Édition du
30 March 2017

L’inexorable déperdition des vraies richesses…

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Le Quotidien d’Algérie
par Lazare Hobarth.

Les lecteurs de ce site devraient en savoir un peu plus pour cerner la personnalité de l’auteur des lignes ci-dessus qui ne constituaient à l’origine que de longs commentaires d’ un article du quotidien El Watan repris par  »Le quotidien d’Algérie » .
Je n’imaginais pas que Mr Benchenouf allait en faire un article à part entière aussi n’en avais-je pas bien soigné la rédaction. Je crois comprendre que Mr Benchenouf est un journaliste professionnel: il dispose par conséquent des outils intellectuels pour décider de ce qu’il doit mettre en exergue ou non. Je suis né à Port Gueydon (aujourd’hui Azeffoun); ma scolarité primaire s’est déroulée à l’école communale de Port Gueydon puis à celle de la rue du Soudan (Basse Casbah) à Alger; toujours à Alger, au collège Guillemin (aujourd’hui lycée Okba), au lycée Bugeaud (aujourd’hui lycée Émir Abdelkader) et à la faculté des sciences .
Je suis ingénieur civil des eaux et forêts (École nationale des eaux et forêts de Nancy, en France). J’ai exercé comme enseignant de topographie à l’école des préposés forestiers de Rovigo (aujourd’hui Bougara) en même temps que j’entamais des recherches sur les méthodes de lutte contre l’érosion dans le semi aride (canton Kouanine de la forêt domaniale de Senalba Chergui, près de Djelfa – suite à une demande de la FAO à l’administration forestière d’Algérie. Je me suis occupé de génétique appliquée, discipline portant le nom d’ amélioration des arbres forestiers dans notre métier.

J’ai procédé à l’inventaire des cyprès de Duprez dans le Tassili N’Azgueur à deux reprises: en 1967 et en 1971-1972 (cliquer si nécessaire sur les trois mots: cupressus dupreziana grim).
En juin 1968, je mets en application une méthode d’aménagement originale qui porta d’abord le nom de pré-aménagement puis de préaménagement (ce fut Raymond Antoine, professeur émérite de l’université catholique de Louvain qui supprima d’autorité, et à bon escient, le tiret de séparation), puis de Méthodes d’aménagement sur compartimentage préalable.
Ces métodes se subdivisent d’abord en: Méthode d’aménagement sur compartimentage orthogonal applicable aux forêts sur terrains peu accidentés et en Méthodes d’aménagement sur compartimentage non rectiligne applicable aux forêts croissant sur terrains pentus.
Ces dernières méthodes sont: la Méthode d’aménagement sur compartimentage non rectiligne applicable aux arbres à bois et la Méthode d’aménagement non rectiligne applicable aux arbres à liège. Seule la méthode d’aménagement sur compartimentage non rectiligne applicable aux arbres à liège n’a pas reçu de traduction pratique par suite de l’opposition implacable des dignitaires du secteur forestier; il est question de la mettre en application dans l’Akfadou avec le département forêts de l’université Mouloud Mammeri mais il semble que les autorisations nécessaires tardent encore à venir. Pour ce qui est des Cyprès du Tassili, les demandes d’autorisation pour parfaire le travail et prévues pour 1977, 1982, 1987, 1992, 1997, 2002, 2007, ont toutes été rejetées. Je vous prends à témoin, Monsieur Benchenouf, que je renouvelle sur votre site une demande de mission sur le plateau du Tassili pour l’année 2012 pour le cas où Dieu me prêterait vie, lucidité et force physique minimale.
Quelques noms de forestiers ou autres ayant apporté une contribution à la mise en application sur le terrain des méthodes d’aménagement sur compartimentage préalable: Abdelhamid Bérini, Abderrahmane Khaldi dit Taleb, Mohamed Boussiri, Said Kebab, Younès Atek, Amar Hamidi, Abdelghani Bessaieh, Said Boukhelkhal, Dahman Rabehi, Belhamel, Zerrouki (chef de district des forêts), Zitouni, Abdelkader Djiid, Mohamed Marok, Mohamed Seghier, Bensafi Nedder, Kada Bensekrane, Laredj Kandouci, Kouider Zerrouki (ouvrier forestier spécialisé), Seddik Touati, Tiffour, Miloud Didaoui, Belkhodja, Naceur Belabaci, Belabbas Lakehal, Fouad Lalaoui, Fatima Bencherif …et plusieurs dizaines d’autres d’intervenants.
Ce sont ces personnes qui ont apporté les justificatifs à l’édification des deux belles unités de panneaux de particules de Djelfa et de Telagh. Aussi, quand le docteur-professeur Lamiri affirme dans El Watan que  » L’Algérie est un pays qui ne sait pas fabriquer de la croissance. C’est comme si l’on mettait de l’essence dans un moteur en panne » je dis sans crainte de me tromper que Mr Lamiri et ses complices d’El Watan sont des misérables. Fin de la première partie. Lazare Hobarth.


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18 Commentaires sur cet article

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  • admin
    7 octobre 2009 at 18 h 18 min - Reply

    Ce sont tous les lecteurs de LQA que vous prenez à témoins.
    Vous m’avez rappelé deux personnes dont les déclarations se sont gravées dans mon esprit.
    La première est l’écrivain Mohamed DIB. Lui, l’auteur de cette fameuse trilogie, qui lui a permis d’exprimer son immense amour pour l’Algérie, n’en a pas moins décidé de demander à sa famille de ne pas l’inhumer dans sa patrie natale qu’il cherissait pourtant. Il repose aujourd’hui dans un cimetière français.
    Il avait dit un jour, après toutes les avanies que lui avaient fait subir les parvenus qui avaient pris le pouoir en Algérie, et qui s’y comportaient comme s’ils en étaient les maîtres incontestés,  » les Algériens ont oublié d’où ils viennent.. »
    Ces nouveaux maîtres du pays, à l’esprit encore tout éculé, qui se vautraient comme des ânes dans leurs nouveaux statuts, étaient devenus les pires ennemis du mérite véritable, de la compétence, et meme de l’intelligence. Ils personnifiaient ce qui pouvait émerger de pire en l’homme. Leur seule et unique loi était celle du plus malin, du plus retors, du plus vil. Ils avaient pris tout le pays en otage, son présent, son passé et même son avenir. Et ils avaient décidé que quiconque était intègre, compétent, juste et utile ne pouvait être, par conséquent, que leur ennemi le plus mortel, puisque la médiocratie ne peut engendrer le mérite, et vice versa.

