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27 March 2017

URGENT : Violentes émeutes à Diar Echems, sur les hauteurs d’Alger.

emeutesDe notre correspondant local à Alger. 19 octobre 2009. 14h 20

De violents affrontements se déroulent depuis ce matin à la cité de Diar Echems, située entre Bir Mourad Raïs et El Madania. Les troubles ont commencé aux environs de 10h, lorsque des centaines de jeunes ont déferlé sur la route nationale de Bir Mourad Raïs, (près du siège de l’EEPAD) qu’ils ont fermé avec des pneus et des blocs, provoquant un énorme embouteillage sur les axes Bir Mourad Raïs, El Madania et El Mouradia, allant jusqu’au quartier des Anassers. L’arrivée de renforts massifs de brigades anti-émeutes a provoqué des affrontements avec les jeunes manifestants qui ont bombardé les services de sécurité de pierres et de bouteilles. Des véhicules bloqués sur cet axe routier transformé en véritable champ de bataille ont été détruits. L’axe routier Bir Mourad Raïs – Les Anassers est fermé à la circulation.
A l’heure actuelle, soit à 14h 20, les brigades anti-émeutes ont pu repousser les jeunes à l’intérieur de leur cité et ont réoccupé la route nationale de Bir Mourad Raïs qui reste cependant toujours fermée à la circulation et bloquée par de nombreux blocs de pierre.
Des centaines de jeunes manifestants continuent cependant de bombarder des hauteurs de la cité, les agents des brigades anti-émeutes à coups de pierre, de barres et de bouteilles en verre, sous les youyous des femmes. Un hélicoptère survole à basse altitude la cité. Très vive tension dans cette cité populaire qui date de la colonisation et où sont entassés des centaines de familles dans des conditions extrêmement précaires.
Nous suivons l’évolution de cette contestation populaire d’heure en heure.

17h : la cité est totalement encerclée par la police anti-émeutes. Arrivée de huit nouveaux fourgons en renfort. Les différents accès à la cité de Diar Echems sont barricadés par les jeunes manifestants qui en interdisent l’accès à la police. Arrêt des hostilités mais les jeunes manifestants mobilisés et regroupés sur les falaises de la cité surveillent les mouvements de la police. La route nationale de Bir Mourad Raïs, fermée à la circulation, grouille de policiers en tenue et en civil ainsi que d’agents des brigades anti-émeutes. Des citoyens nous ont informé que plusieurs policiers anti-émeutes auraient été blessés lors des tentatives d’assaut en milieu de journée.

18h 30 : Réouverture de la route nationale de Bir Mourad Raïs. Le passage des véhicules est acueilli par de nombreux jets de pierre.
La nuit risque d’être très agitée selon les dires des jeunes manifestants rencontrés.
L’un d’eux nous a expliqué que les événements avaient pour cause la distribution injuste de logements à des personnes qui n’en nécessitaient pas dont des femmes étrangères à la cité (?!).

http://www.youtube.com/watch?v=zQwDAatvogM


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5 Commentaires sur cet article

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  • crisalyde16
    19 octobre 2009 at 20 h 25 min - Reply

    Je ne comprends pas comment ont-ils pu donner le nom de Diar Echems a un amas de (grabas) qui sont a l’abri total de la lumière et du soleil, tellement qu’ils sont exposé a une miziria et a une insalubrité noire.
    Ses habitants sont entassés dedans comme des sardines, ils suffoquent, ils survivent dans un état bestial, même les enclos doivent être plus aérés que ça, et cela perdure depuis des années (depuis la construction du sanctuaire des pauvres martyres).
    Alors que le meilleur hommage qu’on aurait pu rendre a ces moudjahidines auraient été de respecter notre dignité en tant qu’Algériens.

    Les logements chez nous sont octroyés en guise de cadeau pour les maitresses et entre les membres de la secte lors des fêtes de noel et du nouvel an, ça sort de l’ordinaire, offrir des portables devient dérisoir et démodé pour whouches.

    Les conditions de vie de la population sont inacceptables, et dire que cela se passe au milieu de la capitale, sur une artère principale et pas loin de Djenane el Mithaq et de la présidence.
    Mais le problème est que la misère de ces gens est exploitée par la mafia du système.
    Ce sont eux qui provoquela violence et orchestrent des émeutes, dans le but de créer un climat d’anarchie et de confusion, pour parvenir a renforcer indéfiniment l’état d’urgence, a serrer l’étau davantage sur la presse et de se perpéTUER au pouvoir, comme ce fut au 5 octobre.

