Édition du
23 March 2017

Lycées de Tizi Ouzou : La contestation s’amplifie

EL WATAN 21 octobre 2009

Le mouvement de protestation enclenché par les lycéens de la wilaya de Tizi Ouzou, le 15 octobre, gagne du terrain. Hier encore, de nombreux établissements scolaires étaient toujours paralysés. Les grévistes refusent de reprendre les cours avant la satisfaction de leur principale revendication, qui consiste en l’allégement de leur emploi du temps.

Pour manifester leur mécontentement contre la nouvelle répartition des horaires décidée par le ministère de l’Education, les lycéens du chef-lieu de wilaya, auxquels se sont joints des collégiens, sont sortis de nouveau dans la rue. Scindés en groupes, les protestataires ont sillonné les principales artères de la ville, scandant des slogans dénonçant la répartition du volume horaire qu’ils jugent très lourd. La protestation circonscrite, dans un premier temps, aux écoles de la commune de Tizi Ouzou, s’est propagée vers d’autres localités de la wilaya telles que Draâ El Mizan, Draâ Ben Khedda, Tadmaït, Larbaâ Nath Irathen, Tigzirt et Iferhounène, dans la région de Aïn El Hammam.

A Tigzirt, les lycéens ont investi la rue pour se joindre à ceux du CEM Medjber où quelques incidents ont été enregistrés. Dans la commune de Larbaâ Nath Irathen, les élèves des deux lycées (Technicum et El Illouli) ont entamé, hier, leur troisième journée de grève pour protester « contre les journées d’étude trop chargées issues des dernières dispositions préconisées par le ministère de l’Education nationale suite au nouveau week-end semi-universel ». Une reprise momentanée des cours est annoncée pour ce mercredi et ce, en attendant une réponse favorable à leur revendication quant aux aménagements horaires pour l’allégement de leurs journées d’études trop chargées.

A ce propos, un lycéen, élève de terminale lettres, nous dira : « Nous reprendrons les cours en attendant une réponse favorable à notre revendication. Dans le cas contraire, nous reviendrons à la charge et ce, jusqu’à satisfaction de notre requête. » Dans la daïra d’Iferhounène, les élèves du lycée technique sont, depuis jeudi dernier, en arrêt de cours pour demander une amélioration des conditions de travail. La principale revendication tourne autour de l’emploi du temps qu’ils considèrent « trop chargé ». « Nous n’avons pas le temps de souffler. Les ouvriers des chantiers ont des journées de travail moins chargées que les nôtres », a indiqué un gréviste. L’on signale, par ailleurs, un manque d’enseignants depuis le début de l’année. Les professeurs de mathématiques affectés aux classes d’examen se trouvent être des « contractuels » recrutés pour pallier l’insuffisance de titulaires.

Ce n’est qu’au bout de trois jours que les contestataires ont été satisfaits après qu’on leur ait affecté deux enseignants, déjà en charge des classes de première année secondaire depuis la rentrée. Ces derniers ne l’entendant pas de cette oreille, prennent le relais de la contestation en décrétant à leur tour une grève des cours lundi dernier, refusant de « céder » leurs enseignants.

Par A. T.


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UN COMMENTAIRE

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  • arezki
    21 octobre 2009 at 19 h 17 min - Reply

    IL FAUT QUE CET AGNEAU DE MINISTRE FOUTTE LE CAMPS C’EST LE SEUL REMEDE POUR L’ECOLE ALGERIENNE




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