Édition du
21 July 2017

L'Algérie: un pays pillé par des boucaniers.

piratesLe Quotidien d’Algérie.
par El Bordji

@ Ammisaid. Merci pour ce message plein de gentillesse et de sages paroles qui m’a complètement bouleversé, moi qui suis un émotif très sensible qu’un rien peut ébranler. Cher compatriote. Vous devez savoir que j’ai toujours apprécié vos écrits que je prenais du plaisir à lire et à relire pour la simple raison qu’ils reflétaient mes pensées et qu’ils véhiculaient souvent mes revendications et mes colères aussi. Vous et moi sommes sur la même longueur d’ondes dès qu’il s’agit des intérêts de la Nation ou des problèmes vitaux du peuple algérien qui n’a pas fini de souffrir le martyre ; et ça risque de durer encore à moins d’une intervention divine. Je suis une personne qui abhorre l’injustice d’où qu’elle vienne et j’ai toujours dénoncé la dictature qui écrase le peuple algérien dont je fais partie intégrante.
Vous savez cher frère, il n’ya pas besoin de crier sur les toits que je vous aime et que je vous respecte pour vous n’avoir connu qu’à travers vos écrits engagés et sincères et qui font un mal terrible aux ennemis du peuple. Chaque mot que vous écrivez est une flèche empoisonnée qui les blesse au plus profond d’eux-mêmes. J’allais écrire au plus profond de leur âme mais au dernier moment je me suis ressaisi pour la simple raison qu’ils n’en ont pas et c’est pourquoi ils éprouvent un plaisir sadique à nous martyriser pour savourer leur libidineux plaisir sadique.
Vous n’avez pas tort d’écrire que mon cœur battait à l’unisson avec celui de mon pays que j’aime au dessus de tout parce qu’il reste ma raison d’être et il reste la patrie de mes ancêtres et celui de mes enfants et dont le sol est gorgé du sang de ses meilleurs fils, des hommes intrépides et téméraires qui se sont sacrifié pour que l’Algérie soit libre et indépendante. Hélas, ils se sont sacrifiés inutilement, car, par malheur, le pays est tombé entre de mauvaises mains qui en ont fait une propriété privé et un héritage inexpugnable qu’ils ont pris le méticuleux soin de préserver pour leurs descendances. Le comble dans cette ténébreuse histoire ubuesque c’est lorsque vous constatez que ceux qui se prétendent aujourd’hui les gardiens du temple, de la mémoire collective et de la révolution de Novembre, tous ou presque tous sont des arrivistes et des faussaires qui se sont emparés, de manière frauduleuse, des destinée du pays. Par l’intermédiaire d’une opération généralisée de FALSIFICATION et de faux témoignages, des centaines de milliers, peut être bien des millions, se sont fabriqué une histoire et des faits d’armes rocambolesques alors qu’ils sont totalement étrangers à la révolution qui a été l’œuvre de personnes modestes et très réservés dont la majorité avait pris la sage décision de se fondre dans la société de reprendre leur vie normale sans demander de contrepartie pour leur participation EFFECTIVE à la lutte de libération nationale. SEULS ces derniers méritent amplement d’être reconnus comme les courageux maquisards sans peur et sans reproche et que nous sommes tenus de respecter et de glorifier pour leurs faits d’armes.
Je me demande souvent, comment le peuple algérien a accepté de se laisser rouler dans la farine sans rien dire ? Et un ami m’a soufflé la réponse en me disant, je le cite : « De nature placide et pondéré, le peuple algérien a accepté volontairement de se laisser gouverner par des incompétents tout juste capables de VOLER et de MENTIR comme ils respirent juste pour ne pas jeter l’huile sur le feu et pour ne pas donner l’occasion aux ennemis de se moquer de lui pour n’avoir pas su coexister pacifiquement. Le peuple n’est pas dupe et il attend son heure qui finira bien par sonner le glas des opportunistes qui regretteront le jour d’avoir osé lui voler sa victoire et de l’avoir sous estimé. Ce brave peuple débonnaire et pacifique saura leur faire payer leurs fanfaronnades, le moment venu. » J’espère que mon ami a raison et je reste dans l’attente de les voir se balancer au bout d’une corde ou de les voir affronter les pelotons d’exécution.
L’histoire retiendra que c’est par manque de chance pour le peuple et pour le pays que les rênes du pouvoir ont été prises en mains par des indus occupants incapables et par des arrivistes véreux et malhonnêtes qui en ont fait une nation sous développée et pauvre. Alors que le peuple se meurt ou vit de la mendicité ou en fouillant les poubelles et les décharges publiques, des richesses incommensurables sont amassées à la va vite et misses en sécurité dans les paradis fiscaux ou en Suisse où dorment des Milliards de Dollars US. C’est ainsi que le pays est littéralement pillé par des boucaniers plus occupés à remplir leurs comptes en banque qu’à gérer les affaires de la Nation qui court inévitablement vers la faillite et la banqueroute incontournable. Je ne vous cache pas, cher frère Ammisaid, que j’aime mon pays au dessus de tout malgré l’injustice flagrante que je ressens partout et à tous les coins de rues et dans toutes les institutions étatiques qui se sont transformées en pièges à assujettir et à dompter les indigènes jusqu’à en faire des sujets dociles et totalement soumis, des sujets dociles et obéissants au doigt et à l’œil.
