Édition du
23 March 2017

VOULONS-NOUS VRAIMENT LE CHANGEMENT ?

PDVD_005Salah-Eddine SIDHOUM

Telle est la question que nous nous posons et que nous posons à ce qu’on appelle pudiquement l’élite intellectuelle et politique nationale.
A ce jour, toutes les politiques de ravalement de façade entreprises par le régime illégitime et ce, depuis la tragique manipulation d’octobre 88, se sont soldées par un échec cuisant.
Octobre 88 aurait pu constituer un tournant politique historique pour notre pays si l’opposition de l’époque (malgré sa faiblesse due à des décennies de clandestinité et de dure répression) ne s’était pas inscrite dans la stratégie du pouvoir illégitime qui avait fait miroiter une « ouverture démocratique », le temps de reprendre son souffle. Une « ouverture » qui s’avérera être une véritable supercherie.
Octobre 88 aurait pu aussi constituer un tournant politique historique si les véritables « décideurs », devant le séisme provoqué par les intrigues de sérail, avaient eu l’honnêteté et le courage de mettre à l’époque un terme à leur politique suicidaire entamée au lendemain de l’indépendance et qui allait, quelques années plus tard aboutir à la faillite sanglante. Seules quelques individualités civiles et militaires se comptant sur les doigts d’une main, appelleront à ce changement. Elles seront ignorées. Les énormes privilèges des uns et l’aveugle ambition du pouvoir des autres auront eu raison de l’avenir de notre malheureux pays. Ensemble, ils préféreront des réformettes au changement radical.
Sous d’autres cieux, des dictatures connues pour leur implacable cruauté, ont su mettre un terme à leurs dérives totalitaires, quand l’avenir de leur pays était en jeu. C’est le cas du régime de Pinochet qui, après 17 ans d’une impitoyable répression (3000 morts et disparus), a su mettre – un certain 5 octobre 88 – un holà à son pouvoir illégitime suite à sa défaite au référendum qu’il avait lui-même organisé et accepter la mise en place d’une transition démocratique.
Il en est de même de la dictature de Videla en Argentine. Après huit années de répression aveugle (30 000 morts et disparus), la désastreuse guerre des Malouines en 82 sonnera le glas de la junte qui saura se retirer de la scène politique sans effusion de sang pour laisser place à une évolution pacifique vers un régime démocratique. Et les exemples sont nombreux de par le monde.
Ces dictatures, aussi impitoyables soient-elles, n’ont jamais favorisé leurs intérêts claniques, idéologiques ou encore moins matériels aux dépens de l’intérêt national. Elles n’ont jamais franchi la ligne rouge qui mettait en péril leur patrie. En un mot, elles n’ont jamais eu d’attitude antinationale.
L’Algérie est l’un des rares pays avec le Zimbabwe où le régime politique, sourd et aveugle est entrain de mener la Nation vers un désastre national. 250 000 victimes entre morts et disparus ne semblent pas lui suffire. Près de cinquante années de « règne » semblent aussi trop peu pour lui ! Illégitime et issu de coups de force répétés, et fondamentalement ANTI-NATIONAL, il n’a pas hésité à provoquer une guerre contre une partie de son peuple pour préserver ses privilèges. Un cas de figure honteux et odieux qui sera enseigné dans les Instituts de Sciences politiques du monde entier. Il n’hésitera pas demain en cas de nouvelle impasse politique, de provoquer une guerre contre nos frères marocains, pour tenter, une fois de plus de sauver ses meubles mités. Dieu Fasse que je me trompe !
La situation sociopolitique et économique est très grave. La violence politique perdure avec son lot quotidien de morts et de blessés. Le phénomène des harragas prend d’année en année une ampleur inquiétante. Ce sont des centaines de jeunes et de moins jeunes, des deux sexes qui tentent l’aventure qui se termine souvent dans les abysses de la Méditerranée. La jeunesse qui ne peut fuir et réduite au chômage, est minée par la délinquance, la drogue et autres fléaux sociaux ravageurs.
Ce qu’on appelle pompeusement « économie » est entre les mains de la maffia, issue de l’oligarchie militaro-financière. Pas un seul « investisseur », concessionnaire ou importateur, n’échappe à la coupe d’un parrain de l’oligarchie. L’Algérie est devenue au nom de la fumeuse « économie de souk », un véritable comptoir de la Khourda du monde entier.
Aujourd’hui, tout le monde est d’accord – y compris d’anciens et actuels hommes du système – sur la nécessité d’un changement du système politique. Mais il semble que le sens du changement n’est pas le même pour tout le monde, nonobstant du concept du « changement dans la continuité » si cher à nos imposteurs au pouvoir.
En septembre 2007, trois personnalités politiques dont Messieurs Aït Ahmed et Abdelhamid Mehri avaient appelé la société à s’impliquer en vue d’un réel changement et à prendre des initiatives dans ce sens. Une certaine presse et des esprits malintentionnés avaient « interprété » cet appel à initiative comme étant……. une initiative !! Une manière entre autre de mener le peuple en bateau !
En novembre 2008, des volontés intellectuelles et politiques dont Si Abdelhamid Mehri, réunies à Genève ont appelé à un « changement radical, consensuel et non-violent » et à soutenir toutes les initiatives qui revendiquent ce changement.
Le 19 mars 2009, quinze citoyens – de tous bords politiques – lançaient un Appel au peuple Algérien en vue d’un changement pacifique et radical du système politique et avançaient une série de propositions concrètes en vue d’une véritable transition démocratique. Consensuel, respectueux des valeurs civilisationnelles de la Nation Algérienne, en droite ligne avec l’esprit du mouvement national authentique, du 1er novembre et de la plateforme de la Soummam, et en adéquation avec les principes démocratiques universels, notre Appel répondait à la fois aux vœux d’Hommes sincères qui appelaient la société à prendre des initiatives et surtout à l’attente d’une très grande partie de la société opprimée. Cet appel avait et continue à recevoir de larges échos favorables de la part d’Algériennes et d’Algériens de l’intérieur et en exil, de toutes les tendances politiques et même de certains hommes qui avaient fait partie à un moment du système et qui ont trouvé l’initiative encourageante. Tout comme certaines figures du mouvement national, nous ont, sans prendre position publiquement, encouragé dans cette voie. En aucun cas, pour rassurer certains, nous avons cherché à avoir le quitus de quiconque, si ce n’est le soutien de notre peuple auquel l’Appel est avant tout destiné.
L’Appel n’est nullement parfait, mais de l’avis de beaucoup de compatriotes, est réaliste, consensuel et clair, ne prêtant à aucune confusion, sauf pour ceux habitués au grenouillage politique. Tout comme il n’a pas la prétention d’être l’unique motrice de cette dynamique du changement réel auquel aspire une grande majorité de notre Peuple. Et pour reprendre un signataire de l’Appel il n’est qu’une modeste et « noble invitation adressée à tous les compatriotes pour qu’ils fédèrent leurs efforts dans le but d’enclencher cette dynamique de changement politique radical et pacifique de régime ».
En aucun cas, nous nous considérons (quelle prétention !) les dépositaires de « l’opposition démocratique » face à ce régime illégitime. Nous ne sommes qu’une partie de l’opposition populaire réelle.
Je rejoins notre frère Abdelkader Dehbi pour dire que « nous comptons sur le temps et sur un long et patient travail pédagogique, d’explication et de mobilisation citoyenne, comme nous l’avons mentionné dans notre Appel. Nous ne sommes pas intéressés par des effets d’annonce, pour la seule et bonne raison, que nous n’avons en tête, ni des intérêts partisans, ni échéance électoraliste, ni ambition carriériste. Nous sommes des citoyens ordinaires qui voulons convaincre d’autres citoyens ordinaires comme nous, de prendre conscience des menaces réelles qui pèsent sur la paix sociale et sur l’unité nationale, du fait de l’injustice et de la hogra, de l’arbitraire et du pillage du patrimoine national, érigés en système de gouvernement par le régime politique en place, un régime illégitime, corrompu et anti national ».
C’est cette totale indépendance vis-à-vis des laboratoires internes et des officines étrangères qui dérange non seulement le pouvoir mais aussi les adeptes du grenouillage politique, ceux qui voudraient avoir le monopole, qui de la démocratie, de l’Islam ou de la question culturelle.
Nous lançons encore une fois un Appel à toutes les volontés sincères qui œuvrent pour un véritable changement du système afin de nous concerter avec respect, sans marginaliser quiconque et d’aller vers une conférence nationale ouverte à tous sans exclusion aucune. Œuvrons à nous rassembler autour d’un compromis politique historique, accepté et respecté par tous et dans le cadre d’un véritable Front du Changement National (Djabhat Etaghyir El Watani) pour constituer cette force politique unie, seule condition sérieuse pour mettre un terme à ce régime illégitime.
Encore une fois, aucun leader, ni aucun parti ni aucun courant ne pourra à lui seul résoudre la grave crise politique qui est avant tout une CRISE DE LEGITIMITE DE POUVOIR. Seul le rassemblement de toutes les Algériennes et de tous les Algériens en viendra à bout.
Sommes-nous capables de mettre de côté nos divergences et de vaincre ce narcissisme et ce nombrilisme involutif qui habitent certains d’entre nous ? Sommes-nous capables de jeter les bases du dialogue et de la concertation sincère et franche pour sauver notre Algérie meurtrie ? Sommes-nous capables de construire une véritable opposition unie et représentative ?
Et finalement voulons-nous vraiment le changement ?
Les questions restent posées et le débat serein et fraternel est ouvert.

Salah-Eddine SIDHOUM
Coordinateur de l’Appel du 19 mars 2009
Alger le 10 octobre 2009


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160 Commentaires sur cet article

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  • adel
    11 octobre 2009 at 0 h 20 min - Reply

    je suis de tout coeur avec vous,mais je n’accorde aucune chance de réussite(par réalisme et non pas par pessimisme)à votre projet de changement que tout le monde souhaite de coeur.il faut d abord soumettre aux soins intensifs tous les Algériens et les guérir de leur PANURGISME ET LEUR PARANOIA..l »équipe de foot va gagner demain.les algériens auront un sommeil quinquenal,le temps nécéssaire à said d’affuter ses armes pour s’installer (sous les applaudissements nourris du ghachi),au trone.pour le reste il est érroné de comparer les pays sud américains aux pays arabo-musulmans.ces derniers s’accomodent très bien de leur dictature et de leurs dictateurs.kadafi 40 ans,moubarak 30 ans benali 24 ans ,bouteflika 11 ans ..ouzid .ce n’est pas encore la sortie du tunnel.

    Ne soyez pas aussi pessimiste et fataliste, mon cher Adel. Les seuls combats qu’on risque de perdre sont ceux qu’on n’ose pas engager comme disait Vaclav Havel.
    Courage et au plaisir de vous relire.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine




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  • A.By
    11 octobre 2009 at 3 h 17 min - Reply

    @ Cher Dr. Sidhoum,

    Je vous remercie personnellement pour la relance du débat concernant l’appel du 19 Mars.
    Hélas, j’ai été dernièrement fatigué cérébralement et moralement- et je crois que je ne suis pas le seul – de prêcher pour ma « propre paroisse » en contribuant par mes commentaires et articles que je présumais humblement objectifs et de qualités pour le lectorat de notre seul et unique organe démocratique d’information et d’échanges d’opinions, LQA.

    Toutes les semences sincères de la part de tous les gens probes et honnêtes dans ce site n’ont pas encore abouties – pour un tas de raisons compréhensives – à une résolution finale pour passer à une prochaine étape qui puisse déclencher cette dynamique démocratique tant voulue par tous. Votre interrogation en titre d’article est franchement plus que jamais urgente et d’actualité.

    Cependant, vu que vous êtes le coordonateur de l’appel, j’aurai une seule suggestion à formuler et elle est de taille et la plus importante. Il faut impérativement et sans aucun délai créer ce Front National de Changement. L’appel citoyen doit être doté d’une personnalité morale multi-politique, c’est à dire une structure légitime qui puisse parler aux noms de tous les démocrates de toutes les tendances républicaines qui existent dans notre pays et en exil. Une fois la naissance de ce Front réalisée et reconnue par toutes et tous, il nous incomberait à convaincre le reste du peuple, son élite et « les brebis démocrates égarées » pour l’adhésion totale et sans équivoque à l’essence du message du salut national de l’appel en question.

    Par la suite, il demeurera la mission essentielle et difficile du Front à convaincre le seul et unique interlocuteur omnipotent en face de nous lequel détient toutes les clés de l’énigme qui nous paralysent depuis 1962, en l’occurrence, Le MALG-DRS. Il faut le tarabuster pacifiquement et démocratiquement sans fin sur le plan national et international pour qu’il abdique dans le sens de l’ouverture. Après tout nous sommes tous algériens et j’en suis sûre qu’en son sein, il existe une majorité d’éléments honnêtes qui attendent que les civils fassent quelque chose de concret.

    Si nous réussirons à abolir à court terme d’abord et en premier lieu l’état d’urgence et d’exception qui perdure depuis 17 ans, je pourrais vous affirmer déjà que la porte du succès de la démarche du Front serait certainement déverrouillée et que la dynamique au changement s’enclencherait d’elle même par toutes les volontés patriotiques algériennes. Personne ni quiconque ne pourrait l’arrêter.

    Il faut aussi avouer et ne jamais se leurrer que la création de n’importe quoi dans la vie exige des moyens financiers ainsi que des ressources humaines et médiatiques à profusion dans le cas national qui nous concerne, mais cet autre débat « technique » rentrerait normalement dans le cadre de la deuxième étape du processus.

    Alors, sans rabâcher les constats usuels que tous le monde connait par cœur, posons les premiers jalons pour la création de ce FRONT, nous sommes déjà très en retard sur l’horaire et qu’au moins un échéancier d’actions aboutirait après cette relance actuelle que vous venez d’initier et dont elle me réjouit de nouveau comme à la première fois au courant du mois de Mars passé.

    Cordialement et fraternellement.
    A.By




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  • Ammisaid
    11 octobre 2009 at 9 h 28 min - Reply

    Assalam, azul, bonjour
    Rares étaient ceux qui avaient défendu le peuple, durant les 50 ans dernières années.
    Les coups qu’il avait reçu l’ont castré, fatigué et terrorisé.
    Il sait et il connaît le responsable de ses malheurs, de ses douleurs, de ses deuils et de ses blessures.
    Il avait, maintes fois, fait confiance à ceux qui s’étaient proposés de le libérer, de l’aider à recouvrir sa dignité et sa liberté et à ceux qui voulaient l’emmener vers la modernité et un état juste qui n’exclurait aucun de ses enfants.
    A quelques rares exceptions tous l’ont trahi et l’ont laissé dans la misère, l’ignorance et la fatalité. Le mal qui s’appelle: la méfiance est là, il agit.
    Le mal qui s’appelle: survivre est là, il l’empêche de penser, de s’occuper de son présent et de se projeter dans l’avenir.
    Le mal qui s’appelle: la violence est là, il attend le moindre frémissement pour frapper, frapper, déchirer, tuer, torturer, violer, emprisonner, harceler et réprimer toute contestation, toute revendication et tout désir de changement qui ne correspondrait pas aux désirs de tous ces vautours, ces charognards et ces bêtes féroces qui ne veulent rien partager.
    Le mal qui s’appelle division est là, il se divise de plus en plus et il ne semble pas éveiller les consciences et il ne semble pas nous aider à voir plus clairement notre seul et unique ennemi: cette poignée d’hommes qui tirent les ficelles et qui jouent de nous tel marionnettiste qui joue de ses marionnettes.
    Même dans ce lieu de convivialité, de liberté et de fraternité qu’est le LQA, nous nous amusons à se faire du mal, à se disputer, à se fatiguer et à se démoraliser pour des banalités, pour des détails insignifiants, pour des peurs inutiles, pour des raisons rouillées, en somme pour ce que nous sommes: des Algériens et des Algériennes riches de notre sol, de nos langues, de notre histoire, de nos valeurs, de nos diversités, de notre fraternité forgée par des siècles de vie ensemble et de nos richesses humaines extraordinaires (ici ou à l’étranger).
    Nous refusons chacun et chacune de voir l’essentiel: un pays qui se dirige inéluctablement vers le chaos voire la disparition pure et simple.
    Nous refusons de se remettre en question, de couper la tête à notre orgueil qui nous offre que des satisfactions intellectuelles car en réalité, nous sommes toujours des hommes et des femmes soumis, serviles et incapables de choisir la moindre de nos décisions.
    Nous acceptons de laisser dans nos coeurs la fatalité, le renoncement, la méfiance et la peur de manquer. Lesquels, nous maintiennent dans un état végétal, parfois même animal et qui donc, nous empêchent de prendre nos responsabilités, des plus petites aux plus grandes : s’occuper de nous mêmes, de nos familles, de nos enfants, de nos pauvres, de nos villages et s’occuper de la destinée de notre pays et de son peuple.
    Cessons la suspicion, cessons la violence, cessons la tristesse, allons de l’avant, allons vers l’union, vers la fraternité, vers l’essentiel, vers l’Algérie telle qu’elle a été rêvé par nos martyres (tous et toutes: musulmans, arabes, communistes, athées, socialistes, kabyles, chaouis, de l’est, de l’ouest, grand, petit, civiles, militaires, chômeurs, emeutiers, fellahs, intellectuels, veuves…) et vers la délivrance sincère et la dignité de toutes et de tous.
    Fraternellement à toutes et à tous




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  • jnsplu
    11 octobre 2009 at 9 h 36 min - Reply

    Votre article Dr Sidhoum et le commentaire de Monsieur A.By sont un baume à nos coeurs meurtris. Il existe …encore…des Algériens qui n’abdiquent pas et qui recherchent une solution à nos problèmes. Qui se posent des questions ou qui proposent.

    Tant qu’il en existera mon cher Adel je peux affronter mon désespoir et toi aussi. Certes ce que tu dis découle d’une donnée qui s’impose à première vue, mais n’a t on pas vu des peuples amorphes qui soudainement ont pris conscience de leur condition et se sont soulevés ? L’histoire regorge d’exemples de ce type.

    Ne perds pas espoir, fais le renaitre en toi et alimente le d’une volonté de lutte et de militantisme et fais le rayonner tout autour de toi, ce n’est que de cette façon l’aube viendra incha’ Allah, si nous nous sentons tous responsables de notre pays et sommes prets à accepter quelques sacrifices pour le sortir de l’impasse où il est.

    La proposition de Monsieur A.By démontre la longue expérience et la compétence de l’Homme, elle est la preuve aussi de son honneteté. Merci à vous d’exister Docteur Sidhoum et Monsieur A.By.

    Avant de clore, je voudrais demander à Monsieur A.By d’expliciter un peu plus son point de vue sur la stratégie à adopter, car il me semble que l’esquisse qu’il en a donnée n’est pas à la portée de tout le monde et nous avons besoin de la compréhension de tous en vue d’une adhésion éclairée qui mobilise mieux.




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  • l.leila
    11 octobre 2009 at 9 h 46 min - Reply

    Bonjour,

    Cher frère Salah Eddine, ce sont ceux qui se nourrissent de la chair et du sang de leurs compatriotes ou qui jouissent de leur hogra qui ne désirent pas le changement, ou bien encore ceux qui ne se sentent pas concernés parce qu’ils n’ont plus le nif algérien d’antan .
    A mon avis très modeste, notre compatriote A.By a parfaitement raison. Il est grand temps que les Algériens, dignes de ce nom, s’unissent. La pluralité est source d’enrichissement ainsi que je l’avais écrit dans une de mes premières contributions dans le forum de la Dignité et du Changement. Notre ALGERIE mérite une société de responsabilité, de respect, de fraternité, de justice et de sagesse. Il faut penser sérieusement aux générations futures de notre cher pays.
    Cordialement

    Très heureux de vous voir de retour parmi nous, après avoir participé activement aux débats de notre premier site (forum de la dignité et du changement). Toutes et tous ensemble, si nous sommes animés d’une volonté sincère de SERVIR notre chère patrie, nous réussirons à construire cette Algérie de justice et de libertés pour laquelle se sont sacrifiés nos aînés et à rallumer la flamme de l’Idéal de Novembre qu’a éteint chez notre jeunesse, la bande d’imposteurs et d’aventuriers qui a débarqué en 62.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine




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  • Mohand Tahar MOHAMMEDI
    11 octobre 2009 at 11 h 07 min - Reply

    L’avenir et la réussite du changement politique dépend essentiellement de l’adhésion de la population et de la nature du projet de société qui doit élaboré en collaboration avec toutes les forces politiques sans exceptions aucune et qui adhèrent au principe de la DEMOCRATIE non exclusive, le but étant de rechercher ensemble les choix aptes à construire de réelles majorités alternatives à ce régime qui ne veut pas d’alternance, pour cela il faut étudier les moyens pour se confronter à la société par :
    -Lancer une campagne pour le changement démocratique dans notre pays , ce qui permettra de sensibiliser la population et créer autour un déclic psychologique.
    -Mettre en place un calendrier pour des ateliers du projet politique au niveau national pour donner la parole a la population afin qu’elle trouve en cette occasion le moyen de s’exprimer sur le futur projet de société (politique, économique, social , culturelle et écologique) .
    -Ressortir a travers cette consultations démocratique une plate forme politique de travail pour effectivement aller vers un conférence national ou sera dessiner les GRAND choix DU PROJET POLITIQUE.




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  • admin
    11 octobre 2009 at 11 h 22 min - Reply

    Il n’y a pas de doute que, non seulement nous voulons le changement, mais que nous n’avons plus le choix. Si la situation ne change pas dans notre pays, de façon radicale, nous risquons d’entrer dans une dynamique extrêmement périlleuse pour notre devenir.
    Nous savons tous auourd’hui que si le pays n’a pas sombré dans la violence, ce n’est pas grâce au régime qui a pris le pouvoir, mais parce que l’embellie financière, induite par la seule augmentation des prix des hydrocarbures, a permis à ce régime d’acheter la paix sociale, en continuant, bien sûr, à piller le pays.
    Mais cette accalmie reste relative. Il n’est un secret pour personne que les prix peuvent chuter du jour au lendemain. D’ailleurs, le régime l’a bien compris, lorsqu’il a pris les dispositions de la LFC 2009.
    Il sait qu’il a absolûment besoin d’un matelas financier minimal pour continuer à entretenir l’illusion d’un pays normal.
    Mais le problème reste entier. Parce que le régime continue de saper les fondements même de la nation. Le problème des harragas et celui de la prostitution sont significatifs à cet égard. Non seulement toute notre jeunesse n’aspire plus qu’à quitter son propre pays, pour se jeter sur les routes de l’exil, mais même nos valeurs, les plus ancrées dans notre société, ont été altérées, voire annihilées.
    Nous n’avons plus qu’un seul choix: chasser ce régime mafieux pour pouvoir rebâtir la nation.
    Mais le problème est ardu. Le régime, conscient de la réalité des choses, et connaissant parfaitement l’état d’esprit du peuple algérien à son endroit, s’est préparé à l’éventualité de faire face à une forte protesta. Il a profité de l’embellie financière pour se doter d’une véritable armée de repression. Le nombre de policiers, particulièrement ceux spécialisé dans l’anti-émeutes a atteint des chiffres qui le placent parmi les pays les plus policiers du monde. Sans compter les infrastructures et les matériels qui ont été acquis, à grands frais pour cet objectif. Donc, en cas de soulèvement populaire, le régime va faire face, ave l’argent et les enfants du peuple. Il est paré!
    La contestation violente est donc à proscrire. Nous ne ferons que nous entretuer les uns les autres, au momentoù les familles des barons du régime seront bien installés dans leurs pénates d’outremer. Comme cela a été le cas en octobre88.
    L’Appel du 19 mars procède de cette analyse. Le recouvrement de notre liberté, de notre souveraineté et de nos richesses doit se faire par des moyens pacifiques.
    Mais cela ne doit plus attendre. Parce qu’il y a péril en la demeure, et que la situation pourrait entrer dans une phase violente qui ne serait pas contrôlée par le peuple. Peut être même que le régime, ou certains de ses clans, pourraient provoquer cette violence, soit pour se neutraliser les uns les autres, soit pour désamorcer la contestation. Il n’est un secret pour personne que certaines émeutes, et autres conflit dit ethniques ont ét sciemment provoqués par des clans du régime.
    Personnellement, je crois que le moment est venu pour la dynamique du 19 mars d’entrer dans sa phase d’action. La proposition de A.Benyelles me paraît tout à fait opportune.
    Il faut créer une force concrète, issue de toutes celles, latentes ou organisées, qui tendent à chasser le régime. Il ne faut exclure personne, ni un quelconque courant, de cette union sacrée. On choisit pas ses pompiers quand la maison est en feu.
    Mais il ne faut plus tergiverser. S’il est vrai qu’une action politique de cette envergure doit mûrir et se penser, elle ne doit pas s’enliser dans une trop laborieuse préparation. Le fruit est mûr, sij l’on peut dire. Il est temps d’entrer en action. Il faut juste s’assurer d’une adhésion massive.
    Je fais une proposition dans ce sens: Que le Docteur Sidhoum qui est le coordinateur du groupe lance un appel à une large adhésion pour mettre en place une large action de désobeissance civile. Personne ne doit en être exclu, y compris des personnalités qui ont collaboré avec le régime, si elles ne ne se sont pas compromises dans des exactions contre le peuple.
    DB




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  • radjef said
    11 octobre 2009 at 13 h 07 min - Reply

    Bonjour tout le monde.A ces questions je m’aperçois combien nous sommes faibles et combien nous sommes pretentieux et cupides. A ces questions, on dirait que l’Algérie n’est pas ce pays qui a enfanté St Augustin, Abdelmoumen, Ibn Zyad, l’Emir Abdelkader, Massinissa…On dirait que ce pays n’a jamais non enfanté Fanon, Mammeri, Dib, Sahli, Camus, Yacine, Ben Badis, Robles…On dirait que ce pays n’a jamais digeré la colonisation en ce qu’elle de savoir et de savoir faire. On dirait que dans ce pays , personne ne reflechit et personne n’a le droit de reflechir. On dirait que personne n’aime personne; il y a les accusateurs professionnels et permanents d’un côté et de l’autre les victimes de toujours. A ces questions je m’aperçois combien le 1er novembre 1954 et le Congrés de la Soummam sont une foutaise, une arnaque contre l’histoire…Je suis vraiment dégouté de mon pays, de son histoire, de ses hommes, de sa fausse noblesse, de la gradeur qu’il n’a jamais eu ou connu…Les Harkis qui ont combattu l’independance du pays, ont-ils eu tort de le faire? Aujourdh’ui, quatre algériens sur cinq sont préts a renoncer à leur algerianité pour devenir des citoyens français exemplaires…Que dois comprendre? Que




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  • Salah Bouzid
    11 octobre 2009 at 14 h 19 min - Reply

    Je suis un enthousiaste du changement, mais j’ai un défaut: je suis réaliste.

    Cher frère Salahedine Sidhoum, vous incarnez les plus nobles valeurs auxquelles notre génération post-indépendance aspirait.

    Votre meilleur rôle, à mon avis, c’est dans le combat des droits de l’homme et les opprimés ont besoin de vous dans ce domaine. Continuez le Combat.

    Il faut répartir les rôles.

    Pour que l’Appel du 19 Mars ait un écho concret et plus large dans la société Algérienne, il faut que ce travail de prise de conscience continue. Il faudrait maintenant passer de l’internet vers les methodes de vulgarisation classiques: un magazine hebdomadaire en Arabe et en Français (et Amazigh pourquoi pas!) doit être produit et distribué en Algerie. Cà serait un bon debut.

    Je pense que l’idée de fonder un Front du Changement National sous forme d’un nouveau parti signifierait l’enterrement de l’Appel. Premièrement, le fait que le parti ne sera pas agréer nous obligera à travailler dans la clandestinité et c’est ce qu’il faut éviter. Il faut éviter les “eaux troubles“ ou justement le DRS aime opérer.

    Ouallahou Aalam

    Non, cher frère, il ne s’agit pas de créer un « parti », un de plus mais un véritable Front, creuset de toutes les volontés intellectuelles et politiques crédibles et réprésentatives, sans exclusion aucune, pour mener la mobilisation populaire en vue de ce changement radical et pacifique. C’est une véritable force populaire qui n’aura besoin ni d’autorisation ni « d’agrément » d’un pouvoir illégitime. La légitimité de ce Front lui sera donné par la volonté populaire et non celle des officines. Il n’est pas question de travailler dans la clandestinité et dans les « eaux troubles ». Pour preuve, nous agissons à visage découvert et pacifiquement, pour servir notre Algérie. Et ce ne sont pas les imposteurs au pouvoir qui nous empêcherons d’activer librement .
    Fraternellement.
    Salah-Eddine




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  • BRAHIM
    11 octobre 2009 at 14 h 23 min - Reply

    J’ai décidé pour « y » raisons de ne plus donner mon avis partisan sur ce blog mais cela ne m’empêche pas de renouveler mon appui pour l’APPEL car il y préfigure déjà des débuts de propositions non encore formulées par aucun parti politique pour l’istant. Bon courage au Docteur Salah-Eddine et à l’administrateur du blog D.Benchenouf. J’ai hâte de militer dans un parti politique qui saura si bien intégrer et agréger dans sa plateforme politique les vraies bases pour la construction d’une démocratie algérienne authentique.




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  • Azzedine Bengana
    11 octobre 2009 at 15 h 07 min - Reply

    @ Dr. Sidhoum,

    Grâce à votre bonne foi et à votre probité militante et intellectuelle, et vous n‘êtes pas le seul dans ce site, Dieu merci, j’interviens de nouveau dans votre (notre) forum pour vous avouer que le DÉBAT qui puisse faire naitre la dynamique de l’appel citoyen doit être plus que jamais présent dans les colonnes de LQA, dans nos esprits, et comme une énergie intarissable nourrissante sans fin notre volonté de chacun de nous tous pour le vœu au changement souhaité.

    Tout silence, même involontaire et non prémédité, comme par le passé, tuerait dans l’œuf toute entreprise citoyenne qu’elle soit, et celle qui pourrait sortir notre pays du marasme devrait être permanente et continuelle jusqu’au déclenchement de cette propulsion laquelle nous aiderait inchAllah à créer ce Front sacré pour le salut national.

    Il n’y aurait pas une multitude de propositions à faire dans ce sens. La seule et UNIQUE à formuler dans l’urgence de la situation, et par laquelle j’adhère totalement, est de passer à l’action, comme l’ont suggérés raisonnablement avant moi les intervenants @ A.By et @ D.B. Il n’y a plus de temps à perdre après près de 50 ans de calvaire.

    Par contre, j’ai noté dans votre article le passage important suivant : «…Cet appel avait et continue à recevoir de larges échos favorables de la part d’Algériennes et d’Algériens de l’intérieur et en exil, de toutes les tendances politiques et même de certains hommes qui avaient fait partie à un moment du système et qui ont trouvé l’initiative encourageante. Tout comme certaines figures du mouvement national, nous ont, sans prendre position publiquement, encouragé dans cette voie…».

    Si vous me permettez cette remarque et cela nous aiderait sans aucun doute dans nos futures mœurs politiques dans l’exercice de la démocratie réelle et surtout si nous VOULONS un véritable CHANGEMENT lors de la création en cours du future Front National, il faudrait impérativement que nous sortons de l’ANONYMAT si nous voulons avancer et faire des pas irréversibles dans l’efficacité et l’efficience.

    Je voudrais bien personnellement – je doute fort que je serai le seul parmi tous les algériens – de CONNAITRE les noms de ces quelques hommes qui ont fait parti du système et de ces FIGURES du mouvement national qui encouragent l’initiative de cet appel citoyen, d’autant plus qu’ils ont été des personnalités PUBLIQUES par le passé. Comme le dit notre vieux jargon populaire, celui qui n’a point de foin dans le ventre ne craint point le feu !

    Bien entendu, je respecte ceux ou celles qui ont émis le vœu de rester encore dans l’ombre pour un temps, mais les autres dont leurs encouragements ne les dérangent nullement qu‘ils soient publiques, il est de votre devoir, je présume, de publier leurs noms pour le bien de l’entreprise et aussi pour la transparence de toutes les tendances à ce projet national HISTORIQUE.

    Nous ne sommes plus en 1954 que je sache, et l’ennemi fait parti hélas et malheureusement de notre génome. Je serai curieux, en toute franchise, de connaitre votre avis sur ce point important.

    Fraternellement.
    M.B

    Je me réjouis de votre retour parmi nous après une brève éclipse. Avant de répondre à votre interrogation, je vous répéterais avant tout, si vous le permettez, que nous n’avons jamais cherché, en diffusant notre Appel, un quelconque effet d’annonce ni un quelconque quitus de flène ou feltène. Cela ne fait pas partie de notre tempérament. Nous sommes une poignée d’humbles et « ‘illustres inconnus » pour reprendre un frère internaute et nous avons adressé notre Appel aux millions d’humbles et « illustres inconnus » que constitue notre honorable Peuple. Je ne serais ni méchant ni blessant vis-à-vis de quiconque en posant la question : Qu’ont fait nos ILLUSTRES CONNUS durant 47 ans pour changer les choses? Je ferme rapidement cette parenthèse pour revenir à votre question et apporter des précisions sur la diffusion du texte du 19 mars. Notre Appel étant en droite ligne avec le mouvement national authentique, la déclaration du 1er novembre et la plateforme de la Soummam, j’avais proposé à mes frères et soeurs signataires que par respect à notre révolution et à ses martyrs et mûs par l’éthique politique, de remettre la veille de la diffusion le texte de l’Appel à nos frères aînés du mouvement national encore en vie, demeurant à Alger ou en exil. Je me suis chargé personnellement de leur remettre le texte en mains propres en leur rendant visite à leur domicile. J’ai remis le texte destiné à notre frère Si Hocine Aït Ahmed à mon ami Karim Tabbou qui m’avait rendu visite chez moi. Tous peuvent y témoigner. Mes frères aînés que j’avais rencontré à leurs domiciles (au nombre de cinq) m’ont donné leurs franches appréciations et tous ont encouragé notre initiative. Ne cherchant pas encore une fois un quelconque quitus ou une quelconque publicité, je ne peux par principe, me permettre de les citer, tant qu’ils ne se sont pas prononcés publiquement. Et nous respectons leur attitude.
    Voila, mon cher frère, en toute transparence, comment se sont déroulés les faits.
    Pour revenir à notre situation et à l’avenir et c’est le plus important, je crois que notre Algérie a besoin de tout le monde, des millions « d’illustres inconnus » que nous sommes et de la poignée « d’illustres connus ».
    Fraternellement.
    Salah-Eddine.




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  • abderazak
    11 octobre 2009 at 15 h 13 min - Reply

    tous le monde connaît les tenants et aboutissant de la crise multidimensionnelle que traverse notre pays,et il n’est de secret pour personne quant à la déroute du système en place;toutefois pour espérer un changement ,il faut commencer à tracer une feuille de route et une stratégie concrète avec échéancier ;il faut faire quelque chose avant que le bateau coule!!et la je rejoint l’idée de A.By de créer un front et de débuter le travail de façon civile et démocratique,sans verser dans la supercherie et les calculs politiciens de bas étage,je crois encore une fois que la voie est toute tracée et le train est en marche pour celui ou celle qui veut le prendre ,sinon ça sera trop tard…




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  • BRAHIM
    11 octobre 2009 at 15 h 22 min - Reply

    Et si en plus le FRONT dont par @A.By …….. se constitue, je suis prêt à contibuer financièrement au fonctionnement de cet organe. Ce sera une contibution modeste certes (je suis un simple travailleur) mais ce sont les ruisseaux qui forment les rivières, je crois!




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  • MTM
    11 octobre 2009 at 15 h 37 min - Reply

    @Papousse
    je vous réponds sous cet article qui correspond mieux la discussion commecée sous un article sur la laïcité.

    Il ne faut pas se regarder en chien de faïence, mais si un parti politique devient méfiant et frileux devant une initiative, ne doit pas donner l’occasion à certains de se déchaîner sur luicomme des ennemis héréditaires. La vigilance qui est recommandée en Algéri, est tout à fait compréhensible.
    Je suis mal placé pour parler au nom du FFS. Je ne suis pas adhérent ni sympathisant à ce parti que je respecte. Mon respect pour lui découle de la conformité et la cohérence entre ses positions politiques radicales et ses actions sur le terrain. C’est un parti politique fidèle à ses principes fondateurs qui s’inspirent de l’esprit de Novembre. La constance et la cohérence dans les principes politiques dans un environnement dangereux, contraignant et hostile à la liberté et à la démocratie, sont aujourd’hui des vertus rares pour ne pas dire disparues. Tous les partis politiques agréés ont été assujettis au bon vouloir des tuteurs de fait du peuple algérien. Ils font partie du même chœur et chantent les mêmes chansons au nom du peuple Algérie. Seul le FFS, avec un poids politique appréciable et des moyens de bord très limité, continu à résister au rouleau compresseur conduit tantôt par Zerhouni au nom de Bouteflika 1er et tantôt par Tawfik pour sa survie et celle de ses héritiers : nos futurs tuteurs et augustes décideurs. Des voix intègres, braves et libres existent bien sûr. Elles dénoncent les dérives graves que connaît notre pays et elles sont assez braves pour mettre le doigt sur le mal qui la ronge et qui entretient ses divisions, son affaiblissement et sa décadence : les généraux omnipotents et leur fouet et appendice mystifié, le DRS.
    L’appel du 19 mars correspond aussi à mes aspirations et peut constituer un début de solution conduisant vers l’issue de la crise algérienne et les oppressions multiformes qui laminent la population. Un appel de cœur est un appel de cœur. Il est suivi ou ignoré. Si certains sympathisants de l’appel, dont vous soutenez leur manque de tact, continuent à étriller le FFS et leurs leaders pour avoir « feint » d’ignorer l’appel, celui-ci perdra de sa chaleur et de son importance et se transformera en injonction.
    Rome ne sait pas faite en un jour. Les signataires qui malgré leurs sincérités, malgré leur dévouement pour la cause nationale, sont d’illustres inconnus. Qui va les entendre ? Ils n’ont pas de choix que de convaincre, convaincre et encore convaincre, en se démarquant autant que possible de certains sympathisants zélotes dont les propos ou agissements risquent d’être mal interprétés. L’absence d’écho ne doit pas se traduire par de l’impatience et du dépit contre un parti encore crédible ou des personnalités encore dignes. Il ne faut jamais couper les ponts avec de mots blessants. Cette façon de faire fait le bonheur des Tagarins et ne sert absolument à rien. Peut-être que des pôles démocrates, s’ignorant aujourd’hui pour des raisons de défiance ou autres petits calculs, vont converger demain.

    Tout en souhaitant de tous mes vœux le succès à l’appel du 19 mars, je suis très septique sur la démarche. Sincèrement sans vouloir jouer à la Cassandre ni à l’oiseau de mauvais augure, je suis de ceux qui pensent que les appels des gens honnêtes ne suffisent malheureusement pas dans un environnement profondément apathique et autiste. Il faut agir pacifiquement pour réveiller les esprits. Il faut marquer son existence et sa présence sur la voie publique, armé avec l’espoir et la paix. Je suis peut-être naïf, mais je pense que la gerbe de fleurs peut avoir raison de la sauvagerie des militaires et de leurs suppôts en civils qui meublent les institutions du pays.

    Quand j’ai lu aujourd’hui l’article d’Elwatan suivant, j’ai presque eu les larmes aux yeux. Ce sont des actions comme celle-là qu’il nous faut. Il faut faire entendre clairement aux militaires, quels que soient leurs rangs, que les Algériens ne sont pas des canards pour leurs fusils et du gibier pour leurs canons. La maturité est à ce prix. En rendant hommage aux morts, à tous les morts, on grandit et on affirme notre dignité face à l’armée qui, seule, pose toutes les embûches sur le chemin de la liberté et de la prospérité :

    Rassemblement à Bab El Oued à la mémoire des victimes d’octobre 1988
    Des fleurs et des talkies-walkies…
    Un rassemblement symbolique a eu lieu hier, vers la mi-journée, à Bab El Oued, à hauteur du lycée Emir Abdelkader, en face de la DGSN, en hommage aux victimes des événements d’octobre 1988.

    C’est Azwaw Hamou L’hadj, figure emblématique de l’association AVO 88 (association des victimes d’octobre 1988) qui est l’auteur de cette initiative. Azwaw était au nombre des innocents happés par une fusillade meurtrière un certain 10 octobre 1988 (lire notre article : « Azwaw, le bras désarmé d’Octobre », in El Watan du 9 octobre 2009). Cet ancien artisan bijoutier avait alors été criblé de neuf balles qui lui coûteront son bras gauche et des séquelles indélébiles sur le visage. Il avait à peine 21 ans. Vingt-et-un ans après ces péripéties sanglantes, Azwaw a tenu à revenir sur les lieux du drame et déposer une gerbe de fleurs à la mémoire des chouhada d’octobre 1988, tout particulièrement les 39 victimes tombées ce jour-là. « Moi, je revendique un statut particulier pour les victimes d’Octobre en tant que victimes d’une bavure d’Etat et non d’un ‘accident de travail’ comme on nous désigne honteusement », nous explique-t-il. « C’est ici que je suis tombé », se remémore-t-il en désignant du chef un portail vert attenant au lycée Emir Abdelkader. « Voyez ce mur : il y a encore les impacts de balles qui témoignent de la boucherie. Ce mur-là par contre a été recouvert de ciment pour effacer les stigmates des automitrailleuses », poursuit notre ami avec émotion.
    Le rassemblement auquel avait appelé Azwaw a commencé à se former à partir de 10h30 au sein de l’un des cafés adossés au boulevard du 1er Novembre. Petit à petit, les gens ont commencé à s’agglutiner autour d’Azwaw. Parmi les présents, Yacine Teguia, membre du bureau national du MDS, Hakim Addad, secrétaire général de RAJ, l’opposant et journaliste Arezki Aït Larbi, le comédien Kader Farès Affak (personnage principal dans Gabla, de Tarik Teguia). Il y avait également des écrivains et journalistes dont le chroniqueur Chawki Amari ainsi que notre collègue Adlène Meddi. Portant une gerbe de fleurs, le cortège s’est ébranlé du café 1er Novembre en direction du lycée Emir Abdelkader. Azwaw a, alors, accroché avec son bras épargné par la machine de la répression la couronne de fleurs sur la grille du lycée, juste en face du bâtiment de la DGSN.
    Comme il fallait s’y attendre, la police n’a pas tardé à se manifester. Un officier de police en civil et en lunettes, arborant un talkie-walkie, accourut pour s’enquérir de l’objet de ce rassemblement qu’il avait jugé d’emblée menaçant pour l’ordre public. « N’touma chkoun ? Andkoum autorisation ? » (Qui êtes-vous ? Avez-vous une autorisation ?). « Les forces de l’ordre avaient-elles une autorisation quand elles ont arraché le bras d’Azwaw et canardé 39 citoyens algériens ? », rétorque-t-on. Arezki Aït Larbi enchaîne : « Nous sommes venus déposer une gerbe de fleurs, pas poser une bombe. » Les éléments de la police continuent d’affluer et envahissent en force le périmètre. « Qu’est-ce que je vais dire maintenant à mes supérieurs ? », revient à la charge l’officier en lunettes. Un autre policier en civil muni d’un talkie-walkie tente de calmer les esprits. « On veut bien vous laisser, mais cela risque de causer des débordements et on ne veut pas de ‘machakel’. Vous êtes quand même en face de la DGSN », implore-t-il. La sérénité l’emporte assez vite sur la colère et la cérémonie finit par se tenir malgré tout. Au préalable, la police s’empare de la pièce d’identité d’Azwaw en guise de gage. Une minute de silence est observée, suivie de quelques mots d’Azwaw. Il est revenu sur ce qui s’est passé ce funeste lundi 10 octobre 1988 en ayant une pensée émue pour celles et ceux qui sont tombés ce jour-là. Le geste, plus symbolique que bruyant, avait le goût d’une victoire sur l’amnésie. « L’important est de marquer le coup », se dit-on. Il est vrai qu’une simple gerbe de fleurs peut avoir raison d’une forêt de talkies-walkies…

    Par Mustapha Benfodil




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  • malika
    11 octobre 2009 at 16 h 33 min - Reply

    Votre détermination et votre courage militant réjouissent l’Algérienne que je suis et repoussent quelque peu mon pessimisme. Je vous en remercie. Oui, monsieur Sidhoum, il est temps de donner vie à ce Front du changement. Mes petites interventions sur ce site tendaient vers cet objectif qui me semble être la pierre angulaire de toute perspective de mobilisation citoyenne. Après les différents appels, souhaits et initiatives en faveur du changement que vous citez dans l’article, force est de constater que rien n’a changé dans la réalité de l’opposition algérienne. Aussi, je ne peux que vous témoigner ma solidarité et encourager cette nouvelle phase de sa construction, la création d’un Front pour le changement, avec une structure dont vous êtes déjà l’artisan en tant que coordonnateur. Il ne s’agit pas de créer un parti, certes, mais cette structure d’organisation (FCN) est essentielle à mon avis pour la motivation et l’adhésion concrète des Algériens-nes au mouvement de changement. Je trouve excellentes les interventions de Bey et de DB qui vont dans ce sens et plaident avec vous, et nous tous la naissance d’un sentiment d’appartenance au projet d’une Algérie dont nous serons fiers de parler à nos enfants et petits-enfants. Car, c’est de cela qu’il s’agit dans notre quête : un sentiment d’appartenance à un idéal, un projet d’opposition viable, pacifique et concret parce que nous verrons les choses bouger et évoluer sur le terrain. Je n’ai rien contre les discours et les débats (essentiels dans toute société démocratique) mais au stade où en est l’Algérie aujourd’hui (classée presque en tout point vue dans les derniers pelotons des pays les moins développés) alors qu’elle dispose des meilleures ressources, impose de substituer l’action à la littérature pour redonner à nos enfants l’amour de la patrie. Alors vivement le Front national du changement. En autant que des personnes compétentes puissent baliser les actions les plus pertinentes. Et notre adhésion à cette organisation sera nombreuse à n’en point douter, tout en restant réaliste.




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  • MOKRANE
    11 octobre 2009 at 16 h 43 min - Reply

    Cher maitre
    C’est avec un grand plaisir comme d’habitude que j’ai lu votre article.
    D’apres mon modeste avis le plus grand probleme qui risque de se poser c’est d’arriver à faire en sorte que le peuple suive c a d lui change d’etat d’esprit.
    Tous les Algeriens sont convaincus que le pouvoir est illigitimme et ne travaille que pour s’enrechir et perdurer sans aucun interet pour le peuple mais le travail de sape du PFLN depuis 1962 a laisse des traces (suspicion, manque de confiance ,regionalisme ,espri tribal,violence,etc…..)
    Mais sans action cet etat d’esprit ne risque pas de changer donc je dis en avant passant à l’action nous n’avons rien à perdre mais tout a gagner:la libertee et la democratie




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  • Amine BELBRAIK
    11 octobre 2009 at 16 h 44 min - Reply

    Salam alaikoum Si Salah-Eddine SIDHOUM;
    Amine BELBRAIK de mon vrai nom, j’interviens de temps à autre dans les colonnes de ce site, ô combien précieux.
    Je suis de près vos publications et démarches, appels et articles. Si vous voulez nous préparer mentalement au changement pacifique, je vous confirme qu’une grande partie de la JEUNESSE algérienne est prête, tout le monde est conscient des dangers qui guettent l’Algérie, et l’état de pourrissement total de notre chère patrie. Au risque de me répéter, laissez moi vous dire ce que je pense sur les points suivants :
    1- Concernant le rassemblement de l’opposition : le seul point de désaccord c’est la position à prendre vis à vis des activistes de l’ex-FIS tel que: Ali Belhadj, Anouar Haddam, Abbassi Madani…. qui ont participé de près ou de loin dans l’allumage du feu de la fitna (nous sommes conscients que le régime a bien planifié son crapuleux maintient au pouvoir, et a utilisé le FIS pour se maintenir au pouvoir, mais le FIS (quand je parle du FIS, je parle de ses dirigeants) a fait beaucoup d’erreurs, ils sont tombés dans le piège de la violence ou sinon resté silencieux, (pas tous mais une grande partie des dirigeants du FIS), c’est pour cela, pour éviter toute fitna parmi une opposition issue d’un rassemblement de militants de tous bord (islamistes, démocrates, laïques …..), j’ai un conseille à vous donner : Les gens qui ont fait des déclarations au début de la crise ….. et qui n’ont jamais au début de la crise prit une position claire contre la violence, ne seront jamais acceptés unanimement parmi ce rassemblement, l’opposition a besoin de sang neuf, encadré par des gens comme vous, Pr. ADDI, Si Benchenouf, Ait Ahmed, ……tous les initiateurs de l’appel du 19 mars, des cadres algériens intègres même ceux qui ont fait partie de ce régime et qui veulent un changement pacifique : Hamrouche, Abd el Hamid Mahri, Abd el Hamid IBRAHIMI, Taleb el Ibrahimi……. , Toute personnalité politique de l’opposition qui n’a aucune ambition partisane, et bien sur des cadres de l’ex-FIS qui ne se sont pas fait avoir par le régime (je ne veux pas répéter : qui a dis quoi….. qui a fait quoi …. Nous savons tous qui a participé dans la fitna, qui est resté silencieux….. (Des cadres de ce parti qui se savait infiltrés, ont pensé qu’ils ne le seront plus une fois passés dans la clandestinité et la violence, mais quelle logique. ?! Rien ne justifie ces choix, un musulman s’il a un choix à faire entre être MAHGOUR ou d’être un prétexte pour la propagation de la HOUGRA, il choisira d’être MAHGOUR, et il rentrera chez lui après avoir était libérés des commissariats ou des internements du sud par el HAGGARINE, ou sinon il part en exile. Pour changer les choses il faut avoir une stratégie. Or, nous avons vu ce qui s’est passé, et nous sommes tous marqués par la décennie rouge. Donc oui pour ce rassemblement avec tout le monde, mais pas avec des gens qui nous ont marqué par leur imprudence et leur choix politique lourd de conséquence, pas avec des extrémistes non plus, de la laïcité du communisme ou de la psoeudo-démocratie. Notre slogan : Justice, union, civilisation !
    2- Je salut votre courage Si Salah-Eddine. Quand les Algériens reprendront-ils leur courage ? (La, je ne veux vexer personne) Je constate qu’un grand nombre d’intervenants restent dans l’anonymat), je respecte ce choix, ce choix même est compréhensif si ces gens sont dans des postes importants de l’état algérien (si état y’en a !). Quand on veut changer les choses, un jour nous devons sortir de l’anonymat, et organiser des rencontres ! J’invite les gens à intervenir avec leurs propres noms, oui nous sommes des opposants pacifistes au régime, oui nous voulons un changement pacifique, oui nous voulons la démocratie et l’alternance du pouvoir, oui nous voulons un pouvoir légitime qui dirige notre pays, oui nous l’assumons, oui nous sommes conscients que nos convictions peuvent nous coûter cher, mais nous l’assumons !
    3- A quand l’organisation de cette opposition ? Resterons-nous éternellement derrière nos écrans ? Nous sommes d’accords avec la majeure partie de ce discours du changement pacifique. Mais il faut que nous nous organisions en cellules d’actions et de réflexion, en Algérie (et ce sera le plus dur), et partout dans le monde, nous devons par contre rester vigilants vis à vis de l’infiltration du DRS, le régime sait que le changement risque de venir de partout, donc ils ont préparé déjà des gens pour intégrer toute organisation (dans toutes les régions d’Algérie, et dans tous les consulats des pays ou il y a une forte communauté algérienne) et comme d’habitude faire des manipulations, il faut faire attentions …… Ce n’est pas une mince affaire. Mais tout est possible, impossible n’est pas algérien, nous sommes un peuple habitué au sacrifice, je continu de rêver, même si ça prendra 100 ans ou plus, il viendra le jour, ou mes descendants vivront épanouis dans mon pays inchallah.
    Salam alaikoum
    Fraternellement A.B.




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  • IgorZumec
    11 octobre 2009 at 18 h 49 min - Reply

    Les jeunes,où sont les jeunes?
    Novembre,c’était eux.Un certain printemps de 80 c’était eux.Le 5 octobre,c’est toujours eux.Les diverses révoltes estudiantines et l’autre printemps,noir celui-là,ont fait trembler ce régime.Les jeunes c’est la fougue.C’est l’énergie débordante. Sachons canaliser cette énergie,tous les moyens modernes sont là.La sagesse des adultes sera le moteur.La révolution pacifique se mettra en marche.C’est un avis parmi tant d’autres.Bonsoir tout le monde.




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  • general
    11 octobre 2009 at 19 h 08 min - Reply

    Monsieur Salah Eddine Sidhoum mes respects

    Je partage tout à fait le pessimisme ou l’inquiétude de adel et radjef said . Je crois que le peuple algerien n’a pas fondamentalement changé de comportement. Les hommes et femmens d’aujourd’hui reproduisent le comportement de leur ancetres des années 40 ou 50. Si vous ne prenez pas garde de barrer le passage à tous les opportunistes et taupes de l’armée il nous arrivera exactement la meme chose qu’en 1962. La population algérienne attendra le vainqueur pour se décider de s’engager au côté du vainqueur évidemment ,. Les algériens ne sont pas prêts à s’engager dans un combat qu’ils ne sont pas sur d’emporter. Je crains que la trahison ne soit soit un dénominateur commun de beaucoup d’algériens. Croyez ceux qui sont cotoient tous les jours la population algérienne losqu’ils vous disent que c’est un ghachi. La délation tant chez les civils que ( et surtout ) chez les militaires est une nature chez eux. La révolution algérienne est un exemple où l’on ‘voit des traitres comme boussouf arriver au sommet de la direction du FLN , des imbeciles comme benbella boumediene , chadli , kafi ou boutef chefs d’états et toute l’armée des frontieres (qui attendait courageusement en tunisie et au maroc l’indépendance) prendre le pouvoir de 62 à ce jour. Monsieur Siidhoum , comment franchement éviter de se faire avoir une deuxieme fois. La chose la plus difficile à vaincre est la nature , or les algeriens sont naturellement lâches et délateurs.Le peuple algérien a peur avant meme d’engager le combat, il est déjà vaincu Monsieur Sidhoum.




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  • admin
    11 octobre 2009 at 21 h 42 min - Reply

    Nous avons jugé utile de reprendre une étude critique de l’opposition faite par notre Ami Brahim Younessi en novembre 2008.

    Sans opposition, Bouteflika triomphe

    Parlons franchement et clairement. Telle qu’elle est, « l’opposition » algérienne n’est pas en mesure de susciter le changement, de le provoquer. Elle est dans une situation encore plus déplorable que le pouvoir. Le rapport de force est toujours, hélas, en faveur du système. Quand celui-ci utilise simultanément la coercition et la corruption, « l’opposition » fait de l’incantation et de l’agitation.
    Soyons sérieux ! Ce n’est pas avec des communiqués, des déclarations enflammées, des « articles » insensés ou des initiatives stupides voire dangereuses via l’Internet que le pouvoir tombera ou le système changera. L’infantilisme, il y a indéniablement un manque patent de maturité politique, caractérise cette « opposition » qui n’a pas d’idées, pas de projet, pas de stratégie, pas de leader incontesté. Comment peut-elle, dès lors, organiser le changement et l’incarner sans se transformer elle-même, sans se débarrasser de ses archaïsmes et de ses pesanteurs, sans prendre des décisions difficiles et douloureuses ?
    Alors qu’elle est en situation d’échec depuis son apparition au début des années 60, cette « opposition » continue d’être dirigée par les mêmes personnes, elle entretient toujours le mythe de l’homme providentiel à qui appartient tout le pouvoir, c’est lui qui nomme l’ensemble des membres de la direction du parti, toute contestation, la plus anodine qui soit, est punie d’excommunication, d’exclusion, elle continue également d’être tout aussi autocratique que le régime qu’elle prétend combattre, sauf que l’autocratie de « l’opposition » est déguisée, inavouée, de rabâcher le même discours éculé, sans consistance politique, éloigné des préoccupations quotidiennes de la population. Devant un tel constat, les meilleures volontés ont été découragées et les militants les plus solides ont fui sans regarder derrière eux. De guerre lasse, beaucoup ont fini par rejoindre le régime.
    Hétérogène, divisée, inorganisée, « l’opposition » est réduite, alors qu’elle dispose d’une large base sociale et d’une surface politique à conquérir, à un état groupusculaire. Tout ou presque tout sépare les « partis » qui se réclament de « l’opposition », ils divergent sur les moyens à utiliser, la stratégie à adopter, le programme à mettre en œuvre.
    Leur seul point de convergence semble être la dénonciation du régime, mais chacun apporte des nuances à celle-ci. Quand les uns pensent qu’un simple changement d’hommes à la tête de l’Etat entraînerait, mutatis mutandis, la fin du système, les autres estiment que seule la lutte armée en viendrait à bout.
    L’expérience a montré que les deux options ont échoué : l’assassinat de Mohamed Boudiaf, un vieil opposant, dirigeant du PRS qu’il avait créé en 1963, appelé par les généraux à présider aux destinées de l’Algérie en pleine décomposition à la suite de l’annulation, le 11 janvier 1992, des élections législatives largement remportées par le FIS, met un terme au rêve de ses partisans de la destruction en douceur du régime, l’insurrection armée, à deux reprises, en 1964 en Kabylie sous la conduite de Hocine Aït Ahmed et de Mohand Oul Hadj et au milieu des années 90 avec les groupes armés se réclamant de l’islamisme, a plutôt aidé au sauvetage du pouvoir.
    Désorientée, ne sachant plus quoi faire pour abattre le système qui, en apparence, semble se régénérer comme l’hydre de Lerne, «l’opposition » est devenue atone, passive, éteinte. Moins menaçante, elle se fait oublier au point de croire qu’elle a disparu. En tout cas, elle ne pèse plus grand-chose aussi bien à l’intérieur du pays qu’à l’extérieur où elle n’arrive pas à convaincre les Etats démocratiques de lui apporter le soutien dont elle a pourtant fortement besoin pour faire face à un régime qui déploie toute son énergie et beaucoup de moyens pour la rendre inefficace, inaudible et lui enlever ce qui lui restait de crédibilité auprès de la population algérienne et des gouvernements étrangers.
    Après avoir balisé sa route, ternissant l’image de « l’opposition » jugée incapable d’assurer l’alternance et de gouverner, Abdelaziz Bouteflika peut alors procéder à la révision de la constitution pour briguer un troisième mandat.
    Dans toutes les capitales occidentales, cette « solution » est considérée, hélas, comme un moindre mal.
    Le 20 novembre 2008




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  • l.leila
    11 octobre 2009 at 22 h 39 min - Reply

    Bonsoir ,
    Mes remerciements cher frère Salah Eddine; je suis de retour après des mois de douleur à la perte d’un être très cher . Il m’était impossible de revoir LQA qui me rappelait son enthousiasme, et son espoir pour une Algérie de BRAVES et non une Algérie soumise et malheureuse.
    Comment ne pas servir ma patrie alors que mon père engagé dès 54 avait mis ses biens à la disposition de la révolution . En 62, il ne daigna même pas demander la fameuse carte… Il l’avait fait son devoir pour le nif, pour qu’il n’y ait plus de hogra que malheureusement nous vivons jusqu’à nos jours.
    Cordialement




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  • still
    11 octobre 2009 at 22 h 43 min - Reply

    general, vous ne devez pas etre Algerien .En tout cas je ne m’identifie pas a vous..




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  • AS
    11 octobre 2009 at 23 h 20 min - Reply

    Salaam,

    Pourquoi ne pas mettre la premeire et enleve le frein a main, une greve generale nationale ! Apres a l’interieur comme a l’exterieur de l’Algerie, le mouvement suivra et sera surement plus organise que vous ne vous imaginez, sansentrer dans l’aventurisme… qu’on fait les connus durant 47 ans !

    AS




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  • Salah Bouzid
    12 octobre 2009 at 2 h 42 min - Reply

    Puisque la position du rassemblement de l’opposition à prendre vis-a-vis des dirigeants du FIS vient d’être soulevé par le frère Amine BELBRAIK , il vaut mieux en parler.

    Le FIS est un parti politique qui fut créé il y a plus de 20 ans et dissout quelques 34 mois après. Il démontra sa capacité électorale dès sa première participation aux élections municipales. Survivant plutôt bien l’arrestation de ses 2 dirigeants historiques, Abassi Madani et Ali Belhadj, cette formation posa un redoutable défi politique à l’establishment du FLN et de l“ANP en rafflant fort lors du premier tour des législatives de Decembre 91.

    Coup d’état, état d’urgence et guerre suivirent. Je dis guerre. Nous avons vécu une guerre. Le mot Fitna est un euphémisme qui cache mal la réalité de ce qui s’est passé à partir de Janvier 1992.

    Une véritable réconciliation est une des nécessités pour poser de solides fondements de paix et de sécurité. Occulter ce problème par l’exclusion de Flène ou Feltène ne fera que reporter l’échéance. C’est ce qu’a fait Bouteflika dans sa réconciliation.

    Nous devons être honnêtes, objectifs, patients et modérés pour réussir ce rassemblement. Si chacun de nous vient avec ses préjugés et ses conditions, on n’arrivera jamais à démarrer. Il nous faudra apprendre à discerner la différence entre l’intérêt national et notre intérêt étroit, partisan ou autre.

    C’est pour celà qu’il faudra aussi commencer à définir ce que constitue l’intérêt nationale qui, une fois bien défini, guidera nos politques interieure et étrangère.




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  • Beznassi
    12 octobre 2009 at 10 h 36 min - Reply

    Bonjours tous le monde.
    Je pense que le Peuple Algerien est conscient de la situation, seulement les Algeriens(nes) croient toujours aux gens au pouvoir dont leur vrai histoire est cachee par les medias (televises et ecrites). Bref, nous ne pouvons pas etres indentifier ou suivre notre combat pour un Changement radical si nous sommes inconnus, alors je pense qu’il faut cree ce parti : Front du Changement National.




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  • tacili
    12 octobre 2009 at 12 h 01 min - Reply

    Poser cette question reflete en lui meme un sentiment de doute et je n’incriminerais certainement pas M.Sidhoum si c’etait le cas. Ce doute ne le concerne pas lui meme j’en suis persuade car son parcours dans les rangs de l’opposition est plus qu’edifiant mais plutot s’interroge, comme dans mon cas, sur les velleites des organisations politiques et sociales et au dela du peuple algerien quant au changement.

    En deux mots je resume ma pensee ; nous voulons le changement mais nous ne voulons pas payer le prix. Nous sommes en face d’une tyranie et seule une action de desobeissance civile vigoureuse et continue, qui pousserait, ultimement, les puissances etrangeres a reconsiderer leurs positions pourrait faire evoluer la situation.

    Merci




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  • Brahim YOUNESSI
    12 octobre 2009 at 13 h 07 min - Reply

    Bonjour,

    L’Appel du 19 mars n’est pas une pétition qui exprime seulement de bonnes intentions. L’enfer en est pavé. C’est un acte politique posé par des individus de bords différents qui ont manifesté, à travers ce texte, leur détermination à réaliser le changement indispensable pour la pérennité de la nation algérienne toujours sous la menace d’une guerre civile.
    L’anarchie, la violence, les révoltes populaires, les guerres tribales se multiplient pour ne pas craindre le pire pour notre pays qui vient, pourtant, de traverser une période particulièrement sanglante.
    Les forces du changement affaiblies, disloquées par les dissensions internes, conjuguant immobilisme et gesticulations stériles, ont déçu les attentes et les espoirs de notre peuple qui, hélas, croit de moins en moins à la capacité de l’opposition de le libérer d’un Régime qu’il a rejeté dans les élections et dans la rue. Ni la légalité électorale ni les manifestations n’en ont eu raison.
    Alors, sommes-nous, à ce point, idéalistes ou naïfs pour penser qu’un simple appel produirait le miracle ? Mais bien de dictatures parmi, en apparence, les plus solides sont tombées à la suite d’initiatives, comme la nôtre, qui ont rencontré des conditions politiques et sociales favorables au changement. « Jeter la révolution dans la rue, le peuple s’en saisira », avait dit Larbi Ben M’Hidi. Toute proportion gardée, l’Appel du 19 mars peut opérer la cohésion nécessaire pour transformer les institutions politiques algériennes et permettre ainsi le passage d’une société d’autorité à une société de libertés dans le respect des normes et des valeurs du peuple algérien.
    J’entends les arguments pour aller vers un Front National pour le Changement, je n’y suis pas hostile, mais notre action doit, à mon sens, se donner un but précis et un moyen pour l’atteindre. Le but : la Constituante qui, seule, aura la légitimité et l’autorité de procéder au changement démocratiquement. Le moyen : la fondation d’un Mouvement Pour la Constituante pour mener à l’intérieur une action politique auprès de la population et des organisations nationales qui s’en revendiquent et à l’extérieur mener un travail de sensibilisation auprès de gouvernements étrangers et d’organisations internationales comme les Nations Unies pour faire reconnaître le droit du peuple algérien de choisir librement son système politique.

    Brahim Younessi




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  • Abdelkader DEHBI
    12 octobre 2009 at 13 h 47 min - Reply

    Les Révolutions ne se décrètent pas; elles ont toujours été l’aboutissement d’un long cheminement des peuples qui ont été soumis, à un moment ou à un autre de leur Histoire, à la domination, à l’injustice et à l’exploitation. Un cheminement qui passe très schématiquement par trois phases principales:
    1°) – la prise de conscience des élites morales et intellectuelles des sociétés opprimées et la ferme volonté de ces élites, de construire la résistance;
    2°) – la prise de parole de ces mêmes élites morales et intellectuelles – par l’écrit et par le discours – en vue d’élargir d’une manière pédagogique, la prise de conscience à la plus grande frange possible de la population;
    3°) – l’élaboration d’objectifs socio politiques clairs et les voies et moyens pour leur réalisation. C’est ce qu’on entend généralement par « programme politique ».
    La novation introduite par l’Appel du 19 Mars 2008, c’est fondamentalement l’absence de toute institution officielle ou instrument organique quelconque tels que parti, association ou autre type d’organisation politique. L’Appel du 19 Mars 2009, stipule clairement en effet, que pour ses signataires, il s’agissait essentiellement, de susciter parmi la plus grande frange possible du Peuple Algérien, un vaste élan de prise de conscience et de résistance citoyennes au pouvoir politique en place.
    Car, c’est à partir de cette double posture citoyenne, de prise de conscience aigüe des menaces réelles qui pèsent sur l’avenir de la Nation et de volonté déterminée de combattre le pouvoir politique et de lui résister, que nous pourrions déclencher une véritable synergie, une véritable dynamique populaire de contestation contre un pouvoir criminel et illégitime, corrompu et antinational, unique responsable de la déliquescence politique, morale et sociale, dans laquelle se débat notre pays et qui menace gravement l’unité et l’indépendance nationales.

    Post-Scriptum: – Il m’a semblé utile de préciser « élite morale », pour qu’il soit clair dans les esprits, que le fait d’appartenir à l’élite intellectuelle ne se suffit nullement à lui-même. Il suffit de rappeler ici que beaucoup d’intellectuels mercenaires, se sont mis délibérément au service du pouvoir en place, à tous les niveaux de ses structures ou institutions civiles ou militaires.




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  • Al Bahri
    12 octobre 2009 at 14 h 04 min - Reply

    Tout d’abord je salue cordialement tout ceux qui font vivre l’Algérie par leurs espérances et leurs écrits qui manifestent belle et bien leur amour envers notre chère patrie qui a tant besoin de ses enfants pour qu’elle retrouve tous ses charmes; et surtout que notre peuple retrouve ce beau sourire que nous a légué notre maitre Larbi Ben M’hidi.
    Algériens comme nous le sommes et le prétendons, avons-nous fait quelque chose envers notre pays qui puisse nous permettre de prétendre solennellement notre citoyenneté algérienne. Avec ceci je n’insinue pas un acte d’héroïsme mais juste une prise de position au su et au vu de tout le monde.
    Je suis citoyen algérien et la charte me permet de dire ce que je pense sans bien sûr toucher à la dignité de quiconque. Alors le projet qu’on veut réaliser, est absolument légitime. Il faut sortir de cette schizophrénie galleuse, il faut nommer les choses par leurs noms. Je veux vivre dans un pays où le citoyen sait ce qu’il veut et surtout ce qu’il dit.
    Le drame de l’Algérie c’est nous, ce n’est pas seulement un Bouteflika ou un Boumediene ou un X. C’est notre propre faiblesse, voire même notre lâcheté. D’où est ce qu’elle est issue ???
    Le combat qu’on doit mener, il n’est pas propre seulement à notre peuple ou à notre génération, il est à caractère eternel. Celui qui le reniera vivra une vie passive d’assisté. Les autres penseront et déciderons pour lui.
    Qu’on s’organise et qu’on prenne part au développement de notre patrie, sinon arrêtez d’écrire et de maudire tel ou tel autre. On est tous responsable.
    L’Algérie, c’est nous. C’est notre œuvre, à nous de lui donner forme afin que le génie algérien puissent s’exprimer et s’épanouir.
    Haya al khawa, il est où le génie algérien ? Ou bien faut il attendre que le nombre des chinois augmente et qu’ils fassent chez nous une nouvelle révolution culturelle. Ou bien sommes nous juste un peuple de petits harragas. ?

    Cordialement.
    Un Algérien du Ghachi.
    salim ahmed-nacer




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  • radjef said
    12 octobre 2009 at 14 h 16 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. Le peuple algérien n’a jamais trahi personne. Il n’a jamais été lâche. Les deviationnistes, les traîtres, les lâches et les mercantilistes sont au pouvoir ou à la peripherie du pouvoir esperant le conquerir ou l’exercer même en partie avec un clan de l’ANP. L’opposition algérienne connait le terrain sur lequel il doit livrer bataille popur remporter la guerre afin de restaurer l’ordre republicain et democratique. Mais elle refuse volontairement de le faire. Certains dirigeants de l’opposition ne veulent être que les interlocuteurs privilégiés de la junte et non les representants du peuple.Quiconque tenterait de remettre en cause cette logique est traité de DRS ou d’indicateur. Combien d’universitaires sinceres et petris de talent ont été handicapés psychologiquement par ces accusations et combien d’algeriennes et d’algeriens competents ont préféré le chemin de l’exil pour ne pas être la cible de ces accusateurs permanents? Le terrain sur lequel l’opposition doit livrer bataille, Addi Lahouari le dit dans son dernier papier « le discours ideologique de l’intellectuel organique » Si le DRS qui detient la totalité du pouvoir n’est ni intelligent ni fort, alors c’est l’opposition qui ment et qui refuse de mener a bien sa mission.




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  • malika
    12 octobre 2009 at 14 h 36 min - Reply

    Chaque jour est un commencement « général » et si je suis en accord avec vous sur bien des points concernant la société algérienne, notamment l’éclatement de ses valeurs et la régression, je ne vous suis plus dans ce que vous appelez la « nature algérienne » comme si la trahison et la délation avaient une nationalité. Non monsieur, nos tares se cultivent partout sur les terres du tiers-monde, sous l’ombrelle de la misère, de l’oppression et de l’injustice. Si vous pensez qu’on est capable du pire, soyez convaincu qu’on est aussi capable du meilleur. Parce que c’est notre nature humaine et en tant que telle, notre capacité à produire le changement est tout simplement considérable, si nous nous donnons les moyens.

    Cela dit, Monsieur Sidhoum, je persiste à croire qu’il faut aller de l’avant avec la concrétisation du FNC, car c’est dans la pratique que la vision sera claire pour tout le monde. Nous verrons à tout le moins l’importance du mouvement dont vous parlez avec les soutiens annoncés pour l’appel du 19 mars. Malheureusement, dans ce milieu où la méfiance est de mise, ne compte que ce qui est comptable. Alors, les gens doivent savoir dans quoi ils s’engagent. À ce moment-là, l’anonymat ne sera plus de rigueur puisque le choix politique sera fait en toute connaissance de cause. L’étape suivante sera d’inviter toutes les personnalités qui se prévalent du statut d’opposant, le cas échéant, les mettre en demeure publiquement d’assumer ce rôle au service de leur pays. Car le plus décourageant est cette absence de convergence de toutes ces énergies vers cet objectif commun, mais que chacun observe de sa petite lorgnette. Peut-être qu’en entrant dans l’arène, le FNC pourra-t-il les rassembler. Je ne peux être que positive parce qu’ils ont tous l’Algérie à cœur. À charge pour eux d’agir sur le cours de l’histoire et changer le sort désastreux de leur peuple. Car le vrai problème en Algérie n’est pas le pouvoir, mais l’absence d’alternative.




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  • Salah Bouzid
    12 octobre 2009 at 15 h 46 min - Reply

    A mon avis, le plus grand problème de l’Appel réside dans le fait que les signataires affirment leur conviction que le changement ne serait être possible sans la participation active de l’armée.

    L’armée a en ce moment un agenda très différent du notre. Il n’existe pas de cadres au sein de cette institution aptes à prendre une initiative collective en faveur d’une rupture aussi radicale que celle préconisée par l’Appel.

    Il ne faudra compter que sur le peuple et dans le sens des 3 phases décrites par M. Abdelkader Dehbi, nous devons clairement entrer dans la 2ème phase. Un hebdomadaire, une radio, une chaine de TV, les moyens de communication et d’information. Nous avons besoin de journalistes, et de journalistes et encore de journalistes. Et bien sûr, il faut les payer parce qu’ils doivent vivre.




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  • Tarik Ben Ziad
    12 octobre 2009 at 16 h 14 min - Reply

    A sti
    Au fond nous aimons tous notre Algérie
    Je crois que général touche le problème du doigt et ne diffère point de Assia Djabar qui dit que les algériens sont amnésiques et, pire encore, cultivent celle -ci. Ils sont aussi lâches , au sens figuré, dans la mesure qu’on l’a terrorisé. On a assassiné un président (Boudiaf) en directe sur la tv unique et avec impunité à ce jour. On tire sur les foules de nos compatriotes qui ont osé dire basta en 1980, 1988, événements de Kabylie 120 morts et aussi plus de 200 milles morts en dix ans. Le colonisateur a fait dans le même génocide déguisé en 45 Il reste qu’après tout ça, le peuple algérien vote pour un mandat à vie et écoute la Tv unique. Je pense qu’il ya un problème sérieux et GROS. Les traitres psychopathes ont centralisé tous les pouvoirs entre leurs mains. Les goujats manipulées et nourris par l’intelligente France coloniale ont muté en goujats mafieux et sanguinaires. En résumé, il faut reconnaitre que le peuple est devenu objet et sujet. Les bourreaux le font tourner au quart du tour car tout est centralisé chez eux. Mais il reste une voie et un remède concret dont beaucoup considèrent comme une scission, comme mon frère DB à qui je ne dénis ni sa berbérité et encore moins son arabité, c’est de décentraliser le pouvoir ! Je crois que c’est la seule arme pacifique si non c’est le maquis et c’est ce qui l’arrangerait. Il nous présentera comme des terroristes et nous endossera des massacres et c’est la récente histoire qui va se répéter. Alors ne soyons pas amnésiques sur ce coup. Vous intellos arabophones qui avez finis par comprendre les vrais enjeux, adhérer au nom de toutes les victimes et pour la survie de notre nation à la continuité de la vie de notre nation par ce vaccin contre ce sida. Optez pour une décentralisation des pouvoirs car c’est notre seule chance. La preuve est que ce régime l’a compris et s’est rattrapé en renforçant les pouvoirs du président tout en remettant les acquis d’octobre 88. Donnant une autonomie administrative pour les régions qui sont prêtes pour. Il faut être d’accord, ce n’est pas une autonomie comme Ukraine et Russie, on parle d’une décentralisation administrative des pouvoirs. C’est la seule solution intelligente qui nous reste contre ce pouvoir et ses relais basée sur la rente. Boutaflika ne sait même pas ce que fait réellement un Walli et encore moins un chef de Daira, sauf pour ce qui a attrait à surveiller les intérêts du régime. Quand aux déclarations de bonnes intentions et grandes initiatives comme saint Egidio et aussi au texte su 19 mars ça sera la cerise sur le gâteau.
    Au fond nous aimons tous notre maison Algérie.
    Sincèrement et patriotiquement
    M.B




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  • El Houari
    12 octobre 2009 at 16 h 47 min - Reply

    L’initiative et louable, mais il faut la concrétiser pour qu’elle puisse répondre a l’attente des ses initiateurs et des futures adhérents qu’est le peuple Algérien en désarroi.

    Pour cela il me semble que nous devons à chaque fois que l’occasion nous est donnée de faire un bilan, ou faire référence à la situation de l’Algérie, il faudra être précis pour ne pas modifier l’histoire.

    A ce titre je voudrais apporter une précision concernant la « Politique suicidaire entamée au lendemain de l’indépendance et qui allait, quelques années plus tard aboutir à la faillite sanglante»

    A mon avis il faut rappeler chaque période :
    – De 1962 a 1965 l’Euphorie de l’indépendance,
    – De 1965 a 1978 la construction de l’état, de l’économie, et la nationalisation des richesses.
    – De 1979 a 1992 le pillage systématique et la destruction de l’économie,
    – De 1992 a 1994 l’instauration de la peur par le terrorisme,
    – De 1994 a 1998 le libéralisme anarchique, de 1999 a ce jour la recolonisation économique de l’Algérie).

    En dehors de la période de 1965 à 1978, je ne pense pas qu’on peur parler d’une politique quelconque, ni stratégie, ni objectifs.

    L’Algérie a été gérée par le pouvoir au jour le jour, sans plan ni programme directeur de développement, avec seulement pour seule préoccupation, la préservation et la sauvegarde des avantages acquis.

    Vous dites : Aujourd’hui, tout le monde est d’accord y compris d’anciens et actuels hommes du système sur la nécessité d’un changement du système politique. Mais il semble que le sens du changement n’est pas le même pour tout le monde.

    En effet le changement pour le pouvoir ne peut se faire que dans la continuité pour veiller sur ses acquis.

    Et c’est pour cela qu’aucune action ne peut être envisagée avec ce pouvoir pour la sauvegarde de l’Algérie. Et les personnalités que vous citez ont fait a un moment ou un autre partis de ce pouvoir, même s’ils laissaient entendre qu’ils sont dans ces camps différents, et appliquaient des politiques différentes.

    Votre appel doit recevoir un appui total de tous les nationalistes pour s’inscrire dans la voie du changement nécessaire à la libération de l’Algérie des mains de ce pouvoir néfaste.
    Mais il ne suffit pas de faire un Appel, il faut s’organiser, définir les grandes lignes du débats, se constituer en force unie pour faire le contrepoids au régime actuel, sans oublier que ce dernier a tout miné a son passage , par la corruption, les passe droits, le favoritisme, les avantages, les salaires colossaux, le pillage des ressources, naturelles et financières, l’enrichissement de ses agents…
    Aussi, il faut prévoir un travail de grande haleine, une abnégation sans compensation, des sacrifices sans contrepartie, un espoir de liberté sans concessions.

    Je termine par une proposition d’organisation de ces débats qu’il faudra des à présent ordonner pour mieux avancer.
    Commençant par exemple
    1- Par lancer sur ce site ou d’autres sites qui veulent bien participer a un sondage des lecteurs
    – Etes-vous pour un changement ?
    – Etes-vous prés à adhérer à ce mouvement pour le changement ?
    2- Par créer des espaces spécifiques, de débats ou chacun pourra participer avec ses idées, il est entendu que ces espaces ne sont pas prédéfinis pour permettre a tout le monde d’intervenir
    3- Prévoir des que possibles des rencontre pour mettre en place des entités opérationnelles

    Quant à votre question si nous sommes nous capables de construire une véritable opposition unie et représentative ? Je crois qu’il s’agit de volonté et de foi en l’objectif à atteindre. Rien n’est impossible seul l’immortalité dans ce monde est impossible.




