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30 March 2017

Décès de Rabah Benlatrèche

Décès de Rabah Benlatrèche

Famille de disp

 » Ô toi, âme apaisée, retourne vers ton Seigneur, satisfaite et agréée, entre donc parmi Mes serviteurs et entre dans Mon Paradis « . (Coran).

C’est avec une immense douleur que nous venons d’apprendre le décès hier soir de notre frère Rabah Benlatrèche, 70 ans, père de disparu et président de l’association des familles de disparus de Constantine (AFDC).
Si Rabah, comme des dizaines de milliers d’Algériens, a eu à souffrir dans sa chair suite à l’enlèvement de son fils Fayçal par la police politique dans le cadre de la politique planifiée des disparitions forcées et de l’éradication d’une partie de la population par le pouvoir illégitime après le coup d’Etat de janvier 1992.
Il n’a cessé depuis ce tragique événement de lutter, malgré son état de santé précaire, pour que la vérité, toute la vérité éclate sur ces crimes contre l’Humanité et sur le sort de ces innocentes victimes de cette politique criminelle. Il fut avec une poignée de familles de victimes et avec l’aide de quelques avocats dont le regretté Mahmoud Khelili, à l’origine de la création de l’association des familles de disparus à l’échelle nationale puis de la création de l’association des familles de disparus de Constantine.
Il aura aussi à lutter contre les tentatives de récupération de ce douloureux et lancinant problème des disparus par certaines officines étrangères qui en feront un juteux fond de commerce. Il tentera vainement avec Me Mahmoud Khelili de créer une coordination des familles de disparus à l’échelle nationale mais l’intrigue et la manipulation auront eu raison de leurs efforts sincères et désintéressés.
Nous tenons en cette douloureuse circonstance à présenter à la famille du défunt, nos sincères condoléances, en priant le Tout-Puissant de l’Accueillir en son Vaste Paradis.
Nous te donnons notre parole d’Honneur, cher Si Rabah, de poursuivre, comme nous l’avons fait hier ensemble, la lutte pour que la vérité et la justice triomphent face à l’impunité et à l’amnésie que veulent nous imposer les criminels contre l’Humanité.
« Inna Lillahi oua Inna Illayhi Radji’oun »

P/ la Coordination de l’Appel du 19 mars 2009.
Département des droits de l’Homme
Salah-Eddine SIDHOUM
Alger le 1er octobre 2009


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6 Commentaires sur cet article

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  • admin
    1 octobre 2009 at 10 h 00 min - Reply

    Coordination Algérienne des Familles des Disparus

    Communiqué

    Prenant part à la douleur et au chagrin qui ont frappé la famille Belatreche suite au décès de Mr.Rabah Belatreche aujourdhui, le 30 septembre 2009, Madame Fahassi, et au nom de la Coordination et de tous ces membres ainsi que les familles des disparus en Algérie, nous présentons nos sincères condoléances a la famille et nous les assurons de toute notre sympathie et combien ce malheur et le notre et nous le partageons entièrement.
    Tout est dit. Les mots n’y pourront rien devant toute la peine qu’une telle perte peut créer au sein du mouvement des familles des disparus. En effet, Mr. Rabah Belatreche était et restera un grand Monsieur à qui nous ne cesserons de rendre hommage pour tout son dévouement dans la noble tache qui est la recherche de la vérité sur le sort des milliers de personnes enlevées arbitrairement dans les années 1990.
    Le mouvement des familles des disparus regrettera amèrement cette perte de l’un de ces fondateurs. Mr.Belatreche était obstiné à retrouver la verité tant espérée par les centaines de familles qui chaque jeudi matins au sit-in de Constantine se réunissaient autour de lui pour s’enquérir des nouvelles qui peuvent être fourni par lui, étant le leader au vrai sens du terme du mouvement des familles des disparus de Constantine ; rien ne tardait ce brave type a son rendez-vous, ni les conditions climatiques, ni sa maladie chronique qui le rongeait de l’intérieur et fut aggravée par la disparition cruelle de son fils.
    Néanmoins, nous familles des disparus, nous sommes déterminés à rester Fidel au parcours qu’il avait honoré durant toute sa vie et nous l’assurons de continuer sur ces traces jusqu’a ce que justice soit faite.
    En fin, encore une fois et au nom de toutes les familles des disparus, nous vous prions, vous famille du honorable feu Rabah Belatreche de croire en notre entière sympathie, nous partageons votre peine en ce moment de grand deuil et nous vous présentons nos condoléances.
    « Qu’Allah accueille son âme dans son vaste paradis »
    « ya ayatouha ennefs el moutma’inna, irjii il Rabikki radhiyatan mardhiya »
    « inna lilah wa inna ilyhi raji’oun »
    Fait à Alger le 30 septembre 2009
    Madame Safia Fahassi,




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  • admin
    1 octobre 2009 at 11 h 55 min - Reply

    Fiche du disparu Benlatrèche Fayçal (Archives personnelles Salah-Eddine Sidhoum).

