Édition du
30 March 2017

La langue, l'identité et …la sérénité.

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Le Quotidien d’Algérie
par Salim Ahmed-Nacer

La langue est un moyen de communication multifonctionnel ; un outil pour un discours politique, pour une exposition d’une analyse scientifique, aussi pour une expression sentimentale. C’est la matrice dans laquelle se meut notre cognition collective. Elle est le socle stabilisateur du système socioculturel d’une société.
Une personne qui ne peut exprimer et extérioriser son état émotionnel par manque linguistique, ne pourrait se libérer puisqu’elle est prisonnière d’elle-même, le cas de l’algérien. La réputation d’être nerveux ne surgit pas du hasard. L’outil linguistique perfectionniste nous fait défaut, une tare qui nous prive à développer un concept idéel quelconque. Vu le totalitarisme régnant en Algérie, que se soit à la maison, à l’école, là où on va, il y’a un chikour au comportement arbitraire, il est donc impératif que dans une telle atmosphère notre réservoir linguistique se réduise à un minimum vital qui nous assure juste à fonctionner au quotidien pour survivre. Je pourrais même prétendre que cette réduction linguistique est la source principale de nos maux. Et aussi la cause de notre impuissance envers nos souffrances, car il nous échappe de les traiter selon les normes du débat et de la rationalité. Par ceci on est damné à un fonctionnement instinctif et superficiel. On le voit bien, une économie au niveau trabendiste, tous les secteurs manquent de professionnalisme, même l’opposition politique ne fait que râler. Que du superficiel et du bricolage.
De ma part je crois qu’une étude statistique objective sur le choix de la langue par le peuple algérien, mènerait indubitablement vers l’arabe. Quoique génétiquement 75% de la population sont non-arabes (berbères). Les facteurs socioculturels qui conditionnent ce choix sont surtout d’ordre cultuel, c’est le coran qui a arabisé les berbères et non les arabes. Par conséquent, la culture berbéro-musulmane est fondée sur une arabité coranique et non pas arabe. La langue arabe est la seule qui fait vibrer les cordes les plus sensibles qui constituent l’âme algérienne; par contre la langue berbère est notre référentiel identitaire. Voilà les deux langues qui composent notre espace naturel linguistique. Sans intentions haineuses je dirais que la langue française s’est greffée à notre corps linguistique comme un parasite. Pour ceux qui aiment soigner cette langue, je ne leur souhaite que du succès dans leur entreprise; mais là à vouloir l’imposer à tout un peuple dont le besoin n’est point substantiel, c’est du totalitarisme intellectuel vulgaire.
Vous affirmez que la langue française est en déperdition totale, peut-être au niveau international mais pas en Algérie, puisqu’elle est imposée déjà précocement aux cours primaires. Après 1962 tous les moyens étaient bons pour assurer un minimum d’instruction, on devait tout prendre même les cordonniers égyptiens, on était 60 élèves par classe. La situation était dure, au départ des français il y’avait plus de 90% d’analphabètes algériens. Qu’auriez vous fait avec un peuple pareil ? Difficile sans ingénieurs, sans techniciens, sans compétences. D’ailleurs le drame se poursuit jusqu’à nos jours présents, l’incompétence nous rit de tout bord.
Bientôt 50 ans après l’indépendance, une certaine intelligentsia s’est formée et je ne crois pas qu’elle va lâcher le morceau car l’injustice est le germe principal pour féconder une révolution, un changement, du nouveau. Un processus naturel, certains l’appellent évolutionnisme, d’autres le perçoivent comme lois divines. Moi je l’appelle perfectionnisme. Le changement est inéluctable, je ne le dis pas pour chatouiller mes illusions et mes espérances. Il faut être aveugle pour ne pas voire toutes ces anomalies au sein de notre société, ces ingrédients aux odeurs qui présagent l’incontournable.
L’Algérie de demain est à nos portes, embrassons la, aimons la, chérissons la. Il ne faut plus qu’elle saigne, terre martyre, il ne faut plus qu’elle pleure, terre généreuse.

Fraternellement

Un algérien du ghachi


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130 Commentaires sur cet article

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  • BRAHIM
    7 novembre 2009 at 12 h 34 min - Reply

    Ok @Salim Ahmed-Nacer je suis à 100 % d’accord avec toi. D’ailleurs moi je te propose de créer une association pour faire pression dans le but de supprimer les résidus de français qui persiste encore çà et là dans notre pays alors que le pouvoir a arabisé l’administration, l’école et les universités. Je ne comprends pas cette façon honteuse des algériens à vouloir à tout prix essayer d’apprendre une langue étrangère, surtout une langue coloniale. Je pense qu’il faut absolument continuer à faire pression pour que toutes les discussions dans les négociations de nos contrats internationaux surtout chez Sonatrach, que les conférences scientifiques internationales qui se déroulent chez nous ne se fassent plus en français ou en anglais mais en arabe. De toute façon, les derniers Mohicans qui utilise le français ou l’anglais sont vieux et ils vont tous mourir et nos jeunes qui se sont éreintés inutilement à maîtriser un peu plus cette langue coloniale ou même l’anglais sont tous parti. Mais heureusement pour l’Algérie ils ne veulent plus revenir. Bon débarras. ! D’ailleurs il existe de moins en moins de professeur de français et presque plus de professeur d’anglais. Heureusement car c’était un danger pour la langue arabe. Ouf. Et pour continuer, je te propose donc que l’association que l’on peut créer fasse pression pour que le « hizb françà » n’ait plus d’influence sur le pouvoir pour rendre plus aisée sa décapitation prochaine. L’Anglais doit s’imposer à tout prix à la place du français. Oh la la. !! Je rêve de connaître l’Algérie à l’heure de l’anglais. Tu t’imagines les Algériens en train de parler comme les américains et les anglais. Ce sera formidable et même les vulgarités vont disparaître de leur langage. On n’entendera que des : please, thank you, your welcome, i love you. Et oui, on pourra même dire je t’aime en Anglais à notre femme sans rougir ni perdre sa dignité.




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  • admin
    7 novembre 2009 at 16 h 22 min - Reply

    Le débat démarre, ou décolle, devrais dire, sur les chapeaux de roues. Esperons qu’il sera serein et fructueux.
    J’aimerais, pour ma part, poser une question. Liée autant à la cognition qu’a l’affect. Si tant est que nous pouvons scinder les deux. Pourquoi certaines langues, les vernaculaires notamment, ne peuvent exprimer certains concepts abstraits. Est ce que l’explication se trouve dans le fait qu’elles n’aient pas suffisamment évolué, ou serait-ce que les communautés qui les utilise n’ont pas pu, elles même, évoluer, ni faire évoluer leur langue.
    Prenons l’exemple du berbere. Qu’est ce qui explique que cette langue ne peut exprimer, ni même traduire des concepts philosophiques ? Par exemple.
    Qu’est ce qui explique qu’un berberophone ne peut traduire un traité de philosophie en berbere, alors que lui même est un professeur de philosophie, qui enseigne la philosophie dans d’autres langues que la sienne propre ? Cela est-il dû à la pauvreté relative du vocabulaire, de sa sémantique, du contexte historique, de sa pragmatique, ou de quoi d’autre.
    Il serait utile que nous puissions en discuter, sans trop élever le débat vers des niveaux que nous ne pourrions plus suivre, mais surtout dans la sérénité, et dans une saine recherche de la vérité, sans manipulation , ni coups fourrés. Mais sans complexe non plus.
    Merci
    DB




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  • Ammisaid
    7 novembre 2009 at 16 h 55 min - Reply

    Le berbère est comme un trésor qui n’est pas exploité. La profondeur de certains de ses mots, de certains de ses phrases et de certains de ses proverbes peuvent à elles seules résumer un traité de philosophie d’aristote ou de quelque autre philosophe des lumières, lesquelles, ne sont peut-être en réalité que des ténèbres. Une chanson d’Aït Menguelat peut se dilater jusqu’à devenir un traité de philosophe sur l’amour, l’émotion, la politique…Plusieurs fois, en l’écoutant, je me suis retrouvé dans des lieux inexplorés et impossibles à décrire fidèlement dans n’importe quelle langue (al3alem alghuayeb). Je savoure et je reviens tout transformé. Le développement d’une langue ne pourra jamais se faire sans le développement de l’Homme. Alors libérons et libérez le génie de l’homme, toutes les langues parlerons le même langage.
    Wassalam




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  • tara
    7 novembre 2009 at 20 h 00 min - Reply

    Monsieur Benchennouf,
    Je vous reponds si vous permettez.
    Le berbere peut tout exprimer. Si L’anglais peut le faire le berbere le peut aussi. C’esi aussi simple que ca
    Mais le berbere (l’humain) n’a pas ete forme pour ca.
    Je reprends le meme commentaire ou je corrige quelques erreurs.

    Feu Mammeri a ecrit sa fameuse Tajerrumt (grammaire kabyle) en kabyle. On pouvait dire qu’on ne pouvait pas exprimer les conceptes de grammaire en kabyle. Mais si.
    Mais il est des berberes qui ne peuvent exprimer la simple idee vitale de demander de l’eau s’ils ont soif tout simplement ils ont oublie leur lanque ou n’on jamais eu la chance de l’apprendre parce que leur parents ou arriere grand parent l’ont tout simplement oublie. Vous par exemble Monsieur Benchennouf.
    Il est meme des berberes qui combatent cette langue jusqu’a ca decimination en faisant tomber un arbre sur la route pour tuer un grammairien. C’etait l’histoire du petit cheval blanc. Il mourut tous derriere et lui DEVANT.
    Tanemmir Monsieur Benchennouf




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  • thirga
    7 novembre 2009 at 20 h 39 min - Reply

    Si pour Sartre « l’existence précède l’essence » et que l’homme existe mais ne se donne une essence que par ses actes, le Berbère (Kabyle) le résume par « Lemri b’argaz edwaydh » autrement dit l’Homme existe dans le regard de son vis a vis. Malheureusement certains s’achanent à détruire une immensité culturelle et identitaire qui les a enfanté et sont bien qualifiés par notre Saint Coran « Somyoun, boukmoun, 3myoun »




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  • admin
    7 novembre 2009 at 21 h 11 min - Reply

    @ Tara
    Ne faites pas une lecture tendancieuse de ce que j’ai ecrit. Je n’use pas de procédés chafoins pour dire ce que je pense. J’use, à bon escient, d’une certaine délicatesse de ton, pour ne pas brusquer des susceptibilités que je comprends très bien par ailleurs. Ne lisez dans mon commentaire que ce qui y est écrit, et ne me faites pas dire ce que je n’y ai pas dit. Croyez bien que je ne me gênerais jamais pour exprimer ce que je pense, sauf lorsque je crains de blesser des justes et des sincères.
    Ce que je voulais dire, et j’ai usé de termes assez simples, est que je ne comprenais pas que certaines langues vernaculaires, ou dialectes si vous preferez, ne parviennent pas à exprimer certaines abstractions. Peut être, tout simplement, qu’elles n’en ont eu jamais besoin. Ou pour d’autres raisons qui n’ont pas forcément une relation avec le niveau de developpement d’une société ou d’une autre. Le meilleur exemple pourrait se trouver dans un citoyen américain, qui manipule des engins electroniques de dernier cri, qui conduit des avions, qui est capable de choses absolûment fantastiques, et qui n’est pas en mesure de saisir le sens d’une démonstration philosophique, tenue par une personne qui a vécu en Grèce il y a 2500 ans.

    Prenons un exemple. Prenez une oeuvre d’Aristote! La « Physique » par exemple. Donnez la à traduire à deux traducteurs , dans n’importe quelle langue. Normalement, les deux versions devraient être exactement similaires, hormis quelques nuances dues à la preception propre du traducteur, sur certaines subtilités. Mais même en tenant compte de cela, la difference devrait être insignifiante. Pour des raisons évidentes liées à la structure de la langue utilisée, et à toutes ses règles.
    Procedons de la même manière avec le berbere. Prenons deux traducteurs berberes, et demandons leur de nous traduire la Physique d’Aristote.
    Deux questions se posent, que j’ai posées dans mon precedent commentaire, et que vous avez mal appréhendées:
    1/ Est-ce-que la langue berbere permet de traduire ce genre de traités?
    2/ Est-ce que les deux traductions seront similaires?

    Et dans le cas de réponse négative, pourquoi?

    Et ce sont les questions que je me pose, et auxquelles je voudrais qu’on apporte des réponses claires, logiques, dépassionnées, et sans arrière-pensée d’aucune sorte. Ce n’est que comme cela que nous pourrions avancer, et ne pas nous embourber dans les lieux communs propices à la manipulation, et à la désinformation.
    Sincèrement et cordialement
    DB.




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  • BRAHIM
    7 novembre 2009 at 23 h 57 min - Reply

