Édition du
21 July 2017

« On ne peut pas imaginer une indépendance de la justice dans un système pourri »

Aït Larbi M

Entretien avec Mokrane Aït Larbi, avocat et auteur du livre « Entre le palais et la justice »

El Watan, 3 novembre 2009

– Votre livre qui vient de paraître aux éditions Coucou s’intitule Entre la palais et la justice. Sont-t-ils à ce point séparés ?

La logique dit que le palais de justice est le seul endroit où doivent être rendues les décisions de justice en toute indépendance loin de toute pression. Mais ce que l’on remarque dans les faits, notamment lorsqu’il s’agit des affaires sensibles, les décisions de justice sont prises dans un autre endroit, loin du palais de justice. Je démontre cela à travers des affaires, que j’ai plaidées pendant 25 ans d’exercice de mon métier d’avocat, comment la justice est souillée par ceux-là mêmes qui sont chargés de la faire respecter. Je cite, entre autres, l’affaire des militants des droits de l’homme en 1985 devant la Cour de sûreté de l’Etat, l’affaire Sider, l’affaire des magistrats faussaires et beaucoup d’autres où l’on constate l’implication directe de l’exécutif et des services dans la prise de décision de la justice.Tout comme je montre aussi les insuffisances du système judiciaire algérien où des citoyens ordinaires sont victimes d’erreurs judiciaires sans qu’on vienne à leur aide.

– Cela voudrait-il dire que l’indépendance de la justice en Algérie est un concept vidé de sa substance ?

En une phrase, on ne peut pas imaginer une justice indépendante dans le cadre d’un système politique pourri. L’indépendance de la justice est une culture et une pratique permanente. Comment ose-t-on parler de l’indépendance de la justice lorsqu’on sait que le ministère de la Justice a adressé une note aux procureurs généraux leur demandant d’appliquer à la lettre les directives ministérielles, et que celui qui « rouspète » est passible d’une peine, car il est considéré comme « perturbateur et rebelle ». Comment peut-on dire que le juge est indépendant dans ce cas. Et je rappelle que cette note est à l’origine de beaucoup de dérives de la justice. Pour illustrer la dépendance de la justice de l’exécutif, je rappelle l’affaire Sider de Annaba, où c’est un directeur du ministère de la Justice qui ordonne le 17 février 1996 – une semaine après la note du ministre – au procureur de la République de la cour de Annaba de poursuivre en justice des cadres de Sider et il accuse nommément des responsables de la société, alors qu’un directeur du ministère n’a aucun droit d’agir ainsi, d’ailleurs même le ministre. Il ne suffit pas de décréter l’indépendance de la justice pour qu’elle le soit. Combien de juges ont été sanctionnés parce qu’ils avaient refusé de se soumettre aux directives et aux pressions de toutes parts. Je pense que l’indépendance de la justice passe nécessairement par une réforme radicale du système politique pour ne pas dire par le changement du système par un autre qui consacre la démocratie.

– Mais les officiels se targuent d’avoir assuré l’indépendance de la justice grâce, notamment, à la réforme du système judiciaire. Qu’en pensez-vous ?

Il y a un progrès sur le plan de la modernisation des infrastructures sans plus. Dire que la réforme de la justice a atteint cet objectif est totalement faux. Encore une fois, ce n’e sont pas les textes qui garantissent l’indépendance de la justice, mais plutôt une réelle indépendance du juge. Souvent ce dernier vient non pas pour juger, mais pour rendre un jugement pris à l’avance, en condamnant le prévenu en se basant uniquement sur le PV de l’enquête de la police judiciaire et sans preuve matérielle. Par ailleurs, la réforme ne viendra pas d’une commission de quatre-vingt personnes qui siègent au Club des Pins.

– Selon vous, l’institution judiciaire est-elle affectée par la corruption ?

