Édition du
22 July 2017

Quand la zaouïa avance, la République recule

zaouiapar Abed Charef
Le Quotidien d’Oran 1er octobre 2009

La zaouïa mène face à la République. Et Qardhaoui a acquis un statut à part : il est désormais invité à faire la loi, jusqu’à Relizane !

La lettre ouverte au président de la République est passée de mode. On s’adresse désormais aux notables, aux hommes d’influence et à ceux qui, sans occuper de fonctions officielles, détiennent un véritable pouvoir. Des citoyennes algériennes, habitant Relizane, ont ainsi choisi de s’adresser non au wali ou à un quelconque ministre, mais au célèbre Cheikh Qardhaoui. Par le biais d’une lettre ouverte, elles demandent au prédicateur, considéré comme le guide spirituel des Frères musulmans, d’intervenir auprès du président Abdelaziz Bouteflika pour leur épargner une obligation légale, imposée par la loi algérienne.

Il s’agit, pour ces dames, de pouvoir produire des photos d’identité destinées à des documents officiels, carte nationale d’identité ou passeport, sans avoir à se dévoiler les cheveux ni les oreilles, c’est-à-dire sans enlever le khimar. Elles considèrent cette obligation légale contraire à leurs croyances, et demandent en conséquence à en être dispensées.

Pourquoi s’adressent-elles au Cheikh Qardhaoui ? A cause de sa notoriété dans le monde arabe et islamique, de son amitié avec le président Abdelaziz Bouteflika, et du respect que ce dernier lui voue, disent-elles. A défaut d’être dispensées d’enlever leur khimar, elles demandent au prédicateur égyptien d’émettre une fetwa à ce sujet, sachant que le vénérable cheikh a la fetwa aussi facile que M. Djamel Ould Abbès a la promesse facile.

Sur ce type de revendication, chacun a son opinion. Il ne s’agit pas de les discuter, ni même de les évoquer. C’est une thématique usée, faite d’un mélange d’archaïsme et de bigoterie. Ce qui inquiète par contre, c’est cette tendance qu’ont des Algériens, de plus en plus en nombreux, à s’adresser à tous, sauf aux institutions supposées être chargées de prendre en charge ces problèmes. On ne s’adresse pas au médecin pour être soigné mais aux âmes charitables pouvant financer l’opération. On ne s’adresse pas non plus aux partis et à leurs députés, supposés faire les lois, mais au cheikh de la zaouïa, dont l’influence serait très étendue. Ceci n’est pourtant guère surprenant. Ce sont en effet les officiels qui ont consacré ce fonctionnement parallèle. Toute l’action des gouvernants tend à empêcher l’émergence d’interlocuteurs représentatifs et crédibles, qu’il s’agisse de partis, de syndicats, d’élus ou d’associations. Leur hostilité à l’émergence de relais modernes n’a d’égale que leur acharnement à favoriser l’apparition d’interlocuteurs archaïques, pour traiter avec eux de manière occulte, dans l’opacité la plus totale. Le résultat est terrible pour le pays, car quand ces responsables sont confrontés à une crise grave, ils se retrouvent face au vide. Leur acharnement à discuter avec des interlocuteurs sans crédibilité ne fait qu’aggraver le problème.

Quand la crise a éclaté en Kabylie, le pouvoir a favorisé l’émergence d’une structure archaïque, baptisée « Arouch », plutôt que de discuter avec les partis ayant quelque crédit. A Ghardaïa, les autorités ont discuté avec tout le monde, imams, notables, journalistes, mais aucune tentative sérieuse n’a été ébauchée en direction des interlocuteurs « républicains », c’est-à-dire partis, syndicats, élus des APC et APW réellement représentatifs.

Cette tendance a été poussée jusqu’à la caricature lorsque des affrontements ont eu lieu à Debdeb, localité du grand Sud frontalière avec la Libye. L’auteur de coups ayant entraîné la mort d’un jeune homme s’est réfugié en Libye. Son retour n’a pas été obtenu grâce à une procédure diplomatique, à une extradition légale ou un quelconque recours à Interpol, mais ce sont des notables qui l’auraient convaincu de rentrer, selon les informations disponibles.