    Cher @adm DB, vous posez la bonne question mais est-ce le moment ? Si c’est oui, alors permettez-moi de prend part au débat, car j’ai pu échapper, l’espace de la rédaction de mon article à ma « guezana ». Et puisque vous revenez sur ces questions d’identités, je vais mettre les pieds dans le plat. Je vous ai conseillé de laisser cela aux historiens et aux spécialistes, mais pas aux profanes comme moi. Mais puisque vous persistez et suscitez le débat, je me lâche. D’abord quelques affirmations qui me semblent, à l’évidence, « incontestables » à l’heure où l’on parle :
    1/ Les arabophones sont plus nombreux que les berbérophones. D’après mes connaissances (qui peuvent être corrigées le cas échéant par les internautes), il ne reste plus que 30 millions environs de personnes qui parlent encore le berbères dans le monde. En Algérie, il y a en encore autour de 9 ou 10 millions avec des variantes kabyles, chaoui, et touareg notamment (dont moi BRAHIM, kabyle qui ne parle pas d’une manière parfaite ma langue car je manque un peu de vocabulaire et vous comprendrez pourquoi un peu plus loin dans le texte).
    2/ Cette proportion d’aujourd’hui n’était pas celle d’il y a quelques millénaires. Car , avant l’avènement de l’islam, la zone berbère concernait les populations qui s’étendaient du vaste territoire du Maghreb actuel jusqu’à la partie ouest de la vallée du Nil en Egypte, d’après certains anthropologues et historiens. Alors que la zone des populations arabophones constituait la partie géographique du monde bordée par la mer rouge et le golfe d’Aqaba à l’ouest, par le golfe d’Aden au sud-ouest, par l’Océan Indien au sud, par la mer d’Arabie au sud-est et par le golfe d’Oman et le golfe Persique à l’est. Alors la question que l’on doit se posé est évidente : pourquoi aujourd’hui, il y a de plus en plus d’arabophones et de moins en moins de berbérophone dont l’écriture, le Tifinar , a été fort jalousement gardée par les berbères d’Afrique du nord, notamment les Touaregs ? (Heureusement qu’il y a les Touaregs et quelques militants et défenseurs de la langue berbère qui sont là pour l’empêcher sa mort. Une langue qui meurt fait disparaître avec elle une partie de l’humanité. La réponse à la question de cette « insolite » proportionnalité est développée ci-après).
    3/- Grâce à l’avènement de l’islam, l’arabe s’est développée non seulement du fin fond de l’Egypte jusqu’à l’extrême ouest du Maroc mais aussi dans d’autres régions du monde comme les pays africains au sud du Maghreb et même en Asie. Les pays qui ont adopté cette langue, l’on fait surtout pour accéder à l’islam. Il est presque certain, à mon avis, « toute chose égale par ailleurs », que sans l’islam, la langue arabe serait restée cantonnée dans sa propre zone géographique naturelle. D’après certains, cette propagation s’est faite d’une manière pacifique, pour d’autres non. Je suis incapable de répondre à cette question, je ne suis pas « historien expert ».
    4/- La langue arabe est considérée, et se veut, comme plus évoluée que la langue berbère. C’est le résultat de la volonté politique de la puissance arabo-musulmane (grands commerçants et voyageurs, soit dit en passant) qui ont occupé et qui se sont implantées dans notre pays. L’absence de cours histoires dans les écoles, l’absence de médiatisation et reconnaissance de notre langue amazigh, de son art, de son architecture et de son âme ont fait le reste et ont eu raison de sa décadence. Mais dans tout çà, même avec la domination économique et politique, la langue arabe n’a pas apporté un plus à notre pays, en dehors de la régence d’Alger durant la période ottomane. Donc, pour l’apport de la civilisation arabe, paradoxalement les résultats ne sont pas extraordinaires. Les turques ont fait le vrai « travail ». De plus, toutes les tentatives de modernisation de la langue arabe pour accéder à la science et à la technologie (en dehors de rares pays comme la Syrie, notamment), Il faut admettre que l’idée de progrès au sens concret du terme est complètement absente. Pour l’islam par contre, il y a eu un impact certain, c’est évident. Mais, Le développement de cette belle langue arabe a été malheureusement, de mon point de vue, ralenti à cause de son « idéologisation » à outrance au regard de l’islam. Les gouvernants arabes ont mis et mettent plus de budget et de ferveur pour la propagande et la propagation territoriale de l’islam que pour la modernisation de la langue arabe elle-même (C’est mon avis ) . Ils oublient que le développement de la science au 11 et 12 ème siècle n’a été possible que grâce aux savants arabes audacieux qui ont su inventé des méthodes et qui ont su capitaliser les techniques et les progrès développés par d’autres civilisations de l’époque (médecine, sociologie, mathématiques etc..). Pourquoi, ce ne serait plus possible aujourd’hui ???? Personne n’a la volonté, aujourd’hui, de détacher un tant soit peu l’arabe de l’islam. Alors que ce n’est pas l’évidence pour d’autres langues. Chez nous et dans le monde arabe, l’équation arabe = islam est un axiome, voire même une vérité divine (Sebhane Ellah). Alors qu’il existe des arabes chrétiens, par exemple. Moi, je suis persuadé que la « promiscuité » entre l’islam, la science et la rationalité est possible mais les peuples arabes et leurs dirigeants, contemplatifs et auto suffisants, trouvent leur compte dans le « statu quo » et n’hésitent pas à considérer que le summum de la langue arabe est déjà atteint grâce à l’islam. C’est le « nirvana » quoi. Le but est atteint, il ne faut donc pas aller plus loin. Ils ne veulent pas retenir les leçons du 11ème siècle et 12ème siècles. Mais c’est leur problème. Il faut tout le temps rappeler à nos inconscients dirigeants, les œuvres architecturales de l’époque faites par des arabes (exemple la magnifique mosquée de Cordoue, les œuvres artistiques, les arts décoratifs, la calligraphie, les progrès impulsés à la science par les savants arabes en médecine, en mathématiques etc…) alors qu’aujourd’hui on est incapable de fabriquer même une bicyclette. Résultat final on ne pas s’empêcher de dire : quel gâchis !
    5/ La « mystification » que l’on veut faire admettre aujourd’hui dans notre pays c’est de faire croire que le berbère n’est pas une langue ni une civilisation, que cette langue ne peut pas évoluée et qu’elle a atteint ces limites. Cela ne veut pas dire que les berbères sont supérieur au Arabes et qu’ils sont capables de fabriquer et d’envoyer une fusée sur la lune mais cette attitude négative envers eux dure déjà depuis la « question kabyle » en 1947 et l’avènement du panarabisme ( Messali Hadj voyait déjà à l’époque dans la berbérité le syndrome d’une contre-révolution périlleuse pour la « Umma « , alors que le problème c’est la France).
    Il faut que je m’arrête car l’administrateur me dira que je vais un peu trop loin. Mais, je rappelle que c’est lui qui nous invite à parler de notre identité et de notre langue. L’identité cela va du 4ème millénaire avant jésus christ à….. 2009. Il faut assumer. Certains me diront : « puisque que nous sommes tous des berbères islamisés à quoi çà sert de revendiquer un particularisme ». C’est là la grande arnaque. Je répète que la « proportionnalité actuelle » dans notre pays entre berbérophone et arabophones n’est pas un hasard. Je n’hésiterais pas à dire que cette inversion est de la responsabilité des berbérophones eux-mêmes. Car ils n’ont pu ni su résister aux invasions qui se sont succédées depuis Rome. C’est vrai qu’ils ont su plus ou moins bien gérer l’invasion romaine et française, donc les extrêmes, mais ils ont été abusé par « l’intention » des colonisateurs « intermédiaires » (les arabes et les turques, notamment). Voir à ce sujet une des pièces de théâtre de l’époque de Slimane Benaîssa, homme de théâtre, et plus récemment encore une vidéo intitulés « mes ancêtres les berbères (djeddi par slimane benaissa) » http://www.youtube.com/watch?v=H24rH3zCSns Mais paraît-il il ne faut pas parler « d’invasion » pour les arabes et les turques car cela s’est fait sans effusion de sang et pour le bien du peuple algérien qui a très bien « accepter » l’apport « civilisationnel » extérieur.
    CONCLUSION, et c’est le plus important : l’Algérie est en majorité arabophone, c’est vrai. C’est aussi un peuple à majorité musulmane, c’est vrai. Mais un Etat (ou des hommes politiques) qui se respectent, se doit de reconnaître qu’il existe une bonne partie du peuple (le tiers environ) qui utilise une langue qui est la sienne qui est fier de l’arborer comme les arabophones sont fier d’arborer la leur, que le berbère fait partie intégrante du patrimoine culturel du pays, au même titre que l’arabe et l’islam. Les berbères, j’en suis persuadé n’ont rien contre l’arabe et l’islam au contraire, même les extrêmes prennent le dessus. Les berbères veulent tout simplement être reconnus en tant que tel. La reconnaissance ce n’est pas seulement de l’affirmer de manière laconique dans la constitution. C’est un grand pas, c’est vrai, mais faut-il encore dégager des crédits conséquents pour que les algériens berbères puissent, s’ils le souhaitent, voir leurs enfants apprendre et approfondir leur langue, la préserver, la faire progresser et la développer comme ils l’entendent. Si les gouvernements ne peuvent pas mettre le budget nécessaire comme ils le font pour l’arabe dans l’éducation nationale à chaque loi des finances (la langue arabe est constitutionnellement annoncée, mais l’amazighité aussi), ils seront obligés de chercher le soutien « ailleurs ». Les berbères ne veulent pas imposer cette langue à tous les algériens. Les berbères veulent la rendre possible pour ceux qui en ont besoin. Ce serait bien, évidemment, que des non berbères s’intéressent à cette langue aussi , mais ce n’est pas le but de l’opération je crois. Je sais que des internautes vont me dire mais la constitution reconnait amazigh comme langue nationale, qu’est-ce que vous voulez de plus ?? !!! C’est vrai que la Constitution en parle. Mais à quoi çà sert de le reconnaître seulement dans un article si des actes politiques concrets ne se manifestent pas. Moi, je dis aux hommes du pouvoir une seule chose : si vous ne vous occupez pas de cette question (d’ailleurs une parmi beaucoup tant d’autres aussi grave mais dans d’autres domaines telle que la démocratie etc…), les extrémistes de tout bord vont s’accaparer eux-mêmes de cette question. Ferhat Mehenni, que je ne défends pas, est un enfant de cœur dans ce domaine. Voyez sur les blogs ce que suscite comme réactions cette question. C’est instructif. Là aussi, si on n’y prend garde, on aura raté l’occasion de construire la paix dont l’Algérie a follement besoin. Je m’excuse auprès des internautes pour cet article qui n’est pas fait pour nous concentrer sur l’urgence mais mon frère l’administrateur trouve que c’est important d’en parler. C’est ce que je fais et je m’excuse d’être aussi long. C’est un point de vue comme un autre, ……évidemment. Et pour finir, il ne faut pas oublier l’apport des autres langues étrangères que nous devons accepter dans notre paysage éducatif comme le français et l’anglais notamment. Ciao et à bientôt sur le net.




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  • med
    8 novembre 2009 at 3 h 14 min - Reply

    salam azul bonjour
    le débat, je l’espere, sera très intéressant. Et ça fait plaisir de voir qu’on peut aborder un sujet aussi sensible que la capacité du berbere(enfin de tamazight) à traduire les notions abstraites.je (que Dieu nous preserve du je)peux vous affirmer avec certitude que tamazight peut exprimer n’importe quel concept philosophique. il suffit seulement de voir les centaines de livres qui sont écrits chaque année en cette langue. malheuresment peu d’entre eux seront diffusés et très peu lu. car il y a un manque flagrant de lecteurs et aucune politique étatique en vue de là promouvoir. Ce qui biensur découle de la politique colonialiste du pouvoir dictatrial instauré depuis l’indépendance en l’Algérie.
    tamazight, je vous le jure par Allah, est un immense océan de connaissance qui n’enfinit pas. Elle est douce et agréable au toucher et mielleuse en son gout. Sa beauté n’a d’égale que les femmes rêvees du paradis. Elle se conjugue à tous les temps et sa meilleure conjugaison est le futur simple. car il y a maintenant un mouvement profond au sein des nouvelles générations pour la preserver de l’oubli et des coups infâmes des dictateurs algériens (drs, hms,bouteflika…).
    en ce qui concerne la traduction, il suffit de voir les dizaines d’oeuvres universelles qui sont traduites en cette langues:
    *Tartuffe de Molière et Ubu Roi d’Alfred Jarry par mohia
    *Les émigrés de Mrozeck par mohia
    *la farce de Maître Pathelin par mohia
    *Les fourberies de Scapin et Le malade imaginaire de Molière par mohia (et des dizaines d’autres de mohia)
    aussi
    *toute l’oeuvre de brassens par ameziane kezzar
    *mère courage » de B. Brech par m. ait ighil
    *Voix de femmes » de Kateb Yacine par M. ait ighil
    *Huis-clos » de J. P. Sartre par M. ait ighil
    * traduction du coran par SI HADJ MOHAND Mohand Tayeb et il y en d’autre traductions comme celle nait zerrad
    *les fables de la fontaine par d.messaoudi
    *le petit prince de st exepury par habib allah mansouri
    *romeo et juliette par hammana
    *jours de kabylie de feraoun par kamel bouamara
    *recueil de la poétesse syrienne Maram El Masri, Karaza Hamra ala Bilatin Abyad par brahim tazaghart
    *tom sawyer de mark twain par m ait kaci
    *l’etranger de albert camus par m aitkaci
    *le vieil homme et la mer de hemingway par m ait kaci
    *’essentiel des hadiths rapportés par l’imam El Boukhari par Houcine Jouhadi
    *Le fils du pauvre de Mouloud Feraoun par Ould Taleb Moussa
    *L’Ours, Une Demande en mariage, La Malveillance de Anton Pavlovitch Tchekhov par ait ighil
    …….et des dizaines d’autres de traductions comme machiavel, shekespeare, edgar poe, maupassant….
    sans oublier des oeuvres magitrales qui sont écrites directement en cette langue notamment par mohia et amar mezdad, rachid alliche, zimu,kamal bouamara, ait ighil, zenia,kezzar,ulamara…..

    je remercie d’avance mr benchennouf ,que je trouve en passant courageux, de revisiter ses fiches quand il parle de tamazight. on sent chez lui une ignorance flagrante du fait amazigh. on dirait qu’il ne vient plus au bled pour voir l’evolution. ou peut etre il n y a personne qui le renseigne sur tamazight…




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  • La Renaissance
    8 novembre 2009 at 9 h 49 min - Reply

    @ med bonjour

    Deux questions :

    1 / Tous les ouvrages que vous citez, pourriez vous, s.v.p , pour être plus complet, nous en indiquer les maisons d’éditions et les lieux de vente.

    2 / Vous nous apprenez ce remarquable travail de traduction de langues étrangères ( Anglais-Français ) en langue berbère . A l’aide de quelle alphabet , les traducteurs que vous citez , traduisent-ils leurs essais ?

    Cordialement




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  • tidou
    8 novembre 2009 at 11 h 33 min - Reply

    Permettez-moi de placer un petit mot ;je suis une eiseignante,je suis en continuel contact avec les enfants,et malgré l’enseignement de toutes les disciplines en arabe, notre élève ne sait pas exprimer ses idées ni ses sentiments .J’aimerais attirer votre attention sur un détail: l’Algerien ne sai s’exprimer ni en arabe ni en français (pour le bèrbère je ne peux vous le dire :je ne comprends rien à cette langue et je vous prie de m’excuser) et à mon avis cella est du à d’autres facteurs qui ne sont pas forcément linguistiques.Tout simplement ,l’individu algérien n’a pas été formé dès son plus jeune age,bien sur dans sa famille.Son père et sa mère ne lui ont pas appris à parler,ils ne lui ont pas appris à penser,ils ne lui ont pas appris à avoir une opinion sur toutes les question de la vie.Aussi,l’école et le maitre qui ne remplissent pas leur devoir non plus,c’est la raison pour laquelle lAlgérien vit ce blocage.Selon moi,il ne faut pas dire que l’Algérien ne sait pas parler mais il est plus convenable de dire que l’Algérien ne sait s’exprimer,il est incapable de s’extérioriser.Donc, nous devons arreter d’accuser et de culpabiliser l’arabe ou le français et nous devons creuser ailleurs




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  • IDIR
    8 novembre 2009 at 11 h 42 min - Reply

    Le Dessous des Cartes, Les Évangéliques, Arte le 05.09.2007

    http://www.youtube.com/watch?v=-Uvqducs5WE&feature=related

    Il est de notre devoir de rappeler également à certains missionnaires chrétiens et aux orientalistes, ceux, qui ont répandu l’idée selon laquelle le christianisme est la seule religion de l’amour et ne laisse aucune place à la haine et à la violence, tandis que l’islam est la religion de la violence, du jihad et de l’épée et ne laisse aucune place à l’amour et à la tolérance.

    De telles affirmations relèvent de l’ignorance prétentieuse et de la duperie scandaleuse.

    Dans les textes même du christianisme, dans l’Evangile selon Matthieu : le Messie dit :
    « Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. Car je suis venu mettre la division entre le fils et le père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère. Et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison. » (Matthieu, 10 : 34-36).

    L’histoire du christianisme au Moyen-âge montre que cette religion est celle qui a le plus suscité de guerres et fait couler de sang. Elle a donné lieu à de terribles massacres, non seulement contre ses opposants, mais aussi parmi les adeptes de ses diverses tendances.

    Le Messie (la paix soit sur lui) est innocent de ces carnages inhumains. C’est l’Eglise qui en porte la responsabilité, elle qui a détourné les paroles de Dieu de leur signification, a introduit l’idolâtrie dans la religion de Jésus, s’est arrogé le droit de déterminer le licite et l’illicite et de légiférer en matière de religion alors que Dieu ne l’avait pas permis et été jusqu’à vendre des indulgences et des portions du Paradis. Les idées fausses répandues par l’Eglise, ses intérêts, ses ambitions, ses prêtres qui ont soutenu l’injustice, l’exploitation et la corruption, portent la responsabilité de ces guerres et de ces massacres.