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  • radjef said
    12 octobre 2009 at 18 h 34 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. Au sein de l’ANP, il existe des volontés sinceres. Hicham Aboud, le Colonel Med Samraoui et bien d’autres issus de nos propres familles, du creuset populaire que nous connaissons si bien….Mais enfin de compte on se connait entre nous autres algeriennes et algériens. On ne doit pas cultiver la suspicion…A ce que je sache, il existe actuellement de hautes influences au sein de l’opposition dont les freres et soeurs sont au sein de l’ANP, du DRS et de la police. Nous n’allons pas tout de même les lyncher toutes et tous pour avoir fait partie des corps constitués…Il faut rendre l’ANP aux institutions de l’Etat, donc au peuple. Il ne faut pas que cette institution vive dans un climat de clandestinité permanent . Par ailleurs, l’Appel du 19 mars n’est pas un acte negationniste ou une action fasciste…C’est un appel au peuple algerien , un appel aux patriotes, un appel aux femmes et hommes du savoir qui ont a coeur l’Algerie et son avenir immediat et futur.




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  • IDIR
    12 octobre 2009 at 20 h 28 min - Reply

    Monsieur S.E. SIDHOUM,

    Permettez-moi d’entrer dans ce débat par cette histoire. Il y a quelques années, un célèbre médecin américain écrivait : « Quand j’étais un jeune homme, j’avais établi une liste de bienfaits de la vie généralement reconnus, recensant ainsi tout ce qu’on peut désirer en ce monde : la santé, la force, la richesse, la célébrité, etc. Puis, j’étais allé, tout fier, la montrer à un sage vieillard.

    Mon ami le vieillard me dit : « C’est une belle liste, arrangée dans un ordre irréprochable.
    Mais il me semble que tu as oublié l’élément essentiel sans lequel ta liste ne sera qu’un fardeau insupportable. » Prenant son crayon, il barra toute la liste et écrivit simplement : la sérénité.
    Il dit alors : Tel est le don que Dieu réserve à Ses amis les plus proches. En effet, nombreux sont ceux à qui Il donne l’intelligence et la santé ; l’argent se trouve partout, la célébrité n’est pas rare, mais la sérénité du cœur, Il ne la distribue qu’avec mesure. »

    Il expliqua ensuite ; « Cette idée ne m’est pas personnelle, je ne fais que reprendre les propos des Cantiques, de Marc-Aurèle et des autres sages qui ont dit : Mon Dieu, laisse les bienfaits de ce bas monde sous les pieds des sots et donne-moi plutôt un cœur en paix ! »

    Il m’avait alors paru difficile d’accepter un tel point de vue, mais aujourd’hui, après un demi-siècle d’expérience personnelle et d’Observation attentive, je sais que la sérénité est le but idéal d’une vie juste.

    Ce sont là les propos d’un homme qui vit en Amérique, au pays du confort et de la richesse, de l’or et de la science, de la liberté et du progrès. Il parle ainsi après avoir acquis une longue expérience de la vie, car il n’a pas trouvé dans la vie de bienfait meilleur ni plus précieux que la sérénité et la paix intérieure. Ce sont les propos d’un homme sage que nous pouvons consigner ici pour en tirer profit, car la sagesse, où qu’elle se trouve, est le but de l’honnête homme, le croyant, et lui revient de droit.
    Fraternellement
    IDIR




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  • Sifassi Adnane
    12 octobre 2009 at 20 h 56 min - Reply

    Je partage, Monsieur Younessi vos analyses, du moins les premières en rapport avec les axes de l’Appel et ses possibilités de créer cette cohésion, comme vous le dites, pour transformer ce système délabré.
    Mais là où je ne suis pas d’accord, c’est quand vous considérez la Constituante comme seul objectif. Non, je crois que l’Appel dont vous êtes signataire je crois, a inclus l’assemblée constituante comme l’un des objectifs pour aller vers un changement total du système et l’instauration d’un Etat de droit. L’Appel est plus global et plus articulé, touchant du doigt tous les problèmes politiques et les mécanismes évolutifs vers ce changement non violent(phase de transition, conférence nationale, la Constituante, le rôle de l’institution militaire durant la phase de transition, etc….). Se limiter à revendiquer seulement la Constituante serait une erreur et ne trouvera pas d’écho à la base. Ce n’est que mon modeste avis.
    Cordialement et merci à tous pour ce débat très intéressant que je découvre pour la première fois et qui montre que lorsque les conditions sont offertes, les algériens savent dialoguer comme des frères et non comme des ennemis, comme on veut nous le faire croire.




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  • A.By
    12 octobre 2009 at 21 h 28 min - Reply

    Salutations à tous.

    J’ai apprécié fortement la reprise par LQA de l’interview du quotidien El-Watan de l’avocat Mokrane Ait Larbi, militant des droits de l’homme qui ne tergiverse guère quant au « cadenas » principal et au but à atteindre pour déverrouiller toute expression politique dans l’exercice démocratique, en l’occurrence, cet état d’urgence et d’exception qui perdure depuis 17 ans comme une chape de plomb.

    Tout cela pour revenir à dire encore une fois, ce que j’avais mentionné dans mon commentaire un peu plus haut, que la mission principale, la première et je dirai même la plus politiquement intrinsèque du future Front National de Changement serait de réussir à abolir en premier lieu et d’une manière sine qua non cet état d’urgence.

    Ce serait le premier acte primordial à pouvoir réaliser dans le cadre d’un futur rassemblement national. Cela nous concerne TOUS. Sans ce préalable politique vital, rien ne pourrait être mis sur les rails menant au changement. Le pouvoir oligarchique n’est pas aussi stupide de maintenir un « parapluie » juridique aussi longtemps dans la durée du record après celui du cas égyptien.

    J’ai eu le plaisir de lire les commentaires de nos compatriotes par rapport aux suggestions et initiatives à prendre avant ou pendant cet effort de rassemblement dans le cadre d’un front unique. L’initiative d’appeler à la désobéissance civile est une arme à double tranchants, et le manque de civisme politique de la société algérienne en plus du machiavélisme à outrance du pouvoir en place ne pourrait donner certainement une garantie de résultat probant sans effusion de sang et un revirement tragique de la situation déjà compliquée.

    Le seul appel à la désobéissance, qui puisse être mis en exergue tout en maintenant une vigilance pédagogique civique et politique de la part du future front envers la société civile, serait sans aucun doute, l’appel à la désobéissance constitutionnelle dirigé et seulement destiné à l’intention des corps de sécurité constitués du pays, le talon d’Achille du régime, parce que sans eux, le pouvoir ne pourrait absolument rien faire, cette action le paralyserait et le pousserait à prendre la porte de sortie pacifiquement en ayant la tête baissée et sans verser une goutte de sang.

    Cependant, si ce serait le cas et ce ne serait pas aussi la seule panacée, il resterait néanmoins et le plus important encore à définir sur le plan international et surtout régional, que le future front puisse donner des gages de responsabilité aux puissances occidentales quant à la marche à suivre pour une transition politique pacifique pour éviter tout débarquement d’une quelconque armée sur notre sol, comme cela avait été déjà vu en Irak. La menace est globale, il ne faudrait pas oublier que le cas algérien perdure avant tout pour des intérêts qui dépassent nos frontières et il n’est point le seul sur la planète.

    Cela va sans dire que si l’Algérie bascule dans un état de droit, tout le Maghreb suivrait sous peu, et qu’une onde de choc irradierait tous les régimes en place dans la communauté des pays arabes et même des pays africains. Tout cela se résume pour dire avec plus de récidive et de responsabilité que l’entreprise du futur front est gigantesque et de taille. Alors il faudrait mieux tourner la langue sept fois dans la bouche avant de proférer n’importe quoi. Bien que je comprends parfaitement l’ardeur sincère et l’impatience de chacun de nous pour un changement dans les plus brefs délais.

    Cordialement et fraternellement.
    A.By




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  • Ammisaid
    12 octobre 2009 at 21 h 49 min - Reply

    Assalam, azul, bonsoir
    Ah ! si nous aimions l’Algérie comme des enfants dignes, humbles et reconnaissants aiment leur mère. Aimer son pays et donc, son peuple d’un amour sincère est le remède possible à nos maux, à toutes ces occasions ratées, à tous ces sacrifices inutiles, à tout ce temps précieux perdu dans des insultes puériles et les mésententes infantiles et tous ces gaspillages qui nous coûtent très (même en vies humaines) et compromettent les générations futures.
    Pourquoi, mon dieu cette impossibilité pour les Algériens et les Algériennes de voir et de se consacrer à l’intérêt de l’Algérie?
    Pourquoi sommes nous obliger de continuer à s’entre-tuer pour ce koursi de sang, de larmes, de malheurs et de douleurs ?
    Pourquoi toute cette intelligence, toute cette jeunesse et toute cette richesse doivent être perdues pour satisfaire les besoins pervers de certains, apaiser les peurs profondes d’autres et enrichir encore et encore ceux qui possèdent, déjà, tout ?
    Pourquoi ceux qui sont au pouvoir n’arrivent pas à se rendre compte de tout ce gâchis et de toute cette misère qui gouverne nos coeurs et qui devient, petit à petit, notre raison de vivre ?
    Pourquoi, allons nous, continuer à mourir pour une noblesse, une gloire et une puissance ephèmeres ? Pourquoi, allons nous, continuer à s’opposer, à se méfier et à se diviser pour un trône qui offre l’illusion d’être indispensable, invincible et immortel ?
    Pourquoi, c’est impossible, de travailler main dans la main, entre civile et militaire, entre illettré et intellectuel, ouvrier et maçon, fonctionnaire et cadre, médecin et infirmier, entre ancien et jeune, entre les exilés et ceux qui vivent à l’intérieur du pays…pour construire un pays libre, juste, digne, fraternel, solidaire et tolérant ?
    Pourquoi, cette politique du pire, ce désir fou de vouloir avoir tout sans effort et sans l’avoir mérité et cette certitude qui nourrit le ventre mais qui rigidifie l’esprit et qui endurcit le coeur ?
    Pourquoi, notre diversité est-elle devenue la source de nos haines, de nos divergences quasi inconciliables, de nos peurs quasi délirantes, de nos intolérances quasi meurtrières et nos méfiances absolues ?
    Pourquoi, ceux qui nous gouvernent refusent ils à ce point de nous fréquenter, de nous écouter, de nous croire, de vivre au milieu de nous et de nous associez toutes et tous un projet de société qui les enrichira, mille fois, plus que cette richesse qu’ils ont obtenus par le mensonge, la fraude, la guerre, la violence, la terreur, le crime…?
    Pourquoi, deux frères, deviennent des ennemis inconciliables, capables de s’entre-tuer et de vivre l’un comme bourreau et l’autre comme victime uniquement pour une idée, une conviction, une croyance, une impression, une sensation, une fausse certitude et pour ce qui n’est ni profitable à l’un et l’autre, ici bas et dans l’au delà ?
    Pourquoi, cette tendance pathologique que nous avons, à renier, à ignorer, à calomnier, à insulter, à manquer de respect, à rabaisser tous ceux de nous qui sont honnêtes, justes, patriotes, sincères, courageux et incorruptibles ?
    Pourquoi, faisons semblant, de ne pas voir et de ne pas sentir les souffrances, le désarroi, la profonde tristesse, l’immense douleur physique et morale de ce peuple digne, humble et sincèrement paisible, qui au final, n’a jamais cessé d’être colonisé, terrorisé, exploité, humilié, méprisé, délaissé, manipulé,
    exploité, affamé, réprimé, sans arrêt endeuillé, estropié, aliéné, tabassé, ignoré, agressé dans son âme, dans sa chair, dans ses fils et filles, dans ses biens, dans son honneur…?
    Pourquoi, pourquoi, pourquoi …tout le reste et tout ce qui va venir si nous restons dans cette situation autistique où tout le monde campe sur ses positions folles et sans issues ?
    L’Algérie est enchaînée au sens propre et figuré du terme, si elle n’est pas libérée dans les quelques années à venir, elle risque de nous détruire tous et toutes, le jour où elle se libérera de force . Allah yestar.
    Fraternellement




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  • general
    13 octobre 2009 at 0 h 28 min - Reply

    @elbahri
    Haya al khawa, il est où le génie algérien ? Ou bien faut il attendre que le nombre des chinois augmente et qu’ils fassent chez nous une nouvelle révolution culturelle. Ou bien sommes nous juste un peuple de petits harragas. ?
    sur quoi nous allons nous entendre. est- ce que nous allons nous entendre juste pour jeter les traitres qui nous gouvernent à la mer pour que la force la plus forte en ce moment ( c’est à dire les islamistes ) va profiter pour prendre le pouvoir comme l’a fait l’armée des frontieres ?
    quel est le minimum democratique sur lequel nous allons nous entendre et quelle garantie devont nous prendre ? comme vous voyez ya si elbahri , les choses ne sont pas faciles .L’adage dit que ceux qui ignorent leur Histoire sont condamnés à la revivre.Je vous invite à réfléchir et à donner votre avis.
    @ still , demandez vous combien il y a d’ algeriens qui ne demandent qu’à changer leur nationalité.à commencer par tous ceux qui parlent de nationalisme (la racaille qui nous gouverne)




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  • general
    13 octobre 2009 at 0 h 46 min - Reply

    @ammisaid
    les américains se sont entendu sur un minimum qui arrange tout le monde et particulierement la liberté pour chacun de penser, de dire, d écrire, du culte, etc.Croyez vous que les algeriens sont aptes à accepter ce minimum ? je ne crois pas. La façon dont fonctionne la religion chez nous ( pour ne prendre que cet exemple ) démontre que le peuple algerien est immature .C est pour cela d’ailleurs que la racaille est tjrs au pouvoir. Savez que la constitution américaine ne comporte que deux pages ? Les algeriens doivent D’ABORD s’entendre sur un minimum démocratique accepté par toutes les parties en conflit et seulement alors on peut parler de changement. Vous dites que nous ne faisons rien , je regrette, parce que le FFS n’arretait pas de défendre l’idée d’une constituante , justement pour écrire une entente nationale qui pourrait s appeler LA CONSTITUTION. Quels sont les algeriens qui ont défendue cette idée ? Quelles sont les personalités politiques qui l’ont défendues ? À ma connaissance pas beaucoup. Dites vous bien que le peuple algerien n’a pas voulu saisir sa chance aux moments opportuns. La saisira t’il aux moments inopportuns?




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  • Salah Bouzid
    13 octobre 2009 at 4 h 12 min - Reply

    Quand j’entends parler d’une assemblée constituante, cà me renvoie immédiatement à cette première expérience de l’Algérie indépendante en Septembre 1962.

    Des détails se trouvent sur le website de l’APN, les noms des députés, les textes et ainsi de suite.

    Beaucoup a été ecrit sur cette expérience et ses dérapages. Il faut tirer des leçons pour ne pas répéter l’histoire.




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  • general
    13 octobre 2009 at 13 h 40 min - Reply

    @ salah bouzid

    je suis persuadé que vous connaissez les détails de cette histoire. Le dérapage en question est que benbella et ses complices (les courageux militaires de l’armée des frontieres et le non moins courageux MALG qui attendaient calmenent que l’indépendance arrive pour entrer en algerie)) ont court circuité une assemblée élue en désignant au cinéma l’afrique une autre assemblée TAM TAM pour pondre une constitution BIDON . Ainsi naquit BLED MIKI.




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  • Brahim YOUNESSI
    13 octobre 2009 at 14 h 12 min - Reply

    Bonjour,

    L’Appel du 19 mars est, en effet, porteur de grandes ambitions mais la clé de voûte de ce texte c’est, me semble-t-il, la Constituante. C’est par celle-ci, indéniablement, que passera le changement. Comme les révolutions, le changement ne se décrète pas. Il a besoin d’aide pour se produire et se réaliser. Il est clair pour les signataires de l’Appel que le changement signifie le passage d’une situation jugée mauvaise à une autre considérée comme meilleure. Mais le changement peut aussi dans l’esprit de populations ancrées dans des conservatismes et des habitudes avoir des effets néfastes pour décider de lui résister. Les intérêts pèsent tout autant dans le maintient du statu quo qui profite à l’ordre établi. Dans son sens négatif, le changement peut être compris comme une aventure, voire un événement fâcheux. La peur de l’insécurité, la méfiance et surtout l’incertitude et l’inconnu inhibent les forces sociales qui résistent, même de manière passive, au changement. Et puis, cher Adnane Sifassi, chacun des acteurs sur la scène politique algérienne nourrit une idée singulière du changement. Il me semble que la Constituante parle mieux au peuple algérien qui n’a connu que des déceptions depuis l’accès de l’Algérie à l’indépendance politique. Elle relève du concret même si la première Constituante a laissé de mauvais souvenirs aux Algériens dans les années 60. Les raisons appartiennent au système lui-même que le congrès de Tripoli avait imposé comme mode de transformation sociale. Le choix du Parti unique est responsable de cette confusion entre l’Etat et le Parti qui a fait que le gouvernement et le Bureau politique ont dépossédé l’Assemblée de son pouvoir constituant. Les candidats à la Constituante y compris Hocine Aït Ahmed, député de Sétif, ont, tous, été adoubés par le FLN. Nous ne sommes pas dans la même configuration aujourd’hui M. Salah Bouzid dont je comprends parfaitement la prudence et les interrogations.

    Brahim Younessi




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  • adel
    13 octobre 2009 at 14 h 40 min - Reply

    cher et respecté frère Salah Edine

    je ne mets nullement en doute la justesse de votre(notre) combat pour faire changer les choses en Algérie.malheureusement le jour du changement est encore très loin.moi je suis de ceux qui ont baissé les bras depuis longtemps car je ne crois plus en rien à cause de toutes les déceptions accumulées depuis 62 à ce jour.voilà pour moi l’image exacte de notre algérie.

    http://www.youtube.com/watch?v=RSVCyw4Fkeg&feature=related




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  • Farid
    13 octobre 2009 at 15 h 50 min - Reply

    Cher(e)s ami(e)s,

    De quel changement parlez-vous exactement ? Nous, avons-nous changer ?
    1) Octobre 88: L´armée algerienne tire sur ses propres enfants sans état d´âme.
    2)suivront les années noires óu l’on se donner la liberté de massacrer des enfants, bébés, femmes et j’en passe. Sans état d’âme !
    3) A chaque Ramadhan el Karim, les prix flambent et font la joie de ces messieurs les commercants
    qui vont tout naturellement faire leur priére et reviennent détrousser les gens en psalmodiant leur
    Allah Akbar.
    4)Les rues de notre beau pays sont sales. Les ordures sont devenues un banal décor pour un chacun de nous. Ca ne derange plus personne d’ailleurs moi-même y compris.
    5)Le respect d’autrui n’existe presque plus. El kder et le nif comme on disait autrefois ne font plus recette. Aujourd´hui il faut avoir les bras musclés et la tête forte.
    6)Nous ne travaillons presque plus. Nous sommes devenus fainéants, grincheux et méchants.
    Et quand bien même nous travaillons, la plupart du temps le résultat est médiocre.
    Alors quel changement , comment et pourquoi ? Les belles phrases sur la démocratie c´est bien,
    travailler sérieusement et produire des richesses c’est mieux. Quand on saura faire cela, la démocratie
    viendra toute seule. Commmencons par nous-mêmes, entre amis, dans les familles et nous ganerons
    le pari. En ce moment ce nést pas le cas et le chemin sera long. Alors la démocratie, cést quoi ca ?
    Salam aleikoum, mes fréres et soeurs. Soyons dignes !




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  • Saint Augustin
    13 octobre 2009 at 16 h 34 min - Reply

    Ayant lu l’article et les commentaires, je ne peux rester insensible (quel algérien pourrait le faire ?). Je pense qu’actuellement le pouvoir algérien surfe sur les contradictions de la société algérienne pour rester au pouvoir sans peur d’être délogé. Actuellement c’est les officines occultes qui décident de l’avenir du pays et le peuple a le souci de vivre ou de survivre. Le peuple algérien n’est pas assez mur (mature) pour décider de lui-même de son devenir. Certain veulent la charia pour tout le monde !? Est-ce possible ? D’autres la laïcité et le respect pour tout le monde. Actuellement, les députés et les sénateurs ne font que lever leur bras et attendre que les lois se fassent au bon gré des ministres avec l’aval du président de la république bananière qu’est l’Algérie. La dernière trouvaille du régime d’Alger est d’exacerber les différences cultuelles ou culturelles entre les populations (les chaambis et les mozabites, les arabes et les berbères au Grand Sud, avant c’étaient les arabophones et les francophones) Donc la démocratie (le pouvoir par le peuple !?) n’est pas pour demain en Algérie car le pouvoir réelle est entre les mains des totalitaires qui ne voudront jamais s’en dessaisir de bon cœur et être contraint, ils utiliseront toutes leur forces (polices, gendarmerie, militaires tous armés contre le peuple désarmés !? combien de morts faudrait-il ? le 5 octobre c’était 500 a Alger, 120 en Kabylie. Les algériens vont subir ce régime jusqu’à ce qu’ils comprennent que la solution est en Algérie (vivre et mourir en Algérie et non dans la harga, la fuite du pays, bientôt les populations algériennes seront remplacés par les chinois et les égyptiens. A quand est-ce que le peuple algérien pourra décider par lui-même et respecter ceux qui n’ont pas les mêmes idées qu’eux-même ? Les algériens pourront-ils se mettre d’accord sur un minimum, sur un véritable projet de société, c’est ça la véritable question. En attendant les crocodiles et les requins aiment bien nager en eau troubles où ils trouvent leur bonheur.




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  • jnsplu
    13 octobre 2009 at 16 h 48 min - Reply

    @Salah Eddine SIDHOUM

    La conclusion à laquelle je suis arrivé après avoir terminé la lecture de votre article aboutit à une question: comment dynamiser le mouvement afin qu’il passe à une étape supérieure ? C’est la question que vous semblez émettre dans votre message.

    Si vous me le permettez, j’avance pèle mèle quelques idées qui me sont passées par la tête, sans prendre la peine de les analyser, d’ailleurs je doute d’être réellement en mesure de le faire ? J ‘ai toujours dans l’idée que le brain storming est un bon outil pour la production de nouvelles idées valables. Sûrement que les miennes ne le sont pas, mais peut etre qu’elles aideront d’autres à en produire.

    La question que vous soumettez au débat est d’une importance capitale au stade ou la démarche du 19 mars est arrivée. Cela permettra de faire le bilan que Azzeddine, notamment, réclamait. Bien que ce bilan, chacun de nous le pressent et voit que le grain mis en terre est en train de germer et que des signes se manifestent imperceptiblement mais de manière évidente à celui qui à pris l’habitude d’observer.

    Il me semble que la question n’est pas: VOULONS NOUS VRAIMENT LE CHANGEMENT ? Car effectivement, tout le monde veut le changement, meme ceux qui sont au pouvoir (…), mais à leur manière, bien sûr, comme les changements intervenus depuis le 5 Octobre.

    La véritable question est: QUEL EST LE CHANGEMENT QUE NOUS VOULONS, quelles sont les démarches qui y mènent, quel est le degré d’engagement de ceux qui le souhaitent, quel est leur nombre, quelle est leur capacité de manoeuvre et d’action, l’impact que celle-ci est susceptible d’avoir ? Qui peut il mobiliser. Ce n’est que lorsque « la force est avec eux » pour paraphraser le film de la guerre des étoiles, ou qu’ils sont avec « la force », que nos concitoyens oseront bouger .

    Créer le noyau de cette force et leur faire sentir sa présence n’est il pas un préliminaire lorsqu’il s’agit d’attendre d’eux qu’ils emboitent le pas et suivent le mouvement ? Et afin que ce noyau soit crédible, il doit rassembler un minimum de conditions…de force..

    L’appel du 19 mars a répondu à une partie des questions que je me pose , sur le fond, mais les discussions qu’il y a eu sur le forum m’ont semblé remettre en cause beaucoup du contenu de cet appel, j’espère que je me trompe car sinon, il devient impossible de recoller les morceaux et le pessimisme de Adel et de quelques autres se justifiera .

    Ainsi, le tryptique islam, amazighité, arabité, n’est pas perçu par tout le monde de la même manière et a entrainé des discussions parfois houleuses sur LQA. Cependant il faut dire qu’a quelques exceptions près et malgré la passion des participants qui défendaient âprement leurs points de vue et donc font montre d’un engagement apparent en vue d’un changement salutaire, ces discussions ont été empreintes d’une courtoisie exemplaire, preuve de maturité certaine et révélatrice de la volonté de changement des gens.

    Mais malgré cette maturité, il n’a pas été possible de faire comprendre à tout le monde que sans ces trois piliers, il n y aura pas d’Algérie. Qui risque alors d’être écartelée et sombrer dans la guerre civile, danger qui grandit d’année en année. Et qui rend toute action urgente. Il reste et restera des irréductibles, des extrémistes de tous bords, qui n’acceptent aucun compromis et qui considèrent que tout compromis est compromission et déni de justice.

    Il y a trois autres points, cruciaux de mon point de vue, car sans lesquels aucune société n’est viable:

    1-Le premier point est celui de la confiance qu’il faudra impérativement restaurer et qui va de pair avec toute action. Le crédit dont bénéficie LQA dans ce domaine doit être valorisé par d’autres personnes, non seulement crédibles, mais surtout crédibles pour l’ensemble des courants politiques, car il faut éviter à tout prix de se disperser en pronant des idées partisanes ou qui risquent de ne pas emporter l’adhésion générale ou de laisser des personnes au passé politique controversé faire partie du mouvement, cela lui fera perdre des soutiens et laminera de manière certaine la confiance qu’il peut générer et seule garante de sa réussite.

    Certains réclament la présence de grosses pointures politiques. Les grosses pointures politiques ont toutes consommé leur crédit populaire en Algérie et conduit à une rupture totale entre le politique et sa perceprion par le peuple. Ils ne peuvent plus rien en tant que tels. Ils en sont conscients. Ils agissent en conséquence.

    Au contraire, des gens nouveaux, compétents et intègres seront plus indiqués.

    2- Le deuxième point est celui de la restauration de l’autorité et de ses attributs moraux en rapport avec l’adhésion qu’elle suscite, car aucun mouvement ne peut etre mené s’il n’est basé sur l’adhésion confiante qui confère l’autorité morale capable de faire mouvoir le groupe dans un sens homogène qui lui procure force et flexibilité.

    Pour fixer les idées, une image vaut mieux qu’un long discours, je dirais que l’autorité du Docteur Sidhoum dans ce forum est un exemple de l’autorité basée sur la confiance, ce sera plus simple et plus clair.

    3- Le troisième celui de l’humilité, qui transcende tout acte social et qui fait qu’outre la reconnaissance sociale qui hisse les meilleurs au sommet sans qu’ils y aspirent, car servir les autres est un honneur mais aussi une responsabilité et jamais un privilège, les individus se reconnaissent à leur juste niveau de performances et ne postulent pas à plus qu’ils ne peuvent supporter.

    Mais pour cela, il faut reconstruire d’abord le code de morale, détruit par tant d’années de turpitudes. La tache est ardue.

    L’un des pricipaux changements que les Algériens veulent vraiment et qui emporte leur adhésion générale, c’est celui qui a trait à l’égalité et la justice. Car il est dans la nature de l’homme de bon sens de ne pas trop aimer le changement brutal qui lui fait perdre ses repères, ce qui lui donne un sentiment d’insécurité. Tandis que l’esprit aventurier prèfère les changements fréquents et l’instabilité pour pouvoir mieux naviguer et assouvir ses desseins.

    Le changement oui, mais avec circonspection, beaucoup de prudence et par étapes, pour ne pas déboussoler davantage notre peuple.

    Tous les Algériens veulent être égaux entre eux et respectés dans leur pays. Il y a suffisamment de richesses pour être partagées équitablement, suffisamment de travail pour tous, des capacités et des opportunités d’investissement immenses, des ressources humaines en nombre et qui sont détournées à grande échelle au su et au vu de tout le monde, que ce soit à l’échelle interne pour servir les sociétés étrangères qu’en ce qui concerne la fuite des cerveaux, organisée par le biais de faux séminaires destinés à prospecter la matière grise pour l’allécher par des propositions d’émigration et de travail…

    Les Algériens ont soif de justice. Ils feront fatalement confiance à ceux qui la leur offriront quelle que soit leur obédience politique, la seule condition est que ces hommes politiques puissent faire renaitre la confiance du peuple en eux. Tache difficile, ardue, d’une complexité énorme. Cette confiance que 47 ans de tromperie ont émoussée puis anéantie, puis empéchée de renaitre, est devenue maintenant quasi impossible à restaurer .

    La confiance du peuple est contitionnée par la restauration de la justice, la restauration de la justice est conditionnée par la confiance peuple, on risque de tourner longtemps avant de trouver le chemin, mais la moindre lueur brise le noir de la nuit et permet d’avoir de l’espoir .

    Une petite minorité seulement aspire à maintenir l’inégalité, l’injustice, afin de continuer à asservir le peuple. Il faudra la définir avec précision, la pointer du doigt, l’isoler dans un cercle de plus en plus restreint et arrêter les moyens pour cela et donc il faut étudier les éléments de sa puissance. Dire que c’est le pouvoir, c’est incriminer tous les gens honnêtes qui se sont retrouvés par la force des choses impliqués dans ce système conçu pour servir les intêrêts d’une frange au détriment de la majorité. Pour casser ce système et le remplacer, cette frange doit être identifiée et contrainte à céder par la force du nombre. C’est ce nombre qu’il importe de dévellopper.

    D’autres questions me viennent à l’esprit: d’ou cette frange minoritaire puise t elle sa force pour l’imposer au système qui lui sert de support, comment la met elle en action, ne peut on pas agir aux niveau de ses leviers ou à d’autres niveaux, comment y mettre des grains de sable…? Il faudra donc analyser en détail le fonctionnement du sytème pour mettre ses failles en lumière et les exploiter.

    D’un autre coté, afin de dynamiser l’action, la première des choses est de faire l’inventaire des lieux, un diagnostic. Quels sont les moyens humains, quels sont les moyens financiers ou materiels qui sont à notre portée a l’état réel ou latent, comment les consolider, comment les faire évoluer vers un mieux, à quelles échéances, quels sont les plans de rechange et de rectification.

    Et… colonne vertébrale et maillon essentiel, car le mouvement préconise une démarche pacifique, comment traiter l’information, seule arme de défense contre l’hydre à laquelle il s’attaque, par quel moyens doit être diffusée cette information, quels seront les supports à court terme, à moyen terme et à long terme et à quelles échéances, où faut il porter l’information, quels cibles doivent etre choisies en premier lieu, quels canaux seront prioritaires, car c’est de l’information que dépend l’adhésion et donc la force du mouvement.

    Dans ce cadre, la prospection des organes qui voudront relayer cette information issue du mouvement est primordiale. Mais à l’échelle interne du pays le bouche à oreille a démontré son efficacité par le passé il peut encore rendre d’immenses services.

    Il faut penser des slogans et les diffuser sur le site dans un coin qui leur sera réservé et assurer leur diffusion par le lectorat, dans le genre « le pouvoir à ramené un vieux, il meurt avec lui »(sourire). « Les gens du 19 mars 62 ont cassé le pays, les gens du 19 mars 2009 proposent de le reconstruire »…. »47 sera t il un chiffre pair ou impair le 19 mars 2010″… (si le mouvemlent du 19 mars réussit à se consolider, il sera impair, l’an un, sinon c’est 48 ans d’erreur).

    Ces slogans devront être courts, concis et porter un message cohérent, facile à retenir et sur lequel on puisse greffer d’autres messages une fois consolidés. De préférence ils seront formulés en arabe parlé et en berbère. Il faudra peut etre aussi penser à des blagues, qui véhiculeront des messages.

    De toute façon il ne faut pas s’attendre à ce que la presse « anationale » fasse grande audience à ce mouvement. Il ne l’interesse simplement pas, elle a d’autres préoccupations.




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  • Mohand Tahar MOHAMMEDI
    13 octobre 2009 at 19 h 36 min - Reply

    Effectivement, la constituante doit rester le but et la pierre angulaire de tous processus du changement démocratique et la préparation de la conférence national qui sera une pré-constituante et une transition démocratique , vont certainement permettre à notre pays qui n’a pas besoin d’un sauveur comme le prétend ce régime d’un autre âge, mais d’institution démocratique pour ne pas reproduire les erreurs du passé, et surtout identifier les problèmes à résoudre pour opérer avec succès la mutation démocratique, par ailleurs il faut définir d’abord les différentes étapes du processus du changement surtout quand on est en face à une société hostile au changement par crainte de perdre leur position ou d’être soumis a de nouvelles contraintes , et la gestion du changement nécessite effectivement un grand effort et un développement au niveau de la communication pour faire adhérer les citoyens à l’idée du changement.




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  • BRAHIM
    13 octobre 2009 at 19 h 41 min - Reply

    Cher internaute @A.By, j’ai décidé depuis un certain temps de ne pas donner mon avis partisan sur Tahia Bladi (devenu quotidien d’Algérie) mais permets moi de te tirer la révérence pour tes interventions constructives. Avec et grâce à toi et quelques autres (@general , @jnsplu, @saint augustin etc… etc.. ) et évidemment au Docteur Salah-Eddine SIDHOUM et l’administrateur patient D.Benchenouf, nous commençons à entrer enfin dans un débat constructif où personne n’a plus le droit d’insulter ou d’exclure l’autre. Chacun d’entre nous ALGERIEN qu’il soit arabe, amazigh, musulman, communiste, chrétien, agnostique, athée a le droit de vivre sur SA TERRE. C’est vrai que notre socle culturel indiscutable est l’amazighité, l’islamité et l’arabité mais ce socle ne doit pas empêcher la modernité, l’ouverture, la tolérance. J’espère que cette initiative ne va pas mourir à cause des coups de force de l’idéologie négative, mais néanmoins encore puissante, de l’actuel FLN qui a trahi l’ancien FLN et qui a enfanté de l’islamisme politique et qui a « joué » sur le régionalisme depuis déjà longtemps. Le FLN d’après l’indépendance n’a su qu’enfanter des chefs de Daïra, des députés, des chefs de gouvernement, des ministres, des présidents d’APC (soit disant d’opposition) et qui ne sont là que pour un salaire et accessoirement pour un budget. Depuis presque un demi siècle ces marionnettes ne font que lever la main pour dire « oui » au système. A mon avis notre APPEL n’a pas besoin de parti politique mais de personnalités non complices du système, un point c’est tout. Si le FFS ou MEHRI ou « x » ou « y » ne comprennent pas le mouvement bien compris vers l’ALGERIE ALGERIENNE LIBRE ET DEMOCRATIQUE qui se désigne et bien tant pis, il faut faire sans. C’est mon avis. Ciao et bon courage à tous. Un dernier message à @Ammisaid que j’aime beaucoup car c’est le plus sage d’entre nous (surtout en le comparons à moi) : cher ami les USA dans le cadre géopolitique sont les plus impérialistes et le plus grand soutien à Israël mais il ne faut faire l’amalgame avec les fondements de leur constitution. Aujourd’hui dans ce vaste pays, y vivent (même dans l’inégalité économique que les citoyens américains doivent eux-mêmes combattre) des espaces de liberté immenses : liberté d’entreprendre, liberté de culte, diversité et mixité culturelle illimité, et j’en passe. Il ne faut pas confondre liberté sociétale et impérialisme militaire et économique. Il ne faut pas céder sur la question palestinienne, irakienne, Afghane (évidemment) mais là n’est pas notre sujet dans ce blog pour l’instant. Il s’agit de l’avenir proche et lointain de l’ALGERIE.




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  • nedjma
    13 octobre 2009 at 20 h 36 min - Reply

    SI LES BOEUFS SONT LENTS LA TERRE EST PATIENTE.




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  • Dr ROUADJIA
    13 octobre 2009 at 21 h 04 min - Reply

    « VOULONS-NOUS VRAIMENT LE CHANGEMENT ? »
    J’ai lu attentivement l’entretien du docteur Salah- Eddine SIDHOUM, intitulé : » voulons –nous vraiment le changement? » j’y trouve des idées intéressantes et fort justes. Parmi celles-ci, le caractère illégitime de tous les pouvoirs qui ont succédé à la tête de l’Etat depuis l’indépendance, est d’autant plus vraie qu’elle n’est plus à démontrer. Un pouvoir ou un régime qui fait fi des élections libres et transparentes, et dont les responsables sont plus désignés ou cooptés, est dépourvu de légitimité. Tous les responsables, sans exception, y compris le président de la République, ne sont jamais élus de manière démocratique, et nos élections, nationales et locales, ont toujours relevées plus d’une mascarade que d’un vrai suffrage universel. Le vote existe et a toujours existé, mais il reste toujours tributaire d’un jeu politique où le trucage, le bourrage des urnes et le mépris de la volonté populaire, sont l’unique mode opératoire de ce système fondé sur le rapport de forces, des compromis et des arrangements tactiques entre les détenteurs du pouvoir. Un tel régime qui tourne le dos au droit, à la représentation authentique, et au dialogue entre les partenaires sociaux, est voué à des conflits perpétuels en son sein, et à des coups de force interne visant l’élimination de ceux qui ne jouent pas le jeu et les règles du jeu qui président aux équilibres régionaux. L’autoritarisme d’un tel régime, autoritarisme qui évolue sous nos yeux sous la figure quelque peu édulcorée d’un totalitarisme à l’algérienne, constitue non seulement un danger pour le peuple algérien fortement attaché à son unité et à sa cohésion nationale, mais également un danger mortel pour le régime lui-même qui croit et pense dur comme fer que la force dont il dispose pourrait prolonger de manière indéfinie sa longévité.
    La manne pétrolière pourrait lui permettre encore, et pendant peut-être une décennie ou deux, de rafistoler sa politique sociale et économique, mais elle ne lui permettrait pas de se donner une assise politique, solide et durable. Car, dans les profondeurs insondables de la société dite civile, balbutiante certes, mais pas encore constituée pour soi, les choses bouillonnent et les ingrédients d’une révolte imprévisible et incontrôlée, ne sont point à écarter. Nos experts assermentés du régime, et ces conseillers contents d’eux-mêmes ou complaisants, devraient plutôt éclairer leurs maîtres, leur sidi , que de les induire en erreur en leur faisant accroire que tout se passe pour le meilleur du monde, et que la société donnerait des signes de patience et de résignation éternels. Ce serait non seulement se duper soi-même, s’auto intoxiquer, mais intoxiquer aussi les maîtres qu’on est censé éclairer de ses « lumières ».
    Reste maintenant les modalités du changement. Comme le Dr Sidhoum, je pense qu’elle ne pourrait pas se faire avec l’opposition actuelle. J’ajouterai pour ma part, qu’elle se fera ni avec l’opposition laïque ni islamiste, car ces deux grandes mouvances, toutes nuances par ailleurs confondues, sont prisonnières d’idéologies étroites, étriquées, voire corporatistes et ethniques, et qui divisent et sèment plus la confusion dans l’imaginaire du peuple qu’elle ne l’éclaire. FLN, Hamas, Ennahda, FFS, RND, pour ne parler que des grosses cylindrées de la politique, ressemblent plus à des entrepreneurs politiques qu’à des producteurs de projets politiques capables d’apporter des réformes et des rénovations profondes dans l’ordre politique et social. Les personnalités ( Mehri, Ait Ahmed, etc.) que le Dr Sidhoum cite en modèle à suivre ou à imiter, je pense qu’ils ne sont pas seulement dépassés par le cours de l’histoire, mais rendus complètement inopérants par un discours éculé par une représentation de la politique comme art de gouverner, de prévoir, d’anticiper, et d’évaluer le poids des structures…
    Ni l’appel au changement lancé par ces personnalités en septembre 2007, ni celui qui le suivra en novembre 2008, ni celui du 19 mars 2009, que j’ai signé moi-même, ne peuvent venir à bout ni de l’inertie du pouvoir fortement cramponné sur ses certitudes et sur ses privilèges absolus, ni de la dépolitisation de plus en plus marquée de la société civile dont les conditions matérielles et morales lamentables lui ôtent tout espoir de changement par le « haut ». Et ce sont ces deux facteurs- inertie du pouvoir et dépolitisation du peuple- qui constituent le plus grand danger à venir. Faute de perspectives et de projets porteurs d’espoir, de changement, de justice sociale et du respect du droit par les « décideurs politiques », il ne restera que ces idées noires de désespoir et de la volonté obscure de se faire justice soi-même. L’anarchie, la violence et le terrorisme de tous bords naissent du sentiment qu’il n’y pas de règle, de droit ni des espaces sécurisés et sécurisants par des pouvoirs forts en termes de présence et de légitimité reconnues par tous…
    Pour ne pas en arriver à ces perspectives sombres qui se dessinent à l’horizon social, qui pourraient être la guerre civile ou ethniques ou menaces étrangères contre l’unité nationale, il n’est d’autre salut que de rassembler depuis le sommet de l’Etat jusqu’à la base de la pyramide sociale, toutes les bonnes volontés, intègres et responsables, pour exiger et contraindre les récalcitrants à se faire au changement pacifique de l’ordre politique établi et dont le mode de gouvernance actuel n’est plus de mise dans un mode où partout des régimes, la veille encore dictatoriaux ou autoritaires, concèdent non seulement au changement radical, mais cèdent également tout ou partie de leur pouvoir à des générations nouvelles, fraîches et sans taches… Cela n’est possible que si la composante du régime scélérosée se ressaisit et se fasse à l’idée que le changement souhaité est aussi dans l’intérêt de ses enfants qui ne sauraient être heureux et tranquilisés que dans une algérie démocratique, apaisée et réconciliée avec elle-même et avec son identité…




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  • Ammisaid
    14 octobre 2009 at 4 h 45 min - Reply

    Assalam, azul, bonjour
    Cher general,
    Je n’ai pas dit: que personne n’a rien fait pour l’Algérie. Les pertes sont immenses et à la qualité des hommes et femmes qui étaient sacrifiés et qui continuent à être sacrifiés, pour le pouvoir, est impressionnante. Pour, un pouvoir, je le répète qui ne sert ni les intérêts des hommes qui le détiennent, ni ceux du peuple et des générations futures.
    Certes, il ( pouvoir) offre des richesses (mais savent-ils les utiliser pour vivre heureux ? Et, souvent elles profitent plus aux occidentaux: services de la dette et placement de milliards de dollars pendant que notre école, notre agriculture, notre peuple…vivent dans la misère), une armée qui est utilisée contre ses enfants pour protéger ceux qui la déshonorent et qui lui écrivent une histoire peu glorieuse (el fouchi : un fusil avait vaincu l’une des plus grande puissance du monde et son fils le char a été utilisé pour tuer les enfants et petits enfants de ceux qui l’avaient rendu célèbre dans le monde entier) et une sécurité mais au prix d’un scissure totale entre eux et le peuple qu’ils sont sensés diriger.
    J’essaye, plutôt, de dire que les Algériens et les Algériennes ont trop donné mais ils l’avaient fait souvent en rangs dispersé d’où les maigres résultats et d’où les lourdes pertes. J’essaye aussi de dire que souvent ils et elles ont défendu une idéologie, une croyance, une conviction…au lieu de l’intérêt général et de celui de la nation.
    Je trouve nos hommes politiques (opposition), en général, trop politisé, trop replié sur eux mêmes et trop attiré par l’idée de remplacer ce pouvoir pour instaurer un autre aussi dur que lui, car, ils ne tolérant pas les convictions, les souhaits, les idées et les désirs de ceux qui veulent autre chose qu’eux.
    Je trouve aussi qu’ils ont maintes fois utilisé le peuple pour servir leurs intérêts et qu’ils l’ont souvent abandonné quand la violence du pouvoir devenait féroce et brutale.
    Je n’ai rien à reprocher au peuple, il résiste à sa façon, il survit, il répond quand il est sollicité et il attend des guides tolérants, honnêtes, déterminés, pacifiques, unis, fraternels…comme ceux de Novembre 1954, pour finir la mission de se libérer des tyrans et des despotes qui lui avaient usurpé sa victoire pendant qu’il pansait ses blessures de 7 de guerre impitoyables et de plusieurs siècles de soumissions et d’exploitations.
    Quand, au FFS, j’espère qu’il continuera le combat pour lequel il a été crée, qu’il continuera à rester constant comme il a été jusqu’à maintenant malgré la brutalité des violences dont il a été et il est encore victime de la part du pouvoir, qu’il continuera de nous offrir des militants d’une grande qualité et d’une grande probité comme il avait l’habitude de le faire jusqu’à aujourd’hui, qu’il arrivera à mettre en valeur les formidables idées qu’il porte et qu’il a initié depuis sa création, qu’il n’oubliera pas l’amour sincère que son leader Mr Aït Ahmed portait et porte encore pour l’Algérie et son peuple dans toute sa diversité et sa complexité et qu’il continuera à s’allier comme il avait fait par le passé avec toutes les forces et les bonnes volontés qui mènent le même combat que lui et j’espère de tout coeur qu’il se rapprochera, incessamment sous peu, des signataires de l’appel du 19 MARS au moins dans un premier temps pour entamer des discussions amicales et fraternelles et si affinités, il y a, de faire avec eux un bout de chemin. Ce chemin, qui nous mènera tous et toutes à la liberté, à la dignité et à la paix.
    Fraternellement à toi, à toutes et à tous




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  • IDIR
    14 octobre 2009 at 12 h 26 min - Reply

    Chers Compatriotes,

    Il existe au tréfonds de l’âme humaine une force cachée, imperceptible à l’œil nu comme au microscope ; une force que la physiologie et l’anatomie ne peuvent cerner, car elle est de nature abstraite.

    L’homme sent dans son cœur cette force qui le guide vers son devoir comme un éclaireur lui montrant le Chemin ; qui l’attire vers la Vérité comme l’aiguille magnétique se tourne infailliblement vers le nord ; qui l’éloigne de l’erreur comme la voix d’un père avertissant son enfant, ou d’un maitre conseillant son élève.

    Cette force qui nous montre la voie, qui ordonne et interdit, qui nous conseille et nous juge, est ce que les moralistes appellent la conscience ou parfois le sens moral et que nous pouvons appeler le cœur.

    Cette conscience ( ou ce sens moral, ou ce cœur ) est le fondement de la morale, sur laquelle elle veille jalousement ; c’est elle, dans les situations ambiguës, qui nous guide vers la Vérité et nous éloigne de l’erreur. Le progrès et le bien être d’une société, quelle qu’elle soit, ne dépendent pas de la promulgation de lois et de décrets ni de la vigilance du pouvoir, même si tout cela est aussi nécessaire. Ce qui fait progresser les sociétés, c’est la présence de cœurs vivants, de consciences en éveil.

    Comme le dit un proverbe, la justice ne réside pas dans le texte de la loi mais dans la conscience du juge. Voilà pour ce qui est des juges et des gouvernants. Quant aux hommes, aux citoyens qui sont gouvernés par les lois, un poète en dit : « La loi répressive ne pourra nous reformer / tant que nous n’aurons pas de conscience pour nous freiner. ».

    A travers notre page d’histoire récente, en Algérie, l’expérience de la vie nous a montré qu’il y a des hommes de cœurs âpres et durs. Décapiter des êtres humains innocents, trancher la tête de vieillards et d’enfants, de femmes et d’hommes, ce sont des crimes brutaux qui proviennent de la dureté des cœurs.

    L’autre page de l’histoire. Qu’on pense encore à Lénine qui écrivait dans une lettre à Maxime Gorki :
    « Tuer les trois quarts de l’humanité est sans importance, si grâce à cela le quart restant devient communiste. »

    Les crimes commis par les communistes les uns envers les autres sont encore un exemple éclatant de leur inhumanité. Ainsi le journaliste Ali Amîn cite-t-il, d’après l’ouvrage de l’écrivain russe
    Michel Iadev, « Qu’arrive-t-il aux Communistes », une liste insolite du nombre de ses partisans que Staline fit exécuter après la mort de Lénine.

    Qu’on pense encore à Néron qui brûla Rome. Qu’on pense encore au Pape Urbain II, lorsqu’il lança la première Croisade contre le monde Musulman. « Les terres Chrétiennes de l’Europe sont devenues maintenant trop étroites pour la population qui s’y trouve » déclara le Pape, lors de ses imprécations d’appel à l’invasion des terres d’Islam.

    L’Europe chrétienne avait toujours regardé avec envie la richesse des terres Musulmanes. Il en fut ainsi jusque vers la fin du XIe siècle de l’ère Chrétienne. C’est un fait réel que l’Europe habitée était surpeuplée à cette époque, mais il y avait de larges régions en friches qui auraient pu servir de zones d’implantation de populations, au sein de cette Europe.

    Mais les chefs de l’Eglise étaient trop intéressés par la mainmise sur les terres et les richesses des Musulmans… ainsi, comme Hitler le fit plus tard, ils utilisèrent la question de « l’espace vital » comme excuse pour envahir des territoires étrangers.

    Les Croisés saccagèrent Jérusalem en l’an 1099 et occupèrent la majeure partie de la Palestine, laissant sur leur passage un terrible cortège de massacres. Selon « l’Encyclopédia Britannica » :
    « Le carnage qui suivit la prise de Jérusalem fut si terrible que les chevaux des Croisés étaient dans un bain de sang jusqu’à mi-jambes ; les enfants qui étaient réfugies dans la mosquée d’Omar furent pris par les pieds et écrasés contre les murs ou jetés par-dessus les remparts de la ville, tandis que les juifs étaient brûlés vifs dans leur synagogue ».

    Nous serons tous d’accord pour retourner encore une fois sur ce passé, sur ces crimes si noirs sans une grande douleur, cette page sombre de l’histoire de l’humanité. Le Changement ou la Réforme, des hommes et des peuples, avant le changement du système, ne se fait pas tout seul et n’aboutit pas par hasard.

    Les nations ne renaissent pas après un déclin, ne retrouvent pas leur force et leur grandeur, sans qu’ait été réalisée une éducation fondamentale – à travers tous les moyens de communication des idées -, sans que les cœurs se soient profondément modifiés. Nous avons besoin d’un changement total de direction, de raisonnement, de comportement, de manière de parler. Nous devons commencer au préalable à fixer la position et la dignité du citoyen algérien au sein de la société humaine.
    Fraternellement
    IDIR




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  • Salim Ahmed-Nacer
    14 octobre 2009 at 13 h 29 min - Reply

    (De mon vrai nom : Salim Ahmed-Nacer) alias Al Bahri

    @ General

    Je trouve votre langage un peut violent (jeter les traitres qui nous gouvernent à la mer), dans le cas échéant, c’est les institutions juridiques qui devraient s’en occuper. Je présume que le but de ce forum est essentiellement la contribution à l’instauration d’un état de droit. On ne veut pas jouer au justicier. Ou à un Zorro rancunier.
    L’islamisme est un courant politique, quoique bien spécifique aux pays musulmans, devrait être considérer entant que tel et selon la charte aucun de n’a le droit de marginaliser quiconque. Je trouve ennuyant la diabolisation des islamistes. D’ailleurs même les américains veulent changer de disque.
    La construction d’une Algérie nouvelle et saine n’aura pour fondements que les bonnes intentions et les volontés sincères de ses bâtisseurs. Franchement je ne vois pas la nécessité de faire toujours appel à l’histoire. Comme tout pays, l’Algérie a ses héros et ses traitres. Mais nous si j’ai bien compris, on veut un changement pour l’instauration d’un état de droit où chaque citoyen peut s’épanouir selon ses tendances intellectuelles, où le citoyen est à l’abri de l’injustice. Un changement veut bien dire projection de ses efforts vers l’avenir, et mon cher General le défit n’est pas seulement à échelle nationale. Donc cette histoire de l’armée des frontières est révolue. Le retard qu’on accumule, met bien à l’évidence que l’algérien depuis 1525 n’a été souverain sur son territoire. Votre adage se référant à l’histoire, je le trouve un peut simpliste vu la complexité des donnée de la situation actuelle.
    Pour moi la question vitale est : comment concrétiser le changement?
    Quand le président lui-même fait constat de l’échec de sa politique, par conséquent l’idée d’un changement s’impose logiquement par elle même.
    Quels sont les premiers pas à faire ?
    Créer un parti politique et entrer sur le terrain. Une autre option n’aura aucun effet à mon humble avis.

    Cordialement
    Un citoyen du ghachi




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  • general
    14 octobre 2009 at 14 h 45 min - Reply

    @jnsplu
    Vous touchez ici le cœur du problème`me sauf qu’en ce qui concerne l’islam c’est son instrumentation politique par les islamistes qui a exaspéré les esprits. Je pense que c’est surtout la définition de l’identité algérienne qui est au centre de la polémique. Vous dites-
    2-D’autres sont contre les thèses qui disent que l’Algérie est dans son essence Berbère.
    3- D’autres enfin sont contre le fait arabe et l’arabité de l’Algérie et veulent l’effacer de l’Histoire comme une mauvaise tache sur une chemise blanche.
    Vous semblez oublier que la justice, l’administration ainsi que les écoles, collèges, lycées et une partie de l’université ont toutes été arabisés par les dirigeants algériens mais qui préfèrent inscrire leurs rejetons dans des écoles française ou anglaises (mohammadi, kherroubi, ibrahimi, belkhadem etc. et tous les generaux)
    En revanche ABSOLUMENT RIEN pour le berbère.
    POURQUOI d’après vous celle qui arabise le pays préfère la langue française pour leurs enfants ? J’attends une réponse de votre part.
    Vous mettez sur le même pied d’égalité les ennemis du berbère et ceux de l’arabe. Les berbères ne sont hostile à l’arabe que parce que on la leur a imposé par la force en MEPRISANT leur propre langue, ils sont donc sur la DEFENSIVE contrairement à ceux qui vouent une haine incroyable aux berbères qui sont après tout dans leur pays.
    RIEN DE POSITIF NE SE FERA EN ALGERIE TANT QUE CETTE QUESTION NE SOIT PAS RÉGLÉE UNE FOIS POUR TOUTE c’est pour cela d’ailleurs que je suis pessimiste quant aux efforts que font les uns et les autres y compris Monsieur Sidhoum pour trouver une solution aux problèmes du pays.
    Insplu , posez encore une fois la question pourquoi les dirigeants algériens qui ont déclaré la guerre (officiellement) au français inscrivent leurs rejetons dans les écoles françaises si ce n’est que leur objectifs est surtout de barrer le passage aux berbères qui sont autochtones susceptibles de défendre les intérêts supérieurs du pays. . Napoleon 3 a crée les bureaux arabes ou l’on enseignait aux algériens qu’ils étaient venu d’arabie et les français d’europe, l’algerie n’appartient donc ni aux uns ni aux autres. Ce sont les français qui ont arabisé le pays d’abord en privilégiant la langue arabe au détriment du berbère et ensuite grâce à ses supplétifs les traitres qui ont pris le pouvoir depuis 62 ont continué la sale besogne des français : L’ALIENATION DES ALGERIENS.




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  • zineb
    14 octobre 2009 at 14 h 45 min - Reply

    Ravie de retrouver des Algériens qui ne jubilent pas devant les « pseudo » victoires de l’équipe dite nationale trop directement associées au triomphe de l’Algérie !

    J’en parle, car comme beaucoup d’Algériens, je ne sais plus de quelle Algérie il est question et donc de quel changement il va s’agir. Il va de soit que la lecture et l’analyse de l ‘histoire de ce pays, à commencer par la mort tragique de sefax et jugurtha, jusqu’à celle du colonel chaabani, en passant par les milliers de victimes anonymes assassinées sur nos frontières, dans les prisons à peine secrètes et sur nos grands boulevards au grand jour à coup de balles explosives, je ne retrouve que les traces d’un même type de trahison et de clanisme , une trahison qui relevait jadis de l’apostasie et donc du domaine de la liberté, et qui sévit toujours parmi nous, tantôt sou la forme béante d’un parti comme le RDN ou le FLN et tantôt sous des formes plus subtiles, telles que « démocratie » « laïcité » « islamité » ou même sous le slogan très en vogue « Algérie mon amour ! » ; mais sommes nous les seuls à subir notre histoire et nos déviations ? Je ne crois pas.

    En tant que signataire de l’appel du 19 Mars, je reste convaincue de la né cessité du changement , mais du changement de stratégie d’abord, il n’est pas question de créer un parti et d’aller se battre sur des chemlns tracés par un pouvoir qui n’a que trop duré, je refuse également l’autoflagélation qui consiste à dire que nous ne sommes que des amnésiques, des traitres et du ghachis, nous sommes comme tous les peuples, nous avons du mal à nous définir, faute d’élite, faute de liberté et surtout surtout faute d’un pouvoir légitime, quand bien même incompétent.
    La baguette magique n’existe pas malheureusement, et nous ne pouvons que faire du travil de proximité et d’éveil, grâce à des espaces tels LQA, les choses avancent, pas aussi vite qu’on l’aurait tous souhaité, mais beaucoup de masques commencent à tomber, et c’est déjà une victoire face à la chape de plomb qui pèse sur notre peuple.
    Cordialement,
    Zineb Azouz.




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  • Meriem Ben
    14 octobre 2009 at 15 h 51 min - Reply

    Cher frère,
    Je vous félicite pour votre courageux article sur le pitoyable sort que subit notre pays. Nous sommes arrivés à un état avancé de désintérêt de la chose publique qui entraîne une atomisation poussée de la société. Le régime est le grand bénéficiaire de cette situation.
    L’a-t-il créée? Je ne le pense pas. Du moins pas sciemment. Mais il a su jouer des peurs et des erreurs de jugement des uns et des autres pour émietter les forces politiques naissantes.
    Comment y remèdier? Essayer de faire la contre-politique du pouvoir. La gageure est lourde à relever tellement les anathèmes ont créé un lourd climat d’exclusion de part et d’autre mais elle n’est pas impossible. Je me souviens qu’en novembre 1988, j’avais participé à une table ronde organisé par Révolution Africaine qui a donné réellement la parole à la plupart des tendances qui agitaient le pays et parmi nous était une personne qui venait de sortir de prison aprés avoir été arrêtée suite aux tristes évènements d’octobre. Je me souviens aussi d’avoir été invité à une réunion publique organisée par une association qui a donné la parole à des tendances politiques que tout opposait.
    Il faut que nous montrions, comme dirait Ernest Renan, que les Algériens ont la volonté de vivre ensemble.
    La seule démarche civilisationnelle actuellement est de proner la démocratie avec tous ses corollaires : pas d’exclusive d’acune sorte, liberté d’expression, respect total de la souveraineté populaire dans des scrutins libres loin de tout trucage, respect des rêgles du jeu politique.
    Seul un dialogue sérieux et honnête loin des minables manipulations peut faire échec aux prédateurs et fossoyeurs de notre pays.
    Salam




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  • Tarik Ben Ziad
    14 octobre 2009 at 17 h 52 min - Reply

    Je le répète décentralisant le pouvoir administratif.
    Choufou tous comme vous êtes : On ne peut rien faire contre ce pouvoir à court ou moyen terme. Quand je dis qu’on ne peut rien faire c’est déjà une avancée car on en parle sur un site qui existe. Détrompez vous aussi car des sites et des forums sont créés par milliers sur le réseau internet. Il reste que nous nous lisons en ronde et nous nous savourons aussi. Mais la fin et l’action comme dirait Malika c quoi. Matoub a chanté et dit peut être plus que tous nos commentaires dans cet espace mais quand il a commencé a gêné on l’a assassiné et impunément. Que pouvons-nous faire alors ? parler et parler et débattre entre nous, oui c une bonne chose mais jusqu’à quand ?. Prendre les armes c’est la l’option où le pouvoir jouis le plus car c’est son domaine. Faire des manifs peuvent être entendues, mais c’est interdit au nom de l’état d’urgence depuis 17 ans. Je vous le dit crument, l’appel du 19 mars est un socle démocratique mais où sont les appuis? Quelle est notre atout ? Du moins majeure face à ce régime et à ce peuple terrorisé et appauvri et qui ne crois plus en rien. Tous les pouvoirs sont centralisés chez eux à savoir les forces armées, l’argent, l’administration, les medias et même les mosquées. Ici on ne fait que aboyer pendent que la caravane passe. Je en suis pas militant du Mak , bien que je respecte Mr Farhat , car il faut le reconnaitre, il a été de tout temps un militant positif de la démocratie bien que nul n’est parfait. Ben , que je crois que son idée d’autonomie de région est le remède et l’arme nucléaire à moyen terme. Vous intellos arabophones ne prenez pas la chose comme si la Kabylie voudrait une indépendance. Si t’elle est son esprit elle aurait accepté la paix des braves et à ce moment nul ne pouvait lever le cil devant eux les krim , Amirouche , Abane et …. Ils ont dit non à la France car l’Algérie comme faite dans leurs esprits est unique est indivisible et de même pour leurs descendance comme vous et moi. De quoi vous avez peurs dites et ça a quoi de divisible. Imaginez que toute les région aillent une autonomie alors je pourrait avoir le choix véritable de voter pour mon ancien instituteur qui m’a positivement marqué. Dans ma région le Wallis sera élu démocratiquement et contrôlé par la collectivité et le conseil communal. Imaginez cette avancée démocratique qui va faire tache sur le territoire national. La cerise sur la gâteau et que dans te telles conditions les médiocres vont s’éliminer d’eux même. Je vous laisse imaginer la suite
    Fraternellement et ce n’est pas des paroles en l’air




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  • Abdelkader DEHBI
    14 octobre 2009 at 19 h 25 min - Reply

    C’est vraiment réconfortant, même quand on n’est pas d’accord avec telle ou telle approche, de lire tous ces Commentaires et de constater à quel point notre pays nous tient à cœur
    Je ne pense pas trahir la pensée des autres signataires de l’Appel du 19 Mars 2009, en réaffirmant que dans notre esprit à tous, notre initiative ne prétend pas être plus qu’une simple initiative. Disons une Initiative Nationale Citoyenne, destinée à fédérer un maximum de nos concitoyens de tous horizons idéologiques et politiques, de toutes catégories sociales, partageant dans l’urgence, une seule et même préoccupation: celle de faire quelque chose pour le salut de notre pays à la dérive. Notre pays dont l’unité, la souveraineté et les intérêts supérieurs sont gravement engagés, voire gravement compromis par le pouvoir politique en place. Un pouvoir qu’il est du devoir de chaque citoyen d’en dénoncer inlassablement et sans crainte de se répéter, le caractère illégitime et criminel, corrompu et anti national. Un pouvoir qu’il est par conséquent, du devoir de chaque citoyen de combattre par tous les moyens de la résistance légitime et non-violente.
    A commencer par le premier Acte de Résistance: celui de refuser catégoriquement de lui accorder une reconnaissance implicite, en entrant dans son jeu, par la sollicitation de son agrément pour la création d’un quelconque « parti », d’un quelconque « mouvement » ou d’un quelconque « front ». Nous sommes déjà tout cela à la fois, contre la volonté du pouvoir et par la seule vertu de notre qualité de citoyens ordinaires algériens et fiers de l’être, pour n’avoir rien sur la conscience, rien sur les mains et rien dans les poches.
    «  » »L’heure est venue pour changer ce système politique illégitime par les méthodes pacifiques et démocratiques et de rendre la souveraineté politique aux Algériennes et aux Algériens pour qu’ils choisissent librement et démocratiquement, les institutions politiques qui épousent les réalités politiques et socioculturelles de la Nation, en permettant une répartition équitable des richesses nationales, aussi bien entre les collectivités régionales et locales qu’entre les individus. » » »
    Chaque Algérien qui se reconnaît dans l’Appel du 19 Mars 2009, doit avoir à cœur en effet, à tout moment, en toutes circonstances, par la parole, par l’écrit, par l’attitude, faire acte de résistance citoyenne, là où il se trouve: à l’Université, au sein des Administrations et des Entreprises, dans les ateliers et dans la Rue:
    1)- en dénonçant sans cesse les infamies de ce pouvoir: ses crimes, sa corruption, ses pillages du patrimoine national, ses scandales financiers, ses incompétences, ses compromissions politiques, sécuritaires et économiques avec des puissances et des intérêts étrangers;
    2)- en proclamant l’urgente nécessité d’abolir ce pouvoir par tous les moyens légitimes et non violents et de confier la souveraineté nationale à une Assemblée Constituante issue du suffrage universel, c’est-à-dire authentiquement représentative des aspirations légitimes du Peuple Algérien, dans toutes ses composantes idéologiques, régionales et culturelles.
    Ce sont deux points qui me paraissent essentiels et d’application immédiate, pour commencer à élargir de plus en plus, le cercle de la contestation citoyenne et du rejet du système.




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  • jila
    14 octobre 2009 at 19 h 27 min - Reply

    pourquoi ne s’arrete t’on de toutes parts qu’à des constats !!!la jeunesse est détruite un peu plus chaque jour, les quadras ne savent plus où donner de la tete, les personnes agées sont toutes tétanisées!!
    soyons courageux et proposons des portes de sorties claires et précises assez de remuer le couteau dans la plaie SVP!!!!!




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  • MTM
    14 octobre 2009 at 19 h 42 min - Reply

    Arabité – berbérisme et islamisme-laïcité; mode d’emploi.

    N’importe quelle initiative qui fédère les Algériens sans exclusion, n’importe quel rassemblement politique, n’importe quel manifeste national, n’importe quel débat franc entre Algériens encore honnêtes, dont l’objectif est de tracer les grands axes d’un programme salutaire pour le pays, ne serait-ce qu’en rêvant, vous verrez alors surgir des fauteurs de troubles, des trouble-fêtes qui vont tirer le débat vers la cacophonie et le chienlit ; les bonnes volontés finiront par être désespérées et leurs initiatives finiront en queue de poisson.

    Le pouvoir est expert dans l’art de perturber les manifestations. Avec ses éléments en civils et ses fameuses voitures banalisées qui feront feu sur les foules ou sur les agents de l’ordre… selon a stratégie fixée par leurs maîtres-penseurs, les nervis du pouvoir finissent toujours par transformer une manifestation politique pacifique en une émeute violente. Ainsi soit-il; le FIS est démon; Abassi Madani devient, tel un Ben Laden algérien, le père spirituel de grands sanguinaires tels Zouabri et Zitouni…qui l’aurait cru…

    Dans les débats également, il y a deux trucs qui ne ratent jamais leur but et les boutefeux ne s’en lassent jamais d’exploiter tellement les passions consument leurs protagonistes : islamisme-laïcité et berbérisme-arabité. Des personnes tout à fait ordinaires arrivent et balancent ces deux thèmes tels des pavés dans la mare Avec ces deux grenades, les débats s’enflamment et passent à côté des nobles objectifs du départ. Une autre stratégie consiste à fomenter et à exacerber les conflits d’ordre personnel. Avec la mentalité algérienne, ceci fait souvent mouche.

    Tout ceci est connu, simplement, il ne faut pas l’oublier.




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  • nedjma
    14 octobre 2009 at 19 h 54 min - Reply

    A MÉDITER:
    les droits et libertes ont toujours été arrachés aux groupes dominants.
    il a toujours fallu se les approrier dans le combat.
    les dominants ne les ont respectés qu’en autant que les dominés represebtaient une force sociale en mouvement et une force politique d’opposition concertée et décidée.
    il n’ya aucun projet de societé qui ait vu le jour sans une prise de conscience claire du conflit et de la division sociopolitique.
    à suivre




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  • Brahim YOUNESSI
    14 octobre 2009 at 20 h 48 min - Reply

    Bonjour,

    On peut tout bouger sans rien changer et tout changer sans rien bouger. Alors que chez nous tout doit bouger en même temps que tout doit changer. D’abord, changer l’Etat ou plus exactement le refonder. « L’Etat algérien » repose sur les fondations posées par de Bourmont, Clauzel, Bugeaud, de la Moricière, Henri d’Orléans…
    A cet égard, il me semble qu’une réflexion sérieuse doit être menée sur « l’Etat algérien » qui est une simple succession de l’Etat colonial, une simple transmission d’un bien laissé vacant par le colonisateur. De vacant, ce bien est devenu une propriété privée. Le patrimonialisme de cet Etat, dans le sens wébérien du terme, vient de cet héritage partagé entre ceux qui estiment avoir « libérer » le pays pour imposer leur autorité. Domination et autoritarisme ne sont-ils pas là les caractéristiques de l’Etat colonial censé avoir été aboli par la révolution de Novembre ?
    Refonder l’Etat ne signifie pas le fonder une seconde fois, cela n’a pas de sens, mais le restituer au peuple qui doit en être le souverain. Refonder l’Etat, c’est, dans mon esprit, lui donner une légitimité qu’il n’a pas ou qu’il a perdu le jour où la Constitution a été prostituée dans une salle de cinéma pour reprendre le mot de Ferhat Abbas (Rahimahou Allah).
    C’est en cela que la Constituante prend tout son sens. Elle rend au peuple son droit de disposer réellement de lui-même par l’expression de sa volonté de choisir son système social et son mode de dévolution du pouvoir. Le changement, c’est la Constituante, la Constituante d’un peuple souverain, c’est le changement.

    Brahim Younessi




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  • nedjma
    14 octobre 2009 at 20 h 50 min - Reply

    les finalités sociales et les enjeux naissent dans l ‘affrontement ,le choc des oppositions qui poussent à clarifier la situation et les positions.
    c’est dans l’opposition résolue que les dominés et les humilés sont devenus des peuples modernes,ces derniers ne relèvent pas du donné naturel mais du construit socio-historique.
    leur surgissement politique dépend d’un savoir de soi et des autres,des rapports de force et des techniques de discpline,et de brouillage déployés par les dominants .
    l’existence d’un peuple dépend d’une éducation au combat et d’une mémoire colective des luttes
    pour la liberté politique et pour l’autonomie individuelle et collective.
    aucun peuple ne peut prétendre à liberté si ses forces vives négligent ou minimisent la lutte contre
    l’hypercapitalisme mondial




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  • Amine BELBRAIK
    14 octobre 2009 at 20 h 59 min - Reply

    Salam alaikoum ;
    Nous tournons en rond sur des points moins importants que la planification du changement. Le sujet est simple et complexe en même temps J.
    L’idée c’est de regrouper tous les gens intègre qui veulent constituer un état de droit : nous savons tous ce que c’est. Il est impossible de créer un parti qui rassemble des militants de différents courants politique voir de différentes idéologies, d’où la nécessité de constituer un front (JABHAT ATTAGHYIR AL WATANI) ce ne sera pas un parti politique mais une organisation, le but de cette organisation c’est de trouver les mécanismes qui permettent d’aller vers la constituante, c’est à partir de la qu’une période transitoire commencera inchallah, chaque courant politique se constituera en parti(s), et le peuple choisira en suite ses dirigeants. En gros ce sera le but de ce future front. Pour réaliser ce but, il faut du temps, des hommes et des femmes, et bien sur des moyens.
    Ce débat à mon avis ne peut être constructif que si nous parlions de la stratégie à suivre :
    – Les différentes étapes à suivre par ordre de priorité.
    – Gestion de la communication et de la propagande (positive, pour ce faire connaître par le peuple).
    – Collectes des fonds.
    – Collecte des informations.
    – Le type d’actions à organiser.
    – Coordination entre tous les militants qui seront localisé en Algérie et partout dans le monde.
    – Comment gérer des actions en étant en état de siège (interdiction des marches, des sit-in des réunions de plus de 5 personnes sans autorisation ….)?
    – Comment faire pour sensibilisé nos frères : les jeunes officier de l’armée, du DRS et des services de sécurité. (Ce front s’il voit le jour, sera taxé par le régime de traîtrise, d’être à la solde des puissances étrangère……. Vous connaissez la chanson)
    – Comment faire pour combattre le régime juridiquement, en Algérie et à l’étranger ?
    – Et bien d’autres points que nous devons aborder.
    Il est trop tôt de parler de désobéissance civile, sinon après ce sera l’anarchie, ce front n’a même pas vu le jour. C’est un grand inconnu ! Vis à vis du peuple, il faut créer des ponts de dialogue et de communication, le sensibiliser, pour ça il faut un véritable travail de proximité.
    Evitons s’il vous plait les discutions stériles, soyons pragmatiques. Ici nous ne parlons pas de l’identité algérienne, de la poésie ou de littérature, soyons pragmatique !
    Ce qu’il nous faut mes frères c’est des phrases simples, courtes et précise sur la stratégie, le plan d’action et d’organisation !
    Nous avons tous des idées, mettons les sur table, et étudions leurs faisabilité.
    Fraternellement.
    A.B




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  • nomade
    14 octobre 2009 at 21 h 28 min - Reply

    avec la majorité du peuple qu’on peut acheter avec un sandwich , un kiosque, un F2 , un lot de terrain ce pays a du chemin a faire pour se libérer sans évoquer la délation.
    que le système a inoculer dans les veines de l’algérien moyen.
    le chemin de la liberté passera par le démantèlement du DRS . en annihilant le drs par la force ou par le dialogue , tout le pouvoir-mercenaire s’écroulera comme un château de sable.
    les allemands de l’est ont détruit la STASI , les roumains la SECURITATE , comme première étape dans de le processus de liberte.mais la donne de ces deux pays était différente de la notre.
    ces deux pays avait l’appui total de l’occident et les usa a leur tète.
    dans notre cas , la France qui a bloque tout initiative d’enquête onusienne durant la décennie rouge de sang des algériens, est aux aguets .
    cette France qui a pris pour rôle , le rôle de dame patronnesse ,s’interposera toujours a tout changement en Algérie et sera la dernière munition pour les harkis installes a Alger.
    vu que les harkis de France demandent le changement de la date de la fête nationale et les pieds-noirs de l’O.A.S. , ceux qui sont nes avant 62 , revendiquent la nationalité algerienne,ce pays s’enfonce chaque jour que dieu fait.
    a mon avis cette pègre ne partira que les armes.




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  • Adel
    14 octobre 2009 at 21 h 51 min - Reply

    Tout d’abord, je tiens a remercier le Dr Salah-Eddine Sidhoum, Djamel-Eddine Benchennouf, Abdelkader Dehbi et tous nos ami(e)s qui croient dur comme fer que l’Algerie de Larbi Ben-Mhidi, de Abane Ramdane et des autres, purs et durs, ne sera jamais une proie facile. Tel le Phenix, elle est toujours prete a renaitre de ses cendres grace a ses enfants Aimants et Solidaires.

    En effet, il est plus que temps de se reveiller et de se debarrasser de cette poussiere sidatique qui nous colle a la peau depuis le coup d’etat funeste et anti-national de 1962!
    Il est plus que temps de se reconcilier enfin avec les reves et les promesses sacres de nos valeureux martryrs!
    Certes, l’embleme national flotte, mais, sans verser dans l’extremisme, il est clair que le colon a ete remplace par un autre colon qui, au lieu de s’appeler Francois, Andre, Georges, ou Le Pen, s’appelle Mohamed, Toufik, Smail ou Abdekka…

    En continuite a l’Appel du 19 mars 2009, cette declaration solonnelle de Salah-Eddine Sidhoum m’a personnellement rappele a mes obligations nationales, nous qui avons quelques fois la faiblesse de nous laisser surprendre et asservir par l’oubli de vivre… Mais devant tant d’Injustices et de laisser-aller criminels d’un regime sans foi ni loi, pouvons-nous oublier le sang de nos martyrs et les larmes des innocents qui croupissent dans les geoles infectes de ce regime illegitime??

    Non, il n’y a pas de « changement dans la continuite » qui puisse tenir le coup. Assez de temps perdu!
    L’IMPATIENCE EST UNE VERTU! Nous ne pouvons qu’etre impatients! Pour commencer a batir l’Algerie de nos reves, telle qu’imaginee et desiree par nos aines tombes au champs d’honneur!
    Pour ce faire, nous reconcilier tout d’abord avec les ideaux de notre glorieuse revolution du 1er novembre 54 et la plate-forme de la Soumam.
     » LA PRIMAUTE DU POLITIQUE SUR LE MILITAIRE », par exemple, est non seulement une necessite mais un DEVOIR NATIONAL SACRE!!
    Que tous les Draculas de pacotille du regime illegitime sachent que nous ne nous tairons plus jamais!!. Advienne que pourra!
    Et que tous ceux et toutes celles, civils ou militaires, qui ont un atome de Patriotisme et d’Amour pour la Patrie ne ratent pas cette occasion de prendre ce train pour le Changement. Pour un Futur meilleur. Pour une Algerie Democratique, Juste & Puissante.

    Tout a fait d’accord et Soutient sans limite a la notion de  » Compromis politique historique », « l’Appel de se rassembler » et la creation du  » Front du Changement National » ainsi que la tenue d’une « Conference Nationale ouverte a tous et sans exclusion aucune » – dixit Salah-Eddine Sidhoum –

    Nos martyrs ne se sont pas sacrifies pour etablir une « KHOURDA nationale » mais pour un ETAT FORT, DEMOCRATIQUE & SOCIAL!!!

    Je propose la creation de Media lourds, Radio et Television, pour porter haut et fort la voix du Changement Radical et pacifique ainsi propose et gagner du temps.

    Merci encore une fois.
    Tahya El-Djazair
    Soleiman Adel




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  • Malik DJOUDI
    14 octobre 2009 at 22 h 18 min - Reply

    Malgré l’intérêt – parfois la ferveur et l’enthousiasme – suscités, il est clair que sept mois après sa diffusion, l’appel du 19 mars doit encore toucher de larges pans de notre population qui n’ont pas accès à l’internet en raison de la présence de facteurs les plus disparates : géographique, matériel, financier, linguistique etc. Au bas mot, il s’agit d’une majorité d’algériens. Cette assertion toute personnelle me semble une postulat incontournable si les signataires, leurs adhérents et leurs sympatisants comptent peser dans le nécessaire débat qui doit s’instaurer et se propager dans toutes les franges de la société algérienne. La création d’une chaîne de télévision a été maintes fois évoquée ici et là. Ce sujet mérite un large débat en raison de son incidence extra-ordinaire dans les stratégies liées aux techniques de communication de masse. L’enjeu vaut donc un instant de reflexion pour peu que l’on s’attelle à répertorier les moyens – colossaux – d’une telle démarche, l’acquisition du matériel nécessitant des moyens humains et financiers très conséquents dans l’optique de la production et du traitement de contenus audiovisuels à destination d’un auditoire large varié et composite. Se posent ensuite les questions ayant trait aux locaux, à la domiciliation de la chaîne, aux aspects juridiques et administratifs, au volet comptable et à la location de liaisons satellitaires souvent très onéreuses auprès de prestataires très tatillons au regard de la « ligne éditoriale » de la future chaîne donc particulièrement soucieux de préserver les contrats faramineux scellés avec le client institutionnel algérien.
    Une première conclusion s’impose tout naturellement, évoquer aujourd’hui la création d’une chaîne de télévision relève du mythe du serpent de mer, au mieux d’une gageure tant qu’une volonté politique collégiale et entrepreneuriale partagée, sans failles, et nécessairement couplée avec des moyens financiers et humains appropriés n’émergera à l’horizon.

    Quelle possible stratégie ?
    En cette phase transitoire marquée par un débat qui suscite un intérêt grandissant, une structure a caractère associatif ayant pour objet principal la collecte de fonds destinés à la diffusion de l’appel du 19 mars paraît la forme la plus idoine en mesure de répondre aux exigences d’une telle mission. Un directoire composé de sages unaniment reconnus et siégeant au sein du conseil d’administration – avec d’autres membres – en assumerait la tutelle et la mission de surveillance. Ce directoire aurait pour mandat principal de mettre en oeuvre – conformément aux statuts – les moyens permettant la recherche et l’octroi de financements. Les comptes et le bilan de cette association faisant l’objet d’une publication annuelle des sommes affectées à l’ensemble des initiatives, cette association pourrait s’intituler « Les amis du Quotidien d’Algérie » (cfr Le Monde Diplomatique) et son directoire veillerait en permanence à éloigner toute forme de parassitage ou d’ingérence dans la ligne éditoriale de LQA qui, rappelons-le demeure l’organe de l’Appel du 19 mars conférant de facto l’apannage de celle-ci aux seuls signataires.