Les notables sont d’ailleurs devenus très à la mode. Il s’agit, en général, d’hommes fortunés, bien introduits auprès de l’administration, et très impliqués dans le business local. Sans statut particulier, ils arrivent pourtant à court-circuiter les instances locales, APC et APW, avec la bénédiction des walis et ministres, qui préfèrent traiter avec eux en aparté plutôt qu’avec les institutions.

Les « notables » ne sont pas les seuls à usurper un pouvoir qu’ils détiennent par la grâce du vrai pouvoir. En fait, à force de glissements, une telle confusion s’est installée que chacun s’estime en droit de faire ce qui sert ses intérêts du moment. Tel artiste se proclame ambassadeur d’Algérie et tel autre s’érige porte-parole de la présidence de la République.

Mais cela va plus loin quand des intérêts économiques et politiques sont en jeu. Ainsi, alors que le Parlement lui-même est dessaisi de ses prérogatives de discuter des lois, le président d’une organisation patronale a exigé que la loi de finances soit discutée entre le gouvernement et les patrons ! Mais ce chef d’entreprise a-t-il vraiment tort de vouloir se substituer aux représentants du peuple, alors que le pouvoir ne reconnaît pas au peuple le droit d’avoir des représentants ? Et le citoyen a-t-il tort de s’adresser à la zaouïa, qu’il s’agisse de la Tidjania ou de la Qardhaoui, quand le chef de daïra et le ministre se placent eux-mêmes sous la protection de la zaouïa ?


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10 Commentaires sur cet article

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  • karima
    2 octobre 2009 at 20 h 12 min - Reply

    C’est la faute a nos intellectuels qui ne veulent pas s’imposer.A tous ceux qui peuvent faire mais ne font rien.A ces hommes qui se marient avec des etrangeres pour vivre heureux et comme ils l’entendent mais incapable d’imaginer de vivre de la meme facon avec une Algerienne tant ils la voient soumise tout en oubliant que les regles de la societe dans laquelle il vivent sont faites par eux.C’est la faute aux parties politiques qui refusent de grandir, c’est la faute aus femmes qui passent tout leur temps a ecouter des predicateurs parler, parler et parler sans les enrichir mais plutot les abrutir.Nous faisons rien sans passer par ces soit disant hommes de savoir ( religion) et Dieu seul sait que leur savoir est limite sinon comment expliquer l’etat de la decadence ( el inhitat) dans tout les pays musulmans.Cessons de voir comment l’etranger nous voit et ayons le courage de nous regarder enface ( quelle catastrophe)




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  • depassage
    2 octobre 2009 at 21 h 04 min - Reply

    @karima
    Je ne suis pas trés versé en religion.Mais lorsque j’ai lu les memoires de ce kardhaoui dans le quotidien EL KHABAR, et comment il relatait sa liaison, puis son mariage avec sa jeune épouse Algerienne alors qu’il etait dejà vieux et marié et elle jeune etudiante, là j’ai compris que ces vieux schnocs n’apporteront rien de bon aux musulmans.
    Les regimes arabes ne s’y trompent pas en gavant leur peuples de FATAWAS 3ALLA EL HAWA que leur servent ces charlatans.




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  • MTM
    2 octobre 2009 at 21 h 39 min - Reply

    Le lobbying et les pressions intra et extranationaux, ont toujours existé de par le monde. Le soutien et l’influence des groupes fondamentalistes américains et du lobby juif sur la politique de l’Administration américaine (qui ont culminé sous Bush) au Moyen-Orient ne sont plus à démontrer par exemple.

    Le phénomène de demande de soutien de l’étranger est pathologique et témoigne d’un grave problème de la santé de la république et la crédibilité de ses institutions, mais le citoyen, broyé par la machine qui a détruit la république, ne peut pas faire autrement que de recourir à des forces qui gardent à ses yeux un certain pouvoir pour le rétablir dans ses droits. Le cas des femmes voilées qui appellent au secours une célèbre personnalité religieuse n’est symptomatique que par la qualité des plaignantes et celle de la personne à laquelle elles se sont adressées. Car il y a lieu de rappeler les innombrables demandes d’ingérence de l’étranger dans les affaires publiques et même privés des Algériens. Il faut peut-être commencer par citer les combattants des droits de l’homme; ces O.N.G. qui espèrent l’instauration de l’Etat de droit, avaient toujours souhaité l’ingérence des instances internationales dans l’établissement de la vérité et de la justice en Algérie.