    La deuxième personne qui m’est venue à l’esprit, en vous lisant, et que je n’ai connue que pendant quelques instants, dont je ne connais même pas le nom, est un Monsieur que j’avais rencontré dans le magnifique jardin public de Sidi Bel Abbes. Je crois me rappeller qu’il y était employé en qualité d’ingénieur agronome. C’était en 1980. Nous engagâmes la discusson sur ce très beau jardin, que nous avait légué la France coloniale et il me confia que les Algériens avaient oublié que c’est en se baissant vers la terre qu’on peut élever une nation à un rang honorable. En lui permettant d’abord de pouvoir nourrir ses propres habitants. Et il me répéta, mot à mot, la phrase de Mohamed DIB:  » les Algériens ont oublié d’où ils viennent.. »
    Je ne sais pas si ce sage est encore de ce monde, mais s’il pouvait savoir combien il avait raison.
    Les Algériens, pour leur malheur, se sont mis à ressembler aux pires d’entre eux. A ceux-là même, barbares et mesquins, qui précipitent notre jeune nation dans le chaos.
    Savons nous seulement que nous ne lèguerons pas à nos enfants des arbres centenaires, comme nous les ont légués nos devanciers, fussent-ils des colons?
    Mais quelle est donc cette société qui n’a de reconnaissance, et de considération, que pour les plus méprisables d’entre elle?
    DB




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  • Brahim YOUNESSI
    8 octobre 2009 at 9 h 32 min - Reply

    Bonjour,

    J’ai lu avec beaucoup d’intérêt les différentes interventions de M. Lazare Hobarth. Le problème qu’il pose est central dans l’élaboration d’une politique publique d’urbanisation. La protection forestière revêt un enjeu considérable sur le plan écologique et économique pour un pays semi aride comme l’Algérie. Et l’état de nos forêts, selon les contributions de M. Hobarth, est très inquiétant à tous points de vue. Freiner une décomposition forestière qui dure depuis au moins une quarantaine d’années est, me semble-t-il, très difficile sans une prise de conscience collective sur ce sujet capital et la mise en œuvre, le plus rapidement, d’une politique volontariste qui requiert un investissement humain et financier très important. La désertification du pays qui gagne de plus en plus de terrain est une menace réelle pour les générations futures qui seront ainsi privées par l’inconséquence politique, l’incompétence et la gabegie de toutes les ressources nécessaires à la vie, en particulier l’eau qui se raréfie dans nos espaces. La désinvolture du pouvoir politique sur ce sujet comme sur d’autres d’ailleurs qui ne sont pas moins importants est pire qu’un crime (…) pour reprendre le fameux mot de Talleyrand.

    Brahim Younessi




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  • Lazare Hobarth
    8 octobre 2009 at 22 h 01 min - Reply

    Monsieur Younessi, la désertification de l’Algérie dépasse de beaucoup l’étape de l’inquiètude. Il faut passer à l’action immédiatement. La prise de conscience viendra en même temps que les gens verront les effets positifs des mises en défens par exemple – pour n’évoquer que la mesure la moins coûteuse. S’il faut attendre l’accord des spéculateurs de l’élevage, le désert sera aux portes d’Alger avant 2050. Je pense que ce n’est pas faire preuve d’un alarmisme infondé que d’écrire que le désert est déjà aux portes de Boghari (Ksar el Boukhari). La difficulté – totalement imprévue – c’est que la presse entretient l’illusion que des travaux efficaces sont entrepris pour contrecarrer la désertification. Or, il n’en est rien. Les statistiques officielles font état de plus de un million d’hectares reboisés depuis 1965. Je m’engage à ne plus intervenir sur aucun support médiatique si, sur le terrain, on trouve une surface complantée de 250 000 hectares. Les dignitaires du secteur forestier et les patrons de journaux jouent sur les mots: les pouvoirs publics ont effectivement financé plus d’un million d’hectares de reboisements mais les crédits affectés au reboisement de 750 000 hectares, n’ont aucune contrepartie sur le terrain, se sont évaporés en quelque sorte. À raison de 60 000 dinars par hectare reboisé…Lazare Hobarth

    Adm: Monsieur Hobarth, Nous vous remercions de nous livrer ces très utiles informations. LQA est à votre disposition Sachez que nous attachons la plus haute importance à ce sujet, et que les écrits restent!
    Merci Monsieur Hobarth
    DB




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  • Lazare Hobarth
    8 octobre 2009 at 23 h 31 min - Reply

    Je viens de prendre connaissance sur le site de Mr Benchenouf, d’une nouvelle affaire de corruption reprise d’une information du journal El Watan. Mme Salima Tlemçani que j’ai considéré pendant très longtemps comme une journaliste rigoureuse et surtout d’un courage exceptionnel, a arraché, au fil des années, son masque par bouts minuscules pour apparaître enfin depuis septembre-octobre 2009 sous son visage véritable: celui dont le rôle est d’égarer le lecteur. Elle affirme qu’un colonel du D.R.S. est  »cité » dans l’affaire de corruption qu’elle relate ce qui revient à dire que la culpabilité de cet officier supérieur des services de renseignements de l’armée, si elle n’est pas encore prouvée, risque de l’être dans le futur. Un sergent du DRS est déjà important et il n’est pas donné – même à un rédacteur en chef de journal – de suggérer qu’il soit coupable d’une action délictueuse. Je n’apprends rien à personne en écrivant que l’institution est particulièrement ombrageuse dès lors qu’il s’agit de son image. Dans les colonnes de journaux, des ministtres, des directeurs de presse, des ambassadeurs, des militaires – y compris du DRS…ont été mis en cause. Jamais des dignitaires forestiers. J’écrivais plus haut qu’il n’existe pas trace sur le terrain d’au moins 750 000 hectares de reboisement financés par les pouvoirs publics et prétendument réalisés depuis 1965. La  »retenue Ethor » édifiée soit disant en forêt de Fenouane est introuvable; la digue EMIFOR prétendument construite 200 mètres plus loin n’a jamais existé mais le Trésor public a payé; des travaux sylvicoles fictifs ont été facturés et mandatés… Jamais un journal n’a évoqué ces malversations. Pire, lorsqu’en 1989 les militaires se sont retirés des travaux du Barrage vert, des attaques les plus directes les ont ciblés quant à la qualité de leurs réalisations. Or, le maître de l’ouvrage a toujours été l’administration forestière et le maître de l’ouvrage, en acceptant de réceptionner les travaux certifiait du même coup leur qualité. Durant les années 1970 et 1980, le service forestier s’était toujours félicité du travail des conscrits. Les journalistes aussi. Pourquoi l’armée a-t-elle supporté pareille calomnies sans mises au point? J’ai déjà révélé – c’est donc une redite – que les dignitaires du secteur forestier ont utilisé comme mercenaires des éléments de la sécurité militaire pour me nuire durant au moins vingt ans. Pour bien me faire comprendre, j’ajouterai que ces mercenaires ont agi contre moi à l’insu de leur hiérarchie. Contre quelle contrepartie? – Je n’en ai aucune idée. J’ai vécu de très nombreuses années dans la crainte panique des responsables forestiers. À cinq reprises au moins ils ont donné instruction à des agents à eux de m’assassiner: 2 fois en 1972, 1 fois en 1973, 1 fois en 1980 et 1 fois en 1986. Le ministre de l’agriculture, des premiers ministres – dont Mr Ouyahia il y a une dizaine d’années, le directeur général de la Fonction publique, des présidents de l’assemblée nationale, des présidents du sénat ont été alertés: en vain. Je veux bien être un imbécile qui ne comprend rien aux choses du sommet, il n’en demeure pas moins qu’ aucun de mes correspondants ne m’a fait remarquer que j’étais un fabulateur. Au risque de passer pour un idiot encore une fois, l’article de Mme Tlemçani me conforte dans la conviction que les dignitaires du secteur forestier sont plus puissants que les chefs du DRS. Lazare Hobarth