    Benlatrèche Fayçal, né le 05 mai 1975 (il avait 20 ans lors de son kidnapping), lycéen, demeurant à la cité Daksi de Constantine, a été enlevé à son domicile et devant ses parents le 12 mars 1995 à minuit par des agents connus de la police politique , appartenant au CTRI de Bellevue (Constantine). Il a été vu pour la dernière fois par son frère Boubekeur, arrêté en même temps que lui au CTRI de Bellevue. Son frère avait été jugé selon sa famille par le tribunal militaire le 18 avril 1995 puis libéré depuis.
    Toutes les recherches entreprises par son père, Si Rabah, pour retrouver ses traces ont été vaines. Une plainte déposée auprès de la « justice » est restée sans réponse.
    Fayçal fait partie des milliers de jeunes citoyens happés par la politique criminelle d’éradication.




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  • jnsplu
    1 octobre 2009 at 13 h 41 min - Reply

    Mes condoléances sincères à la famille du défunt. « Nous appartenons à Dieu et à lui nous retournerons ». Dieu a donné, Dieu a pris.

    En ces moments tragiques, il n’est pas impudique de tirer des leçons du décès d’un grand Homme.

    Avons nous besoin d’un Etat qui nous fait peur et nous terrorise ou au contraire qui nous rassure et nous sécurise ?

    La mort d’un homme qui a accompli son destin attriste certes mais permet aussi de méditer sur le futur, sur le but de la vie de l’Homme , car nous sommes tous appelés à mourrir. Heureux au moment du départ celui dont la vie à été consacrée non pas à amasser des biens matériels mais à rendre des gens heureux, à répandre le bien, à combattre le mal à laisser de l’amour derrière lui. Il s’est accompli et se sentira partir en douceur, aimé et adulé par les gens qui se pressent autour de lui au moment ultime. Il restera vivant dans le coeur d’un grand nombre et ne mourra point. La générosité de nos Chouhada les fera vivre dans la conscience collective jusqu’a la fin des temps.

    Celui par contre qui piétine les autres pour amasser des fortunes en usant de tromperie, de meurtre, de subterfuges, de mensonges et de voies tortueuses, mourra en laissant les biens mal acquis derrière lui et ses plus proches ne verseront pas une larme pour lui car il a tissé une aire de désolation tout autour, qui empeche les gens honnétes de l’approcher et ne permet qu’a la vermine comme lui de l’approcher. Or que peut attendre la vermine de la vermine ? Comme il n’est plus utile au moment du départ, il sera délaissé.




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  • Ammisaid
    1 octobre 2009 at 22 h 00 min - Reply

    inna liAllahi wa inna ilayhi radji3oun
    Mes condoléances à sa famille, que dieu l’accueil dans son vaste paradis et qu’il offre à sa famille, ses proches et ses amis le courage et la force pour supporter son absence.




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  • Faraxen
    2 octobre 2009 at 20 h 10 min - Reply

    Pendant très longtemps la défense des droits de l’homme en Algérie étaient surtout prise en charge par des personnalités étrangères surtout françaises. Il est heureux que de plus en plus d’ Algériens se font une place dans ce combat ardu pour la justice et la liberté: les noms de Mahmoud Khellili, du docteur Sidhoum, de Salima Ghezali, Djilali Hadjadj…se sont imposés à l’échelle internationale et c’est de bonne augure. Faraxen




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  • nomade
    4 octobre 2009 at 18 h 32 min - Reply

    allah yarham notre chahid qui s’est battu pour la verite,qui s’est battu contre
    les imposteurs-mercenaires et leur serviteurs , alors que la majorite d’entre-nous a une peur bleue de la police politique .
    pour un civil algerien ,qui affronte la police politique les mains nues , ca necessite un courage indeniable et il faut le faire.
    ALLAH le retablira dans son droit le jour du hissab oua el ikaab.
    ya saadek yaa faal el- khir .




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