Cher frère Ammisaid, je vous connais à travers vos écrits et pour votre engagement indéfectible aux côtés de nos compatriotes qui souffrent le martyre en subissant les affres d’une dictature stalinienne sans nom. Vous lisez dans mes pensées parce que je suis effectivement un « nationaliste » un peu extrémiste sur les bords. J’ai une haine viscérale envers les faux jetons qui n’ont aucune once d’humilité. Je ne vous cache pas que suis sensible à tout ce qui touche à la renommée de mon pays qui est, et Dieu en est le juste témoin, ma raison d’être comme la quasi-totalité des algériens de pure souche pour qui le pays est leur raison d’être. Seuls ceux qui vivent dans la bulle des hautes sphères du pouvoir illégitime qui a pris le pays en otage, seuls ces derniers n’ont aucun lien émotionnel ou fusionnel avec l’Algérie qui ne représente pour eux rien qu’une vache laitière qu’il faut traire jusqu’au sang avant de la lâcher. Voraces et insatiables ces tiques sanguinaires ne connaissent aucune limite à leur voracité bestiale. Dans ce pays de cocagne, seuls les « élus des Dieux », leurs valets attitrés et leurs fidèles suppôts qui gravitent autour d’eux, seuls ceux qui se sustentent des richesses du pays jusqu’à satiété ; ils n’entretiennent avec l’Algérie qu’une relation d’intérêts qui repose sur des considérations matérielles et rien d’autre. Ce qui compte pour cette vermine, ce sont les intérêts incommensurables et les dividendes qu’ils tirent de leurs petites affaires. Ils savent que leurs jours sont comptés et c’est pourquoi ils sont pressés de mettre les voiles avant de devoir répondre de leurs forfaitures devant des tribunaux populaires qui ne manqueront certainement pas de leurs demander des comptes pour tous les crimes abominables qu’ils ont commis et toutes les turpitudes qu’ils ont commises durant leur règne sans partage sur un pays complètement ruiné et laissé au bord de la faillite.
Et avant de clore ma réponse fleuve à ce cher compatriote Ammisaid, je saisis l’occasion qui m’est offerte pour saluer respectueusement et fraternellement tous les authentiques patriotes qui partagent mes idées et mes convictions et qui œuvrent inlassablement et sans relâche pour hâter l’avènement d’une ère nouvelle pour le pays et la peuple qui a trop souffert de la tyrannie stalinienne des forces du mal et de leurs suppôts empressés. Seuls les authentiques enfants de l’Algérie séquestrée, eux seuls ressentent le besoin pressant de la libérer des serres de l’immonde créature des Janviéristes qui se sont cloitrés dans les hautes sphères du pouvoir qui leur assure toutes les commodités et tous les avantages hormis ceux de vivre librement parmi leurs semblables qui leur dénient toute appartenance à leur race. Le peuple ne leur reconnaît aucune parenté ni aucune légitimité pour la simple raison qu’ils ont toujours veillé à couper les ponts entre eux et NOUS pour ne pas avoir à nous fréquenter. Qu’ils aillent au Diable ! Et qu’ils soient maudits et damnés jusqu’au jour du Jugement dernier. Amen !
À tous mes compatriotes épris de justice, je leur demande de persévérer dans la lutte contre la vermine qui a pris refuge au club des lapins et qui croit dur comme fer que rien ne peut les déloger. Ils vivent terrés comme des sangliers, la peur au ventre et l’esprit englué dans les méandres des crimes qu’ils ont commis pour se maintenir au pouvoir envers et contre tous. Ils sont détestés et honnis et ils le savent bien. Je vous parie qu’ils nous envient de vivre la conscience tranquille et l’esprit serein car ils savent qu’ils ont des comptes à rendre au peuple, à la justice des hommes et la justice divine qui saura bien les rattraper un jour prochain IN CHAA ALLAH.
Cher frère Ammisaid : Je m’excuse d’avoir laissé libre cours à mes pensées et de vous avoir imposé cette longue diatribe. Je m’excuse aussi pour le caractère décousu et qui frise parfois l’incohérence de mon poste mais c’est plus fort que moi parce que c’est ce que je possède comme bagages. « HADA HOUA EL-HADHER ! » Je vous réitère ma profonde sympathie et vous prie de croire à l’expression de mes sincères salutations et ma plus haute gratitude et vous dis à très bientôt. Par la même occasion, je remercie tout ceux et celles qui auraient pris la peine de lire ce post et je leur souhaite un bon appétit pour cette dix-huitième journée de Ramadhan. SAHA F’TOURKOUM ! Votre frère Elbordji, l’éternel révolté contre les forces du mal et leurs valets et leurs larbins, votre frère et compatriote qui vous salue fraternellement.