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  • Brahim YOUNESSI
    9 octobre 2009 at 0 h 46 min - Reply

    Bonjour,

    Monsieur Lazare, vos contributions alertent nos consciences sur un sujet d’une importance capitale pour la survie de nos enfants et petits-enfants. Votre témoignage est trés précieux parce que nous sommes tenus dans l’ignorance de ces catastrophes écologiques provoquées non seulement par la nature mais pour une bonne part par l’inertie, la désinvolture et la prévarication des pouvoirs publics. Je suis entièrement d’accord avec vous qu’il faut agir vite, très vite, pour enrayer ce phénomène porteur de désolation et de drames humanitaires. Savoir que le désert est quasiment aux portes d’Alger, Boghari n’est qu’à 175 km de la capitale, alors que les moyens de lutte nécessaires à son endiguement ne sont pas mobilisés ou pire sont détournés est un autre crime à mettre sur le compte des brigands qui gouvernent. La désertification, dans la conscience mondiale, c’est la famine qui frappe les populations du Sahel et la disparition, au fur et à mesure, des forêts tropicales. Il y a en effet péril en la demeure d’où l’exigence d’une action urgente. Merci d’avoir mis ce problème qui nous concerne tous dans notre actualité.

    Brahim Younessi




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  • papousse
    9 octobre 2009 at 9 h 56 min - Reply

    L’Algérie et le Maghreb en général seront touchés d’ici 30 ans par une sécheresse et un manque d’eau chronique. La désertification est plus qu’éminente suivant une enquête d’un magazine science & vie hors série sur le sujet. Un pays occidental et developpé comme l’Australie ne ménage aucun effort quant à l’investissement dans le developpement de l’énergie solaire pour prévoir le fonctionnement de gigantesques désalinateurs d’eau de mer à gros débit et dans le cadre d’une écologie du future. Pourtant ce pays, à part quelques minerais, ne posséde aucune goutte de pétrole, ni aucun métre cube de gaz, alors que le soleil est le même pour tout le monde. Si l’Algérie ne ferait rien dans l’immédiat, la catastrophe serait inévitable en plus d’une crise mutidimentionnelle qui n’a pas encore révélée toutes ses tares du point de vue écologique, entre autre, les plus de 16000 potiches pleines de mercure provenant d’un bateau qui avait coulé il y a plusieurs années dans la rade de la baie d’Alger. Les autorités ne sachant quoi faire ont occultés ce dossier priant Dieu que le cachetage des potiches incrustées au fond dans la vase marine ne céderait pas avec le temps, mais jusqu’à quand ? Une catastrophe écologique sans nom aux portes de la capitale, même le poisson avait changé de camp depuis belle lurette.




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  • Lazare Hobarth
    9 octobre 2009 at 16 h 09 min - Reply

    Voyez Monsieur Benchenouf pourquoi il ne faut pas désespérer des Algériens – mais ce n’est qu’une façon de parler, je ne vous apprends rien ; trouvez un site qui évoque aujourd’hui cette grave affaire des pots de mercure -très bien scellés nous a-t-on dit; vous n’en trouverez aucun ou presque alors que les espaces où sont dénoncés la  »mafia politico-financière », les  »généraux ventrus », le  »cabinet noir », le fln post 1962 » … sont légion. Cette affaire d’empoisonnement différé, rappelée bien à propos par Papousse, devrait d’abord trouver sa solution au niveau du département de Mr Chérif Rahmani, ensuite des institutions ayant en charge le port d’Alger, ensuite du ministère de l’Intérieur par le biais de la direction générale de la protection civile…C’est la paresse ou la malveillance qui incriminerait, pour cette affaire,  »le régime » sans plus de détails. En accablant pour tout et n’importe quoi la présidence ou le ministère de la défense on ne leur reproche en définitive rien alors qu’on pourrait peut-être leur trouver des insuffisances pour demeurer dans l’euphémisme. Au jour d’aujourd’hui Monsieur Benchenouf nous sommes quatre, sur votre site, à intervenir sur des questions liées à l’environnement: vous, MM. Brahim Younessi, Papousse et moi. Croyez-moi, il y a aujourd’hui moins de risques à accabler MM. Bouteflika et Mediène que de dénoncer les agissements des dignitaires du secteur forestier d’Algérie. Est-ce que l’ingénieur civil des eaux et forêts Grim – c’est mon nom d’état-civil – craint de livrer quelques noms de dignitaires? – Pas le moins du monde. Il s’agit par exemple de MM. Benaissa Hakka, Aissa Abdellaoui, Mohamed Rouighi, Abdelmalek Saidi, Rabah Dekhli…Ces personnes constituent le noyau dur des dignitaires forestier; il y a ensuite le premier cercle des affidés: MM. Senouci Bendani, Abdelhamid Ouelbani…Je pourrais citer des personnes faisant partie des deuxième cercle etc. Parmi les affidés des dignitaires forestiers, des gens qui leur sont ou étaient totalement soumis, il existe des responsables occupant une position hiérarchique élevée: par exemple Mr Abdelkrim Bouderghouma ancien wali de Saida et qu’un site internet qualifie de  »moudjahid, wali, député ». Mr. Bouderghouma est une crapule; définition d’une crapule d’après le Larousse:  » Individu sans moralité, capable des pires bassesses ». Mr. Bouderghouma, de part son statut, est protégé par la loi, plus que les citoyens ordinaires, contre toute entreprise de diffamation; mais pour ce que j’écris il ne réagira pas: il se fera tout petit, il fera celui qui ne sait pas, qu’on n’a pas mis au courant. Mr. Bouderghouma est député, c’est certain; il a été wali, sans aucun doute; pour ce qui est de sa qualité de moudjahid, j’aimerais bien connaître le nom des témoins dont la signature lui a permis d’obtenir son attestation communale. Je ne m’appelle pas Benyoucef Mellouk qui s’est cru de taille à combattre d’une manière frontale des  »magistrats faussaires » autrement plus puissants que lui. Mon action s’apparente à celle des francs-tireurs c’est à dire que j’ai toujours agi seul et c’est la raison pour laquelle les dignitaires du secteur forestier ont répandu la rumeur selon laquelle j’étais un responsable de la Sécurité militaire en mission -secrète- dans l’administration forestière. Cette information mensongère ne pouvait produire que des avantages pour eux: d’une part, elle justifiait leur incapacité à me neutraliser, par ailleurs elle me désignait à la vraie Sécurité militaire comme un usurpateur de fonction. Dans les années 1980 si je ne me trompe, les services secrets engagèrent une arrestation massive de gens se prétendant de la Sécurité militaire dans le but de mettre plus de beurre dans leurs épinards. Autant dire que cette rumeur n’arrangeait pas mes affaires, qu’elle aggravait plutôt la précarité dans laquelle je me trouvais. Mais je dois à la vérité de dire que je n’ai pas été inquiété. À ce qu’on m’a rapporté, les fabulateurs qui remuaient des mécaniques pour signifier leur importance ne furent pas spécialement maltraités: on leur rasa la tête et on les abandonna, après interrogatoire, en pleine nature à charge pour eux de trouver le moyen de rejoindre bobonne ou maman. Lazare Hobarth
    ADM: Le nombre de contributeurs n’est pas un indicatif en soi, à part d’expliquer que nos compatriotes sont désorientés. Est-ce de leur faute?
    Il n’en demeure pas moins que le désert, pour les prêcheurs opiniâtres, et invétérés, qui tentent de faire entendre leurs voix, devient le lieu de prédilection, voire de prédication, de plus en plus audible, à tous ceux dont la voix était étouffée par les désormais primitis moyens de communication. J’allais écrire désuets. Le miracle d’internet nous permet aujourd’hui de vous lire et de nous mettre à votre diapason. Les Algériens sont en effat désoriantés. Allez faire comprendre au commun de nos compatriotes que les apprentis sorciers qui nous gouvernent négligent le reboisement dans notre pays, où qu’ils ne font rien pour empêcher qu’une essence millénaire est en passe de disparaître. Eux qui ont de la difficulté à survivre. Mais ne desespérons pas du génie populaire. Il saura, en temps voulu, faire la part des choses. Efforcons nous seulement de garder le cap! Mon défunt père m’a dit un jour que je devais toujours éteindre la lumière d’une piece que je n’utilisais pas, même si j’étais un multimilliardaire, parce que ce serait un gaspillage. Ce n’est qu’aujourd’hui que j’en ai saisi le sens profond. Il n’a donc pas prêché dans le desert.
    Je suis heureux de vous compter parmi nous, cher Monsieur Hobarth.
    DB




