Édition du
23 July 2017

Il est urgent de mettre un terme à nos divisions artificielles

par Salah Eddine Sidhoum

Mes cher(e)s compatriotes,
Quel réconfort et quel baume au cœur que de lire ces dizaines de messages de soutien sur notre site et sur d’autres sites frères, de compatriotes en Algérie et en exil, scandalisés par ces méthodes honteuses et indignes utilisées par ce régime illégitime contre les Hommes Libres pour tenter de les faire taire. A ces messages s’ajoute la centaine de mails reçus – des mails adressés par des compatriotes, mais aussi par des ami(e)s maghrébins et européens, écœurés par ces pratiques insanes – et que je n’ai pu consulter qu’aujourd’hui (nous sommes privés de connexion internet depuis plus d’une semaine suite à un conflit entre les trabendistes–providers d’Alger) et ce, grâce au dévouement de mes amis qui m’ont permis de me connecter chez eux.
Cette répression ordurière ne fait que renforcer mes convictions dans le noble combat que nous menons ensemble contre ce régime illégitime et sa hogra multiforme. Ces centaines de messages que je reçois de partout décuplent mes forces dans cette lutte que nous menons ensemble pour un changement pacifique et radical du système politique dégénéré et pour l’instauration d’un Etat de Droit respectueux de tous ses citoyen(ne)s sans exclusion aucune.
Je tiens à remercier toutes celles et tous ceux qui m’ont apporté, comme toujours, leur indéfectible soutien, suite à cette énième et VAINE provocation.
Cette répression utilisée contre ma modeste personne n’est rien devant la misère et la hogra que subit la très grande majorité de notre peuple pris en otage par une oligarchie sans foi ni loi.
Combien de compatriotes anonymes croupissent dans les prisons suite à des procès iniques où la loi de la force a primé sur la force de la loi ? Des victimes de la hogra des beggarines de la politique et de l’argent sale. Et le cas du jeune Mohamed Babanadjar en est un exemple éclatant.
Combien de compatriotes anonymes ont été privés ou suspendus de leur emploi pour avoir bien fait leur travail et dénoncé les abus et les pratiques douteuses d’une administration corrompue ? Le cas de Hadj Mellouk en est un exemple cinglant. En Algérie, hélas, l’honnêteté et la compétence sont devenues des tares honteuses. La malhonnêteté, l’intrigue et la médiocrité quant à elles, sont érigées en valeurs sûres, constituant les meilleures voies de progression sociale pour les opportunistes et khobzistes de tous acabits.
Combien de compatriotes anonymes ont été chassés de leurs biens par des brigands et aventuriers politiques pour loger leurs parents ou leurs amis, au nom de leur « loi », la loi du plus fort ? Et le cas de notre frère aîné et nationaliste de la première heure, Seghir Mostefaï en est un exemple poignant.
Combien de brillants universitaires et de nos jeunes étudiants ont eu leur carrière brisée par l’intrigue et la médiocrité, les réduisant à l’exil forcé, pour laisser place à la couardise diplômée érigée en intelligentsia ?
Combien, combien et combien d’injustices commises par cette oligarchie crasseuse contre des centaines de milliers d’Algériens et d’Algériennes mahgourines ? Et jusqu’à quand ?
Les centaines de milliers de Martyrs se sont-ils sacrifiés pour que notre Algérie soit recolonisée par des aventuriers indigènes ?
Les centaines de milliers de Martyrs sont-ils morts pour que des millions d’Algériennes et d’Algériens deviennent des nouveaux « khemassines » au service des fils et petits-fils d’Ali Chekkal, du bachagha Boualem et de Nefissa Sid Cara ?
Il est urgent, mes chers compatriotes, de mettre un terme à nos divisions artificielles et à nos faux clivages pour nous impliquer toutes et tous ensemble dans cette tâche ardue qui est de rassembler toutes les forces politiques réelles et représentatives autour d’un compromis politique historique et dans le cadre du Front du Changement National. Le temps n’est plus aux gesticulations ni à la critique stérile d’un régime moribond condamné depuis fort longtemps par le tribunal de l’Histoire. Le temps est à l’alternative démocratique crédible afin de mettre un terme à ce système et jeter les bases d’un véritable Etat de Droit. Et cette alternative ne peut venir d’un seul homme, d’un seul parti ou d’un seul courant mais de toutes les forces politiques réelles unies, sans exclusion aucune.
Avons-nous la volonté d’aller à l’ESSENTIEL et le courage de construire ENSEMBLE cette alternative démocratique en vue d’un véritable changement, au lieu de nous enfermer dans des querelles et des discours stériles ?
« Les volontés précaires se traduisent par des discours, les volontés fortes par des ACTES. »