Y a-t-il un secteur qui n’est pas gangrené par la corruption ! Il est clair que ce fléau a touché de plein fouet la justice. Parce que tout simplement la volonté politique d’éradiquer ce phénomène n’existe pas. Quand on lit dans les colonnes de la presse des affaires de détournement sans que la personne mise en cause saisisse la justice et que le procureur de la République ouvre une enquête. Ceci étant dit, il ne faut pas généraliser, nous avons des juges honnêtes et extrêmement compétents. Ce qui est dangereux avec la corruption qui touche le secteur de la justice, c’est qu’elle pousse le citoyen à perdre confiance en cette institution. Cela conduit vers la perte de l’Etat et y va de sa crédibilité. Le pouvoir ne peut convaincre qu’avec des actes concrets et prouver sur le terrain que la loi est au-dessus de tout le monde.

– Mais le président de la République a promis, à l’occasion de l’ouverture de l’année judiciaire, la création d’une commission pour lutter contre la corruption…

Encore, après la loi de février 2006, il parle d’une commission de lutte contre la corruption. La lutte contre ce fléau ne se fait pas à travers des textes de loi seulement, si la volonté politique ne suit pas. On parle de lutte contre la corruption lorsque la police judiciaire n’est pas soumise aux directives mais plutôt à la loi. Ils peuvent nous dire que la corruption existe partout dans le monde, certes, mais chez nous elle est générale et généralisée. Les quelques dossiers qui atterrissent chez la justice sont destinés à tromper l’opinion et montrer à l’étranger l’image d’un pays qui lutte contre la corruption. Mais cela ne trompe personne.

– Vous parlez aussi dans votre livre de la peine de mort…

Il faut ouvrir, dans l’immédiat, un débat national sur ce sujet qui permettra aux différentes catégories de la société d’exprimer leurs points de vue. Ma position là-dessus est claire, je suis pour l’abolition de la peine de mort, au moins pour trois raisons : dans le cas où il y a erreur dans le jugement rendu, on se donne la possibilité de se rattraper et d’éviter l’exécution d’une personne condamnée à mort à tort. L’Etat ne doit pas reproduire le même comportement que celui du criminel condamné. Je suis contre cette peine, d’autant plus que la justice n’est pas indépendante dans le sens de la Déclaration universelle des droits de l’homme et les conventions internationales ayant trait à une justice équitable.

Par Hacen Ouali


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14 Commentaires sur cet article

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  • Kara Fawzi
    3 novembre 2009 at 19 h 09 min - Reply

    Bravo, Me Aït Larbi, avec Bouchachi, Sidhoum, Ali Yahia, Fakhar, vous formez une équipe qui rend de l’espoir aux cœurs brisés; vous redonnez du courage même aux plus lâches parmi nous. Que Dieu vous protège et vous fasse vivre saint jusqu’à la mort de tous les dictateurs d’Alger !




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  • Koulou
    3 novembre 2009 at 20 h 41 min - Reply

    Quand un assassin prend la place de la victime et se réclame justicier et défenseur de la justice alors la il y a un vrai problème. On croit vivre dans une société de droit mais qu’on est-il réellement? Nous avons remplacé la Justice divine par une justice des hommes et voila le résultat. Quand l’être humain se substitut à DIEU et se proclame défenseur de la justice alors il faut s’attendre à des débordements ou des failles qui nuieraient à cette même justice. On a une charte et constitution divine c’est à dire le CORAN et la SUNNA. Mais on a préféré la justice des hommes. On a préféré singé le voisin au lieu de s’affimer comme nation du savoir divin. Et je sirote mon thé en attendant des jours meilleurs!!!!




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  • khaled
    4 novembre 2009 at 0 h 00 min - Reply

    – ou etait votre justice Mr Ait Larbi quand des dizaines de milliers d’algeriens ont ete deporte et forcer de vivre dans des camps en plain sahara?
    – ou etait votre justice quand les familles des kidnappes cherchaient en vain quelqu’un qui fera entendre leur voix?
    – ou etait votre justice quand des villages tout entiere etaient constament terroriser par les brigades special de Nezzar et lammari?
    – ou etait votre justice quand le droit du peuple au libre choix etait abuser?
    – ou etait votre justice quand la delegation de l’Eu presider par un Francais declarait la totale innocence des putshists a l’egard des massacres durant les 90s?
    – ou etait votre justice quand des milliers d’algeriens quittaient leur pays par peur d’etre tuer ou kidnapper?
    – Ou etiez-vous et ta justice tout ce temps la? pouvez-vous nous referer a une seule lettre portant votre denoncement?
    Je me souviens..vous et votre ami Saadi etiez cote a cote avec la Junta criminelle.




