Édition du
25 July 2017

LE PRÉSIDENT DU TRIBUNAL DE CONSTANTINE AFFIRME : «Les attroupements de citoyens doivent être réprimés»

EMEUTES
L’Expression

Les magistrats exerçant au niveau de Constantine sont sortis frustrés de la cérémonie qui a eu lieu hier au Palais de justice à l’occasion de l’ouverture de l’année judiciaire. C’est l’allocution prononcée par le président du tribunal, M.H.Abd El Kader qui a été la source de cette irritation. Il a appelé les magistrats, la police judiciaire et les auxiliaires de justice à réprimer toutes les personnes qui s’adonnent à des attroupements même ceux organisés pour réclamer des droits légitimes. Etonnés par ces propos, les magistrats qui participaient à cette cérémonie, ont estimé qu’en tant que chef administratif, le président du tribunal a dépassé ses prérogatives. Il se serait ainsi immiscé dans la fonction des magistrats et dans leurs prérogatives surtout celles prévues en matière pénale. «C’est une ingérence dans les prérogatives des magistrats. L’article 147 définit clairement le rôle de chacun. Je suis scandalisé», a confié un magistrat.
Pour d’autres, l’allocution du président du tribunal est tout à fait contraire aux termes du discours du président de la République qui a appelé à respecter les libertés et les droits du citoyen comme l’atteste l’article 139 de la Constitution. S’inscrivant en contradiction avec les propos du président de la République qui insiste sur la rigueur de l’application de la loi, le président du tribunal de Constantine aurait outrepassé ses droits. C’est ce que déclarent les magistrats avec lesquels nous nous sommes entretenus. Certains qualifient ces propos de maladroits.

Ikram GHIOUA


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10 Commentaires sur cet article

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  • still
    5 novembre 2009 at 7 h 47 min - Reply

    Djazair edhilla wal mahana.
    Un président de tribunal français aurait honte de proférer de tels propos à l’ encontre des indigènes que nous étions …et que nous sommes toujours.Comme quoi, l’ersatz est toujours piteux même parmi les ennemis.




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  • Abdul
    5 novembre 2009 at 17 h 16 min - Reply

    ce type cherche juste a se faire bien voir par ses maitres,pour qu’ils lui jettent un os a ronger.Les doigts me brulent de balancer ce que je pense de cette justice mais je me ferais certainement censure.
    (desole pour les accents)




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  • Redman
    5 novembre 2009 at 21 h 13 min - Reply

    SAlam

    pour suivre les propos de Abdul –>> peut être qu’il a reçu des instructions, et faire tester l’idée, comme ça on deviendra comme la Tunisie!!!

    Quoi qu’il en soit, il est et il sera toujours chiyet!!!

    Redman




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  • El Houari
    6 novembre 2009 at 7 h 08 min - Reply

    En Algérie il apparait d’apres allocution qu’au sein du pouvoir il n’y a que deux groupes possibles

    1- il y a ceux qui ordonnent

    2- et ceux qui exécutent

    Ce président de tribunal se place au premier rang, et apporte la preuve qu’il n’y a pas de justice, mais seulement des tribunaux qui prononcent les décisions de justice qui elles sont prises par le premier groupe du pouvoir.

    Merci monsieur le président pour votre contribution a la vulgarisation de la justice en Algérie.




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  • Kara Fawzi
    6 novembre 2009 at 10 h 18 min - Reply
  • K..Seddiki
    6 novembre 2009 at 16 h 19 min - Reply

    A l’attention de Mr l‘administrateur,

    Je soumets à votre aimable attention cet article ; Vous verrez s’il est publiable .Pour ma part, je souhaiterais attirer l’attention des lecteurs sur les dangers actuels et à venir,si des garde-fous ne sont pas dressés par des gens sensés.