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  • Ammisaid
    9 octobre 2009 at 19 h 09 min - Reply

    Assalam, azul, bonsoir
    A Mr Lazare Hobarth,
    J’ai suivi avec un grand intérêt vos articles et vous confirmez par là qu’il n’y a aucun secteur qui est épargné par ceux qui détruisent l’Algérie. Ils détruisent et l’homme, et la nature et nos richesses. Ils sont tel un feu invisible mais d’une puissance inégalée dans toute l’histoire de notre pays. La haine qu’il voue à notre pays et à son peuple est incroyable et incompréhensible. Pourquoi, mon dieu, sont-ils méchants à ce point . Pourquoi? Même la Kabylie tend à devenir un désert ! Si rien ne vienne nous délivrer notre pays deviendra la désertalgérie au sens propre et figuré du terme. Et, eux, ils iront vivre dans des pays écologique ! Qui les arrêtera ?
    Fraternellement et merci pour votre travail et merci de l’avoir partagé avec nous




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  • Lazare Hobarth
    9 octobre 2009 at 21 h 01 min - Reply

    Cessons un moment de narrer ce que d’aucuns pourraient considérer comme des élucubrations ou des divagations d’un vieillard séniles. Passons aux chiffres autres que les miens. D’abord un lien avec un article paru en 2004 (interview du directeur général d’Algérie liège) :

    http://www.algerie-dz.com/article1144.html

    Le chiffre de 450 000 quintaux de liège produit en une année m’avait laissé dubitatif. Or je constate que cette quantité a même été dépassée en 1937 (553 000 quintaux). Entre 1937 et 1950 la récolte moyenne annuelle a été de 340 000 quintaux par an; pour les années 2000, elle a été d’environ 85 000 quintaux par an. La récolte des années 2000 représente approximativement 25% de celle des années 1937-1950 avec toutes les conséquences économiques, sociales, écologiques qui en découlent. Certains vont jusqu’à prévoir une importation de liège pour faire tourner une partie des capacités industrielles installées. J’ai mis au point avec mes collaborateurs, entre 1968 et 1994, une méthode d’aménagement à l’intérieur des  »Méthodes d’aménagement sur compartimentage préalable »: les dignitaires du secteur forestier l’ont rejetée au même titre que les autres. Pourquoi? – Pour que la forêt d’Algérie disparaisse jusqu’au dernier arbre pour leur plus grand bénéfice: surpâturage de leurs troupeaux, aide internationale pour soit disant reconstituer des forêts disparues ou dégradées, participation- villégiature aux surabondantes grand-messes consacrées à la désertification, la déforestation, l’aménagement forestier durable, l’intégration de la femme dans l’économie rurale…Vous n’êtes pas tenu de me croire, lecteurs de ce site mais les forestiers se sont imposés comme les seuls fonctionnaires présentant les compétences requises pour distribuer des machines à coudre à des femmes candidates à un emploi à domicile. Et vous êtes loin de vos surprises! Lazare Hobarth




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  • Lazare Hobarth
    10 octobre 2009 at 2 h 06 min - Reply