    Rappelons que l’islam, de par sa fonction de rappel de ce que le monothéisme abrahamique comporte de plus essentiel, – l’Unicité de Dieu -, qui est, d’ailleurs, l’essence de l’Evangile authentique donné à Jésus place les bases de sa doctrine sur le Coran, lequel désigne cet Evangile sous l’expression : « le Livre qui éclaire ».

    Ceci n’est qu’un rappel aux détracteurs, – des religions monothéistes -, Comédiens, Imposteurs et simulateurs de la bêtise humaine.
    Fraternellement
    IDIR




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  • IDIR
    8 novembre 2009 at 16 h 43 min - Reply

    CONCERNANT LA SÉRÉNITÉ :

    La sérénité est sans aucun doute la première source du bonheur. Mais comment peut-on y parvenir, si elle ne provient ni de l’intelligence, ni du savoir, ni de la santé ou de la force, ni de la richesse, ni de la célébrité ou de la puissance, ni d’aucun des cadeaux matériels de la vie ?

    La réponse à cette question, sans hésitation, est que la sérénité émane d’une seule et unique source, à savoir la foi en Un Dieu Universel, une foi sincère et profonde, inaccessible au doute et exempte de toute corruption.

    Cette vérité est prouvée par la réalité, confirmée par l’histoire, et tout être juste et clairvoyant peut la constater en lui-même comme dans son entourage.

    La vie nous a appris que les gens qui sont le plus anxieux et agités et qui se sentent le plus perdus et inutiles sont, précisément, ceux qui ne jouissent pas de cette libéralité de la foi.

    Leur vie est insipide, même si elle se déroule dans les plaisirs et le confort, car ils ne trouvent aucun sens, ils ne savent pas où ils vont ni pourquoi : comment alors pourraient-ils connaître la sérénité et le bonheur ?

    Cette sérénité est un des fruits de la foi, de l’arbre bienfaisant du monothéisme qui donne ses fruits en permanence avec la permission de son Créateur.
    Fraternellement




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  • BRAHIM
    8 novembre 2009 at 17 h 33 min - Reply

    Cher @IDIR, vous trouver la sérénité gràce à la foi, c’est très bien et c’est out ça fait normal. C’est le cas d’ailleurs de beaucoup d’hommes profondément et sincèrement pieux. Mais, il se trouve que parfois les problèmes de survis économiques (chômage, logement, faim etc..) ici bas sont tellement lourds et insolubles que la sérénité n’est pas au rendez-vous. La foi s’est bien mais ce n’est pas suffisant et cela ne règle malheureusement pas tout les problèmes qui peuvent survenir.




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  • jnsplu
    8 novembre 2009 at 18 h 20 min - Reply

    @ Brahim. Bravo. Je souscris totalement à tes thèses. Quand tu t’y mets tu en imposes. Merci.

    @ Idir. Il ne faut pas confondre entre personnes et religion. Toutes les religions ont leurs extrémistes. Mais aucune religion n’est extrémiste. La bible à la différence du Coran n’a été écrite qu’au concile de nicée, des siècles après Jésus, en fonction de oui dire et de traces. C’est pourquoi les musulmans peuvent dire qu’elle a été tronquée, meme s’il croient au message du Messie que le salut soit sur lui.

    @Admin: Une langue est un ensemble de signes sociaux qui reflètent la culture d’une société. Le berbère à ce titre est une langue. A ce niveau il n ‘ y a pas grande différence entre l’arabe et le berbère dans la mesure ou les deux langues ne sont pas foutues d’etre techniques.

    La culture technique est donc confrontée à un filtre qui l’empeche d’entrer dans la société par le biais de la langue . Résultat cette culture entre quand même mais on apprend avec elle l’anglais et le français « dra3 » parceque la culture technique y est véhiculée.

    Un ressort en arabe est appelé « zimbrek », ou va t on chercher des trucs pareils ? Une langue est vivante par nature et interagit donc avec le milieu, avec la société qui fait évoluer ce milieu et l’adapte pour ses besoins et la langue est en meme temps l’instrument de cette adaptation et le résultat.

    D’où il s’ensuit que si la société dort, la langue dort.

    Si l’arabe est en mesure de permettre de traduire des livres de physique et de philosophie, ce n’est pas grace aux travaux actuels des arabophones mais à ceux qui ont rayonné par leur savoir sur le monde. Cela c’est du passé.

    ps:j’ai continué à poster sur ce sujet sur le topic de Monsieur Abdelkader Dehbi, je m’en excuse. L’admin peut déplacer mes posts ici s’il le souhaite.




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  • jnsplu
    8 novembre 2009 at 18 h 23 min - Reply

    @Brahim. Je ne parlais pas du dernier commentaire bien sur.




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  • BRAHIM
    8 novembre 2009 at 20 h 11 min - Reply

    @jnsplu, de quel « dernier » commentaire tu parles ?????




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  • lucide
    8 novembre 2009 at 21 h 02 min - Reply

    Je pense que ni le français, ni l’arabe, tel qu’enseigné dans les écoles d’Algérie, ne constitue une réponse adéquate à la question linguistique dans notre pays (de même qu’au Maroc et, à un degré moindre, en Tunisie).

    Les deux langues ont été imposées au peuple algérien, l’une par le pouvoir colonial, l’autre par le pouvoir algérien d’après 1962.

    Toutes les deux ont eu pour objectif de s’implanter dans la société au détriment des langues populaires parlées par les arabophones et les berbérophones. Mais la réalité est têtue. C’est dans les dialectes, kabyle, chaoui, algérois, oranais, constantinois, etc. que les chanteurs algériens s’expriment et leurs textes sont repris par des millions de personnes. Les œuvres d’Idir, Khaled, Ait-Menguellet, Guerouabi, Sliman Azem et El Anka, pour n’en citer que quelques-uns parmi des milliers, sont là pour en témoigner.

    Le pouvoir algérien a choisi la solution la plus facile : remplacer une langue étrangère, le français, par une autre langue étrangère, l’arabe standard (tel qu’enseigné dans les écoles). Ceux qui utilisent le français reconnaissent qu’ils sont en exil dans cette langue. Par contre, ceux qu’on appelle les « arabisants » sont sincèrement convaincus qu’ils ont récupéré leur langue alors, qu’en fait, ils se sont exilés dans une autre langue.

    Y-a-t-il un seul Algérien qui parle l’arabe qu’on lui enseigne à l’école avec sa mère, à la maison ou avec ses amis, au café ?

    Je pense que les Algériens devraient défendre toutes les langues populaires, qu’elles soient de la famille berbère ou arabe, s’ils ne veulent pas devenir des êtres incolores et sans saveur, sans histoire, ni patrimoine culturel.

    Jusqu’à quand continuera-t-on à enseigner à nos enfants les poésies d’Al-Moutanabbi et Abou-Nouwas en vouant à l’oubli celles de Si M’hand Ou M’hand et Benguitoun ? Mou`allaqat Imrou’oul qais est-elle plus représentative de notre esthétique amoureuse que Hizia ?

    C’est lorsque tous nos écrivains se mettront à créer des œuvres littéraires en arabe dialectal et en berbère que l’Algérien pourra enfin exprimer toutes les nuances de son être. Il cessera alors de bafouiller devant un microphone ou de parler à de simples paysans de la Mitidja comme s’il s’adressait à une assemblée de savants.

    En attendant, ni les « arabisants » ni les « francophones », ne peuvent prétendre représenter l’Algérie profonde. Tous deux sont étrangers à leur culture.




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  • IDIR
    8 novembre 2009 at 21 h 07 min - Reply

    La disposition naturelle de l’être humain est une vérité unanimement reconnue par les historiens des religions et des civilisations, qui savent que l’être humain, depuis les temps les plus reculés, a toujours eu une religion, célébré un culte et adoré un Dieu. Ainsi, un grand historien a dit : « On a vu dans l’histoire des cités sans palais, sans ateliers et sans remparts, mais on n’a jamais vu de cité sans lieu de culte. »

    L’importante déviation qu’a subie l’humanité au cours de sa longue histoire n’a pas consisté à nier l’existence de Dieu ni la servitude de l’homme envers Lui, mais plutôt à adorer d’autres que Lui et à Lui associer d’autres divinités parmi les créatures de la terre et du ciel.

    Qu’on me dise donc où se trouve la sérénité, et, qui est dans une meilleure position et suit la meilleure voie : celui qui connaît son Créateur et ne s’incline devant aucun autre que Lui ou celui qui, ignorant son Créateur, est devenu le serviteur de plusieurs corrupteurs, plusieurs traitres à la nation.
    Fraternellement




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  • Ammisaid
    9 novembre 2009 at 0 h 09 min - Reply

    Assalam, azul, bonsoir
    L’arabe est une langue d’une richesse extraordinaire. Je suis kabyle et je ne dirais pas le contraire. Elle nous a amené l’islam, une religion que je ne changerais pas avec l’or du monde. Je ferai tout pour la l’apprendre et la maîtriser autant que je le pourrai. Le pouvoir m’avait empêché d’apprendre les deux langues que sont : l’arabe et le berbère. Le français, je l’ai volé et avec elle, j’essaye de parler les deux langues que sont l’arabe et le berbère. Je rêve, je sens, je pense, je crois et je respire en berbère et en arabe et je m’exprime par m’écrit, surtout, en français. J’aime les trois langues et je suis heureux de les aimer et de pouvoir exprimer mes sentiments, mes idées, mes émotions, mes convictions et mon existence avec elles.

    Avec quelle langue s’exprime un muet qu’il soit kabyle ou arabe ? Que dit le vent quand, il souffle ? Que le rossignol quand il chante ? Que dit le chat quand miaule ? Que disent les murmures d’une rivière ? Que disent les vagues quand elles se déchaînent sur les récifs ? Que disent les balles d’une mitraillette quand elle crache ses balles ? Que dit le silence de l’aube ? Que disent les pierres quand elles dévalent une montagne ? Que dit le neige quand elle tombe? Que disent les couleurs ? Que dit la veuve qui vient d’apprendre la mort de son chéri pour la liberté de son pays ? Que dit l’homme digne que torture son frère là où était torturé les moudjahidines ? Que l’enfant qui vient d’apprendre que son père vient d’être, lâchement, par un traître ou un son cousin qui a fait le choix de devenir la main qui tue ceux que lui désignent ses maîtres ?

    Que dit le bébé quand il pleure, quand il s’agite, quand il gigote et quand il s’angoisse ?
    Il dit : j’ai faim, je suis sale, j’ai peur ou j’ai besoin de la présence, de la réassurance, de la protection, de la voix, de la douceur et de la tendresse de mon père et de ma mère. Pourquoi, il le dit par les pleures…?
    Par ce qu’il ne parle pas encore, il ne pas dire Maman j’ai faim, il ne peut pas aller travailler, gagner de l’argent, acheter du lait, le préparer, le boire et ensuite aller se coucher dans son berceau.
    Si ce nourrisson n’entend pas une langue à la maison, à l’école et dans la rue, il ne sera, jamais capable, de maîtriser une langue: ni l’arabe, ni le berbère, ni autre.

    La langue berbère est délaissée, ignorée, combattue, isolée, méprisée et détesté par ceux qui détestent toute l’Algérie. Ces fossoyeurs de notre identité (ils étaient romain, français, arabes, berbères…) avaient tout fait pour amputer l’Algérie d’une partie de son corps, de son âme et de son coeur.

    Mais, les derniers colonisateurs de notre pays (les dafistes et leurs alliés internes et externes) ont fait pire. Ils ont détruit l’arabe, le berbère et le français. Ils veulent nous rendre comme des muets ou comme des animaux. Ils ont joué de nos richesses et de nos diversités pour nous diviser, nous entre-tuer, nous manipuler et nous asservir. Ils volent et ils font tout ce qu’il faut pour continuer à nous voler.
    Dites-moi, qu’elle est la partie de nos richesses linguistique, culturelle, historique, spirituelle, matérielle, géographique, sociale…que ses voraces ont essayé de mettre en valeur. Ils nous ont utilisé et ils continuent à nous utiliser pour leurs propres intérêts. C’est tout !

    Libérons nous des idées sournoises, maléfiques et destructrices qu’ils nous ont inoculé, alors nous recommencerons à voir plus clair. Purifions nos coeurs de la méfiance, de la peur, de la haine, de l’égoïsme et de l’intolérance, alors, nous serons capables de se comprendre même avec le langage des signes.
    Une langue est une association de sons (l’alphabet) qui font des mots (verbes, adjectifs…qui s’écrivent chacun d’une certaine manière et qui ont chacun un sens donné) et le sujet en agissant sur le verbe fait naître un complément et le tout forme une phrase. Et, l’association de phrases forment des livres, des articles, des traitées…

    Notre diversité sera notre chance ou notre malheur. Espérant que les extremistes perdent la bataille qu’ils mènent contre notre pays. Espérant la naissance d’hommes et de femmes sages, dignes, honnêtes et tolérants qui prendront en main nos langues et les langues étrangères pour les mettre en valeur, les enseigner à la majorité, les développer et les extraire de la main des méchants,des hypocrites et des pervers.
    Fraternellement à toutes et à tous




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  • Mokdad
    9 novembre 2009 at 6 h 59 min - Reply

    Salam
    certains disent que le français serait t un butin de guerre. Je ne suis pas d’accord c’est plutôt l’enfant illégitime et le résultat d’un viol culturel du peuple algérien pendant 130 ans . Le français est le résultat d’une violence civilisationelle inouie qui a meurtri les algériens durant des décades. La francisation de l’élite algérienne a etait une entreprise coloniale d’une extrême violence visant a matter et corrompre la population. D’ailleurs nos ancêtres avaient bien compris tous cela et refusaient catégoriquement d’envoyer leurs enfants à l’école française geste qui était considéré à l’époque comme un signe de ralliement aux Koufars. L’arabe langue du Coran et langue lithurgique de l’Islam langue de la transcendance adopté par le peuplle du maghreb était farouchement combattu par les forces coloniales qui favorisaient dans leur entreprise de domination et de de civilisation de la région les langages dégénérés comme l’arabe parlé enseigné dans les écoles et ont pouvait t lire dans les manuels scolaires le genre d’ineptie suivant « KRAZATO TOMOBILE OU GATAATO MOURSOUYETTE MOURSOUYETTE » » .
    Malheureusement presque 50 ans après l’indépendance de l’Algérie nous constatons que la politique de FAFA a donné ses fruits puisque nous voyons le Président de la République parler la langue de LAvigerie MAssu et Bigeard dans les réunions officielles et en s’adressant au peuple algérien




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  • jnsplu
    9 novembre 2009 at 9 h 17 min - Reply

    Je parlais du commentaire dans lequel tu développes ton point de vue qui à retenu toute mon attention et toute mon adhésion et non pas de celui dans lequel tu t’adresses à IDIR. J’ai précisé pour éviter d’etre mal compris et cependant je crois que c’est le contraire que j’ai réussi à provoquer. Je m’en excuse.




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  • BRAHIM
    9 novembre 2009 at 9 h 20 min - Reply

    Cher frère @Ammisaid, j’adore ton humanisme et ta sagesse. Je t’envie beaucoup car moi je suis trop impulsif et je n’arrive pas à tempérer mes ardeurs ou mes colères. Je ne suis pas « recommendable » parfois, je l’admets. A bientôt.