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  • Citoyens
    4 novembre 2009 at 11 h 34 min - Reply

    Voudriez vous svp publier cet écrit sur votre site, et ce afin de lui donner plus de visibilité sachant que votre site est riche de par les intervenants et les sujets abordés.

    “Mr Bouteflika, tolérez que les citoyens participent au combat que vous déclarez vouloir mener contre les corrompus et les corrupteurs”
    4 novembre, 2009 Posté dans Corruption
    Organisation de bénévoles anti mafia en Algérie (OBAMA)

    Monsieur le Président,
    Vous venez de déclarer à l’occasion de l’ouverture de l’année judiciaire 2009/2010 que la justice est le «Facteur d’attachement aux idéaux nationaux, la justice est ce moyen qui permet à la société de voir régner en son sein la stabilité et la sécurité. Elle est synonyme de vertu, tant elle englobe de hautes valeurs humaines et permet l’émergence de principes que sont la dignité, la fierté et l’amour de la patrie.»
    Vous avez ajouté que «Grâce à cet esprit de justice que se consolide la conscience qu’on a de l’intérêt national suprême du pays et c’est par son truchement que la société transcende les maux qui assombrissent le quotidien des citoyens, ces maux qui freinent son progrès et son développement tels l’égoïsme, le népotisme, la corruption, le pillage, l’agression et le viol.»
    «Grande est notre détermination à lutter contre la corruption sous toutes ses formes et ses manifestations. Nous avons élaboré des mécanismes législatifs et réglementaires qui seront bientôt renforcés par l’installation d’une commission nationale ad hoc. La justice et les lois de la République seront appliquées à toute personne rendue coupable de faits de corruption.»

    Nous voulons vous dire que nous serions fiers comme nous l’avions été quand en 1999 vous interveniez sur les chaînes de radio et de télévision pour nous dire votre détermination et votre combat de ce mal de l’Algérie contemporaine. Si ce que vous dites sera effectivement concrétisé dans de brefs délais nous vous applaudissons encore aujourd’hui, 10 ans après votre premier engagement.
    Nous souhaitons cependant vous dire que la Commission ad hoc que vous avez décidé d’instituer ne serait qu’un outil de plus parmi la multitude d’autres existants. Ce nest pas les cadres Algériens qui sont incompétents, ce n’est pas les textes qui sont confus, ce qu’il y a, c’est l’absence de contrôle rigoureux et sincère c’est ce qui aurait permis de combattre le mal. Les Algériens savent comment y procéder, ils savent comment mettre hors jeu la mafia qui sévit ouvertement dans les ministères, ils savent comment procéder pour combattre les corrupteurs étrangers. Ce qui leur manque c’est la volonté que vous venez d’affirmer solennellement et le feu vert qu’ils attendent de vous en tant que premier magistrat du pays.

    A l’instar des autres Gouvernements de beaucoup d’Etats arabes et étrangers, vous avez signé la convention onusienne en matière de lutte contre la corruption adoptée le 31/10/2003, ratifiée par l’Algérie et entrée en vigueur après la signature de plus de 120 pays.
    Dans le cadre l’Union africaine, vous a signé la convention sur la prévention et la lutte contre la corruption du 12/07/2003, entrée en vigueur le 05/08/2006.
    Vous avez promulgué et signé la loi N° 06/01 du 20/02/2006 contre la corruption. Quand bien même l’organe de gestion au niveau de la Présidence n’est pas encore désigné. Il n’en demeure pas moins que cette loi est un jalon indispensable, elle existe donc et elle s’impose à tous.