    Le régime lui-même, sous ses deux versions (civile et militaire), n’a pas manqué de demander l’appui de ces instances ou des forces influentes dans certains pays comme la France afin de le soutenir contre l’opposition islamiste ou démocratique. L’appel à l’aide étrangère est aussi vieux que l’histoire des sociétés humaines.
    Il est un aboutissement de l’impunité et de l’absence d’une justice véritable et de la faiblesse des lois. Il représente les signes caractéristiques d’un régime autocratique et despotique. Le peuple ne fait plus confiance aux institutions publiques. Le pays est faible, vulnérable, colonisable ou du moins mûr pour l’occupation, la vassalisation ou la sujétion politico-économique aux puissances internationales.

    Le problème de ce phénomène, en Algérie et dans les républiques bananières, est aggravé par l’officialisation des tractations des coulisses et le travail de l’ombre comme mode de bonne gouvernance; un mode qui échappe à tout contrôle et déploie sa primauté factuelle au détriment des canaux officiels constitutionnels en ôtant toute souveraineté au peuple au nom duquel Bouteflika a pris le Pouvoir. Ces derniers ne reculent pas : ils n’existent malheureusement plus depuis l’avènement de Bouteflika bien avant le retour dévastateur de l’archaïsme des Zaouïas sur la scène politique en Algérie.

    L’influence des coulisses sur la vie publique est souvent déterminante sur l’exercice politique dans les institutions officielles réduites au rôle de simples figurantes, meublées par des fonctionnaires, fantoches pour le pouvoir et prédateurs pour le peuple.

    Les gens « sans principes et sans valeurs morales» adoptent la religion de leur souverain. Les hommes de valeur et de principes, sont éliminés politiquement ou physiquement, ils ne sont pas stipendiés par les militaires ni par leurs pantins politiques. Tout le problème de la solidité ou de l’inconsistance d’un l’Etat réside dans cette problématique. L’Etat attire les larbins et les valets. Avec quelques déclarations dont seuls les flagorneurs ont le secret et un beau costard chatoyant et n’importe quel criminel, loque politique ou traître fera l’affaire d’un Etat despotique. Ensemble, en fonction, ils formeront un « gratin » fromagé et beurré grâce à qui les dictateurs imposent leurs lois et leurs visions à l’ensemble de la population. En Iran, la barbe est devenue, par magie, un mode de vie chez les commis de l’Etat; en Tunisie, le moindre millimètre de poil sur le menton est un signe d’archaïsme et d’extrémisme…

    Effectivement, le président Bouteflika avec sa gestion catastrophique, son régionalisme, son exploitation politique des Zaouïas – un comble pour un célibataire endurci dont le mariage forcé et tardif fut son unique concession à la constitution algérienne-, a mis en danger le fonctionnement et l’existence de l’Algérie en tant que nation unie et républicaine.




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  • chawki
    3 octobre 2009 at 12 h 01 min - Reply

    Est ce qu’il ya en algerie des partis et des deputes ?est qu’il ya des institutions supposees etre charge de prendre en charge ces problemes ?est ce qu’il ya UN SEUL MINISTRE en Algerie qui a le courage politique de recevoir ces femmes ?est ce que le ministre des affaires religieuses peut les recevoir sans l’aval de la DRS?est ce qu’on peut vraiment ecrire au ‘president roi’ boutef ?yakhi bled …




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  • Ait Maamar Idir
    3 octobre 2009 at 20 h 37 min - Reply