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  • Ammisaid
    8 septembre 2009 at 22 h 32 min - Reply

    Assalam, azul, bonsoir

    LE COEUR DE L’ALGÉRIE !

    Qui a dit que nous n’avons pas un coeur.
    Un coeur qui vibre, un coeur qui pleure
    Un coeur qui refuse de se soumettre
    A ceux qui veulent l’avilir par plaisir

    Ceux qui mangent et qui pètent
    Qui aiment l’Algérie quand ils la tètent
    Qui ne savent rien faire d’autre
    Que voler, tuer, torturer et mentir

    Pour garder le trône du malheur
    Le trône qui est source de nos douleurs
    De nos deuils, de nos blessures et de nos terreurs
    Le trône qui détruit nos âmes pour qu’il se rassure

    Qui a dit que nous n’avons pas un coeur
    Qui a un beau visage et un beau sourire
    Qui des mains douces, justes et propres
    Et, des pieds pour marcher vers la lumière

    Vers une époque paisible, sure et clair
    Où le vrai patriote pourra vivre et dire
    J’ai le droit au respect, j’ai la droit de choisir
    Ceux que je dois suivre, ceux que je dois servir

    Ceux qui veulent réfléchir et ensuite construire
    Un état solide, juste, ferme et prospère
    Un état où plus jamais quelqu’un ne puisse nuire
    A sa dignité, à son peuple et à son honneur

    Qui a dit que nous n’avons pas un coeur
    Un coeur qui a gardé intact tout ses souvenirs
    Un coeur qui avait choisi de se sacrifier et de se taire
    Pour ne pas attiser les flammes de la fitna abjecte et dure

    Qui a dit que nous sommes des ignares et des immatures
    Un peuple sans convictions et sans repères
    Un peuple qui n’avait pas dessiner son histoire
    Un peuple qui ignore qui tuent et qui torturent

    Les innocents, les humbles et les sincères
    Les miséreux, les compétents et les purs
    Les enfants de l’Algérie qui souhaitent et qui désirent
    La fin du règne de la hogra, de la rapine et de la guerre

    Qui a dit que nous n’avons pas un coeur
    Un coeur capable de fournir une chaleur
    Qui va réveiller les morts et qui va réchauffer l’hiver
    Et, qui va suturer, fermement, toutes les blessures

    Un coeur qui est capable de supporter l’horreur
    Qui va offrir aux pauvres et à ses frères
    Le peu qu’il lui reste pour ne pas mourir
    Le trop de générosité, de tolérance et de douceur

    Un coeur qui refuse de se plier sans se battre
    Contre les despotes, les tyrans et les dictateurs
    Un coeur qui accepte toutes les fractures
    A condition de rester maître de son sort

    Merci, echikh Elbourdji pour la clarté de ton écriture
    Elle raconte la vérité sans frémir
    Sans renoncer avant de la finir
    Pour apaiser les états d’âmes de son coeur

    Ce coeur qui refuse la fatalité et la misère
    Ce coeur qui a peur de son seigneur
    Ce coeur qui quête la vérité et le savoir
    Ce coeur d’où coule la joie et l’espoir

    Le mot soeur et le mot frère
    Se conjuguent au passé, au présent et au futur
    Il ne faut pas les assassiner, les violer et les humilier
    Il ne faut les oublier, les ignorer et les mépriser

    Le mot liberté et le mot dignité
    Sont les ciments de notre identité
    Personne ne pourra nous les ôter
    Tant que nous serons capables de respirer

    Le mot autodétermination et le mot prospérité
    Sont les mots pour lesquels s’étaient sacrifiées
    Tout ceux et toutes celles qui nous avaient précédé
    Il faut les ressusciter et ensuite les materner

    Le mot fraternité et le mot solidarité
    Sont les mots que nous ancêtres chantaient
    Pour combattre la terreur et la pauvreté
    Et pour aboutir aux racines de notre unité

    L’Algérie de chikh Elbourdji s’est réveillé
    Son chemin est bien tracé
    Il vaincra tout ses ennemis quelque soit leur férocité
    Nous allons y assister ou quelqu’un vous nous la raconter

    Le mot justice et le mot égalité
    Seront, incha allah, un jour, installés
    Dans chaque lieu de notre société
    Pour défendre les droits de ceux qui sont fragilisés

    Salutations fraternelles et respectueuses A MR Elbourdji, à toutes et à tous
    Saha Ftourkoum




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