Édition du
28 March 2017

FERHAT ABBAS

Ferhat Abbas 2

Depuis l’indépendance, le peuple n’a pas encore été une seule fois librement consulté. Il est temps de le faire participer à la vie publique. Il est temps qu’il retrouve son enthousiasme et sa foi.
Ce peuple sait voter. Il l’a hautement prouvé. Il a surtout su résister, pendant sept ans, à l’une des plus grandes armées du monde. Il a acquis, par son héroïsme, le droit de choisir ses représentants et de se donner le gouvernement de son choix. Nous devons lui faire confiance.
Et même s’il se trompait, cette erreur serait moins grave de conséquences que le fait de le museler et de lui imposer une camisole de force. Il a mérité mieux que cette suprême injure.

Ferhat Abbas
Alger le 12 août 1963.


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8 Commentaires sur cet article

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  • Lies
    19 octobre 2009 at 15 h 50 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    Lui, c’est un homme.

    Il etait trop en avance sur les politiciens de sa generation.

    La france coloniale le redoutait parcequ’il la confondait avec ses propres valeurs.

    Il allait la mettre completement à nu, c’est pourquoi elle l’a neutralisé politiquement en utilisant contre lui ses propres frères de combat, facilement manipulables.

    L’histoire est à écrire.

    Cependant, on peut se passer de l’histoire si les algériens sincères et clairvoyants se donnent la main pour hâter l’avènement d’une Algérie libre, juste, solidaire, pacifique, harmonieuse, où la notion de citoyenneté prevaut et prime sur toutes les autres formes de légitimité.

    Fraternellement.




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  • adam
    19 octobre 2009 at 16 h 40 min - Reply

    allah irahmou wa iwassa3 allih.

    Les néo-colonialistes ne pouvez tolérer un homme de sa trempe, il lui ont préféré benbella et « errawla » de boumedienne, pour nous punir de notre indépendance.




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  • qadda
    19 octobre 2009 at 20 h 52 min - Reply

    Que peut-on ajouter de plus , sinon de pleurer d’avoir rater l’intelligence , la competence et l’honneteté de ces geants ,?




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  • Koulou
    19 octobre 2009 at 22 h 07 min - Reply

    Il est des légendes qui ne meurent jamais et Mr Ferhat ABBAS fait parti de ceux-la.
    C’est bien dommage que l’Algérie n’a pu profiter de sa sagesse et son intelligence.
    L’Algérie regorge d’intellectuels auxquels on a refusé toute forme d’expression et à leurs places on a préféré des illétrés et des handicapés intellectuels pour gérer la destiné de toute une nation




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  • thirga
    20 octobre 2009 at 7 h 19 min - Reply

    Pour qu’Ali El Hamami, le banni par les colonialiste et l’avant gardiste de la liberation des pays d’Afrique du Nord devienne le correspondant au Caire de Ferhat Abbas et de son Udma, il savait en qui il pouvait placer sa confiance avant qu’une mort traitresse ne la ravisse à son amour Algerie en decembre 1949 dans l’avion qui le ramenait du Pakistan après avoir imposé la voix des damnés de la terre dans la première conference internationale sur l’économie islamique. Il prevenait dans son roman Idris contre la zaimisme et surtout le pouvoir du bachaghisme une fois l’indépendance, inévitable, acquise.




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  • aziz
    20 octobre 2009 at 19 h 37 min - Reply

    A l’indépendance Ferhat ABBAS est Président de la première Assemblée Constituante Nationale. Cependant, pour dénoncer les abus du pouvoir personnel , il démissionnera le 13 Août 1963
    < Ils m'ont empêché de diriger le pays pour lequel je me suis tant sacrifié, comme ils m'ont privé de dôter l'Algérie d'une constitution, et mis une croix sur mon voeu celui d'être Maire de la ville de Sétif. Abdelhafid Boussouf et Krim Belkacem ont été mes pires ennemis, ils m'ont rendu la vie difficile a-t-il-dit à son confident de toujours.

    d'aprés un Témoignage de Guemmache Ammar.




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  • b
    22 octobre 2009 at 21 h 04 min - Reply

    il y a eu des hommes de cette trempe ,et maintenant on ne peux les comptes sur une mains




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  • Leila
    28 décembre 2009 at 17 h 17 min - Reply

    Bravo mes chers compatriotes pour vos messages intelligents et pertinents. A vous lire je me dis que tout est encore possible. Fidélité au souvenir de l’homme illustre Ferhat Abbas dont l’Algérie indépendante nous a privés de la lumière de l’esprit.




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