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  • Azru tiri
    9 novembre 2009 at 11 h 17 min - Reply

    On ne peut pas décidé du sort d’une langue. Mahmoudian, un linguiste iranien qui enseigne en Suisse, dit : »une langue est dialecte avec une police » police dans le sens de police d’état chargé de l’ordre et de la sécurité. En d’autres termes, toutes les langues se valent. Si on consacrait un peut d’argent du pétrole des terres des touareg pour promouvoir la langue berbère cette langue ne serait à l’état où elle se trouve. L’Algérie préfère subventionner taarabt qui est déjà largement subvetionnée par les seoudiens et autres.
    Tout est question d’argent! Il faut payer les chercheurs, acheter les livres, surtout reéditer les travaux faits sur la lague berbère.
    Et je trouve vraiment malsain de se baricader derière la religion pour justifier l’injustifiable!
    Dire qu’en Algérie il n’ y a que 9 à 10 millions de berbres est déjà largement suffisant pour comprendre les tenants et les aboutissants de ces esprits illuminés!
    Malgré les interdits, les vents et marées auxquels, les kabyles et tous les berbres qui tiennent à leur identité reelle, sont confrontés, on arrive petit à petit à redonner vie à notre langue et personnellement je suis de ceux là qui consacrent leur vie jusqu’au dernier souffle à cette noble et juste cause.
    Je n’accepterai jamis et pour rien au monde de mourrir arabe!




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  • La Renaissance
    9 novembre 2009 at 18 h 15 min - Reply

    Cherche désespérément @ med ! Mes questions sont restées sans réponses. C’est pas du jeu..eu !

    Bon, à défaut de @ med , y ‘a pas dans la « djemaa » quelqu’un pour me renseigner ? Allez-les mecs !, soyez sympas, quoi ! Moi, çà me turlupine de savoir dans quel alphabet se font ces traductions de l’Anglais, du Français vers le Berbère !
    Est-ce du type : « sa gul zadiyan am aman » (d’un coeur aussi pur/propre que l’eau) ? ** Il y aurait tout un livre écrit comme cela ? Si oui, pourquoi l’alphabet latin et non pas l’alphabet arabe ? Et, est-on sûr que le lecteur kabyle s’y retrouve ? Cela ne reduit-il pas la portée de la diffusion de tels essais ?
    Allez !, @ med, un effort, quoi !

    Source : http://experts-univers.com/traduire-en-berbere-kabylie.html




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  • Zoheir
    9 novembre 2009 at 18 h 21 min - Reply

    Sur les 36 millions d’Algeriens les berberophones ne depassent pas les 3,5 millions de personnes dont un 2,2 millions de kabyles en comptant large. Avec ceux qui ont emigre dans le centre algerois et les autres régions d’Algérie et de France aussi…il doit y avoir facilement 2,5 millions. C’est des statistique de 2008..C’est les berbères marocains qui forment un bon tiers de la population 9 a 10 millions de personnes. Les Chawis 1,1 million et les mozabites 300 000 environ.
    Les touarègues moins nombreux 40 000 environ eux ne se considèrent pas du tout comme berbères qu’ils considèrent comme une insulte. Les descendants de Tin Hinan, comme ils se définissent, se disent descendants de l’Égypte antique des Pharaons. Ils considèrent comme un vol l’accaparement du Tifinagh par les berberistes. Ce qui est vrai parce qu’il n y a aucune inscription historique en kabylie écrite en Tifinagh depuis 4000 ans …Sauf l’actuel panneau de l’université de Tizi.
    _____________
    Je crois que nous n’allons pas encore une fois nous entredéchirer entre arabophones et berbérophones, ni faire des calculs d’épicier concernant telle ou telle communauté. Nous sommes tous des Algériens et notre Algérianité nous réunit. Les problèmes sont ailleurs. Ils sont politiques. C’est le problème de la légitimité du pouvoir qu’il faut régler définitivement. Tous les Algériens, toutes tendances confondues sont chez eux et tous ont le devoir de SERVIR cette patrie menacée et tous ont le droit de vivre DIGNEMENT. Evitons les faux conflits laissés par la colonisation et exacerbés par les extrémistes de tous bords. Nous ne tomberons plus jamais dans ces pièges et nous nous tromperons plus de cible !!
    Fraternellement.
    Salah-Eddine




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  • IDIR
    9 novembre 2009 at 18 h 52 min - Reply

    Les langues, ça compte !

    Je commencerai à parler du multilinguisme autrement parce que c’est très important :

    « Facteur essentiel d’une communication harmonieuse entre les peuples, le multilinguisme revêt une importance toute particulière pour l’Organisation des Nations Unies. Favorisant la tolérance, il assure aussi une participation effective et accrue de tous au processus de travail de l’Organisation, ainsi qu’une efficacité plus grande, de meilleurs résultats et une plus grande implication. Le multilinguisme doit être préservé et encouragé par différentes actions au sein du système des Nations Unies, dans un esprit de partage et de communication.

    L’équilibre entre les six langues officielles – anglais, arabe, chinois, espagnol, français et russe, l’anglais et le français servant aux échanges professionnels journaliers, – a été un souci constant de tous les Secrétaires généraux. De nombreuses actions ont été entreprises, depuis 1946 jusqu’à ce jour, pour promouvoir l’utilisation des langues officielles afin que les Nations Unies, leurs buts et leurs actions soient compris par le public le plus large possible. »

    Permettez-moi de rappeler ceci : Le samedi 24 mars 2007 Benoît XVI a fait un discours particulièrement critique et alarmant, sur la construction européenne, à l’occasion du cinquantième anniversaire des Traités de Rome. Un discours dans lequel il donne suite à son intransigeante volonté de voir mentionnée la référence aux racines chrétiennes de l’Europe dans la nouvelle Constitution.

    Angéla Merkel, protestante et fille de pasteur, promet de rouvrir le débat sur ce sujet afin qu’il soit fait mention des racines chrétiennes de l’Europe dans le projet de la nouvelle Constitution.

    Quant à chez nous, en Algérie, nous avons le berbère, parce qu’il a été originellement général et qu’il s’est réfugié dans les sommets de nos montagnes. La langue arabe s’est maintenue grâce à l’islam. Donc, nous sommes amazighs et nous aimons la langue arabe. C’est la langue du Coran. Le peuple s’est arabisé pour les besoins de cette religion dans laquelle il s’identifie.

    Je suis convaincu que la triade culture-identité-langue, dans notre pays, ne constitue pas une problématique car les compétences existent, mais elles sont ignorées. La difficulté vient surtout lorsque la passion, l’ignorance et les intérêts particuliers exacerbent les points de vue.

    Cette haie d’épines sera enlevée et réglée par des forums de discussions et de sérénité. Nous devons convenir d’un projet de société, de solidarité, admis par la majorité et dans une clarté voulue par tous les Algériens. Notre objectif est de retrouver le bon sens par un changement de direction, de raisonnement, de comportement, de manière de parler et de communiquer.
    Fraternellement
    IDIR




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  • IgorZumec
    9 novembre 2009 at 19 h 23 min - Reply

    Bravo Mokdad pour ton analyse de haute voltige.C’est de l’extra et trés agréable à la lecture.Je serais à 100% d’accord avec toi si tu l’avais rédigé en Arabe classique.Tu sais pourquoi?Parce que je n’aurais rien saisi.Comme quoi les butins peuvent servir à quelque chose.
    Ceci dit,tamazight est une langue qui possède ses lois et ses règles comme toutes les autres langues du monde.Son potentiel vocabulaire est faible car durant des siècles elle a été toujours marginalisée et bannie dans son propre fief .Les raisons sont à déterminer par les ethnologues et historiens.Toutes les langues du monde étaient à leur origine identiques ou même de moindre importance que tamazight.Leur développement et leur transformation se sont opérés au fil du temps et de l’évolution de l’humanité.Vous touverez dans chaque langue les mêmes termes désignant la même chose dans toutes les langues actuellement évoluées avec une consonnance adaptée à la langue concernée.De ce point de vue,tamazight peut donc emprunter à l’infini les termes techniques et scientifiques aux autres langues et enrichir son vocabulaire. Du point de vue de la rédaction et de l’expression d’une pensée philosophique quelconque ,il n’y aura aucune difficulté à condition bien sûr d’appliquer les règles qui lui sont propres et dont la connaissance est indispensable.Pour celà,au lieu de penser ,comme le font certains acharnés à la remplacer par l’Arabe,il y a lieu d’élaborer les bases sérieuses pour sa réappropriation afin qu’une partie vitale de notre identité soit ressucitée.
    Ceci est l’avis d’un simple citoyen sans rapport aucun avec les langues et leur évolution qui relève du domaine des spécialistes en la matière.Bonsoir.




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  • lucide
    9 novembre 2009 at 20 h 08 min - Reply

    @Mokdad

    Je me permets de vous contredire concernant ce que vous appelez les langues dégénérées. Veuillez noter, cependant, que je ne suis ni linguiste, ni grammairien. Je n’ai aucune expertise particulière en matière de langues, si ce n’est celle que me donne l’utilisation quotidienne de ma langue maternelle. Mon seul outil d’analyse est le simple bon sens.

    Il n’y a pas de langues dégénérées. Il n’y a que des langues mortes et des langues vivantes. Nos dialectes sont des langues vivantes. Le but de toute langue est de permettre la communication et cela nos langues populaires le font tout aussi bien que les langues les plus prestigieuses. Ce ne sont certes pas des langues de science et de philosophie, au sens moderne des termes, mais cela ne nous autorise en aucune façon à les traiter de sous-langues (d’ailleurs, aujourd’hui, seul l’anglais peut être considéré comme une langue « complète », toutes les autres étant en retard par rapport à elle dans un domaine ou un autre).

    Qui peut aujourd’hui remettre en question le statut du français, de l’espagnol ou de l’italien en tant que langues modernes à part entière ? Et pourtant, ces trois langues sont des langues « dégénérées », issues de la langue « prestigieuse » du Moyen-âge qu’était le latin. C’est exactement le même processus de « dégénérescence » qui, à partir de la langue arabe classique, a donné naissance aux différents dialectes qu’on rencontre aujourd’hui dans ce qu’il est convenu d’appeler le Monde Arabe. Les dialectes parlés au Maghreb ont connu une transformation encore plus importante que ceux du Moyen-Orient, du fait du mélange avec le berbère, le turc et le français. De la même façon que « mater » a donné « mère », « oummi » a donné « yemma » ou « ma ». En vertu de quoi « mater » serait-il plus noble que « mère » et « oummi » plus correct que « yemma »? De nouveaux mots sont inventés tous les jours par les locuteurs d’une langue donnée. Seul l’usage fait le tri, retenant certains et rejetant d’autres. Les académiciens français ont beau s’insurger contre l’utilisation du mot sandwich, emprunté à l’anglais, l’usage l’a consacré, faisant fi de toutes leurs recommandations. Il en est ainsi de tomobil, cousina, berouita, entrés dans nos dialectes. Il n’y a là rien de dégradant. La langue turque moderne est pleine de ce type d’emprunt, bien que la Turquie n’ait jamais été occupée par une puissance européenne. Et pourtant de grands poètes et romanciers turcs du 20ème siècle ont laissé des œuvres prestigieuses, qui ont été traduites dans le monde entier. Pourquoi faudrait-il que les Algériens renoncent à leur patrimoine linguistique et adoptent une langue qui ne s’apparente que de loin à celles qu’ils parlent?

    Ma grand-mère (décédée en 1986, à l’âge de 92 ans, Allah yarhamha) parlait notre dialecte de l’arabe de la région d’Alger (qu’on retrouve, avec quelques variantes, dans le triangle Dellys-Cherchell-Blida). Sa langue était pure, sans aucun ajout de français. Et pourtant, elle ne comprenait rien à ce que disait le journaliste de l’ENTV au journal de 20H00, qui était censé informer le peuple dans son ensemble, non les seuls diplômés en lettres arabes.

    Pour vous, les dialectes que parle le peuple algérien sont des langues dégénérées. Vous pensez donc qu’il serait préférable que les petits Algérois disent « Oummi, inni dhahiboun ila l’madrassati » plutôt que « yemma rani rayah ellemsid »

    Vous êtes prêt à jeter par-dessus bord toute la richesse des parlers de nos villes et de nos campagnes, si vivants et colorés, qui expriment si bien notre façon de sentir et de voir, pour les remplacer par une langue standardisée insipide, celle d’El Djazira.

    Un jour peut-être, nos linguistes et grammairiens prendront leurs responsabilités et trouveront le moyen de faire passer dans la langue arabe standard toute la richesse de nos dialectes, créant ainsi une authentique langue arabe algérienne, à côté d’une langue berbère, qui serait également la synthèse des différents dialectes, kabyle, chaoui, m’zabi, targui, chenoui, etc. En attendant, je préfère garder la langue de ma grand-mère, celle qui évoque les jeux de « bizene » et « z’rabet » de mon enfance, « kemmoussara » et « bakhsis », dont nous régalions en été, et les longues soirées d’hiver autour du « kanoun », à écouter les « m’hadjiate » de Loundja et M’hammed el B’ghel. Désolé, mais la langue d’El-Djazira n’est pas ma langue maternelle. C’est une langue que j’ai apprise à l’école et qui me permet, tout comme le français et l’anglais, de communiquer avec le reste du monde et d’accéder à des œuvres du patrimoine culturel universel. J’aurais cependant tant voulu écrire ce commentaire en arabe algérien. Cela aurait été tout à fait possible si, en 1962, nos dirigeants avaient fait un autre choix en matière de politique linguistique. Dans les romans de Tahar Ouettar, le héros aurait alors appelé sa bien-aimée « hannouna » et non pas « habibati », ce qui, convenez-en, est beaucoup plus naturel et sympathique. Hélas, tout comme vous, ceux qui étaient en charge de la politique culturelle dans notre pays ont considéré nos dialectes comme des sous-langues, des langues « dégénérées » vouées à l’oubli.

    Ce que je dis peut vous paraître farfelu et la création de deux langues algériennes, un but impossible à atteindre. Il est certes beaucoup plus simple de nous coller la langue arabe standard insipide fabriquée dans des académies, au Caire ou à Damas. Sachez toutefois qu’aucun peuple n’accepte de se suicider culturellement et qu’avec de la volonté et de l’amour, on peut venir à bout de tous les obstacles. Mettons-nous à l’œuvre sans tarder et je vous garantis que les résultats ne se feront pas attendre.

    Amicalement.