    Reprenons à présent la question du Barrage vert en évitant autant que faire se peut les redites. C’est l’ingénieur civil des eaux et forêts Grim – c’est à dire moi-même – qui créa le concept ( pour l’histoire du vocable, cf. mes précédents messages ). Le projet a été exposé à Houari Boumediène en septembre 1969 dans une forêt de la région de Djelfa; après un long débat, le président Boumediène et son gouvernement l’approuvèrent. Le projet a été affiné par mes soins toujours – et uniquement par mes soins – durant les années 1972 et 1973. Je peux dire par conséquent que le Barrage vert au stade du projet est mon oeuvre. Contrairement à ce qui est colporté – y compris par Mme Anissa Boumediène – Houari Boumediène n’a eu aucun rôle dans la conception du Barrage vert et ce n’est pas le dévaloriser que de le dire que sous toutes latitudes ce n’est pas aux chefs d’État de concevoir pareilles entreprises; c’est à leurs techniciens de le faire. Il est plus conforme à la vérité de dire par conséquent que le projet Barrage vert a été élaboré durant la présidence de Houari Boumediène. Qu’en est-il de son application à présent? Je rappelle que juste après l’exposé que je fis au Président, j’étais muté à Abadla (sud de Colomb Béchar) par le directeur des forêts Benaissa Hakka alias Mathilde. La raison: il avait désigné quelqu’un d’autre pour l’exposé au chef de l’État mais un incident amena M. Abdelmadjid Allahoum à pourvoir dans l’urgence au remplacement de l’ingénieur initialement prévu; Said Boukhelkhal, alors maire de Djelfa lui proposa mon nom. Une voiture de la présidence à bord de laquelle se trouvait Said Boukhelkhal et un agent du protocole vint me chercher à la circonscription des forêts de Djelfa et c’est en trombe – du retard avait été pris par rapport à l’horaire déjà établi – que nous arrivâmes à la plate-forme que nous avions aménagée en forêt pour la visite présidentielle.Voilà pour l’année 1969.Comme je l’ai déjà écrit, c’est en 1972 que Houari Boumediène parla à Saida, à l’occasion du discours consacré au programme spécial de la wilaya, de Sedd el Akhdar (Barrage vert). Ce sera encore moi qui affina entre les mois de juillet 1972 et juin 1973 le projet déjà bien cerné dans ses grandes lignes en 1969. L’affaire paraissant bien avancée, les dignitaires du secteur forestier avec la complicité de cadres du ministère de l’agriculture et de la wilaya de Annaba (MM, Ahmed Bouderba, Khoudir Berrah et Abdelhamid Ouelbani notamment) construisirent une machination d’où je ne devait pas revenir vivant n’était la vigilance, la perspicacité de la Sécurité militaire – tout cela à mon insu bien évidemment ( cf. mes précédents messages). Dépités de n’avoir pas convaincu la Sécurité militaire de m’exécuter, ils cherchèrent à me faire emprisonner avec l’appui de M. Tayebi Larbi ministre de l’Agriculture et tout puissant membre du Conseil de la révolution: ce dernier leur concéda ma mutation par mesure disciplinaire à Saida. Voilà donc le Barrage vert piloté par d’autres forestiers sous la gouverne de MM Hassen Bouslah et Rabah Dekhli, alias Spartacus. Dans la foulée de ma déchéance professionnelle, MM. Bachir Kadik et Abdelaziz Zerhouni, alias Le Florentin défoncent la porte de mon bureau à la station d’amélioration des arbres forestiers du Bois de Boulogne sur les hauteurs d’Alger, s’emparent de toutes mes archives et des biens personnels – certains précieux – qui s’y trouvaient. Lecteur, si un dignitaire du secteur forestier d’Algérie te dit qu’il est honnête, réponds-lui: – Bien évidemment, d’ailleurs tout le monde le sait à commencer par les populations riveraines des forêts. Grim neutralisé, la danse du ventre peut commencer: on va circonvenir l’armée pour l’amener à exécuter un travail conduisant immanquablement à l’échec: par exemple en leur désignant le site de Tadmit à l’évidence impropre au reboisement. On fait croire à l’ANP que le site avait été parfaitement étudié, que les arbres forestiers pouvaient y croire: les militaires s’y casseront les dents et se couvriront de ridicule. Leur échec comble d’aise les dignitaires forestiers: ils étaient gagnants là également sur deux plans: ils avaient leurs entrées dans l’institution militaire, rêve de beaucoup d’Algériens comme le sait tout un chacun et ils avaient un excellent moyen de prouver que le Barrage vert est irréalisable. Tout cela est bien compliqué, j’en conviens aussi est-il bientôt temps de marquer une pause. Les critiques du Barrage vert, depuis 1990, fusent de tous horizons: de citoyens, de scientifiques algériens et du monde entier – même le grand forestier syrien Ibrahim Nahal s’est laissé avoir, des autorités politiques – président Bouteflika compris, des écologistes, des sociologues…Sur internet, j’ai dénoncé d’une manière énergique toute critique infondée du Barrage vert car j’avais interprété systématiquement ces positions, souvent railleuses, comme des actes de malveillance injustifiés. J’allais verser dans la paranoia quand un jour, je découvris qu’il n’y avait pas un mais trois Barrage vert. Le premier, le mien, je le nommerai le Barrage vert originel: temporellement, il se situe entre 1968 et 1973: c’est ce Barrage vert qui est rapidement décrit au chapitre 20 de mon ouvrage  »Le préaménagement forestier ». Le deuxième, le Barrage vert erratique, a pour dates extrêmes les années 1974 et 1989: c’est le Barrage vert réalisé par le service national sous les directives techniques de l’administration forestière. Le troisième est le Barrage vert intermittent : il débute en 1990 et se poursuit en 2009: il est entièrement sous la responsabilité de l’administration forestière. Pour ce qui est du Barrage vert (1968-1973), toute faute, toute erreur n’incombe qu’à moi. Il reste à trouver les auteurs du Barrage vert erratique (1974-1989) et du Barrage vert intermittent (1990-2009). Tu verras lecteur que nul ne pourra contraindre les dignitaires du secteur forestier à donner des explications publiques sur ces deux  »Barrage vert ». J’ai déjà écrit que les dignitaires du secteur forestier sont plus puissants que les responsables de la Sécurité militaire. Lazare Hobarth




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  • Hacene
    10 octobre 2009 at 5 h 30 min - Reply

    Bonjour Mr lazare
    je dois avouer que lire ce genre d’inforamtions aussi precises sur un secteur aussi important que le sont nos forets et du coups notre climat ( en dehors des retombees economiques ) , ca me donne la chaire de poule . il faut dire que la barraque algerie et tenue par des epiciers , qui ont entre leurs mains des pesuedo technocrates( verreux sans conscience ) qui savent faire praler de faux chiffres , dans une televisions au ordre destines a un peulpe qui courent du matin au soir pour survivre , tout cela n’est pas ettonant !!!!!!!!!!!!!!!!!
    la preuve que les gouvernant s algerriens marchent a sens unique sans gene , il n’existe auccun organisme « independant , » en dehors d’une certaine presse electroniques et ecrite , qui peuvent contredire les chiffres avances par ces  » technocrates » du gouvernement .
    je pense q’avant que le desert arrive au porte d’alger il est deja present dans la tetes de nos dirrigents .
    merci




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  • papousse
    10 octobre 2009 at 7 h 56 min - Reply

    L’eau dans le monde :

    – 10 pays se partagent 60% des ressources naturelles d’eau douce.

    – 1.1 milliard de personnes n’y ont pas accès, environ le 1/6 de la population mondiale.

    – 10 personnes par minute (dont 4 enfants) meurent de maladies liées au manque d’eau potable.

    (Source d’un think-tank américain en 2009)

    Je me rappelle de l’une des interventions très rare télévisée en 1990 du comte Alexandre De Marenches, ancien directeur des services secrets français pendant 11 ans (70/81) et ancien conseillé privé de Ronald Reagan pour l’Afghanistan, en plein guerre du golfe, lorsqu’il avait révélé et identifié les défis d’après-pétrole en parlant de la guerre de l’eau aux alentours de 2025. Les futures puissances mondiales en ressources naturelles hydrauliques, l’équivalent de l’Arabie Saoudite et de l’Iran en pétrole actuellement, seraient le Canada et…la Turquie.
    Paradoxalement et grâce à Dieu, par rapport aux idées expansionnistes et machiavéliques de l’occident, il y aurait toujours un pays musulman dans la partie, un caillou dans la chaussure du nouvel ordre sioniste mondial.
    Tout cela pour dire qu’une fois l’Algérie pressée comme un citron de son pétrole et de son gaz, elle aura à crever de soif si elle n’entreprendrait pas l’exploitation de son énergie solaire, une chose d’ailleurs déjà en bémol puisque Chakib Khelil commence à lâcher des bribes concernant les futures projets de bradage de notre Sahara pour son…soleil.
    À vrai dire, la théorie de la banane américaine est beaucoup plus solaire que pétrolière et on n’en sortirait jamais de l’auberge algérienne si aucun changement politique n’interviendrait pas à court terme.