    Quelle source de financement ?
    sans vouloir blesser quiconque, les recettes candides en technicolor, parfois dithyrambiques, lues ici et là même si elles font chaud au coeur pêchent souvent par un manque flagrant de réalisme. Un entraîneur sportif dira qu’il ressassera à l’envi à ses athlètes de ne jamais oublier les fondamentaux. De même que tenir une réunion présuppose la location d’une salle, cette simple initiative sous entend l’existence préalable d’une enveloppe financière associée. La métaphore n’étant pas citée au hasard, je laisse – à titre d’exemple – le soin aux lecteurs de dresser une liste des dépenses prévisionnelle relative à une réunion d’information qui se tiendrait en présence de deux signataires de l’appel voyageant d’Alger et devant séjourner deux jours dans un hôtel à Constantine. Fin de la digression.
    Nous devons nous convaincre que si nous voulons donner du sens à nos espérances communes, notre démarche doit se situer au cœur même de l’apprentissage de l’autonomie. C’est une question de cohérence. Et d’indépendance. L’enjeu est de taille et seule une volonté tenace peut infléchir le cours d’une histoire que nous subissons. Et c’est pour ces raisons et d’autres encore plus prégnantes qu’un effort prioritaire doit être amplifié en direction de nos compatriotes. Sinon à qui d’autre ? Ce faisant la dynamique du changement serait entièrement et uniquement tributaire de l’élan de solidarité nationale, un test en grandeur nature en quelque sorte, à charge des compatriotes de doter cette dynamique-du-changement-pacifique-de-régime tant évoquée des moyens nécessaires afin de provoquer son basculement dans le champ de l’action pragmatique et pacifique sur le terrain. Pour faire simple, à chaque initiative, collégialement approuvée, devra correspondre une enveloppe financière. Faire fi d’une solution qui privilégie une approche matérielle équivaudrait – à mon sens – priver l’appel du ressort nécessaire à un cheminement efficace.
    En éspérant que cette approche rencontre davantage d’écho, j’invite les lecteurs à recentrer le débat autour de cette question vitale.

    Cordialement,
    Malik Djoudi




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  • Brahim YOUNESSI
    14 octobre 2009 at 22 h 21 min - Reply

    Bonjour

    Deux notions : souveraineté nationale et souveraineté populaire qui ne recouvrent pas le même contenu sont simultanément utilisées dans ce débat. Nous en avons très longuement parlé dans une discussion précédente. Ces deux conceptions de l’exercice de la souveraineté sont diamétralement opposées. L’une, la souveraineté nationale, renvoie à la nation qui n’est pas une réalité concrète parce qu’elle englobe aussi bien les morts, les vivants, ceux qui ne sont pas encore nés, le passé, l’avenir. La nation n’est pas la somme des individus qui la compose. Cette souveraineté implique, par voie de conséquence, une délégation de pouvoir à des députés qui votent généralement dans le sens du gouvernement dont ils sont proches, des partis auxquels ils appartiennent ou des lobbys qu’ils servent. Alors que dans l’autre : la souveraineté populaire que Mériem Ben (quelque chose à voir avec la peintre décédée ?) évoque, le peuple est la source du pouvoir qu’il exerce réellement par le mandat impératif que le représentant élu est tenu de respecter à la lettre. Le changement en Algérie serait, à mon sens, celui-là : passer de la souveraineté nationale qui monopolise les trois pouvoirs même s’ils sont théoriquement séparés à la souveraineté populaire qui donne au peuple le contrôle direct sur leurs mandataires.

    BY




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  • admin
    14 octobre 2009 at 22 h 50 min - Reply

    La tournure que prennent les dabats autour de ce sujet est annonciatrice, du moins de l’amorce d’une véritable action, d’une conscience militante des moyens necessaires, voires indispensables, à ce changement tellement espéré. Nous découvrons, si tant est que nous ne le savions, que le désir de changement ne sera vrai que s’il est porté par tout notre peuple. Or celui-ci a été mis en boite par le régime. Notamment par cette fameuse télévision qui pénetre jusque dans l’émotion de nos mères ,de nos enfants les plus petits, de toute cette multitude qui ne tend qu’à une satisfaction immédiate, à s’abimer dans ces rêves entretenus de nation qui n’a d’autre devoir que de manifester sa gratitude à ceux-là qui la bercent d’illusions, et qui ont détourné l’histoire à leur profit
    Donc, et les constats sont catégoriques, la télévision est le principal vecteur du discours qui déterminera la marche des evenements. A travers ce média, il sera possible de faire comprendre à la multitude, je m’excuse pour ce terme réducteur, mais ô combien vrai, que ce régime qui la prend en otage, qui lui ment, qui a été le principal auteur des tragédies qui l’ont secouée, et de la faillite de sa nation, n’est qu’une association de malfaiteurs.
    Il nous faut donc une télévision!
    Nous pouvons l’avoir.
    Il ne tient qu’à nous qui voulons sauver notre pays de la créer. N’attendons rien des Algériens fortunés qui disposent des moyens financiers capables de financer un tel projet, puisque tous, sans exception, sont des alliés naturels d’un régime qui les a faits, et qui les a enrichis.
    A nous tous qui voulons le changement de forcer le cours des évènements.
    Et que l’on sache qu’une télévision, même si elle émet une seule heure par jour, fera plus que toute une armée.
    DB




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  • jnsplu
    15 octobre 2009 at 4 h 31 min - Reply

    @ Général.

    1- Je ne te cache pas que ton pseudo ne me plait pas, moi « qui ne sait plus qui je suis » et de toute façon même si je mettais mon nom je suis un illustre inconnu, je suis plus connu sous mon pseudo de jnsplu et google l’atteste. Et je n’utilise que ce pseudo à de rares occasions près. En cherchant un peu de ce coté tu trouvera mon nom mais cela ne t’avancera à rien, car mon nom dans ce pays a été efacé, comme celui de beaucoup d’Algériens. En ces nuits d’opportunisme et d’injustice, si ton nom n’est pas connu tu ne vaut rien et pour qu’il soit connu tu dois accepter la souillure ou la rebellion et ses tracas, ses sacrifices, son lot de malheurs.

    2- Oui l’instrumentalisation politique de l’islam à exaspéré les esprits comme tu dis, mais c’est aussi valable pour l’arabisme et pour le berbérisme. Et à toute action correspond une réaction, c’est une loi de la nature. C’est pour cela qu’il faut écarter ces trois éléments qui sont les constituants fondamentaux de la personnalité de notre peuple des débats. L’Etat qui émanera de la souveraineté populaire aura pour charge de les consolider et de les protéger.

    3- Ce n’est pas parceque les « colons » de l’administration envoient leurs enfants étudier en France, que nous devons être contre l’arabe. Et puis je te propose une chose: l’arabe Algérien est parlé par la quasi majorité du peuple Algérien et même ceux qui ne le parlent pas le comprennent. Codifions le, faisons en notre langue nationale. Une langue après tout n’est que le véhicule de la majorité. Pourquoi irons nous chercher notre parler dans l’Histoire ? Quel est le peuple qui l’a fait ? Dans ce cas les Français devront parler le Guaulois, les Egyptiens le pharaonique, les peuples du moyen Orient le sémite et pourquoi pas remonter jusqu’a Adam et parler sa langue ? Ou bien devrons nous être débiles pour etre algériens ? Ce n’est pas non plus parceque les manoeuvriers berbéristes ont inscrit ailleurs leurs enfants pendant l’année blanche de Kabylie qu’on doit condamner la grève du cartable qui y a eu lieu et que presque toute la Kabylie à observée. Le phénomène est une chose, son observation par les gens est autre chose. Mais l’amalgame est porteur.

    4- Tu me demandes pourquoi les « colons » veulent la langue française pour leurs rejetons. Ma réponse est que leur pays est dans leur sale valise pleine d’argent volé. Nous on reste ici lorsqu’ils auront plongé le pays dans le feu et le sang. C’est pour ça qu’on s’inquiète et qu’on est là, avec notre infime espoir et notre grande misère morale, n’est ce pas ? En posant cette question tu me donnes l’impression de vivre à l’étranger.

    5- Je met à pied d’égalité non seulement l’arabité et l’amazighité, mais tous les ennemis de l’unité de ce peuple quels qu’ils soient et je les déclare ennemis de l’Algérie. La berbérité oui, le berbérisme non, l’islam oui, l’islamisme non, l’arabité oui, l’arabisme non et je suis pour un creuset unificateur de la personnalité Algérienne et contre ceux qui exacerbent ses différences de quel bord qu’ils soient. Mais apparemment tout ce qui t’interesse toi c’est ça,ton sujet favori, exécerber les différences, mettre en avant le fait que tu sois berbère, comme si tu étais le seul dans ce pays. tu viens encore, sous un autre pseudo provocateur, vendre ta marchandise à qui veut. Non merci, pour moi et pour la majeure partie des gens qui fréquentent ce site, pour ne pas dire tous, elle est avariée et risque de contaminer ceux qui l’approchent.




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  • Mansour Rabah
    15 octobre 2009 at 7 h 26 min - Reply

    Je pense que tous les gens sincères veulent la fin de ce régime sauf évidemment ceux qui tirent profit de ce système et ils sont nombreux.Demandez à cette faune de rentiers insatiables leur avis sur le régime et ils vous répondront que c’est le meilleurs du monde car il est fait par eux et pour eux.Le peuple c’est la cinquième roue de la charrette pour ces gens là.La méthode Boumediène fonctionne à merveille grâce à la rente pétrolière:on achète tous les gênants et ceux qu’on ne peut pas acheter on leur cloue le bec définitivement et ça fonctionne ainsi depuis prés de 50 ans.Ils ont pris tout le gâteau et laissent tomber quelques miettes que le peuple se dispute et tous les moyens sont bons y compris les plus vils pour avoir sa miette car la concurence est rude et la lutte acharnée.Allez parler de bons principes à ceux qui regardent avec envie ceux de là haut qui ont mis en place des barrièrres infranchissables entre eux et la valtaille.




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  • Amine BELBRAIK
    15 octobre 2009 at 9 h 03 min - Reply

    Salam alaikoum;
    Merci Malik DJOUDI de ton pragmatisme! Le proverbe dit, le nerf de la guerre c’est bien l’argent!
    Il ne s’agit pas de guerre (violence), mais d’un changement pacifique qui implique un combat qui nécessite des moyens!
    Merci Benchenouf d’avoir recentrer le débat: la télé sera un moyen parmi d’autres, mais un moyen nécessaire et très important. Cela relève de l’étude d’un projet, nous devons faire ici de la maîtrise d’ouvrage, c’est un projet: élaboration des cahiers des charges….. etc.
    J’invite les compétences algériennes dans ce domaine, de nous donner les grandes lignes de ce projet, et une estimation des fonds nécessaires pour le réaliser, bien sur à l’étranger. Il nous faut un moyen de diffusion par satellite, la base je veux dire, pas une chaîne type al jazira :-).
    Les moyens que nous pouvons aussi utiliser:
    1- une radio sur internet. et
    2- développement de cet espace LQA. Je m’engage à participer dans le développement du site.
    3- créer un espace sur Youtub daily motion, groupant les vidéos du Front.
    4- en Algérie, il nous faut des correspondants, pour collecter des vidéos, des déclarations, des articles …etc.
    En gros, il faut utiliser tous les moyens possibles, en commençant par les moyens faciles d’accès, donc Internet, travail de proximité, tout en travaillant pour réaliser ce projet de télé.
    Et la, il ne faut pas se leurrer, n’attendez pas que les hommes d’affaires algériens type RABRAB de financer cette télé, les médiocres naviguent bien dans la médiocrité, et notre chaîne AL YATIMA est suffisante pour eux.
    Nous les jeunes fougueux, plein d’énergie, nous sommes prêts, à bon entendeur. Et echaab el meskine que beaucoup critique (il est acheté avec un sandwich, il sort pour le foot ……) s’il est dans cet état, c’est de notre faute, c’est la faute de l’élite algérienne faible! Qui l’a abandonné !
    Ne sortez pas de ce sujet s’il vous plait! demandez à si jamel eddine d’ouvrir un autre débat (une page web) sur l’identité, ou la sociologie ….. ou ce qui vous intéresse. semhouli mes frères.
    Salam alaikoum
    Amine BELBRAIK




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  • A.By
    15 octobre 2009 at 10 h 23 min - Reply

    @ Brahim
    Merci d’être revenu parmi nous et pour votre pensée.
    @ D.B @ Malik Djoudi @ Jnsplu et @ à tous
    Oui il faut des moyens médiatiques à profusion et multiples. Une Tv, une Radio (moins chere qu’une Tv) et surtout la technologie GSM du sans fil. Exemple : il y a plus de 28 millions de téléphones portables en Algérie sur une population de 35 Millions. Imaginez que si chacun de ses 28 millions d’algériens recevait un message unique pour tous et personnalisé sur son propre portable, ce serait encore meilleur, efficace, efficient et ce serait aussi un auditoire inratable et garanti en plus moins onéreux qu’une diffusion d’image par satellite. Regardez ce qui s’est passé en Iran dernièrement lors des éléctions présidentielles. Pensiez-vous que le peuple est sorti dans la rue avec un coup de baguette magique ? Chaque Iranien a été manipulé par une discordance de messages reçu par leur téléphones cellulaires…..
    Moyens de financements ? : Notre diaspora à l’étranger a atteint depuis quelques temps plus de 7 millions d’algériens à l’étranger. Si chacun donnait 10 Euro, cela ferait : 70 millions d’Euro. Et si chaque algérien localement donnait 100 DA sur les 30 millions cela ferait : 300 milliards de centimes je crois, je me perds dans les chiffres, corrigez moi…
    La tâche du future FRONT NATIONAL DE CHANGEMENT est GIGANTESQUE…..LES OUTILS EXISTENT, CE QUI COMPTE, C’EST LA MATIÈRE GRISE….je vous laisse là-dessus, à réfléchir, débattre et à méditer.
    Je reviendrai plus tard plus amplement, je manque de temps….@ plus tard.
    Fraternellement.
    A.By
    P.S : Je vous jure qu’il est abérrant et honteux que des grabataires corrompus de plus de 70 ans continuent leurs dictat sur une population à majorité de moins de 35 ans…c’est vraiment débile….réflechissez et faites passer le message autour de vous, il faut que ce peuple se réveille.




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  • A.By
    15 octobre 2009 at 10 h 30 min - Reply

    J’ai oublié une chose importante : sur les 28 millions de portables, les corps de sécurité constitués du pays sont inclus dans le lot…le message du salut national serait pénétrant et perméable à tous les algériens : Le succès serait garanti.




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  • admin
    15 octobre 2009 at 11 h 26 min - Reply

    Nous tenons à remercier toutes nos sœurs et tous nos frères qui participent et enrichissent ce débat par des idées et des propositions pertinentes. Nous sommes, encore une fois entrain de démontrer au régime illégitime, à ses larbins et à ses thuriféraires que les citoyens Algériens savent dialoguer et débattre dans un climat serein et fraternel des problèmes cruciaux qui se posent à leur chère patrie. Et ce ne sont pas les très rares provocateurs qui usent et abusent vainement de sujets de division, qui nous ferons sortir du sujet.
    Après plusieurs mois de débats sur des questions très sensibles et qui nous ont souvent divisés (avec la bénédiction des extrémistes de tous bords utilisés par le régime), la majorité des intervenants (e)s s’accorde sur la question de notre ALGERIANITE et de ses FONDEMENTS INDISSOCIABLES, forgés par l’Histoire, que la colonisation n’a pu déraciner et que le pouvoir actuel et toutes ses tentatives diaboliques ne pourront mettre en danger. Certes, durant des années, certains de nos compatriotes ont douté. Mais aujourd’hui ils ont compris. Et nous n’avons qu’à discuter avec notre jeunesse dans notre voisinage, notre entourage et dans la rue pour comprendre….qu’ils ont compris. Et ce ne sont pas certains de nos alphabètes, enfermés dans leur tour d’ivoire, méprisants (et méprisés), hautains et dépourvus de crédibilité auprès de la société qui prouveront le contraire. Le véritable baromètre se trouve dans la rue et non pas dans les salons de la fausse intelligentsia. Les élucubrations d’une minorité ne peuvent changer la réalité du terrain et les convictions de la majorité. Notre religion, notre nationalisme, nos cultures nationales, notre identité indiscutable et la démocratie ont longtemps constitué un fond de commerce pour certains politicards. Et nous savons toutes et tous, où ces manipulations ignobles de nos valeurs et principes ont mené. Et combien cela a coûté à notre peuple et au pays.
    Une fois pour toutes et n’en déplaise aux minorités de tous bords qui souhaitent entretenir la division au sein de notre peuple, notre Islamité (à ne pas confondre avec l’islamisme), notre berbérité (à ne pas confondre avec le berbérisme) et notre arabité (à ne pas confondre avec l’arabisme baathiste) sont les fondements de notre identité algérienne. Nulle personne, tendance ou région n’a le droit de monopoliser ces valeurs. Elles appartiennent à toute la Nation sans exclusive.
    Il en est de même de la démocratie comme culture et moyen de gestion politique. Il est pratiquement admis par une grande partie des gens qu’il n’y a pas d’autre moyen plus fiable pour gérer politiquement et pacifiquement la société. Lorsque nos « génies » politiques trouveront un bien meilleur moyen, nous l’adopterons ! En attendant, utilisons le « moyen le moins mauvais ». Et là aussi nul n’a le monopole de la démocratie. Mettons un terme à ce narcissisme « démocratique » et évitons de transformer notre pays en champs d’expérimentation comme cela s’est fait depuis 62 !
    Comme nous le constatons tous et comme l’ont souligné beaucoup d’intervenants, les compatriotes insistent sur les voies et moyens concrets du changement pacifique. Et c’est le plus important.
    Des frères ont insisté avec pertinence sur la création ou le renforcement des moyens d’information.
    Il est important pour nous de développer notre site et d’en faire un organe d’information crédible. Nous sommes entrain de procéder à des aménagements avec plus particulièrement l’introduction incessamment de la langue arabe, pour permettre à nos compatriotes arabophones de participer au débat. Et ces derniers sont majoritaires dans la société. Une réalité à ne pas ignorer. Tout comme nous allons introduire de nouvelles rubriques et la vidéo. Et là nous profitons, comme l’ont suggéré certains compatriotes, pour lancer un appel à toutes et à tous pour nous aider dans cette tâche.
    Il est tout aussi important, comme l’a souligné notre frère Amine B. de créer dans un premier temps une radio sur Internet avec l’aide de nos compatriotes exilés, une « voix de l’Algérie libre » et prévoir secondairement une TV sur le WEB. Tout cela est réalisable avec toutes les volontés et compétences que nous avons ici et en exil.
    Oui, mon cher Abdelouahab, les moyens existent ! Ce qui nous manque c’est la matière grise SINCERE, ENGAGEE et COURAGEUSE. Cette bougie qui permettra d’éclairer le ténébreux tunnel dans lequel les imposteurs ont enfermé notre Peuple. Cette bougie qui lui permettra de trouver la voie de sortie.
    Nous répondrons au fur et à mesure aux interrogations de nos cher(e)s compatriotes. Nous sommes sur la bonne voie In Cha Allah. Maintenons cette flamme de l’espoir allumée, d’autant plus que l’anniversaire du 1er novembre pointe à l’horizon. Que son Idéal reprenne le chemin de nos cœurs.

    Fraternellement.

    Salah-Eddine Sidhoum.
    Alger




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  • tacili
    15 octobre 2009 at 13 h 04 min - Reply

    Bonjour tout le monde :

    Je pense que la discussion dans ce forum devrait se concentrer sur les themes generiques quant aux suggestions conernant l’action a mener sur le terrain elle doivent etre adressees a la direction de l’appel directement ou elles seront analysees, pesees et re-pesees et ensuite integrees ou non dans le plan d’action. Certaines choses ne doivent pas etre publiques.

    Questions a Mr Sidhoum :

    Aviez vous en tant que coordinateur de l’Appel essaye de contacter les forces de l’opposition reelle : FFS notamment ? et personnalites historiques comme Mehri par exemple ?

    Pourquoi certains signataires de l’Appel ne participent pas regulierement aux debats sur LQA ?

    Pourquoi Mr Zitout qui est un des signataires et qui jouit d’une visibilite enorme sur les medias internationaux n’a jamais fait une reference a l’appel lors de ses interventions ?

    Merci pour votre temps.

    Comme je l’avais signalé déjà, dans une réponse à un compatriote intervenant, le FFS, seul parti resté autonome et la majorité des personnalités historiques (celles qui sont restées propres) ont été destinataires de notre texte, la veille de sa diffusion publique. Nous sommes en contact permanent avec de nombreux frères et soeurs universitaires et politiques de toutes les tendances. C’est le plus important pour nous.
    La majorité des signataires participent aux débats, tout comme de nombreux adhérents. Car l’Appel initié par les 15 ne leur appartient plus. Il appartient à toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans ses valeurs et ses principes. Et ils sont nombreux même si ce sont « d’illustres inconnus » pour reprendre un intervenant.
    Pour ce qui est de Si Mohamed Larbi Zitout avec qui je suis en contact régulièrement, il participe à la mobilisation. Il interviendra en temps opportun en public.
    Merci, cher frère, pour vos suggestions et votre participation.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine




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  • Said
    15 octobre 2009 at 16 h 23 min - Reply

    Je suis vraiment interloqué d’entendre « opposition réelle » (citant tel ou tel parti et ignorant tel ou tel autre), de personnalités historiques (citant M.MEHRI, qui soit dit en passant a été SG du FLN – source de tous les maux de l’algerie, et de ne pas citer d’autres ) etc…

    Si l’option de prendre langue avec tous les partis et personnalités de l’opposition, il faut etre factuel : prendre contact avec elles – nominativement – et nous dire ce que ses personnalités pensent de l’initiative.

    J’ai vu la liste des signataires de l’appel, excusez-moi d’etre franc avec vous, je ne veux juger que sur pièce !! j’attends la suite de l’initiative pour me positionner.

    cordiales salutations




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  • Abdelkader DEHBI
    15 octobre 2009 at 17 h 08 min - Reply

    @—-tacili qui écrit: «  »Certaines choses ne doivent pas être publiques. » »—– Nous sommes je crois, à peine au début de la phase de sensibilisation de l’ensemble des citoyens autour de cette initiative nationale que constitue l’Appel du 19 Mars 2009. Par ailleurs, il est clairement stipulé dans ce document, que la résistance citoyenne contre le pouvoir illégitime en place, est et sera une résistance par des moyens légitimes et non-violents, loin de toute culture du secret et de la clandestinité. Ce sera un honneur – et une force en même temps – de notre mouvement citoyen, que de s’exprimer et d’agir au grand jour. Un honneur, parce que nous n’avons ni opposants à neutraliser, ni cadavres à cacher, ni comptes bancaires à chiffrer. Une force, parce que, en s’exprimant et en agissant nécessairement devant témoins, nous enlevons tout prétexte aux forces de la répression. Et puis, zut ! ce sont les assassins et les voleurs qui ont à se cacher.




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  • IDIR
    15 octobre 2009 at 17 h 47 min - Reply

    Avons-nous besoin d’une révolution ?

    Beaucoup de nos compatriotes nous ont parlé de foi communiste, de foi existentialiste, de foi nationaliste, de foi en la patrie, de foi en la « révolution », de foi en toutes sortes d’idées forgées par l’homme.

    Oui, nous avons besoin d’une révolution des mœurs. Un changement psychologique. Ce n’est qu’ainsi que l’inertie fera place au mouvement, la torpeur à l’éveil, la désintégration à la fermeté, la stérilité à la fécondation, la mort à la vie. Un tel changement psychologique qui équivaut à une révolution, qui modifie la vision des choses et la morale, les tendances et les habitudes, un tel changement doit nécessairement accompagner tout mouvement, toute renaissance, toute révolution politique ou sociale. Sans lui, cette révolution restera lettre morte, n’étant rien de plus que des paroles vides de sens.
    Fraternellement




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  • ElHouari
    15 octobre 2009 at 18 h 47 min - Reply

    jnsplu, Votre réflexion et en fait déjà tout un programme, et c’est pour cela que je rejoins un certain nombre de vos points de vue, toutefois la situation veut qu’aujourd’hui il y est effectivement un vrai mouvement pour l’Algérie loin des idées partisanes qui au faite n’ont pas évoluées depuis le multipartisme, dans l’unique.

    Il est vrai que ma question se voulait de confirmer la force du mouvement, alors que la votre de déterminer son orientation.

    Une question m’est venu a l’idée quant a la date de l’Appel du 19 mars, ni aurait-il pas un lien avec une date historique ? (aux membres de l’appel)

    A mon avis le tryptique islam, amazighité, arabité, ne doit en aucun cas être une priorité, mais plutôt un principe.

    Il est clair que la confiance est le garant de toute action crédible dans le contexte actuel, et je rejoins votre point de vue concernant les grosses pointures, elles ne vont plus sur aucun pied.

    En ce qui concerne l’autorité, moi je parlerais plus d’organisation le terme autorité rappel le terme pouvoir et peut prêter a confusion. Car se sera la reconnaissance sociale qui hisse les meilleurs au sommet sans qu’ils y aspirent.

    Quant au changement en effet c’est le point le plus délicat. La contrainte par la force de l’ordre utilisée par le pouvoir ne laisse aucune alternative aux mouvements pour le changement. des qu,un mouvement prend de l’ampleur, il est automatiquement pris en charge par le pouvoir pour le reconvertir a sa cause..

    Le terrorisme, la corruption, et les passe droits font que cette minorité profite du silence forcé de la majorité pour imposer ses lois mafieuses.

    Les clans au pouvoir n‘ayant pas eux-mêmes pas les mêmes intérêts, ils ont essayés de maintenir un certain équilibre très fragile, la manipulation de la société, la rue, l’école, la sante, reste le challenge des clans du pouvoir pour rétablir cet équilibre des qu’il est rompu par l’un ou l’autre.

    Nous retrouvant ce phénomène au sein même des membres de partis sensées défendre les idées identiques, ainsi qu’au niveau de l’APN et du SENAT sensés défendre les intérêts de l’Algérie et du peuple Algérien.

    Il y a suffisamment de richesses pour être partagées équitablement, suffisamment de travail pour tous, c’est la ou réside la clé du changement a mon avis, aujourd’hui le travail est réservé au agents du pouvoir, les salaires sont augmentées en fonction du degré soumission, et du laisser faire.

    La confiance du peuple est conditionnée par la restauration de la justice et non l’inverse, le tryptique gagnant est a mon avis Justice, Confiance et Liberté.

    Mais cette minorité exploitante n’est pas prête à remettre les clés de l’Algérie, compte tenu des acquis qu’elle a pu cumulée, et sa soumission aux puissances étrangères.

    L’action première est la plus difficile et c’est la consolidation des enfants du peuple qui assument la partie ingrate et derrière laquelle le pouvoir prends sa force, c’est les force de l’ordre, c’est les cadres, c’est les élus du peuple, qui n’ont pas été corrompus par le pouvoir qui peuvent servir de moyen de communication.

    La seconde action c’est l’engagement totale et sans contrepartie de toutes les personnes amenées à agir pour le mouvement pour éliminer toute tentation.

    La troisième action c’est l’occupation des medias tv, web, email, quotidiens…mêmes s’il ne sera pas facile, compte tenu de la démarche pacifique préconisée par le mouvement. Cela permettra un premier bilan diagnostic, qui peut être réalisé dans des délais très cours si le mouvement s’organise en conséquence.




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  • Brahim YOUNESSI
    15 octobre 2009 at 20 h 30 min - Reply

    Bonjour,

    Attendez Messieurs ! Il y a de l’emballement tout d’un coup. Il est bien d’avoir de l’enthousiasme, de l’énergie, de la détermination mais il me semble, pardonnez-moi, qu’il y a de la précipitation à vouloir mettre sur pied une radio et une télévision, certains la veulent même satellitaire. Le projet est évidemment envisageable, peut-être réalisable avec les moyens qu’il faudra trouver mais pas dans cette phase où, je crois, la priorité doit être donnée au rassemblement, à l’union que nous prônons depuis, au moins, que l’Appel est rendu public le 19 mars dernier. Beaucoup de travail reste à faire dans ce domaine avant d’aller vers une quelconque organisation ou structuration. Aujourd’hui qu’un mouvement d’adhésion et de sympathie se manifeste autour de l’Appel, je propose que des contacts soient pris, de nouveau, avec nos amis de Rachad qui disposent déjà d’un moyen d’information télévisuel sur Internet pour nous y associer, pour parler d’une même voix du changement dont personne n’a l’exclusivité ou la paternité, et y travailler ensemble. Pourquoi démultiplier les supports quand un seul peut très largement faire l’affaire dans cette perspective ?
    D’autres que nous sont aussi sur le terrain, en dehors des partis politiques. Continuons à fédérer dans la clarté des positions politiques et idéologiques de chacun. Je ne veux pas jouer les cassandre mais différentes expériences ont été faites sans qu’aucune n’ait, hélas, abouti.

    Brahim Younessi




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  • Abdelkader DEHBI
    15 octobre 2009 at 22 h 06 min - Reply

    1/– Tout à fait d’accord avec Si Brahim YOUNSI. Du moment que nous voulons rassembler le maximum de citoyens autour des deux concepts essentiels de CHANGEMENT et de RESISTANCE, on pourrait très bien peut-être faire l’économie d’un support médiatique qui serait mis à notre disposition – disons une heure par jour – par le mouvement « RACHAD ». La seule réserve serait que notre ligne éditoriale soit totalement libre. Quitte à ce que l’on participe tout à fait logiquement aux coût financiers.
    2/– Je demande à l’Administration du site LGQ, de réfléchir à la possibilité d’exiger des intervenants dans nos débats, de quitter l’anonymat, sauf pour des raisons vraiment valables.C’est d’abord un gage moral d’engagement et ensuite, c’est un geste de cohérence, par rapport à la philosophie de l’Appel.




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  • BRAHIM
    15 octobre 2009 at 22 h 54 min - Reply

    Monsieur @Brahim YOUNESSI , vous nous conseillez de profiter de la logistique du RACHAD, que je vient de découvrir par Internet. A la lecture de cet article votre proposition N4EST PAS RASSURANTE POUR MOI. LisonS ensemble qui suit que j’ai découvert sur internet : [ DES DISSIDENTS EXILES EN EUROPE, NOTAMMENT EN SUISSE, SE FEDERENT POUR TENTER DE RENVERSER LE REGIME EN PLACE A ALGER. PARMI EUX, D’ANCIENS ISLAMISTES RADICAUX POURSUIVIS PAR LA JUSTICE DE LEUR PAYS. (ENQUETE. MARION MOUSSADEK – LE TEMPS – MARDI 26 JUIN 2007) – AL-RACHAD, «LE BON SENS», MOUVEMENT POLITIQUE FONDE PAR DES ALGERIENS REFUGIES EN SUISSE, AU ROYAUME-UNI ET EN ALLEMAGNE, A ETE LANCE LE 18 AVRIL DEPUIS LONDRES. LE GROUPUSCULE VEUT RENVERSER LE PRESIDENT ABDELAZIZ BOUTEFLIKA ET SON REGIME. POUR PARVENIR A SES FINS, IL DRAGUE AUSSI BIEN DES SYMPATHISANTS ISLAMISTES (MSP, EX-HAMAS ALGERIEN) QUE DES MEMBRES DU FLN (EX-PARTI UNIQUE) OU DU FFS (SOCIALISTE). ET IL S’ADRESSE TANT A LA DIASPORA QUI A JETE L’ANCRE EN EUROPE QU’AUX RESIDENTS CANTONNES EN ALGERIE. LE MOUVEMENT – ET NON LE PARTI – ASPIRE A UN «ETAT DE DROIT ET A LA BONNE GOUVERNANCE», ET PROPOSE «AU PEUPLE ALGERIEN UNE ALTERNATIVE POUR UN CHANGEMENT RADICAL DU SYSTEME POLITIQUE». TROIS DES CINQ MEMBRES FONDATEURS VIVENT EN SUISSE: ABBAS AROUA ENSEIGNE A LA FACULTE DE MEDECINE DE LAUSANNE; MOURAD DHINA EST UN ANCIEN COLLABORATEUR DU CERN ET DE L’ECOLE POLYTECHNIQUE FEDERALE DE ZURICH; RACHID MESLI TRAVAILLE POUR L’ORGANISATION ARABE DES DROITS DE L’HOMME AL-KARAMA A GENEVE. LEUR CHARTE DENONCE «LA FAÇADE CIVILE» D’UN GOUVERNEMENT CONTROLE PAR «L’OLIGARCHIE MILITAIRE» ET FUSTIGE LA DISLOCATION SOCIALE ET LA CRISE ECONOMIQUE QUI GANGRENENT L’ALGERIE. LES DISSIDENTS RECUSENT LA «DICTATURE DE BOUTEFLIKA»: LE PARLEMENT EST REDUIT A «UNE SIMPLE CHAMBRE D’ENREGISTREMENT», ET LES INSTITUTIONS SONT «ASSERVIES» A LA DIRECTION DES RENSEIGNEMENTS ET DE LA SECURITE (DRS), SERVICE DE L’ARMEE NATIONALE ET COLONNE VERTEBRALE DU POUVOIR. CES ACCUSATIONS VIRULENTES SE NOURRISSENT DE LA REALITE D’UN PAYS EN FAILLITE: MALGRE DES RESSOURCES NATURELLES EXTREMEMENT RICHES (50 MILLIARDS DE DOLLARS ISSUS DU SEUL PETROLE DANS LES CAISSES DE L’ETAT EN 2006), LE TAUX DE CHOMAGE EST ECRASANT ET PLUS DE 40% DES FEMMES SONT ENCORE ANALPHABETES. CES CHIFFRES INCARNENT LA PAUPERISATION D’UN PEUPLE ASSOMME PAR UNE DECENNIE DE VIOLENCES: 150000 MORTS, 2 MILLIONS DE DEPLACES ET 20000 «DISPARUS FORCES». LES INGREDIENTS SONT DONC REUNIS POUR BATTRE LE RAPPEL DES TROUPES. EN DEUX MOIS D’EXISTENCE, AL-RACHAD AFFIRME ETRE FORT D’UN MILLIER D’ADHERENTS ALGERIENS, ET D’UNE BONNE POIGNEE D’EXILES DE L’INTELLIGENTSIA. LE MOUVEMENT POLITIQUE MIJOTE «UNE ACTION CIVIQUE SYMBOLIQUE», OU IL ORCHESTRERAIT DES GREVES MASSIVES QUI PARALYSERAIENT LE PAYS ET CONTRAINDRAIENT LE POUVOIR A COMPOSER AVEC SES REVENDICATIONS. VOIRE A «ABDIQUER». POURTANT, DERRIERE «CES VOIES NON VIOLENTES» QUE RACHAD PRONE, SE CACHE UN PASSE LOURD D’ACTIVISME ISLAMISTE. MOURAD DHINA EST EN EFFET UNE FIGURE DE PROUE DES FONDAMENTALISTES ALGERIENS. APRES LA DISSOLUTION ET L’INTERDICTION DU FRONT ISLAMIQUE DU SALUT (FIS) EN 1992, IL SE REFUGIE A SAINT-GENIS-POUILLY, AUX PORTES DE GENEVE DANS L’AIN. DEUX ANS PLUS TARD, IL EST SOUPÇONNE DE TRAFIC D’ARMES PAR LA FRANCE. IL PREND ALORS LA POUDRE D’ESCAMPETTE EN SUISSE OU SA DEMANDE D’ASILE EST REJETEE A DEUX REPRISES. ENTRE 2002 ET 2004, IL DEVIENT NEANMOINS RESPONSABLE DU BUREAU EXECUTIF DU FIS A L’ETRANGER. DEPUIS 1995, IL EST AINSI TOLERE SUR LE TERRITOIRE HELVETIQUE, GRACE A UNE ADMISSION PROVISOIRE QUI S’ETERNISE. PRIVE DE PASSEPORT PAR LES AUTORITES ALGERIENNES, IL EST CONDAMNE A ARPENTER LES 26 CANTONS. LUI, SA FEMME, ET SES SIX ENFANTS, DONT CINQ SONT NES ICI. DANS UN FRANÇAIS IRREPROCHABLE, L’EX-LEADER PAR INTERIM SE DEFEND DE RELAYER TOUT DISCOURS PROPAGANDISTE. MAIS IL CONFESSE VOLONTIERS ENTRETENIR DES LIENS «QUASI PERMANENTS» AVEC LE LEADER HISTORIQUE DU FIS, ABASSI MADANI, ET SON BRAS DROIT ALI BELHADJ, QUI ONT CROUPI DOUZE ANS DANS LES GEOLES ALGERIENNES ET ONT TOUJOURS REFUSE DE CONDAMNER LES ACTIVITES ARMEES DU GROUPE SALAFISTE POUR LA PREDICATION ET LE COMBAT (GSPC), DEVENU AL-QAIDA MAGHREB. QUELLE INFLUENCE S’APPRETE A EXERCER AL-RACHAD, ET EN TIRANT QUELLES FICELLES? UNE PLATEFORME EURO-ATLANTIQUE CHARGEE DE SURVEILLER LES CELLULES ISLAMISTES DORMANTES AYANT UNE VITRINE SUR INTERNET GARDE UN ŒIL ATTENTIF SUR LE MOUVEMENT. PAS DE COMMENTAIRE DU COTE DE L’AMBASSADEUR ALGERIEN A BERNE, QUI RECLAME NEANMOINS PONCTUELLEMENT A LA CONFEDERATION L’EXTRADITION DE MOURAD DHINA, CONDAMNE PAR CONTUMACE A 20 ANS DE RECLUSION CRIMINELLE. QUANT A LA POLICE FEDERALE, ELLE EXPLIQUE LACONIQUEMENT: «LE GROUPEMENT D’OPPOSITION POLITIQUE EST CONNU DE NOS SERVICES (NDLR: SERVICE ANALYSE ET PREVENTION DE LUTTE CONTRE LE TERRORISME), MAIS POUR L’INSTANT, ON NE DECELE AUCUN LIEN AVEC DES ACTES EXTREMISTES VIOLENTS.» EN ATTENDANT, LA CAMPAGNE DE RECRUTEMENT BAT SON PLEIN ET AL-RACHAD ENVISAGE DE SE DOTER DE SA PROPRE CHAINE TELEVISEE. DIRECTEUR DU CENTRE D’ETUDES ET DE RECHERCHE SUR LE MONDE ARABE ET MEDITERRANEEN (CERMAM) A GENEVE, L’ALGERIEN HASNI ABIDI SOULIGNE: «C’EST LA PREMIERE FOIS QUE DES ISLAMISTES INFLUENTS S’OUVRENT AUTANT. C’EST BON POUR LEUR IMAGE. C’EST DONC UN MOYEN DE RECRUTER LE PLUS POSSIBLE.» A LONDRES, MOHAMED LARBI ZITOUT, PILOTE DU PROJET D’AL-RACHAD, RESUME SANS DETOUR SON OBJECTIF: «NOUS PENSONS ORGANISER UNE SORTE D’INTIFADA, DE MANIFESTATION NATIONALE […]. IL Y AURA TOUJOURS UN PRIX A PAYER. L’ALGERIE, CE N’EST PAS LA GEORGIE, ON NE PEUT PAS REUSSIR UNE REVOLUTION QU’AVEC DES FLEURS.» De quoi s’agit-t-il ?? Je pense que dans ce cas il faut mieux aussi ameuter les MAKistes, les BERBERistes, les REGIONAListes, LES FLNIistes, les RNDISTES, LES UGTAistes, LES RCDistes, ou hiya rayha. On revient à la case départ, j’ai l’impression, !!!! On dirait que pour vous il suffit simplement de changer les hommes sans rien changer au système en place. Mes craintes se confirment, je suis « indécrotable » n’est-ce pas !!!!!!. Moi je pense toujours que les partisans du changement veulent un changement radical du système. On parle bien de constituante que je sache , non ????????




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  • mourad
    16 octobre 2009 at 3 h 53 min - Reply

    ca redonne vraiment de l’espoir a vous lire, merci a toutes et a tous




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  • admin
    16 octobre 2009 at 8 h 23 min - Reply

    Personnellement, et j’exprime là un avis personnel, je ne vois aucun inconvénient, bien au contraire, à un rapprochement avec Rachad. Bien plus, je souhaiterais uune coordination, et une union au sein d’un même front avec ces compatriotes qui déploient une activité remarquable dans leur lutte contre ce régime qui opprime notre pays. Mais je crois qu’il serait encore plus souhaitable que d’autres personnalités, des courant dits démocrates, et dits nationalistes adhèrent, avec nous tous qui recherchons une union sacrée pour le salut de l’Algérie, à la recherche d’une action appropriée pour la résistance, le recouvrement de la souveraineté populaire, et l’instauration d’une véritable république démocratique. De mon point de vue, et pour simplifier, cette union qui tendrait vers un même idéal doit reposer sur un Smig politique qui consacre les points suivants:
    – Le caractère immuable des fondamentaux de la nation algérienne qui sont son identité araboberbere et sa religion.
    – La souveraineté du peuple algérien en tant que seule source de légitimité.
    – L’instauration d’une véritable démocratie, calquée sur le modèle universel, mais qui tienne compte de nos valeurs civilisationnelles.
    -L’alternance au pouvoir, et le libre exercice politique, déterminés par le seul moyen de la consultation populaire .
    DB




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  • tacili
    16 octobre 2009 at 12 h 41 min - Reply

    @ M. Dahbi

    Vous m’avez mal compris. Une dose de secret et necessaire dans toute entreprise politique mais pas une overdose evidemment. Je crois qu’etaler un plan d’action comme ca dans un espace public est naif si l’on sait les capacites destructives de l’ennemi.

    Si le pouvoir peut lire nos pensees aussi aisement il lui sera facile de nous contrer. La surprise est un facteur majeur en politique et il en faut pas que le forum se transforme en idealisme beat.

    J’espere que mon idee est plus claire.

    Merci.




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  • general
    16 octobre 2009 at 13 h 45 min - Reply

    moi je pense que 50 ans d’idiotie barakat. le monde arabe ne semble pas vouloir quitter les dernieres places dans tous les domaines , mon avis est qu il faut un changement radical auquel d’ailleurs je ne crois vraiment tellement les mentalités sont restes primitives en algerie. C’est pour cela que j’ai posé une question à Monsieur Sidhoum comment réaliser le changement sans que les opportunistes de tout bord n’en profite pour detourner encore une fois les voiesde la raison et de la justice ? quelle sont les précautions à prendre ? je n’ai vraiment pas vu de l’engouement au changement chez la majorité des algeriens . les émeutes se ressemblent toutes aucune revendication de changement politique sauf peut etre chez mes freres kabyles qui sont maintenant affaiblis comme l’a si juste rematqué un commentariste dans ce journal.salutations.

    Je me suis permis de supprimer la première partie de votre commentaire pour ne pas entrer dans une vive polémique avec un intervenant. Je reconnais que le terme blessant qu’il avait utilisé m’avait dans un premier temps échappé et que j’ai supprimé d’ailleurs. Evitons les dérapages verbaux qui nous font sortir du sujet.
    Pour répondre à votre question, les opportunistes ont toujours existé et existeront toujours. Lâches et vils, ils sont toujours aux aguets pour être avec « el waguef » du moment. Dans un Etat de non-droit, ils pullulent. C’est le cas de notre malheureux pays. La construction de l’Etat de Droit permet de réduire considérablement leur nombre et leur nuisibilité. A nous d’essayer de construire cet Etat de Droit qui n’excluera personne.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine




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  • admin
    16 octobre 2009 at 16 h 22 min - Reply

    A notre frère Brahim,
    Je crois que votre naïveté politique (et je vous le dis avec toute la fraternité et le respect que j’ai pour vous) vous a joué des tours et vous avez été pris dans le piège de l’intox de certains plumitifs étrangers qui n’ont rien à envier à notre poignée de plumitifs et mercenaires de la plume (à ne pas confondre avec nos braves et courageux journalistes dont nombreux sont des Amis) qui se sont mis au service de l’action psychologique des « services » pour servir la criminelle politique de l’éradication qui a coûté très cher au pays.
    Votre message étant destiné à Brahim Younessi, je le laisserais donc répondre. J’interviendrais par la suite si c’est nécessaire. Mais le minimum d’honnêteté intellectuelle et d’éthique politique fait que le lecteur doit également prendre connaissance du droit de réponse de l’une des victimes de cette crasseuse diffamation télécommandée et qu’est notre frère , Mr le Dr Mourad Dhina.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine

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    Je vous rassure, Madame Moussadek, le changement en Algérie se fera avec « des fleurs »…

    J’ai lu avec intérêt l’article publié aujourd’hui par le journal Le Temps (LT du 26 juin 2007) et signé par Madame Marion Moussadek. « En finir avec la dictature de Bouteflika » est le titre choisi pour un article qui voulait faire état du lancement du mouvement Rachad. Et c’est justement la façon de présenter Rachad dans cet article qui m’interpelle et m’incite à faire une mise au point.

    Je me rappelle ainsi avoir prononcé le mot « non-violence » une vingtaine de fois lors de ma discussion avec Mme Moussadek. Ceci ne l’a apparemment pas convaincue car elle n’a voulu y voir que le signe que « derrière ‘ces voies non violentes’ que Rachad prône, se cache un passé lourd d’activisme islamiste. » Il est donc évident que, soit j’ai failli dans ma tentative de présentation de Rachad, ou bien que le « lourd passé d’activisme islamiste » a tant pesé sur le subconscient de mon interviewer. En tout état de cause, je me dois de clarifier certains points.

    D’abord, la dictature qui est dénoncée n’est pas tant celle de M. Bouteflika mais bien celle, plus réelle et effective, de la Direction du renseignement et de la sécurité (DRS), c’est à dire les services secrets de l’armée en Algérie. Ceci ne disculpe cependant pas M. Bouteflika d’être un allié – convaincu ou conjoncturel là n’est pas la question – et aussi une vitrine légalisant cette dictature. Rachad vise donc essentiellement à mettre un terme à cette dictature et à redonner aux « services » leur mission légale sous le contrôle d’institutions librement élues et légitimes.

    Il m’est aussi « reproché » dans l’article en question d’entretenir des liens avec le président et le vice-président du Front Islamique du Salut (FIS) « qui ont croupi douze ans dans les geôles algériennes et ont toujours refusé de condamner les activités armées du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), devenu Al-Qaida Maghreb ». Je sentais bien l’acharnement de mon interlocutrice à mettre en lumière un tel lien, ce qui l’a conduite à reconnaître néanmoins que je me défendais de « relayer tout discours propagandiste ». Sur le fond de cet aspect, je dirai que Rachad a déjà entamé des contacts avec diverses personnalités et associations algériennes, y compris des agents de l’Etat algérien, fussent-ils civils ou militaires, pour justement rassembler le maximum d’Algériens et Algériennes en vue du changement tant souhaité.

    En ce qui me concerne personnellement, je trouve naturel que d’agir dans ce sens, en gardant, entre autres, des contacts avec MM. Abbassi et Benhadj. Il faut aussi noter que le hasard du calendrier a fait que cet article soit publié quelques jours après que le Comité des Droits de l’Homme de l’ONU ait rendu publique sa condamnation du régime algérien pour avoir « arbitrairement détenu M. Abbassi ». Une décision similaire devrait suivre pour le cas de M. Benhadj. Cette importante décision qui montre bien sous quelle perspective doivent être comprises les condamnations émises par les justices aux ordres. Sous ce même registre, je ne peux que saluer la publication par « Le Temps » – ce jour même – d’un article fort intéressant sur M. Dick Marty où il invite à « déclencher une dynamique de la vérité » afin justement d’éviter des dérapages.

    Les relations de Rachad sont et seront toujours basées sur les principes et méthodes d’action que notre Mouvement a rendu publiques et les élucubrations mises en avant par Mme Moussadek ne peuvent prétendre s’approcher d’une quelconque réalité et encore moins susciter le doute sur les méthodes prônées par Rachad.

    Ceci m’amène à réaffirmer clairement que le choix stratégique de Rachad consiste à amener le changement par des voies exclusivement non-violentes. Ce choix n’est pas dicté par des considérations liées aux barbouzes regroupés en « plateforme euro-atlantique chargée de surveiller les cellules islamistes dormantes » ni à la prétendue sempiternelle vigilance des services de police à l’égard de groupes comme Rachad dont estime nécessaire de nous rassurer l’auteur de l’article. Il découle d’une analyse approfondie de la réalité algérienne et aussi par la constatation que seule une action de changement rassembleuse et authentiquement voulue par les Algériens et Algériennes pourra mettre un terme à la dictature et à la culture du coup d’Etat et du fait accompli.

    Le terme « intifada » à travers lequel Mme Moussadek a cru entrevoir une « dérive violente » ne doit pas être compris dans le contexte du conflit palestinien. Il fait plutôt référence à un besoin de « bouger », de dire non à la dictature, non à la corruption, non à l’arbitraire. On a besoin d’une « intifada » qui secouerait (c’est en fait une traduction du verbe intafada) l’ordre de déliquescence tant voulu par le pouvoir en place. Rachad affinera sa tactique de changement à la lumière des contacts et débats qu’elle aura avec le maximum d’Algériens et Algériennes. Et malgré le message avec lequel a été conclu l’article de Mme Moussadek, Rachad fera tout ce qui est en son pouvoir pour que le changement, raisonnable et responsable, se fasse effectivement avec des fleurs ! Certains n’y croient pas et d’autres ne le souhaitent pas, Rachad œuvrera cependant pour le concrétiser.

    Dr Mourad Dhina

    Membre du Secrétariat du Mouvement Rachad

    26 juin 2007




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  • tamezgha
    16 octobre 2009 at 17 h 28 min - Reply

    Pourquoi ne pas réallumer la flamme de saint égidio qui renferme toute la composante algerienne dont des representants des droits de l’homme algeriennne .La plate forme de saint égidio a fait trembler le pouvoir en place,le seul qui a basculer de l’autre coté est louisa hannoun sinon l’ensemble des participants a cette plate forme est toujour dans l’opposition.




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  • Mohamed Jabara (jnsplu)
    16 octobre 2009 at 18 h 06 min - Reply

    @Saint Augustin
    Ton commentaire du oct 13, 2009 16:34

    Citation: Le peuple algérien n’est pas assez mur (mature) pour décider de lui-même de son devenir.

    Je ne sais si c’est une question de maitrise de la langue française ou si c’est vraiment ce que tu penses. Si c’est vraiment ce que tu penses de ton peuple, c’est toi qui n’est pas mûr politiquement. Un peuple est toujours en mesure de disposer de lui même car être libre ne demande aucun savoir, aucune culture, aucune science infuse.

    Citation: Certain veulent la charia pour tout le monde !? Est-ce possible ? D’autres la laïcité et le respect pour tout le monde.

    La aussi je retrouve le même imbroglio, la charia, opposée à la laicité source de respect. Parceque pour toi la charia n’est pas à associer au respect. Et tu trouves l’idée normale ?

    Donc la démocratie (le pouvoir par le peuple !?) n’est pas pour demain en Algérie

    La démocratie n’a jamais été le pouvoir par le peuple sauf en cas de démocratie directe, notion qui a eu peu d’applications au cours de l’Histoire humaine. La démocratie représentative est une farce, mais représente un outil plus ou moins effcace en fonction des mains qui le manipulent.

    Citation: En attendant les crocodiles et les requins aiment bien nager en eau troubles où ils trouvent leur bonheur.

    Oui, tu as raison.

    @Monsieur Abdelkader DEHBI.

    Vous dites 2/– Je demande à l’Administration du site LGQ, de réfléchir à la possibilité d’exiger des intervenants dans nos débats, de quitter l’anonymat, sauf pour des raisons vraiment valables.C’est d’abord un gage moral d’engagement et ensuite, c’est un geste de cohérence, par rapport à la philosophie de l’Appel.

    Il est vrai Monsieur DEHBI que l’anonymat ne nous protège pas des foudres du régime s’il le voulait. Les adresses internet que nous utilisons sont aussi significatives que nos propres adresses physiques. En ce qui me concerne, je voudrais que vous me disiez la différence que vous trouvez entre « jnsplu » et « Mohamed Jabara » je pense que vous n’en trouvez aucune et pour cause, les deux représentent un délaissé comme il en existe tant. Peut être meme que vous connaissez mieux « jnsplu » de par vos périgrénations sur le net que « Mohamed Jabara ».

    Je vais dorénavant signer de mon vrai nom pour vous faire plaisir car votre passé me dit que vous faite partie de ceux à qui nous devons beaucoup.

    Mais sincèrement je n’en vois pas l’utilité (d’afficher notre véritable identité je veux dire), en ce qui me concerne du moins, car je ne suis rien sur la place. Ceux qui sont connus le sont pour deux raisons seulement: Ou ils se sont distingués en ayant des accointances dans le système qui les à propulsés non pas pour compétence mais pour compromission plutot, ou ceux qui s’y sont opposés et qui ainsi ont fait parler d’eux. La troisième catégorie, ce sont les laissés pour compte dont je crois faire partie. Je ne vois pas une quatrième catégorie, mais peut etre qu’elle existe et que c’est elle que vous visez, ce qui raccorderait votre logique à la mienne.

    En conséquence, s’il y a nécessité de connaitre les noms des gens c’est pour les situer dans l’une de ces catégories afin de savoir quelle attitude tenir à leur égard. Il est vrai que tant qu’ils sont dans l’anonymat nous n’avons d’eux qu’une représentation intellectuelle qui découle de leur manière de discuter, de réfléchir et de poser les problèmes et de les résoudre, cela semble en politique insuffisant. Et apparemment il s’agit ici d’un forum politique ou je n’ai rien à faire quant à moi, mais j’y suis par la force des choses pour tenter d’apporter ma modeste obole à mon pays, comme beaucoup je suppose, sans plus, je ne comptepasme lancer en politique, elle ne m’interesse pas.

    Par conséquent, si les internautes qui fréquentent ce site sont des politiques, il est de leur interet politique de se faire connaitre, peu etre que disposant des qualités requises ils seront les futurs représentants de notre peuple, car ce n’est pas en étant dans l’anonymat qu’on fait de la politique mais en s’affichant publiquement, en donnant des avis et en se faisant connaitre, afin de faire naitre un crédit et le faire fructifier.

    Mais comme ils doivent connaitre mieux leur interet etqu’ilssont libres d’opter pour ce qu’ils décident, je ne pense pas qu’il serait judicieux pour l’Admin de leur imposer quoi que ce soit.

    J’espère que vous ne m’en voudrez pas pour cet avis.

    Respectueusement.




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  • Brahim YOUNESSI
    16 octobre 2009 at 18 h 20 min - Reply

    Bonjour,

    Je partage tout à fait la réserve qu’émet si Abdelkader Dehbi. Il ne s’agit pas de fusionner avec Rachad mais de travailler ensemble, chacun selon sa sensibilité. Evidemment, la ligne éditoriale que nous défendrons doit être celle de l’Appel. C’est notre lien, notre cordon ombilical. Rachad a sa charte, sa stratégie qui lui sont propres. Mon espoir est que la direction et les partisand de ce mouvement s’ouvrent à cette perspective au cas où, bien sûr, une majorité se dégage parmi nous pour emprunter cette voie. Je crois qu’il nous faut toujours choisir le chemin de l’union dans le dialogue et le débat. Ma conviction est que, si cela se produisait, d’autres viendront s’agréger à ce rassemblement qui doit se construire dans la diversité des opinions.
    BY




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  • moura
    16 octobre 2009 at 18 h 40 min - Reply

    @ signataires de l’appel du 19 mars:
    Achu l’elite nationale nagh poitique natinalle,mr Salah dine sidhoum;je suis le moins « elite et politique » des intervenants de LQA ,mais je revendique cette elite pour ce changement et ce FNC . Cette elite à qui vous supposez une existance est soit sclérosé ou gelé dans le passé,soit pervertie ou carrement predatrice(personnelement je n’attend rien d’eux,du moins en tant que locomotive du FNC )
    Je n’attends rien de ce systéme pervers-predateur-destructeur et negateur,géré par des daffiste de l’armée coloniale. Cette Algerie dont nous revons ne peut etre construite que par ses zawali .
    Oublions nos sertitudes et nos verités,projetons nous vers l’avenir en s’acceptant tels que nous sommes sans exclusive. L’algerie se detruit petit à petit: L’eleve n’ecoute plus le maitre,l’enfant n’ecoute pus ses parents,le petit peuple ne se reconnait plus dans ses dirigeants: NOUS SOMMES EN PLEIN TYRANIE,sauvons les meubles.Je propose.
    -La proclamation du FNC sur le LQA le 1 novembre 2009.
    -Une representation par wilaya et par pays et/ou ville ou la densité de nos compatriotes est importante(de preference les signataires de l’appel du19 mars)
    – l’organisation par et autour du representant(les sympathies-adhesions dependent du credit du representant). les activités se feront par appel et par e-mail : il faut occuper la rue.
    -prevoir une cellule de reflexion permanente à l’ecoute du terrain,elle rappelera à chaque fois que c’est necessaire nos eventuels derives.
    -occuper Alger lorsque le FNC est pret et le peupe est pret.
    – negocier la transition avec les generaux et uniquement les generaux.
    Que la verité et la justice soient nos guides.

    Yenayass Avava awathnagh, yenayess ami aakalnagh !
    Fraternellement.
    Salah-Eddine




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  • said
    16 octobre 2009 at 19 h 27 min - Reply

    Bonjour à tous

    Moi je suis militant du RCD.
    Oui,moi aussi comme vous tous je veux le changement !!
    Pour un etat de droit, une séparation des pouvoirs, une démocratie qui incarne l’alternance au pouvoir, une justice sociale, etc …

    Que proposez-vous de concret ?

    merci




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  • said
    16 octobre 2009 at 19 h 32 min - Reply

    re – bonjour

    En tant qu’illustre inconnu (neanmoins militant du rcd), pourrais-je faire une proposition de changement ?




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  • BRAHIM
    16 octobre 2009 at 21 h 36 min - Reply

    Cher frère et ami Salah-Eddine. Je sais que vous ne me croirez en vous disant que je viens de découvrir RACHAD. L’internaute Brahim YOUNESSI n’a même pas besoin de me répondre car il n’y a rien entre nous. La réponse du Dr Mourad Dhina , membre du Secrétariat du Mouvement Rachad, que vous avez publié à la fin de votre post me suffit amplement. Moi je me suis posé des questions et le Dr Dhina m’a donné la réponse finalement. Je peux vous jurer aussi que je n’ai jamais entendu parlé de RACHAD. C’est peut grave et naîf pour moi comme vous le dîtes, mais je ne connaissais pas ce mouvement. Je sais que vous ne me croirez mais c’est ainsi. Moi je n’ai jamais militer dans un parti politique et je ne m’ai jamais eu de carte dans quelque parti que se soit (y compris au PAGS avec lequel j’ai eu pourtant des synpathies idéologique car je suis communiste) . Moi je suis pour un idéal de société dans mon pays , si cela se réalise tant mieux pour l’Algérie sinon tant pis pour moi. C’est tout. Etant un citoyen algérien qui me suis rangé, avec des réserves certes, dans « l’appel du 19 mars », je cherche à comprendre dans quel voie on veut se projeter, Si cela ne me convient pas , je révise ma trajectoire et ce n’est pas cela qui changera les convictions des autres ou le cours de l’histoire, c’est sûr. Je connais mon modeste rang. Mais par contre je connais très bien ce que vous appelez l’action psychologique des « services » pour les avoir trouver sur ma route en blouson et costumes cravates dans des voitures banalisées, dans les commissariat et à l’université d’Alger dans les années 1970 , pour les retrouver malheureusement encore, mais en kamis, claquettes et barbe, dans les années 80 et surtout 90. Et pour finir , chacun est libre de choisir son idéal de société , voilà tout. Pour moi, le changement d’accord mais pas à n’importe quelle condition. C’est cela mon credo et j’ai raison d’être prudent puisque j’ai décidé , si les choses s’éclaicissent, de décliner mon identité et de militer avec le mouvement pour le changement que j’encourage malgré tout depuis un bon bout de temps car si ce combat est pour la liberté et la démocratie cela en vaut la chandelle.




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  • Brahim YOUNESSI
    16 octobre 2009 at 22 h 12 min - Reply

    Bonjour,

    J’exprime mon entière adhésion aux critères avancés par Djamel Eddin Benchenouf. Je ne crois pas qu’il se trouve une seule personne parmi ceux qui cherchent à changer de système pour les rejeter. La Constituante qui doit être, nécessairement, élue à la proportionnelle intégrale pour permettre la représentation de tous les courants, exige la participation de toutes les tendances à son élaboration. L’Assemblée constituante ne peut qu’être démocratique pour que la constitution ait à la fois une légitimité et une légalité que personne ne pourra contester.
    D’autre part, j’apporte mon totale soutien à la proposition de Si Abdelkader Dehbi de se débarasser de l’anonymat si nous voulons avancer ensemble vers un mouvement ouvert, démocratique, sérieux. Je ne crois pas qu’il soit possible de travailler avec des gens dont on ne connaît même pas l’identité réelle. Il aurait été également utile de connaître les parcours et les itinéraires politiques des uns et des autres. Tout doit se faire dans la transparence et la clarté. Je peux comprendre la clandestinité de certains, mais celle-ci doit être l’exception.
    BY




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  • malika
    16 octobre 2009 at 22 h 36 min - Reply

    Je sens une certaine effervescence autour de l’article du frère Sidhoum et cela est de bonne augure pour le mouvement et notre pays. Juste une petite intervention à propos du rapprochement avec d’autres forces d’opposition, je crois que le FNC se démarquera des expériences du passé justement par son caractère inclusif des Algériennes et Algériens convaincus de l’idéal démocratique universel comme solution à la crise de notre pays. La majeure partie du peuple croit aux 3 piliers qui cimentent notre identité nationale: amazighité, arabité et islam. C’est le minimum sur lequel doit se faire le consensus des personnalités et/ou groupes avec lesquels le FNC collaborera.

    Je suis d’avis même que le mouvement issu de l’Appel du 19 puisse faire la jonction entre les différentes forces (groupes et individus) qui militent pour un État droit en Algérie selon le principe de la non-violence. Ce qui est notamment le cas de Rachad. On devrait mettre de côté le discours si cher à l’Occident, sur la peur des islamistes. Nous sommes Algériens et savons combien l’instrumentalisation de l’Islam de part et d’autre nous a coûtée en drame et en dévastation. Aujourd’hui, il y a les verrous du système à faire sauter pour l’émergence de ce pays dont nous rêvons. Donnons-nous cette chance de croire que nous capables de vivre ensemble comme ces peuples que nous admirons pour leur sens du dialogue et du consensus toujours au service de leur patrie. Et de la façon dont les choses évoluent autour de la création du FNC, tous les espoirs sont permis. Ce 1er novembre signera peut-être le renouveau de notre indépendance.

    @frère Dehbi. Concernant l’anonymat, cela ne me semble pas important à ce stade-ci des échanges. Du moment que nous sommes identifiés auprès des responsables du site, utiliser un pseudo sur LQA ne change rien.




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  • Brahim YOUNESSI
    17 octobre 2009 at 1 h 41 min - Reply

    Bonjour,

    Honnêtement, j’ai hésité à répondre à M. Brahim. Je le fais tardivement. Je ne fuis jamais le débat ou le combat. Comme lui, c’est le système que je veux changer, pardonnez, s’ils vous plait, l’utilisation de la première personne du singulier. Et je veux le changer avec les autres parce que sans toutes les composantes de la société algérienne, je me répète, il n’ y a point de changement possible dans le sens du respect de la pluralité et de la démocratie comme moyen de gestion des conflictualités politiques, idéologiques, culturelles, sociales. Oui, personnellement, je suis prêt et disposé à discuter avec tout le monde pour démolir ce système militaro-bureaucratique, bien que je sais qu’il ne faut pas manger avec le diable même à l’aide d’une longue cuillère.
    BY




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  • Salah Bouzid
    17 octobre 2009 at 2 h 34 min - Reply

    Cher frère Said

    Méfiez-vous de ce que vous souhaitez!

    Vous risquez de vous tromper de peuple une nouvelle fois.

    Non, je plaisante.

    En général, l’être humain a peur du changement parce que celà produit de l’instabilité et parfois des situations imprévisibles




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  • tamezgha
    17 octobre 2009 at 7 h 29 min - Reply

    D’abord je voudrais dire a tous mes freres algeriens de ne pas dévier de l’appel du 19,car c’est un appel un front de changement de regime que tout le monde souhaite,ce n’est pas un debat sur la langue arabe ou berbere,car de ce coté la IL N’YA AUCUN PROBLEME,autant aucun algerien n’a contesté le fait que la langue berbere soit nationalisé par la junte dans la constitution ,autant aucun algerien ne la refusera pour son officiallisation, donc de se coté la il n’aya aucun algeriens qui va sortir dans la rue contesté son HISTOIRE.
    Si dans l’avenir y’aurais des problemes je dirais que ce sera un probleme de projet entre chariaa et laic,et non pas berebere et arabe comme certains veulent nous le faire croire ,donc ne tomber pas dans le piége et l’amalgame voulu et entretenue par le pouvoir pour ne rien changer et menacé les algeriens entre eux,s’ils vous plait rester dans l’appel DU CHANGEMENT de cette pourriture,car on est dans l’urgence absolu .




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  • Résigné
    17 octobre 2009 at 15 h 27 min - Reply

    Permettez-moi d’apporter ma contribution, si elle peut être considérée comme telle, à ce riche débat initié par notre frère Sidhoum.
    La question posée est : Voulons-nous vraiment le changement ?
    La réponse à cette question dans un contexte algérien que tout le monde connaît est évidente, à moins que la parabole de Fellag sur l’algérien qui creuse après avoir touché le fond ne s’avère un réel projet de… société et ne prenne tout son sens.
    Maintenant, il ne suffit pas de vouloir, il faut pouvoir.
    La question que je me pose est : Le peuple peut-il initier le changement ? Si oui. Comment ?
    Peut-il changer le cours des choses sans coup férir, alors que d’un autre côté, ceux qui profitent du statuquo n’ont aucun intérêt à ce que les choses changent.
    Le peuple peut-il changer les choses par l’intermédiaire de leaders sincères et dévoués que l’Algérie n’en a pas ou peu ?
    Doit-il recourir à une révolution populaire dont le résultat sera incertain ?
    J’avoue que des fois, il y a de quoi être résigné.




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  • IDIR
    17 octobre 2009 at 17 h 07 min - Reply

    Monsieur S.E. SIDHOUM,

    Nous avons, en Algérie et à travers le monde, des millions de concitoyens qui travaillent pour maintenir et faire demeurer l’Etat Nation au sein de notre communauté, un Etat de droits. Vous avez remarqué, sans doute, autour de vous, dans votre quotidien, les généreux donateurs d’idées, c’est une qualité et une générosité. Dans ce débat, le but est de rassembler les idées, les meilleurs. Nous devons rejeter les pires.

    Nous allons bientôt vers l’anniversaire du 1er novembre 1954. Voici un retour (en arrière) à travers une excellente contribution du Professeur Chems Eddine CHITOUR :

    1er novembre 1954 : C’était le début d’une belle révolution

    http://www.alterinfo.net/1er-novembre-1954-C-etait-le-debut-d-une-belle-revolution

    Admirable rappel : Notre pays doit retrouver le chemin de la sérénité. Il doit libérer les énergies en réhabilitant les valeurs du travail, de l’effort et du mérite. Il n’y a pas d’autre issue. Pour faire court, la Révolution de novembre devra être réappropriée par la jeunesse à qui on doit donner une perspective de sortie du tunnel autrement que celle de l’évasion.

    Une révolution de l’intelligence est certainement la solution.
    Fraternellement
    IDIR




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  • malika
    17 octobre 2009 at 17 h 21 min - Reply

    @frère Younessi
    Après votre intervention, je reviens sur la question de l’anonymat qui me semble-t-il commence à poser problèmes pour certains. Personnellement, je juge qu’il n’est pas nécessaire de se présenter comme vous le demandez en mettant en avant notre personne et nos compétences. Si je suis présente sur ce site, c’est que je m’identifie à ses initiateurs et je partage autant leurs préoccupations quand au sort désastreux de notre peuple que le rêve de retrouver cette Algérie unie et plurielle. Ai-je besoin de dire qui je suis, en plus d’être Algérienne qui souscrit à l’Appel du 19 mars? De mon point de vue, les gens peuvent s’exprimer librement s’ils le souhaitent, du moins comme je l’ai dit précédemment, à ce stade-ci du mouvement. À moins que la majorité des intervenants ne décident autrement. Auquel cas, les concernés prendront acte.




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  • Mohand Tahar MOHAMMEDI
    17 octobre 2009 at 20 h 30 min - Reply

    La démocratie ne consiste pas à s’unir, mais à savoir se diviser , et l’exemple le plus déterminant est le 1er Novembre 1954 ou l’élite politique de l’époque ne se sont pas unis mais ils ont su se diviser on faisons table rase de leurs divergences afin de concrétiser une stratégie commune de lutte contre le colonialisme et cela a permis quelque soit les résultats politiques de l’époque la naissance d’une première république algérienne, et Novembre 2009 doit être l’occasion pour nous d’agir pour constituer ce front de changement et permettre la consécration de la deuxième république algérienne avec des institutions démocratiques réelle, face à la difficulté de mettre fin a ce régime pacifiquement, il est nécessaire de créer une cellule de réflexion qui va étudier une stratégie efficace en s’appuyant sur le peuple pour élaborer tous les scénarios possibles pour mettre fin démocratiquement au régime actuel et puis anticiper avec précision les résultats politiques de cette stratégie pour ne pas tomber dans le même piège du passé et surtout donner une vraie visibilité politique de la futur démocratie Algérienne.




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  • nomade
    17 octobre 2009 at 21 h 05 min - Reply

    oui une television pour atteindre toutes les couches du peuple algerien sera une arme fatale contre cette association de malfaiteurs . je suis pret a contribuer financierement avec une cotisation mensuelle.il ne faut pas compter sur les riches algeriens vu qu’ils sont atteles au pouvoir.
    ils nous faut de l’action !!!




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  • nomade
    17 octobre 2009 at 21 h 53 min - Reply

    l’idée d’ancrer ou de travailler avec RACHAD est très intéressante .LES INFATIGUABLES COMBATTANTS : LARBI ZITOUT , MOURAD DHINA ET MOHAMED AROUA seront d’un apport très bénéfique au mouvement.
    malheureusement certains internautes rejettent rachad et la mettent sur le même pied d’égalité que la mak, le rcd , le fln marionnettes du pouvoir.
    rachad est rejetée a cause de sa couleur islamique et arabe , biensur la bouteille et la laïcité prime sur la liberté.
    tant qu’on se trompera de cible , les imposteurs jubileront !!!!!




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  • tacili
    17 octobre 2009 at 22 h 44 min - Reply

    Aux administrateurs du site :

    Dans la mesure ou je ne peux pas, pour des raisons personnelles, participer en utilisant mon vrai nom et devant la manifeste susceptibilite de certains intervenants vis a vis de cette question j’ai pris la decision de ne plus intervenir dans les debats pour ne pas « polluer » l’atmosphere.

    J’ai, neanmoins, peur qu’un brin d’elitisme se cache dans les meandres de certaines pensees et que « Kibar Al Qawm » usent de ce subterfuge comme l’a bien exprime L’Imam Ali :  » Kalimatou haqin ourida biha batil ».

    Je continuerai, toutefois, a etre un lecteur assidu du Quotidien.

    Mon respect a toutes et a tous.

    ___________________
    Le souhait de sortir de l’anonymat a été émis par certains de nos frères. Mais ce n’est pas une obligation. Vous êtes toujours le bienvenu et continuez à participer aux débats. N’ayez aucune crainte. Ce site n’est point élitiste. Je l’ai toujours dit et répété: il appartient à toutes et à tous ceux qui se reconnaissent dans les valeurs et principes de l’Appel et à toutes celles et ceux qui veulent servir l’Algérie, chacun avec ses modestes moyens.
    Au plaisir de vous relire.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine




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  • simozrag
    18 octobre 2009 at 9 h 10 min - Reply

    Il est certain que, pour sortir de l’état de décrépitude dans lequel se trouve notre pays, la plupart des Algériens aspire au changement. Mais quel changement ? Le changement n’est pas chose facile. Il exige des efforts et des sacrifices. Des sacrifices d’intérêts, de comportements, de mentalités afin de pouvoir faire des concessions, de savoir abandonner la polémique (sur des futilités), d’aller un peu plus loin dans le sens du partage, de la tolérance, de la compréhension (pourquoi pas de l’amour) de l’autre, du dépassement de l’égo et vers d’autres valeurs que la crise a fait disparaître.
    Concernant la nature du régime lié au changement, Je crois savoir qu’il a été convenu dans les débats entre les signataires de l’Appel et avant le lancement de celui-ci que cette question sera soumise au verdict du peuple. Le peuple est seul souverain et lui seul pourra choisir son système politique. C’est l’un des attributs essentiels de la souveraineté.
    Pour rappel, les signataires ont mis l’accent sur la Déclaration du 1er novembre 1954 dont les principes seront adoptés comme base de fonctionnement des institutions, notamment : le respect des libertés collectives et individuelles, l’alternance au pouvoir, l’égalité devant la loi, le partage équitable des ressources nationales, entre autres.
    D’aucuns semblent mettre l’islam à l’index, arguant du comportement de certains « islamistes » sans s’assurer ni de leurs qualités (vrais ou faux musulmans) ni des raisons qui les ont poussés à agir ou réagir de manière si j’ose dire condamnable. Il y a des réactions à la mesure des exactions. Comment reprocher à un jeune de prendre les armes s’il est le seul survivant d’un massacre, si on a tué sa famille, ses parents, ses frères, comme c’est le cas des bombardements aveugles en Palestine ou en Afghanistan ? Dans pareilles situations, la réaction est la même, que la victime soit musulmane ou autre. D’ailleurs l’Islam exhorte au pardon, non à la vengeance, y compris dans les pires cas d’agression. Nous avons essayé plusieurs idéologies, plusieurs régimes, plusieurs systèmes depuis l’indépendance. Avons-nous essayé l’Islam ? Ceux qui fustigent l’Islam, est-ce qu’ils connaissent ses principes, ses valeurs, son système de gouvernance ? Sont-ils conscients du fait que l’économie islamique est en passe d’être enseignée et appliquée en Occident dont l’économie est en faillite. Ceux qui critiquent l’Islam peuvent-ils nous montrer ses failles, socialement et politiquement parlant ? L’Islam n’admet pas la laïcité du fait qu’elle a dévié de son objectif initial. La laïcité originelle était basée sur la neutralité et le respect des religions, ce n’est plus le cas aujourd’hui, du moins vis-à-vis de l’islam. La laïcité fait la guerre à l’Islam même dans les pays musulmans. Il est un autre motif d’incompatibilité due au fait que l’islam considère la laïcité comme un concurrent déloyal. Il s’estime mieux placé pour jouer plus honnêtement ce rôle en reconnaissant les religions et en leur accordant la pleine liberté d’action et d’expression. Si certains concepts de l’Islam sont mal compris parce que pervertis par l’Occident, ce n’est pas à l’islam qu’il faut s’en prendre. En matière d’application de la loi (pourquoi avoir peur de la Charia du moment que c’est Dieu qui l’a édictée), il n’y a ni passe-droit ni laxisme. Si elle était appliquée dans notre pays, il n’y aurait pas autant de corruption, de détournements et de pillages. Quant à la violence, elle n’est pas inhérente à l’Islam. Elle vient de l’Occident. Faisons le bilan et on verra qui a tué plus que l’autre ? Prenons n’importe quelle période comme échantillon et voyons qui, des musulmans et des chrétiens, a perpétré le plus de massacres en vies humaines.
    Nul ne peut nier que les deux guerres mondiales ont été déclenchées par l’occident chrétien. La première guerre a fait neuf millions de morts et la deuxième guerre soixante-deux millions de morts. Le nombre total de morts au cours de ces deux conflits est de 71 millions. Il y avait sans doute des musulmans qui ont participé à ces guerres aux côtés des alliés, mais ils combattaient en tant que soldats indigènes, la plupart engagé de force comme chair à canon ? C’est pour cela que lors des batailles de Verdun où le nombre de morts parmi les musulmans dépasse les 100 000 on disait : soldats africains, matériel américain, victoire à la France.
    Qu’est-ce que l’occident a-t-il fait de bon pour les musulmans, les Arabes, les Berbères, bref pour les peuples du tiers monde ? Sous-développement, colonisation, acculturation, pillage, destruction, rejet des repères, valeurs et symboles.
    Il ne faut pas que l’occident nous inculque ses peurs et ses espoirs. L’Occident a toujours combattu l’islam et il ne cesse de le combattre. Que font les armées en Irak et en Afghanistan? Qu’on laisse les peuples décider de leur sort au lieu de les dresser les uns contre les autres. Comment expliquer le soutien des occidentaux à l’Etat hébreu, malgré ses multiples violations des droits et du droit, malgré les crimes odieux qu’il ne cesse de commettre contre un peuple sans défense, contre la faune et la flore, contre les lieux saints, les cimetières, les hôpitaux, les bâtiments de l’ONU ?
    Israël a violé les lois du Ciel et les lois de la Terre ; les Règles de la paix et de la Guerre ; Il a troublé la Paix des morts et celle des vivants. Il a violé ses propres engagements, les Conventions de Genève, la Charte et les résolutions de l’ONU, la Déclaration universelle des droits de l’Homme, le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, le Traité de Rome instituant la Cour Pénale internationale. Et avec son soutien inconditionnel, l’Occident le réconforte dans ses pratiques fascistes, inhumaines et illégales. Serions-nous d’accord pour l’occupation de la Palestine, la judaïsation d’al-Aqsa ? Pourquoi l’Occident (pas tous les occidentaux c’est vrai, mais la plupart) se plaint-il de l’arme nucléaire iranienne alors qu’Israël en possède plus d’une centaine. L’Occident convoite nos terres, nos richesses et nos valeurs. Serions-nous d’accord d’adopter ses systèmes politiques, économiques, ses modes de vie, de croyances, sa laïcité ? Cela, en nous refusant tout transfert de technologie, sauf les vieilles armes ! Au lieu de les mettre à la casse, on les fourgue à des régimes corrompus pour réprimer et massacrer leurs peuples. La plupart des dictatures sont maintenues grâce à l’appui de l’occident.
    Ce qu’il importe de retenir est que :
    1- Le changement doit s’opérer à partir et à l’intérieur de nos valeurs civilisationnelles.
    2- Tous les Algériens sont des frères, berbères, arabes, blancs, noirs, chacun de nous doit respecter les origines, les choix et les tendances des autres. Nous devons accepter nos différences, exclure l’exclusion, rejeter le rejet, bannir le bannissement.

