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23 July 2017

Ben Barka: Interpol diffuse quatre mandats d’arrêt internationaux

Mehdi Ben Barka
Associated Press 02.10.2009 00:15

Quatre mandats d’arrêt internationaux émis par la France ont été diffusés par Interpol dans l’enquête sur la disparition de l’opposant marocain Mehdi Ben Barka en octobre 1965 à Paris, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

Les mandats d’arrêt ont été signés le 22 octobre 2007 par le juge d’instruction Patrick Ramaël en charge du dossier.

Le ministère de la Justice a joué son rôle d’intermédiaire entre le juge et la direction centrale de la police judiciaire, avant leur diffusion, a confirmé Guillaume Didier, porte-parole du ministère.

L’un des mandats vise le chef de la gendarmerie royale marocaine, le général Hosni Benslimane, qui officiait à l’époque au cabinet du général Oufkir, a-t-on appris de source proche du dossier. Les trois autres visent Abdelkader Kadiri, ancien patron de la Direction générale des études et de la documentation (DGED, renseignements militaires), Miloud Tounsi, alias Larbi Chtouki, l’un des membres présumés du commando marocain qui aurait enlevé Ben Barka, et Abdlekak Achaachi, agent du Cab 1, une des unités des services marocains ultra-secrète, a-t-on précisé de même source.

Le juge a eu recours à cette procédure en 2007 alors que le président de la République Nicolas Sarkozy effectuait sa première visite d’Etat au Maroc.

Le magistrat avait entendu en mai 2006 Driss Basri, l’ancien homme fort d’Hassan II, décédé en août 2007. Lors de son audition, Driss Basri avait affirmé tout ignorer de PF3, un ancien centre de détention situé à Rabat où pourrait être enterré le corps de Ben Barka, jamais retrouvé.

L’opposant à Hassan II a été enlevé le 29 octobre 1965 devant la brasserie Lipp, en plein centre de Paris.

Cette disparition a donné lieu à de multiples rebondissements et à quelques condamnations, insuffisantes selon les proches de Mehdi Ben Barka qui ont toujours mis en cause Hassan II. Le roi, décédé en 1999, affirmait pour sa part qu’il s’agissait d’une affaire « franco-française ».
AP


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5 Commentaires sur cet article

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  • rachid 2
    2 octobre 2009 at 13 h 31 min - Reply

    Lui qui voulait recuperer par tous les moyens les territoires marocains annexé par la france avant l’independance aupres du GPRA et les accords de lala maghnia …




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  • admin
    3 octobre 2009 at 11 h 38 min - Reply

    http://www.france2.fr 03 octobre 2009 12h 11

    Affaire Ben Barka: mandats suspendus

    Le parquet de Paris a demandé vendredi de suspendre les mandats délivrés dans l’affaire Ben Barka
    « Le parquet a demandé la suspension de l’émission de ces mandats dans l’attente de précisions demandées au juge d’instruction », indiquait-on chez le procureur.

    L’opposant marocain Mehdi Ben Barka a disparu en octobre 1965 à Paris, lors d’une opération attribuée aux services du roi Hassan II, avec la complicité de policiers et de truands français.

    Ces mandats avaient été signés par le juge parisien Patrick Ramaël, chargé du dossier en octobre 2007, au moment où Nicolas Sarkozy était en visite d’Etat au Maroc, mais sans être diffusés au niveau international. Ils ont été diffusés il y a quelques jours par Interpol, après le feu vert du ministère français de la Justice, qui a depuis demandé leur suspension. Ils visent le général Hosni Benslimane, chef de la gendarmerie royale marocaine, le général Abdelhak Kadiri, ancien patron des renseignements militaires, Miloud Tounsi, alias Larbi Chtouki, un membre présumé du commando marocain auteur de l’enlèvement, et Abdlehak Achaachi, agent du Cab 1, une unité secrète des services marocains.

    Une « manifestation cynique de la raison d’Etat » pour le fils Ben Barka

    La suspension de la diffusion des mandats d’arrêt visant quatre Marocains dans l’enquête sur la disparition de Mehdi Ben Barka, demandée par la justice française, est une « manifestation cynique de la raison d’Etat », a estimé samedi son fils, Bechir Ben Barka. « C’est une mascarade. Un même ministère qui se déjuge en 24 heures, c’est une manifestation flagrante et cynique de la raison d’Etat », a dit M. Ben Barka à l’AFP.

    La ministre de la justice a-t-elle déjugée par l’Elysée ?

    « On ne sait pas ce que cache ce revirement. La ministre de la Justice a-t-elle été déjugée par l’Elysée? Y-a-t-il une volonté de ne pas chercher la vérité? Si c’est le cas, cela doit être dit », a-t-il ajouté. « Ces événements sont indignes d’une démocratie », a encore dit M. Ben Barka.Me Maurice Buttin, qui défend la famille Ben Barka depuis 1965, a dit à Reuters qu’il soupçonnait une intervention politique pour empêcher un différend diplomatique entre la France et son ancien protectorat.




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  • general
    3 octobre 2009 at 20 h 52 min - Reply

    les français utilisent leur justice pour faire peur à leur marionnettes qui gouvernent beaucoup de pays africains .Ils ont certainement besoin de quelque marché au Maroc alors ils actionnent de temps à autre leur justice( aux ordres ) pour rappeler leurs potiches les generaux marocains qu’ils peuvent leur interdire tous les pays occidentaux et donc aussi l’acces à leur compte bancaires.Vous verrez que dans quelques temps il y aura des contrats avec les societes françaises.Les generaux marocains travaillent pour la france tout comme le gouvernement algerien et les generaux qui le soutiennent.




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  • djamel
    4 octobre 2009 at 9 h 41 min - Reply

    Ne soyez pas dupe, la France à des interets au Maroc elle ne crache pas dans la soupe n’est ce pas ??
    Si vraiment elle voulait juger les assasins de MEHDI BEN BARKA pourquoi a t-elle attendue tout se temps pour réagir ???
    Mais elle n’a pas hésité d’imputer au pouvoir algerien l’assasinat des moinnes de TIBHIRRINE malgré le manque de preuve
    Salutations




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  • baraka
    7 octobre 2009 at 8 h 20 min - Reply

    Cette histoire de mandats d’arrêt internationaux diffusés par Interpol sur l’affaire Ben Barka et le parquet de Paris qui se rétracte, c’est de la poudre aux yeux et c’est du pipo !
    Le jour que je verrais, pas un mandat, mais seulement un ordre de comparaitre et d’audition émis par le parquet de Paris à l’encontre de l’ex-colonel Marcel Leroy alias Finville, ancien chef du service opérationnel clandestin du SDECE impliqué jusqu’à l’os dans l’affaire de l’opposant marocain, là je me dirais que la justice française est impartiale, mais pour l’instant ce n’est juste que du vent Buchwalteresque, comme cette affaire des pauvres moines de Tibhirine.




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