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  • BRAHIM
    9 novembre 2009 at 20 h 16 min - Reply

    Cher TSA, je vous prie de bien vouloir me permettre de dire un dernier mot sur ce sujet. Moi, j’ai toujours dit que c’est un sujet trop sensible et de ne pas le mettre à débats sur le net pour des « chats » comme nous mais entre les mains d’expert et d’historiens. Merci de publier cet article et je me la boucle après , c’est promis, sur ce sujet. Je dois ceci : 1/- Je m’aperçois que même avec la sincérité de reconnaître que les berbérophones sont minoritaires, cela ne suffit pas. C’est tragique intellectuellement parlant. 2/- De plus, on pousse le bouchon jusqu’à considérer que les Mozabites ne sont que 300 000. Pour cet aspect relatif au Mozabites, je remercie énormément @zoheir de m’avoir fait prendre conscience que je n’ai pas cité les Mozabites dans mon dernier poste. Je corrige donc mon oubli et j’affirme que ce sont aussi des berbères. Je m’excuse auprès de cette communauté de ne pas les avoirs évoqués dans mes statistiques. Il existe effectivement des berbères chaouis, kabyles, touaregs, mais aussi .mozabites etc…. Je m’excuse auprès des Mozabites pour cette omission involontaire mais grave, surtout que c’est une communauté que j’aime beaucoup pour sa discrétion, les services qu’ils nous ont rendu dans le commerce de proximité, leur exemplaire sens de la solidarité, leur humilité et surtout le fait qu’ils n’ont aucune animosité envers les autres communautés et qu’ils n’ont jamais « emmerdé » les autres , je m’excuse pour ce terme. En tout les cas je ne l’ai jamais constaté tout mon existence et du haut de mes années vieillissantes. 3/- Dans mon post, je n’ai pas parlé de berbères seulement mais surtout de berbérophone. Un berbérophone, dans mon définition à moi, c’est quelqu’un qui peut très bien parlé en arabe dans la rue, au travail et dans les lieux publics mais en berbère à la maison avec sa chère maman ou son cher papa. C’est mon cas avec ma mère, mon père n’étant plus de ce monde. Je parle le français et l’arabe avec mes compatriotes mais avec ma mère je ne parle qu’en kabyle (mal, mais c’est du kabyle quand même) car elle ne peut comprendre que cette langue du fait qu’elle n’ait jamais mis les pieds à l’école.4/Je trouve outrageant et offensant de dire que les Touaregs ne se considèrent pas du tout comme berbères car ils considèrent cela comme une insulte 5/-je suis enfin heureux d’apprendre qu’il existe au moins le « panneaux de l’université de Tizi » comme vestige de la berbérité. Ouf ! on n’est pas complètement mort. Dieu merci, on est fort heureusement qu’agonisant. On n’est pas encore passé de vie à trépas grâce à ce panneau. 6/- Pour terminer, nos « émotions » sont trop fortes et notre inculture souvent avérée, chacun à son niveau, qu’il nous est difficile de reconnaître la vérité. Où est la vérité ??? Il faut la chercher même ……. en chine. Je conseil à l’admistrateur de changer de sujet dès que les internautes auraient dit ce qu’ils ont à dire. Mais je vous déconseille, pour l’instant, de revenir sur ce sujet trop complexe. C’est mon avis mais vous faîtes ce que vous voulez, c’est çà la démocratie c’est vrai , mais attention aux dégats !

    ___________
    Qui est ce TSA, mon cher Brahim? Vous vous trompez de destinataire. Je crois que depuis que vous fréquentez votre « guezana », vous commencez à perdre la tête !!
    Continuez à être parmi nous mais laissez tomber cette créature.
    Fraternelles et respectueuses salutations.
    Salah-Eddine




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  • jnsplu
    9 novembre 2009 at 22 h 14 min - Reply

    Oui. J’ajouterais si vous mele permettez, que « al kouhoul » à donné chez les européens alcool et « charab » à donné shyrup puis syrup puis sirop. Nous les reprenons sous forme de « lalcoul » et « essirou ».

    Pour dire que les interactions entre les langues sont fréquentes.

    L’essentiel pour une langue c’est d’etre un vecteur de communication. Elle ne prend sa dimension de récépiendaire de la culture qu’a un autre niveau. A ce moment elle n’est plus un vecteur de communication mais un réservoir d’archetypes qui conditionne les shèmes de pensée des nouvelles générations.

    Mais il y a aussi que la langue est fluctuante, elle évolue en fonction de l’usage, du milieu qu’on adapte et auquel on s’adapte et qui nous amène à de nouveaux concepts chaque jour.

    Toutes les langues se valent, elles ne valent que par l’action des hommes qui les parlent et dont elles restituent les pensées dans des signes conventionnels plus ou moins précis pour les uns et les autres. Ces penséessont issues de la confrontation de l’Homme avec son milieu.

    Le berbère aussi bien que l’arabe sont des langues. Mais le berbère n’est pas unifié car ayant perdu le lien avec son passé. Toute langue peut devenir technique. A l’origine il y avait aussi des langues arabes car il y en avait plusieurs dialectes qui ont par suite été unifiés.

    Bien sur je parle des « arabes arabisés » (les fils d’ismael dont la mère était arabe) et non pas des « arabes éteints » dont il ne reste aucune trace.

    La langue arabe n’a du son essor que par le travail collosal de traduction qui l’a enrichi et a intégré les concepts techniques et philosophiques en elle. Elle a par suite servi de substrat à la pensée des nouvelles générations. Cela est possible avec le berbère.

    La langue n’est pas qu’un ensemble de signes, c’est un support de la pensée, une béquille de représentation mentale.

    Les chiffres importent peu à mon avis. Car l’Algérien est d’abord Algérien avant d’être quoi que ce soit d’autre. Il est ensuite de telle ou telle région, se croit de telle ou telle lignée, de telle ou telle tribu, de telle ou telle origine. Ce qui compte c’est maintenant. Et maintenant, nous sommes tous Algériens et il n’y a pas de meilleurs Algériens que d’autres sauf par l’apport à notre pays afin d’améliorer son devenir lorsque nous le pouvons.




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  • BRAHIM
    9 novembre 2009 at 22 h 38 min - Reply

    C’est vrai cher frère Salah Eddine, que je fais des conneries souvent et je le reconnais car j’interviens sur plusieurs blogs en même temps et parfois les internautes n’arrivent pas à me suivre c’est tout à fait juste. Là au moment où je vous parle, je suis sur plusieurs sites, je réponds spontanément, sans me corriger et sans faire de re-lecture. Je suis comme çà. Je dis ce que je pense sur le champ par conséquent j’assume même des erreurs de jugements parfois inadmissibles. Mais je peux vous dire une vérité : je suis un farouche combattant pour un changement du système politique actuel de mon pays. Mon problème a toujours été de savoir quel changement veulent vraiment mes frères algériens. Là, je l’avoue, ce n’est pas encore très clair pour moi. Mais ce n’est pas grave, car même dans le doute je persiste à dire qu’il faut combattre sans relâche pour que le système change. Il faut le changer , c’est impossible de continuer comme çà. Quelle direction va prendre l’Algérie? je suis incapable de le dire tellement les avis sont partagés. Maintenant, je vous avoue cher frère Salah-Eddine, votre remarque forte judicieuse sur mes emportements à l’emporte pièce m’a fait réfléchir sérieusement. Je dois avouer que grâce à votre remarque cela a provoqué un déclic sur moi. Mon fils m’a déjà expliqué, avant vous, que je passe trop de temps sur internet (c’est normal pour moi, je suis à la retraite et je n’ai pas trop d’occupation après la parabole). Je me rends compte effectivement que je passe trop de temps sur les blogs de tout genre et que je suis en perpétuel dialogue sur plusieurs bloggeurs et autres internautes, en même temps, et sur des sujets aussi variés que la politique, la corruption, l’islamisme, l’histoire, les maquis islamistes, le régionalisme, l’économie, les faux et les vrais barrages, l’environnement, la propreté dans nos villes et villages, l’identité, l’inconséquence de nos dirigeants, l’entêtement des galonnés des Tagarins à se complaire dans cette situation et à ne rien changer, le terrorisme, les harragas, les flics, l’injustice, la torture, la hogra, etc… etc…. . Cela provoque inévitablement des « emboitements » chez moi que les internautes ne comprennent pas souvent. Mais je pense quand même que ma ligne éditoriale, comme on dit, est claire et les attaques (et parfois les insultes mais pas souvent) que je reçois me font comprendre que c’est vraiement le reflet de ma pensée même si ce n’est pas nécessairement la vérité absolue ou divine. Tout cela est tout à fait normal, c’est l’apprentissage et les règles du jeu de la démocratie. Mais, Il y a des internautes qui m’ont reproché de ne pas avoir tenu ma promesse de quitter le blog. C’est vrai, je n’ai pas été à la hauteur de mes promesses. Mais je dois dire que ma hargne, mon emportement à souhaiter voir un tout petit chouiya de changement de cap dans mon pays m’habite et me joue des tours. Pourquoi ? J’en sais rien, mais je crois comme me l’a dit mon fils que je suis malade de l’Algérie. Il m’a souvent dit à quoi çà sert de t’exciter comme çà devant l’écran de l’ordinateur, l’Algérie et ce qu’elle est, qu’est-ce que tu faire ! Aussi, grâce à votre remarque cher frère Salah Eddine, et celle de mon fils aussi, à l’instant je vais prendre la décision de faire comme on dit une halte. Je ne quitte pas du cœur le quotidien d’Algérie, je continuerai à le lire, c’est certain, mais je me donne un vrai moment de répit. Là je ne dis pas n’importe quoi, car mon numéro IP (Internet Protocole) fera foi. Vous en serez, vous et l’administrateur DB, que je respecte énormément, mes propres témoins. Je me repose un peu, il est temps. A un jour, chers amis ! Et la vie continue. Vive l’Algérie.
    (P.S : en terminant mon article, j’ai eu au dernier moment un étonnant souvenir : à l’époque de mes années universitaires , fin des années soixante, début des années soixante dix, je me rappelle que j’avais des copains étudiants très sérieux qui préféraient aller étudier ou faire des recherches bibliographiques à la bibliothèque de la fac au lieu de suivre les petits amateurs comme moi d’un petit café ou d’une petite bière à la célèbre « Brasserie de la Fac », ou d’un casse-croute aux merguez au célèbre « Cercle Taleb ». On les traitait à l’époque de « rat de bibliothèque ». Aujourd’hui, s’ils me revoient, ils ne vont pas hésiter à me traiter à leur tour de « rat du net ». J’assume car ils ne se trompent pas de beaucoup. Ciao et à la revoyure).

    Adm: J’espere sincèrement que cet entracte ne durera pas trop longtemps. Il est des intervenants dans cet espace qu’on voudrait ne jamais quitter, qui nous apportent bien plus qu’ils ne croient, qui fertilisent nos lieux communs, trop longtemps en jachère, qui corrigent nos strabismes et dont les bourrades amies nous remettent d’aplomb. Merci cher Brahim pour votre générosité et la vigueur de vos interventions toutes faites de cristal et de granit. Revenez nous vite. Vous allez manquer à Ammi Saïd. Cordialement
    DB




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  • thirga
    9 novembre 2009 at 23 h 54 min - Reply

    Excellente interpretation de Zoheir des statistiques du dernier recensement relative aux strates de populations en Algerie. Habitant Alger avec ma famille, je n’ai pas souvenir de questions sur la langue matenelle. Aussi les chiffres que tu interpretes sont virtuels pour ne pas dire faux. Il repondent à la consommation de gens qui continuent à défigurer ce pays pour leurs objectifs…étranges et d’étrangers mal dans leur peau. Des statistiques faites par une administration qui sans gene aucune invente 3 millions d’électeurs entre les elections de 2007 et celle de 2009 alors que l’augmentation du corps électoral entre l’élection de 2004 et celles de 2007 n’était que de 300 000 nouveaux électeurs. Meme la sénatrices Zahia Benarous, l’ex presentatrice du JT de 20H de l’unique, a annoncé toute heureuse d’avoir voté 2 fois! Enfin entre « tgueouirise wa t3arbise », les familles algeriennes ont perdu leur BERBERE au point que le musée le Bardo est annoncé en Anglais, en Arabe et en Français de meme que les musées d’Antiquités d’Alger. Surement que le touriste étranger serait interessé à le lire en TIFINAGH pour faire original.




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  • med
    10 novembre 2009 at 0 h 40 min - Reply

    salam azul bonjour
    @ renaissance
    je suis désolé que je n’ai pas répondu vite à vos questions. voilà je vais essayé de répondre autant que ça se peut.
    *les oeuvres de mohia qui sont plus de 50 oeuvres ou plus sont des oeuvres exceptionnelles et ne sont disponibles que sur cd ou manuscrits privés.
    *Ameziane Kezzar qui est, pour moi l’un des meilleurs écrivains en tamazight n’a pas u publier ses oeuvres. quelques uns de ses poémes sont interpretés par le chanteur-poète Zimu et le groupe de ccix sidi bimol
    voir:http://zembrekofficiel.canalblog.com/archives/chants_des_marins_kabyles/index.html
    http://zimu.mouradzimu.net/
    *les livres de ulamara 3umar sont sur internet
    http://www.kabyle.com/doc/Agellid_n_times.pdf
    http://www.scribd.com/doc/21185891/%C6%90uma%E1%B9%9B-Ulama%E1%B9%9Ba-Ass-a-d-wussan
    http://www.scribd.com/doc/18002816/U-Tullianum-Tagar-n-Yugurten
    *les nouvelles de Zimu sont sur site:
    http://zimu.mouradzimu.net/zimu-dossiers/Tullizin
    *les oeuvres de habib allah mansouri
    http://www.scribd.com/doc/18002431/HabibAllah-Mansouri-Tamilla
    http://www.scribd.com/doc/18002649/Fatma-LkouchaTamedyazt-n-Yasmine
    et d’autres livres se trouvent sur internet.
    voir:http://ayamun.ifrance.com/livres%20disponibles.htm
    http://ayamun.ifrance.com/livres%20disponibles.htm
    http://www.tasekla.com
    et aussi, il y en a beaucoup sur le marché à tizi et à bgayet.
    cordialement




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  • tara
    10 novembre 2009 at 5 h 56 min - Reply

    Ce qu’il faut retenir est qu’il suffit de trois mois pas plus, le temps d’apprendre un code de transcription arabe, latin ou eskimo pour rendre les algeriens capable de lire des journaux et livres ecrits dans leur propre langue de tous les jours. Il n’est plus besoin de leur apprendre un vocabulaire mais juste la transcription. Et de voir l’Algerie voler au sommet. Mais nos chwaker ne veulent d’un peuple qui sait lire. C’est tres tres dangereux. L’arabe classique sera tjrs enseigne pour les besoins spirituels et autre contact economiques et culturel avec le monde arabe. Le francais et l’anglais pour gagner notre pain.
    Tanemmirt nwen




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  • Mokdad
    10 novembre 2009 at 6 h 39 min - Reply

    SALAM TO ALL
    la preuve ya Lucide tu ne peux exprimé une idée élaborée avec la langue que tu appelles vivantes tu dois utiliser le français classique ou l’arabe pure originel.

    la sacralité de la langue arabe constitue un des fondements de la civilisation musulmane
    la langue arabe vetrice des valuers islamique a été adopté automatiquement par tous les peuples non arabes convertis à l’Islam, la langue n’a jamais été rejeté mais prise activement en charge par des non arabes pour nourrir leur historicité à travers s la fondation de l’tat abasside en orient , Rostomide, Idrisside, Fatimide, Almoravide et Almohade au Maghreb, ainsi que les kurdes avec l’état ayoubide , c’est la même logique qui fonde plus tard l’avènement de l’état ottoman ou les turcomongol servent de support politique aux valeurs islamiques. Ailleurs là ou la langue ancienne comme le Persan continue à servir de langue de communication comme dans l’inde ou l’iran les caractères se sont rapidement arabisés
    la langue arabe est le support et le vecteur de la signification spirituelle, c’est ce qui explique sa fixité et sa sacralité

    Les premiers liguistes arabes pour l plupart des perses et des berberes font du texte coranique le corpus idéal et complet de la langue arabe
    toute langue sacré est vectrice de la norme existentielle en etablissant une relation rigoureuse entre chaque nom de la science divine et chaque être du cosmos existentiel.. mais ceci doit être détaillé surtout pour la mentalité moderne et anitraditionelle qui s’emploie à contester le fondement même du sacré et le sens de la langue sacrée dans le siège des lumières blafardes et des langues modernes au service de l’état marchand.




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  • moahamed amine
    10 novembre 2009 at 7 h 21 min - Reply

    C’est un sujet vital pour notre société, moi personnellement je souffre de cette incompréhension quand je me rends en Algérie.

    132 ans de vie commune avec les français et ils n’ont pas appris à nous dire salamou alaycoum. Ils sont vraiment très ouverts.