    2- La démocratie est un mode d’exercice du pouvoir politique, c’est la doctrine d’un système et non pas le système lui-même. Le système est le cadre à l’intérieur duquel fonctionnent les institutions et les mécanismes du pouvoir dont la démocratie. A ce titre, la démocratie, à elle seule, ne peut être considérée comme alternative ni comme système. Aussi, il ne faut pas perdre de vue que la démocratie fait partie des valeurs islamiques. Par ailleurs, chaque démocratie a un fondement religieux et un cadre idéologique. La démocratie en Occident repose sur les valeurs du Christianisme et fonctionne à l’intérieur de systèmes socialistes ou libéraux. Celle d’Israël repose sur les valeurs du judaïsme, bien qu’oscillant entre les mêmes systèmes politiques (socialisme et libéralisme). De la même manière, l’islam en tant que religion et idéologie, foi et loi, sert à la fois de fondement et de cadre à la démocratie. Non seulement, il a sa propre démocratie, mais il fait des valeurs démocratiques – entre autres le respect des droits et des libertés dont le droit à l’opposition, l’alternance au pouvoir, l’élection des dirigeants, la Choura ou consultation – des droits et des devoirs sacrés et obligatoires dont on ne peut refuser ni la reconnaissance ni l’exercice. C’est la raison pour laquelle, on peut affirmer sans risque d’erreur que la démocratie islamique est plus juste et plus impartiale que toute autre démocratie du fait de son caractère religieux impliquant une lourde responsabilité vis-à-vis de Dieu. En islam, la démocratie est synonyme de justice, celle-ci étant le fondement et la raison d’être des religions et de l’envoi des messagers.
    Sauf, si l’on veut agir contrairement aux ordres de Dieu, et là ce sont les hommes, c’est-à-dire le peuple, qui doivent réagir, sinon ils répondront eux aussi devant Dieu de leur inaction, de leur silence face au mal de la tyrannie, outre les affres qu’ils subissent de cette tyrannie.
    La preuve que la démocratie islamique est plus juste réside dans le fait que le régime islamique ne s’impose pas. Il est lié à la condition de l’acceptation par le peuple et au libre choix de celui-ci. Le régime politique est comparable à une religion et la religion ne s’impose pas (Coran s2 v256).
    Le prophète ( sws ) a maudit l’imam qui dirige la prière à la tête d’une assemblée de fidèles contre leur gré. Que dire alors du gouvernement des hommes, en réalité plus important que la prière ? Le paradoxe est que les peuples musulmans n’ont jamais été consultés sur cette question, on leur a imposé des régimes laïcs contre leur gré. Pourtant, la démocratie elle-même commande que la nature du régime politique corresponde aux croyances, à la culture de la majorité des citoyens. Il est pour le moins injuste et antidémocratique d’imposer à un peuple un régime politique non conforme à ses choix, pire encore un régime contraire à ses croyances. Dans ce cas, on est en droit de s’interroger : Qui est plus démocratique que l’autre ? Ce qui s’impose par la force ou ce qui doit être librement choisi ?
    (J’ai mis deux jours pour poster ce message) Mes salutations à toutes et à tous




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  • IDIR
    18 octobre 2009 at 11 h 51 min - Reply

    Et si on parle de nous. Aujourd’hui, en Algérie et ailleurs, nous constatons chaque jour, dans notre entourage, des nouveaux riches. Certains de « ces nouveaux citoyens », sont entrés dans la conception matérialiste de l’être humain qui le limite à tourner autour de lui-même, autour de ses passions et de ses désirs, autour des besoins de son corps, autour de la partie animale de sa nature. Elle conduit à développer le cote matériel et animal de l’être humain et à lui accorder une importance exagérée, aux dépens des autres aspects de sa nature qui alors dépérissent et se flétrissent, s’ils ne disparaissent pas complètement.

    Ce développement excessif et trop rapide du côté matériel et animal de l’homme, du citoyen, est un développent néfaste, comparable à un cancer qui finit par conduire à la mort de l’individu. En effet, l’être humain doit vivre pour un objectif au-delà de ses passions et de ses désirs, au lieu de vivre comme un âne autour d’une meule à grain ou comme un bœuf autour d’un puits d’irrigation, tournant et tournant pour revenir sans cesse à son point de départ.

    Un écrivain occidental a dit à propos des existentialistes, dont la philosophie se borne à la réalisation par l’homme de sa propre existence : « L’existentialiste est semblable au chien qui court en tournant en rond pour attraper sa queue : il ne parvient pas à attraper sa queue et ne s’arrête pas pour autant de courir ; c’est un jeu auquel se livrent les chiens quand ils se trouvent désœuvrés, s’occupant ainsi à une action qui n’aboutit à rien. »

    Où se trouve le bonheur ? Nombreux sont ceux qui l’ont recherché là où il ne se trouve pas, et qui sont revenus les mains vides, épuisés, désespérés, comme quelqu’un qui aurait cherché des perles dans le désert !

    Certes, à toutes les époques, les gens ont essayé de le trouver dans les jouissances de l’argent, dans tous les plaisirs des sens ; mais ils se sont aperçus que cela ne suffisait jamais à conduire au bonheur, et que chaque nouveau plaisir ne faisait souvent que leur créer de nouveaux soucis.
    Cette pensée, cette vérité est à méditer pour avancer dans le débat.
    Fraternellement.




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  • Said
    18 octobre 2009 at 15 h 06 min - Reply

    Mon cher frere salah ,

    Jusqu’au jour d’aujourd’hui, j’assume toutes les positions de mon parti en toute conscience.
    Je n’ai pas encore trouver mieux sur la scene politique nationale qui réponde à ma vision des choses !

    Je n’ai pas peur du changement : j’y aspire comme vous tous. J’ai peur des cameleons. De ceux qui ne veulent pas assumer ouvertement leur appartenance politique. Car il s’agit de changer pour un projet de société donné. Il ne s’agit pas de changer pour changer.

    Oui, j’ai peur de me tromper de peuple une nouvelle fois.
    Je me suis dejà trompé en 1980, lorsque l’armée du peuple algerien a réprimé dans le sang les manifs estudiantines de TIZI sans que personne ne bougent le petit doigt.
    Je me suis trompé, lorsque la justice du peuple algerien a jeté en prison des citoyens qui réclamaient leurs droits politiques.
    Je me suis trompé en 1988, lorsque l’armée du peuple algerien a tiré sur des enfants algeriens.
    Je me suis trompé encore lorsque j’ai vu un peuple avide de liberté, opter pour le fanatisme.
    Je me suis encore trompé, lorsque j’ai vu des tetes algeriennes coupées par des mains algeriennes.
    Je me suis encore trompé, lorsque des gendarmes algeriens ont tué 126 algeriens devant 30 millions d’algeriens.

    Oui, mon cher Salah, je n’ai pas envie de me tromper de nouveau.

    Lorsque j’entends des gens diaboliser d’authentiques démocrates et trouver des vertus aux parrains des assassins, permettez-moi d’etre sceptique quant à la démarche !!

    mes respects à tous les intervenants
    _____________________________________

    Mon cher frère,
    C’est votre droit le plus absolu d’appartenir au parti qui vous plait. Seul le peuple souverain tranchera (même s’il fait un « mauvais choix ») in fine quant au choix de son projet de société et de ses représentants légitimes. C’est la conception universelle de la Démocratie qui n’a rien à voir avec la démocratie sélective made in Algeria. Et nous n’avons rien inventé.
    Avec tout le respect que j’ai pour vous, mais personnellement et en toute humilité, et contrairement à vous, je ne me suis pas trompé de peuple. Je suis issu de ce peuple avec ses qualités et ses défauts, ses forces et ses faiblesses.
    Je ne me suis pas trompé de peuple en avril 80 lorsque la répression s’est abattue sur la cité universitaire de Tizi-ouzou puis sur la population de la région. C’est une partie de notre peuple qui a souffert de cette répression. Et les 24 frères arrêtés à l’époque, dont de nombreux confrères et amis, faisaient partie de ce peuple et nous les avons défendus avec les moyens de bord.
    Je ne me suis pas trompé de peuple quand la « justice » d’exception du régime (et non du peuple) a jeté en prison des enfants du peuple dont mes amis Ali Yahia, Mokrane et Arezki Aït Larbi et dont le seul crime pour les uns a été d’avoir créé une ligue de défense des droits de l’homme et pour les autres d’avoir déposé une gerbe de fleurs sur la tombe de leurs parents Martyrs. Et nous étions aux côtés de ces enfants du peuple.
    Je ne me suis pas trompé de peuple et je n’ai pas insulté une partie de mon peuple quand elle a opté pour le FIS (appelons les choses par leur nom). Tout comme je n’ai pas fait de procès d’intention pour un parti qui n’avait pas encore gouverné. Soyez certain que si le FIS avait gouverné et avait porté atteinte à la Constitution, j’aurais été le premier à m’opposer à lui et j’aurais peut-être connu la prison.
    Je ne me suis pas trompé de peuple, mon cher Saïd, quand il avait donné mandat aux trois fronts pour diriger le pays durant 5 ans lors d’élections les moins truquées qu’a connu l’Algérie depuis l’indépendance.
    Je ne me suis pas trompé de peuple et j’ai dénoncé les atteintes massives aux droits de l’homme durant cette honteuse période où certains applaudissaient les tortionnaires et les miliciens. Tout comme j’ai dénoncé l’indigne…indignation sélective de cette minorité qui s’était trompée de peuple pour soutenir les criminels qui avaient ruiné le pays. Nous avons dénoncé et condamné les Algériens qui exécutaient sommairement, faisaient disparaitre et torturaient d’autres algériens au nom de la « sauvegarde de la démocratie » tout comme nous avons dénoncé et condamné les sbires des voyous de Zouabri et de Zitouni qui coupaient des têtes et massacraient des innocents au nom de l’Islam (Hacha El Islam).
    Je ne me suis pas trompé de peuple quand des criminels ont massacré plus de 120 de nos enfants en Kabylie en 2001 et je pense que la première liste des victimes (plus d’une centaine) avait été publiée par mes soins sur Algeria-Watch (que vous pouvez consulter et vérifier la date de parution), malgré ma situation personnelle de l’époque.

    Certes, je ne me suis jamais trompé de peuple, ce « ghachi » auquel j’appartiens, mais surtout, je ne me suis jamais trompé sur la nature de ce régime criminel qui a détruit mon pays et fait perdre ses repères à notre peuple et à sa jeunesse, réduite au suicide dans les maquis et en mer. Tout comme je ne me suis jamais trompé de cible. Les arabophones, les francophones, les islamistes, les communistes, les sociaux-démocrates, les kabyles, les arabes sont tous des Algériens à part entière et sont tous chez eux en Algérie. Nous devons sortir de ce piège de la division politique, pseudo-éthnique et culturelle et nous concentrer sur un seul but : la construction d’un Etat de Droit et d’une Algérie de toutes et de tous, sans exclure quiconque.
    Excusez ma franchise, mon cher Saïd et au plaisir de vous lire.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine




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  • abderazak
    18 octobre 2009 at 17 h 07 min - Reply

    après tant d’années d’observation;après moult réflexions,et ,après avoir pris connaissance de l’appel du 19 mars,et ensuite après l’interpellation du Dr SIDHOUM au sujet du changement ,et après avoir lu et analyser ces interventions;je sors avec l’idée que le changement tant espéré n’est pas chose facile et n’est pas pour demain vu la complexité de la situation;toutefois il n’est pas permis de se lamenter sur notre sort et de jeter l’anathème sur les autres ,il faut commencer à jeter les bases de la nouvelle république et oeuvrer sans relâche à rassembler les algériens toutes tendances confondus,car il y va de la survie de notre projet et de la nation algérienne,il faut bannir tout projet clanique ou régionaliste,il ne faut pas se précipiter pour cueillir le fruit avant qu’il soit mur!!il faut s’armer de patience de sérénité et de tolérance,c’est un travail de longue haleine …et pour être plus concret ;voila quelques propositions à étudier:
    _baser tout d’abord,sur le volet de la communication avec les supports médiatiques en notre possession(internet,télévision…)
    _penser à contacter et rassembler.certaines figures emblématiques(comme ça été fait à Geneve)telles que BENHADJ,A.HICHAM,D’HINA,ZITOUT,TABBOU,ABOUZAKARIA,BENMOHAMED,HADDAM…entres autres.
    _enfin s’imprégner de notre’histoire et des évènements qu’on connu d’autres peuples et sociétés afin de s’armer de patience et de sérénité en sachant qu’ aucun droit n’a été perdu,tant qu’il y a
    demandeur et que Dieu ne change ce qui est en nous tant qu’on a pas voulu le changement…




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  • MTM
    18 octobre 2009 at 19 h 00 min - Reply

    Pour savoir si on s’est trompé de peuple ou pas il n’y a que les consultations populaires, démocratiques, transparentes et libres qui puissent l’assurer. Lui reprocher son manque de réaction dans d’autres occasions tragiques, est à mon avis subjectif puisqu’en arrière-plan, on veut l’inculper de complicité de crime et lui porter la responsabilité de sa déchéance. C’est comme reprocher à Dieu tous les malheurs qui existent sur la Terre, ou lorsque quelqu’un n’a pas obtenu le sort favorable qu’il croit mériter, il déverse son venin sur son Créateur.

    Le silence d’un peuple ne traduit pas sa vraie nature, mais traduit une résignation face à la barbarie des militaires dont la puissance n’est nullement tenue avec les armes, mais par le soutien des traîtres et des illustres poltrons. (Pour répondre à notre frère Sidhoum; l’Algérie est conduite non pas par d’« illustres connus » mais par de célèbres légumes politiques)

    Le 27 décembre 1991, le peuple s’est librement exprimé. Il a choisi le parti du changement. Pris d’un profond regret, dans une déclaration grave et mémorable un certain Saadi a estimé qu’il s’est trompé de peuple. L’expression est devenue adverbiale. Mais ce que ne raconte pas l’histoire, c’est que l’occasion n’a pas été donnée au peuple pour savoir s’il s’est trompé lui-même ou pas sur le compte du FIS. Je pense à ce titre que beaucoup d’intellectuels islamistes auraient été déçus comme les nationalistes intègres au début de l’indépendance : les révolutions mangent ses enfants et les radicaux deviennent les maîtres de céans.
    Les décideurs ont inventé toute une mise en scène, horrible et sanglante, pour démontrer que le peuple s’est trompé, mais seuls qui se sont trompés de peuple, les croiront. Cette question n’est plus d’actualité, mais les leçons doivent être retenues.




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  • BRAHIM
    18 octobre 2009 at 19 h 34 min - Reply

    @ nomade
    je finis mon post ….., vous venez de m’aprendre que RACHAD est un courant arabo-musulman, moi je suis pour un courant ALGERIEN tout court . A bientôt et je te quitte seulement pour aller déguter ma bière.




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  • said
    18 octobre 2009 at 20 h 15 min - Reply

    M. S.E.Sidhoum
    Je respecte toutes les positions lorsqu’elles sont assumées. Votre réponse m’a édifié quant à la finalité de cette démarche que je trouve un peu idéaliste : vouloir concilier la chevre et le choux.
    Mon propos ne s’adressait pas à S.E.Sidhoum.
    Si vous considerez que c » faire un procés d’intention à un parti qui n’a pas encore gouverné », je vous renvoie aux positions et aux « depassements » de ce meme parti avant meme qu’il n’arrive au pouvoir. La violence a commencé bien avant l’arret du processus electoral sauf pour ceux qui ne veulent pas voir la réalité en face.
    Je ne pretends donner de leçons à personne. Ce n’est qu’un avis d’un citoyen « illustre inconnu » comme beaucoup d’intervenants sur ce site. Chacun est libre de ses idées, mais la naiveté politique a couté à l’humanité une guerre mondiale la plus meurtrière : hitler est arrivé au pouvoir par les elections. Chacun de nous, heureusement, pourrait faire son jugement sur les actes des uns et des autres. Je ne defends pas non plus ce pouvoir qui a tué 126 algeriens. Et à ce propos ce n’est pas votre position personnelle qui m’interessait mais celle de tous les autres algeriens que j’aurais aimé voir dans la rue pour au moins manifester un brin de « solidarité islamique » à l’égard de ces jeunes qui ont eu le courage d’affronter ce pouvoir assassin. C dans des actions pareilles que se construit la solidarité sincère et desinteressée.
    Je continuerai à suivre les debats sur cet espace si vous me le permettez. C aussi ça le debat contradictoire qui, j’espere fera avancer la démocratie.
    Je vous remercie pour votre patiente et vous souhaite bon courage dans votre entreprise .
    je vous prie de trouver ici l’expression de mon profond respect , à vous et à tous les intervenants .

    Avec tous mes respects

    ________________

    Je pensais que le message m’était destiné. Ce n’est pas grave. Bien au contraire cela nous a permis de débattre dans le calme et le respect, de la question que vous avez soulevé.
    Mais permettez-moi de vous dire que je ne suis pas idéaliste mais réaliste et pragmatique. Et je crois fermement que les Algériens de toutes les tendances politiques peuvent vivre ensemble de manière harmonieuse et dans un cadre véritablement démocratique (et encore une fois pas dans une démocratie spécifique qui exclue la majorité). Pour cela nous devons nous libérer de la fitna de ce régime mais aussi de la fitna entretenue par une minorité élitiste, déconnectée des réalités, qui voudrait imposer à la majorité, au nom d’une démocratie frelatée, son idéologie. Je suis vraiment étonné en vous lisant (concilier la chèvre et le chou !!!). Faut-il comprendre que les points de vue des uns et des autres sont inconciliables et que donc il y a deux peuples : l’un minoritaire éclairé et l’autre majoritaire obscurantiste, conservateur…..?
    Autre point. Vous dites : « Je ne defends pas non plus ce pouvoir qui a tué 126 algeriens ». Seules les 126 victimes de notre Kabylie vous émeuvent? Et les dizaines de milliers de disparus probablement tués après avoir torturés? Et les 250 000 autres algériens ? Encore une fois, pourquoi cette sélectivité ? Y-a-t-il des morts du 1er collège et des morts du 2e collège ? Encore une spécificité algérienne!
    Avec mes fraternelles salutations.
    Salah-Eddine




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  • tamezgha
    18 octobre 2009 at 21 h 54 min - Reply

    said@ peut-etre votre post est passé inaperçu un peu plus haut ,vous nous avez suggerer une proposition de changement,allez-y car toute idée ou proposition qui soit bénéfique au pays est la bienvenu.




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  • simozrag
    19 octobre 2009 at 1 h 53 min - Reply

    @Mr Saïd

    Le parti en question n’est en aucun cas responsable de la violence. Celle qui a commencé « avant l’arrêt du processus électoral » était déclenchée par les ennemis de la démocratie. Les responsables dudit parti ont vigoureusement condamné ces violences. Je vous renvoie aux médias de l’époque qui se sont fait l’écho de ces condamnations. Un parti qui a remporté les élections n’avait aucun intérêt à opter pour la violence. Il n’est pas besoin d’être un érudit pour savoir que la violence était commanditée par les généraux. Ces derniers voulaient salir, discréditer le FIS en organisant des attentats par-ci et par-là et lorsque leur plan a échoué, après que le FIS ait remporté les élections législatives, ces mêmes généraux ont organisé le putsch qui a fait basculer le pays dans le Chaos. Réfléchissez, cher frère Said, à qui profitait la violence ? A qui profite le crime comme on dit ? En tous cas pas à un parti vainqueur ! Aux élections locales du 12 juin 1990, le FIS avait remporté 953 communes (dont les plus importantes : Alger, Oran, Constantine, Annaba entre autres) sur 1539 et 32 wilayas sur 48. Ce score totalise plus de 75 % des voix. Au premier tour des élections législatives du 26 décembre 1991, il avait remporté 220 sièges sur 380. Une victoire éclatante confisquée par les généraux putschistes qui ont plongé le pays dans l’horreur.
    Des mauvais joueurs de Poker qui renversent la table quand ils perdent, on peut les comprendre. Mais, une poignée de gangsters qui ruinent le pays et prennent en otage tout un peuple, c’est quasiment inexplicable !




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  • A.By
    19 octobre 2009 at 4 h 22 min - Reply

    @ Cher Dr. Sidhoum
    Salutations à Tous.

    Je voudrais faire une seule proposition pour le moment. C’est celle qui concerne l’anonymat dans ce site LQA. Personnellement, je trouve que le choix est libre de le garder ou pas. Cependant, concernant les pseudonymes, il serait utile pour l’éthique et la bonne dynamique de l’échange qu’il serait le même pour chaque débat, en tous cas, c’est mon opinion.
    Par contre, ma proposition, serait dans le sens de lever l’anonymat sur la profession, la compétence, le cursus universitaire, la spécialité ou autre qui puisse aider le débat à se fructifier dans différentes spécialités lesquelles seraient complémentaires dans le but de réaliser un contrat national apolitique d’une union rassembleuse de tous les algériens et algériennes. Il est temps qu’on structure le débat-étude pour en tirer quelque chose de tangible, réalisable. Utilisons cette énergie d’échanges pour apporter quelque chose de nouveau à la communauté. Il n’est plus question de faire de la politique* dans cette future union, mais seulement pour expulser en commun ce pouvoir machiavelique de notre pays.




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  • Rbaoui
    19 octobre 2009 at 7 h 21 min - Reply

    A l’ Appel du 19 Mars 2009 je suis persuade que tous les Algeriens vont repondre et participer a la reussite de cette grande et merveilleuse entreprise .
    Toutes les suggestions et initiatives personnelles sont les bienvenues sur la base de l’appel
    du 19 Mars 2009, actuellement en Federation de Russie nous( citoyens algeriens ) avons appele a tous les membres de la communaute algerienne a prendre connaissance de l’appel du 19 Mars 2009 et si necessaire de joindre le bureau de coordination par courrier electronique: appel19mars2009@hotmail.fr




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  • Tarik Ben Ziad
    19 octobre 2009 at 7 h 27 min - Reply

    Il faut y croire et oser
    Je vous propose en premier lieu de mètre tout le monde devant leurs responsabilités et devant l’histoire. Moi je crois au minimum en moi et en vous tous ici qui sont parmi la crème de notre société. . Ceci dit. Je propose que l’appel du printemps 19 Mars, maintenant qu’il est discuté, et des fois avec hargne, soit faxé en premier à toutes les rédactions des medias algériens étatiques ou privées. On attendra d’abord leurs appréciations et critiques, qu’elles soient négatives ou positives. Les soumis parmi eux vont faire comme s’ils n’ont rien reçus. Car tout noble journaliste ou journal qui s’on proclame voudra par instinct professionnel donner suite et creuser. Je sais que ce cite est surveillé et lu à la lettre prêt et qu’il fait mouche tout bas. Nous sommes dans un monde qui se réduit de plus en plus en village et ce pouvoir le sait. Nous pouvons faire pression et contrairement au contrat de Rome ou le pouvoir s’est adossé, pour le détruire, sur la violence islamique et dont beaucoup de novices politiques ont été gonflés et entrainés dans le coup. En ces jours de 2010, 21 ans après 1988, le pouvoir nous chante le même discours. Je vous dis, il suffit d’y croire d’oser. Je souhaite, s’il vous plait, la suite à donner à ma proposition
    Patriotiquement
    M.B




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  • Said
    19 octobre 2009 at 9 h 48 min - Reply

    M.S.E.Sidhoum

    Je m’excuse de revenir à la question, mais vous allez trop vite aux « raccourcis » : Chaque algerien mort est un mort de trop ! dans mon précedent post , j’ai commencé par les victimes de 1980 (pour ne pas revenir à l’histoire).
    Loin de moi l’idée d’idéaliser les victimes kabyles par rapport aux autres victimes du systeme
    (y compris les islamistes, avec lesquels je ne partage pas la vision politique, vous l’avez compris, et il y en a dans ma propre famille !).
    Je ne suis pas du tout « selectif », ne me faites pas dire ce à quoi je n’y pense meme pas, mais ce que j’ai vu : les agissements des militants du fis (appelons un chat un chat), me fait peur pour l’avenir de notre pays.
    Je peux vous citer des cas concrets que j’ai vécu pendant cette période, et ne me dites pas que c des clichés.
    C bien beau de revenir 18 ans aprés « faire du révisionnisme » en tablant sur « l’oubli », l’effet temps, le rejet du systeme actuel, le changement de génération etc….
    Par ailleurs, je n’ai jamais remis en cause le fait que le fis ait eu la majorité, loin de là : j’étais dans les bureaux de vote.
    J’y étais aussi lorsque l’écrasante majorité a voté pour Zeroual.
    En 1997 lors de la grande kechfa electorale, nous étions quelques chats à sortir dans la rue pour protester. Inutilement d’ailleurs.
    Alors, expliquez-moi ou est la majorité ?

    Les partis de « l’alliance » qui soutiennent ce régime de corrompus, sont aussi des algeriens, que je sache, non ? et pourtant, on veut tous les degommer (y compris leurs islamistes cravatés ).

    Alors, la  » victimisation  » pour repecher les gens du fis, je dis ça suffit : si les algeriens veulent voter islamiste, rien ne les empeche : ils n’ont qu’à investir les bureaux de vote et voter hamas, nahda, islah et si le pouvoir malgré ça les empechera, ils n’ont qu’à sortir dans la rue pour revendiquer et defendre pacifiquement leur victoire comme ça se fait dans toute les démocraties.

    Oui nous pouvons vivre ensemble – toutes tendances comprises et sans exclusive – à condition que tous RESPECTENT LES REGLES DU JEU DEMOCRATIQUE !!!

    @ tamazgha

    Merci d’avoir relevé mon precedent poste. J’y reviendrai avec des propositions.
    Mes salutations fraternelles à tous !

    ____________________
    Mon cher Saïd,
    Entièrement d’accord avec vous quand vous concluez : « Oui nous pouvons vivre ensemble – toutes tendances comprises et sans exclusive – à condition que tous RESPECTENT LES REGLES DU JEU DEMOCRATIQUE !!! ».

    Il faut que la véritable classe politique s’entende sur un compromis politique qui balise le terrain et qui soit respecté par toutes les tendances, sans exception. A partir de ce moment, que chacun défende ses idées et son programme et seul le Peuple souverain tranchera lors des élections. Mais que le mauvais perdant ne fasse pas appel aux blindés pour renverser les urnes qui lui ont été défavorables et qu’il ne vienne pas insulter son peuple qui « ne sait pas voter ».
    Fraternellement.
    Salah-Eddine




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  • Khoukoum samy
    19 octobre 2009 at 12 h 06 min - Reply

    Salem cher(e)s ami(e)s internautes et compatriotes,

    Ne nous trompons pas d’analyse ! Pourquoi, en effet, ramener un ver dans le fruit ? L’objet véritable de l’Appel du 19 mars est clair dans sa substance et avec du recul (après plusieurs mois d’échanges ), nous pouvons tous convenir que ceux qui ont exprimé – déjà – leur adhésion savent qu’il s’agit d’une plate-forme et un cadre général nécessaire à toute élaboration d’actions concrètes en vue du changement du système politique et ses modes de gouvernances, aujourd’hui, fort révolus. Ne remuons pas à présent le travail de mémoire – dont notre société a tant besoin – qui nécessite d’autres efforts collectifs (travail de spécialistes et historiens en concordance avec notre histoire réelle) mais dans une autre phase postérieure. Ne brulons pas les étapes au risque de nous égarer dans des détails qui souvent conduisent à des nihilismes inutiles. Comme le font remarquer nos frères et sœurs dans leurs interventions respectives. Rappelons tout de même que les formes particulières de répression que notre pays a connues tout au long de ces 20 dernières années, étaient nourries sans cesse par des ‘‘débats’’ souvent relayés pas une ‘‘presse’’ et des médias (y compris occidentaux) dont les « intérêts » obscures se croisaient viscéralement avec ceux des ‘‘éradicateurs’’ et leurs apprentis-acolytes. Des intentions mortifères infectant jusque dans ses entrailles une société qui n’arrivait plus à se tenir sur ses deux jambes ni à faire face à ses traumatismes à répétitions…

    En somme, rappelons-nous juste qu’il y a 20 ans, l’Algérie pouvait surfer sur l’ère d’une véritable Renaissance politique et historique ! Souvenons-nous de ces quelques prémisses et « faits » presque annonciateurs d’une réelle « possibilité de changement », mais aussitôt bâillonnés et tués dans l’œuf. Avant de décréter l’euthanasie générale et collective contre toutes celles et ceux qui refusaient de se soustraire à leur dignité et à leur conscience de ne jamais céder aux schémas machiavéliques.

    C’était donc il y a tout juste vingt ans, en février 1989 nous avons assisté à la signature par les cinq pays du Maghreb du traité instituant l’Union du Maghreb (UMA).La nouvelle constitution (rendu public le 5 février), qui ne fait plus allusion à la Charte nationale, ni au parti unique, ni au socialisme (d’Etat), et reconnaît « le droit de créer des associations à caractère politique, est adopté par referendum (73.43% des suffrages exprimés). En novembre autorisation du Front des forces socialistes de Aït Ahmed qui rentre en Algérie…etc.

    Par ces prémisses historiques, un vent enchantant allait presque mettre nos peuples (d’Algérie et du Maghreb) sûrement sur l’orbite du changement, source d’espoir réel de développement.

    Donc on parle souvent de la ‘‘nécessité de changement’’, mais nous ne devons pas perdre de vue les ‘‘possibilités historiques’’ qui permettent réellement ce « changement ».

    Il y a aujourd’hui un déclin du rôle de l’élite politique – si tenté qu’il en existe une – et qui ne peut plus à fortiori accompagner à défaut d’impulser un mouvement populaire qui aspire au changement ; ou d’opérer un électrochoc dans le mode de gouvernance d’une manière générale. Et s’il y a déclin cela signifie tout simplement qu’il faut « réviser » le modèle classique de révolutions portées par des « élites » étroitement liées aux masses populaires. Cela veut dire au moins une chose : accorder une place de plus en plus importante aussi aux figures anonymes. Des figures non issues du système ni abreuvé par ce dernier. Car il y va aussi de l’intérêt d’une société d’opérer un changement de mentalités pour insuffler du renouveau dans les institutions. Il n’est un secret pour personne que lutter contre la bureaucratie et toutes les formes d’aliénation, n’est pas forcément synonyme de ‘‘tout casser’’ mais de « tout dé-construire », et ce n’est pas la même chose ! On voit peut-être aujourd’hui apparaître un nouveau type de changement : un ‘‘changement sans élite’’. Non pas, bien naturellement, qu’elles ne servent plus à rien ou ne doivent plus exister, mais qu’elles ne représentent plus la source génératrice de la révolte ni du changement. Elles ne sont plus (je veux dire les élites) ces forces sous-jacentes à la société sur lesquelles on pouvait compter dans l’espoir de réaliser une révolution copernicienne politique et historique.
    L’apparition de cette possibilité serait le facteur décisif de l’évolution de notre vision enfin des « conditions de changement ».

    Pour prendre un exemple, rappelons-nous qu’à l’intérieur des sociétés industrielles avancées, même les classes ouvrières semblent déjà avoir renoncé à toute exigence d’une transformation violente des structures sociales et économiques. Et il ne s’agit pas d’un ‘‘simple’’ manque de « maturité » mais d’une nouvelle donne qui s’est imposé avec le temps. Au lieu de la lutte contre les classes qui oppriment les couches sociales défavorisées par exemple, on mise sur la collaboration de toutes ces strates de la société pour aboutir à de vrais changements. Et qui prendraient en compte donc les revendications de ces masses populaires… Continuons à travailler, à créer d’autres réseaux de communication, les choses avancent à leur rythme naturel quand on voit déjà l’impact de l’Appel du 19 mars et tous les retours positifs de nos compatriotes. Ne nous créons pas de fausses entorses musculaires : on est juste au début du processus…

    Fraternellement,
    Khoukoum Samy
    Paris 19 octobre 2009




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  • IDIR
    19 octobre 2009 at 12 h 31 min - Reply

    Dans un post antérieur, j’ai posé la question concernant la maladie de notre société humaine.
    Permettez-moi de citer cet article du journaliste égyptien Anis Mansour, intitulé « Une génération sans limites, sans entraves et sans espoir » : « C’est l’expression utilisée par l’écrivain français Charles Moeller dans le troisième volume de son ouvrage Littérature du vingtième siècle et christianisme.

    Dans les trois volumes de cet ouvrage, l’auteur ne fait ni l’apologie, ni la critique du christianisme, mais le présente comme un élément crucial de la crise spirituelle de la civilisation occidentale. Cet ouvrage, à la différence des monographies consacrées à différents auteurs, est une étude d’ensemble objective de la littérature du vingtième siècle. L’auteur s’appuie sur les textes littéraires et n’émet aucun jugement sans fondement.

    Dans le troisième volume de son ouvrage, il traite de l’influence profonde d’auteurs comme Malraux, Kafka, Vercors, Sholokhov, Bombard ou Françoise Sagan. Il argue que le philosophe et politicien André Malraux a mis le doigt sur le danger qui menace l’humanité, car il a été le premier à reconnaitre la crise de la spiritualité en Europe. C’est Malraux qui a inspiré à la littérature française et européenne cet esprit de trouble et de mélancolie.

    Quant à la romancière française Françoise Sagan, auteur de Bonjour tristesse et Un certain sourire, l’auteur considère qu’elle reproduit l’ambiance de désespoir, d’amertume, d’indifférence et de passivité, décrite par Sartre à la fin de la seconde guerre mondiale. Sartre s’exclamait, dans la revue Les temps modernes, que la fin de la guerre n’avait pas pour autant conduit à la paix mais plutôt à une situation de crise perpétuelle.

    Sartre, dans ses romans et ses écrits, approfondit ce sentiment de tragédie, de désespoir et d’amertume, qu’exprimait le poète allemand Borchert, mort en 1947, dans son drame Dehors devant la porte : Nous sommes une génération sans attache et sans profondeur. Notre profondeur est l’abîme. Nous sommes une génération sans religion et sans repos. Notre soleil est oppressé, notre amour est sauvage, notre jeunesse est sans jeunesse. Nous sommes une génération sans entraves, sans limites et sans protection de quiconque…

    Cette image de jeunesse tourmentée, sans espoir et toujours en quête de nouveauté, apparaît dans les héroïnes de Françoise Sagan, Cécile dans Bonjour tristesse ou Dominique, l’étudiante en droit, dans Un certain sourire… »




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  • Salah Bouzid
    19 octobre 2009 at 18 h 35 min - Reply

    Cher frère Saïd,

    Je suis islamiste mais si j’avais à voter entre le Hamas et le RCD, je choisirais le RCD.

    Je peux bien comprendre un rapprochement d’un RCD laïque avec l’aile éradicatrice de l’armée, mais un Hamas islamiste travailler aussi dur pour une junte sanguinaire, cà m’a tout le temps échappé.

    Plus récemment, l’opposition du RCD à la retouche constitutionnelle qui a permis la présidence à vie est honorable. Mais que peut-on faire ensemble pour l’Algérie? Etes-vous disposé de reconnaitre cette force politique que représente l’aile progressiste du mouvement islamiste, synthèse des écoles de Benbadis et de Bennabi? Etes- vous disposé de faire un bout de chemin ensemble pour construire un Etat de Droit?

    Ce sont là les objectifs de cet Appel qui rassemble les intervenants sur ce site en ce moment.




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  • said
    19 octobre 2009 at 21 h 35 min - Reply

    Mon cher Salah

    Tant que vous ne me traitez pas de kafer, tant que vous ne vous immiscez pas dans ma vie privée : que je fasse la prière ou pas, que je fasse careme ou pas, que je porte le hidjab ou pas, que j’aille au paradis ou en enfer celà ne regarde strictement que moi, on pourra toujours trouver un terrain d’entente.
    La croyance en DIEU ne s’impose plus. Elle est une affaire de conviction. C’est pour celà qu’elle doit restée dans le domaine du privé.
    Je reste quand meme convaincu d’une chose : Si on veut faire prosperer notre religion, c par l’exemple et le bon comportement que nous pouvons convaincre les autres. Ce n’est ni la barbe, ni le kamis qui font le bon musulman (l’habit ne fait pas le moine comme dit le proverbe).
    Bien entendu, je respecte les convictions de tous les croyants.

    Maintenant, je reviens à la problématique du changement.

    Oui nous voulons tous un changement dans le sens d’une vraie démocratie. Mais quelle est la démarche ?

    D’aprés ce que j’ai compris à travers LQA, il s’agit d’aller vers la formation d’un front , mais pas d’un parti. Il semble aussi que certains tablent sur une INTIFADA ?

    Franchement, je ne saisi pas la démarche : Si on veut aller vers un changement, il faut etre en mesure d’en recuperer les resultats, non ? S’il n’y a ni parti ni organisation, qui capitalisera et orientera le changement c le FAOUDHA ?
    ouach




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  • said
    19 octobre 2009 at 22 h 09 min - Reply

    j’ai un problème avec mon pc !! excusez-moi encore pour terminer mon propos :

    Je disais que les corps constitués qui ont toujours servi de reservoir de la fraude, ne votent plus dans les casernes;
    Les PV sont remis seance tenante dans les bureaux de vote aux candidats ou leurs representants (ce qui n’etait pas le cas auparavant). J’ajouterai que ces avancées ont été obtenues grace au combat du rcd.
    Alors, créons un Front de Surveillance Electorale (un FSE ) qui investira tous les bureaux de vote du pays: ses prerogatives seront de :
    – centraliser les taux de participation heure par heure
    – assister à tous les dépouillements
    – récuperer les PV de tous les candidats.

    et que le meilleur gagne !

    si malgré ça on constate que les resultats officiels ne refletent pas la réalité, le FSE se constituera devant les tribunaux et les instances internationales, tout en appelant les electeurs à manifester pacifiquement.

    ouasalamou aaleikoum.




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  • nomade
    20 octobre 2009 at 1 h 58 min - Reply

    @ brahim:
    il n y pas que les laico-communistes ou les berberistes qui vivent en Algérie , il faut compter avec les arabo-musulmans qui sont majoritaires du point de vu nombres et d’autres groupes aussi .
    tu es de ceux qui veulent tuer le poussin dans l’œuf , si tu n’es pas comme moi je t ‘ exclus, si tu
    ne pense pas comme moi je te chasse , si tu ne prends pas la forme de mon moule je te rejette.
    tu es de ceux qui qui poignent la canne par le milieu , tu ne peux pas être démocrate a 25%, 50%, 75%.
    ou tu es démocrate a 100% ou tu ne l’es pas .
    le seul et unique cas ou tu peux refuser les arabo-musulmans , rachad … etc , c’est a travers un scrutin juste et transparent en exerçant ton droit de vote mais il y’a un long chemin a parcourir pour vivre cette situation de justice et de transparence.

    a mon avis n’importe quel algérien peut prétendre a participer aux affaires de l’état a condition qu’il soit propre et ne travaille pas pour des intérêts etrangers.aucune barrière idéologique ou ethnique ne doit le bloquer.le dernier mot revient au peuple qui en decidera.un rêve lointain.
    on a besoin de créer une tradition électorale loin de toute magouille et de toute fraude.
    a chaque élection américaine , steve forbes, ross perot , ralph nader se lancent dans la course sachant qu’ils n’ont aucune chance de gagner, gaspillant pas moins de 40 millions de dollars sans aucun financement de la part de l’état. ces gens-la n’ont pas la barrière des 750000 signatures et tout le khorti
    qu’on a chez nous.chaque citoyen est libre de se présenter a ses risques et périls.




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  • BRAHIM
    20 octobre 2009 at 21 h 39 min - Reply

    @nomade, relis bien mes posts, je n’ai pas dis « je suis contre le RACHAD ». J’ai demandé des explications, c’est légitime. Tu me réponds que le RACHAD est arabo-musulman. Moi, je te réponds que je suis pour une ALGERIE ALGERIENNE. Point final et la vie continue. Et puis au fin fond des choses, qui me dit que toi aussi tu ne travailles pas pour l’étranger. !! HEIN ???? Ensuite, concernant les élections législatives de 1990, qui peut me prouver que le vote était propre et honnête…. etc… etc….. Tu vois bien que les choses ne sont pas si simples. A mon avis, l’appel du 19 mars c’est pour nous une opportunité pour construire une nouvelle Algérie véritablement libre et démocratique. Si on ne reprend que les « constantes » du FLN qui a usurpé le pouvoir depuis l’indépendance on ne peut pas aller trop loin, c’est mon avis ! Moi je pense qu’on a une chance inouïe avec les personnes de bonne volonté qui ont lancé l’appel pour le changement. Si tu veux le statut quo et ne cherche qu’à substituer uniquement une autre équipe au régime actuel sans changer le fondement du système de fond en comble c’est ton problème. Moi, je suis contre ! un point c’est tout ! A bientôt sur le net.




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  • BRAHIM
    20 octobre 2009 at 22 h 03 min - Reply

    cher @said , je pense que ton questionnement est légitime et important. C’est vrai que les partisans de l’appel veulent un regroupement des forces du changement mais ne veulent pas se constituer en parti politique et ils ont raison à mon avis. Mais , car il y a un mais, les réponses à tes questionnement c’est d’abord la question de la « constituante ». S’il y a un consensus sur la constituante, tout le reste sera plus clair. Mais il faut aussi que la constituante pose les vraies questions relatives au projet de société que l’on souhaite. Il y a d’abord la triptyque incontournable du fondement culturel de notre pays que sont l’amazighité, l’islamité et l’arabité auquel il faut ajouter EVIDEMMENT les questions relatives à la liberté, la démocratie, la séparation des pouvoirs, le respect des minorités, l’interdiction de l’utilisation de la religion et du régionalisme à des fins politiques, l’alternance, l’Etat de droit, la liberté d’opinion, la liberté de religion, la liberté de la justice, la liberté de la presse etc…. etc…. bref tous les fondement de la bonne gouvernance à l’aube du troisième millénaire. Si donc on se concentre sur la CONSTITUANTE et qu’on l’impose par des moyens pacifiques appropriés à ce régime mafieux , tout de suite après chacun va reprendre ses combats partisans, légitimes dans une démocratie authentique. Moi je crois comprendre que c’est l’objectif de partisans de l’appel. Si les choses sont comprises de cette façon, les chances de succès sont plus grandes. Mais si c’est simplement une volonté de faire tomber les rapaces au pouvoir et de les remplacer par d’autres en maintenant le système tel quel, les chances de succès sont beaucoup moindres évidemment.




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  • nomade
    21 octobre 2009 at 6 h 01 min - Reply

    @brahim:
    j’ai bien dit : aucune barrière idéologique ou ethnique ne doit le bloquer »‘ le  » le » représente tout citoyen algérien .
    preuve que mon idée n’exclut aucun algérien.
    je t’informe ,si tu ne le sais pas, que les algériens qui travaillent pour l’étranger sont installes a Alger , ils ont reçu la visite du général français schmidt pour les conseiller dans leur expédition macabre du temps ou le gros lamari était chef d’état major, ce schmid a servi sous les ordres de massu pendant la guerre d’Algérie.
    l’un des instruments de la junte , celui qui a un visa ouvert pour la France , celui qui a dit a abbassi madani qu’on va vous barrer la route , celui qui s’est fait le porte drapeau des sanguinaires , celui qui a servi de nègre aux dafistes , celui qui ensuite est parti les blanchir en Europe , est celui dont tu épouses les thèses et l’idéologie .
    un autre instrument du pouvoir et qui travaille pour l’étranger habite sur les plateaux de télévision française et occidentales et tu sais de qui je parle.
    un autre instrument du pouvoir et de l’étranger a pour amie une sioniste notoire « elisabeth shemla »
    tous ces petits nègres a rabais ,dont tu es un ardent partisan , obéissent au doigts et a l’œil de leur maîtres sarko, kouchner, shemla …. etc.tout ce beau monde jouit quand il est en service commande .




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  • Ammisaid
    21 octobre 2009 at 7 h 54 min - Reply

    Assalam, azul, bonjour
    J’ai l’intime conviction que tous les Algériens et toutes les Algériennes étaient manipulés et sont manipulés à des degrés différents par la junte au pouvoir.
    Ces derniers, en réalité, ne sont pas nombreux.
    C’est une poignée d’hommes qui ont d’autres objectifs que celui de se servir de l’Algérie et de maintenir son peuple dans la soumission qui leur permettra de continuer à gouverner et à dilapider nos richesses.
    Ils ont placé partout leurs pions et ils bougent à chaque fois que cela est nécessaire.
    Ils ne sont pas intelligents mais ils sont déterminés et prêts à utiliser tous les moyens possibles et inimaginables pour casser tous ceux et toutes celles qui osent ou oseront contester leur désirs et leurs besoins.
    Tous ceux qui avaient essayé de les déloger, avaient échoué et tous ceux qui essayeront à l’avenir, à titre dispersé échoueront. Même si tous ceux qui sont au pouvoir meurent.
    Ils sont déjà remplacé.
    L’Appel du 19 MARS est une idée originale qui correspond aux aspirations du peuple, d’autant, qu’il recuse la violence (terrain le favorable au pouvoir, chaque jour nous le constatons), qu’il prône l’unité de toutes et de tous et qu’il appelle à l’instauration d’une véritable démocratie.
    La majorité(laïc ou musulman ou autre) qui se dégagera, si un jour l’appel du 19 MARS réussi, doit s’atteler à construire une Algérie prospère, juste, paisible, fraternelle, moderne et solidaire.
    Elle ne doit sortir les dossiers pour éliminer toutes celles et tous ceux (minorité) qui ne pensent comme elle, qui ne la suit comme un mouton et qui n’a pas les mêmes convictions, croyances, sensations, plaisirs, désirs, rêves…qu’elle.
    Apprenons, dés maintenant, à respecter et à aimer, l’autre même s’il est totalement différent de soi-même.
    Personne n’est dieu de l’autre et des autres même s’il possède un pouvoir puissant, invincible et riche.
    La terre est un bateau, même ceux ou celles qui seront jetés à la mer, arriveront à destination. La destination finale tranchera toutes nos différences et tous nos désaccords.
    Que la raison, la patience, la tolérance, la solidarité, la confiance, l’intelligence, la paix, la sérénité, la joie…le bon sens soient les armes de ceux et celles qui veulent libérer notre pays des mains du mal quelque soit l’habit avec lequel il est vêtu ou se vêtira.
    Fraternellement




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  • BRAHIM
    21 octobre 2009 at 11 h 15 min - Reply

    cher internaute @nomade tu dis « tous ces petits nègres a rabais ,dont tu es un ardent partisan « . Mais tu n’arrêtes pas ma parole ! !! Tu m’accuses encore d’être un ardent partisan de « ses nègres au rabais ». Je n’arrive pas à te suivre dans tes circonvolutions et pour finir Ellah Yehdic ya sahbi.




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  • abderazak
    21 octobre 2009 at 11 h 44 min - Reply

    @Mr B.YOUNESSI
    je ne sais pourquoi ,certains font de la CONSTITUANTE une fixation et une fin en soi??il s’agit d’un but à atteindre ,et d’ici la il y a un long chemin à parcourir et beaucoup de préalables,ne mettant pas la charrue avant les boeufs!!(il se peut que je me trempe,éclairez moi…)
    @ Mr SIDHOUM
    pouvez vous nous apporter des éclaircissements au sujet de la réunion de Genève en 2008,qu’elles ont été les recommandations et peut on s’inspirer de ses résultats afin d’en faire une plate forme de travail et pourquoi pas un groupe de réflexion et de travail?




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  • Abdelouhab Boukezouha
    21 octobre 2009 at 21 h 31 min - Reply

    SALAM REPONSE A BRAHIM c’est quoi l’ALGERIE ALGERIENNE ? JE NE VOUS POSE PAS LA QUESTION parcequeje suis sur que vous ne connaissez pas l’histoire de cette expression ,il y a une ALGERIE ALGERIENNE il y a aussi une françe française ,allemagne allemande , une amerique américaine , un canada canadien,une belgique belge , une suisse suisse ; vous voyez le RIDICULE .tous ces pays sont de civilisation judeo chretienne , ils le revendiquent meme s’ils sont lÄics pour la plupart .




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  • salam
    22 octobre 2009 at 13 h 14 min - Reply

    l’algerie algerienne etait une reponse à l’algerie arabe qui excluait manifestement tous les berberes sur leur propre terre.




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  • BRAHIM
    22 octobre 2009 at 16 h 53 min - Reply

    Cher internaute @Abdelouhab Boukezouha , je peux très bien comprendre que l’expression « ALGERIE ALGERIENNE » puisse être considérer comme un pléonasme. Mais puisque tu t’adresse à moi en me disant que vous êtes SÜR que ….. « je ne connais pas l’histoire de cette expression » , et bien je vais très simplement t’expliquer pourquoi j’utilise souvent ce « pléonasme » que j’aime. Parce que tout simplement j’ai toujours entendu parlé d’une « algérie musulmane », d’une « algérie arabo-musulmane », d’une « algérie amazigh », d’une « algérie islamique », d’une « algérie amazigho musulmane », d’une « algérie socialiste », et même… tenez vous bien…., d’une « algérie kabyle » etc… Avez-vous déjà réagit @Abdelouhab Boukezouha à ces qualificatifs par ailleurs tous légitimes et recevable. Quel est celui que je dois utiliser quand je parle personnellement de mon pays ? Eh bien moi, j’utilise le qualificatif « ALGERIENNE » pour éviter d’oublier un qualificatif sur le bord de la route ?. Je sais que ce n’est pas « scientifique » mais ce qualificatif me convient bien et je pense que beaucoup d’internaute comprenne pourquoi. Je crois ne pas trop être dans l’erreur historique en qualifiant ainsi mon pays. Et pour finir chacun est libre de choisir le qualificatif qui lui plaît en fonction de sa culture et de ses convictions politiques etc. Mais sur ce blog, on débat de questions de sortie de crise pour notre pays. Donc les avis sont nécessairement partagés et personne ne détient individuel la solution idoine. On n’en est qu’au début du débat à mon avis. J’espère que de nos idées sortira un jour une plate forme consensuelle garante de la cohésion sociale et de la solidarité. Pour ce qui est de la « Constituante », vous avez raison je vais peut être un peu trop loin dans mes élucubrations mais sincèrement je ne vois pas comment on peut changer quelque chose à notre situation si on ne change pas les institutions et les mécanisme institutionnels. Si c’est simplement pour se substituer au régime en gardant tel quel ce qui a favorisé la débacle dans lequel se trouve la pays, ce n’est vraiment pas constructif. Si on garde le même cadre institutionnel et le même fonctionnement politique et refaire les mêmes erreurs que le passé je ne vois pas à quoi çà sert. Pour l’instant, nous les partisans de l’appel, auquel j’adhère car il faut coûte que coûte un changement pour l’ALGERIE, j’ai la curieuse impression que le seul but c’est surtout de faire tomber le régime. I faut que le projet de société que veut se construire soit fiable et viable dans le temps. Car même si on n’est pas un parti politique , on fait quand même un peu de politique. Si « Constituante » est un mot trop fort , on peux si vous voulait remplcer ce terme par « plate-forme consensuelle minimale» ou autre chose mais il ne faut pas rester flou . Le foisonnement des avis différents et parfois divergeants rien sur notre blog « Tahia Bladi » est là pour appeler à un effort de propositions constructives. Il faut expliquer à ceux qui veulent nous rejoindre pourquoi on ne veut plus de se régime et quel est notre projet pour l’Algérie Algérienne. C’est vrai que beaucoup choses positives existent dans l’appel du 19 mars. Mais il y a un passage caractéristique qui me laisse toujours dubitatif. Le voici : « Les principes régissant le fonctionnement de nos institutions seront fidèles à la CONSTITUTION ET AUX LOIS VOTEES PAR LE LEGISLATEUR en accord avec nos valeurs civilisationnelles, nos cultures et nos traditions séculaires » De quelle constitution parle t’on ? De l’existante ou d’une nouvelle ? Sans réponse, je suis enclin à considérer que tout reste comme avant sur le plan institutionnel et le mode de « gouvernance » actuel. La seule chose qui va changer c’est le personnel politique. La constitution actuel arrange peut bien les signataires de l’appel mais est-ce le cas pour tous les autres ? Voilà pourquoi je parle d’une constituante qui proviendrait d’un consensus « minimale » , je dirais. Vouloir RENVERSER ce pouvoir mafieux c’est bien et nécessaire mais il faut quand même que le peuple sache par qui le remplacer qui et pourquoi ??? Je sais , je suis emmerdant excusez-moi et soyez indulgeants.

    ___________________________
    Je crois, mon cher Brahim que l’Appel est clair. Il s’agit bien d’un changement radical et pacifique du SYSTEME et non d’un changement dans le système. Quand nous parlons de fidélité à la Constitution, il s’agit bien de la nouvelle constitution issue de la volonté populaire et non des « constitutions » concoctées jusqu’ici dans les labos d’Alger ou les officines de Paris.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine




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  • rachid 2
    22 octobre 2009 at 16 h 54 min - Reply

    Ce pouvoir est capable de tout pour se maintenir au pouvoir qu’il a confisqué par la ruse , el hogra et surtout chompion dans la manipulation … je trouve cher Sidhoum comme vous l’avez signalé qu’il est capable de provoquer une guerre avec notre voisin de l’ouest pour detourner l’attention du peuple algerien car la tension n’a jamais été aussi grande entre les 2 pays alors soyons vigilants et ne tombons dans le piege …




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  • Abdelouhab Boukezouha
    22 octobre 2009 at 23 h 18 min - Reply

    SALAM cher BRAHIM autant pour moi notre ALGERIE EST UNE ET INDIVISIBLE et a besoin de tout ses enfants pour debarasser le pays de ces rapaces responsables du drame .




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  • A.By
    23 octobre 2009 at 7 h 43 min - Reply

    @ Dr. Sidhoum et chers compatriotes.

    – L’appel citoyen du 19 Mars engendrerait une Union Nationale pour le changement en Algérie. Cette union ne serait jamais un parti politique, mais un concile républicain citoyen débouchant naturellement sur une assemblée nationale constituante. Le premier scrutin libre à cette constituante algérienne qu’il soit, et c’est recommandé, proportionnel, de préférence à deux tours pour élire les majorités ou les minorités représentatives de tout le pays qui fait presque 3.5 millions de km2 avec une population qui atteindra d’ici 20 ans les 50 millions d’habitants.

    – Au sein de ce concile républicain, il se créerait des cellules spécialisées pour la reflexion, l’étude et la mise en oeuvre du mégaprojet.
    – Pour le début de la gestion du projet, ce dernier devrait être décortiqué pour ressortir, évaluer et prospecter les tâches et missions de chaque cellule. La plus importante des cellules à créer, et elle existe déjà, c’est bien celle de l’information et de la communication. Il faudrait y ajouter la cellule politique et celle du juridique. Sans ces cellules de départ, et surtout celle de l’information et de la communication, rien ne pourrait être concrètisé.
    Mais avant de commencer quoi que ce soit, il créer cette structure rassembleuse, une union ou un front, moi personnellement j’opterai pour une union, le mot veut tout dire et incite à la solidarité et un combat pacifique sans aucune arme de toute sortes, excepté l’arme de la « matière grise » algérienne, aucun bouclier ne peut l’arreter si elle se déclenche sérieusement.




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  • Rachclou
    23 octobre 2009 at 14 h 54 min - Reply

    Sallam
    Les masses ont deferlé un certains decembre 1960 au cri d’ l’algérie musulmane allah Ouakbar, . A ce concept brandi par les Moudjahidines du FLN les français avancés le concept fumeux d’Algérie algérienne ce qui ne veut absolument rien dire sinon la reprise des thèses du communistes Maurice Thorez de l’Algérie nation en formation.




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  • BRAHIM
    24 octobre 2009 at 15 h 32 min - Reply

    Cher ami internaute @Rachclou, vous avez raison de dire que « les masses ont déferlé un certain décembre 1960 au cri d’ l’Algérie musulmane, allah Ouakbar » et même plusieurs autre fois dans plusieurs ville d’Algérie avant l’indépendance. C’est vrai que l’islam a joué un grand rôle dans le ciment entre algérien pour sortir le colonialisme car on n’avait que des fusils de chasse à l’époque et la « foi » des hommes en l’avènement de l’indépendance. La religion à l’époque n’avait pas pour but de permettre à une caste de prendre le pouvoir pour « commander » le pays après l’indépendance au nom justement de l’islam. C’est vrai que la majorité des algériens sont des musulmans mais il existe aussi des algériens non musulmans qui étaient dans les manifestations. A l’époque même du déferlement des masses en décembre 1960 que tu relate (et d’autres années aussi), moi-même j’avais 12 ans, j’étais dans une de ces manifestation dans ma petite ville de Kabylie et on crier tous « tahia el Djaraîr », « Algérie libre et indépendante », « Algérie algérienne » « Algérie musulmane » etc….. pour en finir avec l’Algérie coloniale. Aussi, je voudrais juste te relater une petite histoire : au cours d’une de ces manif justement, il y avait, une de mes tantes (na Djehbiya) , pour ne citer qu’elle, qui était en tête du cortège et qui avait reçu sur le visage une bombe lacrymogène qui lui a fait perdre un œil et qui lui affaibli l’autre. C’est vrai qu’elle était croyante avec une foi sincère inébranlable, une dame avec un sens profond de ce que signifie l’indépendance de notre pays même si elle n’a jamais mis les pieds dans une école (fusse-elle coranique). A côté d’elle, se trouvait aussi celui qu’on a appelé à l’époque « didine », il s’appelle Nordine. Et bien, je peux te dire que ce merveilleux personnage courageux (pas comme moi, je le reconnais) était aussi devant le cortège. Ce personnage, en revanche, n’a jamais fréquenté la mosquée et il buvait même du vin de temps en temps (certes en cachette, mais il buvait quand même). Eh bien, lui aussi était à côté d’elle. Il a essayé de riposter aux militaires et aux policiers criminels en face de lui en reprenant une grenade pour la rendre à l’envoyeur. Malheureusement, elle lui a éclaté dans sa main, il fut amputé d’un bras. Oui, didine, tout simplement. Ce que je veux dire avec ces deux exemples extrêmes (qui sont véridiques), c’est que la guerre de libération nationale n’était pas faîte uniquement pour sauver notre culture religieuse qui est dans le cœur des algériens et que personne ne pour la lui même dans un Etat laïque. Nous avons mené cette guerre pas pour l’avènement d’une « république islamique » mais AVANT TOUT pour chasser le colonialisme, pour accéder à l’indépendance et pour exercer notre souveraineté sur le plan politique, économique et sociale. Je fais ce détour pour te faire savoir (et je pense que tu le sais déjà) que dans notre pays : 1/- il existe des algériens qui sont des pratiquants musulmans authentiques, sincères et pacifiques (5 prières par jour, ramadhan plus quelques jours suplémentaire fissabilillah, pèlerinage à la Mecque dès que cela leur est possible, pratique de la zakat etc…) , 2/- Il existe aussi d’autres algériens qui sont musulmans mais qui ne sont pas pratiquant et qui ne fréquent pas les mosquées. 3/- Il y a aussi des algériens qui ne sont pas musulmans et qui boivent de l’alcool (avec une halte par respect le mois de ramadhan pour certains) et d’autres qui ne sont pas musulmans mais qui ne boivent pas d’alcool. 4/- Il existe aussi des algériens qui ne croient pas au Coran. 5/ Il existe aussi des Algériens qui ne croient pas aux « écritures » mais qui croient en un Dieu , maître de l’univers. 5/- Il existe aussi des algériens qui ont une autre religion que l’islam. 6/ Il existe aussi des algériens « islamistes » c’est-à-dire des algériens qui utilisent l’islam à des fins politiques et qui n’accepte rien d’autre que le coran pour diriger un pays 7/- Il existe des algériens régionalistes c’est-à-dire des algériens que utilisent leur culture régionale à des fins politique 8/ Il existe aussi des algériens qui veulent construire une Algérie républicaine libre et indépendante, après l’avoir arrachée des griffes de ces rapaces qui nous gouvernent depuis l’indépendance. L’Algérie que veut construire cette dernière catégorie d’algériens est une Algérie riche de son socle amazighité-arabité-islamité), riche de sa culture ancestrale, riche de son ouverture sur le monde, respectueuse des minorités, soucieuse de la cohésion sociale, riche de sa diversité. C’est une Algérie où tous les citoyens, quelque soit leur religion, leur croyance, leur origine ethnique, leur culture … puissent vivre en toute liberté dans leur pays. C’est donc une Algérie libre et démocratique où la religion en est un des éléments de cohésion sociale mais pas l’unique ou le seul. Pour moi, je m’excuse de le dire au risque de choquer, une république du type « islamique » est une république qui n’a rien à envier à une dictature tout court ; ce sont seulement les procédés qui changent. J’espère que tu comprends bien que je ne fais la distinction entre « musulman » et « islamique ». Car un régime ou un pouvoir peut être « musulman » sans être « islamique ». Un régime islamique est un régime qui applique la Charia et la loi coranique comme seul mécanisme de fonctionnement politique. Pour toi peut être c’est l’unique vision et solution pour l’avenir de l’Algérie, c’est avis ! Mais sache que ce n’est pas la SOLUTION idoine pour tous. Chaque citoyen algérien doit avoir sa place dans son pays. Je m’excuse pour cette longue intervention mais ma foi et ma passion pour la construction de l’ALGERIE DE DEMAIN m’habite sans cesse. Vive l’Algérie. Je souhaite un succés et un aboutissement rapide et concret à l’appel du 19 mars et à bientôt sur le net.




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  • Ammisaid
    24 octobre 2009 at 18 h 04 min - Reply

    Cher brahim,
    Je rêve du jour ou je vais te rencontrer pour discuter un petit coup avec toi de tout et de rien pendant que tu bois ta bière et pour que tu m’attendes pendant que je ferais ma prière. Tu vois entre une bière et une prière il n’y a que quelques lettres à traverser de l’un vers l’autre et de l’autre vers l’un.
    Vive la tolérance
    Vive une Algérie diverse
    Vive le respect
    In3al les regrets
    Vive la liberté
    A nous la solidarité
    Vive la patience
    In3al toutes les violences
    Vive la fraternité
    Et vive nos arabes, nos berbères, nos musulmans, nos athées, nos croyants des autres religions, nos militaires, nos policiers, nos services de sécurités, nos journalistes, nos gendarmes, nos entrepreneurs, nos immigrés, nos alcooliques, nos fous, nos vaches, nos chèvres, nos figuiers, nos oliviers, nos forêts…qui veulent construire une Algérie souveraine, libre, juste, moderne…démocratique et dont tous les élus seront choisis, PACIFIQUEMENT, par le peuple.
    Vive nanakh dhevia et vive nana dhevia
    Vive didine et vive arehi, chavane, mouloud, amine, aissa, mourad, karim, mouh, mouhand, larbi, slimane, hlima, ramdhane, kaci, amar, kamal, djouher, zahra, thassadit, fadma, ouardia, abedlkader, abedrahmane, abedlmoumen…et vive amine
    Vive la justice sociale
    Vive l’alternance au pouvoir
    Vive le rire
    Vive le bonheur familiale
    Vive le bon voisinage
    Vive tous les posts qui véhicule de l’espoir, de l’amour, de la confiance…dans leurs messages
    Vive nos douars
    Vive nos villages
    Vive nos vaux
    Vive nos veaux
    Vive nos montagnes
    Vive nos plaines
    Vive notre désert
    Vive nos pastèques
    Vive nos écoles
    Vive nos usines
    In3len les chaînes qui nous enchaînent et qui nous déchaînent
    Vive nos martyres
    Vive notre histoire
    Vive l’Algérie Algérienne
    PS : chez nous il y a quelqu’un qui disait vive rebi soubhanou et vive Jsk
    Fraternellement à toi




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  • kimahouma
    2 novembre 2009 at 14 h 24 min - Reply

    Monsieur Sidhoum, mon cher compatriote, je ne vois pas, au stade ou en est comment peut ont provoquer un changement pacifiquement ?
    Voyez comment ils ont bridé l’accès à internet, comment ils s’apprêtent à ficher tous les Algériens sans aucune garantie de l’utilisation de ces fichiers.Comment ils utilisent, en faisant appel à des experts internationaux en matière de conflits urbains, nos forces de police pour mater les Algériens. Oui vous avez raison ils sont prêts à tout, y compris , provoquer, un conflit avec le voisin Marocain, ils l’ont prouvé
    Le fait est que dans leurs ensemble, ceux qui constituent cette engeance, ont un pied à l’étranger, et estiment être les légitimes propriétaires de l’Algérie. Ils détiennent des moyens financiers colossaux, qui leur permettent d’acheter les silences des uns et la soumission des autres.
    Nous Algériens devons absolument sortir de cet individualisme contre nature dans lequel les conditions de vie et les événements nous ont amenés , et afficher une solidarité à toute épreuve face à la pression manifeste et sournoise de cet l’Etat fantoche ( après la mascarade de la révision de la constitution) .Nous devons reprendre possession de la terre Algérie, et marquer par la voix et la présence toute manifestation qui exprime une indépendance vis à vis du pouvoir, celle des enseignants, celle des médecins, celles des travailleurs etc Il faut attaquer de toute part. il nous faut tous devenir des militants.
    Une piqure d’abeille ne tue pas , mais mille oui.




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  • rachid quebec
    3 novembre 2009 at 17 h 57 min - Reply

    ecouter mes chers compatriotes la solution qui nous reste c est bien de designer des gens honnetes qui ramassent de l argent pour l acquition d une station de television et apres on cherchera la meilleure voie a prendre pour notre pays c est une solution pacifique et efficace parce que l information rentre dans chaque maison la le peuple sera informe et tres surement va se reagir . c est la seule arme redoutable qui nous reste pour deloger cette pourriture quand a moi je uis qu un simple travailleur qui s engage a participer financierement. diaspora algerienne dans le monde nos elites nos travailleurs passer a l action c est notre pays, c est notre terre, c est notre oxygene donc la solution vient de l exterieur ils nous ont chasse de notre patrie on la recupere et on la travaille pour tout les algeriens du sud au nord de lest a l ouest.




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  • kimahouma
    4 novembre 2009 at 13 h 04 min - Reply

    Cher Rachid, c’est une bonne idée. D’un point de vue financier une télé numérique peut faire l’affaire et c’est moins compliqué à diffuser A creuser




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  • Afrox
    5 novembre 2009 at 10 h 16 min - Reply

    Azul.
    Voila qu’encore une fois Mr Abed Charef me donne l’occasion de partager cet écrit avec vous sur ce sujet qu’est le changement.

    Quand le détenu se plaît dans sa prison

    par Abed Charef
    Société ouverte, système fermé : ce schéma, longtemps en vigueur en Algérie, est en train de changer.

    Si un sondage devait être organisé pour savoir qui est l’homme le plus populaire dans le monde arabe, le choix ne ferait guère de doute. La compétition devrait se limiter à Amr Khaled et El-Qardhaoui. Peut-être Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah libanais, réussirait-il à s’imposer comme outsider, pour briser l’hégémonie des deux stars de l’islam soft. De Rabat à Mascate, il ne semble guère faire de doute que les hommes de religion écraseraient un pareil classement. Par contre, aucun homme politique ne semble avoir la moindre chance de figurer au top 10. On voit mal en effet comment Maammar Kadhafi, Hosni Moubarak ou Zine El-Abidine Benali pourraient être cités dans un tel classement.

    Plus grave encore, on ne retrouverait aucun philosophe, ni sociologue, ni homme de science parmi les hommes d’influence. Ali El-Kenz, Mehdi El-Mandjarra, Hassanein Heykal et autres hommes de lettres ou de pensée ne devraient guère se faire d’illusions. Leur influence resterait presque confidentielle, limitée à quelques initiés et à des cercles branchés. Seuls quelques animateurs de télévision, portés par la réputation d’Al-Jazeera plutôt que par leur propre talent, seraient heureux d’occuper des strapontins.

    Ce serait donc une victoire écrasante de ceux qui vendent les dogmes, l’obéissance à Dieu et les promesses de paradis, au détriment de ceux qui prônent le savoir, la connaissance et la liberté de pensée. Comme si les sociétés musulmanes devaient se contenter d’un prêt-à-penser intégral, complet, offrant toutes les recettes pour une vie sans effort, sans réflexion ni effort de réflexion, et donc sans problème. C’est là évidemment le signe d’une crise particulièrement grave, d’une régression qui frise l’absolu. Face à une telle décadence, le discours traditionnel sur la responsabilité des systèmes politiques dans la régression ne suffit plus.

    Il faut désormais regarder les choses autrement : les systèmes, autoritaires et fermés sont en crise, mais avec le temps, cette crise a débordé les systèmes pour englober les sociétés musulmanes. Désormais, la société musulmane cultive, entretient, vénère sa propre régression. Elle s’y complait, en y trouvant un certain confort. Elle agit comme si elle voulait absolument préserver le verrouillage.

    On peut, certes, encore trouver des catégories sociales encore suffisamment lucides, ou des franges de la société qui préservent une étonnante ouverture d’esprit. Dans certains pays, une bonne partie de la société reste peut-être plus ouverte que le système en place. Mais cette situation ne peut durer indéfiniment.

    La formidable force d’inertie des pouvoirs en place a peu à peu poussé des pans entiers de la société à la résignation. Et à s’adapter, soit pour survivre, soit pour se préserver. Avec le temps, ces comportements, imposés par une sorte de nécessité tactique, ont fini par être assimilés, adoptés, et considérés comme la nouvelle norme.

    Un exemple typique est fourni par cette dame, la cinquantaine, professeur de philosophie, à la pensée très libre.

    Exilée dans une ville moyenne de l’intérieur du pays, elle a porté le hidjab « par commodité, ou par nécessité », elle ne sait plus. Avec le temps, elle a trouvé « normal » que sa fille porte le hidjab. Sans conviction, simplement pour avoir la paix. « Je ne l’ai ni encouragée, ni dissuadée. C’est venu naturellement », admet-elle.

    Dans le microcosme d’Alger, on fait grand cas de ces affaires qui révèlent l’évolution des m_urs au sein de la société. Cet été, par exemple, la fermeture des débits de boisson a fait polémique. Nombre d’écrits, parfois très violents, ont été publiés, pour dénoncer l’hypocrisie et la responsabilité de l’administration dans ce phénomène. C’est en effet aux walis que revient la décision finale. Par mimétisme, par conviction, par lâcheté ou par conformisme, les walis ont réduit les espaces de vente et de consommation de produits « haram ».

    Mais aujourd’hui, les walis n’ont plus besoin de le faire. C’est désormais la population qui s’en charge, en organisant des émeutes, des rassemblements et attroupements à intervalles réguliers pour « exiger » la fermeture de ces commerces « illicites » : même si la responsabilité d’un wali et d’un jeune désœuvré n’est pas la même, la jonction est faite entre un pouvoir fermé et une société qui s’enferme.

    Pendant une longue période, on pouvait penser qu’un système politique fermé pouvait être débloqué par des acteurs politiques, économiques ou sociaux puissants. On a mésestimé un autre facteur : celui de voir le système verrouillé entraîner dans son enfermement les autres acteurs. C’est ce qui s’est passé en Algérie et dans nombre de pays arabes. En Algérie, les grands groupes privés, supposés pousser à la modernisation de l’économie, se sont installés dans une situation de rente, et veulent surtout éviter le moindre changement. Ils sont devenus les meilleurs alliés du système en place.

    Les partis sont dans le même scénario : ils vivotent dans la périphérie du pouvoir, et sont heureux de leur sort. Quant à la société, elle a créé ses propres mécanismes d’enfermement, et s’occupe désormais d’assurer la régression : quand ce n’est pas un policier qui arrête un jeune qui a « cassé » le Ramadan, c’est une foule en colère qui s’en occupe, comme cela s’est passé dans une ville de l’intérieur du pays. Ceci pose une équation impossible à résoudre.

    Car s’il est possible de dénoncer un geôlier et de le combattre, il devient difficile de le faire quand le prisonnier se plaît dans sa cellule et déploie toute son énergie pour y rester.




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  • kimahouma
    5 novembre 2009 at 17 h 00 min - Reply

    Bravo AFROX, il faut en effet arrêter les discours populistes qui consiste à dire que le « peuple » est simplement victime, la question de savoir si nous voulons changer prend tout son sens.




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  • jnsplu
    5 novembre 2009 at 20 h 19 min - Reply

    En préliminaire je dois dire que algérie télécom nous a privé de net pendant presque près d’un mois, la bande passante dont elle dispose n’ayant pas suffi à absorber le flux réclamé par les nouveaux arrivants de l’EEPAD. Ce n’est qu’aujourd’hui que j’ai pu me connecter et encore c’est toujours fluctuant. Mais bah ! Nous sommes habitués dans ce pays au dol et au non respect des contrats et de la parole donnée.

    Quant à l’article de Abed Charef.

    Effectivement quand l’islam rayonnait sur le monde par une civilisation qui a guidé l’occident vers l’age des lumières, le savant musulman, tel Avicenne ou Averroes et beaucoup d’autres, alliait de solides connaissances de culte musulman à un savoir scientifique incontesté et incontestable. La mode actuelle est à un savoir cloisonné et donne soit des instruits en sciences mais sans savoir musulman et éloignés de leur civilisation et donc ne pouvant la conquérir et la guider et d’autre part des « théologiens » ce qui n’existe en principe pas en islam ne connaissant rien d’autre que la religion et ne pouvant faire le pont entre la technique, la science et la spiritualité et enfermant la religion dans un carcan pour se faire suivre par la communauté dans la régression.
    Apprenez la science aux ‘ulémas'(savants) et apprenez la religion aux scientifiques et vous aurez un renouveau en terre d’islam. Mais sous prétexte que Karadaoui et Amr Khaled sont suivis par le commun déclarer les musulmans comme régressifs, je trouve cela un peu tiré par les cheveux comme raisonnement, car leur savoir en matière de religion musulmane est incontestable, spécialement ElKaradhaoui. Si on n’est pas d’accord avec lui, c’est un autre problème lié à la crédibilité de l’islam en cette ère de mondialisation et à la crédibilité du savoir dispensé en terre d’islam.
    La prison qui nous enferme est celle d’une pensée occidentalisée que nous nous imposons et qui est en contradiction avec nos cultures, nos traditions et avec le fonctionnement de nos sociétés. Débarassons nous en et nous aurons accompli un long chemin sur la voie de l’émancipation et du retour vers la lumière. Tant que nous ne pouvons nous identifier que par rapport à des valeurs qui ne sont pas notres, notre identité demeurera floue. C’est de ette manière que j’interprete l’appel du 19 mars quand il proclame : islamité, arabité, amazighité.

    Et par ailleurs, je vous livre, coi dessous un écrit glané sur le net et qui décrit un fait réel. Alors qu’on reproche ensuite à la société Algérienne d’etre contre la boisson alcoolisée telle que pratiquée à l’excès chez nous, je ne peux que manifester mon étonnement. Quant à ceux qui ne font pas careme, qu’ils ne viennent pas sur les lieux publics s’afficher, le rapport à l’ordre public s’établit à la majorité en fonction du lieu et de l’espace.
    ————————
    Ce qui est interdit attire.

    Interdire les boissons alcolisées lorsqu’un pays regorge de buveurs invétérés, c’est s’exposer à voir proliférer d’autres commerces illicites de boissons autrement plus alcoolisées et plus nocives pour la santé publique.

    Ainsi le zombretto est né en Algérie et c’est un mélange d’alcool à bruler et de limonade qui en a envoyé plus d’un à l’hopital et à la morgue.

    Boire de l’alcool est certes interdit par la religion et les méfaits de l’alcool sont connus mais interdire au gens d’en prendre ne relève pas d’une décision publique ou d’une décision de la communauté. Ils savent ce qui est bon pour eux et ce qui est mauvais pour eux et c’est à eux de décider.

    Mais boire de l’alcool n’autorise pas à déranger le voisinage et ne donne pas le droit de commettre des méfaits sous prétexte qu’on n’est pas en possession de ses facultés mentales suite à une cuite bien soignée. Il faut savoir se tenir, savoir boire et savoir ou s’arrete la liberté des uns et ou commence la liberté des autres.

    Une taverne située en contrebas du lotissement Baranès ne cesse de faire parler d’elle depuis déjà plusieurs années par le comportement de ses clients qui y laissent leur conscience moyennant espèces sonnantes et trébuchantes et s’en vont crier et réveiller les gens en pleine nuit, ou agresser les passants ou dire des insanités devant le voisinage et mettre les gens en situation de vouloir les agresser et qu’en sais je encore.

    Cette semaine, en hauteur de cette taverne, un jeune homme a été trouvé mort et la présence des services de police laisse croire qu’il s’agit d’un assassinat.

    Lorsque l’Etat autorise l’ouverture de débits de boissons, il a en contrepartie, l’obligation de protéger le voisinage en assurant sa sécurité et sa tranquilité.

    Or, il semble que la présence de cette taverne ne laisse personne tranquille dans le voisinage proche et meme lointain.




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  • BRAHIM
    5 novembre 2009 at 21 h 24 min - Reply

    Cher frère algérien @Afrox, j’ai peur de te donner mon avis sur ton post. On ne sait jamais, on va encore me dire que j’ai toujours en moi le démon à « sensations » juives et harkis. « Ils » vont dire encore que le démon est revenu pour m’habiter à nouveau. Alors, mon frère, démerde toi ! Je ne peux te donner mon avis sur ton article. Tu es SEUL responsable de ce que tu avances. Je n’ai aucun commentaire à te faire. Moi, Je suis guéri par une « Guezaza » qui veille à ce que je dois dire. D’ailleurs, elle m’a souflé que ce que tu racontes est du Khorti, du vent , quoi ! …. Si tu veux guérir, comme moi, des démons qui dictent tes phrases, tu n’as qu’à me demander l’adresse du ‘Taleb » ou de la « Guezana » qui m’ont guéri. C’est radical, tu verras. Après, tu ne pourras plus faire une réflexion « idiote » comme celle que tu viens de faire ci dessus. A bientôt sur le net mon frère .




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  • malika
    5 novembre 2009 at 23 h 59 min - Reply

    @jnsplus

    Merci pour cette mise au point contre les amalgames de toutes sortes qui amplifient les confusions que certains entretiennent à dessein dans ce pays. Il ne s’agit pas d’interdire la consommation de l’alcool mais de la responsabilité citoyenne des individus qui en consomment. Idem pour le ramadhan. Cette même responsabilité citoyenne empêcherait ce manque de respect envers les siens même si on ne partage pas leurs croyances. C’est cela vivre en société.

    P.S. Cela m’a fait un petit quelque chose quand j’ai lu Baranès. C’est un lieu que j’ai beaucoup fréquenté étant enfant, il y a des décennies.




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  • ulpsnj
    6 novembre 2009 at 10 h 40 min - Reply

    Mon cher @jnsplu. On dit chez nous « A qui lis tu ton « zabor » O David » De façon à dire « Tu preches dans le désert ».

    L’Algérie de 2009 est prise en otage, par un pouvoir dérivé de celui de l’occupant colonial, appliquant ses méthodes et utilisant ses moyens, par des idées dérivées de celles de l’occupant colonial qui divisent la société en plusieurs franges dans le sillage de la politique machiavélique du pouvoir colonial, par une idéologie dérivée de celle de l’occupant colonial dont les fruits implanté dans le substrat Algérien ont donné des plants qui se sont consolidés à l’heure actuelle.

    Il ne reste plus grand chose des croyances, des traditions, des valeurs et de l’unité de notre pauvre peuple qui ne sait plus ou donner de la tete et que certains, néo philosophes des temps modernes supplantant même Rousseau dont ils ont pourtant bu les paroles et adhéré à ses thèses sans conditions, qui disait qu' »on peut tromper les peuples, mais qu’on ne peut les corrompre » pour dire sans vergogne que le peuple Algérien est corrompu, à l’inverse de Rousseau, l’un des maitres des laics.

    L’Algérie est devenue comme une couverture que chacun tire vers soi et que le plus grand courant emportera en laissant des lambeaux dans les mains de chacun et l’espoir de la voir unifiée et pacifique s’envole chaque jour davantage, car nous devenons de plus en plus impatients, de plus en plus intolérants, de plus en plus certains que nous seuls détenons la seule vérité vraie et que nous n’acceptons d’autres vérités que celle qui nous convient.

    L’Algérie, jusqu’a nos grand pères, voire jusqu’a nos pères, pour certains, était musulmane et cette affirmation ne souffrait aucune ambiguité dans l’esprit de personne.

    Après 50 ans d’indépendance, cette vérité est remise en cause et des hérauts d’une vérité outre atlantique viennent nous affirmer qu’il n’ y a pas mieux que la laicité pour nous qui reléguera notre foi derrière les murs de nos maisons et laissera la rue au libertinage et à la gabegie.