    Dans le prolongement de votre discours et des lois existantes, nous vous demandons de dynamiser la Cour des comptes, de libérer les organes administratifs et de sécurité qui agiraient comme une armée salutaire contre les indélicats et les fossoyeurs de l’économie et la morale algériennes. Vous savez très bien, et beaucoup d’observateurs locaux et étrangers le savent aussi, la situation de la corruption des fonctionnaires et des commis de l’Etat prend des proportions de plus en plus alarmantes. Les Algériens se demandent si tous les efforts consentis pouvaient ainsi se perdre dans le silence et dans l’oubli ?

    En tant que citoyens, informés, nous vous demandons le droit d’agir en catalyseur en tirant la sonnette d’alarme. Des mesures rapides, simples, d’éloignement par exemple sont des signes de bonne volonté et de bonne gouvernance. Les personnes dénoncées ça et là se doivent de recevoir le signal de sanctions éminentes afin qu’ils cessent leurs fourberies. Qu’ils soient à l’intérieur des administrations publiques ou en dehors des rouages de l’Etat. Vous le savez bien, ces commis de l’Etat sont censés le défendre ils doivent donc être au dessus de tout reproche. Vous en avez choisis quelques uns, vous leur avez donné une compétence, vous leur faites confiance, ils ont trahis votre confiance et celle du peuple ils doivent donc répondre et vite de tous leurs actes. Ne rien faire devant tant de dévoiements, c’est leur abandonner le pays et nous appréhendons des dérives tout aussi graves et impardonnables que les précédentes.

    Des cadres sincères, engagés font l’objet de pressions quotidiennes, délivrez les de leur position inconfortable, ils sont entre le marteau et l’enclume. Encouragez les dans la voie juste, donnez leur les armes pour se défendre de ceux qui tirent les ficelles, qui ne travaillent de l’intérieur que pour accroître leurs intérêts propres. Ces personnes sont connues des corrupteurs étrangers, ils symbolisent la face hideuse des rouages de l’Etat, qu’ils soient proches ou non du centre du pouvoir ils bénéficient parfois de la confiance des dirigeants et du peuple et ils en usent.
    Monsieur le Président tolérez que les citoyens participent au combat que vous déclarez vouloir mener contre les corrompus et les corrupteurs.

    Il est tout à fait certain que si comme dans bien des pays, les dénonciations, les critiques, les informations que véhiculent les personnes sont prises en charge avec intérêt, délicatesse et rigueur, des résultats auraient été enregistrés dans ce domaine, mais il n’en est rien. Chaque fait dénoncé dans la presse, dans les blogs, ou par courrier méritent d’être analysé et vérifié. C’est ainsi que les patriotes s’impliquent se sentent écoutées et les Etats, organisés, participent à la prise en charge de ce fléau qui rongent particulièrement les Etats de droit en gestation comme l’Algérie.
    Pourquoi cette note maintenant ? Le moment ne correspond nullement à quelle que stratégie ou une tactique, elle est opportune simplement du fait que la société a attendu pendant plusieurs mois que les structures de l’Etat compétentes prennent l’initiative. N’ayant rien vu se faire, nous prenons le parti de jeter ce pavé dans la marre, après votre discours dans lequel vous avez abordé la question.

    La situation est gravissime, nous n’avons pas la prétention de traiter de toute la problématique de la corruption, d’autres organes spécialisés devraient pouvoir le faire sans attendre.
    Nous nous sommes inquiétés de ce sujet sensible sur base de données récentes, réelles concernant un secteur en particulier. Il y en a d’autres encore davantage dépensiers, cependant il fallait bien le faire car, par inadvertance, des cadres algériens ont été témoins de scènes invraisemblables, où des chefs d’entreprises étrangères expliquaient comment ils sont devenus des fournisseurs incontournables moyennant de larges rétributions, à des Algériens, certains sont prestigieux et il est inconvenant dans le cadre de cette note de les citer, mais nos expertises des faits confirment l’existence de nids de malversations qu’il fallait mettre à nu.

    Ces avilissements de la chose publique, de l’Algérie, nous a poussé à nous y intéresser, c’est le moins que l’on puisse faire pour notre pays.
    Ces parasites «Algériens» procèdent d’une manière simple au courant des données, ils contactent les corrupteurs pour leur dire de «payer sinon ils n’auront rien», entendre par là ils auront aucun marché, leur langage est aussi brut, qu’inélégant et illégal. Les sociétés contactées certaines se taisent d’autres paient et ils obtiennent de manière déraisonnable des marchés qu’ils n’auraient pas pu obtenir si les lois algériennes sont respectées et les contrôles minutieusement opérés.