    Et ce n’est pas pour rien pour en revenir à l’eau que notre Coran dit : « Wa dj3alna mina el ma koulou chay’in hayan ».




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  • arbaoui
    10 octobre 2009 at 20 h 35 min - Reply

    Appel aux dignitaires du secteur forestier

    MM. Benaissa Hakka, Aissa Abdellaoui, Mohamed Rouighi, Abdelmalek Saidi, Rabah Dekhli
    MM. Senouci Bendani, Abdelhamid Ouelbani
    Mr Abdelkrim Bouderghouma

    Ou est passe le Million d’hectares de terre reboisee ?

    Tous les algeriens doivent savoir ainsi que les organisations internationales d’aides pour la lutte contre l’avancee du desert.
    Si l’administration forestiere a failli a sa mission de reboiser il faut donc lui retirer la responsabilite financiere du projet . C’est tout a fait clair que le barrage vert est un tresor de guerre et personne ne veut le voir tarir.
    Pour egalement trouver d’autres solutions a l’avancee du desert :Dune anti-desertification architecture, Sokoto, Nigeria etc….




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  • Lazare Hobarth
    11 octobre 2009 at 13 h 36 min - Reply

    @ Monsieur Arbaoui. Mettez trois points (…) après les noms que vous citez: ce ne sont pas les seuls dignitaires du secteur forestier d’Algérie. Votre question est posée de manière extrêmement nette mais vous n’obtiendrez jamais de réponse des intéressés: pour eux, vous êtes, comme moi, quantité négligeable. Vous envisagez la possibilité de les dessaisir de l’acte de reboiser; au XVII ème siècle, le ministre de Louis XIV Jean-Baptiste Colbert (1619-1683) a dissous tout le corps forestier parce que corrompu, incompétent et paresseux. Il a réuni autour de lui une équipe de forestiers courageux et compétents – le plus connu est Louis de Froidour, lieutenant général des Eaux et Forêts – qui mirent en oeuvre la  »Grande réformation des eaux et forêts » qui se traduisit par  »L’ordonnance de 1669 » connue de tous ceux que passionne l’histoire forestière universelle. L’équipe de Colbert procéda aussi au recrutement d’un nouveau corps forestier sur la base, cette fois, du mérite. Je réclame depuis longtemps une  »Grande réformation forestière » pour les forêts d’Algérie. La réponse a toujours été que pareille proposition ne peut provenir que d’un esprit perturbé par la démence précoce et par l’ivrognerie. Vous évoquez également la question des institutions internationales; la FAO, le PNUD, le PNUE, la Banque Mondiale… ont continuellement encouragé les dignitaires du secteur forestier d’Algérie à poursuivre leurs initiatives négatives. Je me souviens encore d’un important responsable onusien: Mr Kamel Dervis, qui ne cessait pas, dans les années 1990, de tresser des couronnes de lauriers aux destructeurs de la forêt d’Algérie. Mr Dominique Strauss-Kahn, chel du FMI, a essuyé denièrement en Turquie -le pays de Mr Dervis- un lancer de chaussure. Il est possible que les chefs de la FAO, du PNUD, du PNUE, de la Banque Mondiale… seront les prochaines cibles; je suis depuis toujours un adepte de la non violence et je ne vous cache pas, Mr Arbaoui, que j’approuve totalement ces manifestation d’opposition à la poursuite du pillage éhonté des populations laborieuses, démunies, du monde entier: surtout si les chaussures n’atteignent pas les notables visés. Lazare Hobarth




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  • papousse
    13 octobre 2009 at 7 h 18 min - Reply

    Projet solaire Desertec : les hésitations du gouvernement algérien suscitent des interrogations
    Par Merouane Mokdad

    L’Algérie n’a toujours pas donné son accord pour une participation au projet « Desertec Industrial Initiative » qui doit être lancé à la fin d’octobre 2009. Ce projet de 400 milliards d’euros prévoit d’installer plusieurs milliers de m2 de panneaux solaires dans le Sahara. But : produire de l’énergie solaire à partir des pays d’Afrique du Nord pour couvrir 15 % des besoins de l’Europe en électricité vers 2050.

    Le Maroc, la Tunisie, la Libye et l’Egypte sont en course pour attirer chez eux un des trois projets pilotes de Desertec d’une capacité de un gigawatt chacun. Afif Chelbi, ministre tunisien de l’Industrie de l’énergie, a déclaré récemment au journal électronique Business News que la Tunisie sera un acteur majeur dans Desertec. “Ce projet permettra à la Tunisie, tout comme les plans solaires tunisien et méditerranéen, de devenir un centre international de production industrielle et d’exportation dans le domaine de l’énergie solaire”, a-t-il soutenu.

    Mais la position algérienne sur ce dossier n’est toujours pas connue. “Nous sommes en train de nous battre pour obtenir un ou deux projets en Algérie. Nous avons le plus grand désert de la région”, a estimé Issad Rebrab, dont le groupe, Cevital, est partie prenante du projet. M. Rebrab a saisi, par écrit, le ministère de l’Energie et des mines, pour une éventuelle implication et pour attirer l’attention sur la forte concurrence suscitée par l’initiative.

    Selon lui, les avantages comparatifs de l’Algérie lui permettent de bien se placer dans la course. Il a évoqué l’industrie du béton et du verre bien avancée dans le pays. Des matériaux nécessaires pour la construction des centrales solaires. “C’est une grande opportunité pour notre pays”, a insisté Issaad Rebrab. “Nous avons exprimé notre souhait que cette opération se fasse dans l’intérêt de notre pays. Nous pouvons être demain à l’avant-garde dans la production de l’énergie durable”, a-t-il souligné.

    Interrogé récemment par la presse, Chakib Khelil, connu pourtant pour son attachement au développement des énergies renouvelables, a eu une réponse hésitante : “Desertec est une association de sociétés qui n’a pas fait de propositions concrètes d’investissement. Il s’agit d’idées qui se discutent”. Selon lui, l’Algérie pourrait accepter les projets mais avec des conditions. “Nous ne voulons pas que les étrangers viennent installer leurs centrales chez nous et nous demandent d’acheter de l’électricité avec leurs prix ”, a-t-il noté.

    Salim Kahal, expert en énergies nouvelles, ne comprend pas les hésitations algériennes. “Desertec n’est pas une vision de laboratoire. Ce projet peut être réalisé à long terme. L’Algérie doit être partie prenante. Dès que les installations seront faites, le transfert de technologie aura lieu. Il y aurait même une dépendance de l’Europe vis à vis de l’Algérie”, a-t-il observé. Même position du journaliste El Kadi Ihsane qui, dans El Watan Economie, a souligné que dans les cas algérien un investisseur privé a fait montre de plus de lucidité qu’un décideur politique “qui se borne à un enjeu de marché alors qu’il s’agit d’une projection sur 40 ans”.