    @jnsplu, tu risques gros, tu risques d’etre traité d’islamiste si tu continues à te comporter de cette manière et à dire ce qui te semble ta vérité. La vérité n’existe pas, car elle est tributaire de la force. Celui qui n’a pas de force n’a pas de véritré. Etudies l’Histoire et tu le saura. D’ailleurs de meme que la justice a laquelle la vérité est souvent liée. Tu ne peux etre juste si tu n’a pas la force d’imposer tes convictions.

    Et qui es tu toi pour dire la vérité ou pour etre juste ? Tu ne sais meme plus qui tu es « jnsplu » !!!




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  • jnsplu
    6 novembre 2009 at 10 h 53 min - Reply
  • Afrox
    6 novembre 2009 at 14 h 46 min - Reply

    Azul; Un conseil, à ceux qui ne l’ont pas fait, de voir ce film: Mascarades! un film, bien de chez nous, de Lyes Salem sorti en 2008. La sauce-iété algérienne y a été bien décrite.




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  • admin
    12 novembre 2009 at 22 h 34 min - Reply

    adel
    oct 11, 2009 0:20
    je suis de tout coeur avec vous,mais je n’accorde aucune chance de réussite(par réalisme et non pas par pessimisme)à votre projet de changement que tout le monde souhaite de coeur.il faut d abord soumettre aux soins intensifs tous les Algériens et les guérir de leur PANURGISME ET LEUR PARANOIA..l »équipe de foot va gagner demain.les algériens auront un sommeil quinquenal,le temps nécéssaire à said d’affuter ses armes pour s’installer (sous les applaudissements nourris du ghachi),au trone.pour le reste il est érroné de comparer les pays sud américains aux pays arabo-musulmans.ces derniers s’accomodent très bien de leur dictature et de leurs dictateurs.kadafi 40 ans,moubarak 30 ans benali 24 ans ,bouteflika 11 ans ..ouzid .ce n’est pas encore la sortie du tunnel.

    Ne soyez pas aussi pessimiste et fataliste, mon cher Adel. Les seuls combats qu’on risque de perdre sont ceux qu’on n’ose pas engager comme disait Vaclav Havel.
    Courage et au plaisir de vous relire.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine

    edit

    A.By
    oct 11, 2009 3:17
    @ Cher Dr. Sidhoum,

    Je vous remercie personnellement pour la relance du débat concernant l’appel du 19 Mars.
    Hélas, j’ai été dernièrement fatigué cérébralement et moralement- et je crois que je ne suis pas le seul – de prêcher pour ma « propre paroisse » en contribuant par mes commentaires et articles que je présumais humblement objectifs et de qualités pour le lectorat de notre seul et unique organe démocratique d’information et d’échanges d’opinions, LQA.

    Toutes les semences sincères de la part de tous les gens probes et honnêtes dans ce site n’ont pas encore abouties – pour un tas de raisons compréhensives – à une résolution finale pour passer à une prochaine étape qui puisse déclencher cette dynamique démocratique tant voulue par tous. Votre interrogation en titre d’article est franchement plus que jamais urgente et d’actualité.

    Cependant, vu que vous êtes le coordonateur de l’appel, j’aurai une seule suggestion à formuler et elle est de taille et la plus importante. Il faut impérativement et sans aucun délai créer ce Front National de Changement. L’appel citoyen doit être doté d’une personnalité morale multi-politique, c’est à dire une structure légitime qui puisse parler aux noms de tous les démocrates de toutes les tendances républicaines qui existent dans notre pays et en exil. Une fois la naissance de ce Front réalisée et reconnue par toutes et tous, il nous incomberait à convaincre le reste du peuple, son élite et « les brebis démocrates égarées » pour l’adhésion totale et sans équivoque à l’essence du message du salut national de l’appel en question.

    Par la suite, il demeurera la mission essentielle et difficile du Front à convaincre le seul et unique interlocuteur omnipotent en face de nous lequel détient toutes les clés de l’énigme qui nous paralysent depuis 1962, en l’occurrence, Le MALG-DRS. Il faut le tarabuster pacifiquement et démocratiquement sans fin sur le plan national et international pour qu’il abdique dans le sens de l’ouverture. Après tout nous sommes tous algériens et j’en suis sûre qu’en son sein, il existe une majorité d’éléments honnêtes qui attendent que les civils fassent quelque chose de concret.

    Si nous réussirons à abolir à court terme d’abord et en premier lieu l’état d’urgence et d’exception qui perdure depuis 17 ans, je pourrais vous affirmer déjà que la porte du succès de la démarche du Front serait certainement déverrouillée et que la dynamique au changement s’enclencherait d’elle même par toutes les volontés patriotiques algériennes. Personne ni quiconque ne pourrait l’arrêter.

    Il faut aussi avouer et ne jamais se leurrer que la création de n’importe quoi dans la vie exige des moyens financiers ainsi que des ressources humaines et médiatiques à profusion dans le cas national qui nous concerne, mais cet autre débat « technique » rentrerait normalement dans le cadre de la deuxième étape du processus.

    Alors, sans rabâcher les constats usuels que tous le monde connait par cœur, posons les premiers jalons pour la création de ce FRONT, nous sommes déjà très en retard sur l’horaire et qu’au moins un échéancier d’actions aboutirait après cette relance actuelle que vous venez d’initier et dont elle me réjouit de nouveau comme à la première fois au courant du mois de Mars passé.

    Cordialement et fraternellement.
    A.By

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    Ammisaid
    oct 11, 2009 9:28
    Assalam, azul, bonjour
    Rares étaient ceux qui avaient défendu le peuple, durant les 50 ans dernières années.
    Les coups qu’il avait reçu l’ont castré, fatigué et terrorisé.
    Il sait et il connaît le responsable de ses malheurs, de ses douleurs, de ses deuils et de ses blessures.
    Il avait, maintes fois, fait confiance à ceux qui s’étaient proposés de le libérer, de l’aider à recouvrir sa dignité et sa liberté et à ceux qui voulaient l’emmener vers la modernité et un état juste qui n’exclurait aucun de ses enfants.
    A quelques rares exceptions tous l’ont trahi et l’ont laissé dans la misère, l’ignorance et la fatalité. Le mal qui s’appelle: la méfiance est là, il agit.
    Le mal qui s’appelle: survivre est là, il l’empêche de penser, de s’occuper de son présent et de se projeter dans l’avenir.
    Le mal qui s’appelle: la violence est là, il attend le moindre frémissement pour frapper, frapper, déchirer, tuer, torturer, violer, emprisonner, harceler et réprimer toute contestation, toute revendication et tout désir de changement qui ne correspondrait pas aux désirs de tous ces vautours, ces charognards et ces bêtes féroces qui ne veulent rien partager.
    Le mal qui s’appelle division est là, il se divise de plus en plus et il ne semble pas éveiller les consciences et il ne semble pas nous aider à voir plus clairement notre seul et unique ennemi: cette poignée d’hommes qui tirent les ficelles et qui jouent de nous tel marionnettiste qui joue de ses marionnettes.
    Même dans ce lieu de convivialité, de liberté et de fraternité qu’est le LQA, nous nous amusons à se faire du mal, à se disputer, à se fatiguer et à se démoraliser pour des banalités, pour des détails insignifiants, pour des peurs inutiles, pour des raisons rouillées, en somme pour ce que nous sommes: des Algériens et des Algériennes riches de notre sol, de nos langues, de notre histoire, de nos valeurs, de nos diversités, de notre fraternité forgée par des siècles de vie ensemble et de nos richesses humaines extraordinaires (ici ou à l’étranger).
    Nous refusons chacun et chacune de voir l’essentiel: un pays qui se dirige inéluctablement vers le chaos voire la disparition pure et simple.
    Nous refusons de se remettre en question, de couper la tête à notre orgueil qui nous offre que des satisfactions intellectuelles car en réalité, nous sommes toujours des hommes et des femmes soumis, serviles et incapables de choisir la moindre de nos décisions.
    Nous acceptons de laisser dans nos coeurs la fatalité, le renoncement, la méfiance et la peur de manquer. Lesquels, nous maintiennent dans un état végétal, parfois même animal et qui donc, nous empêchent de prendre nos responsabilités, des plus petites aux plus grandes : s’occuper de nous mêmes, de nos familles, de nos enfants, de nos pauvres, de nos villages et s’occuper de la destinée de notre pays et de son peuple.
    Cessons la suspicion, cessons la violence, cessons la tristesse, allons de l’avant, allons vers l’union, vers la fraternité, vers l’essentiel, vers l’Algérie telle qu’elle a été rêvé par nos martyres (tous et toutes: musulmans, arabes, communistes, athées, socialistes, kabyles, chaouis, de l’est, de l’ouest, grand, petit, civiles, militaires, chômeurs, emeutiers, fellahs, intellectuels, veuves…) et vers la délivrance sincère et la dignité de toutes et de tous.
    Fraternellement à toutes et à tous

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    jnsplu
    oct 11, 2009 9:36
    Votre article Dr Sidhoum et le commentaire de Monsieur A.By sont un baume à nos coeurs meurtris. Il existe …encore…des Algériens qui n’abdiquent pas et qui recherchent une solution à nos problèmes. Qui se posent des questions ou qui proposent.

    Tant qu’il en existera mon cher Adel je peux affronter mon désespoir et toi aussi. Certes ce que tu dis découle d’une donnée qui s’impose à première vue, mais n’a t on pas vu des peuples amorphes qui soudainement ont pris conscience de leur condition et se sont soulevés ? L’histoire regorge d’exemples de ce type.

    Ne perds pas espoir, fais le renaitre en toi et alimente le d’une volonté de lutte et de militantisme et fais le rayonner tout autour de toi, ce n’est que de cette façon l’aube viendra incha’ Allah, si nous nous sentons tous responsables de notre pays et sommes prets à accepter quelques sacrifices pour le sortir de l’impasse où il est.

    La proposition de Monsieur A.By démontre la longue expérience et la compétence de l’Homme, elle est la preuve aussi de son honneteté. Merci à vous d’exister Docteur Sidhoum et Monsieur A.By.

    Avant de clore, je voudrais demander à Monsieur A.By d’expliciter un peu plus son point de vue sur la stratégie à adopter, car il me semble que l’esquisse qu’il en a donnée n’est pas à la portée de tout le monde et nous avons besoin de la compréhension de tous en vue d’une adhésion éclairée qui mobilise mieux.

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    l.leila
    oct 11, 2009 9:46
    Bonjour,

    Cher frère Salah Eddine, ce sont ceux qui se nourrissent de la chair et du sang de leurs compatriotes ou qui jouissent de leur hogra qui ne désirent pas le changement, ou bien encore ceux qui ne se sentent pas concernés parce qu’ils n’ont plus le nif algérien d’antan .
    A mon avis très modeste, notre compatriote A.By a parfaitement raison. Il est grand temps que les Algériens, dignes de ce nom, s’unissent. La pluralité est source d’enrichissement ainsi que je l’avais écrit dans une de mes premières contributions dans le forum de la Dignité et du Changement. Notre ALGERIE mérite une société de responsabilité, de respect, de fraternité, de justice et de sagesse. Il faut penser sérieusement aux générations futures de notre cher pays.
    Cordialement

    Très heureux de vous voir de retour parmi nous, après avoir participé activement aux débats de notre premier site (forum de la dignité et du changement). Toutes et tous ensemble, si nous sommes animés d’une volonté sincère de SERVIR notre chère patrie, nous réussirons à construire cette Algérie de justice et de libertés pour laquelle se sont sacrifiés nos aînés et à rallumer la flamme de l’Idéal de Novembre qu’a éteint chez notre jeunesse, la bande d’imposteurs et d’aventuriers qui a débarqué en 62.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine

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    Mohand Tahar MOHAMMEDI
    oct 11, 2009 11:07
    L’avenir et la réussite du changement politique dépend essentiellement de l’adhésion de la population et de la nature du projet de société qui doit élaboré en collaboration avec toutes les forces politiques sans exceptions aucune et qui adhèrent au principe de la DEMOCRATIE non exclusive, le but étant de rechercher ensemble les choix aptes à construire de réelles majorités alternatives à ce régime qui ne veut pas d’alternance, pour cela il faut étudier les moyens pour se confronter à la société par :
    -Lancer une campagne pour le changement démocratique dans notre pays , ce qui permettra de sensibiliser la population et créer autour un déclic psychologique.
    -Mettre en place un calendrier pour des ateliers du projet politique au niveau national pour donner la parole a la population afin qu’elle trouve en cette occasion le moyen de s’exprimer sur le futur projet de société (politique, économique, social , culturelle et écologique) .
    -Ressortir a travers cette consultations démocratique une plate forme politique de travail pour effectivement aller vers un conférence national ou sera dessiner les GRAND choix DU PROJET POLITIQUE.

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    admin
    oct 11, 2009 11:22
    Il n’y a pas de doute que, non seulement nous voulons le changement, mais que nous n’avons plus le choix. Si la situation ne change pas dans notre pays, de façon radicale, nous risquons d’entrer dans une dynamique extrêmement périlleuse pour notre devenir.
    Nous savons tous auourd’hui que si le pays n’a pas sombré dans la violence, ce n’est pas grâce au régime qui a pris le pouvoir, mais parce que l’embellie financière, induite par la seule augmentation des prix des hydrocarbures, a permis à ce régime d’acheter la paix sociale, en continuant, bien sûr, à piller le pays.
    Mais cette accalmie reste relative. Il n’est un secret pour personne que les prix peuvent chuter du jour au lendemain. D’ailleurs, le régime l’a bien compris, lorsqu’il a pris les dispositions de la LFC 2009.
    Il sait qu’il a absolûment besoin d’un matelas financier minimal pour continuer à entretenir l’illusion d’un pays normal.
    Mais le problème reste entier. Parce que le régime continue de saper les fondements même de la nation. Le problème des harragas et celui de la prostitution sont significatifs à cet égard. Non seulement toute notre jeunesse n’aspire plus qu’à quitter son propre pays, pour se jeter sur les routes de l’exil, mais même nos valeurs, les plus ancrées dans notre société, ont été altérées, voire annihilées.
    Nous n’avons plus qu’un seul choix: chasser ce régime mafieux pour pouvoir rebâtir la nation.
    Mais le problème est ardu. Le régime, conscient de la réalité des choses, et connaissant parfaitement l’état d’esprit du peuple algérien à son endroit, s’est préparé à l’éventualité de faire face à une forte protesta. Il a profité de l’embellie financière pour se doter d’une véritable armée de repression. Le nombre de policiers, particulièrement ceux spécialisé dans l’anti-émeutes a atteint des chiffres qui le placent parmi les pays les plus policiers du monde. Sans compter les infrastructures et les matériels qui ont été acquis, à grands frais pour cet objectif. Donc, en cas de soulèvement populaire, le régime va faire face, ave l’argent et les enfants du peuple. Il est paré!
    La contestation violente est donc à proscrire. Nous ne ferons que nous entretuer les uns les autres, au momentoù les familles des barons du régime seront bien installés dans leurs pénates d’outremer. Comme cela a été le cas en octobre88.
    L’Appel du 19 mars procède de cette analyse. Le recouvrement de notre liberté, de notre souveraineté et de nos richesses doit se faire par des moyens pacifiques.
    Mais cela ne doit plus attendre. Parce qu’il y a péril en la demeure, et que la situation pourrait entrer dans une phase violente qui ne serait pas contrôlée par le peuple. Peut être même que le régime, ou certains de ses clans, pourraient provoquer cette violence, soit pour se neutraliser les uns les autres, soit pour désamorcer la contestation. Il n’est un secret pour personne que certaines émeutes, et autres conflit dit ethniques ont ét sciemment provoqués par des clans du régime.
    Personnellement, je crois que le moment est venu pour la dynamique du 19 mars d’entrer dans sa phase d’action. La proposition de A.Benyelles me paraît tout à fait opportune.
    Il faut créer une force concrète, issue de toutes celles, latentes ou organisées, qui tendent à chasser le régime. Il ne faut exclure personne, ni un quelconque courant, de cette union sacrée. On choisit pas ses pompiers quand la maison est en feu.
    Mais il ne faut plus tergiverser. S’il est vrai qu’une action politique de cette envergure doit mûrir et se penser, elle ne doit pas s’enliser dans une trop laborieuse préparation. Le fruit est mûr, sij l’on peut dire. Il est temps d’entrer en action. Il faut juste s’assurer d’une adhésion massive.
    Je fais une proposition dans ce sens: Que le Docteur Sidhoum qui est le coordinateur du groupe lance un appel à une large adhésion pour mettre en place une large action de désobeissance civile. Personne ne doit en être exclu, y compris des personnalités qui ont collaboré avec le régime, si elles ne ne se sont pas compromises dans des exactions contre le peuple.
    DB

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    radjef said
    oct 11, 2009 13:07
    Bonjour tout le monde.A ces questions je m’aperçois combien nous sommes faibles et combien nous sommes pretentieux et cupides. A ces questions, on dirait que l’Algérie n’est pas ce pays qui a enfanté St Augustin, Abdelmoumen, Ibn Zyad, l’Emir Abdelkader, Massinissa…On dirait que ce pays n’a jamais non enfanté Fanon, Mammeri, Dib, Sahli, Camus, Yacine, Ben Badis, Robles…On dirait que ce pays n’a jamais digeré la colonisation en ce qu’elle de savoir et de savoir faire. On dirait que dans ce pays , personne ne reflechit et personne n’a le droit de reflechir. On dirait que personne n’aime personne; il y a les accusateurs professionnels et permanents d’un côté et de l’autre les victimes de toujours. A ces questions je m’aperçois combien le 1er novembre 1954 et le Congrés de la Soummam sont une foutaise, une arnaque contre l’histoire…Je suis vraiment dégouté de mon pays, de son histoire, de ses hommes, de sa fausse noblesse, de la gradeur qu’il n’a jamais eu ou connu…Les Harkis qui ont combattu l’independance du pays, ont-ils eu tort de le faire? Aujourdh’ui, quatre algériens sur cinq sont préts a renoncer à leur algerianité pour devenir des citoyens français exemplaires…Que dois comprendre? Que

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    Salah Bouzid
    oct 11, 2009 14:19
    Je suis un enthousiaste du changement, mais j’ai un défaut: je suis réaliste.

    Cher frère Salahedine Sidhoum, vous incarnez les plus nobles valeurs auxquelles notre génération post-indépendance aspirait.

    Votre meilleur rôle, à mon avis, c’est dans le combat des droits de l’homme et les opprimés ont besoin de vous dans ce domaine. Continuez le Combat.

    Il faut répartir les rôles.

    Pour que l’Appel du 19 Mars ait un écho concret et plus large dans la société Algérienne, il faut que ce travail de prise de conscience continue. Il faudrait maintenant passer de l’internet vers les methodes de vulgarisation classiques: un magazine hebdomadaire en Arabe et en Français (et Amazigh pourquoi pas!) doit être produit et distribué en Algerie. Cà serait un bon debut.

    Je pense que l’idée de fonder un Front du Changement National sous forme d’un nouveau parti signifierait l’enterrement de l’Appel. Premièrement, le fait que le parti ne sera pas agréer nous obligera à travailler dans la clandestinité et c’est ce qu’il faut éviter. Il faut éviter les “eaux troubles“ ou justement le DRS aime opérer.

    Ouallahou Aalam

    Non, cher frère, il ne s’agit pas de créer un « parti », un de plus mais un véritable Front, creuset de toutes les volontés intellectuelles et politiques crédibles et réprésentatives, sans exclusion aucune, pour mener la mobilisation populaire en vue de ce changement radical et pacifique. C’est une véritable force populaire qui n’aura besoin ni d’autorisation ni « d’agrément » d’un pouvoir illégitime. La légitimité de ce Front lui sera donné par la volonté populaire et non celle des officines. Il n’est pas question de travailler dans la clandestinité et dans les « eaux troubles ». Pour preuve, nous agissons à visage découvert et pacifiquement, pour servir notre Algérie. Et ce ne sont pas les imposteurs au pouvoir qui nous empêcherons d’activer librement .
    Fraternellement.
    Salah-Eddine

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    BRAHIM
    oct 11, 2009 14:23
    J’ai décidé pour « y » raisons de ne plus donner mon avis partisan sur ce blog mais cela ne m’empêche pas de renouveler mon appui pour l’APPEL car il y préfigure déjà des débuts de propositions non encore formulées par aucun parti politique pour l’istant. Bon courage au Docteur Salah-Eddine et à l’administrateur du blog D.Benchenouf. J’ai hâte de militer dans un parti politique qui saura si bien intégrer et agréger dans sa plateforme politique les vraies bases pour la construction d’une démocratie algérienne authentique.

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    Azzedine Bengana
    oct 11, 2009 15:07
    @ Dr. Sidhoum,

    Grâce à votre bonne foi et à votre probité militante et intellectuelle, et vous n‘êtes pas le seul dans ce site, Dieu merci, j’interviens de nouveau dans votre (notre) forum pour vous avouer que le DÉBAT qui puisse faire naitre la dynamique de l’appel citoyen doit être plus que jamais présent dans les colonnes de LQA, dans nos esprits, et comme une énergie intarissable nourrissante sans fin notre volonté de chacun de nous tous pour le vœu au changement souhaité.

    Tout silence, même involontaire et non prémédité, comme par le passé, tuerait dans l’œuf toute entreprise citoyenne qu’elle soit, et celle qui pourrait sortir notre pays du marasme devrait être permanente et continuelle jusqu’au déclenchement de cette propulsion laquelle nous aiderait inchAllah à créer ce Front sacré pour le salut national.

    Il n’y aurait pas une multitude de propositions à faire dans ce sens. La seule et UNIQUE à formuler dans l’urgence de la situation, et par laquelle j’adhère totalement, est de passer à l’action, comme l’ont suggérés raisonnablement avant moi les intervenants @ A.By et @ D.B. Il n’y a plus de temps à perdre après près de 50 ans de calvaire.

    Par contre, j’ai noté dans votre article le passage important suivant : «…Cet appel avait et continue à recevoir de larges échos favorables de la part d’Algériennes et d’Algériens de l’intérieur et en exil, de toutes les tendances politiques et même de certains hommes qui avaient fait partie à un moment du système et qui ont trouvé l’initiative encourageante. Tout comme certaines figures du mouvement national, nous ont, sans prendre position publiquement, encouragé dans cette voie…».

    Si vous me permettez cette remarque et cela nous aiderait sans aucun doute dans nos futures mœurs politiques dans l’exercice de la démocratie réelle et surtout si nous VOULONS un véritable CHANGEMENT lors de la création en cours du future Front National, il faudrait impérativement que nous sortons de l’ANONYMAT si nous voulons avancer et faire des pas irréversibles dans l’efficacité et l’efficience.

    Je voudrais bien personnellement – je doute fort que je serai le seul parmi tous les algériens – de CONNAITRE les noms de ces quelques hommes qui ont fait parti du système et de ces FIGURES du mouvement national qui encouragent l’initiative de cet appel citoyen, d’autant plus qu’ils ont été des personnalités PUBLIQUES par le passé. Comme le dit notre vieux jargon populaire, celui qui n’a point de foin dans le ventre ne craint point le feu !

    Bien entendu, je respecte ceux ou celles qui ont émis le vœu de rester encore dans l’ombre pour un temps, mais les autres dont leurs encouragements ne les dérangent nullement qu‘ils soient publiques, il est de votre devoir, je présume, de publier leurs noms pour le bien de l’entreprise et aussi pour la transparence de toutes les tendances à ce projet national HISTORIQUE.

    Nous ne sommes plus en 1954 que je sache, et l’ennemi fait parti hélas et malheureusement de notre génome. Je serai curieux, en toute franchise, de connaitre votre avis sur ce point important.

    Fraternellement.
    M.B

    Je me réjouis de votre retour parmi nous après une brève éclipse. Avant de répondre à votre interrogation, je vous répéterais avant tout, si vous le permettez, que nous n’avons jamais cherché, en diffusant notre Appel, un quelconque effet d’annonce ni un quelconque quitus de flène ou feltène. Cela ne fait pas partie de notre tempérament. Nous sommes une poignée d’humbles et « ‘illustres inconnus » pour reprendre un frère internaute et nous avons adressé notre Appel aux millions d’humbles et « illustres inconnus » que constitue notre honorable Peuple. Je ne serais ni méchant ni blessant vis-à-vis de quiconque en posant la question : Qu’ont fait nos ILLUSTRES CONNUS durant 47 ans pour changer les choses? Je ferme rapidement cette parenthèse pour revenir à votre question et apporter des précisions sur la diffusion du texte du 19 mars. Notre Appel étant en droite ligne avec le mouvement national authentique, la déclaration du 1er novembre et la plateforme de la Soummam, j’avais proposé à mes frères et soeurs signataires que par respect à notre révolution et à ses martyrs et mûs par l’éthique politique, de remettre la veille de la diffusion le texte de l’Appel à nos frères aînés du mouvement national encore en vie, demeurant à Alger ou en exil. Je me suis chargé personnellement de leur remettre le texte en mains propres en leur rendant visite à leur domicile. J’ai remis le texte destiné à notre frère Si Hocine Aït Ahmed à mon ami Karim Tabbou qui m’avait rendu visite chez moi. Tous peuvent y témoigner. Mes frères aînés que j’avais rencontré à leurs domiciles (au nombre de cinq) m’ont donné leurs franches appréciations et tous ont encouragé notre initiative. Ne cherchant pas encore une fois un quelconque quitus ou une quelconque publicité, je ne peux par principe, me permettre de les citer, tant qu’ils ne se sont pas prononcés publiquement. Et nous respectons leur attitude.
    Voila, mon cher frère, en toute transparence, comment se sont déroulés les faits.
    Pour revenir à notre situation et à l’avenir et c’est le plus important, je crois que notre Algérie a besoin de tout le monde, des millions « d’illustres inconnus » que nous sommes et de la poignée « d’illustres connus ».
    Fraternellement.
    Salah-Eddine.

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    abderazak
    oct 11, 2009 15:13
    tous le monde connaît les tenants et aboutissant de la crise multidimensionnelle que traverse notre pays,et il n’est de secret pour personne quant à la déroute du système en place;toutefois pour espérer un changement ,il faut commencer à tracer une feuille de route et une stratégie concrète avec échéancier ;il faut faire quelque chose avant que le bateau coule!!et la je rejoint l’idée de A.By de créer un front et de débuter le travail de façon civile et démocratique,sans verser dans la supercherie et les calculs politiciens de bas étage,je crois encore une fois que la voie est toute tracée et le train est en marche pour celui ou celle qui veut le prendre ,sinon ça sera trop tard…

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    BRAHIM
    oct 11, 2009 15:22
    Et si en plus le FRONT dont par @A.By …….. se constitue, je suis prêt à contibuer financièrement au fonctionnement de cet organe. Ce sera une contibution modeste certes (je suis un simple travailleur) mais ce sont les ruisseaux qui forment les rivières, je crois!

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    MTM
    oct 11, 2009 15:37
    @Papousse
    je vous réponds sous cet article qui correspond mieux la discussion commecée sous un article sur la laïcité.

    Il ne faut pas se regarder en chien de faïence, mais si un parti politique devient méfiant et frileux devant une initiative, ne doit pas donner l’occasion à certains de se déchaîner sur luicomme des ennemis héréditaires. La vigilance qui est recommandée en Algéri, est tout à fait compréhensible.
    Je suis mal placé pour parler au nom du FFS. Je ne suis pas adhérent ni sympathisant à ce parti que je respecte. Mon respect pour lui découle de la conformité et la cohérence entre ses positions politiques radicales et ses actions sur le terrain. C’est un parti politique fidèle à ses principes fondateurs qui s’inspirent de l’esprit de Novembre. La constance et la cohérence dans les principes politiques dans un environnement dangereux, contraignant et hostile à la liberté et à la démocratie, sont aujourd’hui des vertus rares pour ne pas dire disparues. Tous les partis politiques agréés ont été assujettis au bon vouloir des tuteurs de fait du peuple algérien. Ils font partie du même chœur et chantent les mêmes chansons au nom du peuple Algérie. Seul le FFS, avec un poids politique appréciable et des moyens de bord très limité, continu à résister au rouleau compresseur conduit tantôt par Zerhouni au nom de Bouteflika 1er et tantôt par Tawfik pour sa survie et celle de ses héritiers : nos futurs tuteurs et augustes décideurs. Des voix intègres, braves et libres existent bien sûr. Elles dénoncent les dérives graves que connaît notre pays et elles sont assez braves pour mettre le doigt sur le mal qui la ronge et qui entretient ses divisions, son affaiblissement et sa décadence : les généraux omnipotents et leur fouet et appendice mystifié, le DRS.
    L’appel du 19 mars correspond aussi à mes aspirations et peut constituer un début de solution conduisant vers l’issue de la crise algérienne et les oppressions multiformes qui laminent la population. Un appel de cœur est un appel de cœur. Il est suivi ou ignoré. Si certains sympathisants de l’appel, dont vous soutenez leur manque de tact, continuent à étriller le FFS et leurs leaders pour avoir « feint » d’ignorer l’appel, celui-ci perdra de sa chaleur et de son importance et se transformera en injonction.
    Rome ne sait pas faite en un jour. Les signataires qui malgré leurs sincérités, malgré leur dévouement pour la cause nationale, sont d’illustres inconnus. Qui va les entendre ? Ils n’ont pas de choix que de convaincre, convaincre et encore convaincre, en se démarquant autant que possible de certains sympathisants zélotes dont les propos ou agissements risquent d’être mal interprétés. L’absence d’écho ne doit pas se traduire par de l’impatience et du dépit contre un parti encore crédible ou des personnalités encore dignes. Il ne faut jamais couper les ponts avec de mots blessants. Cette façon de faire fait le bonheur des Tagarins et ne sert absolument à rien. Peut-être que des pôles démocrates, s’ignorant aujourd’hui pour des raisons de défiance ou autres petits calculs, vont converger demain.

    Tout en souhaitant de tous mes vœux le succès à l’appel du 19 mars, je suis très septique sur la démarche. Sincèrement sans vouloir jouer à la Cassandre ni à l’oiseau de mauvais augure, je suis de ceux qui pensent que les appels des gens honnêtes ne suffisent malheureusement pas dans un environnement profondément apathique et autiste. Il faut agir pacifiquement pour réveiller les esprits. Il faut marquer son existence et sa présence sur la voie publique, armé avec l’espoir et la paix. Je suis peut-être naïf, mais je pense que la gerbe de fleurs peut avoir raison de la sauvagerie des militaires et de leurs suppôts en civils qui meublent les institutions du pays.

    Quand j’ai lu aujourd’hui l’article d’Elwatan suivant, j’ai presque eu les larmes aux yeux. Ce sont des actions comme celle-là qu’il nous faut. Il faut faire entendre clairement aux militaires, quels que soient leurs rangs, que les Algériens ne sont pas des canards pour leurs fusils et du gibier pour leurs canons. La maturité est à ce prix. En rendant hommage aux morts, à tous les morts, on grandit et on affirme notre dignité face à l’armée qui, seule, pose toutes les embûches sur le chemin de la liberté et de la prospérité :

    Rassemblement à Bab El Oued à la mémoire des victimes d’octobre 1988
    Des fleurs et des talkies-walkies…
    Un rassemblement symbolique a eu lieu hier, vers la mi-journée, à Bab El Oued, à hauteur du lycée Emir Abdelkader, en face de la DGSN, en hommage aux victimes des événements d’octobre 1988.

    C’est Azwaw Hamou L’hadj, figure emblématique de l’association AVO 88 (association des victimes d’octobre 1988) qui est l’auteur de cette initiative. Azwaw était au nombre des innocents happés par une fusillade meurtrière un certain 10 octobre 1988 (lire notre article : « Azwaw, le bras désarmé d’Octobre », in El Watan du 9 octobre 2009). Cet ancien artisan bijoutier avait alors été criblé de neuf balles qui lui coûteront son bras gauche et des séquelles indélébiles sur le visage. Il avait à peine 21 ans. Vingt-et-un ans après ces péripéties sanglantes, Azwaw a tenu à revenir sur les lieux du drame et déposer une gerbe de fleurs à la mémoire des chouhada d’octobre 1988, tout particulièrement les 39 victimes tombées ce jour-là. « Moi, je revendique un statut particulier pour les victimes d’Octobre en tant que victimes d’une bavure d’Etat et non d’un ‘accident de travail’ comme on nous désigne honteusement », nous explique-t-il. « C’est ici que je suis tombé », se remémore-t-il en désignant du chef un portail vert attenant au lycée Emir Abdelkader. « Voyez ce mur : il y a encore les impacts de balles qui témoignent de la boucherie. Ce mur-là par contre a été recouvert de ciment pour effacer les stigmates des automitrailleuses », poursuit notre ami avec émotion.
    Le rassemblement auquel avait appelé Azwaw a commencé à se former à partir de 10h30 au sein de l’un des cafés adossés au boulevard du 1er Novembre. Petit à petit, les gens ont commencé à s’agglutiner autour d’Azwaw. Parmi les présents, Yacine Teguia, membre du bureau national du MDS, Hakim Addad, secrétaire général de RAJ, l’opposant et journaliste Arezki Aït Larbi, le comédien Kader Farès Affak (personnage principal dans Gabla, de Tarik Teguia). Il y avait également des écrivains et journalistes dont le chroniqueur Chawki Amari ainsi que notre collègue Adlène Meddi. Portant une gerbe de fleurs, le cortège s’est ébranlé du café 1er Novembre en direction du lycée Emir Abdelkader. Azwaw a, alors, accroché avec son bras épargné par la machine de la répression la couronne de fleurs sur la grille du lycée, juste en face du bâtiment de la DGSN.
    Comme il fallait s’y attendre, la police n’a pas tardé à se manifester. Un officier de police en civil et en lunettes, arborant un talkie-walkie, accourut pour s’enquérir de l’objet de ce rassemblement qu’il avait jugé d’emblée menaçant pour l’ordre public. « N’touma chkoun ? Andkoum autorisation ? » (Qui êtes-vous ? Avez-vous une autorisation ?). « Les forces de l’ordre avaient-elles une autorisation quand elles ont arraché le bras d’Azwaw et canardé 39 citoyens algériens ? », rétorque-t-on. Arezki Aït Larbi enchaîne : « Nous sommes venus déposer une gerbe de fleurs, pas poser une bombe. » Les éléments de la police continuent d’affluer et envahissent en force le périmètre. « Qu’est-ce que je vais dire maintenant à mes supérieurs ? », revient à la charge l’officier en lunettes. Un autre policier en civil muni d’un talkie-walkie tente de calmer les esprits. « On veut bien vous laisser, mais cela risque de causer des débordements et on ne veut pas de ‘machakel’. Vous êtes quand même en face de la DGSN », implore-t-il. La sérénité l’emporte assez vite sur la colère et la cérémonie finit par se tenir malgré tout. Au préalable, la police s’empare de la pièce d’identité d’Azwaw en guise de gage. Une minute de silence est observée, suivie de quelques mots d’Azwaw. Il est revenu sur ce qui s’est passé ce funeste lundi 10 octobre 1988 en ayant une pensée émue pour celles et ceux qui sont tombés ce jour-là. Le geste, plus symbolique que bruyant, avait le goût d’une victoire sur l’amnésie. « L’important est de marquer le coup », se dit-on. Il est vrai qu’une simple gerbe de fleurs peut avoir raison d’une forêt de talkies-walkies…

    Par Mustapha Benfodil

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    malika
    oct 11, 2009 16:33
    Votre détermination et votre courage militant réjouissent l’Algérienne que je suis et repoussent quelque peu mon pessimisme. Je vous en remercie. Oui, monsieur Sidhoum, il est temps de donner vie à ce Front du changement. Mes petites interventions sur ce site tendaient vers cet objectif qui me semble être la pierre angulaire de toute perspective de mobilisation citoyenne. Après les différents appels, souhaits et initiatives en faveur du changement que vous citez dans l’article, force est de constater que rien n’a changé dans la réalité de l’opposition algérienne. Aussi, je ne peux que vous témoigner ma solidarité et encourager cette nouvelle phase de sa construction, la création d’un Front pour le changement, avec une structure dont vous êtes déjà l’artisan en tant que coordonnateur. Il ne s’agit pas de créer un parti, certes, mais cette structure d’organisation (FCN) est essentielle à mon avis pour la motivation et l’adhésion concrète des Algériens-nes au mouvement de changement. Je trouve excellentes les interventions de Bey et de DB qui vont dans ce sens et plaident avec vous, et nous tous la naissance d’un sentiment d’appartenance au projet d’une Algérie dont nous serons fiers de parler à nos enfants et petits-enfants. Car, c’est de cela qu’il s’agit dans notre quête : un sentiment d’appartenance à un idéal, un projet d’opposition viable, pacifique et concret parce que nous verrons les choses bouger et évoluer sur le terrain. Je n’ai rien contre les discours et les débats (essentiels dans toute société démocratique) mais au stade où en est l’Algérie aujourd’hui (classée presque en tout point vue dans les derniers pelotons des pays les moins développés) alors qu’elle dispose des meilleures ressources, impose de substituer l’action à la littérature pour redonner à nos enfants l’amour de la patrie. Alors vivement le Front national du changement. En autant que des personnes compétentes puissent baliser les actions les plus pertinentes. Et notre adhésion à cette organisation sera nombreuse à n’en point douter, tout en restant réaliste.

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    MOKRANE
    oct 11, 2009 16:43
    Cher maitre
    C’est avec un grand plaisir comme d’habitude que j’ai lu votre article.
    D’apres mon modeste avis le plus grand probleme qui risque de se poser c’est d’arriver à faire en sorte que le peuple suive c a d lui change d’etat d’esprit.
    Tous les Algeriens sont convaincus que le pouvoir est illigitimme et ne travaille que pour s’enrechir et perdurer sans aucun interet pour le peuple mais le travail de sape du PFLN depuis 1962 a laisse des traces (suspicion, manque de confiance ,regionalisme ,espri tribal,violence,etc…..)
    Mais sans action cet etat d’esprit ne risque pas de changer donc je dis en avant passant à l’action nous n’avons rien à perdre mais tout a gagner:la libertee et la democratie

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    Amine BELBRAIK
    oct 11, 2009 16:44
    Salam alaikoum Si Salah-Eddine SIDHOUM;
    Amine BELBRAIK de mon vrai nom, j’interviens de temps à autre dans les colonnes de ce site, ô combien précieux.
    Je suis de près vos publications et démarches, appels et articles. Si vous voulez nous préparer mentalement au changement pacifique, je vous confirme qu’une grande partie de la JEUNESSE algérienne est prête, tout le monde est conscient des dangers qui guettent l’Algérie, et l’état de pourrissement total de notre chère patrie. Au risque de me répéter, laissez moi vous dire ce que je pense sur les points suivants :
    1- Concernant le rassemblement de l’opposition : le seul point de désaccord c’est la position à prendre vis à vis des activistes de l’ex-FIS tel que: Ali Belhadj, Anouar Haddam, Abbassi Madani…. qui ont participé de près ou de loin dans l’allumage du feu de la fitna (nous sommes conscients que le régime a bien planifié son crapuleux maintient au pouvoir, et a utilisé le FIS pour se maintenir au pouvoir, mais le FIS (quand je parle du FIS, je parle de ses dirigeants) a fait beaucoup d’erreurs, ils sont tombés dans le piège de la violence ou sinon resté silencieux, (pas tous mais une grande partie des dirigeants du FIS), c’est pour cela, pour éviter toute fitna parmi une opposition issue d’un rassemblement de militants de tous bord (islamistes, démocrates, laïques …..), j’ai un conseille à vous donner : Les gens qui ont fait des déclarations au début de la crise ….. et qui n’ont jamais au début de la crise prit une position claire contre la violence, ne seront jamais acceptés unanimement parmi ce rassemblement, l’opposition a besoin de sang neuf, encadré par des gens comme vous, Pr. ADDI, Si Benchenouf, Ait Ahmed, ……tous les initiateurs de l’appel du 19 mars, des cadres algériens intègres même ceux qui ont fait partie de ce régime et qui veulent un changement pacifique : Hamrouche, Abd el Hamid Mahri, Abd el Hamid IBRAHIMI, Taleb el Ibrahimi……. , Toute personnalité politique de l’opposition qui n’a aucune ambition partisane, et bien sur des cadres de l’ex-FIS qui ne se sont pas fait avoir par le régime (je ne veux pas répéter : qui a dis quoi….. qui a fait quoi …. Nous savons tous qui a participé dans la fitna, qui est resté silencieux….. (Des cadres de ce parti qui se savait infiltrés, ont pensé qu’ils ne le seront plus une fois passés dans la clandestinité et la violence, mais quelle logique. ?! Rien ne justifie ces choix, un musulman s’il a un choix à faire entre être MAHGOUR ou d’être un prétexte pour la propagation de la HOUGRA, il choisira d’être MAHGOUR, et il rentrera chez lui après avoir était libérés des commissariats ou des internements du sud par el HAGGARINE, ou sinon il part en exile. Pour changer les choses il faut avoir une stratégie. Or, nous avons vu ce qui s’est passé, et nous sommes tous marqués par la décennie rouge. Donc oui pour ce rassemblement avec tout le monde, mais pas avec des gens qui nous ont marqué par leur imprudence et leur choix politique lourd de conséquence, pas avec des extrémistes non plus, de la laïcité du communisme ou de la psoeudo-démocratie. Notre slogan : Justice, union, civilisation !
    2- Je salut votre courage Si Salah-Eddine. Quand les Algériens reprendront-ils leur courage ? (La, je ne veux vexer personne) Je constate qu’un grand nombre d’intervenants restent dans l’anonymat), je respecte ce choix, ce choix même est compréhensif si ces gens sont dans des postes importants de l’état algérien (si état y’en a !). Quand on veut changer les choses, un jour nous devons sortir de l’anonymat, et organiser des rencontres ! J’invite les gens à intervenir avec leurs propres noms, oui nous sommes des opposants pacifistes au régime, oui nous voulons un changement pacifique, oui nous voulons la démocratie et l’alternance du pouvoir, oui nous voulons un pouvoir légitime qui dirige notre pays, oui nous l’assumons, oui nous sommes conscients que nos convictions peuvent nous coûter cher, mais nous l’assumons !
    3- A quand l’organisation de cette opposition ? Resterons-nous éternellement derrière nos écrans ? Nous sommes d’accords avec la majeure partie de ce discours du changement pacifique. Mais il faut que nous nous organisions en cellules d’actions et de réflexion, en Algérie (et ce sera le plus dur), et partout dans le monde, nous devons par contre rester vigilants vis à vis de l’infiltration du DRS, le régime sait que le changement risque de venir de partout, donc ils ont préparé déjà des gens pour intégrer toute organisation (dans toutes les régions d’Algérie, et dans tous les consulats des pays ou il y a une forte communauté algérienne) et comme d’habitude faire des manipulations, il faut faire attentions …… Ce n’est pas une mince affaire. Mais tout est possible, impossible n’est pas algérien, nous sommes un peuple habitué au sacrifice, je continu de rêver, même si ça prendra 100 ans ou plus, il viendra le jour, ou mes descendants vivront épanouis dans mon pays inchallah.
    Salam alaikoum
    Fraternellement A.B.

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    IgorZumec
    oct 11, 2009 18:49
    Les jeunes,où sont les jeunes?
    Novembre,c’était eux.Un certain printemps de 80 c’était eux.Le 5 octobre,c’est toujours eux.Les diverses révoltes estudiantines et l’autre printemps,noir celui-là,ont fait trembler ce régime.Les jeunes c’est la fougue.C’est l’énergie débordante. Sachons canaliser cette énergie,tous les moyens modernes sont là.La sagesse des adultes sera le moteur.La révolution pacifique se mettra en marche.C’est un avis parmi tant d’autres.Bonsoir tout le monde.

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    general
    oct 11, 2009 19:08
    Monsieur Salah Eddine Sidhoum mes respects

    Je partage tout à fait le pessimisme ou l’inquiétude de adel et radjef said . Je crois que le peuple algerien n’a pas fondamentalement changé de comportement. Les hommes et femmens d’aujourd’hui reproduisent le comportement de leur ancetres des années 40 ou 50. Si vous ne prenez pas garde de barrer le passage à tous les opportunistes et taupes de l’armée il nous arrivera exactement la meme chose qu’en 1962. La population algérienne attendra le vainqueur pour se décider de s’engager au côté du vainqueur évidemment ,. Les algériens ne sont pas prêts à s’engager dans un combat qu’ils ne sont pas sur d’emporter. Je crains que la trahison ne soit soit un dénominateur commun de beaucoup d’algériens. Croyez ceux qui sont cotoient tous les jours la population algérienne losqu’ils vous disent que c’est un ghachi. La délation tant chez les civils que ( et surtout ) chez les militaires est une nature chez eux. La révolution algérienne est un exemple où l’on ‘voit des traitres comme boussouf arriver au sommet de la direction du FLN , des imbeciles comme benbella boumediene , chadli , kafi ou boutef chefs d’états et toute l’armée des frontieres (qui attendait courageusement en tunisie et au maroc l’indépendance) prendre le pouvoir de 62 à ce jour. Monsieur Siidhoum , comment franchement éviter de se faire avoir une deuxieme fois. La chose la plus difficile à vaincre est la nature , or les algeriens sont naturellement lâches et délateurs.Le peuple algérien a peur avant meme d’engager le combat, il est déjà vaincu Monsieur Sidhoum.

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    admin
    oct 11, 2009 21:42
    Nous avons jugé utile de reprendre une étude critique de l’opposition faite par notre Ami Brahim Younessi en novembre 2008.

    Sans opposition, Bouteflika triomphe

    Parlons franchement et clairement. Telle qu’elle est, « l’opposition » algérienne n’est pas en mesure de susciter le changement, de le provoquer. Elle est dans une situation encore plus déplorable que le pouvoir. Le rapport de force est toujours, hélas, en faveur du système. Quand celui-ci utilise simultanément la coercition et la corruption, « l’opposition » fait de l’incantation et de l’agitation.
    Soyons sérieux ! Ce n’est pas avec des communiqués, des déclarations enflammées, des « articles » insensés ou des initiatives stupides voire dangereuses via l’Internet que le pouvoir tombera ou le système changera. L’infantilisme, il y a indéniablement un manque patent de maturité politique, caractérise cette « opposition » qui n’a pas d’idées, pas de projet, pas de stratégie, pas de leader incontesté. Comment peut-elle, dès lors, organiser le changement et l’incarner sans se transformer elle-même, sans se débarrasser de ses archaïsmes et de ses pesanteurs, sans prendre des décisions difficiles et douloureuses ?
    Alors qu’elle est en situation d’échec depuis son apparition au début des années 60, cette « opposition » continue d’être dirigée par les mêmes personnes, elle entretient toujours le mythe de l’homme providentiel à qui appartient tout le pouvoir, c’est lui qui nomme l’ensemble des membres de la direction du parti, toute contestation, la plus anodine qui soit, est punie d’excommunication, d’exclusion, elle continue également d’être tout aussi autocratique que le régime qu’elle prétend combattre, sauf que l’autocratie de « l’opposition » est déguisée, inavouée, de rabâcher le même discours éculé, sans consistance politique, éloigné des préoccupations quotidiennes de la population. Devant un tel constat, les meilleures volontés ont été découragées et les militants les plus solides ont fui sans regarder derrière eux. De guerre lasse, beaucoup ont fini par rejoindre le régime.
    Hétérogène, divisée, inorganisée, « l’opposition » est réduite, alors qu’elle dispose d’une large base sociale et d’une surface politique à conquérir, à un état groupusculaire. Tout ou presque tout sépare les « partis » qui se réclament de « l’opposition », ils divergent sur les moyens à utiliser, la stratégie à adopter, le programme à mettre en œuvre.
    Leur seul point de convergence semble être la dénonciation du régime, mais chacun apporte des nuances à celle-ci. Quand les uns pensent qu’un simple changement d’hommes à la tête de l’Etat entraînerait, mutatis mutandis, la fin du système, les autres estiment que seule la lutte armée en viendrait à bout.
    L’expérience a montré que les deux options ont échoué : l’assassinat de Mohamed Boudiaf, un vieil opposant, dirigeant du PRS qu’il avait créé en 1963, appelé par les généraux à présider aux destinées de l’Algérie en pleine décomposition à la suite de l’annulation, le 11 janvier 1992, des élections législatives largement remportées par le FIS, met un terme au rêve de ses partisans de la destruction en douceur du régime, l’insurrection armée, à deux reprises, en 1964 en Kabylie sous la conduite de Hocine Aït Ahmed et de Mohand Oul Hadj et au milieu des années 90 avec les groupes armés se réclamant de l’islamisme, a plutôt aidé au sauvetage du pouvoir.
    Désorientée, ne sachant plus quoi faire pour abattre le système qui, en apparence, semble se régénérer comme l’hydre de Lerne, «l’opposition » est devenue atone, passive, éteinte. Moins menaçante, elle se fait oublier au point de croire qu’elle a disparu. En tout cas, elle ne pèse plus grand-chose aussi bien à l’intérieur du pays qu’à l’extérieur où elle n’arrive pas à convaincre les Etats démocratiques de lui apporter le soutien dont elle a pourtant fortement besoin pour faire face à un régime qui déploie toute son énergie et beaucoup de moyens pour la rendre inefficace, inaudible et lui enlever ce qui lui restait de crédibilité auprès de la population algérienne et des gouvernements étrangers.
    Après avoir balisé sa route, ternissant l’image de « l’opposition » jugée incapable d’assurer l’alternance et de gouverner, Abdelaziz Bouteflika peut alors procéder à la révision de la constitution pour briguer un troisième mandat.
    Dans toutes les capitales occidentales, cette « solution » est considérée, hélas, comme un moindre mal.
    Le 20 novembre 2008

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    l.leila
    oct 11, 2009 22:39
    Bonsoir ,
    Mes remerciements cher frère Salah Eddine; je suis de retour après des mois de douleur à la perte d’un être très cher . Il m’était impossible de revoir LQA qui me rappelait son enthousiasme, et son espoir pour une Algérie de BRAVES et non une Algérie soumise et malheureuse.
    Comment ne pas servir ma patrie alors que mon père engagé dès 54 avait mis ses biens à la disposition de la révolution . En 62, il ne daigna même pas demander la fameuse carte… Il l’avait fait son devoir pour le nif, pour qu’il n’y ait plus de hogra que malheureusement nous vivons jusqu’à nos jours.
    Cordialement

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    still
    oct 11, 2009 22:43
    general, vous ne devez pas etre Algerien .En tout cas je ne m’identifie pas a vous..

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    AS
    oct 11, 2009 23:20
    Salaam,

    Pourquoi ne pas mettre la premeire et enleve le frein a main, une greve generale nationale ! Apres a l’interieur comme a l’exterieur de l’Algerie, le mouvement suivra et sera surement plus organise que vous ne vous imaginez, sansentrer dans l’aventurisme… qu’on fait les connus durant 47 ans !

    AS

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    Salah Bouzid
    oct 12, 2009 2:42
    Puisque la position du rassemblement de l’opposition à prendre vis-a-vis des dirigeants du FIS vient d’être soulevé par le frère Amine BELBRAIK , il vaut mieux en parler.

    Le FIS est un parti politique qui fut créé il y a plus de 20 ans et dissout quelques 34 mois après. Il démontra sa capacité électorale dès sa première participation aux élections municipales. Survivant plutôt bien l’arrestation de ses 2 dirigeants historiques, Abassi Madani et Ali Belhadj, cette formation posa un redoutable défi politique à l’establishment du FLN et de l“ANP en rafflant fort lors du premier tour des législatives de Decembre 91.

    Coup d’état, état d’urgence et guerre suivirent. Je dis guerre. Nous avons vécu une guerre. Le mot Fitna est un euphémisme qui cache mal la réalité de ce qui s’est passé à partir de Janvier 1992.

    Une véritable réconciliation est une des nécessités pour poser de solides fondements de paix et de sécurité. Occulter ce problème par l’exclusion de Flène ou Feltène ne fera que reporter l’échéance. C’est ce qu’a fait Bouteflika dans sa réconciliation.

    Nous devons être honnêtes, objectifs, patients et modérés pour réussir ce rassemblement. Si chacun de nous vient avec ses préjugés et ses conditions, on n’arrivera jamais à démarrer. Il nous faudra apprendre à discerner la différence entre l’intérêt national et notre intérêt étroit, partisan ou autre.

    C’est pour celà qu’il faudra aussi commencer à définir ce que constitue l’intérêt nationale qui, une fois bien défini, guidera nos politques interieure et étrangère.

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    Beznassi
    oct 12, 2009 10:36
    Bonjours tous le monde.
    Je pense que le Peuple Algerien est conscient de la situation, seulement les Algeriens(nes) croient toujours aux gens au pouvoir dont leur vrai histoire est cachee par les medias (televises et ecrites). Bref, nous ne pouvons pas etres indentifier ou suivre notre combat pour un Changement radical si nous sommes inconnus, alors je pense qu’il faut cree ce parti : Front du Changement National.

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    tacili
    oct 12, 2009 12:01
    Poser cette question reflete en lui meme un sentiment de doute et je n’incriminerais certainement pas M.Sidhoum si c’etait le cas. Ce doute ne le concerne pas lui meme j’en suis persuade car son parcours dans les rangs de l’opposition est plus qu’edifiant mais plutot s’interroge, comme dans mon cas, sur les velleites des organisations politiques et sociales et au dela du peuple algerien quant au changement.

    En deux mots je resume ma pensee ; nous voulons le changement mais nous ne voulons pas payer le prix. Nous sommes en face d’une tyranie et seule une action de desobeissance civile vigoureuse et continue, qui pousserait, ultimement, les puissances etrangeres a reconsiderer leurs positions pourrait faire evoluer la situation.

    Merci

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    Brahim YOUNESSI
    oct 12, 2009 13:07
    Bonjour,

    L’Appel du 19 mars n’est pas une pétition qui exprime seulement de bonnes intentions. L’enfer en est pavé. C’est un acte politique posé par des individus de bords différents qui ont manifesté, à travers ce texte, leur détermination à réaliser le changement indispensable pour la pérennité de la nation algérienne toujours sous la menace d’une guerre civile.
    L’anarchie, la violence, les révoltes populaires, les guerres tribales se multiplient pour ne pas craindre le pire pour notre pays qui vient, pourtant, de traverser une période particulièrement sanglante.
    Les forces du changement affaiblies, disloquées par les dissensions internes, conjuguant immobilisme et gesticulations stériles, ont déçu les attentes et les espoirs de notre peuple qui, hélas, croit de moins en moins à la capacité de l’opposition de le libérer d’un Régime qu’il a rejeté dans les élections et dans la rue. Ni la légalité électorale ni les manifestations n’en ont eu raison.
    Alors, sommes-nous, à ce point, idéalistes ou naïfs pour penser qu’un simple appel produirait le miracle ? Mais bien de dictatures parmi, en apparence, les plus solides sont tombées à la suite d’initiatives, comme la nôtre, qui ont rencontré des conditions politiques et sociales favorables au changement. « Jeter la révolution dans la rue, le peuple s’en saisira », avait dit Larbi Ben M’Hidi. Toute proportion gardée, l’Appel du 19 mars peut opérer la cohésion nécessaire pour transformer les institutions politiques algériennes et permettre ainsi le passage d’une société d’autorité à une société de libertés dans le respect des normes et des valeurs du peuple algérien.
    J’entends les arguments pour aller vers un Front National pour le Changement, je n’y suis pas hostile, mais notre action doit, à mon sens, se donner un but précis et un moyen pour l’atteindre. Le but : la Constituante qui, seule, aura la légitimité et l’autorité de procéder au changement démocratiquement. Le moyen : la fondation d’un Mouvement Pour la Constituante pour mener à l’intérieur une action politique auprès de la population et des organisations nationales qui s’en revendiquent et à l’extérieur mener un travail de sensibilisation auprès de gouvernements étrangers et d’organisations internationales comme les Nations Unies pour faire reconnaître le droit du peuple algérien de choisir librement son système politique.

    Brahim Younessi

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    Abdelkader DEHBI
    oct 12, 2009 13:47
    Les Révolutions ne se décrètent pas; elles ont toujours été l’aboutissement d’un long cheminement des peuples qui ont été soumis, à un moment ou à un autre de leur Histoire, à la domination, à l’injustice et à l’exploitation. Un cheminement qui passe très schématiquement par trois phases principales:
    1°) – la prise de conscience des élites morales et intellectuelles des sociétés opprimées et la ferme volonté de ces élites, de construire la résistance;
    2°) – la prise de parole de ces mêmes élites morales et intellectuelles – par l’écrit et par le discours – en vue d’élargir d’une manière pédagogique, la prise de conscience à la plus grande frange possible de la population;
    3°) – l’élaboration d’objectifs socio politiques clairs et les voies et moyens pour leur réalisation. C’est ce qu’on entend généralement par « programme politique ».
    La novation introduite par l’Appel du 19 Mars 2008, c’est fondamentalement l’absence de toute institution officielle ou instrument organique quelconque tels que parti, association ou autre type d’organisation politique. L’Appel du 19 Mars 2009, stipule clairement en effet, que pour ses signataires, il s’agissait essentiellement, de susciter parmi la plus grande frange possible du Peuple Algérien, un vaste élan de prise de conscience et de résistance citoyennes au pouvoir politique en place.
    Car, c’est à partir de cette double posture citoyenne, de prise de conscience aigüe des menaces réelles qui pèsent sur l’avenir de la Nation et de volonté déterminée de combattre le pouvoir politique et de lui résister, que nous pourrions déclencher une véritable synergie, une véritable dynamique populaire de contestation contre un pouvoir criminel et illégitime, corrompu et antinational, unique responsable de la déliquescence politique, morale et sociale, dans laquelle se débat notre pays et qui menace gravement l’unité et l’indépendance nationales.

    Post-Scriptum: – Il m’a semblé utile de préciser « élite morale », pour qu’il soit clair dans les esprits, que le fait d’appartenir à l’élite intellectuelle ne se suffit nullement à lui-même. Il suffit de rappeler ici que beaucoup d’intellectuels mercenaires, se sont mis délibérément au service du pouvoir en place, à tous les niveaux de ses structures ou institutions civiles ou militaires.

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    Al Bahri
    oct 12, 2009 14:04
    Tout d’abord je salue cordialement tout ceux qui font vivre l’Algérie par leurs espérances et leurs écrits qui manifestent belle et bien leur amour envers notre chère patrie qui a tant besoin de ses enfants pour qu’elle retrouve tous ses charmes; et surtout que notre peuple retrouve ce beau sourire que nous a légué notre maitre Larbi Ben M’hidi.
    Algériens comme nous le sommes et le prétendons, avons-nous fait quelque chose envers notre pays qui puisse nous permettre de prétendre solennellement notre citoyenneté algérienne. Avec ceci je n’insinue pas un acte d’héroïsme mais juste une prise de position au su et au vu de tout le monde.
    Je suis citoyen algérien et la charte me permet de dire ce que je pense sans bien sûr toucher à la dignité de quiconque. Alors le projet qu’on veut réaliser, est absolument légitime. Il faut sortir de cette schizophrénie galleuse, il faut nommer les choses par leurs noms. Je veux vivre dans un pays où le citoyen sait ce qu’il veut et surtout ce qu’il dit.
    Le drame de l’Algérie c’est nous, ce n’est pas seulement un Bouteflika ou un Boumediene ou un X. C’est notre propre faiblesse, voire même notre lâcheté. D’où est ce qu’elle est issue ???
    Le combat qu’on doit mener, il n’est pas propre seulement à notre peuple ou à notre génération, il est à caractère eternel. Celui qui le reniera vivra une vie passive d’assisté. Les autres penseront et déciderons pour lui.
    Qu’on s’organise et qu’on prenne part au développement de notre patrie, sinon arrêtez d’écrire et de maudire tel ou tel autre. On est tous responsable.
    L’Algérie, c’est nous. C’est notre œuvre, à nous de lui donner forme afin que le génie algérien puissent s’exprimer et s’épanouir.
    Haya al khawa, il est où le génie algérien ? Ou bien faut il attendre que le nombre des chinois augmente et qu’ils fassent chez nous une nouvelle révolution culturelle. Ou bien sommes nous juste un peuple de petits harragas. ?

    Cordialement.
    Un Algérien du Ghachi.
    salim ahmed-nacer

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    radjef said
    oct 12, 2009 14:16
    Bonsoir tout le monde. Le peuple algérien n’a jamais trahi personne. Il n’a jamais été lâche. Les deviationnistes, les traîtres, les lâches et les mercantilistes sont au pouvoir ou à la peripherie du pouvoir esperant le conquerir ou l’exercer même en partie avec un clan de l’ANP. L’opposition algérienne connait le terrain sur lequel il doit livrer bataille popur remporter la guerre afin de restaurer l’ordre republicain et democratique. Mais elle refuse volontairement de le faire. Certains dirigeants de l’opposition ne veulent être que les interlocuteurs privilégiés de la junte et non les representants du peuple.Quiconque tenterait de remettre en cause cette logique est traité de DRS ou d’indicateur. Combien d’universitaires sinceres et petris de talent ont été handicapés psychologiquement par ces accusations et combien d’algeriennes et d’algeriens competents ont préféré le chemin de l’exil pour ne pas être la cible de ces accusateurs permanents? Le terrain sur lequel l’opposition doit livrer bataille, Addi Lahouari le dit dans son dernier papier « le discours ideologique de l’intellectuel organique » Si le DRS qui detient la totalité du pouvoir n’est ni intelligent ni fort, alors c’est l’opposition qui ment et qui refuse de mener a bien sa mission.

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    malika
    oct 12, 2009 14:36
    Chaque jour est un commencement « général » et si je suis en accord avec vous sur bien des points concernant la société algérienne, notamment l’éclatement de ses valeurs et la régression, je ne vous suis plus dans ce que vous appelez la « nature algérienne » comme si la trahison et la délation avaient une nationalité. Non monsieur, nos tares se cultivent partout sur les terres du tiers-monde, sous l’ombrelle de la misère, de l’oppression et de l’injustice. Si vous pensez qu’on est capable du pire, soyez convaincu qu’on est aussi capable du meilleur. Parce que c’est notre nature humaine et en tant que telle, notre capacité à produire le changement est tout simplement considérable, si nous nous donnons les moyens.

    Cela dit, Monsieur Sidhoum, je persiste à croire qu’il faut aller de l’avant avec la concrétisation du FNC, car c’est dans la pratique que la vision sera claire pour tout le monde. Nous verrons à tout le moins l’importance du mouvement dont vous parlez avec les soutiens annoncés pour l’appel du 19 mars. Malheureusement, dans ce milieu où la méfiance est de mise, ne compte que ce qui est comptable. Alors, les gens doivent savoir dans quoi ils s’engagent. À ce moment-là, l’anonymat ne sera plus de rigueur puisque le choix politique sera fait en




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  • admin
    12 novembre 2009 at 22 h 40 min - Reply

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    malika
    oct 12, 2009 14:36
    Chaque jour est un commencement « général » et si je suis en accord avec vous sur bien des points concernant la société algérienne, notamment l’éclatement de ses valeurs et la régression, je ne vous suis plus dans ce que vous appelez la « nature algérienne » comme si la trahison et la délation avaient une nationalité. Non monsieur, nos tares se cultivent partout sur les terres du tiers-monde, sous l’ombrelle de la misère, de l’oppression et de l’injustice. Si vous pensez qu’on est capable du pire, soyez convaincu qu’on est aussi capable du meilleur. Parce que c’est notre nature humaine et en tant que telle, notre capacité à produire le changement est tout simplement considérable, si nous nous donnons les moyens.

    Cela dit, Monsieur Sidhoum, je persiste à croire qu’il faut aller de l’avant avec la concrétisation du FNC, car c’est dans la pratique que la vision sera claire pour tout le monde. Nous verrons à tout le moins l’importance du mouvement dont vous parlez avec les soutiens annoncés pour l’appel du 19 mars. Malheureusement, dans ce milieu où la méfiance est de mise, ne compte que ce qui est comptable. Alors, les gens doivent savoir dans quoi ils s’engagent. À ce moment-là, l’anonymat ne sera plus de rigueur puisque le choix politique sera fait en toute connaissance de cause. L’étape suivante sera d’inviter toutes les personnalités qui se prévalent du statut d’opposant, le cas échéant, les mettre en demeure publiquement d’assumer ce rôle au service de leur pays. Car le plus décourageant est cette absence de convergence de toutes ces énergies vers cet objectif commun, mais que chacun observe de sa petite lorgnette. Peut-être qu’en entrant dans l’arène, le FNC pourra-t-il les rassembler. Je ne peux être que positive parce qu’ils ont tous l’Algérie à cœur. À charge pour eux d’agir sur le cours de l’histoire et changer le sort désastreux de leur peuple. Car le vrai problème en Algérie n’est pas le pouvoir, mais l’absence d’alternative.

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    Salah Bouzid
    oct 12, 2009 15:46
    A mon avis, le plus grand problème de l’Appel réside dans le fait que les signataires affirment leur conviction que le changement ne serait être possible sans la participation active de l’armée.

    L’armée a en ce moment un agenda très différent du notre. Il n’existe pas de cadres au sein de cette institution aptes à prendre une initiative collective en faveur d’une rupture aussi radicale que celle préconisée par l’Appel.

    Il ne faudra compter que sur le peuple et dans le sens des 3 phases décrites par M. Abdelkader Dehbi, nous devons clairement entrer dans la 2ème phase. Un hebdomadaire, une radio, une chaine de TV, les moyens de communication et d’information. Nous avons besoin de journalistes, et de journalistes et encore de journalistes. Et bien sûr, il faut les payer parce qu’ils doivent vivre.

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    Tarik Ben Ziad
    oct 12, 2009 16:14
    A sti
    Au fond nous aimons tous notre Algérie
    Je crois que général touche le problème du doigt et ne diffère point de Assia Djabar qui dit que les algériens sont amnésiques et, pire encore, cultivent celle -ci. Ils sont aussi lâches , au sens figuré, dans la mesure qu’on l’a terrorisé. On a assassiné un président (Boudiaf) en directe sur la tv unique et avec impunité à ce jour. On tire sur les foules de nos compatriotes qui ont osé dire basta en 1980, 1988, événements de Kabylie 120 morts et aussi plus de 200 milles morts en dix ans. Le colonisateur a fait dans le même génocide déguisé en 45 Il reste qu’après tout ça, le peuple algérien vote pour un mandat à vie et écoute la Tv unique. Je pense qu’il ya un problème sérieux et GROS. Les traitres psychopathes ont centralisé tous les pouvoirs entre leurs mains. Les goujats manipulées et nourris par l’intelligente France coloniale ont muté en goujats mafieux et sanguinaires. En résumé, il faut reconnaitre que le peuple est devenu objet et sujet. Les bourreaux le font tourner au quart du tour car tout est centralisé chez eux. Mais il reste une voie et un remède concret dont beaucoup considèrent comme une scission, comme mon frère DB à qui je ne dénis ni sa berbérité et encore moins son arabité, c’est de décentraliser le pouvoir ! Je crois que c’est la seule arme pacifique si non c’est le maquis et c’est ce qui l’arrangerait. Il nous présentera comme des terroristes et nous endossera des massacres et c’est la récente histoire qui va se répéter. Alors ne soyons pas amnésiques sur ce coup. Vous intellos arabophones qui avez finis par comprendre les vrais enjeux, adhérer au nom de toutes les victimes et pour la survie de notre nation à la continuité de la vie de notre nation par ce vaccin contre ce sida. Optez pour une décentralisation des pouvoirs car c’est notre seule chance. La preuve est que ce régime l’a compris et s’est rattrapé en renforçant les pouvoirs du président tout en remettant les acquis d’octobre 88. Donnant une autonomie administrative pour les régions qui sont prêtes pour. Il faut être d’accord, ce n’est pas une autonomie comme Ukraine et Russie, on parle d’une décentralisation administrative des pouvoirs. C’est la seule solution intelligente qui nous reste contre ce pouvoir et ses relais basée sur la rente. Boutaflika ne sait même pas ce que fait réellement un Walli et encore moins un chef de Daira, sauf pour ce qui a attrait à surveiller les intérêts du régime. Quand aux déclarations de bonnes intentions et grandes initiatives comme saint Egidio et aussi au texte su 19 mars ça sera la cerise sur le gâteau.
    Au fond nous aimons tous notre maison Algérie.
    Sincèrement et patriotiquement
    M.B

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    El Houari
    oct 12, 2009 16:47
    L’initiative et louable, mais il faut la concrétiser pour qu’elle puisse répondre a l’attente des ses initiateurs et des futures adhérents qu’est le peuple Algérien en désarroi.

    Pour cela il me semble que nous devons à chaque fois que l’occasion nous est donnée de faire un bilan, ou faire référence à la situation de l’Algérie, il faudra être précis pour ne pas modifier l’histoire.

    A ce titre je voudrais apporter une précision concernant la « Politique suicidaire entamée au lendemain de l’indépendance et qui allait, quelques années plus tard aboutir à la faillite sanglante»

    A mon avis il faut rappeler chaque période :
    – De 1962 a 1965 l’Euphorie de l’indépendance,
    – De 1965 a 1978 la construction de l’état, de l’économie, et la nationalisation des richesses.
    – De 1979 a 1992 le pillage systématique et la destruction de l’économie,
    – De 1992 a 1994 l’instauration de la peur par le terrorisme,
    – De 1994 a 1998 le libéralisme anarchique, de 1999 a ce jour la recolonisation économique de l’Algérie).

    En dehors de la période de 1965 à 1978, je ne pense pas qu’on peur parler d’une politique quelconque, ni stratégie, ni objectifs.

    L’Algérie a été gérée par le pouvoir au jour le jour, sans plan ni programme directeur de développement, avec seulement pour seule préoccupation, la préservation et la sauvegarde des avantages acquis.

    Vous dites : Aujourd’hui, tout le monde est d’accord y compris d’anciens et actuels hommes du système sur la nécessité d’un changement du système politique. Mais il semble que le sens du changement n’est pas le même pour tout le monde.

    En effet le changement pour le pouvoir ne peut se faire que dans la continuité pour veiller sur ses acquis.

    Et c’est pour cela qu’aucune action ne peut être envisagée avec ce pouvoir pour la sauvegarde de l’Algérie. Et les personnalités que vous citez ont fait a un moment ou un autre partis de ce pouvoir, même s’ils laissaient entendre qu’ils sont dans ces camps différents, et appliquaient des politiques différentes.

    Votre appel doit recevoir un appui total de tous les nationalistes pour s’inscrire dans la voie du changement nécessaire à la libération de l’Algérie des mains de ce pouvoir néfaste.
    Mais il ne suffit pas de faire un Appel, il faut s’organiser, définir les grandes lignes du débats, se constituer en force unie pour faire le contrepoids au régime actuel, sans oublier que ce dernier a tout miné a son passage , par la corruption, les passe droits, le favoritisme, les avantages, les salaires colossaux, le pillage des ressources, naturelles et financières, l’enrichissement de ses agents…
    Aussi, il faut prévoir un travail de grande haleine, une abnégation sans compensation, des sacrifices sans contrepartie, un espoir de liberté sans concessions.

    Je termine par une proposition d’organisation de ces débats qu’il faudra des à présent ordonner pour mieux avancer.
    Commençant par exemple
    1- Par lancer sur ce site ou d’autres sites qui veulent bien participer a un sondage des lecteurs
    – Etes-vous pour un changement ?
    – Etes-vous prés à adhérer à ce mouvement pour le changement ?
    2- Par créer des espaces spécifiques, de débats ou chacun pourra participer avec ses idées, il est entendu que ces espaces ne sont pas prédéfinis pour permettre a tout le monde d’intervenir
    3- Prévoir des que possibles des rencontre pour mettre en place des entités opérationnelles

    Quant à votre question si nous sommes nous capables de construire une véritable opposition unie et représentative ? Je crois qu’il s’agit de volonté et de foi en l’objectif à atteindre. Rien n’est impossible seul l’immortalité dans ce monde est impossible.

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    radjef said
    oct 12, 2009 18:34
    Bonsoir tout le monde. Au sein de l’ANP, il existe des volontés sinceres. Hicham Aboud, le Colonel Med Samraoui et bien d’autres issus de nos propres familles, du creuset populaire que nous connaissons si bien….Mais enfin de compte on se connait entre nous autres algeriennes et algériens. On ne doit pas cultiver la suspicion…A ce que je sache, il existe actuellement de hautes influences au sein de l’opposition dont les freres et soeurs sont au sein de l’ANP, du DRS et de la police. Nous n’allons pas tout de même les lyncher toutes et tous pour avoir fait partie des corps constitués…Il faut rendre l’ANP aux institutions de l’Etat, donc au peuple. Il ne faut pas que cette institution vive dans un climat de clandestinité permanent . Par ailleurs, l’Appel du 19 mars n’est pas un acte negationniste ou une action fasciste…C’est un appel au peuple algerien , un appel aux patriotes, un appel aux femmes et hommes du savoir qui ont a coeur l’Algerie et son avenir immediat et futur.

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    IDIR
    oct 12, 2009 20:28
    Monsieur S.E. SIDHOUM,

    Permettez-moi d’entrer dans ce débat par cette histoire. Il y a quelques années, un célèbre médecin américain écrivait : « Quand j’étais un jeune homme, j’avais établi une liste de bienfaits de la vie généralement reconnus, recensant ainsi tout ce qu’on peut désirer en ce monde : la santé, la force, la richesse, la célébrité, etc. Puis, j’étais allé, tout fier, la montrer à un sage vieillard.

    Mon ami le vieillard me dit : « C’est une belle liste, arrangée dans un ordre irréprochable.
    Mais il me semble que tu as oublié l’élément essentiel sans lequel ta liste ne sera qu’un fardeau insupportable. » Prenant son crayon, il barra toute la liste et écrivit simplement : la sérénité.
    Il dit alors : Tel est le don que Dieu réserve à Ses amis les plus proches. En effet, nombreux sont ceux à qui Il donne l’intelligence et la santé ; l’argent se trouve partout, la célébrité n’est pas rare, mais la sérénité du cœur, Il ne la distribue qu’avec mesure. »

    Il expliqua ensuite ; « Cette idée ne m’est pas personnelle, je ne fais que reprendre les propos des Cantiques, de Marc-Aurèle et des autres sages qui ont dit : Mon Dieu, laisse les bienfaits de ce bas monde sous les pieds des sots et donne-moi plutôt un cœur en paix ! »

    Il m’avait alors paru difficile d’accepter un tel point de vue, mais aujourd’hui, après un demi-siècle d’expérience personnelle et d’Observation attentive, je sais que la sérénité est le but idéal d’une vie juste.

    Ce sont là les propos d’un homme qui vit en Amérique, au pays du confort et de la richesse, de l’or et de la science, de la liberté et du progrès. Il parle ainsi après avoir acquis une longue expérience de la vie, car il n’a pas trouvé dans la vie de bienfait meilleur ni plus précieux que la sérénité et la paix intérieure. Ce sont les propos d’un homme sage que nous pouvons consigner ici pour en tirer profit, car la sagesse, où qu’elle se trouve, est le but de l’honnête homme, le croyant, et lui revient de droit.
    Fraternellement
    IDIR

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    Sifassi Adnane
    oct 12, 2009 20:56
    Je partage, Monsieur Younessi vos analyses, du moins les premières en rapport avec les axes de l’Appel et ses possibilités de créer cette cohésion, comme vous le dites, pour transformer ce système délabré.
    Mais là où je ne suis pas d’accord, c’est quand vous considérez la Constituante comme seul objectif. Non, je crois que l’Appel dont vous êtes signataire je crois, a inclus l’assemblée constituante comme l’un des objectifs pour aller vers un changement total du système et l’instauration d’un Etat de droit. L’Appel est plus global et plus articulé, touchant du doigt tous les problèmes politiques et les mécanismes évolutifs vers ce changement non violent(phase de transition, conférence nationale, la Constituante, le rôle de l’institution militaire durant la phase de transition, etc….). Se limiter à revendiquer seulement la Constituante serait une erreur et ne trouvera pas d’écho à la base. Ce n’est que mon modeste avis.
    Cordialement et merci à tous pour ce débat très intéressant que je découvre pour la première fois et qui montre que lorsque les conditions sont offertes, les algériens savent dialoguer comme des frères et non comme des ennemis, comme on veut nous le faire croire.

    edit

    A.By
    oct 12, 2009 21:28
    Salutations à tous.

    J’ai apprécié fortement la reprise par LQA de l’interview du quotidien El-Watan de l’avocat Mokrane Ait Larbi, militant des droits de l’homme qui ne tergiverse guère quant au « cadenas » principal et au but à atteindre pour déverrouiller toute expression politique dans l’exercice démocratique, en l’occurrence, cet état d’urgence et d’exception qui perdure depuis 17 ans comme une chape de plomb.

    Tout cela pour revenir à dire encore une fois, ce que j’avais mentionné dans mon commentaire un peu plus haut, que la mission principale, la première et je dirai même la plus politiquement intrinsèque du future Front National de Changement serait de réussir à abolir en premier lieu et d’une manière sine qua non cet état d’urgence.

    Ce serait le premier acte primordial à pouvoir réaliser dans le cadre d’un futur rassemblement national. Cela nous concerne TOUS. Sans ce préalable politique vital, rien ne pourrait être mis sur les rails menant au changement. Le pouvoir oligarchique n’est pas aussi stupide de maintenir un « parapluie » juridique aussi longtemps dans la durée du record après celui du cas égyptien.

    J’ai eu le plaisir de lire les commentaires de nos compatriotes par rapport aux suggestions et initiatives à prendre avant ou pendant cet effort de rassemblement dans le cadre d’un front unique. L’initiative d’appeler à la désobéissance civile est une arme à double tranchants, et le manque de civisme politique de la société algérienne en plus du machiavélisme à outrance du pouvoir en place ne pourrait donner certainement une garantie de résultat probant sans effusion de sang et un revirement tragique de la situation déjà compliquée.

    Le seul appel à la désobéissance, qui puisse être mis en exergue tout en maintenant une vigilance pédagogique civique et politique de la part du future front envers la société civile, serait sans aucun doute, l’appel à la désobéissance constitutionnelle dirigé et seulement destiné à l’intention des corps de sécurité constitués du pays, le talon d’Achille du régime, parce que sans eux, le pouvoir ne pourrait absolument rien faire, cette action le paralyserait et le pousserait à prendre la porte de sortie pacifiquement en ayant la tête baissée et sans verser une goutte de sang.

    Cependant, si ce serait le cas et ce ne serait pas aussi la seule panacée, il resterait néanmoins et le plus important encore à définir sur le plan international et surtout régional, que le future front puisse donner des gages de responsabilité aux puissances occidentales quant à la marche à suivre pour une transition politique pacifique pour éviter tout débarquement d’une quelconque armée sur notre sol, comme cela avait été déjà vu en Irak. La menace est globale, il ne faudrait pas oublier que le cas algérien perdure avant tout pour des intérêts qui dépassent nos frontières et il n’est point le seul sur la planète.

    Cela va sans dire que si l’Algérie bascule dans un état de droit, tout le Maghreb suivrait sous peu, et qu’une onde de choc irradierait tous les régimes en place dans la communauté des pays arabes et même des pays africains. Tout cela se résume pour dire avec plus de récidive et de responsabilité que l’entreprise du futur front est gigantesque et de taille. Alors il faudrait mieux tourner la langue sept fois dans la bouche avant de proférer n’importe quoi. Bien que je comprends parfaitement l’ardeur sincère et l’impatience de chacun de nous pour un changement dans les plus brefs délais.