    Le « journal Echourouk » a publié une interview du journaliste –résident à Alger Paul Balta durant les années de plomb. Beaucoup de détails ont été apportés par ce franco –égyptien .Ce qui ne gâte rien, en effet ! Mais il cultive les défauts des deux peuples : vantardise, suffisance, manipulations et mensonges éhontés.
    L’on y apprend donc que ce journaliste du prestigieux « Le Monde » a élu domicile à Alger mais a compétence jusqu’en Egypte. Ce qui, vous en conviendrez, n’est pas chose aisée : Rendre compte successivement de ce qui se passe en Algérie,au Maroc ,en Tunisie, en Libye, en Mauritanie et en Egypte est une tâche qui n’effraie pas Paul Balta : Le besoin de sources d’informations – souci majeur des journalistes- n’effleure même pas le correspondant du « Monde » .Il le dit: l’information lui est donnée par la source elle-même : n’est –il pas le confident des colonels Boumediene et Nasser ?

    L’admiration qu’il voue à ces deux colonels n’a pas une explication rationnelle et n’obéit pas non plus à des faits d’armes dignes et authentiques : le colonel Nasser a été le premier à ouvrir le cycle des coups d’état que les masses populaires arabes n’ont pas fini d’ingurgiter .C’est en effet lui, le courageux,le symbole des arabes ( rapporté par des laudateurs intéressés) qui a renversé le vieux roi Farouk et plongé l’Egypte dans un état comateux dont elle ne s’en sortira jamais. On voit,en effet, le rejeton de Moubarak se préparer à occuper le fauteuil de son papa chéri- à l’image d’un autre voisin, fils prodige lui aussi d’un général, Assad de son nom,auteur devant l’éternel d’une transmission d’une République à son fils.
    Kadhafi s’y prépare aussi, après avoir- au nom du panarabisme alors à la mode- renversé un autre vieux roi Idriss (algérien celui-là,de Mostaganem pour être précis) tandis que le notre, à défaut d’une progéniture qu’il n’a pensé à engendrer auparavant,se préoccupe de léguer la République Algérienne à son frère bien aimé .
    Revenons à notre génial journaliste résident du « Monde »qui se targue d’obtenir des renseignements à la source. Il veut dire que ce sont les chefs d’état qui lui donnent la primeur de l’information .Il oublie –ou feint d’oublier- que les chefs d’ état ne font pas de confidences mais manipulent à outrance pour atteindre leurs objectifs.
    Tous les plus de quarante ans se souviennent du fameux « Ekteb, y a si Paul Balta ! »lancé par Boumediene en direct à la télévision,alors qu’il recevait l’aspirant Kadhafi,en difficulté avec feu Sadate. Le dictateur algérien voulait, par cette apostrophe, indiquer au monarque voisin qu’il disposait d’un appui important, via les immenses réserves financières libyennes ; Boumediene ne se contentant point du désastre qu’il a provoqué en expulsant, du jour au lendemain, des milliers de résidents marocains, démontrant ainsi sa faiblesse criarde devant l’intelligence de Hassan II qui a initié la marche verte.

    Ironie du sort (ou humeur du destin) Kadhafi est frappé durement par l’armée égyptienne (Sadate excédé, voulait détourner l’attention de son peuple).A juste titre, Kadhafi se tourne vers Boumediene pour lui demander la réciprocité, en appliquant sa fameuse phrase : « Qui frappe l’Algérie, frappe la Libye !! »
    Boumediene –tout aussi prévoyant que lors de la marche verte marocaine- était dans ses petits souliers. Tel est pris qui croyait prendre, dit l’adage !

