissent en aggravant nos divisions, de la racailles, des courtisans, des flatteurs, des serviteurs…
Nous avons abandonné la prairie et nous nous sommes retrouvés dans la forêt. L’homme est devenu un animal. Un animal féroce, affamé et égoïste. Un animal capable de manger son père, sa mère, ses frères et ses soeurs et de sortir dehors pour gonfler ses muscles et lâcher ses odeurs infectes. Les odeurs du crime, de la torture, de l’humiliation, de la terreur, du viol, du malheur, de la douleur, de la tristesse et voire de l’impensable: octobre, avril, décennie noire et rouge, le suicide, la harraga, la soumission d’un peuple à l’injustice et au mensonge et la haine de plus en plus noire entre Algériens que rien ne sépare et qu’unit un destin de bravoure, de courage et de sacrifice.
Unissez vous autour d’une table (l’ennemi et l’ami mais vous êtes en réalité des frères): innocent ou coupable, victime et tortionnaire, civil et militaire, croyant et athée, immigré ou harraga, riche et pauvre, kabyle et arabe, policier et bandit, drs et ligue des droits de l’homme, pouvoir et peuple…Unissez vous et lancez l’Algérie du vrai pardon, de la vraie justice, de la tolérance, de la fraternité, de la solidarité, de la dignité pour toutes et tous, de l’alternance du pouvoir, de la liberté responsable, de l’équité, de la générosité, de la confiance, de la sincérité…
Salutations fraternelles à toutes et à tous
Saha ftourkoum


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4 Commentaires sur cet article

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  • jnsplu
    7 septembre 2009 at 17 h 36 min - Reply

    Personne ne sent plus très bien, mais tous se complaisent à ne rien tenter alors qu’ils savent que e n’est pas viable et qu’un jour ou l’autre cela va nous réexploser à la figure et nous irons encore reconnaitre nos morts à l’orée des bois, sur les chemins et les routes et dans les villes.

    Il faut effectivement faire table rase du passé car porteur de trop de douleur et de trop de raisons d’etre haineux et vindicatif. Il faut apprendre l’oubli, apprendre à maitriser la douleur de sa memoire chargée pour éviter plus de douleur à l’avenir.

    Il faut apprendre à nous aimer les uns les autres, à etre patients, à se dire que l’erreur de l’autre nous aurions pu la commettre et que personne n’est infaillible ici bas, à pardonner

    Il faut apprendre la gentillesse et se dire que la franchise n’est pas en contradictioon avec la politesse et que le respect de l’autre et de ses idees est primordial, meme si on n’est pas d’accord avec lui.

    Il nous reste un long chemin à parcourir et nous n’avons pas beaucoup de temps hélas.




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  • MAKACHOU MINHA
    7 septembre 2009 at 19 h 43 min - Reply

    Quand je vois ce que font les pigeons sur les bancs publics, je me dis, heureusement que le bon dieu n’a pas donne d’ailes aux vaches. Ceux que denonce ammi Said ne peuvent faire pire que ce qu’ils nous font depuis l’independance et meme avant. Leurs mefaits ont commence bien avant de tirer la premiere balle contre l’occupant. Ils sont en train de diparaitre l’un apres l’autre; prenons notre mal en patience ammi Said. Dans un passe tres recent, on ne pouvait meme les denoncer, aujourd’hui et grace a la magie du net nous le faisons. C’est la seule arme dont nous disposons, utilisons la partout, innondons les forums d’ecrits comme ceux de ammi Said. Ils ont les armes…des faibles; nous avons le net…parceque nous le sommes. Saha ftourkoum.




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  • Babafikrane
    8 septembre 2009 at 15 h 39 min - Reply
  • Lies
    9 septembre 2009 at 5 h 41 min - Reply

    Salutaions à toutes et à tous.

    Ya Ammi Saïd nebghik bezzaf lakine vous êtes comme c’est souvent mon cas en train de prêcher dans le désert.

    Mais qui sait ? Ce qui est impossible à l’homme est possible à Dieu.
    Le désert peut fleurir et devenir verdoyant et offrir la vie et la quiétude en abondance.

    Votre intention est saine Ammi Saïd et vos efforts sont louables.
    La pureté de votre âme est assurément le gage de votre salut.