    Ces politiques maffieuses encouragées par le laxisme, de ceux dont la tache est de veiller à l’équité et au respect des procédures, coutent à l’Algérie des sommes importantes inutilement gaspillées.
    Si l’organe spécialisé de l’Etat, seul capable d’agir en la matière, appuyé par tous les autres moyens formels ou informels, est opérationnel, les sociétés étrangères ne profiteraient plus de nos lacunes et elles n’entretiendraient plus l’ambiance ainsi créée, pour enfreindre :
    -les règles de la concurrence,
    -les lois sur la corruption de fonctionnaires étrangers,
    -et les lois locales relatives aux marchés de l’opérateur public.

    Nous nous sommes livrés pour corroborer les faits, aux examens de dossiers d’actualité. Nous avons aussi examiné les cas semblables passés des derniers mois. Nous avons livrés nos conclusions nous pouvons dire, sans risque de nous tromper, que toutes les règles et les lois ainsi que la morale ont été bafouées de manière outrancière, et que l’Algérie paie cash les digressions des « parasites ». Par ailleurs ces mêmes corrupteurs gonflent imprudemment leurs prix en profitant encore davantage de la situation, de l’aubaine oserions nous dire. Ils sont également tout à fait lâches car ils n’hésitent pas à parler de l’Algérie en mal. Ils répandent malicieusement des rumeurs tendant à accréditer le fait que les appels d’offres en Algérie ne servent que de couvertures.

    Il faut avouer également que c’est une réalité malheureusement, comme l’attestent plusieurs cas soulevés. Nous vous demandons d’user de votre pouvoir auprès des organes compétents, non défaillants, de l’Etat pour corriger les grossières erreurs et diminuer la portée et les conséquences. Vous donnerez par cet acte de salut public, un signe et un avertissement à ces individus afin qu’ils cessent de voler l’Algérie.

    Cette note devait rester confidentielle, mais nous avons pris le parti de la rendre publique car nous ne faisons rien d’autre qu’appeler le nationalisme qui est en chacun de nous, pour donner la suite qu’il convient. La meilleure réponse étant d’ordonner la résiliation des marchés pour dol et incohérence, irrespect des lois locales, concussions et surfacturation. Les preuves sont accablantes, il suffit d’une simple comparaison pour que l’ignominie apparait dans toute son horreur. Nous ne souhaitons la prison à personne, mais nous estimons devoir demander que les étrangers soient sanctionnés pour avoir mis en place une organisation maffieuse qui leur procure des avantages exceptionnels en utilisant des Algériens avides de richesses.

    Dans les cas que nous avions examinés, ils ont instauré une situation de quasi monopole après avoir évincé pour des raisons obscures leurs concurrents. Il convient de préciser que la situation de monopole existe belle et bien. Ce constat facile à faire, est contraire aux dispositions de la réglementation. Cette situation monopolistique permet de facturer à des prix indus, que d’autres sources pourraient fournir à 40 ou 50% moins chers.

    Nous avons pris le parti de nous adresser à vous car au rythme où on va et à la manière dont nous agissons, du fait que les Algériens évitent de s’impliquer, nous pensons que le moment est venu de briser l’assujettissement qui laisse à penser, que les autorités sont d’un côté et les citoyens de l’autre. Une chose est sure nous n’avons pas une autre patrie, et forcément nous œuvrons, chacun avec ses moyens et là où il se situe, à établir et à renforcer l’Etat de droit, une manière populaire est simple de préserver l’intérêt général.

    Plusieurs voies mènent aux discrédits des institutions, et on ne peut se dire Algérien si on les laisse se répandre dans l’indifférence. Un blog est de notre point de vue un bon moyen de vulgarisation. Vous pouvez nous ignorer si cela vous dit, toutefois vous ne manquerez pas de conclure que nous véhiculons des éléments d’infractions établis ainsi que les circonstances factuelles objectives qui vous permettront de vous faire votre propre opinion.