    La deuxième histoire dans laquelle « Si Balta » s’est fourvoyé tout aussi « journalistiquement » remonte à deux années plus tard : Voyant Boumediene et son régime courant tout droit vers la soviétisation – donc à la mort de l’Algérie !-Les présidents
    Ferhat Abbas et Benyoucef Benkhedda prennent leurs responsabilités (et corrigent un tant soit peu leurs égarements de 1962)en lançant un appel courageux contre le pouvoir despotique de Boukharrouba Mohamed Ben Brahim alias Houari Boumediene,en demandant à ce que peuple algérien puisse s’autodéterminer . Cet appel auquel s’est joint Ait Ahmed a eu des répercussions internationales immenses que seul Paul Balta a refusé de voir. La communauté internationale réalise enfin que c’est uniquement du bluff et q’il s’agit tout simplement d’un petit dictateur, comme tous les autres régimes africains soutenus par les services français.
    Emboîtant le pas à son « hôte »qui sillonne le pays dans l’espoir que cet appel soit limité (Boumediene disait et répétait à travers le pays qu’il s’agissait d’une cartouche mouillée et que ses auteurs-réactionnaires (terme à la mode) ne pouvaient absolument rien contre son pouvoir. Il prend tout de même la précaution de placer « en résidence surveillée o »ces vénérables personnalités. Elles n’ont sortiront qu’une fois Chadli Bendjedid installé président de la République (après 5 longues années).
    Notre Paul Balta national s’occupe, lui, de dénaturer le sens de cet appel historique en écrivant dans « Le Monde » de Beuve -Mery qu’il s’agit en fait d’un appel émanant de gens oubliés de l’Histoire, dépassés par les événements,que la majorité des algériens (très jeune)ne saurait suivre. Il s’agit en fait, –a-t-il précisé, de gros possédants qui refusent le socialisme scientifique de Boumediene : Ce sont des gens réactionnaires !! On en redemande !
    Une troisième folie de ce journaliste-résident qui ne peut être oubliée concerne le mouvement démocratique enclenché par le Mouvement Culturel berbère MCB des années 80 : Ayant forcé certainement sur la « cuvée du président » (très demandée à l’époque)il ne s’est pas privé d’affirmer tout bonnement qu’un soulèvement populaire pour la liberté et la démocratie en Algérie était impossible !!
    Il donc rejoint son véritable camp : celui des suceurs du sang des peuples. Pour faire plaisir
    A ses commanditaires, il est allé plus loin en déclarant tout honte bue « que les Kabyles » ne représentaient que 6 millions sur les 20 millions que comptait l’Algérie en ce moment là ! De simple correspondant, Paul Balta est devenu spécialiste des statistiques nationales !
    Ecoeurés par tant de lâcheté, certains militants démocratiques se sont dirigés alors vers le siège du jour « Le Monde » à Paris pour l’occuper un certain moment et crier leur honte et leur ressentiment devant tant de haine de ce journaliste au service des fossoyeurs de la démocratie.

    Aujourd’hui, nous pouvons constater de visu les « bienfaits » de ces « dictateurs du dimanche » sur apprentis sorciers Boumediene et Nasser et leurs semblables. Leurs peuples : il suffit de revoir quelques images des télévisions algérienne et égyptienne des années antérieures à l’arrivée de ces lascars –gibiers de potence (si cela était possible) au pouvoir par la force des armes, pour constater combien il y a eu régression ! Dois je ajouter que les peuples algérien et égyptien sont proches d’une guerre, à cause d’un match de foot bal !! Oui, ils sont prés à s’entretuer pour un match de foot bal ! Voila ou les ont conduits les apprentis sorciers dictateurs avec la complicité des services français.




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  • El Houari
    6 novembre 2009 at 21 h 53 min - Reply

    Mr K. Seddiki,

    Votre commentaire n’a pas sa place dans cette page.

    Choisissez la bonne page pour vos critiques mais soyez plus convainquant et réaliste ne donnez pas dans la rumeur.

    Je ne pense pas vous apprendre grand chose en vous disant que ce n’est pas en insultant qu’on démontre qu’on a raison, ou qu’on détient la vérité.

    D’ailleurs pour moi il n’y a pas une vérité, mais des histoires véridiques qui sont détenues par plusieurs personnes témoins des faits.