    Mohamed lamine
    Ingénieur en europe




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  • La Renaissance
    10 novembre 2009 at 10 h 59 min - Reply

    @ med
    Merci bien pour vos infos. Vous confirmer donc que le Français traduit en Tamazirt , est effectué en ALPHABET LATIN . Dont acte. C’est un CHOIX POLITIQUE , une technique qui exlut la langue arabe que lisent tous les Algériens et au-delà . Un moyen qui réduit considérablement l’accès de ces lectures à quelques passionnés mais, cela ne fait pas l’unanimité, loin de là, parmi les Kabyles.
    A titre d’exemple, voilà ce que cela donne comme résultat pour une simple phrase :

    -Traduction en berbère du « Jardin des roses » ?
    Allez sur : http://www.kabyle.com/traduction-en-berbere-du-jardin-des-roses-3148-130609 .
    Lisez donc les commentaires et vous constaterez les « chikayas » que cela provoque entre les intervenants ! Que dire d’une traduction d’un Shakespeare, d’un Engels, d’ un Voltaire et autres grosses pointures ?! Peut-être qu’il faudrait des séances de « lectures collectives » en présence du traducteur ? Pas sorti de l’auberge avec cette histoire, non ?!

    Cordialement.




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  • La Renaissance
    10 novembre 2009 at 11 h 02 min - Reply

    @ med
    J’ajoute ceci :
    Au passage, on n’hésite pas de faire appel à langue arabe. Exemple : La rosée = ennda .
    Je n’invente rien. Vérifiez par vous-même !




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  • Salim Ahmed-Nacer
    10 novembre 2009 at 11 h 14 min - Reply

    @ Brahim

    J’adhère à ta proposition, même si je ne suis pas un spécialiste de la matière. Il faut bien qu’on s’y mette un jour et puis moi aussi je te propose de créer une sorte d’observatoire statistique pour avoir des données statistiques qui nous aideront à mieux connaître notre ALGERIAN MIND. Bien sur l’information sera cherchée sur le terrain, c’est-à-dire direct de la population. Je crois que tels sondages nous aideront énormément à situer scientifiquement nos argumentations. 10000 Personnes interrogées représentent 99% du taux de la réalité. On n’a pas besoin de questionner tout un peuple. Et ce n’est pas les themes qui manquent. On va jauger le cerveau collectif algérien. Surtout si on arriverait à créer un network national et international. Un tel organisme autonome doit exister.
    Désole pour le retard que j’ai pris pour te répondre.

    Wa tahya djazair al ghad.




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  • benamina
    10 novembre 2009 at 14 h 45 min - Reply

    Ma fille de 13 ans qui est en 2ème AM me demande souvent : « Papa, pourquoi notre gouvernement nous impose d’étudier comme 1ère langue étrangère à partir de la 2ème AP (non pas l’anglais mais) le français ,avec son orthographe trop sophistiquée et laborieuse, sa grammaire trop lourde et fastidieuse (pluriels en s ou en x, ses féminins et masculins parfois ambigus etc..) et sa conjugaison compliquée avec ses modes, ses temps simples et ses temps composés, et les variations et tournures de ses verbes conjugués. L’anglais, par contre, son orthographe est plus simple, plus facile, sa grammaire est plus digeste et sa conjugaison est presque uniforme .il n y a qu’une liste de verbes irréguliers à retenir. En outre l’anglais est la langue la plus présente dans le monde et c’est la langue de la science et de la technologie, d’après ce qu’on en dit ». Moi, qui lui donne raison et comprends sa déception je ne me résous toujours pas à lui expliquer, pour son age, que dans son pays, il y a un puissant et fort lobby francophile infiltré dans les rouages de l’état qui veille au grain et qui est prêt à tout pour empêcher que son souhait ne devienne réalisable. Déjà en 1991, lorsqu’un ministre de la république, chargé de l’éducation a tenté de forcer le destin et introduire l’anglais comme 1ère langue étrangère dans l’enseignement (pour l’année 1991-1992), ce lobby n’a pas hésité, pour démettre le ministre et saboter son projet, et partant à perpétuer cette abominable aberration, à provoquer un scandale en «faisant fuir» les sujets du bac. Cette aberration j’ai eu à la constater cet été lors d’un court séjour chez mon frère au nord-est de la France (du coté de la frontière allemande, comme on dit). Au cours d’une journée de visite dans une ville allemande frontalière (Fribourg en l’occurrence), mon frère qui ne parlait pas allemand et moi (non plus), notre beau français ne nous a été d’aucun secours pour communiquer dans les magasins, les terrasses de cafés, le restaurant, les conversations avec les nombreux touristes étrangers, de l’extrême orient, surtout .Il nous a fallu faire appel à notre 2ème langue étrangère pour nous tirer d’affaire et «agrémenter» notre court séjour. Le même désenchantement inattendu, lors d’une courte halte dans un village allemand (Breisach) à moins de 10km du l’ancien poste frontalier aujourd’hui désaffecté. D’aucuns pourront dire que je suis hors sujet. Pas tout à fait, rétorquerais-je .




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  • Zoheir
    10 novembre 2009 at 15 h 19 min - Reply

    @ Salah_Eddine
    Je comprends parfaitement votre préoccupation…Ce ne sont que de simples précisions statistiques issues du dernier recensement de 2008 général et par wilaya consultables et vérifiables par tout un chacun.

    Les lamentations de Brahim sont surprenantes. Mais bon…Lors d’un séjour à Tam j’ai moi même été très étonnée de la définition que nos frères Touaregues ont d’eux mêmes. Tout en étant très courtois et d’une extrême gentillesse ils n’apprécient pas du tout d’être considéré comme Berbères. C’est comme ca…Rien n’interdit notre frère Brahim de faire un séjour la-bas, de visiter cette région PARADISIAQUE et de nous revenir encore plus inspiré que jamais.
    Quand à dire l’appartenance de Tifinagh aux Touaregues c’est tout simplement affirmer une banalité. Un débat de très haute voltige, et d’une grande richesse scientifique a déjà eu lieu sur sur ce site sur ce même theme. Il m’a beaucoup appris.

    Tout a fait d’accord avec Thirga sur l’absence anormale du Berbère sur le fronton de nos musées. Par fidélité à notre patrimoine, au-delà de tout démagogie identitaire inculte, il faudra utiliser les caractères puniques puisque c’étaient la langue officiel des royaumes Numides depuis Gala et Syphax jusqu’a Tacfarinas et même la langue du peuple jusqu’à la fin de l’influence religieuse de l’Eglise romaine.

    Fraternellement à tous.




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  • arezki
    10 novembre 2009 at 15 h 51 min - Reply

    je voudrais faire une petite remarque,pourquoi on dit arabophone et non berbere arabise’?puisque dans le texte je peut lire que l algerien etait arabise’par l islam??donc d origine il n est pas arabe.
    imala ca fait de lui un berbere arabise’,et j ais l impression que les berbere arabise’se genent de le dire ils preferent arabophone.




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  • lucide
    10 novembre 2009 at 18 h 03 min - Reply

    @Mokdad

    Excusez-moi de revenir à la charge, mais j’aimerais bien que vous m’expliquiez quelque chose : Pourquoi cet acharnement de certains Algériens à dévaloriser notre culture populaire et nos langues ?

    J’ai fait tout mon parcours scolaire, de la première année primaire à la dernière année universitaire, en français. Ce n’était pas un choix. J’avais suivi un chemin que d’autres avaient tracé pour moi. J’ai également appris l’arabe standard (je préfère cette dénomination à celle d’arabe classique) à l’école, à partir de l’âge de 9-10 ans. Plus tard, j’ai perfectionné mon anglais, appris également à l’école et qui est aujourd’hui ma langue de travail (dans une compagnie canadienne anglophone). Je lis beaucoup et dans les trois langues. J’aime lire toute œuvre écrite en arabe, français ou anglais dans le texte original, pour ne pas perdre la saveur de la langue.

    Il se trouve cependant qu’aucune de ces trois langues ne me permet d’exprimer pleinement et fidèlement mon vécu, mon être. J’ai écrit une courte histoire de mon enfance en français, que je compte laisser à mes enfants, comme témoignage d’une époque révolue, celle de mon enfance à la campagne, avec mes grands-parents, à la fin des années 50 et au début des années 60. J’ai essayé d’y être le plus sincère possible et de restituer le plus fidèlement possible les faits et gestes, les couleurs et les sons de la nature, le rythme des saisons, les animaux et les plantes, les souffrances et les peines des adultes ainsi que les joies et le bonheur de l’enfance. Vous comprendrez, je pense, que le résultat, malgré tous mes efforts, reste en deçà de mes attentes, en raison de la barrière de la langue. La langue française ne peut pas véhiculer parfaitement le vécu d’un petit Algérien de nos campagnes. J’aurais pu écrire ce récit en arabe, ce que je n’ai pas fait car j’ai une plus grande maîtrise du français. Il se trouve, cependant, que même la langue arabe standard ne peut rendre parfaitement ce vécu. Cela me semble évident. Quiconque parle l’arabe dialectal comprendra cela. Si vous en doutez, je vous invite à prendre n’importe quelle conversation entre deux Algérois ou deux Oranais et essayer de la transcrire en arabe standard, vous serez édifié. Comment rendre « Ki dayra Houari ? » ou « chaouala » de l’Oranais, ou bien « Ouach rak khou ? » de l’Algérois ? Ce que j’essaie de vous faire comprendre me semble tellement évident !

    Mon but n’est pas de dévaluer la langue arabe classique ou moderne standard, celle du Coran, celle de Rissalat al Ghoufran ou celle d’Al Ayyam. Il se trouve juste que ce n’est pas ma langue maternelle, ni celle d’aucun Algérien authentique. Dire cela ne nous empêche pas de l’étudier et de l’apprécier. La langue arabe en tant que langue du Coran est comprise par beaucoup de Turcs, d’Iraniens, de Pakistanais, d’Indonésiens, etc. Mais ils l’apprennent en plus de leurs langues nationales, qu’ils chérissent plus que l’arabe. Pourquoi cela nous poserait un problème? L’arabe algérien n’est ni l’arabe du Coran, ni celui d’Al-Ma`arri ou de Taha Hussein. C’est l’arabe algérien.

    A court d’arguments, vous me direz alors que c’est une langue qui ne s’écrit pas. Mais c’est parce que nous ne voulons pas (ou plutôt « ils » ne veulent pas) l’écrire ! Il suffit de commencer et vous verrez que c’est un jeu d’enfant. C’est une langue limitée, me rétorquerez-vous. Pas plus limitée que l’ourdou (langue du Pakistan) ou le malais. Et puis, nous ne voulons pas construire des fusées, nous voulons juste exprimer notre vécu, lire le journal, écouter les informations, lire des romans ou des poèmes, en arabe algérien(ou en berbère). Nous pouvons, lorsque notre langue a une lacune, emprunter les concepts et le vocabulaire à l’arabe standard, comme nous l’avons emprunté au français. Cela ne pose aucun problème. Mais lorsque le mot existe en algérien, pourquoi aller chercher son synonyme dans le Moundjid. Pour moi, appeler sa mère « Oummi » au lieu de « Yemma » ou « Ma » est une forme d’aliénation. Pour ce qui est de la science, il se trouve que même l’arabe standard ne fait pas l’affaire. Je pense que là une sérieuse réflexion s’impose. Nous pouvons nous inspirer de ce qu’ont fait d’autre pays musulmans comme le Pakistan, l’Indonésie ou la Malaisie, ou chercher des solutions originales. Prenons un exemple dans la géométrie. On peut utiliser les concepts arabes de «mouthelleth» et «zaouiya» et faire un cours sur les cas d’égalité des triangles en arabe algérien ou en berbère. Cela est parfaitement possible au niveau du primaire et du secondaire. Pour ce qui est de l’enseignement supérieur, je crois qu’il faut résolument s’orienter vers l’anglais, en attendant que nous soyons en mesure de produire de la science et de la technologie et de créer des concepts scientifiques, ce qui me semble encore loin. D’ici là, nous avons le temps de fourbir nos armes. Ce qui m’indigne, c’est que nous n’avons rien fait pour promouvoir les langues algériennes et nous disons après que ces langues ne permettent pas d’exprimer des idées abstraites ou de faire de la recherche scientifique. Mais qu’avons-nous fait pour ces langues ? Nous les avons laissées tomber, pire, nous les avons méprisées, combattues même. N’est-ce pas scandaleux ?

    Regardez n’importe quelle émission d’une chaîne de télévision française, « On a tout essayé », par exemple. Tout ce qui ce qui se dit sur le plateau de télévision peut aussi bien se dire entre copains dans un café ou une cour de recréation ou entre frères et sœurs à la maison, dans n’importe quelle partie du territoire français. C’est du français. Vous le retrouvez dans les familles, à l’école, dans « Le Monde » ou dans le journal de 20H00 de France 2. Comparez à ce qui se passe chez nous et vous verrez à quel point nous sommes aliénés, déboussolés, par la perte d’identité que nous fait subir l’utilisation forcée d’une langue qui n’est la langue maternelle d’aucun algérien, l’arabe standard qui a remplacé le français, lui-même source d’aliénation durant l’époque coloniale.

    Réfléchissez un peu et vous verrez que j’ai raison. Mon argumentation n’a rien à voir avec le Coran et l’Islam, que vous utilisez pour m’apporter la contradiction. Encore une fois, enseigner la langue du Coran est une chose et promouvoir l’enseignement et l’utilisation de l’arabe algérien et du berbère, à tous les niveaux (éducation, administrations, média, etc.), est une autre chose. Dire que l’arabe classique n’est pas notre langue n’est pas rejeter le Coran et l’Islam. Ce sont deux choses différentes. Promouvoir les langues que comprend le peuple algérien, c’est promouvoir le peuple algérien lui-même, afin de lui permettre de participer activement à la vie politique, culturelle, etc. Cela fait partie de ses droits inaliénables.

    Encore faut-il le vouloir. Pour cela, il faut aimer le peuple algérien et vouloir son bonheur. De toutes ses forces.

    Tout cela me semble évident, et je me demande, encore une fois, pourquoi tant de nos compatriotes sont devenus des adversaires acharnés de tout ce qui est authentiquement algérien.

    Amicalement




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  • IgorZumec
    10 novembre 2009 at 18 h 45 min - Reply

    Une toute petite question à Zoheir qui semble au fait de toutes les questions statistiques et même des sondages auprès de ses frères Touaregs :SVP révélez nous la teneur des statistiques sur l’origine des populatons algériennes et dites nous le nombre des authoctones authentiques ,les nombre des arabes originaires d’Arabie et le nombre de refugiés issus de la débâcle espagnole.Vous pouvez même nous communiquer les nombre des sub-sahariens et les marabouts venus du Rio de Oro. Si vous ne pouvez pas le faire ,alors reconnaissez que ce que vous avancez dans vos interventions n’est qu’un avis personnel et un silmple fruit de votre imagination.Ce débat doit être laissé aux historiens et autres scientifiques pour les précisions requises par ce genre d’études et éviter ainsi l’étalement de certaines idées reçues qui ne peuvent que fausser la réalité.