    Lorsque la loi « Algérienne » a été promulguée le Ministre des Finances déclarait « L’Algérie a pris en charge la question des règles de l’éthique et de la déontologie en adoptant une loi contre la corruption. Il a ajouté que l’Algérie est l’un des rares pays dans le monde arabe et musulman qui dispose de mécanismes réglementaires de lutte contre le corruption ». Nous espérons que cette opinion et cet état d’esprit est encore d’actualité et qu’il est partagé par tous.Nous vous assurons que nous sommes mobilisés, et nous ne ménagerons aucun effort, chaque fois que possible, pour préserver l’intérêt national et nous continuerons à agir pour briser la loi du silence complice.




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  • Ma tête à couper !
    4 novembre 2009 at 15 h 27 min - Reply

    @ Mr D. Benchenouf – Mr S.E. Sidhoum.
    On m’a coupé la tête comme un vulgaire gallinacée : où est donc passé mon article intitulé ( PEINE DE MORT-Lisbonne provoque la polémique ) ?!
    Cela concernait le rétablissement de la PEINE DE MORT en UE, en cas, entre autres,  » de manifestations ou d’ insurrection. C’est donc un sujet en relation avec l’interview de Me Mokrane Aît Larbi . A tout le moins, peut-être pourriez-vous m’indiquer les raisons de cette mise au placard ?
    Cordialement.

    Source: Peine de mort : Lisbonne provoque la polémique .
    http://www.observatoiredeleurope.com/Peine-de-mort-Lisbonne-provoque-la-polemique.

    _____________________
    Non, cher frère, nous n’avons rien reçu comme texte.




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  • Pensee Libre
    4 novembre 2009 at 17 h 21 min - Reply
  • Ma tête à couper
    4 novembre 2009 at 17 h 32 min - Reply

    @Admi
    Mes remerciements pour avoir bien voulu me répondre.
    Cela me permet de rebondir sur cette affaire DE LA PEINE DE MORT. Au sujet de ce registre, Me Aît-larbi nous déclare :
    « Je suis contre cette peine, d’autant plus que la justice n’est pas indépendante dans le sens de la Déclaration universelle des droits de l’homme et les conventions internationales ayant trait à une justice équitable » ( dixit Me Mokrane Aît Larbi ).

    Cet acte de foi le place en décalage, si ce n’est une contradiction envers la Commission de Bruxelles qui s’est donc prononcé dans le sens d’un rétablissement de la peine de mort( quoique l’on puisse en penser des motivations de cette révolution des conventions internationales). Il aurait été intéressant de connaître le point de vue de cet avocat qui, se trouve en porte à faux avec un système politique qui prône un retour à une sanction pénale considérée comme « barbare » (dixit Me Badinter), le maître d’oeuvre de la suppression de cette peine capitale.
    Ne passons pas sous silence également , que le Droit islamique reconnait, sous conditions, l’application de la peine de mort.
    Cordialement

    Source: Peine de mort : Lisbonne provoque la polémique .
    http://www.observatoiredeleurope.com/Peine-de-mort-Lisbonne-provoque-la-polemique.




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  • Ammisaid
    4 novembre 2009 at 19 h 07 min - Reply

    Assalam, azul, bonsoir
    Oui, le système est pourri. L’Algérie est comme une figue sèche qui parait belle, lumineuse et solide de l’extérieur mais qui est pourrie, noire et vide de toute substance à l’intérieur (même les vers sont morts, ils n’ont plus rien à manger). Chanson de Da Slimane dhachou dhesseba inighem mith azdhagh adh ghess ethweka soufela yechvah yarkem ezdhakhel mitldidh yarka.

    L’Algérie attire toutes les convoitises. Elle nourrit tous les voleurs de la terre (qu’ils soient de l’intérieur ou de l’extérieur et souvent, les deux travaillent main dans la main).