    N’ayant pas la possibilité de contacter directement Mr Abed Charef, j’utilise ce forum pour lui faire remarquer, outre son article que je trouve comme à l’accoutumée excellent, qu’il a utilisé une formule péremptoire et trop facile pour la laisser passer sans qu’elle ne suscite de commentaires. Pour un journaliste qui nous a habitués à une grande rigueur dans l’analyse, ce qui donne d’ailleurs beaucoup de crédit à ses écrits, asséner aussi facilement que « quand la crise a éclaté en Kabylie, le pouvoir a favorisé l’émergence d’une structure archaïque, baptisée « Arouch », plutôt que de discuter avec les partis ayant quelque crédit » ne peut être interprété que comme une vision réductrice et étriquée d’un mouvement très complexe qui a connu des moments forts discutables et qui est lui- même certainement sujet à discussion voire à polémique.Je ne sais si Mr Abed Charef l’assume comme cela. Ce serait alors dommage. Respectueusement.




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  • general
    5 octobre 2009 at 16 h 07 min - Reply

    @karima
    « c’est la faute aux intellectuels «  lesquels ? qui etait derriere mouloud mameri , kateb yacine ou tahar djaout tous decedes aujourd hui ? qui est derriere Slimane Benaissa ? etc. Le peu d’intellectuels qu’on avait on les accusait de tous les maux ,qui berberiste ,qui communiste …la faute a vous madame(?) aussi et la faute de tous les algeriens qui jettent la faute sur les autres .N attendez pas les autres pour agir dans le bien , si tout le monde faisait le bien autour de lui , son travail correctement , combattre la corruption etc est deja un acte de patriotisme. Personne ne vous demande de militer , cependant il est injuste de demander l’impossible à des militant s qui luttent tous les jours (avec tous les risques que l’on connait ) sans trouver le moindre encouragement de la part de la population .Beaucoup de ces personnes ont fini par abdiquer devant l’incroyable et incomprehensible comportement de la population . On dit souvent que les intellectuels ne méritent pas le peuple algerien mais le peuple algerien mérite t-il les rares intellectuels et hommes politiques de grande envergure (ait ahmed par exemple) qui eux ont toujours su rester honnetes et désinterréssés dans leur combat ?




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  • karima
    7 octobre 2009 at 19 h 08 min - Reply

    General, oui je suis fautive aussi. Je suis toute aussi coupable que n’importe quel Algerien.Mais les intellectuels sont senses etre plus methodiques, organises, proches d’une certaine realite des choses ( tout est relatif bien sur) capables de transcender certaines realites et prets a le faire comme ils sont dotes d’un intellecte mieux nourri et plus honnete ( selon ma croyance), nous savons tous que ce monde materiel est ephemere mais un intellectuel le cerne mieux comme ses connaissances sont approfondies.Tahar Djaout ou la jeune lyceene qui a ete tuee par les criminels parce qu’elle ne voulait pas mettre le foulard (Rabi yarhamhoum) ne pouvaient pas changer ou stopper le mal car le mal a habite le coeur de pas mal de gens et la peur de ce bas-monde a pris le dessus sur la peur qu’on doit vraiment avoir.Oui general nous sommes tous coupables surtout maintenant car je n’entends pas des voix qui appellent a l’unisson pour sauver ce que les chouhadas nous ont laisser. Mes pensees sont relatives bien sur




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  • general
    10 octobre 2009 at 19 h 11 min - Reply

    @karima

    Il esr quasiment impossible maintenant d’entendre raison aux algeriens , je crains comme vous dites que le mal est profondement enraciné dans le coeur des algeriens , de plus les algeriens ( et d ailleurs tous les arabes) ne lisent presque jamais. Savez vous qu’un europeen lit au moins dix livres en moyenne par an alors que cent arabes lisent une demi page en moyenne par an ? comment alors les intellectuels (honnêtes ) arriveront à faire prendre conscience à la population ? il reste evidemment l’oralité , mais dans ce dernier cas il faut avoir les moyens audiovisuels or ces derniers sont controlés par l’état. tout ceci explique le niveau lamentable des populations des pays dits arabes. Le ministere de l’éducation a toujours été dirigé par des saboteurs ( sauf mostefa lacheraf( rahimahoua allah) . Le premier responsable de cette hecatombe esr boumediene ce n’est qu ‘en 1978 qu’il s’est rendu compte de la catastrophe qui se profilait à l’horizon aussi il a nommé mostefa lacheraf comme ministre de l’éducation , ce dernier a rétabli les classes bilingues , mais juste apres la mort de boumediene chadli l’a démis de ses fonctions pour nommer un autre saboteur. Ainsi l’école algerienne ne pouvait plus former des penseurs mais seulement des citoyens soumis .Voila pourquoi aujourd’hui il ne faut rien attendre de ses intellectuels qui sortent de nos universités . l’université de bab ezzouar a été classée à la 7000 ieme place du classement mondial des universités , meme en afrique elle est au 60 ieme rang. Alors que dire des autres universités .J’imagine que tizi ouzou par exemple est classé 8000 ieme.
    Mes respects