    A mon avis, la junte a senti le moisi, elle sait que le peuple n’est pas aussi dupe et qu’une générale prise de conscience est entrain de murir, sachant que le mal et la douleur sont ressentis jusqu’au niveau de la moelle de l’Algérien.

    Certes, les gens sont noyés dans des problèmes quotidiens, lesquels sont occasionnés exprès pour empêcher ces derniers de lever la tête, de réfléchir pour s’organiser autour d’une éventuelle stratégie pertinente, pacifique et susceptible de dégager ces voyous du pouvoir.
    Mais cela n’empêche pas que la plus part sont sensibilisés a ce qui se passe, au point ou même nos parents qui ont tout donné pour ce pays, nous encouragent a l’exil.
    Même les femmes enceintes saisissent maintenant l’occasion pour prendre le chemin de la harga, en espérant accoucher en Espagne et profiter de la naissance de leur enfant sur le sol Espagnole pour se garantir un statu officiel.

    Il doit y avoir des choses qui se trament dans les officines secrètes de cette voyoucratie, pour cela, les Algériens doivent faire preuve de calme et de vigilance, car ce régime est un broyeur dangereux et meurtrier, qui nous considère comme de la chair a canon et qui continuera toujours de nous dresser des pièges pour maintenir ses privilèges.




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  • contre Boutef et les 40 generaux
    19 octobre 2009 at 23 h 22 min - Reply

    Il faut dire a nos enfants de changer de tactique avec ces voyous au pouvoir,il faut faire des marches pacifiques afin que se deroule au niveau national tout en demandant un changement de pouvoir il est temps que les vieillards voleurs quittent les sieges autoritaires ils ont fait assez de mal au pays.




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  • zineb azouz
    20 octobre 2009 at 0 h 06 min - Reply

    Jusqu’à quand continueront ils de « guétoiser » notre peuple et nos espoirs !
    Ils nous traitent tels des rats en captivité, et semblent prévoir chacun de nos cris de détresse.

    Seraient ils en train de tester leurs nouveaux accoutrements anti-émeutes , en prévision du pire ?




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  • Samaritain
    20 octobre 2009 at 9 h 42 min - Reply

    Indépendamment du fait que nos gouverneurs sont tous des corrompus et indépendamment du fait que la corruption soit de nos jours, encrée dans nos moeurs et fait partie du décors de notre quotidien, le problème réside, à mon humble avis, dans le peuple. Ce peuple dont on ne se souvient que lors des compagnes éléctorales. Ce peuple crudule à qui on promet, à chaque fois, des merveilles. Ce peuple qui, à chaque fois, gobe tout. Crois à tout. Ce peuple qui, malheureusement, vote. Malgré tout, ce peuple, vote. Et voilà le résultat. Duistribution de logements à des maitresses et autres adeptes de la « Tchipa ». Croyez moi que cela se passe partout en Algérie. Pas uniquement à El Madania. De nos jour en Algérie, la corruption on la vit comme une culture. On l’a adopté. Moi je ne vote pas et je ‘ai jamais voté. Je suis citoyen algérien fier de son pays mais pas du tout de ces « moins que rien » qui ne cherchent qu’à occuper des sièges pour s’enrichir avec, bien sûr, la bénédiction de ces élécteurs qui continuent à se faire avoir. Existe t-il, de nos jours, un Algérien désirant prendre pocession de la gestion d’une mairie, d’une daira ou d’une wilaya ou être un jour député, rien que pour servir le peuple? Je ne le pense même pas. D’ailleurs, ça n’a jamais existé depuis l’indépendance. J’ai l’entière conviction que tous ceux qui désirent postuler à un siège politique ne le font que pour se servir et servir les leurs. Donc, la seule solution : pas de vote dans l’espoir de marquer l’histoire et d’actionner le déclic.




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  • thelovingprince
    22 octobre 2009 at 18 h 57 min - Reply

    L’histoire c’est le peuple qui l’a fait et son destin il est entre ses mains,alors c’est a lui de forcer son destin
    et mettre dehors ce regime corrompu jusqu »a la moelle epiniere.

    La meilleure facon de le faire c’est manifester pacifiquement et dans la duree,3 4 semaines s’il le faut avec des sittings et surtout une greve generale….

    Je vous le repete encore une fois il nýa rien a attendre de ce regime mafieux autoritaire et pinochien….
    le destin c’est a nous de le forcer…..




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  • Congrès du Changement Démocratique