    Votre commentaire fait plutôt dans la diffamation et n’apporte aux lecteurs aucun témoignage ni affirmation basée sur des témoignages, il exprime une vision de votre manque de discernement.

    Je ne partage pas du tout votre point de vue, quant aux rumeurs que vous essayez de semer. Sachez que seul les faits perdures, un jour peut être vous, moi, et tous les Algériens aurons accès aux archives de notre pays et personne ne pourra alors cacher l’histoire véridique.

    Et toutes les personnes qui ont participés à vouloir changer l’histoire seront dévoilées au grand jour.

    mais aujourd’hui, Il vous suffira de consulter les journaux officiels de la République Algérienne Démocratique et Populaire pour déjà faire la part des choses.

    Il apparait clairement et par écrit a travers les textes de lois, ordonnances, décrets….qui de nos responsables de 1962 a ce jour défendait l’Algérie et qui la trahissait en la bradant au profit de puissances étrangères.

    Le dialogue, l’échange de point de vue, le respect mutuel est la voie la plus constructive pour avancer. Alors avançant




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  • still
    6 novembre 2009 at 22 h 05 min - Reply

    « Boumediene, Nasser et Paul Balta: le cocktail qui a cause la régression du monde arabe…et amene (post mortem pour les deux premiers) les peuples algérien et égyptien a s’entretuer pour un match de football. »
    Une manchette en gros caractères digne du chiffon appelé Echorouk.
    Le regime actuel et le président du tribunal objet de l’article ci-dessus en sont sortis indemnes.Ce dernier aurait-il suggere cet écran de fumée ou fut-il spontanement secouru par un de ses pairs ?




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  • K..Seddiki
    7 novembre 2009 at 18 h 58 min - Reply

    Cher Mr El Houari, je vous demanderais de relire mon texte et secondo, il y a un administrateur du QA ,habilité à accepter ou à refuser un article .Sans rancune KS




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  • thirga
    9 novembre 2009 at 19 h 10 min - Reply

    A lire de tels horreurs, on peut mesurer le désaroi du Dr Messaoud Djennas, un ancien supplicié de Massu et cie, qui cite Ferhat Abbas : « J’ai toujours été un homme épris de liberté, de démocratie et de légalisme, dans un Etat de droit. Durant mon long combat contre le régime colonial, j’ai fait appel, des décenies durant, au cœur et à la raison des gouvernements français, pour les amener à admettre qu’il était dans l’intérêt de la France et des Français d’Algérie eux-mêmes de reconnaître aux musulmans les mêmes droits qu’eux. En vain ». et dans le meme esprit qu’un demi siècle après que le Dr Djennas s’adresse à notre pouboir autoritaire:  » je me tourne aujourd’hui vers les responsables de l’Etat algérien. Je les adjure de mettre enfin un terme aux indicibles souffrances de leurs compatriotes, faits de la même chair qu’eux et adorant le même Dieu. Les 1er et 8 Mai 1945, les Algériens ont crié : « Basta ! » face au colonialisme oppresseur. Le 5 octobre 1988, la jeunesse algérienne a également lancé un déchirant et pathétique : « Basta » à la « hogra », dont les seuls responsables étaient, cette fois, leurs frères au pouvoir depuis 1962. En vain ! Je m’adresse de nouveau aux maîtres de ce pays, avec toute la force de mes convictions humanistes et toute la charge émotionnelle de la foi religieuse d’un musulman s’adressant à ses coreligionnaires, pour leur dire : « De grâce, un peu de commisération et de compassion pour vos frères de sang et de religion ! » Est-il difficile, en terre d’Islam, de pratiquer une politique humaniste, où la justice, la dignité, les libertés démocratiques, la tolérance, ne seraient pas de vains mots, des vœux pieux ? Nos dirigants politiques, à tous les niveaux, peuvent-ils trouver le sommeil, la conscience tranquille, alors que leur peuple vit une situation dramatique… ?
    Publié dans Elwatan du 8/11/2009.




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