    Cevital est parmi les premières entreprises à s’être engagées dans le projet Desertec avec les groupes énergétiques allemand EON et RWE, l’installateur de centrales solaires l’espagnol Abengoa Solar, le leader mondial des transmissions le suisse ABB et la Deutsche Bank. Récemment, l’italien Enel, l’espagnol Red Electrica Espana et le français EDF se sont joints à l’initiative et se disent prêts à investir. Il en est de même pour des entreprises marocaines et égyptiennes. « La liste de ceux qui ont manifesté leur intérêt est longue », a déclaré Ernst Rauch, directeur du projet Desertec, cité par le quotidien allemand Handelsblatt.




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  • Lazare Hobarth
    15 octobre 2009 at 1 h 54 min - Reply

    Je reviens aujourd’hui sur votre site, Monsieur Benchenouf, pour montrer à vos lecteurs le procédé utilisé par, par exemple, le fleuron des quotidiens francophones d’Algérie. Ce début octobre 2009, j’ai poussé les dirigeants de ce journal dans leurs derniers retranchements quant à leur attitude fourbe vis à vis de la dramatique question de la déforestation-désertification.; la seule parade qu’ils ont mis en action est la censure pensant que hormis leurs colonnes ou leur site, je ne pouvais intervenir nulle part, que j’étais totalement démuni. Je commence donc par présenter un copié-collé -heureusement bref – d’un articulet d’El Watan se rapportant aux labours dommageable dans la steppe de la wilaya de Tiaret.

     »Labours en milieu steppique : Pour une stricte application de la réglementation

    Douze communes du sud et du sud-est de la wilaya recèlent des terres steppiques. Les labours et le pacage illicites, qui se pratiquent dans ces contrées et qui ont gravement concouru à sa dégradation, vont-ils s’atténuer à la suite des mesures édictées par le chef de l’exécutif ?

    Beaucoup, dont des militants écologiques, demeurent sceptiques quant à l’observation stricte de la réglementation. Selon le communiqué officiel de la wilaya, il est « préconisé une stricte application par les pouvoirs publics des mesures contenues dans une directive ». Selon la même source, il y a nécessité d’organiser l’opération liée aux labours dans les dayas avec interdiction dans les mises en défens. On rappellera le sens du devoir des responsables communaux ou à l’échelle des daïras appelés à veiller sur l’application de la loi. Cela passe, ajoute le communiqué, par des mesures coercitives à l’endroit de quiconque s’arroge le droit de passer outre. Il est clair que ce sont les services agricoles, ceux des forêts, le Haut Commissariat au développement de la steppe, les maires ainsi que les services de sécurité, principalement la gendarmerie nationale, qui sont directement concernés par l’application de cette loi. Une loi qui a été maintes fois bafouée quant des hors-la-loi, souvent armés, en viennent à défier l’ordre. Il y eut certes des interventions, des interpellations mais la situation sur le terrain dépasse l’entendement. « Tout chevauchement ou dépassement des frontières balisées par les services techniques fait encourir à leurs auteurs la déchéance et subséquemment la destruction des récoltes », lit-on dans le communiqué. La plantation pastorale, la protection des mises en défens et l’entretien du couvert végétal steppique atténuent le phénomène de la désertification et peut permettre des rentrées substantielles d’argent pour les APC concernées.

    Par A. Fawz

    Que celui qui s’y retrouve nous explique de quoi il retourne. El Watan , s’il faut l’en croire, aimerait que la loi soit appliquée. C’est ce qu’il demande depuis le début des années 1990. Pour ma part, j’aimerais que les patrons de ce journal bien côté dans les milieux dits modernistes nous donnent les noms des propriétaires de grands troupeaux – y compris ceux des dignitaires du secteur forestier, du HCDS et de la Générale des Concessions Agricoles – dévastateurs de la steppe. Voilà ce qui représenterait de l’information journalistique constructive. En 1968-1969, les propriétaires de grands troupeaux s’étaient présentés armés pour s’opposer aux travaux de reboisement dans le site de Moudjebara. Nous n’avions même pas appelé la gendarmerie à la rescousse: la présence de Abdelghani Bessaieh, Said Boukhelkhal, Dahman Rabehi, Abdelhamid Bérini, moi-même… avaient largement suffi pour leur faire rebrousser chemin. Notre reboisement était assis sur terrain exclusivement domanial faut-il le préciser. Aujourd’hui, à Moudjebara-Maalba, des terrains reboisés sont défrichés au vu et au su des autorités forestières. Chacun pourra y tirer la conclusion qu’il voudra. Depuis début octobre 2009 les patrons d’El Watan me trouveront sur leur chemin dès lors qu’ils poursuivent leur politique d’embrouille en matière de lutte contre la déforestation et la désetrtification. Quant au  »subséquemment » utilisé dans le corps du texte d’El Watan, il me rappelle cette strophe du Grand Jacques:
     »Subséquemment, subséquemment que je ne comprends pas
    Pourquoi souvent ses compagnons
    L’appellent, l’appellent
    Caporal casse-pompons. »
    Lazare Hobarth




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  • Lazare Hobarth
    15 octobre 2009 at 2 h 41 min - Reply

    Toujours dans le même numéro d’El Watan du jeudi 15 octobre 2009 – je serai bref: un article traitant du surpâturage dans le Parc National du Djurdjura. Mon témoignage personnel est le suivant: Tout un chacun peut voir le long de la route Bouira -Tikjda des forestiers surveillant leurs troupeaux broutant tranquillement la végétation du Parc prétendument protégé. Je répète qu’il s’agit de mon témoignage personnel facilement vérifiable. Pour rappel, cueillir une fleur dans le Parc peut faire l’objet de contravention. El Watan est décidément inénarrable. Lazare Hobarth




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  • Lazare Hobarth
    17 octobre 2009 at 16 h 08 min - Reply

    Aujourd’hui, 17 octobre 2009, je signale un nouvel article d’El Watan consacré à la steppe de l’Algérie centrale. Je ne prendrai en compte généralement que les articles de ce quotidien – réputé être un journal de référence, mais pas pour ce qui concerne les secteurs forestier et de la steppe, et je suis catégorique. Beaucoup de vérités dans cet écrit mais des réalités difficiles à décoder; les conséquences très dommageables de ces pratiques d’élevage se laissent deviner mais ne sont pas exposées de façon explicite. Le titre, en particulier est trompeur: un propriétaire de troupeau de 500 têtes de mouton n’est jamais en butte à la  »solitude ». Par ailleurs,j’ai connu en 1968-1969 deux forestiers portant le nom de Ait Mouhoub. Ils devaient se joindre à notre équipe d’aménagistes forestiers à la fin de l’année 1969 mais les dignitaires du secteur forestier en ont décidé autrement ( cf. mes précédents messages ). La famille Ait Mouhoub, installée depuis longtemps à Ain Oussera – depuis plusieurs générations ? – jouissait d’une réputation de grande probité; je ne suis par conséquent pas surpris d’apprendre que certains de ses membres soient devenus des entrepreneurs modèles. On ne devrait pas abuser du copié-collé mais, en la matière, il est peut-être plus pratique de consulter l’article directement sur l’espace de Mr Benchenouf que de se reporter chaque fois que nécessaire au site d’El Watan. Ce que j’écris est destiné principalement aux personnes que passionnent les questions liées aux Hautes plaines et à l’Atlas saharien. À lui seul, cet articles peut donner lieu à des dizaines de pages de commentaires.