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  • med
    10 novembre 2009 at 21 h 06 min - Reply

    salam azul bonjour
    @ la renaissance
    très cher frère, le choix des caratères latins (pas du français) comme caractères d’écriture pour la langue tamazight est simplement un choix scientifique qui s’est standardisé avec l’exercice par les écrivains de cette langue durant plus de 1 siècle et 40 ans. sedqaoui et boulifa en 1870, ait ali en 1940, feraoun en 1950 et mouloud mammeri depuis 1945 et d’autres ont fait un travail colossal pour standardiser la grammaire de tamazight, une chose fondamentale pour le bon démarrage de l’écriture de cette langue. D’autre part, moi même qui me définit comme  » islamiste kabyle », j’adore la langue arabe que je trouve un summum de beauté dans l’expression du son de l’humain (rien qu’avec le coran la langue arabe peut se targuer d’etre la meilleure du monde, sans oublier abou el aala el maari, el moutanabi, nezzar qebbani, ihsan abd el qadous….)mais rien ne m’encourage à adopter les caractères arabes pour tamazight qui sont vraiment (je vous le jure mon frère) inadéquat pour l’écriture de cette langue. il est vraiment impossible de comprendre un texte amazigh écrit en arabe (sauf peut etre si une dizaine de grand savants grammairiens se mettent pendant un siècle à inventer une autre grammaire en arabe, ce que je pense est vraiment très loin de la raison immédiate).
    mon frère, svp, oublier cette chamaillerie inventée par les ignorants du hms et du drs. que chaque personne écrive sa langue avec les caractères qu’il veut , même avec du chinois. Ce qui nous intéresse c’est de donner à chacun la liberté de pratiquer la langue que Allah le plus grand lui a choisit. Qu’il se mette à comprendre et penser la vie avec sa langue que Allah lui a donné car le jour du jugement, personne ne sera jugé sur les sons de sa voix, s’il a du 3a arabe dans sa langue ou du ka amazigh mais il sera jugé sur le sens de ses mots et sur le mal qu’ils ont provoqué dans la socièté.
    svp, aidez les amazigh qui sont en majorité de fiers musulmans a propager l’islam véridique parmi une population amazigh que le pouvoir et les ignorants essayent de pousser vers l’enfer en leur interdisant de pratiquer leur langue plusieurs fois milinaire….et….




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  • Pensee Libre
    10 novembre 2009 at 21 h 57 min - Reply

    When you are in Britain you are not required to “assimilate” or “become British” for people to consider you one of them. You can be Muslim and British, Jewish and British, and black and British; you can have arrived yesterday or have been born here, and still say proudly that you are British – no one will deny you that. My French, Spanish, and other European girlfriends with roots outside those countries whose nationality they hold (even roots in a neighbouring European country) openly admit that the situation is not that way in their countries. An Algerian remains a foreigner in France, even if his grandfather was an immigrant to Paris a hundred years ago at the time that Algeria was actually part of France.

    Pour la traduction en arabe suivre le lien:
    http://globalvoicesonline.org/2009/11/08/saudi-arabia-a-bloggers-praise-of-britain/




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  • lucide
    10 novembre 2009 at 23 h 26 min - Reply

    @med

    Votre commentaire est pertinent et plein de bon sens.

    Permettez-moi, cependant, de faire quelques remarques à propos du passage suivant :

    « j’adore la langue arabe que je trouve un summum de beauté dans l’expression du son de l’humain (rien qu’avec le coran la langue arabe peut se targuer d’être la meilleure du monde […] »

    Je sais que je me trouve en terrain glissant, car il n’est facile de parler du Coran sans risquer de heurter la sensibilité religieuse de l’un ou l’autre des lecteurs de ce blog, ce que j’aimerais éviter, autant que possible.

    Il me semble que dire que la langue arabe, parce que la langue du Coran, est la meilleure au monde ne rend service ni à la langue arabe, ni aux Arabes. Le Coran a contribué à donner un prodigieux élan à la langue arabe, c’est un fait indéniable. C’était en quelque sorte un diamant d’une grande beauté, un capital de base d’une grande valeur. Mais la langue arabe a rayonné sur le monde pendant plusieurs siècles parce que les Arabes avaient saisi l’opportunité qui leur était donnée et avaient fait fructifier le capital.

    La valeur d’une langue est étroitement liée à la valeur de ceux qui la parlent, pas à un texte, fût-il aussi sacré et aussi prestigieux que le Coran. S’ils stagnent, leur langue stagne aussi et finit même par mourir et disparaître complètement. A un certain moment de l’histoire, les Arabes (ou, pour être plus précis, les arabophones, car il y a eu de grands écrivains et penseurs en langue arabe, qui n’étaient pas des Arabes) se sont laissé distancer par d’autres peuples et sont restés à la traîne depuis.

    Les Arabes d’aujourd’hui sont prisonniers de leur passé glorieux et n’arrivent pas à se libérer de son emprise. Bien que leur état soit des plus déplorables, et qu’ils soient humiliés quotidiennement par plus puissant qu’eux, ils continuent de s’accrocher à des mythes devenus inopérants et improductifs, comme celui d’être les heureux et éternels dépositaires de la «meilleure langue au monde». Aux autres peuples de la planète le dur labeur de forger une langue aussi belle que fonctionnelle par l’effort inlassable et continu de leurs écrivains, poètes, penseurs et hommes de sciences. Bienheureux Arabes…




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  • jnsplu
    11 novembre 2009 at 8 h 33 min - Reply

    Pourquoi le latin a disparu, pourquoi la langue Française régresse et la langue anglaise progresse , pourquoi l’arabe stagne t il ? Pourquoi le berbère et notre Derdja peinent ils à accéder au rang de langue ?

    Toutes ces questions en définitive, nous ramènent à une seule: qu’est ce qu’une langue et quelles sont ses caratéristiques.

    Un langue est moyen de communication, certes. Mais c’est aussi un vecteur cognitif. La langue aiguise la conscience par le fait qu’elle met à disposition des outils mentaux plus ou moins précis qui permettent d’appréhender le milieu auquel nous devons nous adapter, que nous adaptons continuellement pour nous y adapter à nouveau dans sa nouvelle configuration.

    Ainsi l’homme adapte son milieu et s’y adapte, ce faisant ses outils, y compris la langue, se dévelloppent et se diversifient.

    Les outils linguistiques sont forgés par les précurseurs de la société dans tel ou tel domaine entrant dans le champ des préoccupations sociales. Les précurseurs ne défrichent de nouveaux champs de connaissance et ne se posent les problèmes dont leur société réclame solution que si la société se pose des problèmes .

    Or les préoccupations des arabes ne sont certainement pas de créer suffisamment de dynamique scientifique et technique dans leurs pays pour que leur langue puisse s’enrichir de nouveaux concepts et de nouvelles façons d’appréhender le monde et de le façonner comme cela était à l’avènement de l’islam.

    Les peuples arabes ne sont plus utiles qu’a suivre des gouvernants au mental sclérosé qui ne cherchent que leur interet personnel immédiat et n’ont cure de leurs pays, tracés à la hate par un colonisateur pressé de partir afin de les exploiter d’une nouvelle façon, mais n’ayant pas oublier d’intégrer dans ces tracés des causes de divisions internes.

    La culture n’est plus forgée par le bas à partir de l’individu conscient et imbu de vraies valeurs comme elle devrait l’être, mais par le haut par le biais des hérauts du pouvoir et cette culture de l’oubli tend à bloquer les initiatives individuelles et à privilégier l’abandon de tout effort : « reste tranquille et on te donne des miettes ».

    Est ce que le berbère ou la derdja sont des langues ? Dans une certaine mesure oui. Puisqu’elles permettent de véhiculer l’ensemble du vécu, qu’elles sont perfectibles, qu’elles englobent la représentation archétypale. Mais leur perfectibilité est liée à un essor technique, technologique, scientifique, philosophique, politique que l’Algérie est loin de réaliser.

    Tant que nous sommes condamnés à l’import/import par une classe qui se rétrécit, nous ne pouvons enrichir nos langues que d’un apport extérieur qui se heurte au filtre de la langue et est rejeté s’il n’est réellement utile, mais qui lorsque’il fait partie d’une utilisation quotidienne, s’incruste.

    Je crois qu’il y a un lien étroit entre la langue et le vécu et qu’ils s’enrichissent ou s’apprauvissent mutuellement en fonction de la manière dont la société fait face à son milieu naturel, le prospecte et l’adapte à ses besoins, ce qui la fait évoluer ainsi que tous ses outils techniques et savoirs ou au contraire le subit et reste en expectative devant lui, ce qui la fait régresser ainsi que la langue qu’elle utilise pour véhiculer son vécu.

    Oui nous pouvons faire évoluer le Tamazight et la Derdja, mais avant il faut une volonté politique, une conscience politique chez les masses, un projet social en mesure de propulser la société dans le 21 ème siècle. Je vous garantis alors que le problème de la langue et de la culture ne se posera plus en Algérie, car il s’agit en fait d’un problème périphérique sans vraie grande importance, mais qui risque à l’heure actuelle de perturber, voire de servir de prétexte à une déchirure de la trame sociale déjà malmenée par des décennies de privations de toutes sortes, qui ont créé une césure profonde entre les instuitutions et la société.

    Je crois qu’une langue est un produit vivant de la société qui s’enrichit de la pratique sociale et l’entrichit et qui véhicule les préoccupations sociales pour acheminer les comportements vers leur solution. De meme que la langue est un reservoir d’archétypes de la société qui renvoie celle ci vers son passé lointain afin d’assurer sa cohésion et son ancrage à sa terre.

    Or les comportements ne sont acheminés nulle part et on assiste chez la jeunesse à un désinteressement total de cet ancrage, dû en grande partie à l’absence de repères linguistiques archétipaux et sociaux.

    Le combat de ces dernières années a remis les principales caratéristiques du peuple en cause, que ce soit l’Amazighité ou l’Islamité et c’est dommage, la volonté de quitter leur terre ancestrale habite tous les jeunes. Il y en a qui sont partis, il y en a qui attendent de partir mais sans espoir de voir changer le pays et les moeurs.




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  • benamina
    11 novembre 2009 at 10 h 47 min - Reply

    Je me permets de réagir à l’opinion suggestion de certains internautes de se défausser de l’arabe classique en tant que langue nationale et officielle au profit des langues régionales. Ainsi donc ,nous aurons au moins une quinzaine de langues (sabir, darjjates et dialectes berbères) à enseigner à nos enfants et universitaires, à accréditer dans nos missions diplomatiques à l’étranger, pour rendre compte et exprimer fidèlement (sans interférences, ni transposition) les nostalgies d’enfance et les états d’âme personnels de nos poètes et romanciers .Dans nos mairies, dans le service de l’état civil nous aurons des guichets pour délivrer des pièces et documents , alors nous aurons le guichet 1 pour les documents en algérois, le guichet 2 en blidéen, le guichet 3 en kabyle, le guichet 4 en chaoui et ainsi de suite .A la sortie des mairies il y aura une myriade de traducteurs et écrivains publics dans toutes les langues de la nation. Il faut contenter tout le monde, démocratie oblige. Adieu la langue arabe qui nous a accompagné pendant 14 siècles (malgré les vicissitudes et les aléas de l’Histoire), retour à l’envoyeur. Place à la modernité et bienvenue au français et à l’anglais. Et si dans 50 ans c’est les chinois qui dirigeront le monde, alors pas de problème, au revoir l’anglais et le français, bonjour le mandarin, pragmatisme oblige. La langue nationale et officielle n’est pas un simple véhicule de la subjectivité, de l’anamnèse et de l’humeur existentielle de chaque citoyen. C’est surtout un référant, le dénominateur commun, le facteur de cimentation de la cohésion nationale, particulièrement dans une nation en recomposition, qui a connu un passé mouvementé, douloureux, traumatisée par une entreprise de dépersonnalisation sauvage et odieuse .C’est un symbole de la souveraineté, de l’existence et l’évolution dans le concert des nations, et de l’unité retrouvée au même titre que l’hymne national, l’emblème national et la monnaie nationale. Lui adjoindre, dans son caractère national et officiel, un autre référant portera un coup sévère à la cohésion de l’édifice encore en construction et amènera à terme d’autres réclamations, d’autres imitations, d’autres remises en cause .Cependant cela n’empêche pas l’évolution, l’encouragement, la pleine expression de notre humour, nos joies, nos espoirs, nos rêves, nos émotions, notre nostalgie d’enfance ou d’adolescence, nos expériences personnelles heureuses ou douloureuses, le génie de nos créateurs par tous les moyens de communications ,dans toutes les variantes et graphies linguistiques existantes et possibles. Si, à Dieu ne plaise, l’opinion suggestion est retenue et appliquée, dans 25 ans j’imagine notre président recevoir les lettres de créances d’un ambassadeur étranger, j’imagine la scène suivante : le chef de protocole annonce : « aw a3likoum b’lambassador ta3 britania». Le président à l’ambassadeur qui s’avance : wech ssa va , kifach khalit el 7alla fi London , kech chta , kech brouyar ». L’ambassadeur via le traducteur : «ssa va khalitha chmissa rai3a, sid errais ham lebrawi ta3i bach n3oud ambassador 3andkoum, hay lebraya beldziria, ou lokhra bel alqbaylia , ou hedi bechawiya» . Le président : yakhi mensitch nta3 elwahrania et nata3 leqsentinia , allah ikhalik ».

    Voilà, ce n’était que mon opinion personnelle. J’espère n’avoir blessé personne . Je suis réceptif à toute contradiction et je retournerais à la réalité après avoir cliqué sur POSTER en espérant être publié, bien sûr.




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  • admin
    11 novembre 2009 at 12 h 41 min - Reply

