Édition du
27 July 2017

Mouvement de protestation à Annaba : La ville assiégée par les chômeurs

El Watan, 22 octobre 2009

Le cours de la Révolution, le siège de la commune et celui de la wilaya de Annaba étaient, hier, assiégés par des centaines de jeunes chômeurs. Dans un mouvement de protestation, ces derniers, en colère, ont réclamé pour la énième fois des contrats de travail dans le cadre du Dispositif d’aide à l’insertion professionnelle (DIAP).

« Personne n’a daigné prendre attache avec nous malgré que nous protestons depuis plusieurs jours afin de quémander un contrat de travail dans le cadre du DIAP. Nous sommes en majorité des diplômés sans pour autant avoir foulé un jour le monde du travail », tonnent plusieurs jeunes protestataires sous les regards vigilants des éléments des services de sécurité venus en nombre pour cerner le mouvement des manifestants. Un autre jeune, B. Nabil, 32 ans, biologiste de formation, n’a pas hésité à se lamenter sur son sort. Avec une voix stridente, il nous a déclaré : « Je suis diplômé en biologie depuis plusieurs années, durant lesquelles je n’ai pas eu la chance d’avoir un emploi encore moins de quitter le pays. Annoncé en grande pompe, le dispositif DIAP ne m’a pas profité, ne répondant pas à mes attentes. » Du côté de l’APC de Annaba, la responsabilité incombe à la direction de l’emploi. D’après Bensaïd Nabil, P/APC de la ville de Annaba, « le wali est intervenu personnellement auprès du ministère de tutelle pour accorder à la wilaya de Annaba une rallonge de contrats susceptible d’absorber l’importante demande enregistrée dans les différentes communes. Accordé, ce quota supplémentaire n’a cependant pas fait l’objet de répartition par la direction de l’emploi pour les différentes communes ». Ceci sera entendu dans la majorité des APC de la wilaya, dont El Bouni, El Hadjar et Sidi Amar qui abritent quotidiennement des mouvements de protestation. Ainsi, selon les présidents de ces communes, qui comptent 17 000 demandes de contrat en instance, la direction de l’emploi est la seule responsable de cette situation. « Les jeunes demandeurs d’emploi ignorent les prérogatives des institutions. Ils sont sans information également que les contrats de DIAP sont gérés par la direction de l’emploi seule habilitée à les accorder et les reconduire », s’accordent à répondre nos interlocuteurs. A la direction de l’emploi, c’est la fuite en avant. « Le directeur est absent. Il est malade », nous a répondu le préposé à l’accueil devant une foule de chômeurs.

Par M. F. G.


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