    Elle possède un pouvoir mais son pouvoir ignore, et son peuple et son avenir. Le pouvoir s’était installé par la force, la violence, la ruse et le crime. Il faut appeler un chat un chat. Le noyau dur du pouvoir est sans pitié contre ceux qu’ils avaient menacé et qui risqueraient de les menacer. Ils sont ainsi fait !

    Leur théorie est simple, limpide et claire. Elle consistait et elle consiste, encore, à neutraliser par tous les moyens les opposants sincères: ceux qui risquent de leur faire de l’ombre, ceux qui veulent servir leur patrie, ceux désirent instaurer un justice réelle, ceux qui ne badinent pas avec nos valeurs, ceux qui veulent que toute cette pourriture cesse.

    Les moyens qu’ils avaient utilisé et qu’ils utilisent encore, sont tous connus. Ils sont connus par toutes et par tous (les Algériens et les étrangers). Ils sont utilisés par tous les tyrans, les despotes et les dictateurs que la terre a eu le malheur de connaître. Avant de les décrire, je vais citer ce ver de Mr Lounis
    Aït menguellat: ahkim our nes3ara ahkim anwa yaguadh ma yikim aya maghvounix ah ! Un pouvoir qui n’a pas de contre pouvoir, de qui va-t-il avoir peur, oh ! mon pauvre malheureux ! De qui ? Le contre pouvoir ceux sont qui : la liberté d’expression, une justice indépendante, la souveraineté populaire, les élections libres, l’alternance du pouvoir, une presse diverse, professionnelle, libre et qui ne quête que la vérité, l’homme qu’il faut à la place qu’il faut…

    Donc, ces moyens qu’ils ont utilisé et qu’ils utilisent, encore et encore, chaque seconde et à chaque souffle sont : l’assassinat pédagogique, justifié et accepté par tous et par toutes, sauf par sa famille ou par le courant idéologique au quel la victime appartenait (ni vu, ni connu, souvent ni procès, ni coupable, parfois ni corps, ni espoir de le retrouver et il concerne, en général, les opposants actifs: patriotes et révolutionnaires, journalistes, homme politiques, cadres, artistes…), les massacres à grande échelle (militaires contre opposants, civiles, jeunes révoltés…en somme frères contre frères, innocents contre innocents…), prisons (utilisation de la justice pour condamner ceux qui risquent de les déranger), la torture la plus abject, la plus humiliante et la plus barbare, placardisation des cadres honnêtes et incorruptibles, menaces de mort avec de préférences l’ouverture des portes de l’exil aux récalcitrants, slogans, promesses farfelues, exagérations et mensonges concernant leurs réussites économiques ou sociales, falsification de l’histoire (pour ces derniers moyens, ils utilisent les artistes, les intellectuels et les journalistes de la diversion qui veulent se nourrir, se loger et exister), l’infiltration et la manipulation des partis politiques qui résistent et qui refusent de se vendre, la propagation de tous les maux qui fragilisent le peuple (l’ignorance, le banditisme, la fraude, l’hypocrisie, le mal sous toutes ses formes, les maladies, la terreur, la délation, l’alcoolisme, la toxicomanie, le chômage, corruption, humiliation, le célibat et le divorce, la méfiance, les rumeurs, le suicide, les querelles, la division, l’extrémisme…), les attentats sanglants et barbares pour justifier l’état d’urgence et instaurer la terreur dans toute la société, l’invention de conflits et ensuite les attiser par la rumeur afin de les laisser pourrir (conflits ethniques, régionaux, identitaires…), la diversion pour faire oublier au peuple les raisons de ses deuils, des douleurs, de sa misère, de ses blessures, folies, de ses handicapés, de ses orphelins, de ses veuves…(main étrangère, hizb frança, la dst, le cia, le mossad, le berbèrisme, l’islamisme, les laïcs, les langues étrangères…) ETC.

    La liste reste ouverte et chacun peut la compléter à sa guise. Car, en réalité, il n’y a pas un Algérien ou une Algérienne qui n’est pas touché d’une manière ou d’une autre par la perversité de ceux qui nous gouvernent. Nous sommes toutes et tous malades du mal qu’ils nous ont, sciemment et douloureusement, inoculé.