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  • karima
    11 octobre 2009 at 0 h 40 min - Reply

    Mes respects,general.




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  • Mohsen
    11 octobre 2009 at 11 h 36 min - Reply

    LIRE : Machiavel pédagogue.
    Par veille-education le jeudi, 15 janvier 2009, * Lire

    LIVRE : Machiavel pédagogue – Ou le ministère de la réforme psychologique
    Pascal BERNARDIN
    Édition: Notre-Dame des Grâces, 12/1995, 189 p.

    Pascal BERNARDIN : ancien élève de l’École Polytechnique, a enseigné les maths dans le privé, en classe préparatoire aux concours des écoles de commerce.

    Résumé :
    Quelles sont les raisons profondes de la crise de l’école ? Faut-il y voir une tare inscrite dans les gènes de notre société et de son système éducatif ? Ou doit-on conclure à une redéfinition du rôle de l’école et de ses priorités? Nos enfants sont-ils condamnés à l’ignorance et à l’illettrisme ?
    De nombreux parents et enseignants, témoins stupéfaits de la révolution en cours, s’interrogent sur les mutations profondes qu’a subi et que subit encore notre système éducatif. Mais aucun gouvernement, tant de droite que de gauche, ne les a jamais éclairés en exposant les fondements idéologiques de ces réformes et en faisant ressortir leur cohérence et leurs objectifs.
    Les réponses à ces interrogations existent pourtant : la philosophie générale de la révolution pédagogique est exposée sans détour dans les publications des organisations internationales (Unesco, OCDE, Conseil de l’Europe, Commission de Bruxelles… ). S’appuyant sur ces textes, l’auteur montre dans cet ouvrage qu’aujourd’hui l’objectif prioritaire de l’école n’est plus de donner aux élèves une formation intellectuelle ni de leur faire acquérir les savoirs élémentaires. Au terme d’une redéfinition du rôle de l’école, celle-ci devient le véhicule d’une révolution culturelle et éthique destinée à modifier les valeurs, les attitudes et les comportements des peuples à l’échelle de la planète. Les techniques de manipulation psychologique, qui ne se distinguent guère des techniques de lavage de cerveau, sont utilisées à tout niveau. Les élèves en sont naturellement les premières victimes. Mais les enseignants et le personnel administratif (directeurs, etc.) ne sont guère épargnés.
    Cette révolution silencieuse, antidémocratique et totalitaire, veut faire des peuples des masses ignorantes et soumises. Elle illustre de manière exemplaire la philosophie manipulatoire et dictatoriale qui sous-tend le Nouvel Ordre Mondial et les modes d’action subtils et indirects, mais d’autant plus puissants, qu’il utilise. Aussi cet ouvrage pourrait-il s’intituler Abrégé d’esclavagisme.
    Source : Appy-Ecole
    http://veille-education.org/post/2009/01/15/Machiavel-pedagogue

    Commentaire : On comprend mieux à présent ce que, un haut fonctionnaire de « l’Education Nationale » Mr Abassi, voulait dire par sa stupéfiante déclaration sur un plateau TV algérien , ce 20 Septembre 2009 , dans la matinée :
     » L’école n’est plus un lieu de transmission du Savoir »… !?!?!?!
    A ce jour, sauf erreur, nul ne l’a repris sur sa calamiteuse et ubuesque profession de foi ! Aux larmes citoyens !




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