    Cordialement et fraternellement.
    A.By

    edit

    Ammisaid
    oct 12, 2009 21:49
    Assalam, azul, bonsoir
    Ah ! si nous aimions l’Algérie comme des enfants dignes, humbles et reconnaissants aiment leur mère. Aimer son pays et donc, son peuple d’un amour sincère est le remède possible à nos maux, à toutes ces occasions ratées, à tous ces sacrifices inutiles, à tout ce temps précieux perdu dans des insultes puériles et les mésententes infantiles et tous ces gaspillages qui nous coûtent très (même en vies humaines) et compromettent les générations futures.
    Pourquoi, mon dieu cette impossibilité pour les Algériens et les Algériennes de voir et de se consacrer à l’intérêt de l’Algérie?
    Pourquoi sommes nous obliger de continuer à s’entre-tuer pour ce koursi de sang, de larmes, de malheurs et de douleurs ?
    Pourquoi toute cette intelligence, toute cette jeunesse et toute cette richesse doivent être perdues pour satisfaire les besoins pervers de certains, apaiser les peurs profondes d’autres et enrichir encore et encore ceux qui possèdent, déjà, tout ?
    Pourquoi ceux qui sont au pouvoir n’arrivent pas à se rendre compte de tout ce gâchis et de toute cette misère qui gouverne nos coeurs et qui devient, petit à petit, notre raison de vivre ?
    Pourquoi, allons nous, continuer à mourir pour une noblesse, une gloire et une puissance ephèmeres ? Pourquoi, allons nous, continuer à s’opposer, à se méfier et à se diviser pour un trône qui offre l’illusion d’être indispensable, invincible et immortel ?
    Pourquoi, c’est impossible, de travailler main dans la main, entre civile et militaire, entre illettré et intellectuel, ouvrier et maçon, fonctionnaire et cadre, médecin et infirmier, entre ancien et jeune, entre les exilés et ceux qui vivent à l’intérieur du pays…pour construire un pays libre, juste, digne, fraternel, solidaire et tolérant ?
    Pourquoi, cette politique du pire, ce désir fou de vouloir avoir tout sans effort et sans l’avoir mérité et cette certitude qui nourrit le ventre mais qui rigidifie l’esprit et qui endurcit le coeur ?
    Pourquoi, notre diversité est-elle devenue la source de nos haines, de nos divergences quasi inconciliables, de nos peurs quasi délirantes, de nos intolérances quasi meurtrières et nos méfiances absolues ?
    Pourquoi, ceux qui nous gouvernent refusent ils à ce point de nous fréquenter, de nous écouter, de nous croire, de vivre au milieu de nous et de nous associez toutes et tous un projet de société qui les enrichira, mille fois, plus que cette richesse qu’ils ont obtenus par le mensonge, la fraude, la guerre, la violence, la terreur, le crime…?
    Pourquoi, deux frères, deviennent des ennemis inconciliables, capables de s’entre-tuer et de vivre l’un comme bourreau et l’autre comme victime uniquement pour une idée, une conviction, une croyance, une impression, une sensation, une fausse certitude et pour ce qui n’est ni profitable à l’un et l’autre, ici bas et dans l’au delà ?
    Pourquoi, cette tendance pathologique que nous avons, à renier, à ignorer, à calomnier, à insulter, à manquer de respect, à rabaisser tous ceux de nous qui sont honnêtes, justes, patriotes, sincères, courageux et incorruptibles ?
    Pourquoi, faisons semblant, de ne pas voir et de ne pas sentir les souffrances, le désarroi, la profonde tristesse, l’immense douleur physique et morale de ce peuple digne, humble et sincèrement paisible, qui au final, n’a jamais cessé d’être colonisé, terrorisé, exploité, humilié, méprisé, délaissé, manipulé,
    exploité, affamé, réprimé, sans arrêt endeuillé, estropié, aliéné, tabassé, ignoré, agressé dans son âme, dans sa chair, dans ses fils et filles, dans ses biens, dans son honneur…?
    Pourquoi, pourquoi, pourquoi …tout le reste et tout ce qui va venir si nous restons dans cette situation autistique où tout le monde campe sur ses positions folles et sans issues ?
    L’Algérie est enchaînée au sens propre et figuré du terme, si elle n’est pas libérée dans les quelques années à venir, elle risque de nous détruire tous et toutes, le jour où elle se libérera de force . Allah yestar.
    Fraternellement

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    general
    oct 13, 2009 0:28
    @elbahri
    Haya al khawa, il est où le génie algérien ? Ou bien faut il attendre que le nombre des chinois augmente et qu’ils fassent chez nous une nouvelle révolution culturelle. Ou bien sommes nous juste un peuple de petits harragas. ?
    sur quoi nous allons nous entendre. est- ce que nous allons nous entendre juste pour jeter les traitres qui nous gouvernent à la mer pour que la force la plus forte en ce moment ( c’est à dire les islamistes ) va profiter pour prendre le pouvoir comme l’a fait l’armée des frontieres ?
    quel est le minimum democratique sur lequel nous allons nous entendre et quelle garantie devont nous prendre ? comme vous voyez ya si elbahri , les choses ne sont pas faciles .L’adage dit que ceux qui ignorent leur Histoire sont condamnés à la revivre.Je vous invite à réfléchir et à donner votre avis.
    @ still , demandez vous combien il y a d’ algeriens qui ne demandent qu’à changer leur nationalité.à commencer par tous ceux qui parlent de nationalisme (la racaille qui nous gouverne)

    edit

    general
    oct 13, 2009 0:46
    @ammisaid
    les américains se sont entendu sur un minimum qui arrange tout le monde et particulierement la liberté pour chacun de penser, de dire, d écrire, du culte, etc.Croyez vous que les algeriens sont aptes à accepter ce minimum ? je ne crois pas. La façon dont fonctionne la religion chez nous ( pour ne prendre que cet exemple ) démontre que le peuple algerien est immature .C est pour cela d’ailleurs que la racaille est tjrs au pouvoir. Savez que la constitution américaine ne comporte que deux pages ? Les algeriens doivent D’ABORD s’entendre sur un minimum démocratique accepté par toutes les parties en conflit et seulement alors on peut parler de changement. Vous dites que nous ne faisons rien , je regrette, parce que le FFS n’arretait pas de défendre l’idée d’une constituante , justement pour écrire une entente nationale qui pourrait s appeler LA CONSTITUTION. Quels sont les algeriens qui ont défendue cette idée ? Quelles sont les personalités politiques qui l’ont défendues ? À ma connaissance pas beaucoup. Dites vous bien que le peuple algerien n’a pas voulu saisir sa chance aux moments opportuns. La saisira t’il aux moments inopportuns?

    edit

    Salah Bouzid
    oct 13, 2009 4:12
    Quand j’entends parler d’une assemblée constituante, cà me renvoie immédiatement à cette première expérience de l’Algérie indépendante en Septembre 1962.

    Des détails se trouvent sur le website de l’APN, les noms des députés, les textes et ainsi de suite.

    Beaucoup a été ecrit sur cette expérience et ses dérapages. Il faut tirer des leçons pour ne pas répéter l’histoire.

    edit

    general
    oct 13, 2009 13:40
    @ salah bouzid

    je suis persuadé que vous connaissez les détails de cette histoire. Le dérapage en question est que benbella et ses complices (les courageux militaires de l’armée des frontieres et le non moins courageux MALG qui attendaient calmenent que l’indépendance arrive pour entrer en algerie)) ont court circuité une assemblée élue en désignant au cinéma l’afrique une autre assemblée TAM TAM pour pondre une constitution BIDON . Ainsi naquit BLED MIKI.

    edit

    Brahim YOUNESSI
    oct 13, 2009 14:12
    Bonjour,

    L’Appel du 19 mars est, en effet, porteur de grandes ambitions mais la clé de voûte de ce texte c’est, me semble-t-il, la Constituante. C’est par celle-ci, indéniablement, que passera le changement. Comme les révolutions, le changement ne se décrète pas. Il a besoin d’aide pour se produire et se réaliser. Il est clair pour les signataires de l’Appel que le changement signifie le passage d’une situation jugée mauvaise à une autre considérée comme meilleure. Mais le changement peut aussi dans l’esprit de populations ancrées dans des conservatismes et des habitudes avoir des effets néfastes pour décider de lui résister. Les intérêts pèsent tout autant dans le maintient du statu quo qui profite à l’ordre établi. Dans son sens négatif, le changement peut être compris comme une aventure, voire un événement fâcheux. La peur de l’insécurité, la méfiance et surtout l’incertitude et l’inconnu inhibent les forces sociales qui résistent, même de manière passive, au changement. Et puis, cher Adnane Sifassi, chacun des acteurs sur la scène politique algérienne nourrit une idée singulière du changement. Il me semble que la Constituante parle mieux au peuple algérien qui n’a connu que des déceptions depuis l’accès de l’Algérie à l’indépendance politique. Elle relève du concret même si la première Constituante a laissé de mauvais souvenirs aux Algériens dans les années 60. Les raisons appartiennent au système lui-même que le congrès de Tripoli avait imposé comme mode de transformation sociale. Le choix du Parti unique est responsable de cette confusion entre l’Etat et le Parti qui a fait que le gouvernement et le Bureau politique ont dépossédé l’Assemblée de son pouvoir constituant. Les candidats à la Constituante y compris Hocine Aït Ahmed, député de Sétif, ont, tous, été adoubés par le FLN. Nous ne sommes pas dans la même configuration aujourd’hui M. Salah Bouzid dont je comprends parfaitement la prudence et les interrogations.

    Brahim Younessi

    edit

    adel
    oct 13, 2009 14:40
    cher et respecté frère Salah Edine

    je ne mets nullement en doute la justesse de votre(notre) combat pour faire changer les choses en Algérie.malheureusement le jour du changement est encore très loin.moi je suis de ceux qui ont baissé les bras depuis longtemps car je ne crois plus en rien à cause de toutes les déceptions accumulées depuis 62 à ce jour.voilà pour moi l’image exacte de notre algérie.

    http://www.youtube.com/watch?v=RSVCyw4Fkeg&feature=related

    edit

    Farid
    oct 13, 2009 15:50
    Cher(e)s ami(e)s,

    De quel changement parlez-vous exactement ? Nous, avons-nous changer ?
    1) Octobre 88: L´armée algerienne tire sur ses propres enfants sans état d´âme.
    2)suivront les années noires óu l’on se donner la liberté de massacrer des enfants, bébés, femmes et j’en passe. Sans état d’âme !
    3) A chaque Ramadhan el Karim, les prix flambent et font la joie de ces messieurs les commercants
    qui vont tout naturellement faire leur priére et reviennent détrousser les gens en psalmodiant leur
    Allah Akbar.
    4)Les rues de notre beau pays sont sales. Les ordures sont devenues un banal décor pour un chacun de nous. Ca ne derange plus personne d’ailleurs moi-même y compris.
    5)Le respect d’autrui n’existe presque plus. El kder et le nif comme on disait autrefois ne font plus recette. Aujourd´hui il faut avoir les bras musclés et la tête forte.
    6)Nous ne travaillons presque plus. Nous sommes devenus fainéants, grincheux et méchants.
    Et quand bien même nous travaillons, la plupart du temps le résultat est médiocre.
    Alors quel changement , comment et pourquoi ? Les belles phrases sur la démocratie c´est bien,
    travailler sérieusement et produire des richesses c’est mieux. Quand on saura faire cela, la démocratie
    viendra toute seule. Commmencons par nous-mêmes, entre amis, dans les familles et nous ganerons
    le pari. En ce moment ce nést pas le cas et le chemin sera long. Alors la démocratie, cést quoi ca ?
    Salam aleikoum, mes fréres et soeurs. Soyons dignes !

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    Saint Augustin
    oct 13, 2009 16:34
    Ayant lu l’article et les commentaires, je ne peux rester insensible (quel algérien pourrait le faire ?). Je pense qu’actuellement le pouvoir algérien surfe sur les contradictions de la société algérienne pour rester au pouvoir sans peur d’être délogé. Actuellement c’est les officines occultes qui décident de l’avenir du pays et le peuple a le souci de vivre ou de survivre. Le peuple algérien n’est pas assez mur (mature) pour décider de lui-même de son devenir. Certain veulent la charia pour tout le monde !? Est-ce possible ? D’autres la laïcité et le respect pour tout le monde. Actuellement, les députés et les sénateurs ne font que lever leur bras et attendre que les lois se fassent au bon gré des ministres avec l’aval du président de la république bananière qu’est l’Algérie. La dernière trouvaille du régime d’Alger est d’exacerber les différences cultuelles ou culturelles entre les populations (les chaambis et les mozabites, les arabes et les berbères au Grand Sud, avant c’étaient les arabophones et les francophones) Donc la démocratie (le pouvoir par le peuple !?) n’est pas pour demain en Algérie car le pouvoir réelle est entre les mains des totalitaires qui ne voudront jamais s’en dessaisir de bon cœur et être contraint, ils utiliseront toutes leur forces (polices, gendarmerie, militaires tous armés contre le peuple désarmés !? combien de morts faudrait-il ? le 5 octobre c’était 500 a Alger, 120 en Kabylie. Les algériens vont subir ce régime jusqu’à ce qu’ils comprennent que la solution est en Algérie (vivre et mourir en Algérie et non dans la harga, la fuite du pays, bientôt les populations algériennes seront remplacés par les chinois et les égyptiens. A quand est-ce que le peuple algérien pourra décider par lui-même et respecter ceux qui n’ont pas les mêmes idées qu’eux-même ? Les algériens pourront-ils se mettre d’accord sur un minimum, sur un véritable projet de société, c’est ça la véritable question. En attendant les crocodiles et les requins aiment bien nager en eau troubles où ils trouvent leur bonheur.

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    jnsplu
    oct 13, 2009 16:48
    @Salah Eddine SIDHOUM

    La conclusion à laquelle je suis arrivé après avoir terminé la lecture de votre article aboutit à une question: comment dynamiser le mouvement afin qu’il passe à une étape supérieure ? C’est la question que vous semblez émettre dans votre message.

    Si vous me le permettez, j’avance pèle mèle quelques idées qui me sont passées par la tête, sans prendre la peine de les analyser, d’ailleurs je doute d’être réellement en mesure de le faire ? J ‘ai toujours dans l’idée que le brain storming est un bon outil pour la production de nouvelles idées valables. Sûrement que les miennes ne le sont pas, mais peut etre qu’elles aideront d’autres à en produire.

    La question que vous soumettez au débat est d’une importance capitale au stade ou la démarche du 19 mars est arrivée. Cela permettra de faire le bilan que Azzeddine, notamment, réclamait. Bien que ce bilan, chacun de nous le pressent et voit que le grain mis en terre est en train de germer et que des signes se manifestent imperceptiblement mais de manière évidente à celui qui à pris l’habitude d’observer.

    Il me semble que la question n’est pas: VOULONS NOUS VRAIMENT LE CHANGEMENT ? Car effectivement, tout le monde veut le changement, meme ceux qui sont au pouvoir (…), mais à leur manière, bien sûr, comme les changements intervenus depuis le 5 Octobre.

    La véritable question est: QUEL EST LE CHANGEMENT QUE NOUS VOULONS, quelles sont les démarches qui y mènent, quel est le degré d’engagement de ceux qui le souhaitent, quel est leur nombre, quelle est leur capacité de manoeuvre et d’action, l’impact que celle-ci est susceptible d’avoir ? Qui peut il mobiliser. Ce n’est que lorsque « la force est avec eux » pour paraphraser le film de la guerre des étoiles, ou qu’ils sont avec « la force », que nos concitoyens oseront bouger .

    Créer le noyau de cette force et leur faire sentir sa présence n’est il pas un préliminaire lorsqu’il s’agit d’attendre d’eux qu’ils emboitent le pas et suivent le mouvement ? Et afin que ce noyau soit crédible, il doit rassembler un minimum de conditions…de force..

    L’appel du 19 mars a répondu à une partie des questions que je me pose , sur le fond, mais les discussions qu’il y a eu sur le forum m’ont semblé remettre en cause beaucoup du contenu de cet appel, j’espère que je me trompe car sinon, il devient impossible de recoller les morceaux et le pessimisme de Adel et de quelques autres se justifiera .

    Ainsi, le tryptique islam, amazighité, arabité, n’est pas perçu par tout le monde de la même manière et a entrainé des discussions parfois houleuses sur LQA. Cependant il faut dire qu’a quelques exceptions près et malgré la passion des participants qui défendaient âprement leurs points de vue et donc font montre d’un engagement apparent en vue d’un changement salutaire, ces discussions ont été empreintes d’une courtoisie exemplaire, preuve de maturité certaine et révélatrice de la volonté de changement des gens.

    Mais malgré cette maturité, il n’a pas été possible de faire comprendre à tout le monde que sans ces trois piliers, il n y aura pas d’Algérie. Qui risque alors d’être écartelée et sombrer dans la guerre civile, danger qui grandit d’année en année. Et qui rend toute action urgente. Il reste et restera des irréductibles, des extrémistes de tous bords, qui n’acceptent aucun compromis et qui considèrent que tout compromis est compromission et déni de justice.

    Il y a trois autres points, cruciaux de mon point de vue, car sans lesquels aucune société n’est viable:

    1-Le premier point est celui de la confiance qu’il faudra impérativement restaurer et qui va de pair avec toute action. Le crédit dont bénéficie LQA dans ce domaine doit être valorisé par d’autres personnes, non seulement crédibles, mais surtout crédibles pour l’ensemble des courants politiques, car il faut éviter à tout prix de se disperser en pronant des idées partisanes ou qui risquent de ne pas emporter l’adhésion générale ou de laisser des personnes au passé politique controversé faire partie du mouvement, cela lui fera perdre des soutiens et laminera de manière certaine la confiance qu’il peut générer et seule garante de sa réussite.

    Certains réclament la présence de grosses pointures politiques. Les grosses pointures politiques ont toutes consommé leur crédit populaire en Algérie et conduit à une rupture totale entre le politique et sa perceprion par le peuple. Ils ne peuvent plus rien en tant que tels. Ils en sont conscients. Ils agissent en conséquence.

    Au contraire, des gens nouveaux, compétents et intègres seront plus indiqués.

    2- Le deuxième point est celui de la restauration de l’autorité et de ses attributs moraux en rapport avec l’adhésion qu’elle suscite, car aucun mouvement ne peut etre mené s’il n’est basé sur l’adhésion confiante qui confère l’autorité morale capable de faire mouvoir le groupe dans un sens homogène qui lui procure force et flexibilité.

    Pour fixer les idées, une image vaut mieux qu’un long discours, je dirais que l’autorité du Docteur Sidhoum dans ce forum est un exemple de l’autorité basée sur la confiance, ce sera plus simple et plus clair.

    3- Le troisième celui de l’humilité, qui transcende tout acte social et qui fait qu’outre la reconnaissance sociale qui hisse les meilleurs au sommet sans qu’ils y aspirent, car servir les autres est un honneur mais aussi une responsabilité et jamais un privilège, les individus se reconnaissent à leur juste niveau de performances et ne postulent pas à plus qu’ils ne peuvent supporter.

    Mais pour cela, il faut reconstruire d’abord le code de morale, détruit par tant d’années de turpitudes. La tache est ardue.

    L’un des pricipaux changements que les Algériens veulent vraiment et qui emporte leur adhésion générale, c’est celui qui a trait à l’égalité et la justice. Car il est dans la nature de l’homme de bon sens de ne pas trop aimer le changement brutal qui lui fait perdre ses repères, ce qui lui donne un sentiment d’insécurité. Tandis que l’esprit aventurier prèfère les changements fréquents et l’instabilité pour pouvoir mieux naviguer et assouvir ses desseins.

    Le changement oui, mais avec circonspection, beaucoup de prudence et par étapes, pour ne pas déboussoler davantage notre peuple.

    Tous les Algériens veulent être égaux entre eux et respectés dans leur pays. Il y a suffisamment de richesses pour être partagées équitablement, suffisamment de travail pour tous, des capacités et des opportunités d’investissement immenses, des ressources humaines en nombre et qui sont détournées à grande échelle au su et au vu de tout le monde, que ce soit à l’échelle interne pour servir les sociétés étrangères qu’en ce qui concerne la fuite des cerveaux, organisée par le biais de faux séminaires destinés à prospecter la matière grise pour l’allécher par des propositions d’émigration et de travail…

    Les Algériens ont soif de justice. Ils feront fatalement confiance à ceux qui la leur offriront quelle que soit leur obédience politique, la seule condition est que ces hommes politiques puissent faire renaitre la confiance du peuple en eux. Tache difficile, ardue, d’une complexité énorme. Cette confiance que 47 ans de tromperie ont émoussée puis anéantie, puis empéchée de renaitre, est devenue maintenant quasi impossible à restaurer .

    La confiance du peuple est contitionnée par la restauration de la justice, la restauration de la justice est conditionnée par la confiance peuple, on risque de tourner longtemps avant de trouver le chemin, mais la moindre lueur brise le noir de la nuit et permet d’avoir de l’espoir .

    Une petite minorité seulement aspire à maintenir l’inégalité, l’injustice, afin de continuer à asservir le peuple. Il faudra la définir avec précision, la pointer du doigt, l’isoler dans un cercle de plus en plus restreint et arrêter les moyens pour cela et donc il faut étudier les éléments de sa puissance. Dire que c’est le pouvoir, c’est incriminer tous les gens honnêtes qui se sont retrouvés par la force des choses impliqués dans ce système conçu pour servir les intêrêts d’une frange au détriment de la majorité. Pour casser ce système et le remplacer, cette frange doit être identifiée et contrainte à céder par la force du nombre. C’est ce nombre qu’il importe de dévellopper.

    D’autres questions me viennent à l’esprit: d’ou cette frange minoritaire puise t elle sa force pour l’imposer au système qui lui sert de support, comment la met elle en action, ne peut on pas agir aux niveau de ses leviers ou à d’autres niveaux, comment y mettre des grains de sable…? Il faudra donc analyser en détail le fonctionnement du sytème pour mettre ses failles en lumière et les exploiter.

    D’un autre coté, afin de dynamiser l’action, la première des choses est de faire l’inventaire des lieux, un diagnostic. Quels sont les moyens humains, quels sont les moyens financiers ou materiels qui sont à notre portée a l’état réel ou latent, comment les consolider, comment les faire évoluer vers un mieux, à quelles échéances, quels sont les plans de rechange et de rectification.

    Et… colonne vertébrale et maillon essentiel, car le mouvement préconise une démarche pacifique, comment traiter l’information, seule arme de défense contre l’hydre à laquelle il s’attaque, par quel moyens doit être diffusée cette information, quels seront les supports à court terme, à moyen terme et à long terme et à quelles échéances, où faut il porter l’information, quels cibles doivent etre choisies en premier lieu, quels canaux seront prioritaires, car c’est de l’information que dépend l’adhésion et donc la force du mouvement.

    Dans ce cadre, la prospection des organes qui voudront relayer cette information issue du mouvement est primordiale. Mais à l’échelle interne du pays le bouche à oreille a démontré son efficacité par le passé il peut encore rendre d’immenses services.

    Il faut penser des slogans et les diffuser sur le site dans un coin qui leur sera réservé et assurer leur diffusion par le lectorat, dans le genre « le pouvoir à ramené un vieux, il meurt avec lui »(sourire). « Les gens du 19 mars 62 ont cassé le pays, les gens du 19 mars 2009 proposent de le reconstruire »…. »47 sera t il un chiffre pair ou impair le 19 mars 2010″… (si le mouvemlent du 19 mars réussit à se consolider, il sera impair, l’an un, sinon c’est 48 ans d’erreur).

    Ces slogans devront être courts, concis et porter un message cohérent, facile à retenir et sur lequel on puisse greffer d’autres messages une fois consolidés. De préférence ils seront formulés en arabe parlé et en berbère. Il faudra peut etre aussi penser à des blagues, qui véhiculeront des messages.

    De toute façon il ne faut pas s’attendre à ce que la presse « anationale » fasse grande audience à ce mouvement. Il ne l’interesse simplement pas, elle a d’autres préoccupations.

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    Mohand Tahar MOHAMMEDI
    oct 13, 2009 19:36
    Effectivement, la constituante doit rester le but et la pierre angulaire de tous processus du changement démocratique et la préparation de la conférence national qui sera une pré-constituante et une transition démocratique , vont certainement permettre à notre pays qui n’a pas besoin d’un sauveur comme le prétend ce régime d’un autre âge, mais d’institution démocratique pour ne pas reproduire les erreurs du passé, et surtout identifier les problèmes à résoudre pour opérer avec succès la mutation démocratique, par ailleurs il faut définir d’abord les différentes étapes du processus du changement surtout quand on est en face à une société hostile au changement par crainte de perdre leur position ou d’être soumis a de nouvelles contraintes , et la gestion du changement nécessite effectivement un grand effort et un développement au niveau de la communication pour faire adhérer les citoyens à l’idée du changement.

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    BRAHIM
    oct 13, 2009 19:41
    Cher internaute @A.By, j’ai décidé depuis un certain temps de ne pas donner mon avis partisan sur Tahia Bladi (devenu quotidien d’Algérie) mais permets moi de te tirer la révérence pour tes interventions constructives. Avec et grâce à toi et quelques autres (@general , @jnsplu, @saint augustin etc… etc.. ) et évidemment au Docteur Salah-Eddine SIDHOUM et l’administrateur patient D.Benchenouf, nous commençons à entrer enfin dans un débat constructif où personne n’a plus le droit d’insulter ou d’exclure l’autre. Chacun d’entre nous ALGERIEN qu’il soit arabe, amazigh, musulman, communiste, chrétien, agnostique, athée a le droit de vivre sur SA TERRE. C’est vrai que notre socle culturel indiscutable est l’amazighité, l’islamité et l’arabité mais ce socle ne doit pas empêcher la modernité, l’ouverture, la tolérance. J’espère que cette initiative ne va pas mourir à cause des coups de force de l’idéologie négative, mais néanmoins encore puissante, de l’actuel FLN qui a trahi l’ancien FLN et qui a enfanté de l’islamisme politique et qui a « joué » sur le régionalisme depuis déjà longtemps. Le FLN d’après l’indépendance n’a su qu’enfanter des chefs de Daïra, des députés, des chefs de gouvernement, des ministres, des présidents d’APC (soit disant d’opposition) et qui ne sont là que pour un salaire et accessoirement pour un budget. Depuis presque un demi siècle ces marionnettes ne font que lever la main pour dire « oui » au système. A mon avis notre APPEL n’a pas besoin de parti politique mais de personnalités non complices du système, un point c’est tout. Si le FFS ou MEHRI ou « x » ou « y » ne comprennent pas le mouvement bien compris vers l’ALGERIE ALGERIENNE LIBRE ET DEMOCRATIQUE qui se désigne et bien tant pis, il faut faire sans. C’est mon avis. Ciao et bon courage à tous. Un dernier message à @Ammisaid que j’aime beaucoup car c’est le plus sage d’entre nous (surtout en le comparons à moi) : cher ami les USA dans le cadre géopolitique sont les plus impérialistes et le plus grand soutien à Israël mais il ne faut faire l’amalgame avec les fondements de leur constitution. Aujourd’hui dans ce vaste pays, y vivent (même dans l’inégalité économique que les citoyens américains doivent eux-mêmes combattre) des espaces de liberté immenses : liberté d’entreprendre, liberté de culte, diversité et mixité culturelle illimité, et j’en passe. Il ne faut pas confondre liberté sociétale et impérialisme militaire et économique. Il ne faut pas céder sur la question palestinienne, irakienne, Afghane (évidemment) mais là n’est pas notre sujet dans ce blog pour l’instant. Il s’agit de l’avenir proche et lointain de l’ALGERIE.

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    nedjma
    oct 13, 2009 20:36
    SI LES BOEUFS SONT LENTS LA TERRE EST PATIENTE.

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    Dr ROUADJIA
    oct 13, 2009 21:04
    « VOULONS-NOUS VRAIMENT LE CHANGEMENT ? »
    J’ai lu attentivement l’entretien du docteur Salah- Eddine SIDHOUM, intitulé : » voulons –nous vraiment le changement? » j’y trouve des idées intéressantes et fort justes. Parmi celles-ci, le caractère illégitime de tous les pouvoirs qui ont succédé à la tête de l’Etat depuis l’indépendance, est d’autant plus vraie qu’elle n’est plus à démontrer. Un pouvoir ou un régime qui fait fi des élections libres et transparentes, et dont les responsables sont plus désignés ou cooptés, est dépourvu de légitimité. Tous les responsables, sans exception, y compris le président de la République, ne sont jamais élus de manière démocratique, et nos élections, nationales et locales, ont toujours relevées plus d’une mascarade que d’un vrai suffrage universel. Le vote existe et a toujours existé, mais il reste toujours tributaire d’un jeu politique où le trucage, le bourrage des urnes et le mépris de la volonté populaire, sont l’unique mode opératoire de ce système fondé sur le rapport de forces, des compromis et des arrangements tactiques entre les détenteurs du pouvoir. Un tel régime qui tourne le dos au droit, à la représentation authentique, et au dialogue entre les partenaires sociaux, est voué à des conflits perpétuels en son sein, et à des coups de force interne visant l’élimination de ceux qui ne jouent pas le jeu et les règles du jeu qui président aux équilibres régionaux. L’autoritarisme d’un tel régime, autoritarisme qui évolue sous nos yeux sous la figure quelque peu édulcorée d’un totalitarisme à l’algérienne, constitue non seulement un danger pour le peuple algérien fortement attaché à son unité et à sa cohésion nationale, mais également un danger mortel pour le régime lui-même qui croit et pense dur comme fer que la force dont il dispose pourrait prolonger de manière indéfinie sa longévité.
    La manne pétrolière pourrait lui permettre encore, et pendant peut-être une décennie ou deux, de rafistoler sa politique sociale et économique, mais elle ne lui permettrait pas de se donner une assise politique, solide et durable. Car, dans les profondeurs insondables de la société dite civile, balbutiante certes, mais pas encore constituée pour soi, les choses bouillonnent et les ingrédients d’une révolte imprévisible et incontrôlée, ne sont point à écarter. Nos experts assermentés du régime, et ces conseillers contents d’eux-mêmes ou complaisants, devraient plutôt éclairer leurs maîtres, leur sidi , que de les induire en erreur en leur faisant accroire que tout se passe pour le meilleur du monde, et que la société donnerait des signes de patience et de résignation éternels. Ce serait non seulement se duper soi-même, s’auto intoxiquer, mais intoxiquer aussi les maîtres qu’on est censé éclairer de ses « lumières ».
    Reste maintenant les modalités du changement. Comme le Dr Sidhoum, je pense qu’elle ne pourrait pas se faire avec l’opposition actuelle. J’ajouterai pour ma part, qu’elle se fera ni avec l’opposition laïque ni islamiste, car ces deux grandes mouvances, toutes nuances par ailleurs confondues, sont prisonnières d’idéologies étroites, étriquées, voire corporatistes et ethniques, et qui divisent et sèment plus la confusion dans l’imaginaire du peuple qu’elle ne l’éclaire. FLN, Hamas, Ennahda, FFS, RND, pour ne parler que des grosses cylindrées de la politique, ressemblent plus à des entrepreneurs politiques qu’à des producteurs de projets politiques capables d’apporter des réformes et des rénovations profondes dans l’ordre politique et social. Les personnalités ( Mehri, Ait Ahmed, etc.) que le Dr Sidhoum cite en modèle à suivre ou à imiter, je pense qu’ils ne sont pas seulement dépassés par le cours de l’histoire, mais rendus complètement inopérants par un discours éculé par une représentation de la politique comme art de gouverner, de prévoir, d’anticiper, et d’évaluer le poids des structures…
    Ni l’appel au changement lancé par ces personnalités en septembre 2007, ni celui qui le suivra en novembre 2008, ni celui du 19 mars 2009, que j’ai signé moi-même, ne peuvent venir à bout ni de l’inertie du pouvoir fortement cramponné sur ses certitudes et sur ses privilèges absolus, ni de la dépolitisation de plus en plus marquée de la société civile dont les conditions matérielles et morales lamentables lui ôtent tout espoir de changement par le « haut ». Et ce sont ces deux facteurs- inertie du pouvoir et dépolitisation du peuple- qui constituent le plus grand danger à venir. Faute de perspectives et de projets porteurs d’espoir, de changement, de justice sociale et du respect du droit par les « décideurs politiques », il ne restera que ces idées noires de désespoir et de la volonté obscure de se faire justice soi-même. L’anarchie, la violence et le terrorisme de tous bords naissent du sentiment qu’il n’y pas de règle, de droit ni des espaces sécurisés et sécurisants par des pouvoirs forts en termes de présence et de légitimité reconnues par tous…
    Pour ne pas en arriver à ces perspectives sombres qui se dessinent à l’horizon social, qui pourraient être la guerre civile ou ethniques ou menaces étrangères contre l’unité nationale, il n’est d’autre salut que de rassembler depuis le sommet de l’Etat jusqu’à la base de la pyramide sociale, toutes les bonnes volontés, intègres et responsables, pour exiger et contraindre les récalcitrants à se faire au changement pacifique de l’ordre politique établi et dont le mode de gouvernance actuel n’est plus de mise dans un mode où partout des régimes, la veille encore dictatoriaux ou autoritaires, concèdent non seulement au changement radical, mais cèdent également tout ou partie de leur pouvoir à des générations nouvelles, fraîches et sans taches… Cela n’est possible que si la composante du régime scélérosée se ressaisit et se fasse à l’idée que le changement souhaité est aussi dans l’intérêt de ses enfants qui ne sauraient être heureux et tranquilisés que dans une algérie démocratique, apaisée et réconciliée avec elle-même et avec son identité…

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    Ammisaid
    oct 14, 2009 4:45
    Assalam, azul, bonjour
    Cher general,
    Je n’ai pas dit: que personne n’a rien fait pour l’Algérie. Les pertes sont immenses et à la qualité des hommes et femmes qui étaient sacrifiés et qui continuent à être sacrifiés, pour le pouvoir, est impressionnante. Pour, un pouvoir, je le répète qui ne sert ni les intérêts des hommes qui le détiennent, ni ceux du peuple et des générations futures.
    Certes, il ( pouvoir) offre des richesses (mais savent-ils les utiliser pour vivre heureux ? Et, souvent elles profitent plus aux occidentaux: services de la dette et placement de milliards de dollars pendant que notre école, notre agriculture, notre peuple…vivent dans la misère), une armée qui est utilisée contre ses enfants pour protéger ceux qui la déshonorent et qui lui écrivent une histoire peu glorieuse (el fouchi : un fusil avait vaincu l’une des plus grande puissance du monde et son fils le char a été utilisé pour tuer les enfants et petits enfants de ceux qui l’avaient rendu célèbre dans le monde entier) et une sécurité mais au prix d’un scissure totale entre eux et le peuple qu’ils sont sensés diriger.
    J’essaye, plutôt, de dire que les Algériens et les Algériennes ont trop donné mais ils l’avaient fait souvent en rangs dispersé d’où les maigres résultats et d’où les lourdes pertes. J’essaye aussi de dire que souvent ils et elles ont défendu une idéologie, une croyance, une conviction…au lieu de l’intérêt général et de celui de la nation.
    Je trouve nos hommes politiques (opposition), en général, trop politisé, trop replié sur eux mêmes et trop attiré par l’idée de remplacer ce pouvoir pour instaurer un autre aussi dur que lui, car, ils ne tolérant pas les convictions, les souhaits, les idées et les désirs de ceux qui veulent autre chose qu’eux.
    Je trouve aussi qu’ils ont maintes fois utilisé le peuple pour servir leurs intérêts et qu’ils l’ont souvent abandonné quand la violence du pouvoir devenait féroce et brutale.
    Je n’ai rien à reprocher au peuple, il résiste à sa façon, il survit, il répond quand il est sollicité et il attend des guides tolérants, honnêtes, déterminés, pacifiques, unis, fraternels…comme ceux de Novembre 1954, pour finir la mission de se libérer des tyrans et des despotes qui lui avaient usurpé sa victoire pendant qu’il pansait ses blessures de 7 de guerre impitoyables et de plusieurs siècles de soumissions et d’exploitations.
    Quand, au FFS, j’espère qu’il continuera le combat pour lequel il a été crée, qu’il continuera à rester constant comme il a été jusqu’à maintenant malgré la brutalité des violences dont il a été et il est encore victime de la part du pouvoir, qu’il continuera de nous offrir des militants d’une grande qualité et d’une grande probité comme il avait l’habitude de le faire jusqu’à aujourd’hui, qu’il arrivera à mettre en valeur les formidables idées qu’il porte et qu’il a initié depuis sa création, qu’il n’oubliera pas l’amour sincère que son leader Mr Aït Ahmed portait et porte encore pour l’Algérie et son peuple dans toute sa diversité et sa complexité et qu’il continuera à s’allier comme il avait fait par le passé avec toutes les forces et les bonnes volontés qui mènent le même combat que lui et j’espère de tout coeur qu’il se rapprochera, incessamment sous peu, des signataires de l’appel du 19 MARS au moins dans un premier temps pour entamer des discussions amicales et fraternelles et si affinités, il y a, de faire avec eux un bout de chemin. Ce chemin, qui nous mènera tous et toutes à la liberté, à la dignité et à la paix.
    Fraternellement à toi, à toutes et à tous

    edit

    IDIR
    oct 14, 2009 12:26
    Chers Compatriotes,

    Il existe au tréfonds de l’âme humaine une force cachée, imperceptible à l’œil nu comme au microscope ; une force que la physiologie et l’anatomie ne peuvent cerner, car elle est de nature abstraite.

    L’homme sent dans son cœur cette force qui le guide vers son devoir comme un éclaireur lui montrant le Chemin ; qui l’attire vers la Vérité comme l’aiguille magnétique se tourne infailliblement vers le nord ; qui l’éloigne de l’erreur comme la voix d’un père avertissant son enfant, ou d’un maitre conseillant son élève.

    Cette force qui nous montre la voie, qui ordonne et interdit, qui nous conseille et nous juge, est ce que les moralistes appellent la conscience ou parfois le sens moral et que nous pouvons appeler le cœur.

    Cette conscience ( ou ce sens moral, ou ce cœur ) est le fondement de la morale, sur laquelle elle veille jalousement ; c’est elle, dans les situations ambiguës, qui nous guide vers la Vérité et nous éloigne de l’erreur. Le progrès et le bien être d’une société, quelle qu’elle soit, ne dépendent pas de la promulgation de lois et de décrets ni de la vigilance du pouvoir, même si tout cela est aussi nécessaire. Ce qui fait progresser les sociétés, c’est la présence de cœurs vivants, de consciences en éveil.

    Comme le dit un proverbe, la justice ne réside pas dans le texte de la loi mais dans la conscience du juge. Voilà pour ce qui est des juges et des gouvernants. Quant aux hommes, aux citoyens qui sont gouvernés par les lois, un poète en dit : « La loi répressive ne pourra nous reformer / tant que nous n’aurons pas de conscience pour nous freiner. ».

    A travers notre page d’histoire récente, en Algérie, l’expérience de la vie nous a montré qu’il y a des hommes de cœurs âpres et durs. Décapiter des êtres humains innocents, trancher la tête de vieillards et d’enfants, de femmes et d’hommes, ce sont des crimes brutaux qui proviennent de la dureté des cœurs.

    L’autre page de l’histoire. Qu’on pense encore à Lénine qui écrivait dans une lettre à Maxime Gorki :
    « Tuer les trois quarts de l’humanité est sans importance, si grâce à cela le quart restant devient communiste. »

    Les crimes commis par les communistes les uns envers les autres sont encore un exemple éclatant de leur inhumanité. Ainsi le journaliste Ali Amîn cite-t-il, d’après l’ouvrage de l’écrivain russe
    Michel Iadev, « Qu’arrive-t-il aux Communistes », une liste insolite du nombre de ses partisans que Staline fit exécuter après la mort de Lénine.

    Qu’on pense encore à Néron qui brûla Rome. Qu’on pense encore au Pape Urbain II, lorsqu’il lança la première Croisade contre le monde Musulman. « Les terres Chrétiennes de l’Europe sont devenues maintenant trop étroites pour la population qui s’y trouve » déclara le Pape, lors de ses imprécations d’appel à l’invasion des terres d’Islam.

    L’Europe chrétienne avait toujours regardé avec envie la richesse des terres Musulmanes. Il en fut ainsi jusque vers la fin du XIe siècle de l’ère Chrétienne. C’est un fait réel que l’Europe habitée était surpeuplée à cette époque, mais il y avait de larges régions en friches qui auraient pu servir de zones d’implantation de populations, au sein de cette Europe.

    Mais les chefs de l’Eglise étaient trop intéressés par la mainmise sur les terres et les richesses des Musulmans… ainsi, comme Hitler le fit plus tard, ils utilisèrent la question de « l’espace vital » comme excuse pour envahir des territoires étrangers.

    Les Croisés saccagèrent Jérusalem en l’an 1099 et occupèrent la majeure partie de la Palestine, laissant sur leur passage un terrible cortège de massacres. Selon « l’Encyclopédia Britannica » :
    « Le carnage qui suivit la prise de Jérusalem fut si terrible que les chevaux des Croisés étaient dans un bain de sang jusqu’à mi-jambes ; les enfants qui étaient réfugies dans la mosquée d’Omar furent pris par les pieds et écrasés contre les murs ou jetés par-dessus les remparts de la ville, tandis que les juifs étaient brûlés vifs dans leur synagogue ».

    Nous serons tous d’accord pour retourner encore une fois sur ce passé, sur ces crimes si noirs sans une grande douleur, cette page sombre de l’histoire de l’humanité. Le Changement ou la Réforme, des hommes et des peuples, avant le changement du système, ne se fait pas tout seul et n’aboutit pas par hasard.

    Les nations ne renaissent pas après un déclin, ne retrouvent pas leur force et leur grandeur, sans qu’ait été réalisée une éducation fondamentale – à travers tous les moyens de communication des idées -, sans que les cœurs se soient profondément modifiés. Nous avons besoin d’un changement total de direction, de raisonnement, de comportement, de manière de parler. Nous devons commencer au préalable à fixer la position et la dignité du citoyen algérien au sein de la société humaine.
    Fraternellement
    IDIR

    edit

    Salim Ahmed-Nacer
    oct 14, 2009 13:29
    (De mon vrai nom : Salim Ahmed-Nacer) alias Al Bahri

    @ General

    Je trouve votre langage un peut violent (jeter les traitres qui nous gouvernent à la mer), dans le cas échéant, c’est les institutions juridiques qui devraient s’en occuper. Je présume que le but de ce forum est essentiellement la contribution à l’instauration d’un état de droit. On ne veut pas jouer au justicier. Ou à un Zorro rancunier.
    L’islamisme est un courant politique, quoique bien spécifique aux pays musulmans, devrait être considérer entant que tel et selon la charte aucun de n’a le droit de marginaliser quiconque. Je trouve ennuyant la diabolisation des islamistes. D’ailleurs même les américains veulent changer de disque.
    La construction d’une Algérie nouvelle et saine n’aura pour fondements que les bonnes intentions et les volontés sincères de ses bâtisseurs. Franchement je ne vois pas la nécessité de faire toujours appel à l’histoire. Comme tout pays, l’Algérie a ses héros et ses traitres. Mais nous si j’ai bien compris, on veut un changement pour l’instauration d’un état de droit où chaque citoyen peut s’épanouir selon ses tendances intellectuelles, où le citoyen est à l’abri de l’injustice. Un changement veut bien dire projection de ses efforts vers l’avenir, et mon cher General le défit n’est pas seulement à échelle nationale. Donc cette histoire de l’armée des frontières est révolue. Le retard qu’on accumule, met bien à l’évidence que l’algérien depuis 1525 n’a été souverain sur son territoire. Votre adage se référant à l’histoire, je le trouve un peut simpliste vu la complexité des donnée de la situation actuelle.
    Pour moi la question vitale est : comment concrétiser le changement?
    Quand le président lui-même fait constat de l’échec de sa politique, par conséquent l’idée d’un changement s’impose logiquement par elle même.
    Quels sont les premiers pas à faire ?
    Créer un parti politique et entrer sur le terrain. Une autre option n’aura aucun effet à mon humble avis.

    Cordialement
    Un citoyen du ghachi

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    general
    oct 14, 2009 14:45
    @jnsplu
    Vous touchez ici le cœur du problème`me sauf qu’en ce qui concerne l’islam c’est son instrumentation politique par les islamistes qui a exaspéré les esprits. Je pense que c’est surtout la définition de l’identité algérienne qui est au centre de la polémique. Vous dites-
    2-D’autres sont contre les thèses qui disent que l’Algérie est dans son essence Berbère.
    3- D’autres enfin sont contre le fait arabe et l’arabité de l’Algérie et veulent l’effacer de l’Histoire comme une mauvaise tache sur une chemise blanche.
    Vous semb




    0
  • admin
    12 novembre 2009 at 22 h 44 min - Reply

    oct 14, 2009 14:45
    @jnsplu
    Vous touchez ici le cœur du problème`me sauf qu’en ce qui concerne l’islam c’est son instrumentation politique par les islamistes qui a exaspéré les esprits. Je pense que c’est surtout la définition de l’identité algérienne qui est au centre de la polémique. Vous dites-
    2-D’autres sont contre les thèses qui disent que l’Algérie est dans son essence Berbère.
    3- D’autres enfin sont contre le fait arabe et l’arabité de l’Algérie et veulent l’effacer de l’Histoire comme une mauvaise tache sur une chemise blanche.
    Vous semblez oublier que la justice, l’administration ainsi que les écoles, collèges, lycées et une partie de l’université ont toutes été arabisés par les dirigeants algériens mais qui préfèrent inscrire leurs rejetons dans des écoles française ou anglaises (mohammadi, kherroubi, ibrahimi, belkhadem etc. et tous les generaux)
    En revanche ABSOLUMENT RIEN pour le berbère.
    POURQUOI d’après vous celle qui arabise le pays préfère la langue française pour leurs enfants ? J’attends une réponse de votre part.
    Vous mettez sur le même pied d’égalité les ennemis du berbère et ceux de l’arabe. Les berbères ne sont hostile à l’arabe que parce que on la leur a imposé par la force en MEPRISANT leur propre langue, ils sont donc sur la DEFENSIVE contrairement à ceux qui vouent une haine incroyable aux berbères qui sont après tout dans leur pays.
    RIEN DE POSITIF NE SE FERA EN ALGERIE TANT QUE CETTE QUESTION NE SOIT PAS RÉGLÉE UNE FOIS POUR TOUTE c’est pour cela d’ailleurs que je suis pessimiste quant aux efforts que font les uns et les autres y compris Monsieur Sidhoum pour trouver une solution aux problèmes du pays.
    Insplu , posez encore une fois la question pourquoi les dirigeants algériens qui ont déclaré la guerre (officiellement) au français inscrivent leurs rejetons dans les écoles françaises si ce n’est que leur objectifs est surtout de barrer le passage aux berbères qui sont autochtones susceptibles de défendre les intérêts supérieurs du pays. . Napoleon 3 a crée les bureaux arabes ou l’on enseignait aux algériens qu’ils étaient venu d’arabie et les français d’europe, l’algerie n’appartient donc ni aux uns ni aux autres. Ce sont les français qui ont arabisé le pays d’abord en privilégiant la langue arabe au détriment du berbère et ensuite grâce à ses supplétifs les traitres qui ont pris le pouvoir depuis 62 ont continué la sale besogne des français : L’ALIENATION DES ALGERIENS.

    edit

    zineb
    oct 14, 2009 14:45
    Ravie de retrouver des Algériens qui ne jubilent pas devant les « pseudo » victoires de l’équipe dite nationale trop directement associées au triomphe de l’Algérie !

    J’en parle, car comme beaucoup d’Algériens, je ne sais plus de quelle Algérie il est question et donc de quel changement il va s’agir. Il va de soit que la lecture et l’analyse de l ‘histoire de ce pays, à commencer par la mort tragique de sefax et jugurtha, jusqu’à celle du colonel chaabani, en passant par les milliers de victimes anonymes assassinées sur nos frontières, dans les prisons à peine secrètes et sur nos grands boulevards au grand jour à coup de balles explosives, je ne retrouve que les traces d’un même type de trahison et de clanisme , une trahison qui relevait jadis de l’apostasie et donc du domaine de la liberté, et qui sévit toujours parmi nous, tantôt sou la forme béante d’un parti comme le RDN ou le FLN et tantôt sous des formes plus subtiles, telles que « démocratie » « laïcité » « islamité » ou même sous le slogan très en vogue « Algérie mon amour ! » ; mais sommes nous les seuls à subir notre histoire et nos déviations ? Je ne crois pas.

    En tant que signataire de l’appel du 19 Mars, je reste convaincue de la né cessité du changement , mais du changement de stratégie d’abord, il n’est pas question de créer un parti et d’aller se battre sur des chemlns tracés par un pouvoir qui n’a que trop duré, je refuse également l’autoflagélation qui consiste à dire que nous ne sommes que des amnésiques, des traitres et du ghachis, nous sommes comme tous les peuples, nous avons du mal à nous définir, faute d’élite, faute de liberté et surtout surtout faute d’un pouvoir légitime, quand bien même incompétent.
    La baguette magique n’existe pas malheureusement, et nous ne pouvons que faire du travil de proximité et d’éveil, grâce à des espaces tels LQA, les choses avancent, pas aussi vite qu’on l’aurait tous souhaité, mais beaucoup de masques commencent à tomber, et c’est déjà une victoire face à la chape de plomb qui pèse sur notre peuple.
    Cordialement,
    Zineb Azouz.

    edit

    Meriem Ben
    oct 14, 2009 15:51
    Cher frère,
    Je vous félicite pour votre courageux article sur le pitoyable sort que subit notre pays. Nous sommes arrivés à un état avancé de désintérêt de la chose publique qui entraîne une atomisation poussée de la société. Le régime est le grand bénéficiaire de cette situation.
    L’a-t-il créée? Je ne le pense pas. Du moins pas sciemment. Mais il a su jouer des peurs et des erreurs de jugement des uns et des autres pour émietter les forces politiques naissantes.
    Comment y remèdier? Essayer de faire la contre-politique du pouvoir. La gageure est lourde à relever tellement les anathèmes ont créé un lourd climat d’exclusion de part et d’autre mais elle n’est pas impossible. Je me souviens qu’en novembre 1988, j’avais participé à une table ronde organisé par Révolution Africaine qui a donné réellement la parole à la plupart des tendances qui agitaient le pays et parmi nous était une personne qui venait de sortir de prison aprés avoir été arrêtée suite aux tristes évènements d’octobre. Je me souviens aussi d’avoir été invité à une réunion publique organisée par une association qui a donné la parole à des tendances politiques que tout opposait.
    Il faut que nous montrions, comme dirait Ernest Renan, que les Algériens ont la volonté de vivre ensemble.
    La seule démarche civilisationnelle actuellement est de proner la démocratie avec tous ses corollaires : pas d’exclusive d’acune sorte, liberté d’expression, respect total de la souveraineté populaire dans des scrutins libres loin de tout trucage, respect des rêgles du jeu politique.
    Seul un dialogue sérieux et honnête loin des minables manipulations peut faire échec aux prédateurs et fossoyeurs de notre pays.
    Salam

    edit

    Tarik Ben Ziad
    oct 14, 2009 17:52
    Je le répète décentralisant le pouvoir administratif.
    Choufou tous comme vous êtes : On ne peut rien faire contre ce pouvoir à court ou moyen terme. Quand je dis qu’on ne peut rien faire c’est déjà une avancée car on en parle sur un site qui existe. Détrompez vous aussi car des sites et des forums sont créés par milliers sur le réseau internet. Il reste que nous nous lisons en ronde et nous nous savourons aussi. Mais la fin et l’action comme dirait Malika c quoi. Matoub a chanté et dit peut être plus que tous nos commentaires dans cet espace mais quand il a commencé a gêné on l’a assassiné et impunément. Que pouvons-nous faire alors ? parler et parler et débattre entre nous, oui c une bonne chose mais jusqu’à quand ?. Prendre les armes c’est la l’option où le pouvoir jouis le plus car c’est son domaine. Faire des manifs peuvent être entendues, mais c’est interdit au nom de l’état d’urgence depuis 17 ans. Je vous le dit crument, l’appel du 19 mars est un socle démocratique mais où sont les appuis? Quelle est notre atout ? Du moins majeure face à ce régime et à ce peuple terrorisé et appauvri et qui ne crois plus en rien. Tous les pouvoirs sont centralisés chez eux à savoir les forces armées, l’argent, l’administration, les medias et même les mosquées. Ici on ne fait que aboyer pendent que la caravane passe. Je en suis pas militant du Mak , bien que je respecte Mr Farhat , car il faut le reconnaitre, il a été de tout temps un militant positif de la démocratie bien que nul n’est parfait. Ben , que je crois que son idée d’autonomie de région est le remède et l’arme nucléaire à moyen terme. Vous intellos arabophones ne prenez pas la chose comme si la Kabylie voudrait une indépendance. Si t’elle est son esprit elle aurait accepté la paix des braves et à ce moment nul ne pouvait lever le cil devant eux les krim , Amirouche , Abane et …. Ils ont dit non à la France car l’Algérie comme faite dans leurs esprits est unique est indivisible et de même pour leurs descendance comme vous et moi. De quoi vous avez peurs dites et ça a quoi de divisible. Imaginez que toute les région aillent une autonomie alors je pourrait avoir le choix véritable de voter pour mon ancien instituteur qui m’a positivement marqué. Dans ma région le Wallis sera élu démocratiquement et contrôlé par la collectivité et le conseil communal. Imaginez cette avancée démocratique qui va faire tache sur le territoire national. La cerise sur la gâteau et que dans te telles conditions les médiocres vont s’éliminer d’eux même. Je vous laisse imaginer la suite
    Fraternellement et ce n’est pas des paroles en l’air

    edit

    Abdelkader DEHBI
    oct 14, 2009 19:25
    C’est vraiment réconfortant, même quand on n’est pas d’accord avec telle ou telle approche, de lire tous ces Commentaires et de constater à quel point notre pays nous tient à cœur
    Je ne pense pas trahir la pensée des autres signataires de l’Appel du 19 Mars 2009, en réaffirmant que dans notre esprit à tous, notre initiative ne prétend pas être plus qu’une simple initiative. Disons une Initiative Nationale Citoyenne, destinée à fédérer un maximum de nos concitoyens de tous horizons idéologiques et politiques, de toutes catégories sociales, partageant dans l’urgence, une seule et même préoccupation: celle de faire quelque chose pour le salut de notre pays à la dérive. Notre pays dont l’unité, la souveraineté et les intérêts supérieurs sont gravement engagés, voire gravement compromis par le pouvoir politique en place. Un pouvoir qu’il est du devoir de chaque citoyen d’en dénoncer inlassablement et sans crainte de se répéter, le caractère illégitime et criminel, corrompu et anti national. Un pouvoir qu’il est par conséquent, du devoir de chaque citoyen de combattre par tous les moyens de la résistance légitime et non-violente.
    A commencer par le premier Acte de Résistance: celui de refuser catégoriquement de lui accorder une reconnaissance implicite, en entrant dans son jeu, par la sollicitation de son agrément pour la création d’un quelconque « parti », d’un quelconque « mouvement » ou d’un quelconque « front ». Nous sommes déjà tout cela à la fois, contre la volonté du pouvoir et par la seule vertu de notre qualité de citoyens ordinaires algériens et fiers de l’être, pour n’avoir rien sur la conscience, rien sur les mains et rien dans les poches.
    « » »L’heure est venue pour changer ce système politique illégitime par les méthodes pacifiques et démocratiques et de rendre la souveraineté politique aux Algériennes et aux Algériens pour qu’ils choisissent librement et démocratiquement, les institutions politiques qui épousent les réalités politiques et socioculturelles de la Nation, en permettant une répartition équitable des richesses nationales, aussi bien entre les collectivités régionales et locales qu’entre les individus. » » »
    Chaque Algérien qui se reconnaît dans l’Appel du 19 Mars 2009, doit avoir à cœur en effet, à tout moment, en toutes circonstances, par la parole, par l’écrit, par l’attitude, faire acte de résistance citoyenne, là où il se trouve: à l’Université, au sein des Administrations et des Entreprises, dans les ateliers et dans la Rue:
    1)- en dénonçant sans cesse les infamies de ce pouvoir: ses crimes, sa corruption, ses pillages du patrimoine national, ses scandales financiers, ses incompétences, ses compromissions politiques, sécuritaires et économiques avec des puissances et des intérêts étrangers;
    2)- en proclamant l’urgente nécessité d’abolir ce pouvoir par tous les moyens légitimes et non violents et de confier la souveraineté nationale à une Assemblée Constituante issue du suffrage universel, c’est-à-dire authentiquement représentative des aspirations légitimes du Peuple Algérien, dans toutes ses composantes idéologiques, régionales et culturelles.
    Ce sont deux points qui me paraissent essentiels et d’application immédiate, pour commencer à élargir de plus en plus, le cercle de la contestation citoyenne et du rejet du système.

    edit

    jila
    oct 14, 2009 19:27
    pourquoi ne s’arrete t’on de toutes parts qu’à des constats !!!la jeunesse est détruite un peu plus chaque jour, les quadras ne savent plus où donner de la tete, les personnes agées sont toutes tétanisées!!
    soyons courageux et proposons des portes de sorties claires et précises assez de remuer le couteau dans la plaie SVP!!!!!

    edit

    MTM
    oct 14, 2009 19:42
    Arabité – berbérisme et islamisme-laïcité; mode d’emploi.

    N’importe quelle initiative qui fédère les Algériens sans exclusion, n’importe quel rassemblement politique, n’importe quel manifeste national, n’importe quel débat franc entre Algériens encore honnêtes, dont l’objectif est de tracer les grands axes d’un programme salutaire pour le pays, ne serait-ce qu’en rêvant, vous verrez alors surgir des fauteurs de troubles, des trouble-fêtes qui vont tirer le débat vers la cacophonie et le chienlit ; les bonnes volontés finiront par être désespérées et leurs initiatives finiront en queue de poisson.

    Le pouvoir est expert dans l’art de perturber les manifestations. Avec ses éléments en civils et ses fameuses voitures banalisées qui feront feu sur les foules ou sur les agents de l’ordre… selon a stratégie fixée par leurs maîtres-penseurs, les nervis du pouvoir finissent toujours par transformer une manifestation politique pacifique en une émeute violente. Ainsi soit-il; le FIS est démon; Abassi Madani devient, tel un Ben Laden algérien, le père spirituel de grands sanguinaires tels Zouabri et Zitouni…qui l’aurait cru…

    Dans les débats également, il y a deux trucs qui ne ratent jamais leur but et les boutefeux ne s’en lassent jamais d’exploiter tellement les passions consument leurs protagonistes : islamisme-laïcité et berbérisme-arabité. Des personnes tout à fait ordinaires arrivent et balancent ces deux thèmes tels des pavés dans la mare Avec ces deux grenades, les débats s’enflamment et passent à côté des nobles objectifs du départ. Une autre stratégie consiste à fomenter et à exacerber les conflits d’ordre personnel. Avec la mentalité algérienne, ceci fait souvent mouche.

    Tout ceci est connu, simplement, il ne faut pas l’oublier.

    edit

    nedjma
    oct 14, 2009 19:54
    A MÉDITER:
    les droits et libertes ont toujours été arrachés aux groupes dominants.
    il a toujours fallu se les approrier dans le combat.
    les dominants ne les ont respectés qu’en autant que les dominés represebtaient une force sociale en mouvement et une force politique d’opposition concertée et décidée.
    il n’ya aucun projet de societé qui ait vu le jour sans une prise de conscience claire du conflit et de la division sociopolitique.
    à suivre

    edit

    Brahim YOUNESSI
    oct 14, 2009 20:48
    Bonjour,

    On peut tout bouger sans rien changer et tout changer sans rien bouger. Alors que chez nous tout doit bouger en même temps que tout doit changer. D’abord, changer l’Etat ou plus exactement le refonder. « L’Etat algérien » repose sur les fondations posées par de Bourmont, Clauzel, Bugeaud, de la Moricière, Henri d’Orléans…
    A cet égard, il me semble qu’une réflexion sérieuse doit être menée sur « l’Etat algérien » qui est une simple succession de l’Etat colonial, une simple transmission d’un bien laissé vacant par le colonisateur. De vacant, ce bien est devenu une propriété privée. Le patrimonialisme de cet Etat, dans le sens wébérien du terme, vient de cet héritage partagé entre ceux qui estiment avoir « libérer » le pays pour imposer leur autorité. Domination et autoritarisme ne sont-ils pas là les caractéristiques de l’Etat colonial censé avoir été aboli par la révolution de Novembre ?
    Refonder l’Etat ne signifie pas le fonder une seconde fois, cela n’a pas de sens, mais le restituer au peuple qui doit en être le souverain. Refonder l’Etat, c’est, dans mon esprit, lui donner une légitimité qu’il n’a pas ou qu’il a perdu le jour où la Constitution a été prostituée dans une salle de cinéma pour reprendre le mot de Ferhat Abbas (Rahimahou Allah).
    C’est en cela que la Constituante prend tout son sens. Elle rend au peuple son droit de disposer réellement de lui-même par l’expression de sa volonté de choisir son système social et son mode de dévolution du pouvoir. Le changement, c’est la Constituante, la Constituante d’un peuple souverain, c’est le changement.

    Brahim Younessi

    edit

    nedjma
    oct 14, 2009 20:50
    les finalités sociales et les enjeux naissent dans l ‘affrontement ,le choc des oppositions qui poussent à clarifier la situation et les positions.
    c’est dans l’opposition résolue que les dominés et les humilés sont devenus des peuples modernes,ces derniers ne relèvent pas du donné naturel mais du construit socio-historique.
    leur surgissement politique dépend d’un savoir de soi et des autres,des rapports de force et des techniques de discpline,et de brouillage déployés par les dominants .
    l’existence d’un peuple dépend d’une éducation au combat et d’une mémoire colective des luttes
    pour la liberté politique et pour l’autonomie individuelle et collective.
    aucun peuple ne peut prétendre à liberté si ses forces vives négligent ou minimisent la lutte contre
    l’hypercapitalisme mondial

    edit

    Amine BELBRAIK
    oct 14, 2009 20:59
    Salam alaikoum ;
    Nous tournons en rond sur des points moins importants que la planification du changement. Le sujet est simple et complexe en même temps J.
    L’idée c’est de regrouper tous les gens intègre qui veulent constituer un état de droit : nous savons tous ce que c’est. Il est impossible de créer un parti qui rassemble des militants de différents courants politique voir de différentes idéologies, d’où la nécessité de constituer un front (JABHAT ATTAGHYIR AL WATANI) ce ne sera pas un parti politique mais une organisation, le but de cette organisation c’est de trouver les mécanismes qui permettent d’aller vers la constituante, c’est à partir de la qu’une période transitoire commencera inchallah, chaque courant politique se constituera en parti(s), et le peuple choisira en suite ses dirigeants. En gros ce sera le but de ce future front. Pour réaliser ce but, il faut du temps, des hommes et des femmes, et bien sur des moyens.
    Ce débat à mon avis ne peut être constructif que si nous parlions de la stratégie à suivre :
    – Les différentes étapes à suivre par ordre de priorité.
    – Gestion de la communication et de la propagande (positive, pour ce faire connaître par le peuple).
    – Collectes des fonds.
    – Collecte des informations.
    – Le type d’actions à organiser.
    – Coordination entre tous les militants qui seront localisé en Algérie et partout dans le monde.
    – Comment gérer des actions en étant en état de siège (interdiction des marches, des sit-in des réunions de plus de 5 personnes sans autorisation ….)?
    – Comment faire pour sensibilisé nos frères : les jeunes officier de l’armée, du DRS et des services de sécurité. (Ce front s’il voit le jour, sera taxé par le régime de traîtrise, d’être à la solde des puissances étrangère……. Vous connaissez la chanson)
    – Comment faire pour combattre le régime juridiquement, en Algérie et à l’étranger ?
    – Et bien d’autres points que nous devons aborder.
    Il est trop tôt de parler de désobéissance civile, sinon après ce sera l’anarchie, ce front n’a même pas vu le jour. C’est un grand inconnu ! Vis à vis du peuple, il faut créer des ponts de dialogue et de communication, le sensibiliser, pour ça il faut un véritable travail de proximité.
    Evitons s’il vous plait les discutions stériles, soyons pragmatiques. Ici nous ne parlons pas de l’identité algérienne, de la poésie ou de littérature, soyons pragmatique !
    Ce qu’il nous faut mes frères c’est des phrases simples, courtes et précise sur la stratégie, le plan d’action et d’organisation !
    Nous avons tous des idées, mettons les sur table, et étudions leurs faisabilité.
    Fraternellement.
    A.B

    edit

    nomade
    oct 14, 2009 21:28
    avec la majorité du peuple qu’on peut acheter avec un sandwich , un kiosque, un F2 , un lot de terrain ce pays a du chemin a faire pour se libérer sans évoquer la délation.
    que le système a inoculer dans les veines de l’algérien moyen.
    le chemin de la liberté passera par le démantèlement du DRS . en annihilant le drs par la force ou par le dialogue , tout le pouvoir-mercenaire s’écroulera comme un château de sable.
    les allemands de l’est ont détruit la STASI , les roumains la SECURITATE , comme première étape dans de le processus de liberte.mais la donne de ces deux pays était différente de la notre.
    ces deux pays avait l’appui total de l’occident et les usa a leur tète.
    dans notre cas , la France qui a bloque tout initiative d’enquête onusienne durant la décennie rouge de sang des algériens, est aux aguets .
    cette France qui a pris pour rôle , le rôle de dame patronnesse ,s’interposera toujours a tout changement en Algérie et sera la dernière munition pour les harkis installes a Alger.
    vu que les harkis de France demandent le changement de la date de la fête nationale et les pieds-noirs de l’O.A.S. , ceux qui sont nes avant 62 , revendiquent la nationalité algerienne,ce pays s’enfonce chaque jour que dieu fait.
    a mon avis cette pègre ne partira que les armes.

    edit

    Adel
    oct 14, 2009 21:51
    Tout d’abord, je tiens a remercier le Dr Salah-Eddine Sidhoum, Djamel-Eddine Benchennouf, Abdelkader Dehbi et tous nos ami(e)s qui croient dur comme fer que l’Algerie de Larbi Ben-Mhidi, de Abane Ramdane et des autres, purs et durs, ne sera jamais une proie facile. Tel le Phenix, elle est toujours prete a renaitre de ses cendres grace a ses enfants Aimants et Solidaires.

    En effet, il est plus que temps de se reveiller et de se debarrasser de cette poussiere sidatique qui nous colle a la peau depuis le coup d’etat funeste et anti-national de 1962!
    Il est plus que temps de se reconcilier enfin avec les reves et les promesses sacres de nos valeureux martryrs!
    Certes, l’embleme national flotte, mais, sans verser dans l’extremisme, il est clair que le colon a ete remplace par un autre colon qui, au lieu de s’appeler Francois, Andre, Georges, ou Le Pen, s’appelle Mohamed, Toufik, Smail ou Abdekka…

    En continuite a l’Appel du 19 mars 2009, cette declaration solonnelle de Salah-Eddine Sidhoum m’a personnellement rappele a mes obligations nationales, nous qui avons quelques fois la faiblesse de nous laisser surprendre et asservir par l’oubli de vivre… Mais devant tant d’Injustices et de laisser-aller criminels d’un regime sans foi ni loi, pouvons-nous oublier le sang de nos martyrs et les larmes des innocents qui croupissent dans les geoles infectes de ce regime illegitime??

    Non, il n’y a pas de « changement dans la continuite » qui puisse tenir le coup. Assez de temps perdu!
    L’IMPATIENCE EST UNE VERTU! Nous ne pouvons qu’etre impatients! Pour commencer a batir l’Algerie de nos reves, telle qu’imaginee et desiree par nos aines tombes au champs d’honneur!
    Pour ce faire, nous reconcilier tout d’abord avec les ideaux de notre glorieuse revolution du 1er novembre 54 et la plate-forme de la Soumam.
    » LA PRIMAUTE DU POLITIQUE SUR LE MILITAIRE », par exemple, est non seulement une necessite mais un DEVOIR NATIONAL SACRE!!
    Que tous les Draculas de pacotille du regime illegitime sachent que nous ne nous tairons plus jamais!!. Advienne que pourra!
    Et que tous ceux et toutes celles, civils ou militaires, qui ont un atome de Patriotisme et d’Amour pour la Patrie ne ratent pas cette occasion de prendre ce train pour le Changement. Pour un Futur meilleur. Pour une Algerie Democratique, Juste & Puissante.

    Tout a fait d’accord et Soutient sans limite a la notion de » Compromis politique historique », « l’Appel de se rassembler » et la creation du » Front du Changement National » ainsi que la tenue d’une « Conference Nationale ouverte a tous et sans exclusion aucune » – dixit Salah-Eddine Sidhoum –

    Nos martyrs ne se sont pas sacrifies pour etablir une « KHOURDA nationale » mais pour un ETAT FORT, DEMOCRATIQUE & SOCIAL!!!

    Je propose la creation de Media lourds, Radio et Television, pour porter haut et fort la voix du Changement Radical et pacifique ainsi propose et gagner du temps.

    Merci encore une fois.
    Tahya El-Djazair
    Soleiman Adel

    edit

    Malik DJOUDI
    oct 14, 2009 22:18
    Malgré l’intérêt – parfois la ferveur et l’enthousiasme – suscités, il est clair que sept mois après sa diffusion, l’appel du 19 mars doit encore toucher de larges pans de notre population qui n’ont pas accès à l’internet en raison de la présence de facteurs les plus disparates : géographique, matériel, financier, linguistique etc. Au bas mot, il s’agit d’une majorité d’algériens. Cette assertion toute personnelle me semble une postulat incontournable si les signataires, leurs adhérents et leurs sympatisants comptent peser dans le nécessaire débat qui doit s’instaurer et se propager dans toutes les franges de la société algérienne. La création d’une chaîne de télévision a été maintes fois évoquée ici et là. Ce sujet mérite un large débat en raison de son incidence extra-ordinaire dans les stratégies liées aux techniques de communication de masse. L’enjeu vaut donc un instant de reflexion pour peu que l’on s’attelle à répertorier les moyens – colossaux – d’une telle démarche, l’acquisition du matériel nécessitant des moyens humains et financiers très conséquents dans l’optique de la production et du traitement de contenus audiovisuels à destination d’un auditoire large varié et composite. Se posent ensuite les questions ayant trait aux locaux, à la domiciliation de la chaîne, aux aspects juridiques et administratifs, au volet comptable et à la location de liaisons satellitaires souvent très onéreuses auprès de prestataires très tatillons au regard de la « ligne éditoriale » de la future chaîne donc particulièrement soucieux de préserver les contrats faramineux scellés avec le client institutionnel algérien.
    Une première conclusion s’impose tout naturellement, évoquer aujourd’hui la création d’une chaîne de télévision relève du mythe du serpent de mer, au mieux d’une gageure tant qu’une volonté politique collégiale et entrepreneuriale partagée, sans failles, et nécessairement couplée avec des moyens financiers et humains appropriés n’émergera à l’horizon.

    Quelle possible stratégie ?
    En cette phase transitoire marquée par un débat qui suscite un intérêt grandissant, une structure a caractère associatif ayant pour objet principal la collecte de fonds destinés à la diffusion de l’appel du 19 mars paraît la forme la plus idoine en mesure de répondre aux exigences d’une telle mission. Un directoire composé de sages unaniment reconnus et siégeant au sein du conseil d’administration – avec d’autres membres – en assumerait la tutelle et la mission de surveillance. Ce directoire aurait pour mandat principal de mettre en oeuvre – conformément aux statuts – les moyens permettant la recherche et l’octroi de financements. Les comptes et le bilan de cette association faisant l’objet d’une publication annuelle des sommes affectées à l’ensemble des initiatives, cette association pourrait s’intituler « Les amis du Quotidien d’Algérie » (cfr Le Monde Diplomatique) et son directoire veillerait en permanence à éloigner toute forme de parassitage ou d’ingérence dans la ligne éditoriale de LQA qui, rappelons-le demeure l’organe de l’Appel du 19 mars conférant de facto l’apannage de celle-ci aux seuls signataires.

    Quelle source de financement ?
    sans vouloir blesser quiconque, les recettes candides en technicolor, parfois dithyrambiques, lues ici et là même si elles font chaud au coeur pêchent souvent par un manque flagrant de réalisme. Un entraîneur sportif dira qu’il ressassera à l’envi à ses athlètes de ne jamais oublier les fondamentaux. De même que tenir une réunion présuppose la location d’une salle, cette simple initiative sous entend l’existence préalable d’une enveloppe financière associée. La métaphore n’étant pas citée au hasard, je laisse – à titre d’exemple – le soin aux lecteurs de dresser une liste des dépenses prévisionnelle relative à une réunion d’information qui se tiendrait en présence de deux signataires de l’appel voyageant d’Alger et devant séjourner deux jours dans un hôtel à Constantine. Fin de la digression.
    Nous devons nous convaincre que si nous voulons donner du sens à nos espérances communes, notre démarche doit se situer au cœur même de l’apprentissage de l’autonomie. C’est une question de cohérence. Et d’indépendance. L’enjeu est de taille et seule une volonté tenace peut infléchir le cours d’une histoire que nous subissons. Et c’est pour ces raisons et d’autres encore plus prégnantes qu’un effort prioritaire doit être amplifié en direction de nos compatriotes. Sinon à qui d’autre ? Ce faisant la dynamique du changement serait entièrement et uniquement tributaire de l’élan de solidarité nationale, un test en grandeur nature en quelque sorte, à charge des compatriotes de doter cette dynamique-du-changement-pacifique-de-régime tant évoquée des moyens nécessaires afin de provoquer son basculement dans le champ de l’action pragmatique et pacifique sur le terrain. Pour faire simple, à chaque initiative, collégialement approuvée, devra correspondre une enveloppe financière. Faire fi d’une solution qui privilégie une approche matérielle équivaudrait – à mon sens – priver l’appel du ressort nécessaire à un cheminement efficace.
    En éspérant que cette approche rencontre davantage d’écho, j’invite les lecteurs à recentrer le débat autour de cette question vitale.

    Cordialement,
    Malik Djoudi

    edit

    Brahim YOUNESSI
    oct 14, 2009 22:21
    Bonjour

    Deux notions : souveraineté nationale et souveraineté populaire qui ne recouvrent pas le même contenu sont simultanément utilisées dans ce débat. Nous en avons très longuement parlé dans une discussion précédente. Ces deux conceptions de l’exercice de la souveraineté sont diamétralement opposées. L’une, la souveraineté nationale, renvoie à la nation qui n’est pas une réalité concrète parce qu’elle englobe aussi bien les morts, les vivants, ceux qui ne sont pas encore nés, le passé, l’avenir. La nation n’est pas la somme des individus qui la compose. Cette souveraineté implique, par voie de conséquence, une délégation de pouvoir à des députés qui votent généralement dans le sens du gouvernement dont ils sont proches, des partis auxquels ils appartiennent ou des lobbys qu’ils servent. Alors que dans l’autre : la souveraineté populaire que Mériem Ben (quelque chose à voir avec la peintre décédée ?) évoque, le peuple est la source du pouvoir qu’il exerce réellement par le mandat impératif que le représentant élu est tenu de respecter à la lettre. Le changement en Algérie serait, à mon sens, celui-là : passer de la souveraineté nationale qui monopolise les trois pouvoirs même s’ils sont théoriquement séparés à la souveraineté populaire qui donne au peuple le contrôle direct sur leurs mandataires.

    BY

    edit

    admin
    oct 14, 2009 22:50
    La tournure que prennent les dabats autour de ce sujet est annonciatrice, du moins de l’amorce d’une véritable action, d’une conscience militante des moyens necessaires, voires indispensables, à ce changement tellement espéré. Nous découvrons, si tant est que nous ne le savions, que le désir de changement ne sera vrai que s’il est porté par tout notre peuple. Or celui-ci a été mis en boite par le régime. Notamment par cette fameuse télévision qui pénetre jusque dans l’émotion de nos mères ,de nos enfants les plus petits, de toute cette multitude qui ne tend qu’à une satisfaction immédiate, à s’abimer dans ces rêves entretenus de nation qui n’a d’autre devoir que de manifester sa gratitude à ceux-là qui la bercent d’illusions, et qui ont détourné l’histoire à leur profit
    Donc, et les constats sont catégoriques, la télévision est le principal vecteur du discours qui déterminera la marche des evenements. A travers ce média, il sera possible de faire comprendre à la multitude, je m’excuse pour ce terme réducteur, mais ô combien vrai, que ce régime qui la prend en otage, qui lui ment, qui a été le principal auteur des tragédies qui l’ont secouée, et de la faillite de sa nation, n’est qu’une association de malfaiteurs.
    Il nous faut donc une télévision!
    Nous pouvons l’avoir.
    Il ne tient qu’à nous qui voulons sauver notre pays de la créer. N’attendons rien des Algériens fortunés qui disposent des moyens financiers capables de financer un tel projet, puisque tous, sans exception, sont des alliés naturels d’un régime qui les a faits, et qui les a enrichis.
    A nous tous qui voulons le changement de forcer le cours des évènements.
    Et que l’on sache qu’une télévision, même si elle émet une seule heure par jour, fera plus que toute une armée.
    DB

    edit

    jnsplu
    oct 15, 2009 4:31
    @ Général.

    1- Je ne te cache pas que ton pseudo ne me plait pas, moi « qui ne sait plus qui je suis » et de toute façon même si je mettais mon nom je suis un illustre inconnu, je suis plus connu sous mon pseudo de jnsplu et google l’atteste. Et je n’utilise que ce pseudo à de rares occasions près. En cherchant un peu de ce coté tu trouvera mon nom mais cela ne t’avancera à rien, car mon nom dans ce pays a été efacé, comme celui de beaucoup d’Algériens. En ces nuits d’opportunisme et d’injustice, si ton nom n’est pas connu tu ne vaut rien et pour qu’il soit connu tu dois accepter la souillure ou la rebellion et ses tracas, ses sacrifices, son lot de malheurs.

    2- Oui l’instrumentalisation politique de l’islam à exaspéré les esprits comme tu dis, mais c’est aussi valable pour l’arabisme et pour le berbérisme. Et à toute action correspond une réaction, c’est une loi de la nature. C’est pour cela qu’il faut écarter ces trois éléments qui sont les constituants fondamentaux de la personnalité de notre peuple des débats. L’Etat qui émanera de la souveraineté populaire aura pour charge de les consolider et de les protéger.

    3- Ce n’est pas parceque les « colons » de l’administration envoient leurs enfants étudier en France, que nous devons être contre l’arabe. Et puis je te propose une chose: l’arabe Algérien est parlé par la quasi majorité du peuple Algérien et même ceux qui ne le parlent pas le comprennent. Codifions le, faisons en notre langue nationale. Une langue après tout n’est que le véhicule de la majorité. Pourquoi irons nous chercher notre parler dans l’Histoire ? Quel est le peuple qui l’a fait ? Dans ce cas les Français devront parler le Guaulois, les Egyptiens le pharaonique, les peuples du moyen Orient le sémite et pourquoi pas remonter jusqu’a Adam et parler sa langue ? Ou bien devrons nous être débiles pour etre algériens ? Ce n’est pas non plus parceque les manoeuvriers berbéristes ont inscrit ailleurs leurs enfants pendant l’année blanche de Kabylie qu’on doit condamner la grève du cartable qui y a eu lieu et que presque toute la Kabylie à observée. Le phénomène est une chose, son observation par les gens est autre chose. Mais l’amalgame est porteur.

    4- Tu me demandes pourquoi les « colons » veulent la langue française pour leurs rejetons. Ma réponse est que leur pays est dans leur sale valise pleine d’argent volé. Nous on reste ici lorsqu’ils auront plongé le pays dans le feu et le sang. C’est pour ça qu’on s’inquiète et qu’on est là, avec notre infime espoir et notre grande misère morale, n’est ce pas ? En posant cette question tu me donnes l’impression de vivre à l’étranger.