    Parce que Dieu aime les justes et les fait vivre et vous en êtes un, et il résiste aux méchants et aux orgueilleux même si dans sa patience souveraine et miséricordieuse il leur accorde suffisamment de temps pour qu’ils se remettent en question et se repentent.

    Le problème ce n’est pas Dieu que les gens associent à toutes leurs bêtises.
    Errab barie min char aamalina.
    Au contraire Dieu est amour et veut que personne ne périsse, mais que toutes et tous soient sauvés.

    Dieu nous commande de nous aimer les uns les autres et ainsi le paradis de l’au-delà que nous espérons, nous pouvons en vivre et gouter les prémices ici bas, dans la vie présente.

    Tout est question d’amour du prochain, d’amour de la nature, d’amour de la création, d’amour de Dieu.

    Sommes-nous capables d’un tel amour? C’est ça la bonne question.

    Les gens parlent de science, de préceptes religieux et d’ésotérisme à la portée des seuls initiés et d’une minorité d’éclairés. Tout cela et plus encore, n’est que vanité.

    La clé de notre salut c’est l’amour.

    En Algérie nous devons repousser les limites de la haine et faire taire les passions qui guerroient dans nos corps tels l’égoïsme, l’orgueil, la convoitise, la jalousie, le mépris, la médisance, la défiance, la cupidité, la fourberie, le mensonge, la tromperie, le meurtre, l’adultère, la lâcheté et les trahisons de toutes sortes, c’est alors et seulement que nous pourrons espérer vivre en paix, heureux et en harmonie avec nous mêmes et avec ce qui nous entoure.

    C’est donc une question de comportement.
    Un comportement ni stérile ni sauvage, mais un comportement qui porte des fruits.

    C’est quoi les fruits si ce n’est: douceur, bonté, bénédiction, joie, paix, amour, maitrise de soi, patience, fidélité. Reconnaissons que ces fruits mis ensemble sont le paradis lui-même.

    Mes amis nous avons un long chemin à parcourir. Nous sommes au beau milieu d’un labyrinthe dont nous ne connaissons pas la sortie.

    À cause de nos certitudes, de notre héritage culturel et religieux.
    Notre histoire n’est que l’émanation de notre culture.
    Si notre culture y compris la religion qui en est la sève est bonne, notre histoire sera bonne et glorieuse.
    Si notre histoire est lamentable et sans gloire c’est que nos valeurs religieuses d’abord et sociales ensuite ne sont pas des bons arbres qui portent des bons fruits. C’est mon avis.

    C’est ça la réalité dont je suis convaincu et je m’excuse si beaucoup s’en sentiront offensés.

    Sur la foulée j’aimerai aussi parler de la censure et surtout de l’autocensure dont sont victimes l’écrasante majorité des algériens dont moi-même.

    On ne dit jamais ce que nous pensons réellement au tréfonds de nous même.

    Malgré une conviction totale et sans la moindre équivoque, nous ne nous hasardons jamais à dire les choses comme nous les pensons et les ressentons, surtout lorsque cela concerne la religion, l’identité, la culture, l’histoire et enfin la politique.

    L’autocensure exerce sur nous une autre dictature que nous supportons parce que, aisément dissimulable.

    L’autocensure est une attitude qui permet de se protéger contre l’intolérance des gens et contre la méchanceté de ceux qui combattent sans merci toute idée contraire à la leur.

    Mais ça ne fait pas avancer le débat, ni ne permet de trouver la sortie du labyrinthe.

    Le site qu’administrent Benchenouf et Sidhoum est un site merveilleux et je ne peux m’imaginer débattre en dehors de lui.

    Plus sa gestion devient difficile à cause des divergences d’opinions et plus c’est la preuve qu’il est sur la bonne voie.

    Il va certainement réaliser ce que aucun forum avant lui n’a réussi, la pratique d’une vraie démocratie sans complaisance ni contrainte, s’exerçant en toute liberté.

    Ça sera et je le pense et le souhaite vivement, la prouesse du quotidien d’Algérie.

    Il y a des écrits qui permettent d’espérer. Vraiment.

    Fraternellement.




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