     »Djelfa : La solitude des éleveurs

    Cloués sur leur terre, d’autres parcourent des kilomètres pour rejoindre des terres fertiles louées à 150 000 DA par saison ou encore ce nomade qui essaie de perpétuer une tradition ancestrale : leur point commun est l’élevage des moutons. Aujourd’hui, ils sont confrontés à une nouvelle situation dénommée « guerre des territoires ». Une réalité qu’El Watan Week-End a explorée pour vous.

    A perte de vue, s’allongent des terres steppiques, arides et ingrates. Au loin, entre les montagnes de Lahdeb, des troupeaux apparaissent. A trois-cents km au sud d’Alger, nous voilà dans la wilaya de Djelfa, au royaume du mouton. Ici, le cheptel, estimé à quelque quatre millions de têtes est le plus important d’Algérie. De manière générale, 80% de la production de bétail se trouve concentrée sur les Hauts-Plateaux, une région qui n’occupe pourtant… qu’un dixième de la surface du pays. Un mois avant l’Aïd el Kebir, nous sommes partis à la rencontre d’éleveurs isolés… « L’élevage n’est plus comme avant », nous confie Chaibout El Cheikh, 46 ans, rencontré à Hassi El Ouch, à 50 km au nord de Djelfa. Les yeux ridés, le teint buriné par le soleil, coiffé d’un chèche blanc, il rappelle son troupeau à l’ordre « Ach… khay khay… » pour mieux expliquer. « Avant, on ne se bagarrait jamais pour des territoires. On faisait juste attention à ne pas mélanger nos cheptels. Mais avec la sécheresse, les temps ont changé…. » La sécheresse et le surpâturage – le nombre de moutons dépassent de dix fois la capacité d’accueil des terres de pâture utilisées, entraînant une érosion des sols dramatiques- contraignent désormais chacun à respecter les frontières des pâturages.Pour Chaibout El Cheikh, le quotidien se résume au même rituel, été comme hiver. Fini la transhumance. Tous les matins, à l’aube, il sort ses moutons et ses brebis de leur bergerie, à Dahiet Ben Alia, à 60 km au nord de Djelfa. C’est ainsi que ses aïeuls avaient baptisé cette terre qu’il n’a pas quitté depuis sa naissance. Le berger vit depuis quatre ans à quelques mètres de ses 500 têtes, dans une maison faite de toub, protégée par de la tôle et du grillage, où l’odeur prégnante des moutons rend l’air difficilement respirable. Pas d’eau, pas d’électricité, pas de chaleur humaine. Sa femme et ses sept ou huit enfants –il ne sait pas exactement- sont partis vivre à Hassi Bahbah, plus près de l’école, à une cinquantaine de kilomètres. « Avant, j’enviais le mode de vie des Algériens du Nord, mais j’ai changé d’avis, confie l’homme, taciturne, en entamant son déjeuner, de r’fis (boulettes de semoule mélangée avec des dattes émiettées) accompagné de lait de chèvre trait le matin même. Dieu merci, on est bien ici… » Son seul revenu : son cheptel, qui le nourrit et lui permet de tirer de confortables revenus pour entre autres, acheter des agneaux. Pendant l’Aïd, il vend à peine trente ou quarante têtes, à 25 000 DA pièce environ. il se nourrit avec, vend quelques moutons au besoin. « Et si j’ai besoin d’argent pendant l’année, j’en vends un ou deux. »

    La famille Ath el Mouhouv, des kabyles, installée dans la région après avoir fui les Français, ont transformé leur terre en une véritable ferme moderne où ils sont une dizaine à y travailler. Une véritable oasis au milieu de terres arides. Avec un hangar en charpente métallique, des bassins d’eau remplis à l’aide d’un surpresseur connecté à un puits, le tout encerclé par un grillage et gardé par des chiens. « Désertification, manque d’eau, guerre de territoires… Face aux problèmes, nous avons décidé de nous barricader, expliquent-t-ils Nous élevons quelque 400 agneaux, à l’aide d’outils modernes, en plus de la plantation d’arbres fruitiers ». Dans ces vastes zones, des no man’s land où chaque ville est séparée d’une autre de plus de quarante kilomètres, trouver des terres fertiles pour l’élevage est un souci de tous les jours. Un no man’s land où le seul souci des occupants est de trouver des terres fertile pour l’élevage. A Oued M’barek, à quelque 70 km au nord-est de Djelfa, un point d’eau connue par les bergers de la région, Mabrouk, 25 ans, se repose. Il a déjà parcouru plus de 10 km avec son troupeau.

    « En plus de ma propriété, j’ai loué un territoire d’environ deux ha pour 150 000 DA, à 10 kilomètres, pour que je puisse nourrir mes moutons, raconte-t-il. Il ne reste plus rien de ce métier. Les meilleurs terres ont été achetées par les barons de la région ! Nous sommes soumis à leur diktat, et nous devons payer ! » Avant que son frère vende la moitié pour acheter un hôtel sur la côte algéroise, Mabrouk possédait plus de mille bêtes. Aujourd’hui, il élève surtout des béliers, objet d’une attention particulière. Il en a déjà vendu à un Algérois, pour 70000 DA tête, qui anime des arènes sauvages de la banlieue algéroise. « Mais pour l’Aïd, précise-t-il, j’ai mis un cheptel entier de cent têtes de côté. Car à partir de maintenant, ils ne doivent plus manger de l’herbe verte, pour ne pas prendre du gras. »

    A 90 km au nord-est du chef-lieu, Belkheir Ben Doudani, à 20 ans, fait paître ses troupeaux près de sa kheima dressée sur une colline. Il s’est installé à Hdjer El Melh depuis quatre mois et devrait repartir d’ici une dizaine de jours. Il fait partie des rares nomades à perpétuer les traditions ancestrales. A longueur d’année, il sillonne la région de Ghardaïa jusqu’à El Bayadh à l’Ouest, et de Laghouat jusqu’à Aïn Oussara au Nord et propose ses services aux autres éleveurs. Car les nomades ne connaissent ni propriété, ni location. En ces temps de disette, les nomades posent encore un autre problème que les sédentaires n’ont réussi à résoudre qu’en monnayant leurs terres. Le nomade, qui possède 300 têtes, prend en charge les troupeaux de l’éleveur sédentaire dont il occupe les terres. Le coût du service : une tête sur cinq. Sa vie : voyager sans cesse, découvrir ce qui se cache derrière l’horizon. Mais comme les autres, son champ d’intervention se rétrécit de plus en plus…

    Par Zouheir Aït Mouhoub »

    Lazare Hobarth




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  • Congrès du Changement Démocratique