    5- Je met à pied d’égalité non seulement l’arabité et l’amazighité, mais tous les ennemis de l’unité de ce peuple quels qu’ils soient et je les déclare ennemis de l’Algérie. La berbérité oui, le berbérisme non, l’islam oui, l’islamisme non, l’arabité oui, l’arabisme non et je suis pour un creuset unificateur de la personnalité Algérienne et contre ceux qui exacerbent ses différences de quel bord qu’ils soient. Mais apparemment tout ce qui t’interesse toi c’est ça,ton sujet favori, exécerber les différences, mettre en avant le fait que tu sois berbère, comme si tu étais le seul dans ce pays. tu viens encore, sous un autre pseudo provocateur, vendre ta marchandise à qui veut. Non merci, pour moi et pour la majeure partie des gens qui fréquentent ce site, pour ne pas dire tous, elle est avariée et risque de contaminer ceux qui l’approchent.

    edit

    Mansour Rabah
    oct 15, 2009 7:26
    Je pense que tous les gens sincères veulent la fin de ce régime sauf évidemment ceux qui tirent profit de ce système et ils sont nombreux.Demandez à cette faune de rentiers insatiables leur avis sur le régime et ils vous répondront que c’est le meilleurs du monde car il est fait par eux et pour eux.Le peuple c’est la cinquième roue de la charrette pour ces gens là.La méthode Boumediène fonctionne à merveille grâce à la rente pétrolière:on achète tous les gênants et ceux qu’on ne peut pas acheter on leur cloue le bec définitivement et ça fonctionne ainsi depuis prés de 50 ans.Ils ont pris tout le gâteau et laissent tomber quelques miettes que le peuple se dispute et tous les moyens sont bons y compris les plus vils pour avoir sa miette car la concurence est rude et la lutte acharnée.Allez parler de bons principes à ceux qui regardent avec envie ceux de là haut qui ont mis en place des barrièrres infranchissables entre eux et la valtaille.

    edit

    Amine BELBRAIK
    oct 15, 2009 9:03
    Salam alaikoum;
    Merci Malik DJOUDI de ton pragmatisme! Le proverbe dit, le nerf de la guerre c’est bien l’argent!
    Il ne s’agit pas de guerre (violence), mais d’un changement pacifique qui implique un combat qui nécessite des moyens!
    Merci Benchenouf d’avoir recentrer le débat: la télé sera un moyen parmi d’autres, mais un moyen nécessaire et très important. Cela relève de l’étude d’un projet, nous devons faire ici de la maîtrise d’ouvrage, c’est un projet: élaboration des cahiers des charges….. etc.
    J’invite les compétences algériennes dans ce domaine, de nous donner les grandes lignes de ce projet, et une estimation des fonds nécessaires pour le réaliser, bien sur à l’étranger. Il nous faut un moyen de diffusion par satellite, la base je veux dire, pas une chaîne type al jazira .
    Les moyens que nous pouvons aussi utiliser:
    1- une radio sur internet. et
    2- développement de cet espace LQA. Je m’engage à participer dans le développement du site.
    3- créer un espace sur Youtub daily motion, groupant les vidéos du Front.
    4- en Algérie, il nous faut des correspondants, pour collecter des vidéos, des déclarations, des articles …etc.
    En gros, il faut utiliser tous les moyens possibles, en commençant par les moyens faciles d’accès, donc Internet, travail de proximité, tout en travaillant pour réaliser ce projet de télé.
    Et la, il ne faut pas se leurrer, n’attendez pas que les hommes d’affaires algériens type RABRAB de financer cette télé, les médiocres naviguent bien dans la médiocrité, et notre chaîne AL YATIMA est suffisante pour eux.
    Nous les jeunes fougueux, plein d’énergie, nous sommes prêts, à bon entendeur. Et echaab el meskine que beaucoup critique (il est acheté avec un sandwich, il sort pour le foot ……) s’il est dans cet état, c’est de notre faute, c’est la faute de l’élite algérienne faible! Qui l’a abandonné !
    Ne sortez pas de ce sujet s’il vous plait! demandez à si jamel eddine d’ouvrir un autre débat (une page web) sur l’identité, ou la sociologie ….. ou ce qui vous intéresse. semhouli mes frères.
    Salam alaikoum
    Amine BELBRAIK

    edit

    A.By
    oct 15, 2009 10:23
    @ Brahim
    Merci d’être revenu parmi nous et pour votre pensée.
    @ D.B @ Malik Djoudi @ Jnsplu et @ à tous
    Oui il faut des moyens médiatiques à profusion et multiples. Une Tv, une Radio (moins chere qu’une Tv) et surtout la technologie GSM du sans fil. Exemple : il y a plus de 28 millions de téléphones portables en Algérie sur une population de 35 Millions. Imaginez que si chacun de ses 28 millions d’algériens recevait un message unique pour tous et personnalisé sur son propre portable, ce serait encore meilleur, efficace, efficient et ce serait aussi un auditoire inratable et garanti en plus moins onéreux qu’une diffusion d’image par satellite. Regardez ce qui s’est passé en Iran dernièrement lors des éléctions présidentielles. Pensiez-vous que le peuple est sorti dans la rue avec un coup de baguette magique ? Chaque Iranien a été manipulé par une discordance de messages reçu par leur téléphones cellulaires…..
    Moyens de financements ? : Notre diaspora à l’étranger a atteint depuis quelques temps plus de 7 millions d’algériens à l’étranger. Si chacun donnait 10 Euro, cela ferait : 70 millions d’Euro. Et si chaque algérien localement donnait 100 DA sur les 30 millions cela ferait : 300 milliards de centimes je crois, je me perds dans les chiffres, corrigez moi…
    La tâche du future FRONT NATIONAL DE CHANGEMENT est GIGANTESQUE…..LES OUTILS EXISTENT, CE QUI COMPTE, C’EST LA MATIÈRE GRISE….je vous laisse là-dessus, à réfléchir, débattre et à méditer.
    Je reviendrai plus tard plus amplement, je manque de temps….@ plus tard.
    Fraternellement.
    A.By
    P.S : Je vous jure qu’il est abérrant et honteux que des grabataires corrompus de plus de 70 ans continuent leurs dictat sur une population à majorité de moins de 35 ans…c’est vraiment débile….réflechissez et faites passer le message autour de vous, il faut que ce peuple se réveille.

    edit

    A.By
    oct 15, 2009 10:30
    J’ai oublié une chose importante : sur les 28 millions de portables, les corps de sécurité constitués du pays sont inclus dans le lot…le message du salut national serait pénétrant et perméable à tous les algériens : Le succès serait garanti.

    edit

    admin
    oct 15, 2009 11:26
    Nous tenons à remercier toutes nos sœurs et tous nos frères qui participent et enrichissent ce débat par des idées et des propositions pertinentes. Nous sommes, encore une fois entrain de démontrer au régime illégitime, à ses larbins et à ses thuriféraires que les citoyens Algériens savent dialoguer et débattre dans un climat serein et fraternel des problèmes cruciaux qui se posent à leur chère patrie. Et ce ne sont pas les très rares provocateurs qui usent et abusent vainement de sujets de division, qui nous ferons sortir du sujet.
    Après plusieurs mois de débats sur des questions très sensibles et qui nous ont souvent divisés (avec la bénédiction des extrémistes de tous bords utilisés par le régime), la majorité des intervenants (e)s s’accorde sur la question de notre ALGERIANITE et de ses FONDEMENTS INDISSOCIABLES, forgés par l’Histoire, que la colonisation n’a pu déraciner et que le pouvoir actuel et toutes ses tentatives diaboliques ne pourront mettre en danger. Certes, durant des années, certains de nos compatriotes ont douté. Mais aujourd’hui ils ont compris. Et nous n’avons qu’à discuter avec notre jeunesse dans notre voisinage, notre entourage et dans la rue pour comprendre….qu’ils ont compris. Et ce ne sont pas certains de nos alphabètes, enfermés dans leur tour d’ivoire, méprisants (et méprisés), hautains et dépourvus de crédibilité auprès de la société qui prouveront le contraire. Le véritable baromètre se trouve dans la rue et non pas dans les salons de la fausse intelligentsia. Les élucubrations d’une minorité ne peuvent changer la réalité du terrain et les convictions de la majorité. Notre religion, notre nationalisme, nos cultures nationales, notre identité indiscutable et la démocratie ont longtemps constitué un fond de commerce pour certains politicards. Et nous savons toutes et tous, où ces manipulations ignobles de nos valeurs et principes ont mené. Et combien cela a coûté à notre peuple et au pays.
    Une fois pour toutes et n’en déplaise aux minorités de tous bords qui souhaitent entretenir la division au sein de notre peuple, notre Islamité (à ne pas confondre avec l’islamisme), notre berbérité (à ne pas confondre avec le berbérisme) et notre arabité (à ne pas confondre avec l’arabisme baathiste) sont les fondements de notre identité algérienne. Nulle personne, tendance ou région n’a le droit de monopoliser ces valeurs. Elles appartiennent à toute la Nation sans exclusive.
    Il en est de même de la démocratie comme culture et moyen de gestion politique. Il est pratiquement admis par une grande partie des gens qu’il n’y a pas d’autre moyen plus fiable pour gérer politiquement et pacifiquement la société. Lorsque nos « génies » politiques trouveront un bien meilleur moyen, nous l’adopterons ! En attendant, utilisons le « moyen le moins mauvais ». Et là aussi nul n’a le monopole de la démocratie. Mettons un terme à ce narcissisme « démocratique » et évitons de transformer notre pays en champs d’expérimentation comme cela s’est fait depuis 62 !
    Comme nous le constatons tous et comme l’ont souligné beaucoup d’intervenants, les compatriotes insistent sur les voies et moyens concrets du changement pacifique. Et c’est le plus important.
    Des frères ont insisté avec pertinence sur la création ou le renforcement des moyens d’information.
    Il est important pour nous de développer notre site et d’en faire un organe d’information crédible. Nous sommes entrain de procéder à des aménagements avec plus particulièrement l’introduction incessamment de la langue arabe, pour permettre à nos compatriotes arabophones de participer au débat. Et ces derniers sont majoritaires dans la société. Une réalité à ne pas ignorer. Tout comme nous allons introduire de nouvelles rubriques et la vidéo. Et là nous profitons, comme l’ont suggéré certains compatriotes, pour lancer un appel à toutes et à tous pour nous aider dans cette tâche.
    Il est tout aussi important, comme l’a souligné notre frère Amine B. de créer dans un premier temps une radio sur Internet avec l’aide de nos compatriotes exilés, une « voix de l’Algérie libre » et prévoir secondairement une TV sur le WEB. Tout cela est réalisable avec toutes les volontés et compétences que nous avons ici et en exil.
    Oui, mon cher Abdelouahab, les moyens existent ! Ce qui nous manque c’est la matière grise SINCERE, ENGAGEE et COURAGEUSE. Cette bougie qui permettra d’éclairer le ténébreux tunnel dans lequel les imposteurs ont enfermé notre Peuple. Cette bougie qui lui permettra de trouver la voie de sortie.
    Nous répondrons au fur et à mesure aux interrogations de nos cher(e)s compatriotes. Nous sommes sur la bonne voie In Cha Allah. Maintenons cette flamme de l’espoir allumée, d’autant plus que l’anniversaire du 1er novembre pointe à l’horizon. Que son Idéal reprenne le chemin de nos cœurs.

    Fraternellement.

    Salah-Eddine Sidhoum.
    Alger

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    tacili
    oct 15, 2009 13:04
    Bonjour tout le monde :

    Je pense que la discussion dans ce forum devrait se concentrer sur les themes generiques quant aux suggestions conernant l’action a mener sur le terrain elle doivent etre adressees a la direction de l’appel directement ou elles seront analysees, pesees et re-pesees et ensuite integrees ou non dans le plan d’action. Certaines choses ne doivent pas etre publiques.

    Questions a Mr Sidhoum :

    Aviez vous en tant que coordinateur de l’Appel essaye de contacter les forces de l’opposition reelle : FFS notamment ? et personnalites historiques comme Mehri par exemple ?

    Pourquoi certains signataires de l’Appel ne participent pas regulierement aux debats sur LQA ?

    Pourquoi Mr Zitout qui est un des signataires et qui jouit d’une visibilite enorme sur les medias internationaux n’a jamais fait une reference a l’appel lors de ses interventions ?

    Merci pour votre temps.

    Comme je l’avais signalé déjà, dans une réponse à un compatriote intervenant, le FFS, seul parti resté autonome et la majorité des personnalités historiques (celles qui sont restées propres) ont été destinataires de notre texte, la veille de sa diffusion publique. Nous sommes en contact permanent avec de nombreux frères et soeurs universitaires et politiques de toutes les tendances. C’est le plus important pour nous.
    La majorité des signataires participent aux débats, tout comme de nombreux adhérents. Car l’Appel initié par les 15 ne leur appartient plus. Il appartient à toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans ses valeurs et ses principes. Et ils sont nombreux même si ce sont « d’illustres inconnus » pour reprendre un intervenant.
    Pour ce qui est de Si Mohamed Larbi Zitout avec qui je suis en contact régulièrement, il participe à la mobilisation. Il interviendra en temps opportun en public.
    Merci, cher frère, pour vos suggestions et votre participation.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine

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    Said
    oct 15, 2009 16:23
    Je suis vraiment interloqué d’entendre « opposition réelle » (citant tel ou tel parti et ignorant tel ou tel autre), de personnalités historiques (citant M.MEHRI, qui soit dit en passant a été SG du FLN – source de tous les maux de l’algerie, et de ne pas citer d’autres ) etc…

    Si l’option de prendre langue avec tous les partis et personnalités de l’opposition, il faut etre factuel : prendre contact avec elles – nominativement – et nous dire ce que ses personnalités pensent de l’initiative.

    J’ai vu la liste des signataires de l’appel, excusez-moi d’etre franc avec vous, je ne veux juger que sur pièce !! j’attends la suite de l’initiative pour me positionner.

    cordiales salutations

    edit

    Abdelkader DEHBI
    oct 15, 2009 17:08
    @—-tacili qui écrit: « »Certaines choses ne doivent pas être publiques. » »—– Nous sommes je crois, à peine au début de la phase de sensibilisation de l’ensemble des citoyens autour de cette initiative nationale que constitue l’Appel du 19 Mars 2009. Par ailleurs, il est clairement stipulé dans ce document, que la résistance citoyenne contre le pouvoir illégitime en place, est et sera une résistance par des moyens légitimes et non-violents, loin de toute culture du secret et de la clandestinité. Ce sera un honneur – et une force en même temps – de notre mouvement citoyen, que de s’exprimer et d’agir au grand jour. Un honneur, parce que nous n’avons ni opposants à neutraliser, ni cadavres à cacher, ni comptes bancaires à chiffrer. Une force, parce que, en s’exprimant et en agissant nécessairement devant témoins, nous enlevons tout prétexte aux forces de la répression. Et puis, zut ! ce sont les assassins et les voleurs qui ont à se cacher.

    edit

    IDIR
    oct 15, 2009 17:47
    Avons-nous besoin d’une révolution ?

    Beaucoup de nos compatriotes nous ont parlé de foi communiste, de foi existentialiste, de foi nationaliste, de foi en la patrie, de foi en la « révolution », de foi en toutes sortes d’idées forgées par l’homme.

    Oui, nous avons besoin d’une révolution des mœurs. Un changement psychologique. Ce n’est qu’ainsi que l’inertie fera place au mouvement, la torpeur à l’éveil, la désintégration à la fermeté, la stérilité à la fécondation, la mort à la vie. Un tel changement psychologique qui équivaut à une révolution, qui modifie la vision des choses et la morale, les tendances et les habitudes, un tel changement doit nécessairement accompagner tout mouvement, toute renaissance, toute révolution politique ou sociale. Sans lui, cette révolution restera lettre morte, n’étant rien de plus que des paroles vides de sens.
    Fraternellement

    edit

    ElHouari
    oct 15, 2009 18:47
    jnsplu, Votre réflexion et en fait déjà tout un programme, et c’est pour cela que je rejoins un certain nombre de vos points de vue, toutefois la situation veut qu’aujourd’hui il y est effectivement un vrai mouvement pour l’Algérie loin des idées partisanes qui au faite n’ont pas évoluées depuis le multipartisme, dans l’unique.

    Il est vrai que ma question se voulait de confirmer la force du mouvement, alors que la votre de déterminer son orientation.

    Une question m’est venu a l’idée quant a la date de l’Appel du 19 mars, ni aurait-il pas un lien avec une date historique ? (aux membres de l’appel)

    A mon avis le tryptique islam, amazighité, arabité, ne doit en aucun cas être une priorité, mais plutôt un principe.

    Il est clair que la confiance est le garant de toute action crédible dans le contexte actuel, et je rejoins votre point de vue concernant les grosses pointures, elles ne vont plus sur aucun pied.

    En ce qui concerne l’autorité, moi je parlerais plus d’organisation le terme autorité rappel le terme pouvoir et peut prêter a confusion. Car se sera la reconnaissance sociale qui hisse les meilleurs au sommet sans qu’ils y aspirent.

    Quant au changement en effet c’est le point le plus délicat. La contrainte par la force de l’ordre utilisée par le pouvoir ne laisse aucune alternative aux mouvements pour le changement. des qu,un mouvement prend de l’ampleur, il est automatiquement pris en charge par le pouvoir pour le reconvertir a sa cause..

    Le terrorisme, la corruption, et les passe droits font que cette minorité profite du silence forcé de la majorité pour imposer ses lois mafieuses.

    Les clans au pouvoir n‘ayant pas eux-mêmes pas les mêmes intérêts, ils ont essayés de maintenir un certain équilibre très fragile, la manipulation de la société, la rue, l’école, la sante, reste le challenge des clans du pouvoir pour rétablir cet équilibre des qu’il est rompu par l’un ou l’autre.

    Nous retrouvant ce phénomène au sein même des membres de partis sensées défendre les idées identiques, ainsi qu’au niveau de l’APN et du SENAT sensés défendre les intérêts de l’Algérie et du peuple Algérien.

    Il y a suffisamment de richesses pour être partagées équitablement, suffisamment de travail pour tous, c’est la ou réside la clé du changement a mon avis, aujourd’hui le travail est réservé au agents du pouvoir, les salaires sont augmentées en fonction du degré soumission, et du laisser faire.

    La confiance du peuple est conditionnée par la restauration de la justice et non l’inverse, le tryptique gagnant est a mon avis Justice, Confiance et Liberté.

    Mais cette minorité exploitante n’est pas prête à remettre les clés de l’Algérie, compte tenu des acquis qu’elle a pu cumulée, et sa soumission aux puissances étrangères.

    L’action première est la plus difficile et c’est la consolidation des enfants du peuple qui assument la partie ingrate et derrière laquelle le pouvoir prends sa force, c’est les force de l’ordre, c’est les cadres, c’est les élus du peuple, qui n’ont pas été corrompus par le pouvoir qui peuvent servir de moyen de communication.

    La seconde action c’est l’engagement totale et sans contrepartie de toutes les personnes amenées à agir pour le mouvement pour éliminer toute tentation.

    La troisième action c’est l’occupation des medias tv, web, email, quotidiens…mêmes s’il ne sera pas facile, compte tenu de la démarche pacifique préconisée par le mouvement. Cela permettra un premier bilan diagnostic, qui peut être réalisé dans des délais très cours si le mouvement s’organise en conséquence.

    edit

    Brahim YOUNESSI
    oct 15, 2009 20:30
    Bonjour,

    Attendez Messieurs ! Il y a de l’emballement tout d’un coup. Il est bien d’avoir de l’enthousiasme, de l’énergie, de la détermination mais il me semble, pardonnez-moi, qu’il y a de la précipitation à vouloir mettre sur pied une radio et une télévision, certains la veulent même satellitaire. Le projet est évidemment envisageable, peut-être réalisable avec les moyens qu’il faudra trouver mais pas dans cette phase où, je crois, la priorité doit être donnée au rassemblement, à l’union que nous prônons depuis, au moins, que l’Appel est rendu public le 19 mars dernier. Beaucoup de travail reste à faire dans ce domaine avant d’aller vers une quelconque organisation ou structuration. Aujourd’hui qu’un mouvement d’adhésion et de sympathie se manifeste autour de l’Appel, je propose que des contacts soient pris, de nouveau, avec nos amis de Rachad qui disposent déjà d’un moyen d’information télévisuel sur Internet pour nous y associer, pour parler d’une même voix du changement dont personne n’a l’exclusivité ou la paternité, et y travailler ensemble. Pourquoi démultiplier les supports quand un seul peut très largement faire l’affaire dans cette perspective ?
    D’autres que nous sont aussi sur le terrain, en dehors des partis politiques. Continuons à fédérer dans la clarté des positions politiques et idéologiques de chacun. Je ne veux pas jouer les cassandre mais différentes expériences ont été faites sans qu’aucune n’ait, hélas, abouti.

    Brahim Younessi

    edit

    Abdelkader DEHBI
    oct 15, 2009 22:06
    1/– Tout à fait d’accord avec Si Brahim YOUNSI. Du moment que nous voulons rassembler le maximum de citoyens autour des deux concepts essentiels de CHANGEMENT et de RESISTANCE, on pourrait très bien peut-être faire l’économie d’un support médiatique qui serait mis à notre disposition – disons une heure par jour – par le mouvement « RACHAD ». La seule réserve serait que notre ligne éditoriale soit totalement libre. Quitte à ce que l’on participe tout à fait logiquement aux coût financiers.
    2/– Je demande à l’Administration du site LGQ, de réfléchir à la possibilité d’exiger des intervenants dans nos débats, de quitter l’anonymat, sauf pour des raisons vraiment valables.C’est d’abord un gage moral d’engagement et ensuite, c’est un geste de cohérence, par rapport à la philosophie de l’Appel.

    edit

    BRAHIM
    oct 15, 2009 22:54
    Monsieur @Brahim YOUNESSI , vous nous conseillez de profiter de la logistique du RACHAD, que je vient de découvrir par Internet. A la lecture de cet article votre proposition N4EST PAS RASSURANTE POUR MOI. LisonS ensemble qui suit que j’ai découvert sur internet : [ DES DISSIDENTS EXILES EN EUROPE, NOTAMMENT EN SUISSE, SE FEDERENT POUR TENTER DE RENVERSER LE REGIME EN PLACE A ALGER. PARMI EUX, D’ANCIENS ISLAMISTES RADICAUX POURSUIVIS PAR LA JUSTICE DE LEUR PAYS. (ENQUETE. MARION MOUSSADEK – LE TEMPS – MARDI 26 JUIN 2007) – AL-RACHAD, «LE BON SENS», MOUVEMENT POLITIQUE FONDE PAR DES ALGERIENS REFUGIES EN SUISSE, AU ROYAUME-UNI ET EN ALLEMAGNE, A ETE LANCE LE 18 AVRIL DEPUIS LONDRES. LE GROUPUSCULE VEUT RENVERSER LE PRESIDENT ABDELAZIZ BOUTEFLIKA ET SON REGIME. POUR PARVENIR A SES FINS, IL DRAGUE AUSSI BIEN DES SYMPATHISANTS ISLAMISTES (MSP, EX-HAMAS ALGERIEN) QUE DES MEMBRES DU FLN (EX-PARTI UNIQUE) OU DU FFS (SOCIALISTE). ET IL S’ADRESSE TANT A LA DIASPORA QUI A JETE L’ANCRE EN EUROPE QU’AUX RESIDENTS CANTONNES EN ALGERIE. LE MOUVEMENT – ET NON LE PARTI – ASPIRE A UN «ETAT DE DROIT ET A LA BONNE GOUVERNANCE», ET PROPOSE «AU PEUPLE ALGERIEN UNE ALTERNATIVE POUR UN CHANGEMENT RADICAL DU SYSTEME POLITIQUE». TROIS DES CINQ MEMBRES FONDATEURS VIVENT EN SUISSE: ABBAS AROUA ENSEIGNE A LA FACULTE DE MEDECINE DE LAUSANNE; MOURAD DHINA EST UN ANCIEN COLLABORATEUR DU CERN ET DE L’ECOLE POLYTECHNIQUE FEDERALE DE ZURICH; RACHID MESLI TRAVAILLE POUR L’ORGANISATION ARABE DES DROITS DE L’HOMME AL-KARAMA A GENEVE. LEUR CHARTE DENONCE «LA FAÇADE CIVILE» D’UN GOUVERNEMENT CONTROLE PAR «L’OLIGARCHIE MILITAIRE» ET FUSTIGE LA DISLOCATION SOCIALE ET LA CRISE ECONOMIQUE QUI GANGRENENT L’ALGERIE. LES DISSIDENTS RECUSENT LA «DICTATURE DE BOUTEFLIKA»: LE PARLEMENT EST REDUIT A «UNE SIMPLE CHAMBRE D’ENREGISTREMENT», ET LES INSTITUTIONS SONT «ASSERVIES» A LA DIRECTION DES RENSEIGNEMENTS ET DE LA SECURITE (DRS), SERVICE DE L’ARMEE NATIONALE ET COLONNE VERTEBRALE DU POUVOIR. CES ACCUSATIONS VIRULENTES SE NOURRISSENT DE LA REALITE D’UN PAYS EN FAILLITE: MALGRE DES RESSOURCES NATURELLES EXTREMEMENT RICHES (50 MILLIARDS DE DOLLARS ISSUS DU SEUL PETROLE DANS LES CAISSES DE L’ETAT EN 2006), LE TAUX DE CHOMAGE EST ECRASANT ET PLUS DE 40% DES FEMMES SONT ENCORE ANALPHABETES. CES CHIFFRES INCARNENT LA PAUPERISATION D’UN PEUPLE ASSOMME PAR UNE DECENNIE DE VIOLENCES: 150000 MORTS, 2 MILLIONS DE DEPLACES ET 20000 «DISPARUS FORCES». LES INGREDIENTS SONT DONC REUNIS POUR BATTRE LE RAPPEL DES TROUPES. EN DEUX MOIS D’EXISTENCE, AL-RACHAD AFFIRME ETRE FORT D’UN MILLIER D’ADHERENTS ALGERIENS, ET D’UNE BONNE POIGNEE D’EXILES DE L’INTELLIGENTSIA. LE MOUVEMENT POLITIQUE MIJOTE «UNE ACTION CIVIQUE SYMBOLIQUE», OU IL ORCHESTRERAIT DES GREVES MASSIVES QUI PARALYSERAIENT LE PAYS ET CONTRAINDRAIENT LE POUVOIR A COMPOSER AVEC SES REVENDICATIONS. VOIRE A «ABDIQUER». POURTANT, DERRIERE «CES VOIES NON VIOLENTES» QUE RACHAD PRONE, SE CACHE UN PASSE LOURD D’ACTIVISME ISLAMISTE. MOURAD DHINA EST EN EFFET UNE FIGURE DE PROUE DES FONDAMENTALISTES ALGERIENS. APRES LA DISSOLUTION ET L’INTERDICTION DU FRONT ISLAMIQUE DU SALUT (FIS) EN 1992, IL SE REFUGIE A SAINT-GENIS-POUILLY, AUX PORTES DE GENEVE DANS L’AIN. DEUX ANS PLUS TARD, IL EST SOUPÇONNE DE TRAFIC D’ARMES PAR LA FRANCE. IL PREND ALORS LA POUDRE D’ESCAMPETTE EN SUISSE OU SA DEMANDE D’ASILE EST REJETEE A DEUX REPRISES. ENTRE 2002 ET 2004, IL DEVIENT NEANMOINS RESPONSABLE DU BUREAU EXECUTIF DU FIS A L’ETRANGER. DEPUIS 1995, IL EST AINSI TOLERE SUR LE TERRITOIRE HELVETIQUE, GRACE A UNE ADMISSION PROVISOIRE QUI S’ETERNISE. PRIVE DE PASSEPORT PAR LES AUTORITES ALGERIENNES, IL EST CONDAMNE A ARPENTER LES 26 CANTONS. LUI, SA FEMME, ET SES SIX ENFANTS, DONT CINQ SONT NES ICI. DANS UN FRANÇAIS IRREPROCHABLE, L’EX-LEADER PAR INTERIM SE DEFEND DE RELAYER TOUT DISCOURS PROPAGANDISTE. MAIS IL CONFESSE VOLONTIERS ENTRETENIR DES LIENS «QUASI PERMANENTS» AVEC LE LEADER HISTORIQUE DU FIS, ABASSI MADANI, ET SON BRAS DROIT ALI BELHADJ, QUI ONT CROUPI DOUZE ANS DANS LES GEOLES ALGERIENNES ET ONT TOUJOURS REFUSE DE CONDAMNER LES ACTIVITES ARMEES DU GROUPE SALAFISTE POUR LA PREDICATION ET LE COMBAT (GSPC), DEVENU AL-QAIDA MAGHREB. QUELLE INFLUENCE S’APPRETE A EXERCER AL-RACHAD, ET EN TIRANT QUELLES FICELLES? UNE PLATEFORME EURO-ATLANTIQUE CHARGEE DE SURVEILLER LES CELLULES ISLAMISTES DORMANTES AYANT UNE VITRINE SUR INTERNET GARDE UN ŒIL ATTENTIF SUR LE MOUVEMENT. PAS DE COMMENTAIRE DU COTE DE L’AMBASSADEUR ALGERIEN A BERNE, QUI RECLAME NEANMOINS PONCTUELLEMENT A LA CONFEDERATION L’EXTRADITION DE MOURAD DHINA, CONDAMNE PAR CONTUMACE A 20 ANS DE RECLUSION CRIMINELLE. QUANT A LA POLICE FEDERALE, ELLE EXPLIQUE LACONIQUEMENT: «LE GROUPEMENT D’OPPOSITION POLITIQUE EST CONNU DE NOS SERVICES (NDLR: SERVICE ANALYSE ET PREVENTION DE LUTTE CONTRE LE TERRORISME), MAIS POUR L’INSTANT, ON NE DECELE AUCUN LIEN AVEC DES ACTES EXTREMISTES VIOLENTS.» EN ATTENDANT, LA CAMPAGNE DE RECRUTEMENT BAT SON PLEIN ET AL-RACHAD ENVISAGE DE SE DOTER DE SA PROPRE CHAINE TELEVISEE. DIRECTEUR DU CENTRE D’ETUDES ET DE RECHERCHE SUR LE MONDE ARABE ET MEDITERRANEEN (CERMAM) A GENEVE, L’ALGERIEN HASNI ABIDI SOULIGNE: «C’EST LA PREMIERE FOIS QUE DES ISLAMISTES INFLUENTS S’OUVRENT AUTANT. C’EST BON POUR LEUR IMAGE. C’EST DONC UN MOYEN DE RECRUTER LE PLUS POSSIBLE.» A LON




    0
  • admin
    12 novembre 2009 at 22 h 47 min - Reply

    BRAHIM
    oct 15, 2009 22:54
    Monsieur @Brahim YOUNESSI , vous nous conseillez de profiter de la logistique du RACHAD, que je vient de découvrir par Internet. A la lecture de cet article votre proposition N4EST PAS RASSURANTE POUR MOI. LisonS ensemble qui suit que j’ai découvert sur internet : [ DES DISSIDENTS EXILES EN EUROPE, NOTAMMENT EN SUISSE, SE FEDERENT POUR TENTER DE RENVERSER LE REGIME EN PLACE A ALGER. PARMI EUX, D’ANCIENS ISLAMISTES RADICAUX POURSUIVIS PAR LA JUSTICE DE LEUR PAYS. (ENQUETE. MARION MOUSSADEK – LE TEMPS – MARDI 26 JUIN 2007) – AL-RACHAD, «LE BON SENS», MOUVEMENT POLITIQUE FONDE PAR DES ALGERIENS REFUGIES EN SUISSE, AU ROYAUME-UNI ET EN ALLEMAGNE, A ETE LANCE LE 18 AVRIL DEPUIS LONDRES. LE GROUPUSCULE VEUT RENVERSER LE PRESIDENT ABDELAZIZ BOUTEFLIKA ET SON REGIME. POUR PARVENIR A SES FINS, IL DRAGUE AUSSI BIEN DES SYMPATHISANTS ISLAMISTES (MSP, EX-HAMAS ALGERIEN) QUE DES MEMBRES DU FLN (EX-PARTI UNIQUE) OU DU FFS (SOCIALISTE). ET IL S’ADRESSE TANT A LA DIASPORA QUI A JETE L’ANCRE EN EUROPE QU’AUX RESIDENTS CANTONNES EN ALGERIE. LE MOUVEMENT – ET NON LE PARTI – ASPIRE A UN «ETAT DE DROIT ET A LA BONNE GOUVERNANCE», ET PROPOSE «AU PEUPLE ALGERIEN UNE ALTERNATIVE POUR UN CHANGEMENT RADICAL DU SYSTEME POLITIQUE». TROIS DES CINQ MEMBRES FONDATEURS VIVENT EN SUISSE: ABBAS AROUA ENSEIGNE A LA FACULTE DE MEDECINE DE LAUSANNE; MOURAD DHINA EST UN ANCIEN COLLABORATEUR DU CERN ET DE L’ECOLE POLYTECHNIQUE FEDERALE DE ZURICH; RACHID MESLI TRAVAILLE POUR L’ORGANISATION ARABE DES DROITS DE L’HOMME AL-KARAMA A GENEVE. LEUR CHARTE DENONCE «LA FAÇADE CIVILE» D’UN GOUVERNEMENT CONTROLE PAR «L’OLIGARCHIE MILITAIRE» ET FUSTIGE LA DISLOCATION SOCIALE ET LA CRISE ECONOMIQUE QUI GANGRENENT L’ALGERIE. LES DISSIDENTS RECUSENT LA «DICTATURE DE BOUTEFLIKA»: LE PARLEMENT EST REDUIT A «UNE SIMPLE CHAMBRE D’ENREGISTREMENT», ET LES INSTITUTIONS SONT «ASSERVIES» A LA DIRECTION DES RENSEIGNEMENTS ET DE LA SECURITE (DRS), SERVICE DE L’ARMEE NATIONALE ET COLONNE VERTEBRALE DU POUVOIR. CES ACCUSATIONS VIRULENTES SE NOURRISSENT DE LA REALITE D’UN PAYS EN FAILLITE: MALGRE DES RESSOURCES NATURELLES EXTREMEMENT RICHES (50 MILLIARDS DE DOLLARS ISSUS DU SEUL PETROLE DANS LES CAISSES DE L’ETAT EN 2006), LE TAUX DE CHOMAGE EST ECRASANT ET PLUS DE 40% DES FEMMES SONT ENCORE ANALPHABETES. CES CHIFFRES INCARNENT LA PAUPERISATION D’UN PEUPLE ASSOMME PAR UNE DECENNIE DE VIOLENCES: 150000 MORTS, 2 MILLIONS DE DEPLACES ET 20000 «DISPARUS FORCES». LES INGREDIENTS SONT DONC REUNIS POUR BATTRE LE RAPPEL DES TROUPES. EN DEUX MOIS D’EXISTENCE, AL-RACHAD AFFIRME ETRE FORT D’UN MILLIER D’ADHERENTS ALGERIENS, ET D’UNE BONNE POIGNEE D’EXILES DE L’INTELLIGENTSIA. LE MOUVEMENT POLITIQUE MIJOTE «UNE ACTION CIVIQUE SYMBOLIQUE», OU IL ORCHESTRERAIT DES GREVES MASSIVES QUI PARALYSERAIENT LE PAYS ET CONTRAINDRAIENT LE POUVOIR A COMPOSER AVEC SES REVENDICATIONS. VOIRE A «ABDIQUER». POURTANT, DERRIERE «CES VOIES NON VIOLENTES» QUE RACHAD PRONE, SE CACHE UN PASSE LOURD D’ACTIVISME ISLAMISTE. MOURAD DHINA EST EN EFFET UNE FIGURE DE PROUE DES FONDAMENTALISTES ALGERIENS. APRES LA DISSOLUTION ET L’INTERDICTION DU FRONT ISLAMIQUE DU SALUT (FIS) EN 1992, IL SE REFUGIE A SAINT-GENIS-POUILLY, AUX PORTES DE GENEVE DANS L’AIN. DEUX ANS PLUS TARD, IL EST SOUPÇONNE DE TRAFIC D’ARMES PAR LA FRANCE. IL PREND ALORS LA POUDRE D’ESCAMPETTE EN SUISSE OU SA DEMANDE D’ASILE EST REJETEE A DEUX REPRISES. ENTRE 2002 ET 2004, IL DEVIENT NEANMOINS RESPONSABLE DU BUREAU EXECUTIF DU FIS A L’ETRANGER. DEPUIS 1995, IL EST AINSI TOLERE SUR LE TERRITOIRE HELVETIQUE, GRACE A UNE ADMISSION PROVISOIRE QUI S’ETERNISE. PRIVE DE PASSEPORT PAR LES AUTORITES ALGERIENNES, IL EST CONDAMNE A ARPENTER LES 26 CANTONS. LUI, SA FEMME, ET SES SIX ENFANTS, DONT CINQ SONT NES ICI. DANS UN FRANÇAIS IRREPROCHABLE, L’EX-LEADER PAR INTERIM SE DEFEND DE RELAYER TOUT DISCOURS PROPAGANDISTE. MAIS IL CONFESSE VOLONTIERS ENTRETENIR DES LIENS «QUASI PERMANENTS» AVEC LE LEADER HISTORIQUE DU FIS, ABASSI MADANI, ET SON BRAS DROIT ALI BELHADJ, QUI ONT CROUPI DOUZE ANS DANS LES GEOLES ALGERIENNES ET ONT TOUJOURS REFUSE DE CONDAMNER LES ACTIVITES ARMEES DU GROUPE SALAFISTE POUR LA PREDICATION ET LE COMBAT (GSPC), DEVENU AL-QAIDA MAGHREB. QUELLE INFLUENCE S’APPRETE A EXERCER AL-RACHAD, ET EN TIRANT QUELLES FICELLES? UNE PLATEFORME EURO-ATLANTIQUE CHARGEE DE SURVEILLER LES CELLULES ISLAMISTES DORMANTES AYANT UNE VITRINE SUR INTERNET GARDE UN ŒIL ATTENTIF SUR LE MOUVEMENT. PAS DE COMMENTAIRE DU COTE DE L’AMBASSADEUR ALGERIEN A BERNE, QUI RECLAME NEANMOINS PONCTUELLEMENT A LA CONFEDERATION L’EXTRADITION DE MOURAD DHINA, CONDAMNE PAR CONTUMACE A 20 ANS DE RECLUSION CRIMINELLE. QUANT A LA POLICE FEDERALE, ELLE EXPLIQUE LACONIQUEMENT: «LE GROUPEMENT D’OPPOSITION POLITIQUE EST CONNU DE NOS SERVICES (NDLR: SERVICE ANALYSE ET PREVENTION DE LUTTE CONTRE LE TERRORISME), MAIS POUR L’INSTANT, ON NE DECELE AUCUN LIEN AVEC DES ACTES EXTREMISTES VIOLENTS.» EN ATTENDANT, LA CAMPAGNE DE RECRUTEMENT BAT SON PLEIN ET AL-RACHAD ENVISAGE DE SE DOTER DE SA PROPRE CHAINE TELEVISEE. DIRECTEUR DU CENTRE D’ETUDES ET DE RECHERCHE SUR LE MONDE ARABE ET MEDITERRANEEN (CERMAM) A GENEVE, L’ALGERIEN HASNI ABIDI SOULIGNE: «C’EST LA PREMIERE FOIS QUE DES ISLAMISTES INFLUENTS S’OUVRENT AUTANT. C’EST BON POUR LEUR IMAGE. C’EST DONC UN MOYEN DE RECRUTER LE PLUS POSSIBLE.» A LONDRES, MOHAMED LARBI ZITOUT, PILOTE DU PROJET D’AL-RACHAD, RESUME SANS DETOUR SON OBJECTIF: «NOUS PENSONS ORGANISER UNE SORTE D’INTIFADA, DE MANIFESTATION NATIONALE […]. IL Y AURA TOUJOURS UN PRIX A PAYER. L’ALGERIE, CE N’EST PAS LA GEORGIE, ON NE PEUT PAS REUSSIR UNE REVOLUTION QU’AVEC DES FLEURS.» De quoi s’agit-t-il ?? Je pense que dans ce cas il faut mieux aussi ameuter les MAKistes, les BERBERistes, les REGIONAListes, LES FLNIistes, les RNDISTES, LES UGTAistes, LES RCDistes, ou hiya rayha. On revient à la case départ, j’ai l’impression, !!!! On dirait que pour vous il suffit simplement de changer les hommes sans rien changer au système en place. Mes craintes se confirment, je suis « indécrotable » n’est-ce pas !!!!!!. Moi je pense toujours que les partisans du changement veulent un changement radical du système. On parle bien de constituante que je sache , non ????????

    edit

    mourad
    oct 16, 2009 3:53
    ca redonne vraiment de l’espoir a vous lire, merci a toutes et a tous

    edit

    admin
    oct 16, 2009 8:23
    Personnellement, et j’exprime là un avis personnel, je ne vois aucun inconvénient, bien au contraire, à un rapprochement avec Rachad. Bien plus, je souhaiterais uune coordination, et une union au sein d’un même front avec ces compatriotes qui déploient une activité remarquable dans leur lutte contre ce régime qui opprime notre pays. Mais je crois qu’il serait encore plus souhaitable que d’autres personnalités, des courant dits démocrates, et dits nationalistes adhèrent, avec nous tous qui recherchons une union sacrée pour le salut de l’Algérie, à la recherche d’une action appropriée pour la résistance, le recouvrement de la souveraineté populaire, et l’instauration d’une véritable république démocratique. De mon point de vue, et pour simplifier, cette union qui tendrait vers un même idéal doit reposer sur un Smig politique qui consacre les points suivants:
    – Le caractère immuable des fondamentaux de la nation algérienne qui sont son identité araboberbere et sa religion.
    – La souveraineté du peuple algérien en tant que seule source de légitimité.
    – L’instauration d’une véritable démocratie, calquée sur le modèle universel, mais qui tienne compte de nos valeurs civilisationnelles.
    -L’alternance au pouvoir, et le libre exercice politique, déterminés par le seul moyen de la consultation populaire .
    DB

    edit

    tacili
    oct 16, 2009 12:41
    @ M. Dahbi

    Vous m’avez mal compris. Une dose de secret et necessaire dans toute entreprise politique mais pas une overdose evidemment. Je crois qu’etaler un plan d’action comme ca dans un espace public est naif si l’on sait les capacites destructives de l’ennemi.

    Si le pouvoir peut lire nos pensees aussi aisement il lui sera facile de nous contrer. La surprise est un facteur majeur en politique et il en faut pas que le forum se transforme en idealisme beat.

    J’espere que mon idee est plus claire.

    Merci.

    edit

    general
    oct 16, 2009 13:45
    moi je pense que 50 ans d’idiotie barakat. le monde arabe ne semble pas vouloir quitter les dernieres places dans tous les domaines , mon avis est qu il faut un changement radical auquel d’ailleurs je ne crois vraiment tellement les mentalités sont restes primitives en algerie. C’est pour cela que j’ai posé une question à Monsieur Sidhoum comment réaliser le changement sans que les opportunistes de tout bord n’en profite pour detourner encore une fois les voiesde la raison et de la justice ? quelle sont les précautions à prendre ? je n’ai vraiment pas vu de l’engouement au changement chez la majorité des algeriens . les émeutes se ressemblent toutes aucune revendication de changement politique sauf peut etre chez mes freres kabyles qui sont maintenant affaiblis comme l’a si juste rematqué un commentariste dans ce journal.salutations.

    Je me suis permis de supprimer la première partie de votre commentaire pour ne pas entrer dans une vive polémique avec un intervenant. Je reconnais que le terme blessant qu’il avait utilisé m’avait dans un premier temps échappé et que j’ai supprimé d’ailleurs. Evitons les dérapages verbaux qui nous font sortir du sujet.
    Pour répondre à votre question, les opportunistes ont toujours existé et existeront toujours. Lâches et vils, ils sont toujours aux aguets pour être avec « el waguef » du moment. Dans un Etat de non-droit, ils pullulent. C’est le cas de notre malheureux pays. La construction de l’Etat de Droit permet de réduire considérablement leur nombre et leur nuisibilité. A nous d’essayer de construire cet Etat de Droit qui n’excluera personne.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine

    edit

    admin
    oct 16, 2009 16:22
    A notre frère Brahim,
    Je crois que votre naïveté politique (et je vous le dis avec toute la fraternité et le respect que j’ai pour vous) vous a joué des tours et vous avez été pris dans le piège de l’intox de certains plumitifs étrangers qui n’ont rien à envier à notre poignée de plumitifs et mercenaires de la plume (à ne pas confondre avec nos braves et courageux journalistes dont nombreux sont des Amis) qui se sont mis au service de l’action psychologique des « services » pour servir la criminelle politique de l’éradication qui a coûté très cher au pays.
    Votre message étant destiné à Brahim Younessi, je le laisserais donc répondre. J’interviendrais par la suite si c’est nécessaire. Mais le minimum d’honnêteté intellectuelle et d’éthique politique fait que le lecteur doit également prendre connaissance du droit de réponse de l’une des victimes de cette crasseuse diffamation télécommandée et qu’est notre frère , Mr le Dr Mourad Dhina.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine

    _______________________________________________________

    Je vous rassure, Madame Moussadek, le changement en Algérie se fera avec « des fleurs »…

    J’ai lu avec intérêt l’article publié aujourd’hui par le journal Le Temps (LT du 26 juin 2007) et signé par Madame Marion Moussadek. « En finir avec la dictature de Bouteflika » est le titre choisi pour un article qui voulait faire état du lancement du mouvement Rachad. Et c’est justement la façon de présenter Rachad dans cet article qui m’interpelle et m’incite à faire une mise au point.

    Je me rappelle ainsi avoir prononcé le mot « non-violence » une vingtaine de fois lors de ma discussion avec Mme Moussadek. Ceci ne l’a apparemment pas convaincue car elle n’a voulu y voir que le signe que « derrière ‘ces voies non violentes’ que Rachad prône, se cache un passé lourd d’activisme islamiste. » Il est donc évident que, soit j’ai failli dans ma tentative de présentation de Rachad, ou bien que le « lourd passé d’activisme islamiste » a tant pesé sur le subconscient de mon interviewer. En tout état de cause, je me dois de clarifier certains points.

    D’abord, la dictature qui est dénoncée n’est pas tant celle de M. Bouteflika mais bien celle, plus réelle et effective, de la Direction du renseignement et de la sécurité (DRS), c’est à dire les services secrets de l’armée en Algérie. Ceci ne disculpe cependant pas M. Bouteflika d’être un allié – convaincu ou conjoncturel là n’est pas la question – et aussi une vitrine légalisant cette dictature. Rachad vise donc essentiellement à mettre un terme à cette dictature et à redonner aux « services » leur mission légale sous le contrôle d’institutions librement élues et légitimes.

    Il m’est aussi « reproché » dans l’article en question d’entretenir des liens avec le président et le vice-président du Front Islamique du Salut (FIS) « qui ont croupi douze ans dans les geôles algériennes et ont toujours refusé de condamner les activités armées du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), devenu Al-Qaida Maghreb ». Je sentais bien l’acharnement de mon interlocutrice à mettre en lumière un tel lien, ce qui l’a conduite à reconnaître néanmoins que je me défendais de « relayer tout discours propagandiste ». Sur le fond de cet aspect, je dirai que Rachad a déjà entamé des contacts avec diverses personnalités et associations algériennes, y compris des agents de l’Etat algérien, fussent-ils civils ou militaires, pour justement rassembler le maximum d’Algériens et Algériennes en vue du changement tant souhaité.

    En ce qui me concerne personnellement, je trouve naturel que d’agir dans ce sens, en gardant, entre autres, des contacts avec MM. Abbassi et Benhadj. Il faut aussi noter que le hasard du calendrier a fait que cet article soit publié quelques jours après que le Comité des Droits de l’Homme de l’ONU ait rendu publique sa condamnation du régime algérien pour avoir « arbitrairement détenu M. Abbassi ». Une décision similaire devrait suivre pour le cas de M. Benhadj. Cette importante décision qui montre bien sous quelle perspective doivent être comprises les condamnations émises par les justices aux ordres. Sous ce même registre, je ne peux que saluer la publication par « Le Temps » – ce jour même – d’un article fort intéressant sur M. Dick Marty où il invite à « déclencher une dynamique de la vérité » afin justement d’éviter des dérapages.

    Les relations de Rachad sont et seront toujours basées sur les principes et méthodes d’action que notre Mouvement a rendu publiques et les élucubrations mises en avant par Mme Moussadek ne peuvent prétendre s’approcher d’une quelconque réalité et encore moins susciter le doute sur les méthodes prônées par Rachad.

    Ceci m’amène à réaffirmer clairement que le choix stratégique de Rachad consiste à amener le changement par des voies exclusivement non-violentes. Ce choix n’est pas dicté par des considérations liées aux barbouzes regroupés en « plateforme euro-atlantique chargée de surveiller les cellules islamistes dormantes » ni à la prétendue sempiternelle vigilance des services de police à l’égard de groupes comme Rachad dont estime nécessaire de nous rassurer l’auteur de l’article. Il découle d’une analyse approfondie de la réalité algérienne et aussi par la constatation que seule une action de changement rassembleuse et authentiquement voulue par les Algériens et Algériennes pourra mettre un terme à la dictature et à la culture du coup d’Etat et du fait accompli.

    Le terme « intifada » à travers lequel Mme Moussadek a cru entrevoir une « dérive violente » ne doit pas être compris dans le contexte du conflit palestinien. Il fait plutôt référence à un besoin de « bouger », de dire non à la dictature, non à la corruption, non à l’arbitraire. On a besoin d’une « intifada » qui secouerait (c’est en fait une traduction du verbe intafada) l’ordre de déliquescence tant voulu par le pouvoir en place. Rachad affinera sa tactique de changement à la lumière des contacts et débats qu’elle aura avec le maximum d’Algériens et Algériennes. Et malgré le message avec lequel a été conclu l’article de Mme Moussadek, Rachad fera tout ce qui est en son pouvoir pour que le changement, raisonnable et responsable, se fasse effectivement avec des fleurs ! Certains n’y croient pas et d’autres ne le souhaitent pas, Rachad œuvrera cependant pour le concrétiser.

    Dr Mourad Dhina

    Membre du Secrétariat du Mouvement Rachad

    26 juin 2007

    edit

    tamezgha
    oct 16, 2009 17:28
    Pourquoi ne pas réallumer la flamme de saint égidio qui renferme toute la composante algerienne dont des representants des droits de l’homme algeriennne .La plate forme de saint égidio a fait trembler le pouvoir en place,le seul qui a basculer de l’autre coté est louisa hannoun sinon l’ensemble des participants a cette plate forme est toujour dans l’opposition.

    edit

    Mohamed Jabara (jnsplu)
    oct 16, 2009 18:06
    @Saint Augustin
    Ton commentaire du oct 13, 2009 16:34

    Citation: Le peuple algérien n’est pas assez mur (mature) pour décider de lui-même de son devenir.

    Je ne sais si c’est une question de maitrise de la langue française ou si c’est vraiment ce que tu penses. Si c’est vraiment ce que tu penses de ton peuple, c’est toi qui n’est pas mûr politiquement. Un peuple est toujours en mesure de disposer de lui même car être libre ne demande aucun savoir, aucune culture, aucune science infuse.

    Citation: Certain veulent la charia pour tout le monde !? Est-ce possible ? D’autres la laïcité et le respect pour tout le monde.

    La aussi je retrouve le même imbroglio, la charia, opposée à la laicité source de respect. Parceque pour toi la charia n’est pas à associer au respect. Et tu trouves l’idée normale ?

    Donc la démocratie (le pouvoir par le peuple !?) n’est pas pour demain en Algérie

    La démocratie n’a jamais été le pouvoir par le peuple sauf en cas de démocratie directe, notion qui a eu peu d’applications au cours de l’Histoire humaine. La démocratie représentative est une farce, mais représente un outil plus ou moins effcace en fonction des mains qui le manipulent.

    Citation: En attendant les crocodiles et les requins aiment bien nager en eau troubles où ils trouvent leur bonheur.

    Oui, tu as raison.

    @Monsieur Abdelkader DEHBI.

    Vous dites 2/– Je demande à l’Administration du site LGQ, de réfléchir à la possibilité d’exiger des intervenants dans nos débats, de quitter l’anonymat, sauf pour des raisons vraiment valables.C’est d’abord un gage moral d’engagement et ensuite, c’est un geste de cohérence, par rapport à la philosophie de l’Appel.

    Il est vrai Monsieur DEHBI que l’anonymat ne nous protège pas des foudres du régime s’il le voulait. Les adresses internet que nous utilisons sont aussi significatives que nos propres adresses physiques. En ce qui me concerne, je voudrais que vous me disiez la différence que vous trouvez entre « jnsplu » et « Mohamed Jabara » je pense que vous n’en trouvez aucune et pour cause, les deux représentent un délaissé comme il en existe tant. Peut être meme que vous connaissez mieux « jnsplu » de par vos périgrénations sur le net que « Mohamed Jabara ».

    Je vais dorénavant signer de mon vrai nom pour vous faire plaisir car votre passé me dit que vous faite partie de ceux à qui nous devons beaucoup.

    Mais sincèrement je n’en vois pas l’utilité (d’afficher notre véritable identité je veux dire), en ce qui me concerne du moins, car je ne suis rien sur la place. Ceux qui sont connus le sont pour deux raisons seulement: Ou ils se sont distingués en ayant des accointances dans le système qui les à propulsés non pas pour compétence mais pour compromission plutot, ou ceux qui s’y sont opposés et qui ainsi ont fait parler d’eux. La troisième catégorie, ce sont les laissés pour compte dont je crois faire partie. Je ne vois pas une quatrième catégorie, mais peut etre qu’elle existe et que c’est elle que vous visez, ce qui raccorderait votre logique à la mienne.

    En conséquence, s’il y a nécessité de connaitre les noms des gens c’est pour les situer dans l’une de ces catégories afin de savoir quelle attitude tenir à leur égard. Il est vrai que tant qu’ils sont dans l’anonymat nous n’avons d’eux qu’une représentation intellectuelle qui découle de leur manière de discuter, de réfléchir et de poser les problèmes et de les résoudre, cela semble en politique insuffisant. Et apparemment il s’agit ici d’un forum politique ou je n’ai rien à faire quant à moi, mais j’y suis par la force des choses pour tenter d’apporter ma modeste obole à mon pays, comme beaucoup je suppose, sans plus, je ne comptepasme lancer en politique, elle ne m’interesse pas.

    Par conséquent, si les internautes qui fréquentent ce site sont des politiques, il est de leur interet politique de se faire connaitre, peu etre que disposant des qualités requises ils seront les futurs représentants de notre peuple, car ce n’est pas en étant dans l’anonymat qu’on fait de la politique mais en s’affichant publiquement, en donnant des avis et en se faisant connaitre, afin de faire naitre un crédit et le faire fructifier.

    Mais comme ils doivent connaitre mieux leur interet etqu’ilssont libres d’opter pour ce qu’ils décident, je ne pense pas qu’il serait judicieux pour l’Admin de leur imposer quoi que ce soit.

    J’espère que vous ne m’en voudrez pas pour cet avis.

    Respectueusement.

    edit

    Brahim YOUNESSI
    oct 16, 2009 18:20
    Bonjour,

    Je partage tout à fait la réserve qu’émet si Abdelkader Dehbi. Il ne s’agit pas de fusionner avec Rachad mais de travailler ensemble, chacun selon sa sensibilité. Evidemment, la ligne éditoriale que nous défendrons doit être celle de l’Appel. C’est notre lien, notre cordon ombilical. Rachad a sa charte, sa stratégie qui lui sont propres. Mon espoir est que la direction et les partisand de ce mouvement s’ouvrent à cette perspective au cas où, bien sûr, une majorité se dégage parmi nous pour emprunter cette voie. Je crois qu’il nous faut toujours choisir le chemin de l’union dans le dialogue et le débat. Ma conviction est que, si cela se produisait, d’autres viendront s’agréger à ce rassemblement qui doit se construire dans la diversité des opinions.
    BY

    edit

    moura
    oct 16, 2009 18:40
    @ signataires de l’appel du 19 mars:
    Achu l’elite nationale nagh poitique natinalle,mr Salah dine sidhoum;je suis le moins « elite et politique » des intervenants de LQA ,mais je revendique cette elite pour ce changement et ce FNC . Cette elite à qui vous supposez une existance est soit sclérosé ou gelé dans le passé,soit pervertie ou carrement predatrice(personnelement je n’attend rien d’eux,du moins en tant que locomotive du FNC )
    Je n’attends rien de ce systéme pervers-predateur-destructeur et negateur,géré par des daffiste de l’armée coloniale. Cette Algerie dont nous revons ne peut etre construite que par ses zawali .
    Oublions nos sertitudes et nos verités,projetons nous vers l’avenir en s’acceptant tels que nous sommes sans exclusive. L’algerie se detruit petit à petit: L’eleve n’ecoute plus le maitre,l’enfant n’ecoute pus ses parents,le petit peuple ne se reconnait plus dans ses dirigeants: NOUS SOMMES EN PLEIN TYRANIE,sauvons les meubles.Je propose.
    -La proclamation du FNC sur le LQA le 1 novembre 2009.
    -Une representation par wilaya et par pays et/ou ville ou la densité de nos compatriotes est importante(de preference les signataires de l’appel du19 mars)
    – l’organisation par et autour du representant(les sympathies-adhesions dependent du credit du representant). les activités se feront par appel et par e-mail : il faut occuper la rue.
    -prevoir une cellule de reflexion permanente à l’ecoute du terrain,elle rappelera à chaque fois que c’est necessaire nos eventuels derives.
    -occuper Alger lorsque le FNC est pret et le peupe est pret.
    – negocier la transition avec les generaux et uniquement les generaux.
    Que la verité et la justice soient nos guides.

    Yenayass Avava awathnagh, yenayess ami aakalnagh !
    Fraternellement.
    Salah-Eddine

    edit

    said
    oct 16, 2009 19:27
    Bonjour à tous

    Moi je suis militant du RCD.
    Oui,moi aussi comme vous tous je veux le changement !!
    Pour un etat de droit, une séparation des pouvoirs, une démocratie qui incarne l’alternance au pouvoir, une justice sociale, etc …

    Que proposez-vous de concret ?

    merci

    edit

    said
    oct 16, 2009 19:32
    re – bonjour

    En tant qu’illustre inconnu (neanmoins militant du rcd), pourrais-je faire une proposition de changement ?

    edit

    BRAHIM
    oct 16, 2009 21:36
    Cher frère et ami Salah-Eddine. Je sais que vous ne me croirez en vous disant que je viens de découvrir RACHAD. L’internaute Brahim YOUNESSI n’a même pas besoin de me répondre car il n’y a rien entre nous. La réponse du Dr Mourad Dhina , membre du Secrétariat du Mouvement Rachad, que vous avez publié à la fin de votre post me suffit amplement. Moi je me suis posé des questions et le Dr Dhina m’a donné la réponse finalement. Je peux vous jurer aussi que je n’ai jamais entendu parlé de RACHAD. C’est peut grave et naîf pour moi comme vous le dîtes, mais je ne connaissais pas ce mouvement. Je sais que vous ne me croirez mais c’est ainsi. Moi je n’ai jamais militer dans un parti politique et je ne m’ai jamais eu de carte dans quelque parti que se soit (y compris au PAGS avec lequel j’ai eu pourtant des synpathies idéologique car je suis communiste) . Moi je suis pour un idéal de société dans mon pays , si cela se réalise tant mieux pour l’Algérie sinon tant pis pour moi. C’est tout. Etant un citoyen algérien qui me suis rangé, avec des réserves certes, dans « l’appel du 19 mars », je cherche à comprendre dans quel voie on veut se projeter, Si cela ne me convient pas , je révise ma trajectoire et ce n’est pas cela qui changera les convictions des autres ou le cours de l’histoire, c’est sûr. Je connais mon modeste rang. Mais par contre je connais très bien ce que vous appelez l’action psychologique des « services » pour les avoir trouver sur ma route en blouson et costumes cravates dans des voitures banalisées, dans les commissariat et à l’université d’Alger dans les années 1970 , pour les retrouver malheureusement encore, mais en kamis, claquettes et barbe, dans les années 80 et surtout 90. Et pour finir , chacun est libre de choisir son idéal de société , voilà tout. Pour moi, le changement d’accord mais pas à n’importe quelle condition. C’est cela mon credo et j’ai raison d’être prudent puisque j’ai décidé , si les choses s’éclaicissent, de décliner mon identité et de militer avec le mouvement pour le changement que j’encourage malgré tout depuis un bon bout de temps car si ce combat est pour la liberté et la démocratie cela en vaut la chandelle.

    edit

    Brahim YOUNESSI
    oct 16, 2009 22:12
    Bonjour,

    J’exprime mon entière adhésion aux critères avancés par Djamel Eddin Benchenouf. Je ne crois pas qu’il se trouve une seule personne parmi ceux qui cherchent à changer de système pour les rejeter. La Constituante qui doit être, nécessairement, élue à la proportionnelle intégrale pour permettre la représentation de tous les courants, exige la participation de toutes les tendances à son élaboration. L’Assemblée constituante ne peut qu’être démocratique pour que la constitution ait à la fois une légitimité et une légalité que personne ne pourra contester.
    D’autre part, j’apporte mon totale soutien à la proposition de Si Abdelkader Dehbi de se débarasser de l’anonymat si nous voulons avancer ensemble vers un mouvement ouvert, démocratique, sérieux. Je ne crois pas qu’il soit possible de travailler avec des gens dont on ne connaît même pas l’identité réelle. Il aurait été également utile de connaître les parcours et les itinéraires politiques des uns et des autres. Tout doit se faire dans la transparence et la clarté. Je peux comprendre la clandestinité de certains, mais celle-ci doit être l’exception.
    BY

    edit

    malika
    oct 16, 2009 22:36
    Je sens une certaine effervescence autour de l’article du frère Sidhoum et cela est de bonne augure pour le mouvement et notre pays. Juste une petite intervention à propos du rapprochement avec d’autres forces d’opposition, je crois que le FNC se démarquera des expériences du passé justement par son caractère inclusif des Algériennes et Algériens convaincus de l’idéal démocratique universel comme solution à la crise de notre pays. La majeure partie du peuple croit aux 3 piliers qui cimentent notre identité nationale: amazighité, arabité et islam. C’est le minimum sur lequel doit se faire le consensus des personnalités et/ou groupes avec lesquels le FNC collaborera.

    Je suis d’avis même que le mouvement issu de l’Appel du 19 puisse faire la jonction entre les différentes forces (groupes et individus) qui militent pour un État droit en Algérie selon le principe de la non-violence. Ce qui est notamment le cas de Rachad. On devrait mettre de côté le discours si cher à l’Occident, sur la peur des islamistes. Nous sommes Algériens et savons combien l’instrumentalisation de l’Islam de part et d’autre nous a coûtée en drame et en dévastation. Aujourd’hui, il y a les verrous du système à faire sauter pour l’émergence de ce pays dont nous rêvons. Donnons-nous cette chance de croire que nous capables de vivre ensemble comme ces peuples que nous admirons pour leur sens du dialogue et du consensus toujours au service de leur patrie. Et de la façon dont les choses évoluent autour de la création du FNC, tous les espoirs sont permis. Ce 1er novembre signera peut-être le renouveau de notre indépendance.

    @frère Dehbi. Concernant l’anonymat, cela ne me semble pas important à ce stade-ci des échanges. Du moment que nous sommes identifiés auprès des responsables du site, utiliser un pseudo sur LQA ne change rien.

    edit




    0
  • admin
    12 novembre 2009 at 22 h 53 min - Reply

    Brahim YOUNESSI
    oct 17, 2009 1:41
    Bonjour,

    Honnêtement, j’ai hésité à répondre à M. Brahim. Je le fais tardivement. Je ne fuis jamais le débat ou le combat. Comme lui, c’est le système que je veux changer, pardonnez, s’ils vous plait, l’utilisation de la première personne du singulier. Et je veux le changer avec les autres parce que sans toutes les composantes de la société algérienne, je me répète, il n’ y a point de changement possible dans le sens du respect de la pluralité et de la démocratie comme moyen de gestion des conflictualités politiques, idéologiques, culturelles, sociales. Oui, personnellement, je suis prêt et disposé à discuter avec tout le monde pour démolir ce système militaro-bureaucratique, bien que je sais qu’il ne faut pas manger avec le diable même à l’aide d’une longue cuillère.
    BY

    edit

    Salah Bouzid
    oct 17, 2009 2:34
    Cher frère Said

    Méfiez-vous de ce que vous souhaitez!

    Vous risquez de vous tromper de peuple une nouvelle fois.

    Non, je plaisante.

    En général, l’être humain a peur du changement parce que celà produit de l’instabilité et parfois des situations imprévisibles

    edit

    tamezgha
    oct 17, 2009 7:29
    D’abord je voudrais dire a tous mes freres algeriens de ne pas dévier de l’appel du 19,car c’est un appel un front de changement de regime que tout le monde souhaite,ce n’est pas un debat sur la langue arabe ou berbere,car de ce coté la IL N’YA AUCUN PROBLEME,autant aucun algerien n’a contesté le fait que la langue berbere soit nationalisé par la junte dans la constitution ,autant aucun algerien ne la refusera pour son officiallisation, donc de se coté la il n’aya aucun algeriens qui va sortir dans la rue contesté son HISTOIRE.
    Si dans l’avenir y’aurais des problemes je dirais que ce sera un probleme de projet entre chariaa et laic,et non pas berebere et arabe comme certains veulent nous le faire croire ,donc ne tomber pas dans le piége et l’amalgame voulu et entretenue par le pouvoir pour ne rien changer et menacé les algeriens entre eux,s’ils vous plait rester dans l’appel DU CHANGEMENT de cette pourriture,car on est dans l’urgence absolu .

    edit

    Résigné
    oct 17, 2009 15:27
    Permettez-moi d’apporter ma contribution, si elle peut être considérée comme telle, à ce riche débat initié par notre frère Sidhoum.
    La question posée est : Voulons-nous vraiment le changement ?
    La réponse à cette question dans un contexte algérien que tout le monde connaît est évidente, à moins que la parabole de Fellag sur l’algérien qui creuse après avoir touché le fond ne s’avère un réel projet de… société et ne prenne tout son sens.
    Maintenant, il ne suffit pas de vouloir, il faut pouvoir.
    La question que je me pose est : Le peuple peut-il initier le changement ? Si oui. Comment ?
    Peut-il changer le cours des choses sans coup férir, alors que d’un autre côté, ceux qui profitent du statuquo n’ont aucun intérêt à ce que les choses changent.
    Le peuple peut-il changer les choses par l’intermédiaire de leaders sincères et dévoués que l’Algérie n’en a pas ou peu ?
    Doit-il recourir à une révolution populaire dont le résultat sera incertain ?
    J’avoue que des fois, il y a de quoi être résigné.

    edit

    IDIR
    oct 17, 2009 17:07
    Monsieur S.E. SIDHOUM,

    Nous avons, en Algérie et à travers le monde, des millions de concitoyens qui travaillent pour maintenir et faire demeurer l’Etat Nation au sein de notre communauté, un Etat de droits. Vous avez remarqué, sans doute, autour de vous, dans votre quotidien, les généreux donateurs d’idées, c’est une qualité et une générosité. Dans ce débat, le but est de rassembler les idées, les meilleurs. Nous devons rejeter les pires.

    Nous allons bientôt vers l’anniversaire du 1er novembre 1954. Voici un retour (en arrière) à travers une excellente contribution du Professeur Chems Eddine CHITOUR :

    1er novembre 1954 : C’était le début d’une belle révolution

    http://www.alterinfo.net/1er-novembre-1954-C-etait-le-debut-d-une-belle-revolution

    Admirable rappel : Notre pays doit retrouver le chemin de la sérénité. Il doit libérer les énergies en réhabilitant les valeurs du travail, de l’effort et du mérite. Il n’y a pas d’autre issue. Pour faire court, la Révolution de novembre devra être réappropriée par la jeunesse à qui on doit donner une perspective de sortie du tunnel autrement que celle de l’évasion.

    Une révolution de l’intelligence est certainement la solution.
    Fraternellement
    IDIR

    edit

    malika
    oct 17, 2009 17:21
    @frère Younessi
    Après votre intervention, je reviens sur la question de l’anonymat qui me semble-t-il commence à poser problèmes pour certains. Personnellement, je juge qu’il n’est pas nécessaire de se présenter comme vous le demandez en mettant en avant notre personne et nos compétences. Si je suis présente sur ce site, c’est que je m’identifie à ses initiateurs et je partage autant leurs préoccupations quand au sort désastreux de notre peuple que le rêve de retrouver cette Algérie unie et plurielle. Ai-je besoin de dire qui je suis, en plus d’être Algérienne qui souscrit à l’Appel du 19 mars? De mon point de vue, les gens peuvent s’exprimer librement s’ils le souhaitent, du moins comme je l’ai dit précédemment, à ce stade-ci du mouvement. À moins que la majorité des intervenants ne décident autrement. Auquel cas, les concernés prendront acte.

    edit

    Mohand Tahar MOHAMMEDI
    oct 17, 2009 20:30
    La démocratie ne consiste pas à s’unir, mais à savoir se diviser , et l’exemple le plus déterminant est le 1er Novembre 1954 ou l’élite politique de l’époque ne se sont pas unis mais ils ont su se diviser on faisons table rase de leurs divergences afin de concrétiser une stratégie commune de lutte contre le colonialisme et cela a permis quelque soit les résultats politiques de l’époque la naissance d’une première république algérienne, et Novembre 2009 doit être l’occasion pour nous d’agir pour constituer ce front de changement et permettre la consécration de la deuxième république algérienne avec des institutions démocratiques réelle, face à la difficulté de mettre fin a ce régime pacifiquement, il est nécessaire de créer une cellule de réflexion qui va étudier une stratégie efficace en s’appuyant sur le peuple pour élaborer tous les scénarios possibles pour mettre fin démocratiquement au régime actuel et puis anticiper avec précision les résultats politiques de cette stratégie pour ne pas tomber dans le même piège du passé et surtout donner une vraie visibilité politique de la futur démocratie Algérienne.

    edit

    nomade
    oct 17, 2009 21:05
    oui une television pour atteindre toutes les couches du peuple algerien sera une arme fatale contre cette association de malfaiteurs . je suis pret a contribuer financierement avec une cotisation mensuelle.il ne faut pas compter sur les riches algeriens vu qu’ils sont atteles au pouvoir.
    ils nous faut de l’action !!!

    edit

    nomade
    oct 17, 2009 21:53
    l’idée d’ancrer ou de travailler avec RACHAD est très intéressante .LES INFATIGUABLES COMBATTANTS : LARBI ZITOUT , MOURAD DHINA ET MOHAMED AROUA seront d’un apport très bénéfique au mouvement.
    malheureusement certains internautes rejettent rachad et la mettent sur le même pied d’égalité que la mak, le rcd , le fln marionnettes du pouvoir.
    rachad est rejetée a cause de sa couleur islamique et arabe , biensur la bouteille et la laïcité prime sur la liberté.
    tant qu’on se trompera de cible , les imposteurs jubileront !!!!!

    edit

    tacili
    oct 17, 2009 22:44
    Aux administrateurs du site :

    Dans la mesure ou je ne peux pas, pour des raisons personnelles, participer en utilisant mon vrai nom et devant la manifeste susceptibilite de certains intervenants vis a vis de cette question j’ai pris la decision de ne plus intervenir dans les debats pour ne pas « polluer » l’atmosphere.

    J’ai, neanmoins, peur qu’un brin d’elitisme se cache dans les meandres de certaines pensees et que « Kibar Al Qawm » usent de ce subterfuge comme l’a bien exprime L’Imam Ali : » Kalimatou haqin ourida biha batil ».

    Je continuerai, toutefois, a etre un lecteur assidu du Quotidien.

    Mon respect a toutes et a tous.

    ___________________
    Le souhait de sortir de l’anonymat a été émis par certains de nos frères. Mais ce n’est pas une obligation. Vous êtes toujours le bienvenu et continuez à participer aux débats. N’ayez aucune crainte. Ce site n’est point élitiste. Je l’ai toujours dit et répété: il appartient à toutes et à tous ceux qui se reconnaissent dans les valeurs et principes de l’Appel et à toutes celles et ceux qui veulent servir l’Algérie, chacun avec ses modestes moyens.
    Au plaisir de vous relire.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine

    edit

    simozrag
    oct 18, 2009 9:10
    Il est certain que, pour sortir de l’état de décrépitude dans lequel se trouve notre pays, la plupart des Algériens aspire au changement. Mais quel changement ? Le changement n’est pas chose facile. Il exige des efforts et des sacrifices. Des sacrifices d’intérêts, de comportements, de mentalités afin de pouvoir faire des concessions, de savoir abandonner la polémique (sur des futilités), d’aller un peu plus loin dans le sens du partage, de la tolérance, de la compréhension (pourquoi pas de l’amour) de l’autre, du dépassement de l’égo et vers d’autres valeurs que la crise a fait disparaître.
    Concernant la nature du régime lié au changement, Je crois savoir qu’il a été convenu dans les débats entre les signataires de l’Appel et avant le lancement de celui-ci que cette question sera soumise au verdict du peuple. Le peuple est seul souverain et lui seul pourra choisir son système politique. C’est l’un des attributs essentiels de la souveraineté.
    Pour rappel, les signataires ont mis l’accent sur la Déclaration du 1er novembre 1954 dont les principes seront adoptés comme base de fonctionnement des institutions, notamment : le respect des libertés collectives et individuelles, l’alternance au pouvoir, l’égalité devant la loi, le partage équitable des ressources nationales, entre autres.
    D’aucuns semblent mettre l’islam à l’index, arguant du comportement de certains « islamistes » sans s’assurer ni de leurs qualités (vrais ou faux musulmans) ni des raisons qui les ont poussés à agir ou réagir de manière si j’ose dire condamnable. Il y a des réactions à la mesure des exactions. Comment reprocher à un jeune de prendre les armes s’il est le seul survivant d’un massacre, si on a tué sa famille, ses parents, ses frères, comme c’est le cas des bombardements aveugles en Palestine ou en Afghanistan ? Dans pareilles situations, la réaction est la même, que la victime soit musulmane ou autre. D’ailleurs l’Islam exhorte au pardon, non à la vengeance, y compris dans les pires cas d’agression. Nous avons essayé plusieurs idéologies, plusieurs régimes, plusieurs systèmes depuis l’indépendance. Avons-nous essayé l’Islam ? Ceux qui fustigent l’Islam, est-ce qu’ils connaissent ses principes, ses valeurs, son système de gouvernance ? Sont-ils conscients du fait que l’économie islamique est en passe d’être enseignée et appliquée en Occident dont l’économie est en faillite. Ceux qui critiquent l’Islam peuvent-ils nous montrer ses failles, socialement et politiquement parlant ? L’Islam n’admet pas la laïcité du fait qu’elle a dévié de son objectif initial. La laïcité originelle était basée sur la neutralité et le respect des religions, ce n’est plus le cas aujourd’hui, du moins vis-à-vis de l’islam. La laïcité fait la guerre à l’Islam même dans les pays musulmans. Il est un autre motif d’incompatibilité due au fait que l’islam considère la laïcité comme un concurrent déloyal. Il s’estime mieux placé pour jouer plus honnêtement ce rôle en reconnaissant les religions et en leur accordant la pleine liberté d’action et d’expression. Si certains concepts de l’Islam sont mal compris parce que pervertis par l’Occident, ce n’est pas à l’islam qu’il faut s’en prendre. En matière d’application de la loi (pourquoi avoir peur de la Charia du moment que c’est Dieu qui l’a édictée), il n’y a ni passe-droit ni laxisme. Si elle était appliquée dans notre pays, il n’y aurait pas autant de corruption, de détournements et de pillages. Quant à la violence, elle n’est pas inhérente à l’Islam. Elle vient de l’Occident. Faisons le bilan et on verra qui a tué plus que l’autre ? Prenons n’importe quelle période comme échantillon et voyons qui, des musulmans et des chrétiens, a perpétré le plus de massacres en vies humaines.
    Nul ne peut nier que les deux guerres mondiales ont été déclenchées par l’occident chrétien. La première guerre a fait neuf millions de morts et la deuxième guerre soixante-deux millions de morts. Le nombre total de morts au cours de ces deux conflits est de 71 millions. Il y avait sans doute des musulmans qui ont participé à ces guerres aux côtés des alliés, mais ils combattaient en tant que soldats indigènes, la plupart engagé de force comme chair à canon ? C’est pour cela que lors des batailles de Verdun où le nombre de morts parmi les musulmans dépasse les 100 000 on disait : soldats africains, matériel américain, victoire à la France.
    Qu’est-ce que l’occident a-t-il fait de bon pour les musulmans, les Arabes, les Berbères, bref pour les peuples du tiers monde ? Sous-développement, colonisation, acculturation, pillage, destruction, rejet des repères, valeurs et symboles.
    Il ne faut pas que l’occident nous inculque ses peurs et ses espoirs. L’Occident a toujours combattu l’islam et il ne cesse de le combattre. Que font les armées en Irak et en Afghanistan? Qu’on laisse les peuples décider de leur sort au lieu de les dresser les uns contre les autres. Comment expliquer le soutien des occidentaux à l’Etat hébreu, malgré ses multiples violations des droits et du droit, malgré les crimes odieux qu’il ne cesse de commettre contre un peuple sans défense, contre la faune et la flore, contre les lieux saints, les cimetières, les hôpitaux, les bâtiments de l’ONU ?
    Israël a violé les lois du Ciel et les lois de la Terre ; les Règles de la paix et de la Guerre ; Il a troublé la Paix des morts et celle des vivants. Il a violé ses propres engagements, les Conventions de Genève, la Charte et les résolutions de l’ONU, la Déclaration universelle des droits de l’Homme, le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, le Traité de Rome instituant la Cour Pénale internationale. Et avec son soutien inconditionnel, l’Occident le réconforte dans ses pratiques fascistes, inhumaines et illégales. Serions-nous d’accord pour l’occupation de la Palestine, la judaïsation d’al-Aqsa ? Pourquoi l’Occident (pas tous les occidentaux c’est vrai, mais la plupart) se plaint-il de l’arme nucléaire iranienne alors qu’Israël en possède plus d’une centaine. L’Occident convoite nos terres, nos richesses et nos valeurs. Serions-nous d’accord d’adopter ses systèmes politiques, économiques, ses modes de vie, de croyances, sa laïcité ? Cela, en nous refusant tout transfert de technologie, sauf les vieilles armes ! Au lieu de les mettre à la casse, on les fourgue à des régimes corrompus pour réprimer et massacrer leurs peuples. La plupart des dictatures sont maintenues grâce à l’appui de l’occident.
    Ce qu’il importe de retenir est que :
    1- Le changement doit s’opérer à partir et à l’intérieur de nos valeurs civilisationnelles.
    2- Tous les Algériens sont des frères, berbères, arabes, blancs, noirs, chacun de nous doit respecter les origines, les choix et les tendances des autres. Nous devons accepter nos différences, exclure l’exclusion, rejeter le rejet, bannir le bannissement.