    Le mal qui fait que nos coeurs, à des degrés différents, ont perdu leur innocence, leur humilité, leur fraternité, leur courage, leur volonté, leur tolérance, leur piété, leur sens de solidarité, leur espoir, leur
    rêve, leur dignité, leur liberté, leur intelligence, leur chaleur, leur douceur, leur tendresse, leur satisfaction (lekna3, alkana3a), leur paix, leur capacité à pardonner, à aimer et à aider son prochain, leur sérénité, leur joie…

    Retournons à nos valeurs ancestrales, aimons l’Algérie comme notre propre mère, cessons de dénigrer tous ceux ou toutes celles qui n’ont pas nos convictions ou nos croyances, unissons le maximum de ceux qui veulent offrir une chance à notre pays et à son peuple, pardonnons à ceux qui ont fait des erreurs, jugeons sans haine, ni désir de vengeance ceux qui étaient trompés par l’illusion du pouvoir et de la puissance, de la gloire et des richesses qu’il leurs a procuré, regardons notre passé avec sérénité et notre avenir avec espoir, mettons nous au travail tout de suite chacun là où il se trouve, rapprochons nos idées, cherchons dans la confiance et la fraternité notre unité, patientons mais agissons dans l’intérêt de notre peuple (même en s’occupant bien de soi, de sa propre famille, de ses voisins…), bannissons de nos coeurs la haine, la méfiance, l’intolérance…utilisons nos richesses (linguistiques français compris, culturelles, régionales, artisanales, politiques, idéologiques…) pour prospérer, s’ouvrir au monde, aux sciences, aux technologies…Avançons ! Avançons ! Avançons ! Vers la délivrance, lamoussalaha, la liberté, la dignité, la diversité totale et définitive, la modernité…

    Le pouvoir est un feu puissant dans la main de celui qui le détient, il ne brûlera pas, que seulement celui qui possède la foi de sidna Ibrahim que la paix et le salut de Dieu soient sur lui.
    Fraternellement à toutes et à tous




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  • Redman
    4 novembre 2009 at 19 h 46 min - Reply

    Salam

    N’est il pas sénateur ce Monsieur (Ait Larbi)???? depuis qu’il était avec le RCD???
    ou je me trompe?

    A+
    Redman




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  • Kara Fawzi
    5 novembre 2009 at 8 h 36 min - Reply

    voici un vers Al Khabar Ebdo où l’on peut lire l’interview donnée par M.Aït Larbi.
    Que ceux qui l’insulte injustement (pour avoir été au RCD, et peut-être même pour être née kabyle) le connaissent bien. Peut-être reverront-ils leur opinion.

    http://elkhabar-hebdo.com/site/news-action-show-id-231.htm




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  • Kara Fawzi
    5 novembre 2009 at 8 h 37 min - Reply

    « un lien vers Al Khabar » devrais-je écrire




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  • arezki
    8 novembre 2009 at 17 h 46 min - Reply

    azul.maitre ait-elarbi mokrane,senateur (tier presidentiel)nous parle du systeme pourri,c’est un peu bizarre tout ca.c’est peut-etre de l’oposition maison.fakou.




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  • kamel
    14 novembre 2009 at 2 h 58 min - Reply

    c est bien beau de jouer a l opposant alibi au pouvoir ,mais il ne faut pas oublier que mire ait larbi est un senateur designe par butef.
    Il est comme khalida c est pour cela qu il a ete ejecte du rcd




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  • Foucart
    16 décembre 2009 at 0 h 21 min - Reply

    Salut à tous,
    je ne sais si cela peut vous intéresser: le très néolibéral Sarkozy qui est en train de démolir notre République sociale et solidaire (Française) inventée en pleine guerre par le Conseil national de la Résistance, ce despote a décidé seul de SUPPRIMER le Juge d’instruction INDEDENDANT DU POUVOIR éxécutif. Ce Juge qui gêne tant dans les affaires politiques et/ou industrielles…Sûrement le genre de juge indépendant qui a émis un mandat d’arrêt contre Tipi Livni en Grande Bretagne…




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  • Congrès du Changement Démocratique