Salah-Eddine SIDHOUM
Alger le 10 septembre 2009


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2 Commentaires sur cet article

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  • BRAHIM
    10 septembre 2009 at 21 h 31 min - Reply

    OUI Monsieur @Salah-Eddine SIDHOUM , un Front du Changement National. C’est ce qu’il nous faut pour déloger les dinosaures et les prédateurs. Exactement. Mais pour mobiliser le maximum de monde possible que faut-il faire ? Il faut d’abord que ce FRONT ne soit pas partisan dans un premier temps. La politique c’est après l’avènement de la république. Ce front devrait regrouper l’ensemble des patriotes algériens qu’ils soient musulmans, athées, déistes, communistes, libéral ou je ne sais quoi, dans le but d’aboutir à la rédaction d’une plate forme politique commune qui garantisse la construction d’un Algérie libre et démocratique. Cette plate forme doit servir de référence pour exiger une constituante pacifiquement mais par des manifestations de rue musclées, fréquentes et bien organisées avec LES slogans de la nouvelle Algérie qu’on veut construire. Ce regroupement doit être LA force sociale pour le changement. Mais pour réussir ce changement, l’objectif UNIQUE doit être clair. Si c’est l’instauration d’une D’UNE REPUBLIQUE DANS LE CADRE DES PRINCIPES ISLAMIQUES UNIQUEMENT ET SEULEMENT, le combat est vite perdu (c’est mon point de vue). Si c’est pour une vraie république algérienne démocratique et libre où tous les citoyens sont protégés par l’Etat de droit, OUI cà peut marcher. Qu’est-ce une république algérienne libre et démocratique pour moi : c’est une république où l’islamité, l’arabité, l’amazighité en sont les socles culturels et civilisationnels, c’est une république où les minorités ethniques cultuelles et culturelles sont reconnues, admises et protégées, c’est une république où l’Etat de droit est une réalité, c’est une république où tous les citoyens sont protégés quelque soit leur religion, leur opinion ou leur philosophie de la vie (les exemples de la chasse aux sorcières de ces derniers mois « ramdhanesques » est là pour en comprendre les dérives d’une république « dans le cadre des principes islamiques »), c’est une république où la propriété légalement acquises par le travail et l’abnégation doit être protégée, c’est une république où tous les biens spoliés par la tricherie , la connivence, la malversations doit être restituer au peuple, c’est une république où la rente pétrolière propriété du peuple doit être gérée en toute transparence et doit être investi dans l’intérêt des citoyens (santé, école, transport public, logement sociaux, sécurité sociale, retraite, souveraineté) même si l’économie privée a sa place bien évidemment, c’est une république où l’armée doit se recentrer sur son métier de défense du territoire et garant du respect des lois de la république, c’est une république ou l’alternance n’est pas un vain mot, c’est une république où l’utilisation politique de la religion et du régionalisme doivent être banni, c’est une république où la liberté de la justice, de presse, d’opinion ne sont pas des slogans. Alors a-t-on le courage d’énoncer clairement ces principes dans LA plate-forme de rassemblement OUI ou NON. La réponse est déterminante. En attendant, tenez bon, on a besoin de vous quelque soit « X ».
    Nota Bene : j’ai parlé de manière explicite de dérives ramdhanesques (condamnation des non jeuneurs par exemple) pour faire comprendre que le sentiment d’injustice que vous avez vécu avec la flicailles racaillesque d’Alger peut être ressenti par un autre algérien mais dans un autre registre. Bon courage mon frère.




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  • AS
    10 septembre 2009 at 22 h 25 min - Reply

    Salaam aleykum,

    « Les volontés précaires se traduisent par des discours, les volontés fortes par des ACTES. »

    Enfin sur la meme longueur d’onde !




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  • Congrès du Changement Démocratique