    2- La démocratie est un mode d’exercice du pouvoir politique, c’est la doctrine d’un système et non pas le système lui-même. Le système est le cadre à l’intérieur duquel fonctionnent les institutions et les mécanismes du pouvoir dont la démocratie. A ce titre, la démocratie, à elle seule, ne peut être considérée comme alternative ni comme système. Aussi, il ne faut pas perdre de vue que la démocratie fait partie des valeurs islamiques. Par ailleurs, chaque démocratie a un fondement religieux et un cadre idéologique. La démocratie en Occident repose sur les valeurs du Christianisme et fonctionne à l’intérieur de systèmes socialistes ou libéraux. Celle d’Israël repose sur les valeurs du judaïsme, bien qu’oscillant entre les mêmes systèmes politiques (socialisme et libéralisme). De la même manière, l’islam en tant que religion et idéologie, foi et loi, sert à la fois de fondement et de cadre à la démocratie. Non seulement, il a sa propre démocratie, mais il fait des valeurs démocratiques – entre autres le respect des droits et des libertés dont le droit à l’opposition, l’alternance au pouvoir, l’élection des dirigeants, la Choura ou consultation – des droits et des devoirs sacrés et obligatoires dont on ne peut refuser ni la reconnaissance ni l’exercice. C’est la raison pour laquelle, on peut affirmer sans risque d’erreur que la démocratie islamique est plus juste et plus impartiale que toute autre démocratie du fait de son caractère religieux impliquant une lourde responsabilité vis-à-vis de Dieu. En islam, la démocratie est synonyme de justice, celle-ci étant le fondement et la raison d’être des religions et de l’envoi des messagers.
    Sauf, si l’on veut agir contrairement aux ordres de Dieu, et là ce sont les hommes, c’est-à-dire le peuple, qui doivent réagir, sinon ils répondront eux aussi devant Dieu de leur inaction, de leur silence face au mal de la tyrannie, outre les affres qu’ils subissent de cette tyrannie.
    La preuve que la démocratie islamique est plus juste réside dans le fait que le régime islamique ne s’impose pas. Il est lié à la condition de l’acceptation par le peuple et au libre choix de celui-ci. Le régime politique est comparable à une religion et la religion ne s’impose pas (Coran s2 v256).
    Le prophète ( sws ) a maudit l’imam qui dirige la prière à la tête d’une assemblée de fidèles contre leur gré. Que dire alors du gouvernement des hommes, en réalité plus important que la prière ? Le paradoxe est que les peuples musulmans n’ont jamais été consultés sur cette question, on leur a imposé des régimes laïcs contre leur gré. Pourtant, la démocratie elle-même commande que la nature du régime politique corresponde aux croyances, à la culture de la majorité des citoyens. Il est pour le moins injuste et antidémocratique d’imposer à un peuple un régime politique non conforme à ses choix, pire encore un régime contraire à ses croyances. Dans ce cas, on est en droit de s’interroger : Qui est plus démocratique que l’autre ? Ce qui s’impose par la force ou ce qui doit être librement choisi ?
    (J’ai mis deux jours pour poster ce message) Mes salutations à toutes et à tous

    edit

    IDIR
    oct 18, 2009 11:51
    Et si on parle de nous. Aujourd’hui, en Algérie et ailleurs, nous constatons chaque jour, dans notre entourage, des nouveaux riches. Certains de « ces nouveaux citoyens », sont entrés dans la conception matérialiste de l’être humain qui le limite à tourner autour de lui-même, autour de ses passions et de ses désirs, autour des besoins de son corps, autour de la partie animale de sa nature. Elle conduit à développer le cote matériel et animal de l’être humain et à lui accorder une importance exagérée, aux dépens des autres aspects de sa nature qui alors dépérissent et se flétrissent, s’ils ne disparaissent pas complètement.

    Ce développement excessif et trop rapide du côté matériel et animal de l’homme, du citoyen, est un développent néfaste, comparable à un cancer qui finit par conduire à la mort de l’individu. En effet, l’être humain doit vivre pour un objectif au-delà de ses passions et de ses désirs, au lieu de vivre comme un âne autour d’une meule à grain ou comme un bœuf autour d’un puits d’irrigation, tournant et tournant pour revenir sans cesse à son point de départ.

    Un écrivain occidental a dit à propos des existentialistes, dont la philosophie se borne à la réalisation par l’homme de sa propre existence : « L’existentialiste est semblable au chien qui court en tournant en rond pour attraper sa queue : il ne parvient pas à attraper sa queue et ne s’arrête pas pour autant de courir ; c’est un jeu auquel se livrent les chiens quand ils se trouvent désœuvrés, s’occupant ainsi à une action qui n’aboutit à rien. »

    Où se trouve le bonheur ? Nombreux sont ceux qui l’ont recherché là où il ne se trouve pas, et qui sont revenus les mains vides, épuisés, désespérés, comme quelqu’un qui aurait cherché des perles dans le désert !

    Certes, à toutes les époques, les gens ont essayé de le trouver dans les jouissances de l’argent, dans tous les plaisirs des sens ; mais ils se sont aperçus que cela ne suffisait jamais à conduire au bonheur, et que chaque nouveau plaisir ne faisait souvent que leur créer de nouveaux soucis.
    Cette pensée, cette vérité est à méditer pour avancer dans le débat.
    Fraternellement.

    edit

    Said
    oct 18, 2009 15:06
    Mon cher frere salah ,

    Jusqu’au jour d’aujourd’hui, j’assume toutes les positions de mon parti en toute conscience.
    Je n’ai pas encore trouver mieux sur la scene politique nationale qui réponde à ma vision des choses !

    Je n’ai pas peur du changement : j’y aspire comme vous tous. J’ai peur des cameleons. De ceux qui ne veulent pas assumer ouvertement leur appartenance politique. Car il s’agit de changer pour un projet de société donné. Il ne s’agit pas de changer pour changer.

    Oui, j’ai peur de me tromper de peuple une nouvelle fois.
    Je me suis dejà trompé en 1980, lorsque l’armée du peuple algerien a réprimé dans le sang les manifs estudiantines de TIZI sans que personne ne bougent le petit doigt.
    Je me suis trompé, lorsque la justice du peuple algerien a jeté en prison des citoyens qui réclamaient leurs droits politiques.
    Je me suis trompé en 1988, lorsque l’armée du peuple algerien a tiré sur des enfants algeriens.
    Je me suis trompé encore lorsque j’ai vu un peuple avide de liberté, opter pour le fanatisme.
    Je me suis encore trompé, lorsque j’ai vu des tetes algeriennes coupées par des mains algeriennes.
    Je me suis encore trompé, lorsque des gendarmes algeriens ont tué 126 algeriens devant 30 millions d’algeriens.

    Oui, mon cher Salah, je n’ai pas envie de me tromper de nouveau.

    Lorsque j’entends des gens diaboliser d’authentiques démocrates et trouver des vertus aux parrains des assassins, permettez-moi d’etre sceptique quant à la démarche !!

    mes respects à tous les intervenants
    _____________________________________

    Mon cher frère,
    C’est votre droit le plus absolu d’appartenir au parti qui vous plait. Seul le peuple souverain tranchera (même s’il fait un « mauvais choix ») in fine quant au choix de son projet de société et de ses représentants légitimes. C’est la conception universelle de la Démocratie qui n’a rien à voir avec la démocratie sélective made in Algeria. Et nous n’avons rien inventé.
    Avec tout le respect que j’ai pour vous, mais personnellement et en toute humilité, et contrairement à vous, je ne me suis pas trompé de peuple. Je suis issu de ce peuple avec ses qualités et ses défauts, ses forces et ses faiblesses.
    Je ne me suis pas trompé de peuple en avril 80 lorsque la répression s’est abattue sur la cité universitaire de Tizi-ouzou puis sur la population de la région. C’est une partie de notre peuple qui a souffert de cette répression. Et les 24 frères arrêtés à l’époque, dont de nombreux confrères et amis, faisaient partie de ce peuple et nous les avons défendus avec les moyens de bord.
    Je ne me suis pas trompé de peuple quand la « justice » d’exception du régime (et non du peuple) a jeté en prison des enfants du peuple dont mes amis Ali Yahia, Mokrane et Arezki Aït Larbi et dont le seul crime pour les uns a été d’avoir créé une ligue de défense des droits de l’homme et pour les autres d’avoir déposé une gerbe de fleurs sur la tombe de leurs parents Martyrs. Et nous étions aux côtés de ces enfants du peuple.
    Je ne me suis pas trompé de peuple et je n’ai pas insulté une partie de mon peuple quand elle a opté pour le FIS (appelons les choses par leur nom). Tout comme je n’ai pas fait de procès d’intention pour un parti qui n’avait pas encore gouverné. Soyez certain que si le FIS avait gouverné et avait porté atteinte à la Constitution, j’aurais été le premier à m’opposer à lui et j’aurais peut-être connu la prison.
    Je ne me suis pas trompé de peuple, mon cher Saïd, quand il avait donné mandat aux trois fronts pour diriger le pays durant 5 ans lors d’élections les moins truquées qu’a connu l’Algérie depuis l’indépendance.
    Je ne me suis pas trompé de peuple et j’ai dénoncé les atteintes massives aux droits de l’homme durant cette honteuse période où certains applaudissaient les tortionnaires et les miliciens. Tout comme j’ai dénoncé l’indigne…indignation sélective de cette minorité qui s’était trompée de peuple pour soutenir les criminels qui avaient ruiné le pays. Nous avons dénoncé et condamné les Algériens qui exécutaient sommairement, faisaient disparaitre et torturaient d’autres algériens au nom de la « sauvegarde de la démocratie » tout comme nous avons dénoncé et condamné les sbires des voyous de Zouabri et de Zitouni qui coupaient des têtes et massacraient des innocents au nom de l’Islam (Hacha El Islam).
    Je ne me suis pas trompé de peuple quand des criminels ont massacré plus de 120 de nos enfants en Kabylie en 2001 et je pense que la première liste des victimes (plus d’une centaine) avait été publiée par mes soins sur Algeria-Watch (que vous pouvez consulter et vérifier la date de parution), malgré ma situation personnelle de l’époque.

    Certes, je ne me suis jamais trompé de peuple, ce « ghachi » auquel j’appartiens, mais surtout, je ne me suis jamais trompé sur la nature de ce régime criminel qui a détruit mon pays et fait perdre ses repères à notre peuple et à sa jeunesse, réduite au suicide dans les maquis et en mer. Tout comme je ne me suis jamais trompé de cible. Les arabophones, les francophones, les islamistes, les communistes, les sociaux-démocrates, les kabyles, les arabes sont tous des Algériens à part entière et sont tous chez eux en Algérie. Nous devons sortir de ce piège de la division politique, pseudo-éthnique et culturelle et nous concentrer sur un seul but : la construction d’un Etat de Droit et d’une Algérie de toutes et de tous, sans exclure quiconque.
    Excusez ma franchise, mon cher Saïd et au plaisir de vous lire.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine

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    abderazak
    oct 18, 2009 17:07
    après tant d’années d’observation;après moult réflexions,et ,après avoir pris connaissance de l’appel du 19 mars,et ensuite après l’interpellation du Dr SIDHOUM au sujet du changement ,et après avoir lu et analyser ces interventions;je sors avec l’idée que le changement tant espéré n’est pas chose facile et n’est pas pour demain vu la complexité de la situation;toutefois il n’est pas permis de se lamenter sur notre sort et de jeter l’anathème sur les autres ,il faut commencer à jeter les bases de la nouvelle république et oeuvrer sans relâche à rassembler les algériens toutes tendances confondus,car il y va de la survie de notre projet et de la nation algérienne,il faut bannir tout projet clanique ou régionaliste,il ne faut pas se précipiter pour cueillir le fruit avant qu’il soit mur!!il faut s’armer de patience de sérénité et de tolérance,c’est un travail de longue haleine …et pour être plus concret ;voila quelques propositions à étudier:
    _baser tout d’abord,sur le volet de la communication avec les supports médiatiques en notre possession(internet,télévision…)
    _penser à contacter et rassembler.certaines figures emblématiques(comme ça été fait à Geneve)telles que BENHADJ,A.HICHAM,D’HINA,ZITOUT,TABBOU,ABOUZAKARIA,BENMOHAMED,HADDAM…entres autres.
    _enfin s’imprégner de notre’histoire et des évènements qu’on connu d’autres peuples et sociétés afin de s’armer de patience et de sérénité en sachant qu’ aucun droit n’a été perdu,tant qu’il y a
    demandeur et que Dieu ne change ce qui est en nous tant qu’on a pas voulu le changement…

    edit

    MTM
    oct 18, 2009 19:00
    Pour savoir si on s’est trompé de peuple ou pas il n’y a que les consultations populaires, démocratiques, transparentes et libres qui puissent l’assurer. Lui reprocher son manque de réaction dans d’autres occasions tragiques, est à mon avis subjectif puisqu’en arrière-plan, on veut l’inculper de complicité de crime et lui porter la responsabilité de sa déchéance. C’est comme reprocher à Dieu tous les malheurs qui existent sur la Terre, ou lorsque quelqu’un n’a pas obtenu le sort favorable qu’il croit mériter, il déverse son venin sur son Créateur.

    Le silence d’un peuple ne traduit pas sa vraie nature, mais traduit une résignation face à la barbarie des militaires dont la puissance n’est nullement tenue avec les armes, mais par le soutien des traîtres et des illustres poltrons. (Pour répondre à notre frère Sidhoum; l’Algérie est conduite non pas par d’« illustres connus » mais par de célèbres légumes politiques)

    Le 27 décembre 1991, le peuple s’est librement exprimé. Il a choisi le parti du changement. Pris d’un profond regret, dans une déclaration grave et mémorable un certain Saadi a estimé qu’il s’est trompé de peuple. L’expression est devenue adverbiale. Mais ce que ne raconte pas l’histoire, c’est que l’occasion n’a pas été donnée au peuple pour savoir s’il s’est trompé lui-même ou pas sur le compte du FIS. Je pense à ce titre que beaucoup d’intellectuels islamistes auraient été déçus comme les nationalistes intègres au début de l’indépendance : les révolutions mangent ses enfants et les radicaux deviennent les maîtres de céans.
    Les décideurs ont inventé toute une mise en scène, horrible et sanglante, pour démontrer que le peuple s’est trompé, mais seuls qui se sont trompés de peuple, les croiront. Cette question n’est plus d’actualité, mais les leçons doivent être retenues.

    edit

    BRAHIM
    oct 18, 2009 19:34
    @ nomade
    je finis mon post ….., vous venez de m’aprendre que RACHAD est un courant arabo-musulman, moi je suis pour un courant ALGERIEN tout court . A bientôt et je te quitte seulement pour aller déguter ma bière.

    edit

    said
    oct 18, 2009 20:15
    M. S.E.Sidhoum
    Je respecte toutes les positions lorsqu’elles sont assumées. Votre réponse m’a édifié quant à la finalité de cette démarche que je trouve un peu idéaliste : vouloir concilier la chevre et le choux.
    Mon propos ne s’adressait pas à S.E.Sidhoum.
    Si vous considerez que c » faire un procés d’intention à un parti qui n’a pas encore gouverné », je vous renvoie aux positions et aux « depassements » de ce meme parti avant meme qu’il n’arrive au pouvoir. La violence a commencé bien avant l’arret du processus electoral sauf pour ceux qui ne veulent pas voir la réalité en face.
    Je ne pretends donner de leçons à personne. Ce n’est qu’un avis d’un citoyen « illustre inconnu » comme beaucoup d’intervenants sur ce site. Chacun est libre de ses idées, mais la naiveté politique a couté à l’humanité une guerre mondiale la plus meurtrière : hitler est arrivé au pouvoir par les elections. Chacun de nous, heureusement, pourrait faire son jugement sur les actes des uns et des autres. Je ne defends pas non plus ce pouvoir qui a tué 126 algeriens. Et à ce propos ce n’est pas votre position personnelle qui m’interessait mais celle de tous les autres algeriens que j’aurais aimé voir dans la rue pour au moins manifester un brin de « solidarité islamique » à l’égard de ces jeunes qui ont eu le courage d’affronter ce pouvoir assassin. C dans des actions pareilles que se construit la solidarité sincère et desinteressée.
    Je continuerai à suivre les debats sur cet espace si vous me le permettez. C aussi ça le debat contradictoire qui, j’espere fera avancer la démocratie.
    Je vous remercie pour votre patiente et vous souhaite bon courage dans votre entreprise .
    je vous prie de trouver ici l’expression de mon profond respect , à vous et à tous les intervenants .

    Avec tous mes respects

    ________________

    Je pensais que le message m’était destiné. Ce n’est pas grave. Bien au contraire cela nous a permis de débattre dans le calme et le respect, de la question que vous avez soulevé.
    Mais permettez-moi de vous dire que je ne suis pas idéaliste mais réaliste et pragmatique. Et je crois fermement que les Algériens de toutes les tendances politiques peuvent vivre ensemble de manière harmonieuse et dans un cadre véritablement démocratique (et encore une fois pas dans une démocratie spécifique qui exclue la majorité). Pour cela nous devons nous libérer de la fitna de ce régime mais aussi de la fitna entretenue par une minorité élitiste, déconnectée des réalités, qui voudrait imposer à la majorité, au nom d’une démocratie frelatée, son idéologie. Je suis vraiment étonné en vous lisant (concilier la chèvre et le chou !!!). Faut-il comprendre que les points de vue des uns et des autres sont inconciliables et que donc il y a deux peuples : l’un minoritaire éclairé et l’autre majoritaire obscurantiste, conservateur…..?
    Autre point. Vous dites : « Je ne defends pas non plus ce pouvoir qui a tué 126 algeriens ». Seules les 126 victimes de notre Kabylie vous émeuvent? Et les dizaines de milliers de disparus probablement tués après avoir torturés? Et les 250 000 autres algériens ? Encore une fois, pourquoi cette sélectivité ? Y-a-t-il des morts du 1er collège et des morts du 2e collège ? Encore une spécificité algérienne!
    Avec mes fraternelles salutations.
    Salah-Eddine

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    tamezgha
    oct 18, 2009 21:54
    said@ peut-etre votre post est passé inaperçu un peu plus haut ,vous nous avez suggerer une proposition de changement,allez-y car toute idée ou proposition qui soit bénéfique au pays est la bienvenu.

    edit

    simozrag
    oct 19, 2009 1:53
    @Mr Saïd

    Le parti en question n’est en aucun cas responsable de la violence. Celle qui a commencé « avant l’arrêt du processus électoral » était déclenchée par les ennemis de la démocratie. Les responsables dudit parti ont vigoureusement condamné ces violences. Je vous renvoie aux médias de l’époque qui se sont fait l’écho de ces condamnations. Un parti qui a remporté les élections n’avait aucun intérêt à opter pour la violence. Il n’est pas besoin d’être un érudit pour savoir que la violence était commanditée par les généraux. Ces derniers voulaient salir, discréditer le FIS en organisant des attentats par-ci et par-là et lorsque leur plan a échoué, après que le FIS ait remporté les élections législatives, ces mêmes généraux ont organisé le putsch qui a fait basculer le pays dans le Chaos. Réfléchissez, cher frère Said, à qui profitait la violence ? A qui profite le crime comme on dit ? En tous cas pas à un parti vainqueur ! Aux élections locales du 12 juin 1990, le FIS avait remporté 953 communes (dont les plus importantes : Alger, Oran, Constantine, Annaba entre autres) sur 1539 et 32 wilayas sur 48. Ce score totalise plus de 75 % des voix. Au premier tour des élections législatives du 26 décembre 1991, il avait remporté 220 sièges sur 380. Une victoire éclatante confisquée par les généraux putschistes qui ont plongé le pays dans l’horreur.
    Des mauvais joueurs de Poker qui renversent la table quand ils perdent, on peut les comprendre. Mais, une poignée de gangsters qui ruinent le pays et prennent en otage tout un peuple, c’est quasiment inexplicable !

    edit

    A.By
    oct 19, 2009 4:22
    @ Cher Dr. Sidhoum
    Salutations à Tous.

    Je voudrais faire une seule proposition pour le moment. C’est celle qui concerne l’anonymat dans ce site LQA. Personnellement, je trouve que le choix est libre de le garder ou pas. Cependant, concernant les pseudonymes, il serait utile pour l’éthique et la bonne dynamique de l’échange qu’il serait le même pour chaque débat, en tous cas, c’est mon opinion.
    Par contre, ma proposition, serait dans le sens de lever l’anonymat sur la profession, la compétence, le cursus universitaire, la spécialité ou autre qui puisse aider le débat à se fructifier dans différentes spécialités lesquelles seraient complémentaires dans le but de réaliser un contrat national apolitique d’une union rassembleuse de tous les algériens et algériennes. Il est temps qu’on structure le débat-étude pour en tirer quelque chose de tangible, réalisable. Utilisons cette énergie d’échanges pour apporter quelque chose de nouveau à la communauté. Il n’est plus question de faire de la politique* dans cette future union, mais seulement pour expulser en commun ce pouvoir machiavelique de notre pays.

    edit

    Rbaoui
    oct 19, 2009 7:21
    A l’ Appel du 19 Mars 2009 je suis persuade que tous les Algeriens vont repondre et participer a la reussite de cette grande et merveilleuse entreprise .
    Toutes les suggestions et initiatives personnelles sont les bienvenues sur la base de l’appel
    du 19 Mars 2009, actuellement en Federation de Russie nous( citoyens algeriens ) avons appele a tous les membres de la communaute algerienne a prendre connaissance de l’appel du 19 Mars 2009 et si necessaire de joindre le bureau de coordination par courrier electronique: appel19mars2009@hotmail.fr

    edit

    Tarik Ben Ziad
    oct 19, 2009 7:27
    Il faut y croire et oser
    Je vous propose en premier lieu de mètre tout le monde devant leurs responsabilités et devant l’histoire. Moi je crois au minimum en moi et en vous tous ici qui sont parmi la crème de notre société. . Ceci dit. Je propose que l’appel du printemps 19 Mars, maintenant qu’il est discuté, et des fois avec hargne, soit faxé en premier à toutes les rédactions des medias algériens étatiques ou privées. On attendra d’abord leurs appréciations et critiques, qu’elles soient négatives ou positives. Les soumis parmi eux vont faire comme s’ils n’ont rien reçus. Car tout noble journaliste ou journal qui s’on proclame voudra par instinct professionnel donner suite et creuser. Je sais que ce cite est surveillé et lu à la lettre prêt et qu’il fait mouche tout bas. Nous sommes dans un monde qui se réduit de plus en plus en village et ce pouvoir le sait. Nous pouvons faire pression et contrairement au contrat de Rome ou le pouvoir s’est adossé, pour le détruire, sur la violence islamique et dont beaucoup de novices politiques ont été gonflés et entrainés dans le coup. En ces jours de 2010, 21 ans après 1988, le pouvoir nous chante le même discours. Je vous dis, il suffit d’y croire d’oser. Je souhaite, s’il vous plait, la suite à donner à ma proposition
    Patriotiquement
    M.B

    edit

    Said
    oct 19, 2009 9:48
    M.S.E.Sidhoum

    Je m’excuse de revenir à la question, mais vous allez trop vite aux « raccourcis » : Chaque algerien mort est un mort de trop ! dans mon précedent post , j’ai commencé par les victimes de 1980 (pour ne pas revenir à l’histoire).
    Loin de moi l’idée d’idéaliser les victimes kabyles par rapport aux autres victimes du systeme
    (y compris les islamistes, avec lesquels je ne partage pas la vision politique, vous l’avez compris, et il y en a dans ma propre famille !).
    Je ne suis pas du tout « selectif », ne me faites pas dire ce à quoi je n’y pense meme pas, mais ce que j’ai vu : les agissements des militants du fis (appelons un chat un chat), me fait peur pour l’avenir de notre pays.
    Je peux vous citer des cas concrets que j’ai vécu pendant cette période, et ne me dites pas que c des clichés.
    C bien beau de revenir 18 ans aprés « faire du révisionnisme » en tablant sur « l’oubli », l’effet temps, le rejet du systeme actuel, le changement de génération etc….
    Par ailleurs, je n’ai jamais remis en cause le fait que le fis ait eu la majorité, loin de là : j’étais dans les bureaux de vote.
    J’y étais aussi lorsque l’écrasante majorité a voté pour Zeroual.
    En 1997 lors de la grande kechfa electorale, nous étions quelques chats à sortir dans la rue pour protester. Inutilement d’ailleurs.
    Alors, expliquez-moi ou est la majorité ?

    Les partis de « l’alliance » qui soutiennent ce régime de corrompus, sont aussi des algeriens, que je sache, non ? et pourtant, on veut tous les degommer (y compris leurs islamistes cravatés ).

    Alors, la » victimisation » pour repecher les gens du fis, je dis ça suffit : si les algeriens veulent voter islamiste, rien ne les empeche : ils n’ont qu’à investir les bureaux de vote et voter hamas, nahda, islah et si le pouvoir malgré ça les empechera, ils n’ont qu’à sortir dans la rue pour revendiquer et defendre pacifiquement leur victoire comme ça se fait dans toute les démocraties.

    Oui nous pouvons vivre ensemble – toutes tendances comprises et sans exclusive – à condition que tous RESPECTENT LES REGLES DU JEU DEMOCRATIQUE !!!

    @ tamazgha

    Merci d’avoir relevé mon precedent poste. J’y reviendrai avec des propositions.
    Mes salutations fraternelles à tous !

    ____________________
    Mon cher Saïd,
    Entièrement d’accord avec vous quand vous concluez : « Oui nous pouvons vivre ensemble – toutes tendances comprises et sans exclusive – à condition que tous RESPECTENT LES REGLES DU JEU DEMOCRATIQUE !!! ».

    Il faut que la véritable classe politique s’entende sur un compromis politique qui balise le terrain et qui soit respecté par toutes les tendances, sans exception. A partir de ce moment, que chacun défende ses idées et son programme et seul le Peuple souverain tranchera lors des élections. Mais que le mauvais perdant ne fasse pas appel aux blindés pour renverser les urnes qui lui ont été défavorables et qu’il ne vienne pas insulter son peuple qui « ne sait pas voter ».
    Fraternellement.
    Salah-Eddine

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  • admin
    12 novembre 2009 at 22 h 56 min - Reply

    Khoukoum samy
    oct 19, 2009 12:06
    Salem cher(e)s ami(e)s internautes et compatriotes,

    Ne nous trompons pas d’analyse ! Pourquoi, en effet, ramener un ver dans le fruit ? L’objet véritable de l’Appel du 19 mars est clair dans sa substance et avec du recul (après plusieurs mois d’échanges ), nous pouvons tous convenir que ceux qui ont exprimé – déjà – leur adhésion savent qu’il s’agit d’une plate-forme et un cadre général nécessaire à toute élaboration d’actions concrètes en vue du changement du système politique et ses modes de gouvernances, aujourd’hui, fort révolus. Ne remuons pas à présent le travail de mémoire – dont notre société a tant besoin – qui nécessite d’autres efforts collectifs (travail de spécialistes et historiens en concordance avec notre histoire réelle) mais dans une autre phase postérieure. Ne brulons pas les étapes au risque de nous égarer dans des détails qui souvent conduisent à des nihilismes inutiles. Comme le font remarquer nos frères et sœurs dans leurs interventions respectives. Rappelons tout de même que les formes particulières de répression que notre pays a connues tout au long de ces 20 dernières années, étaient nourries sans cesse par des ‘‘débats’’ souvent relayés pas une ‘‘presse’’ et des médias (y compris occidentaux) dont les « intérêts » obscures se croisaient viscéralement avec ceux des ‘‘éradicateurs’’ et leurs apprentis-acolytes. Des intentions mortifères infectant jusque dans ses entrailles une société qui n’arrivait plus à se tenir sur ses deux jambes ni à faire face à ses traumatismes à répétitions…

    En somme, rappelons-nous juste qu’il y a 20 ans, l’Algérie pouvait surfer sur l’ère d’une véritable Renaissance politique et historique ! Souvenons-nous de ces quelques prémisses et « faits » presque annonciateurs d’une réelle « possibilité de changement », mais aussitôt bâillonnés et tués dans l’œuf. Avant de décréter l’euthanasie générale et collective contre toutes celles et ceux qui refusaient de se soustraire à leur dignité et à leur conscience de ne jamais céder aux schémas machiavéliques.

    C’était donc il y a tout juste vingt ans, en février 1989 nous avons assisté à la signature par les cinq pays du Maghreb du traité instituant l’Union du Maghreb (UMA).La nouvelle constitution (rendu public le 5 février), qui ne fait plus allusion à la Charte nationale, ni au parti unique, ni au socialisme (d’Etat), et reconnaît « le droit de créer des associations à caractère politique, est adopté par referendum (73.43% des suffrages exprimés). En novembre autorisation du Front des forces socialistes de Aït Ahmed qui rentre en Algérie…etc.

    Par ces prémisses historiques, un vent enchantant allait presque mettre nos peuples (d’Algérie et du Maghreb) sûrement sur l’orbite du changement, source d’espoir réel de développement.

    Donc on parle souvent de la ‘‘nécessité de changement’’, mais nous ne devons pas perdre de vue les ‘‘possibilités historiques’’ qui permettent réellement ce « changement ».

    Il y a aujourd’hui un déclin du rôle de l’élite politique – si tenté qu’il en existe une – et qui ne peut plus à fortiori accompagner à défaut d’impulser un mouvement populaire qui aspire au changement ; ou d’opérer un électrochoc dans le mode de gouvernance d’une manière générale. Et s’il y a déclin cela signifie tout simplement qu’il faut « réviser » le modèle classique de révolutions portées par des « élites » étroitement liées aux masses populaires. Cela veut dire au moins une chose : accorder une place de plus en plus importante aussi aux figures anonymes. Des figures non issues du système ni abreuvé par ce dernier. Car il y va aussi de l’intérêt d’une société d’opérer un changement de mentalités pour insuffler du renouveau dans les institutions. Il n’est un secret pour personne que lutter contre la bureaucratie et toutes les formes d’aliénation, n’est pas forcément synonyme de ‘‘tout casser’’ mais de « tout dé-construire », et ce n’est pas la même chose ! On voit peut-être aujourd’hui apparaître un nouveau type de changement : un ‘‘changement sans élite’’. Non pas, bien naturellement, qu’elles ne servent plus à rien ou ne doivent plus exister, mais qu’elles ne représentent plus la source génératrice de la révolte ni du changement. Elles ne sont plus (je veux dire les élites) ces forces sous-jacentes à la société sur lesquelles on pouvait compter dans l’espoir de réaliser une révolution copernicienne politique et historique.
    L’apparition de cette possibilité serait le facteur décisif de l’évolution de notre vision enfin des « conditions de changement ».

    Pour prendre un exemple, rappelons-nous qu’à l’intérieur des sociétés industrielles avancées, même les classes ouvrières semblent déjà avoir renoncé à toute exigence d’une transformation violente des structures sociales et économiques. Et il ne s’agit pas d’un ‘‘simple’’ manque de « maturité » mais d’une nouvelle donne qui s’est imposé avec le temps. Au lieu de la lutte contre les classes qui oppriment les couches sociales défavorisées par exemple, on mise sur la collaboration de toutes ces strates de la société pour aboutir à de vrais changements. Et qui prendraient en compte donc les revendications de ces masses populaires… Continuons à travailler, à créer d’autres réseaux de communication, les choses avancent à leur rythme naturel quand on voit déjà l’impact de l’Appel du 19 mars et tous les retours positifs de nos compatriotes. Ne nous créons pas de fausses entorses musculaires : on est juste au début du processus…

    Fraternellement,
    Khoukoum Samy
    Paris 19 octobre 2009

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    IDIR
    oct 19, 2009 12:31
    Dans un post antérieur, j’ai posé la question concernant la maladie de notre société humaine.
    Permettez-moi de citer cet article du journaliste égyptien Anis Mansour, intitulé « Une génération sans limites, sans entraves et sans espoir » : « C’est l’expression utilisée par l’écrivain français Charles Moeller dans le troisième volume de son ouvrage Littérature du vingtième siècle et christianisme.

    Dans les trois volumes de cet ouvrage, l’auteur ne fait ni l’apologie, ni la critique du christianisme, mais le présente comme un élément crucial de la crise spirituelle de la civilisation occidentale. Cet ouvrage, à la différence des monographies consacrées à différents auteurs, est une étude d’ensemble objective de la littérature du vingtième siècle. L’auteur s’appuie sur les textes littéraires et n’émet aucun jugement sans fondement.

    Dans le troisième volume de son ouvrage, il traite de l’influence profonde d’auteurs comme Malraux, Kafka, Vercors, Sholokhov, Bombard ou Françoise Sagan. Il argue que le philosophe et politicien André Malraux a mis le doigt sur le danger qui menace l’humanité, car il a été le premier à reconnaitre la crise de la spiritualité en Europe. C’est Malraux qui a inspiré à la littérature française et européenne cet esprit de trouble et de mélancolie.

    Quant à la romancière française Françoise Sagan, auteur de Bonjour tristesse et Un certain sourire, l’auteur considère qu’elle reproduit l’ambiance de désespoir, d’amertume, d’indifférence et de passivité, décrite par Sartre à la fin de la seconde guerre mondiale. Sartre s’exclamait, dans la revue Les temps modernes, que la fin de la guerre n’avait pas pour autant conduit à la paix mais plutôt à une situation de crise perpétuelle.

    Sartre, dans ses romans et ses écrits, approfondit ce sentiment de tragédie, de désespoir et d’amertume, qu’exprimait le poète allemand Borchert, mort en 1947, dans son drame Dehors devant la porte : Nous sommes une génération sans attache et sans profondeur. Notre profondeur est l’abîme. Nous sommes une génération sans religion et sans repos. Notre soleil est oppressé, notre amour est sauvage, notre jeunesse est sans jeunesse. Nous sommes une génération sans entraves, sans limites et sans protection de quiconque…

    Cette image de jeunesse tourmentée, sans espoir et toujours en quête de nouveauté, apparaît dans les héroïnes de Françoise Sagan, Cécile dans Bonjour tristesse ou Dominique, l’étudiante en droit, dans Un certain sourire… »

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    Salah Bouzid
    oct 19, 2009 18:35
    Cher frère Saïd,

    Je suis islamiste mais si j’avais à voter entre le Hamas et le RCD, je choisirais le RCD.

    Je peux bien comprendre un rapprochement d’un RCD laïque avec l’aile éradicatrice de l’armée, mais un Hamas islamiste travailler aussi dur pour une junte sanguinaire, cà m’a tout le temps échappé.

    Plus récemment, l’opposition du RCD à la retouche constitutionnelle qui a permis la présidence à vie est honorable. Mais que peut-on faire ensemble pour l’Algérie? Etes-vous disposé de reconnaitre cette force politique que représente l’aile progressiste du mouvement islamiste, synthèse des écoles de Benbadis et de Bennabi? Etes- vous disposé de faire un bout de chemin ensemble pour construire un Etat de Droit?

    Ce sont là les objectifs de cet Appel qui rassemble les intervenants sur ce site en ce moment.

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    said
    oct 19, 2009 21:35
    Mon cher Salah

    Tant que vous ne me traitez pas de kafer, tant que vous ne vous immiscez pas dans ma vie privée : que je fasse la prière ou pas, que je fasse careme ou pas, que je porte le hidjab ou pas, que j’aille au paradis ou en enfer celà ne regarde strictement que moi, on pourra toujours trouver un terrain d’entente.
    La croyance en DIEU ne s’impose plus. Elle est une affaire de conviction. C’est pour celà qu’elle doit restée dans le domaine du privé.
    Je reste quand meme convaincu d’une chose : Si on veut faire prosperer notre religion, c par l’exemple et le bon comportement que nous pouvons convaincre les autres. Ce n’est ni la barbe, ni le kamis qui font le bon musulman (l’habit ne fait pas le moine comme dit le proverbe).
    Bien entendu, je respecte les convictions de tous les croyants.

    Maintenant, je reviens à la problématique du changement.

    Oui nous voulons tous un changement dans le sens d’une vraie démocratie. Mais quelle est la démarche ?

    D’aprés ce que j’ai compris à travers LQA, il s’agit d’aller vers la formation d’un front , mais pas d’un parti. Il semble aussi que certains tablent sur une INTIFADA ?

    Franchement, je ne saisi pas la démarche : Si on veut aller vers un changement, il faut etre en mesure d’en recuperer les resultats, non ? S’il n’y a ni parti ni organisation, qui capitalisera et orientera le changement c le FAOUDHA ?
    ouach

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    said
    oct 19, 2009 22:09
    j’ai un problème avec mon pc !! excusez-moi encore pour terminer mon propos :

    Je disais que les corps constitués qui ont toujours servi de reservoir de la fraude, ne votent plus dans les casernes;
    Les PV sont remis seance tenante dans les bureaux de vote aux candidats ou leurs representants (ce qui n’etait pas le cas auparavant). J’ajouterai que ces avancées ont été obtenues grace au combat du rcd.
    Alors, créons un Front de Surveillance Electorale (un FSE ) qui investira tous les bureaux de vote du pays: ses prerogatives seront de :
    – centraliser les taux de participation heure par heure
    – assister à tous les dépouillements
    – récuperer les PV de tous les candidats.

    et que le meilleur gagne !

    si malgré ça on constate que les resultats officiels ne refletent pas la réalité, le FSE se constituera devant les tribunaux et les instances internationales, tout en appelant les electeurs à manifester pacifiquement.

    ouasalamou aaleikoum.

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    nomade
    oct 20, 2009 1:58
    @ brahim:
    il n y pas que les laico-communistes ou les berberistes qui vivent en Algérie , il faut compter avec les arabo-musulmans qui sont majoritaires du point de vu nombres et d’autres groupes aussi .
    tu es de ceux qui veulent tuer le poussin dans l’œuf , si tu n’es pas comme moi je t ‘ exclus, si tu
    ne pense pas comme moi je te chasse , si tu ne prends pas la forme de mon moule je te rejette.
    tu es de ceux qui qui poignent la canne par le milieu , tu ne peux pas être démocrate a 25%, 50%, 75%.
    ou tu es démocrate a 100% ou tu ne l’es pas .
    le seul et unique cas ou tu peux refuser les arabo-musulmans , rachad … etc , c’est a travers un scrutin juste et transparent en exerçant ton droit de vote mais il y’a un long chemin a parcourir pour vivre cette situation de justice et de transparence.

    a mon avis n’importe quel algérien peut prétendre a participer aux affaires de l’état a condition qu’il soit propre et ne travaille pas pour des intérêts etrangers.aucune barrière idéologique ou ethnique ne doit le bloquer.le dernier mot revient au peuple qui en decidera.un rêve lointain.
    on a besoin de créer une tradition électorale loin de toute magouille et de toute fraude.
    a chaque élection américaine , steve forbes, ross perot , ralph nader se lancent dans la course sachant qu’ils n’ont aucune chance de gagner, gaspillant pas moins de 40 millions de dollars sans aucun financement de la part de l’état. ces gens-la n’ont pas la barrière des 750000 signatures et tout le khorti
    qu’on a chez nous.chaque citoyen est libre de se présenter a ses risques et périls.

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    BRAHIM
    oct 20, 2009 21:39
    @nomade, relis bien mes posts, je n’ai pas dis « je suis contre le RACHAD ». J’ai demandé des explications, c’est légitime. Tu me réponds que le RACHAD est arabo-musulman. Moi, je te réponds que je suis pour une ALGERIE ALGERIENNE. Point final et la vie continue. Et puis au fin fond des choses, qui me dit que toi aussi tu ne travailles pas pour l’étranger. !! HEIN ???? Ensuite, concernant les élections législatives de 1990, qui peut me prouver que le vote était propre et honnête…. etc… etc….. Tu vois bien que les choses ne sont pas si simples. A mon avis, l’appel du 19 mars c’est pour nous une opportunité pour construire une nouvelle Algérie véritablement libre et démocratique. Si on ne reprend que les « constantes » du FLN qui a usurpé le pouvoir depuis l’indépendance on ne peut pas aller trop loin, c’est mon avis ! Moi je pense qu’on a une chance inouïe avec les personnes de bonne volonté qui ont lancé l’appel pour le changement. Si tu veux le statut quo et ne cherche qu’à substituer uniquement une autre équipe au régime actuel sans changer le fondement du système de fond en comble c’est ton problème. Moi, je suis contre ! un point c’est tout ! A bientôt sur le net.

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    BRAHIM
    oct 20, 2009 22:03
    cher @said , je pense que ton questionnement est légitime et important. C’est vrai que les partisans de l’appel veulent un regroupement des forces du changement mais ne veulent pas se constituer en parti politique et ils ont raison à mon avis. Mais , car il y a un mais, les réponses à tes questionnement c’est d’abord la question de la « constituante ». S’il y a un consensus sur la constituante, tout le reste sera plus clair. Mais il faut aussi que la constituante pose les vraies questions relatives au projet de société que l’on souhaite. Il y a d’abord la triptyque incontournable du fondement culturel de notre pays que sont l’amazighité, l’islamité et l’arabité auquel il faut ajouter EVIDEMMENT les questions relatives à la liberté, la démocratie, la séparation des pouvoirs, le respect des minorités, l’interdiction de l’utilisation de la religion et du régionalisme à des fins politiques, l’alternance, l’Etat de droit, la liberté d’opinion, la liberté de religion, la liberté de la justice, la liberté de la presse etc…. etc…. bref tous les fondement de la bonne gouvernance à l’aube du troisième millénaire. Si donc on se concentre sur la CONSTITUANTE et qu’on l’impose par des moyens pacifiques appropriés à ce régime mafieux , tout de suite après chacun va reprendre ses combats partisans, légitimes dans une démocratie authentique. Moi je crois comprendre que c’est l’objectif de partisans de l’appel. Si les choses sont comprises de cette façon, les chances de succès sont plus grandes. Mais si c’est simplement une volonté de faire tomber les rapaces au pouvoir et de les remplacer par d’autres en maintenant le système tel quel, les chances de succès sont beaucoup moindres évidemment.

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    nomade
    oct 21, 2009 6:01
    @brahim:
    j’ai bien dit : aucune barrière idéologique ou ethnique ne doit le bloquer »‘ le » le » représente tout citoyen algérien .
    preuve que mon idée n’exclut aucun algérien.
    je t’informe ,si tu ne le sais pas, que les algériens qui travaillent pour l’étranger sont installes a Alger , ils ont reçu la visite du général français schmidt pour les conseiller dans leur expédition macabre du temps ou le gros lamari était chef d’état major, ce schmid a servi sous les ordres de massu pendant la guerre d’Algérie.
    l’un des instruments de la junte , celui qui a un visa ouvert pour la France , celui qui a dit a abbassi madani qu’on va vous barrer la route , celui qui s’est fait le porte drapeau des sanguinaires , celui qui a servi de nègre aux dafistes , celui qui ensuite est parti les blanchir en Europe , est celui dont tu épouses les thèses et l’idéologie .
    un autre instrument du pouvoir et qui travaille pour l’étranger habite sur les plateaux de télévision française et occidentales et tu sais de qui je parle.
    un autre instrument du pouvoir et de l’étranger a pour amie une sioniste notoire « elisabeth shemla »
    tous ces petits nègres a rabais ,dont tu es un ardent partisan , obéissent au doigts et a l’œil de leur maîtres sarko, kouchner, shemla …. etc.tout ce beau monde jouit quand il est en service commande .

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    Ammisaid
    oct 21, 2009 7:54
    Assalam, azul, bonjour
    J’ai l’intime conviction que tous les Algériens et toutes les Algériennes étaient manipulés et sont manipulés à des degrés différents par la junte au pouvoir.
    Ces derniers, en réalité, ne sont pas nombreux.
    C’est une poignée d’hommes qui ont d’autres objectifs que celui de se servir de l’Algérie et de maintenir son peuple dans la soumission qui leur permettra de continuer à gouverner et à dilapider nos richesses.
    Ils ont placé partout leurs pions et ils bougent à chaque fois que cela est nécessaire.
    Ils ne sont pas intelligents mais ils sont déterminés et prêts à utiliser tous les moyens possibles et inimaginables pour casser tous ceux et toutes celles qui osent ou oseront contester leur désirs et leurs besoins.
    Tous ceux qui avaient essayé de les déloger, avaient échoué et tous ceux qui essayeront à l’avenir, à titre dispersé échoueront. Même si tous ceux qui sont au pouvoir meurent.
    Ils sont déjà remplacé.
    L’Appel du 19 MARS est une idée originale qui correspond aux aspirations du peuple, d’autant, qu’il recuse la violence (terrain le favorable au pouvoir, chaque jour nous le constatons), qu’il prône l’unité de toutes et de tous et qu’il appelle à l’instauration d’une véritable démocratie.
    La majorité(laïc ou musulman ou autre) qui se dégagera, si un jour l’appel du 19 MARS réussi, doit s’atteler à construire une Algérie prospère, juste, paisible, fraternelle, moderne et solidaire.
    Elle ne doit sortir les dossiers pour éliminer toutes celles et tous ceux (minorité) qui ne pensent comme elle, qui ne la suit comme un mouton et qui n’a pas les mêmes convictions, croyances, sensations, plaisirs, désirs, rêves…qu’elle.
    Apprenons, dés maintenant, à respecter et à aimer, l’autre même s’il est totalement différent de soi-même.
    Personne n’est dieu de l’autre et des autres même s’il possède un pouvoir puissant, invincible et riche.
    La terre est un bateau, même ceux ou celles qui seront jetés à la mer, arriveront à destination. La destination finale tranchera toutes nos différences et tous nos désaccords.
    Que la raison, la patience, la tolérance, la solidarité, la confiance, l’intelligence, la paix, la sérénité, la joie…le bon sens soient les armes de ceux et celles qui veulent libérer notre pays des mains du mal quelque soit l’habit avec lequel il est vêtu ou se vêtira.
    Fraternellement

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    BRAHIM
    oct 21, 2009 11:15
    cher internaute @nomade tu dis « tous ces petits nègres a rabais ,dont tu es un ardent partisan « . Mais tu n’arrêtes pas ma parole ! !! Tu m’accuses encore d’être un ardent partisan de « ses nègres au rabais ». Je n’arrive pas à te suivre dans tes circonvolutions et pour finir Ellah Yehdic ya sahbi.

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    abderazak
    oct 21, 2009 11:44
    @Mr B.YOUNESSI
    je ne sais pourquoi ,certains font de la CONSTITUANTE une fixation et une fin en soi??il s’agit d’un but à atteindre ,et d’ici la il y a un long chemin à parcourir et beaucoup de préalables,ne mettant pas la charrue avant les boeufs!!(il se peut que je me trempe,éclairez moi…)
    @ Mr SIDHOUM
    pouvez vous nous apporter des éclaircissements au sujet de la réunion de Genève en 2008,qu’elles ont été les recommandations et peut on s’inspirer de ses résultats afin d’en faire une plate forme de travail et pourquoi pas un groupe de réflexion et de travail?

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    Abdelouhab Boukezouha
    oct 21, 2009 21:31
    SALAM REPONSE A BRAHIM c’est quoi l’ALGERIE ALGERIENNE ? JE NE VOUS POSE PAS LA QUESTION parcequeje suis sur que vous ne connaissez pas l’histoire de cette expression ,il y a une ALGERIE ALGERIENNE il y a aussi une françe française ,allemagne allemande , une amerique américaine , un canada canadien,une belgique belge , une suisse suisse ; vous voyez le RIDICULE .tous ces pays sont de civilisation judeo chretienne , ils le revendiquent meme s’ils sont lÄics pour la plupart .

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    salam
    oct 22, 2009 13:14
    l’algerie algerienne etait une reponse à l’algerie arabe qui excluait manifestement tous les berberes sur leur propre terre.

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    BRAHIM
    oct 22, 2009 16:53
    Cher internaute @Abdelouhab Boukezouha , je peux très bien comprendre que l’expression « ALGERIE ALGERIENNE » puisse être considérer comme un pléonasme. Mais puisque tu t’adresse à moi en me disant que vous êtes SÜR que ….. « je ne connais pas l’histoire de cette expression » , et bien je vais très simplement t’expliquer pourquoi j’utilise souvent ce « pléonasme » que j’aime. Parce que tout simplement j’ai toujours entendu parlé d’une « algérie musulmane », d’une « algérie arabo-musulmane », d’une « algérie amazigh », d’une « algérie islamique », d’une « algérie amazigho musulmane », d’une « algérie socialiste », et même… tenez vous bien…., d’une « algérie kabyle » etc… Avez-vous déjà réagit @Abdelouhab Boukezouha à ces qualificatifs par ailleurs tous légitimes et recevable. Quel est celui que je dois utiliser quand je parle personnellement de mon pays ? Eh bien moi, j’utilise le qualificatif « ALGERIENNE » pour éviter d’oublier un qualificatif sur le bord de la route ?. Je sais que ce n’est pas « scientifique » mais ce qualificatif me convient bien et je pense que beaucoup d’internaute comprenne pourquoi. Je crois ne pas trop être dans l’erreur historique en qualifiant ainsi mon pays. Et pour finir chacun est libre de choisir le qualificatif qui lui plaît en fonction de sa culture et de ses convictions politiques etc. Mais sur ce blog, on débat de questions de sortie de crise pour notre pays. Donc les avis sont nécessairement partagés et personne ne détient individuel la solution idoine. On n’en est qu’au début du débat à mon avis. J’espère que de nos idées sortira un jour une plate forme consensuelle garante de la cohésion sociale et de la solidarité. Pour ce qui est de la « Constituante », vous avez raison je vais peut être un peu trop loin dans mes élucubrations mais sincèrement je ne vois pas comment on peut changer quelque chose à notre situation si on ne change pas les institutions et les mécanisme institutionnels. Si c’est simplement pour se substituer au régime en gardant tel quel ce qui a favorisé la débacle dans lequel se trouve la pays, ce n’est vraiment pas constructif. Si on garde le même cadre institutionnel et le même fonctionnement politique et refaire les mêmes erreurs que le passé je ne vois pas à quoi çà sert. Pour l’instant, nous les partisans de l’appel, auquel j’adhère car il faut coûte que coûte un changement pour l’ALGERIE, j’ai la curieuse impression que le seul but c’est surtout de faire tomber le régime. I faut que le projet de société que veut se construire soit fiable et viable dans le temps. Car même si on n’est pas un parti politique , on fait quand même un peu de politique. Si « Constituante » est un mot trop fort , on peux si vous voulait remplcer ce terme par « plate-forme consensuelle minimale» ou autre chose mais il ne faut pas rester flou . Le foisonnement des avis différents et parfois divergeants rien sur notre blog « Tahia Bladi » est là pour appeler à un effort de propositions constructives. Il faut expliquer à ceux qui veulent nous rejoindre pourquoi on ne veut plus de se régime et quel est notre projet pour l’Algérie Algérienne. C’est vrai que beaucoup choses positives existent dans l’appel du 19 mars. Mais il y a un passage caractéristique qui me laisse toujours dubitatif. Le voici : « Les principes régissant le fonctionnement de nos institutions seront fidèles à la CONSTITUTION ET AUX LOIS VOTEES PAR LE LEGISLATEUR en accord avec nos valeurs civilisationnelles, nos cultures et nos traditions séculaires » De quelle constitution parle t’on ? De l’existante ou d’une nouvelle ? Sans réponse, je suis enclin à considérer que tout reste comme avant sur le plan institutionnel et le mode de « gouvernance » actuel. La seule chose qui va changer c’est le personnel politique. La constitution actuel arrange peut bien les signataires de l’appel mais est-ce le cas pour tous les autres ? Voilà pourquoi je parle d’une constituante qui proviendrait d’un consensus « minimale » , je dirais. Vouloir RENVERSER ce pouvoir mafieux c’est bien et nécessaire mais il faut quand même que le peuple sache par qui le remplacer qui et pourquoi ??? Je sais , je suis emmerdant excusez-moi et soyez indulgeants.

    ___________________________
    Je crois, mon cher Brahim que l’Appel est clair. Il s’agit bien d’un changement radical et pacifique du SYSTEME et non d’un changement dans le système. Quand nous parlons de fidélité à la Constitution, il s’agit bien de la nouvelle constitution issue de la volonté populaire et non des « constitutions » concoctées jusqu’ici dans les labos d’Alger ou les officines de Paris.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine

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    rachid 2
    oct 22, 2009 16:54
    Ce pouvoir est capable de tout pour se maintenir au pouvoir qu’il a confisqué par la ruse , el hogra et surtout chompion dans la manipulation … je trouve cher Sidhoum comme vous l’avez signalé qu’il est capable de provoquer une guerre avec notre voisin de l’ouest pour detourner l’attention du peuple algerien car la tension n’a jamais été aussi grande entre les 2 pays alors soyons vigilants et ne tombons dans le piege …

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    Abdelouhab Boukezouha
    oct 22, 2009 23:18
    SALAM cher BRAHIM autant pour moi notre ALGERIE EST UNE ET INDIVISIBLE et a besoin de tout ses enfants pour debarasser le pays de ces rapaces responsables du drame .

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    A.By
    oct 23, 2009 7:43
    @ Dr. Sidhoum et chers compatriotes.

    – L’appel citoyen du 19 Mars engendrerait une Union Nationale pour le changement en Algérie. Cette union ne serait jamais un parti politique, mais un concile républicain citoyen débouchant naturellement sur une assemblée nationale constituante. Le premier scrutin libre à cette constituante algérienne qu’il soit, et c’est recommandé, proportionnel, de préférence à deux tours pour élire les majorités ou les minorités représentatives de tout le pays qui fait presque 3.5 millions de km2 avec une population qui atteindra d’ici 20 ans les 50 millions d’habitants.

    – Au sein de ce concile républicain, il se créerait des cellules spécialisées pour la reflexion, l’étude et la mise en oeuvre du mégaprojet.
    – Pour le début de la gestion du projet, ce dernier devrait être décortiqué pour ressortir, évaluer et prospecter les tâches et missions de chaque cellule. La plus importante des cellules à créer, et elle existe déjà, c’est bien celle de l’information et de la communication. Il faudrait y ajouter la cellule politique et celle du juridique. Sans ces cellules de départ, et surtout celle de l’information et de la communication, rien ne pourrait être concrètisé.
    Mais avant de commencer quoi que ce soit, il créer cette structure rassembleuse, une union ou un front, moi personnellement j’opterai pour une union, le mot veut tout dire et incite à la solidarité et un combat pacifique sans aucune arme de toute sortes, excepté l’arme de la « matière grise » algérienne, aucun bouclier ne peut l’arreter si elle se déclenche sérieusement.

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    Rachclou
    oct 23, 2009 14:54
    Sallam
    Les masses ont deferlé un certains decembre 1960 au cri d’ l’algérie musulmane allah Ouakbar, . A ce concept brandi par les Moudjahidines du FLN les français avancés le concept fumeux d’Algérie algérienne ce qui ne veut absolument rien dire sinon la reprise des thèses du communistes Maurice Thorez de l’Algérie nation en formation.

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    BRAHIM
    oct 24, 2009 15:32
    Cher ami internaute @Rachclou, vous avez raison de dire que « les masses ont déferlé un certain décembre 1960 au cri d’ l’Algérie musulmane, allah Ouakbar » et même plusieurs autre fois dans plusieurs ville d’Algérie avant l’indépendance. C’est vrai que l’islam a joué un grand rôle dans le ciment entre algérien pour sortir le colonialisme car on n’avait que des fusils de chasse à l’époque et la « foi » des hommes en l’avènement de l’indépendance. La religion à l’époque n’avait pas pour but de permettre à une caste de prendre le pouvoir pour « commander » le pays après l’indépendance au nom justement de l’islam. C’est vrai que la majorité des algériens sont des musulmans mais il existe aussi des algériens non musulmans qui étaient dans les manifestations. A l’époque même du déferlement des masses en décembre 1960 que tu relate (et d’autres années aussi), moi-même j’avais 12 ans, j’étais dans une de ces manifestation dans ma petite ville de Kabylie et on crier tous « tahia el Djaraîr », « Algérie libre et indépendante », « Algérie algérienne » « Algérie musulmane » etc….. pour en finir avec l’Algérie coloniale. Aussi, je voudrais juste te relater une petite histoire : au cours d’une de ces manif justement, il y avait, une de mes tantes (na Djehbiya) , pour ne citer qu’elle, qui était en tête du cortège et qui avait reçu sur le visage une bombe lacrymogène qui lui a fait perdre un œil et qui lui affaibli l’autre. C’est vrai qu’elle était croyante avec une foi sincère inébranlable, une dame avec un sens profond de ce que signifie l’indépendance de notre pays même si elle n’a jamais mis les pieds dans une école (fusse-elle coranique). A côté d’elle, se trouvait aussi celui qu’on a appelé à l’époque « didine », il s’appelle Nordine. Et bien, je peux te dire que ce merveilleux personnage courageux (pas comme moi, je le reconnais) était aussi devant le cortège. Ce personnage, en revanche, n’a jamais fréquenté la mosquée et il buvait même du vin de temps en temps (certes en cachette, mais il buvait quand même). Eh bien, lui aussi était à côté d’elle. Il a essayé de riposter aux militaires et aux policiers criminels en face de lui en reprenant une grenade pour la rendre à l’envoyeur. Malheureusement, elle lui a éclaté dans sa main, il fut amputé d’un bras. Oui, didine, tout simplement. Ce que je veux dire avec ces deux exemples extrêmes (qui sont véridiques), c’est que la guerre de libération nationale n’était pas faîte uniquement pour sauver notre culture religieuse qui est dans le cœur des algériens et que personne ne pour la lui même dans un Etat laïque. Nous avons mené cette guerre pas pour l’avènement d’une « république islamique » mais AVANT TOUT pour chasser le colonialisme, pour accéder à l’indépendance et pour exercer notre souveraineté sur le plan politique, économique et sociale. Je fais ce détour pour te faire savoir (et je pense que tu le sais déjà) que dans notre pays : 1/- il existe des algériens qui sont des pratiquants musulmans authentiques, sincères et pacifiques (5 prières par jour, ramadhan plus quelques jours suplémentaire fissabilillah, pèlerinage à la Mecque dès que cela leur est possible, pratique de la zakat etc…) , 2/- Il existe aussi d’autres algériens qui sont musulmans mais qui ne sont pas pratiquant et qui ne fréquent pas les mosquées. 3/- Il y a aussi des algériens qui ne sont pas musulmans et qui boivent de l’alcool (avec une halte par respect le mois de ramadhan pour certains) et d’autres qui ne sont pas musulmans mais qui ne boivent pas d’alcool. 4/- Il existe aussi des algériens qui ne croient pas au Coran. 5/ Il existe aussi des Algériens qui ne croient pas aux « écritures » mais qui croient en un Dieu , maître de l’univers. 5/- Il existe aussi des algériens qui ont une autre religion que l’islam. 6/ Il existe aussi des algériens « islamistes » c’est-à-dire des algériens qui utilisent l’islam à des fins politiques et qui n’accepte rien d’autre que le coran pour diriger un pays 7/- Il existe des algériens régionalistes c’est-à-dire des algériens que utilisent leur culture régionale à des fins politique 8/ Il existe aussi des algériens qui veulent construire une Algérie républicaine libre et indépendante, après l’avoir arrachée des griffes de ces rapaces qui nous gouvernent depuis l’indépendance. L’Algérie que veut construire cette dernière catégorie d’algériens est une Algérie riche de son socle amazighité-arabité-islamité), riche de sa culture ancestrale, riche de son ouverture sur le monde, respectueuse des minorités, soucieuse de la cohésion sociale, riche de sa diversité. C’est une Algérie où tous les citoyens, quelque soit leur religion, leur croyance, leur origine ethnique, leur culture … puissent vivre en toute liberté dans leur pays. C’est donc une Algérie libre et démocratique où la religion en est un des éléments de cohésion sociale mais pas l’unique ou le seul. Pour moi, je m’excuse de le dire au risque de choquer, une république du type « islamique » est une république qui n’a rien à envier à une dictature tout court ; ce sont seulement les procédés qui changent. J’espère que tu comprends bien que je ne fais la distinction entre « musulman » et « islamique ». Car un régime ou un pouvoir peut être « musulman » sans être « islamique ». Un régime islamique est un régime qui applique la Charia et la loi coranique comme seul mécanisme de fonctionnement politique. Pour toi peut être c’est l’unique vision et solution pour l’avenir de l’Algérie, c’est avis ! Mais sache que ce n’est pas la SOLUTION idoine pour tous. Chaque citoyen algérien doit avoir sa place dans son pays. Je m’excuse pour cette longue intervention mais ma foi et ma passion pour la construction de l’ALGERIE DE DEMAIN m’habite sans cesse. Vive l’Algérie. Je souhaite un succés et un aboutissement rapide et concret à l’appel du 19 mars et à bientôt sur le net.

    edit

    Ammisaid
    oct 24, 2009 18:04
    Cher brahim,
    Je rêve du jour ou je vais te rencontrer pour discuter un petit coup avec toi de tout et de rien pendant que tu bois ta bière et pour que tu m’attendes pendant que je ferais ma prière. Tu vois entre une bière et une prière il n’y a que quelques lettres à traverser de l’un vers l’autre et de l’autre vers l’un.
    Vive la tolérance
    Vive une Algérie diverse
    Vive le respect
    In3al les regrets
    Vive la liberté
    A nous la solidarité
    Vive la patience
    In3al toutes les violences
    Vive la fraternité
    Et vive nos arabes, nos berbères, nos musulmans, nos athées, nos croyants des autres religions, nos militaires, nos policiers, nos services de sécurités, nos journalistes, nos gendarmes, nos entrepreneurs, nos immigrés, nos alcooliques, nos fous, nos vaches, nos chèvres, nos figuiers, nos oliviers, nos forêts…qui veulent construire une Algérie souveraine, libre, juste, moderne…démocratique et dont tous les élus seront choisis, PACIFIQUEMENT, par le peuple.
    Vive nanakh dhevia et vive nana dhevia
    Vive didine et vive arehi, chavane, mouloud, amine, aissa, mourad, karim, mouh, mouhand, larbi, slimane, hlima, ramdhane, kaci, amar, kamal, djouher, zahra, thassadit, fadma, ouardia, abedlkader, abedrahmane, abedlmoumen…et vive amine
    Vive la justice sociale
    Vive l’alternance au pouvoir
    Vive le rire
    Vive le bonheur familiale
    Vive le bon voisinage
    Vive tous les posts qui véhicule de l’espoir, de l’amour, de la confiance…dans leurs messages
    Vive nos douars
    Vive nos villages
    Vive nos vaux
    Vive nos veaux
    Vive nos montagnes
    Vive nos plaines
    Vive notre désert
    Vive nos pastèques
    Vive nos écoles
    Vive nos usines
    In3len les chaînes qui nous enchaînent et qui nous déchaînent
    Vive nos martyres
    Vive notre histoire
    Vive l’Algérie Algérienne
    PS : chez nous il y a quelqu’un qui disait vive rebi soubhanou et vive Jsk
    Fraternellement à toi

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    kimahouma
    nov 2, 2009 14:24
    Monsieur Sidhoum, mon cher compatriote, je ne vois pas, au stade ou en est comment peut ont provoquer un changement pacifiquement ?
    Voyez comment ils ont bridé l’accès à internet, comment ils s’apprêtent à ficher tous les Algériens sans aucune garantie de l’utilisation de ces fichiers.Comment ils utilisent, en faisant appel à des experts internationaux en matière de conflits urbains, nos forces de police pour mater les Algériens. Oui vous avez raison ils sont prêts à tout, y compris , provoquer, un conflit avec le voisin Marocain, ils l’ont prouvé
    Le fait est que dans leurs ensemble, ceux qui constituent cette engeance, ont un pied à l’étranger, et estiment être les légitimes propriétaires de l’Algérie. Ils détiennent des moyens financiers colossaux, qui leur permettent d’acheter les silences des uns et la soumission des autres.
    Nous Algériens devons absolument sortir de cet individualisme contre nature dans lequel les conditions de vie et les événements nous ont amenés , et afficher une solidarité à toute épreuve face à la pression manifeste et sournoise de cet l’Etat fantoche ( après la mascarade de la révision de la constitution) .Nous devons reprendre possession de la terre Algérie, et marquer par la voix et la présence toute manifestation qui exprime une indépendance vis à vis du pouvoir, celle des enseignants, celle des médecins, celles des travailleurs etc Il faut attaquer de toute part. il nous faut tous devenir des militants.
    Une piqure d’abeille ne tue pas , mais mille oui.

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    rachid quebec
    nov 3, 2009 17:57
    ecouter mes chers compatriotes la solution qui nous reste c est bien de designer des gens honnetes qui ramassent de l argent pour l acquition d une station de television et apres on cherchera la meilleure voie a prendre pour notre pays c est une solution pacifique et efficace parce que l information rentre dans chaque maison la le peuple sera informe et tres surement va se reagir . c est la seule arme redoutable qui nous reste pour deloger cette pourriture quand a moi je uis qu un simple travailleur qui s engage a participer financierement. diaspora algerienne dans le monde nos elites nos travailleurs passer a l action c est notre pays, c est notre terre, c est notre oxygene donc la solution vient de l exterieur ils nous ont chasse de notre patrie on la recupere et on la travaille pour tout les algeriens du sud au nord de lest a l ouest.

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    kimahouma
    nov 4, 2009 13:04
    Cher Rachid, c’est une bonne idée. D’un point de vue financier une télé numérique peut faire l’affaire et c’est moins compliqué à diffuser A creuser

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    Afrox
    nov 5, 2009 10:16
    Azul.
    Voila qu’encore une fois Mr Abed Charef me donne l’occasion de partager cet écrit avec vous sur ce sujet qu’est le changement.

    Quand le détenu se plaît dans sa prison

    par Abed Charef
    Société ouverte, système fermé : ce schéma, longtemps en vigueur en Algérie, est en train de changer.

    Si un sondage devait être organisé pour savoir qui est l’homme le plus populaire dans le monde arabe, le choix ne ferait guère de doute. La compétition devrait se limiter à Amr Khaled et El-Qardhaoui. Peut-être Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah libanais, réussirait-il à s’imposer comme outsider, pour briser l’hégémonie des deux stars de l’islam soft. De Rabat à Mascate, il ne semble guère faire de doute que les hommes de religion écraseraient un pareil classement. Par contre, aucun homme politique ne semble avoir la moindre chance de figurer au top 10. On voit mal en effet comment Maammar Kadhafi, Hosni Moubarak ou Zine El-Abidine Benali pourraient être cités dans un tel classement.

    Plus grave encore, on ne retrouverait aucun philosophe, ni sociologue, ni homme de science parmi les hommes d’influence. Ali El-Kenz, Mehdi El-Mandjarra, Hassanein Heykal et autres hommes de lettres ou de pensée ne devraient guère se faire d’illusions. Leur influence resterait presque confidentielle, limitée à quelques initiés et à des cercles branchés. Seuls quelques animateurs de télévision, portés par la réputation d’Al-Jazeera plutôt que par leur propre talent, seraient heureux d’occuper des strapontins.

    Ce serait donc une victoire écrasante de ceux qui vendent les dogmes, l’obéissance à Dieu et les promesses de paradis, au détriment de ceux qui prônent le savoir, la connaissance et la liberté de pensée. Comme si les sociétés musulmanes devaient se contenter d’un prêt-à-penser intégral, complet, offrant toutes les recettes pour une vie sans effort, sans réflexion ni effort de réflexion, et donc sans problème. C’est là évidemment le signe d’une crise particulièrement grave, d’une régression qui frise l’absolu. Face à une telle décadence, le discours traditionnel sur la responsabilité des systèmes politiques dans la régression ne suffit plus.

    Il faut désormais regarder les choses autrement : les systèmes, autoritaires et fermés sont en crise, mais avec le temps, cette crise a débordé les systèmes pour englober les sociétés musulmanes. Désormais, la société musulmane cultive, entretient, vénère sa propre régression. Elle s’y complait, en y trouvant un certain confort. Elle agit comme si elle voulait absolument préserver le verrouillage.

    On peut, certes, encore trouver des catégories sociales encore suffisamment lucides, ou des franges de la société qui préservent une étonnante ouverture d’esprit. Dans certains pays, une bonne partie de la société reste peut-être plus ouverte que le système en place. Mais cette situation ne peut durer indéfiniment.

    La formidable force d’inertie des pouvoirs en place a peu à peu poussé des pans entiers de la société à la résignation. Et à s’adapter, soit pour survivre, soit pour se préserver. Avec le temps, ces comportements, imposés par une sorte de nécessité tactique, ont fini par être assimilés, adoptés, et considérés comme la nouvelle norme.

    Un exemple typique est fourni par cette dame, la cinquantaine, professeur de philosophie, à la pensée très libre.

    Exilée dans une ville moyenne de l’intérieur du pays, elle a porté le hidjab « par commodité, ou par nécessité », elle ne sait plus. Avec le temps, elle a trouvé « normal » que sa fille porte le hidjab. Sans conviction, simplement pour avoir la paix. « Je ne l’ai ni encouragée, ni dissuadée. C’est venu naturellement », admet-elle.

    Dans le microcosme d’Alger, on fait grand cas de ces affaires qui révèlent l’évolution des m_urs au sein de la société. Cet été, par exemple, la fermeture des débits de boisson a fait polémique. Nombre d’écrits, parfois très violents, ont été publiés, pour dénoncer l’hypocrisie et la responsabilité de l’administration dans ce phénomène. C’est en effet aux walis que revient la décision finale. Par mimétisme, par conviction, par lâcheté ou par conformisme, les walis ont réduit les espaces de vente et de consommation de produits « haram ».

    Mais aujourd’hui, les walis n’ont plus besoin de le faire. C’est désormais la population qui s’en charge, en organisant des émeutes, des rassemblements et attroupements à intervalles réguliers pour « exiger » la fermeture de ces commerces « illicites » : même si la responsabilité d’un wali et d’un jeune désœuvré n’est pas la même, la jonction est faite entre un pouvoir fermé et une société qui s’enferme.

    Pendant une longue période, on pouvait penser qu’un système politique fermé pouvait être débloqué par des acteurs politiques, économiques ou sociaux puissants. On a mésestimé un autre facteur : celui de voir le système verrouillé entraîner dans son enfermement les autres acteurs. C’est ce qui s’est passé en Algérie et dans nombre de pays arabes. En Algérie, les grands groupes privés, supposés pousser à la modernisation de l’économie, se sont installés dans une situation de rente, et veulent surtout éviter le moindre changement. Ils sont devenus les meilleurs alliés du système en place.

    Les partis sont dans le même scénario : ils vivotent dans la périphérie du pouvoir, et sont heureux de leur sort. Quant à la société, elle a créé ses propres mécanismes d’enfermement, et s’occupe désormais d’assurer la régression : quand ce n’est pas un policier qui arrête un jeune qui a « cassé » le Ramadan, c’est une foule en colère qui s’en occupe, comme cela s’est passé dans une ville de l’intérieur du pays. Ceci pose une équation impossible à résoudre.

    Car s’il est possible de dénoncer un geôlier et de le combattre, il devient difficile de le faire quand le prisonnier se plaît dans sa cellule et déploie toute son énergie pour y rester.

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    kimahouma
    nov 5, 2009 17:00
    Bravo AFROX, il faut en effet arrêter les discours populistes qui consiste à dire que le « peuple » est simplement victime, la question de savoir si nous voulons changer prend tout son sens.

    edit

    jnsplu
    nov 5, 2009 20:19
    En préliminaire je dois dire que algérie télécom nous a privé de net pendant presque près d’un mois, la bande passante dont elle dispose n’ayant pas suffi à absorber le flux réclamé par les nouveaux arrivants de l’EEPAD. Ce n’est qu’aujourd’hui que j’ai pu me connecter et encore c’est toujours fluctuant. Mais bah ! Nous sommes habitués dans ce pays au dol et au non respect des contrats et de la parole donnée.

    Quant à l’article de Abed Charef.

    Effectivement quand l’islam rayonnait sur le monde par une civilisation qui a guidé l’occident vers l’age des lumières, le savant musulman, tel Avicenne ou Averroes et beaucoup d’autres, alliait de solides connaissances de culte musulman à un savoir scientifique incontesté et incontestable. La mode actuelle est à un savoir cloisonné et donne soit des instruits en sciences mais sans savoir musulman et éloignés de leur civilisation et donc ne pouvant la conquérir et la guider et d’autre part des « théologiens » ce qui n’existe en principe pas en islam ne connaissant rien d’autre que la religion et ne pouvant faire le pont entre la technique, la science et la spiritualité et enfermant la religion dans un carcan pour se faire suivre par la communauté dans la régression.
    Apprenez la science aux ‘ulémas’(savants) et apprenez la religion aux scientifiques et vous aurez un renouveau en terre d’islam. Mais sous prétexte que Karadaoui et Amr Khaled sont suivis par le commun déclarer les musulmans comme régressifs, je trouve cela un peu tiré par les cheveux comme raisonnement, car leur savoir en matière de religion musulmane est incontestable, spécialement ElKaradhaoui. Si on n’est pas d’accord avec lui, c’est un autre problème lié à la crédibilité de l’islam en cette ère de mondialisation et à la crédibilité du savoir dispensé en terre d’islam.
    La prison qui nous enferme est celle d’une pensée occidentalisée que nous nous imposons et qui est en contradiction avec nos cultures, nos traditions et avec le fonctionnement de nos sociétés. Débarassons nous en et nous aurons accompli un long chemin sur la voie de l’émancipation et du retour vers la lumière. Tant que nous ne pouvons nous identifier que par rapport à des valeurs qui ne sont pas notres, notre identité demeurera floue. C’est de ette manière que j’interprete l’appel du 19 mars quand il proclame : islamité, arabité, amazighité.

    Et par ailleurs, je vous livre, coi dessous un écrit glané sur le net et qui décrit un fait réel. Alors qu’on reproche ensuite à la société Algérienne d’etre contre la boisson alcoolisée telle que pratiquée à l’excès chez nous, je ne peux que manifester mon étonnement. Quant à ceux qui ne font pas careme, qu’ils ne viennent pas sur les lieux publics s’afficher, le rapport à l’ordre public s’établit à la majorité en fonction du lieu et de l’espace.
    ————————
    Ce qui est interdit attire.

    Interdire les boissons alcolisées lorsqu’un pays regorge de buveurs invétérés, c’est s’exposer à voir proliférer d’autres commerces illicites de boissons autrement plus alcoolisées et plus nocives pour la santé publique.

    Ainsi le zombretto est né en Algérie et c’est un mélange d’alcool à bruler et de limonade qui en a envoyé plus d’un à l’hopital et à la morgue.

    Boire de l’alcool est certes interdit par la religion et les méfaits de l’alcool sont connus mais interdire au gens d’en prendre ne relève pas d’une décision publique ou d’une décision de la communauté. Ils savent ce qui est bon pour eux et ce qui est mauvais pour eux et c’est à eux de décider.

    Mais boire de l’alcool n’autorise pas à déranger le voisinage et ne donne pas le droit de commettre des méfaits sous prétexte qu’on n’est pas en possession de ses facultés mentales suite à une cuite bien soignée. Il faut savoir se tenir, savoir boire et savoir ou s’arrete la liberté des uns et ou commence la liberté des autres.

    Une taverne située en contrebas du lotissement Baranès ne cesse de faire parler d’elle depuis déjà plusieurs années par le comportement de ses clients qui y laissent leur conscience moyennant espèces sonnantes et trébuchantes et s’en vont crier et réveiller les gens en pleine nuit, ou agresser les passants ou dire des insanités devant le voisinage et mettre les gens en situation de vouloir les agresser et qu’en sais je encore.

    Cette semaine, en hauteur de cette taverne, un jeune homme a été trouvé mort et la présence des services de police laisse croire qu’il s’agit d’un assassinat.

    Lorsque l’Etat autorise l’ouverture de débits de boissons, il a en contrepartie, l’obligation de protéger le voisinage en assurant sa sécurité et sa tranquilité.

    Or, il semble que la présence de cette taverne ne laisse personne tranquille dans le voisinage proche et meme lointain.

    edit

    BRAHIM
    nov 5, 2009 21:24
    Cher frère algérien @Afrox, j’ai peur de te donner mon avis sur ton post. On ne sait jamais, on va encore me dire que j’ai toujours en moi le démon à « sensations » juives et harkis. « Ils » vont dire encore que le démon est revenu pour m’habiter à nouveau. Alors, mon frère, démerde toi ! Je ne peux te donner mon avis sur ton article. Tu es SEUL responsable de ce que tu avances. Je n’ai aucun commentaire à te faire. Moi, Je suis guéri par une « Guezaza » qui veille à ce que je dois dire. D’ailleurs, elle m’a souflé que ce que tu racontes est du Khorti, du vent , quoi ! …. Si tu veux guérir, comme moi, des démons qui dictent tes phrases, tu n’as qu’à me demander l’adresse du ‘Taleb » ou de la « Guezana » qui m’ont guéri. C’est radical, tu verras. Après, tu ne pourras plus faire une réflexion « idiote » comme celle que tu viens de faire ci dessus. A bientôt sur le net mon frère .

    edit

    malika
    nov 5, 2009 23:59
    @jnsplus

    Merci pour cette mise au point contre les amalgames de toutes sortes qui amplifient les confusions que certains entretiennent à dessein dans ce pays. Il ne s’agit pas d’interdire la consommation de l’alcool mais de la responsabilité citoyenne des individus qui en consomment. Idem pour le ramadhan. Cette même responsabilité citoyenne empêcherait ce manque de respect envers les siens même si on ne partage pas leurs croyances. C’est cela vivre en société.

    P.S. Cela m’a fait un petit quelque chose quand j’ai lu Baranès. C’est un lieu que j’ai beaucoup fréquenté étant enfant, il y a des décennies.

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    ulpsnj
    nov 6, 2009 10:40
    Mon cher @jnsplu. On dit chez nous « A qui lis tu ton « zabor » O David » De façon à dire « Tu preches dans le désert ».

    L’Algérie de 2009 est prise en otage, par un pouvoir dérivé de celui de l’occupant colonial, appliquant ses méthodes et utilisant ses moyens, par des idées dérivées de celles de l’occupant colonial qui divisent la société en plusieurs franges dans le sillage de la politique machiavélique du pouvoir colonial, par une idéologie dérivée de celle de l’occupant colonial dont les fruits implanté dans le substrat Algérien ont donné des plants qui se sont consolidés à l’heure actuelle.

    Il ne reste plus grand chose des croyances, des traditions, des valeurs et de l’unité de notre pauvre peuple qui ne sait plus ou donner de la tete et que certains, néo philosophes des temps modernes supplantant même Rousseau dont ils ont pourtant bu les paroles et adhéré à ses thèses sans conditions, qui disait qu’ »on peut tromper les peuples, mais qu’on ne peut les corrompre » pour dire sans vergogne que le peuple Algérien est corrompu, à l’inverse de Rousseau, l’un des maitres des laics.

    L’Algérie est devenue comme une couverture que chacun tire vers soi et que le plus grand courant emportera en laissant des lambeaux dans les mains de chacun et l’espoir de la voir unifiée et pacifique s’envole chaque jour davantage, car nous devenons de plus en plus impatients, de plus en plus intolérants, de plus en plus certains que nous seuls détenons la seule vérité vraie et que nous n’acceptons d’autres vérités que celle qui nous convient.

    L’Algérie, jusqu’a nos grand pères, voire jusqu’a nos pères, pour certains, était musulmane et cette affirmation ne souffrait aucune ambiguité dans l’esprit de personne.

    Après 50 ans d’indépendance, cette vérité est remise en cause et des hérauts d’une vérité outre atlantique viennent nous affirmer qu’il n’ y a pas mieux que la laicité pour nous qui reléguera notre foi derrière les murs de nos maisons et laissera la rue au libertinage et à la gabegie.

    @jnsplu, tu risques gros, tu risques d’etre traité d’islamiste si tu continues à te comporter de cette manière et à dire ce qui te semble ta vérité. La vérité n’existe pas, car elle est tributaire de la force. Celui qui n’a pas de force n’a pas de véritré. Etudies l’Histoire et tu le saura. D’ailleurs de meme que la justice a laquelle la vérité est souvent liée. Tu ne peux etre juste si tu n’a pas la force d’imposer tes convictions.

    Et qui es tu toi pour dire la vérité ou pour etre juste ? Tu ne sais meme plus qui tu es « jnsplu » !!!

    edit

    jnsplu
    nov 6, 2009 10:53
    @Malika.

    Voic le site ou j’ai pris l’article en question.

    http://bouzareah.blogspot.com/

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    Afrox
    nov 6, 2009 14:46
    Azul; Un conseil, à ceux qui ne l’ont pas fait, de voir ce film: Mascarades! un film, bien de chez nous, de Lyes Salem sorti en 2008. La sauce-iété algérienne y a été bien décrite.

    edit




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