    @Lucide

    Merci pour cette chaleureuse intervention. Vous temoignez pour notre parler dialectal ce que Ammi Saïd a fait pour le Kabyle. Tous les deux vous avez exprimé cette relation viscérale, et même plus, qui existe entre l’être doué de sensibilité et sa langue. Je crois que notre relation, notre connivence, avec nos langues, sont comme cette impulsion qui naît entre les racines de l’arbre, la lumière, l’eau du ciel, la magie de leur communion qui enfante la sève nourricière, sa montée, et l’explosion de vie qui en découle, en généreux feuillage, en fruits savoureux et en graines fertiles. Moi aussi c’est ce que je ressens, lorsque j’entends parler la derdja de mon père, de mon grand père, celle qui ressemble au poeme Ya welfi Meriem de Cheikh Kaddour Ben Achour Zerhouni, ou celle de Sbhane allah ya l’tif de Mustapha Toumi, et bien d’autres encore, qui font lever les ressac de la nostalgie. Ô oui, comme il serait bon de pouvoir nous ressourcer à la fontaine de nos belles langues, ces murs porteurs de notre identité. J’en suis d’autant plus imprégné que ma mère est une chaouia, une chaouia de la plaine, de ces chaouias qui aiment l’arabe mais aussi les arabes, comme la majorité des chaouias, parce qu’ils aiment le prophète de l’islam plus que le fruit de leur chair. Le seul regret de ma mère est que j’ai été bien loin de pratiquer les preceptes islamiques. Un rebelle, mâtiné de voyou, qui écoute de la musique des kouffars, qui boit de l’alcool, suprême pêché, et qui dit des choses étranges. Mais, ce qui la rassurait, c’était que j’aimais ce prophète qu’elle avait fait couler dans mes veines. Il etait un membre de ma famille. Puisque c’était l’être le plus aimé de ma mère. Donc, je ne pouvais détester l’arabe et les Arabes, quoique j’execrais les roitelets de l’Arabie et les Emirs du Golfe, pour des raisons d’hygiene mentale. Mais j’avais découvert, entre-temps, que les Arabes et ces Mesieurs n’avaient rien de commun. Les vrais arabes étaient des gens sobres et généreux, comme mes oncles maternels. Les vrais arabes, ceux que la propagande arabophobe d’Hollywwod, pendant plus de 70 ans, puis celle du sionisme qui perdure jusquà maintenant, n’ ont amontré que sous leur jour le plus sordide, et le plus laid, n’ont rien à voir avec les meilleurs alliés d’Israël. Mes Arabes à moi, ceux que j’aime, sont tous ceux-là qui ont embrassé la pensée arabe, même s’ils n’ont pas, avec elle des liens de sang. J’aime tous ces peuples arabes, et j’aime leur langue, parce que leur arabité est une idée, un souffle de vie. Je les aime qu’ils soient musulmans ou non. Khalil Gibran était chrétien, ses ancêtres étaient les phéniciens qui partirent de Tyr pour essaimer sur tout le pourtour de la méditéranée, mais il aimait son arabité et la langue arabe, sans pour autant renier ses racines et son histoire millénaire.
    La Derdja, ma langue, qui n’est plus ce qu’elle fut, et qui est devenue une sorte d’affreux sabir, un galimatias primaire de primitifs hypernerveux, qui disent « traversit essentrville ou rouht llapolisse », est une bouillie de langage, née après l’independance, depuis que des monstres ont confisqué tout ce que nous possedons, y compris notre identité.
    Mais cela ne m’empêche pas de dire que ma belle langue, la derdja, même celle expurgée du moindre mot français, n’est pas en mesure de traduire des concepts abstraits, notamment philosophiques. Je n’ai pas honte de le reconnaître, parce que ce n’est pas une tare. Ma langue n’est pas entrée dans un processus qui aurait pu lui permettre un essor, sans pour cela qu’elle ne s’aligne sur l’arabe classique. Le fait qu’elle parvienne à exprimer des poésies comme Welfi Meriem montre qu’elle peut exprimer des sentiments subtils et infiniment de sensibilité. C’est la même chose pour le berbere. La subtilité des poemes de M’hand ou M’hand, de Menguellet, ou de ces poetes chaoyuias, Touaregs, Mozabites, Chenouis, ou Sahariens, montre bien que la langue a franchi l’étape du sommaire et du bestial. Mais il n’en demeure pas moins que des questions continuent d’être posées. A l’origine, la langue arabe aussi était un dialecte, ou plutôt une somme de dialectes, un peu comme le berbere. Des vicissitudes exogènes allaient en faire une langue très sophistiquée. Au point où elle sera celle qui déterrera la philosophie, l’astronomie et les mathématiques grecques, pour les traduire, les expliquer, et les mettre à la disposition d’un moyen age européen qui se servira de cette opportunité arabe pour passer d’une ère de bestialité à celle de cette fameuse renaissance qui a fait de notre monde celui que nous connaissons aujourd’hui.
    Alors, regardons nous dans une glace, sans complaisance, sans sensiblerie, et faisons de nos langues des vecteurs, voire des sources, de civilisation.
    Bien cordialement
    DB




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  • Résigné
    11 novembre 2009 at 15 h 07 min - Reply

    Le choix entre la langue arabe non dégénérée, à savoir l’arabe standard ou classique, et l’arabe populaire dégénérée est un problème qui se pose dans beaucoup de pays arabes, tels que: L’Egypte, le Liban et d’autres, pas seulement en Algérie. Qu’on se rassure.
    Mon point de vue, toutes les langues puritaines non dégénératives, à l’image du Latin, sont vouées à la disparition.

    Un lien utile : débat sur la langue arabe.
    http://www.youtube.com/watch?v=GvYGBIynjIk&feature=related




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  • admin
    12 novembre 2009 at 11 h 14 min - Reply

    (sauvegarde commentaires au 12 11 2009)

    Résigné
    nov 11, 2009 15:07

    Le choix entre la langue arabe non dégénérée, à savoir l’arabe standard ou classique, et l’arabe populaire dégénérée est un problème qui se pose dans beaucoup de pays arabes, tels que: L’Egypte, le Liban et d’autres, pas seulement en Algérie. Qu’on se rassure.
    Mon point de vue, toutes les langues puritaines non dégénératives, à l’image du Latin, sont vouées à la disparition.

    Un lien utile : débat sur la langue arabe.
    http://www.youtube.com/watch?v=GvYGBIynjIk&feature=related

    La Renaissance
    nov 11, 2009 15:27

    LATINISER L’ECRITURE .
    LA LATINISATION DE LA LANGUE BERBÈRE. RAPPELS HISTORIQUES.
    Ce texte discute de la notation latine du Berbère. Pour l’ancien alphabet berbère, voir Tifinagh.
    –L’alphabet berbère est basée sur l’alphabet latin. Il utilise 23 lettres standards et 9 lettres supplémentaires de l’alphabet latin.
    –Cet alphabet est le produit de l’adoption de l’alphabet latin pour écrire la langue kabyle, dans les années 1840. Il passa par de nombreuses modifications, avant d’arriver a la version actuelle.
    –IL est aussi appelé Tam?amerit, du nom de Mouloud Mammeri, le linguiste qui le fixa définitivement en 1973.

    — C’EST AU 19eme SIECLE que le kabyle va vraiment redevenir une langue écrite. SOUS L’INFLUENCE DES FRANCAIS, présents dans la régence voisine d’Alger, les intellectuels kabyles décident d’adopter l’alphabet latin.
    — La plupart des dictionnaires et grammaires ont été réalisés dans les premières décennies de la COLONISATION FRANÇAISE. ARMEE COLONIALE FRANÇAISE :
    1844 : premier dictionnaire du kabyle.
    1846-1877 : Création du Fichier de documentation berbère.
    1858 : Adolphe Hanoteau publie la première Grammaire kabyle.

    UNIVERSITÉ FRANÇAISE ET …INDIGÈNE.
    1880 : ouverture d’un bureau berbère dans la nouvelle École supérieure de lettre d’Alger (future Université d’Alger). Le premier professeur (maître de conférences) est Si El Hachemi ben Si Lounis.
    À partir de 1900, les berbérisants sont majoritairement originaires de la Kabylie (Saïd Cid Kaoui, Belkassem Bensedira, Amar Saïd Boulifa, etc…). L’aménagement de la langue se poursuit.
    1946-1977 : Création du Fichier de documentation berbère initié par les CHRETIENS PERES BLANCS.. En plus de rassembler un important matériel linguistique, le Fichier contribuera à une standardisation de la langue et la création d’une transcription latine adaptée
    ——————————————————————————————————–
    LE CAS DE LA LATINISATION DE LA LANGUE RUSSE :
    LATINISER L’ÉCRITURE RUSSE.: UN PROJET PLUS QUE LINGUISTIQUE .
    Par Elena Simonato Kokochkina (université de Lausanne)
    Irina Kokochkina (université Paris XIII). Extraits :

    —- »Il faut considérer toutes les réformes d’écriture chez les peuples de l’URSS, à commencer par la réforme de l’orthographe russe, comme des processus d’origine et de CARACTERE REVOLUTIONNAIRE.. Elles font partie de la révolution qui se déroule dans le domaine étroit de la culture spirituelle ; dans le domaine des moyens techniques de la communication culturelle. Et le lien de ces « RÉVOLUTIONS GRAPHIQUES » avec LES MOTS D’ORDRES POLITIQUES DE LA RÉVOLUTION ne fait aucun doute ». (Polivanov, 1924) [1].

    1 / CHOISIR UN ALPHABET. UNE QUESTION LINGUISTIQUE ?
    *** années 1920 : choix du système d’écriture (l’alphabet latin) ;
    ***années 1920-1930 : création des alphabets à base latine ;
    ***1ère moitié des années 1930 : unification des alphabets ;
    ***2ème moitié des années 1930 : passage à l’alphabet à base russe.

    TRÈS IMPORTANT : A RETENIR.
    –L’hypothèse que nous allons vérifier, empruntée à V.M. Alpatov, est que les ARGUMENTS LINGUISTIQUES en faveur de tel ou tel autre alphabet ont toujours été SECONDAIRES et ont été (souvent inconsciemment) employés pour MASQUER les VRAIS intérêts, qui se situent EN DEHORS de la LINGUISTIQUE. [4].
    Célèbre spécialiste de l’histoire de la linguistique soviétique [5], V.M. Alpatov distingue dans son article «Le problème du choix des alphabets… » (1996) .
    —TROIS ASPECTS du choix de l’alphabet pour une langue, à savoir:
    * L’ASPECT LINGUISTIQUE –
    * PSYCHOLOGIQUE–
    * POLITIQUE.-
    En général, l’aspect linguistique, c’est-à-dire l’adaptabilité d’un système d’écriture pour désigner les sons d’une langue donnée, n’est pas l’aspect le plus important, souligne-t-il. Selon cet auteur, en effet, si l’écriture ne présente pas de graves défauts (si elle n’est pas trop incommode), le facteur linguistique n’est pas important dans le choix de l’alphabet. Au contraire, note-t-il, L’ASPECT POLITIQUE peu important lors des périodes de calme historique, DEVIENT FONDAMENTAL pendant les périodes de transformations sociales et de changements d’orientation culturelle [7].

    2. / Que signifiait « latiniser les alphabets » dans l’URSS postrévolutionnaire ?
    * Plus qu’un choix de système graphique, ce changement est significatif d’un CHANGEMENT SOCIO-POLITIQUE..

    « Dans une situation abstraite, si l’on connaît le rang phonétique de la langue donnée, la question du choix du système graphique semble une tâche des plus faciles. Mais l’alphabet, en tant que moyen d’écriture, possède une signification sociale, et pour cette raison son choix entraîne plusieurs autres problèmes. » (Berdiev, 1926, p. 272).

    *le choix d’un alphabet en URSS s’est avéré avoir été une question avant tout POLITIQUE. [10].

    3. / La première victoire de l’alphabet latin : la discussion de 1926
    En 1930, Jakovlev et Luna?arskij avancent des arguments qui rappellent ceux que d’autres intervenants avaient énoncés en 1926 en faveur du passage des langues de l’Asie centrale de l’alphabet ARABE à l’alphabet LATIN.

    * L’alphabet latin était plus NEUTRE politiquement. Deuxièmement, cet alphabet était vu comme INTERNATIONAL : on demeurait encore convaincu que le triomphe de la révolution mondiale et l’avènement de l’état universel des ouvriers et des paysans qui adopterait un alphabet universel ne sauraient tarder.

    * Le passage à l’alphabet latin correspondait selon les délégués du Congrès à l’esprit prédominant en URSS, à l’idéologie de l’INTERNATIONALISME. Plusieurs délégués soulignaient en effet, comme avantage de l’alphabet latin, son caractère international, comme l’illustrent les citations ci-dessous:

    – »Le caractère commun de l’écriture des peuples européens constitue une des bases de la culture européenne commune » (?oban-Zade, 1928, p.19).
    – »L’alphabet latin, étant le plus répandu, a la possibilité de devenir dans le futur la langue de toute l’Humanité ». (Aga-Zade, 1928, p.63).
    D’après un autre linguiste, A.N. Samojlovi? (1880-1938) [14], l’internationalisme a joué un rôle FONDAMENTAL dans la question de l’adoption de l’alphabet latin [15].

    * Le premier argument est le CARACTERE REVOLUTIONNAIRE de l’alphabet latin.
    *Jakovlev propose de rebaptiser le Comité du Nouvel Alphabet Türk en « Comité de l’Alphabet International » [18].
    *un « phénomène révolutionnaire par rapport à l’alphabet ARABE » [19].

    TRES IMPORTANT :
    Jakovlev commence par des arguments techniques, tout comme l’avaient fait les partisans de l’alphabet latin dans leur COMBAT CONTRE L’ALPHABET ARABE en 1926, en exposant les avantages de l’écriture à base latine du point de vue de la physiologie humaine, de la didactique et de la polygraphie.
    Mais le VRAI ARGUMENT de Jakovlev est POLITIQUE et très EXPLICITE , comme le montre la citation suivante :

    « Tout système graphique n’est pas uniquement un système de l’écriture, mais aussi une IDEOLOGIE – l’alphabet reflète l’idéologie de la société et de la CLASSE qui l’a créé » (Jakovlev, 1930, p.36).

    – » Ce serait ridicule de dire que la question de l’idéologie de l’alphabet, i.e. celle de l’idéologie liée à une forme graphique de cet alphabet, est une question inutile, (…) ce serait ridicule de considérer l’alphabet comme rien de plus qu’une technique de l’écriture. Tout système graphique n’est pas simplement une technique de l’écriture, il reflète son CONTENU IDEOLOGIQUE. L’emploi de classe du système graphique crée son contenu idéologique. » (Jakovlev, 1930, p. 36).

    –*il faut créer un nouvel alphabet, celui du socialisme, et une forme graphique internationale qui corresponde pleinement au contenu international de la culture socialiste [24].
    *Mais l’idée de la latinisation de l’alphabet russe a surtout reçu une forte impulsion suite aux succès de la latinisation de l’écriture DES PEUPLES qui utilisaient l’alphabet ARABE.
    –* l’écriture des peuples de l’Asie centrale, écrit-il, s’est simplifiée à l’extrême, et, en l’acquérant comme LANGUE MATERNELLE, chaque citoyen des républiques et nations orientales a jeté un pont stable vers l’acquisition de l’alphabet COMMUN qu’utilisent la plupart des « peuples de culture » [27].
    –*Du point de vue politique également, dit Luna?arskij, les avantages que représente l’introduction de l’écriture latine sont grandioses. Elle nous donne, souligne-t-il, L’INTERNATIONALITE MAXIMALE, tout en nous RELIANT non seulement avec l’Occident, mais aussi avec l’Orient renouvelé.

    –* le latin était vu dans ces années-là comme « l’alphabet uni international du socialisme » et « un pas vers la langue internationale ».

    –* L’alphabet à base latine internationale renforcera et développera l’union entre le prolétariat de l’URSS et celui de l’Occident et de l’Orient.
    Le passage des Russes à l’alphabet latin marquera le début du passage de tous les peuples de l’URSS à l’alphabet uni à base latine. Ceci sera l’expression graphique de
    L’UNITE POLITIQUE de tous les peuples de l’URSS, la division et la désunion représentant une survivance des divisions bourgeoises de l’époque tsariste.
    Le passage au latin libérera définitivement les travailleurs de toute INFLUENCE DES LIVRES des livres et de la presse d’avant la Révolution. (Bien entendu, tout ce qui présente un grand intérêt sera réédité en alphabet latin) [28].
    Source : http:// cid.ens-lsh.fr/russe/lj_simonato.htm#appel10
    ————————————————————————————–
    Conclusion :
    Il nous a semblé intéressant d’aborder cet épisode de l’histoire de la pensée sur la
    langue en URSS, pour mieux comprendre, pour mieux saisir les véritables enjeux
    actuels de la LATINISATION du Berbère.
    En dehors de « l’édification linguistique » telle quelle nous est présentée, il faut ajouter et, c’est FONDAMENTAL à notre sens, c’est que » la SUPPRESSION DE
    L’ ALPHABET ARABE A POUR BUT DE TENTER D’ARRACHER LES RACINES RELIGIEUSES DANS CETTE REGION Où L’ ISLAM EST PUISSANT. CETTE FORME D’ IMPERIALISME LINGUISTIQUE PASSE NATURELLEMENT PAR PLUSIEURS VOIES, JOUANT A LA FOIS SUR
    LA POLITIQUE SCOLAIRE ET UNIVERSITAIRE, PAR LA PLANIFICATION LINGUISTIQUE ET LES MEDIAS » ( G. Lewis. Linguiste).
    Par ailleurs, les locuteurs de la langue kabyle seront liés, aliénés à la langue française et, seront moins conscients de leurs relations avec leurs voisins arabes. Ils ne peuvent pas les comprendre et, dès que la conversation porte sur des sujets cultivés, le Français doit être alors utilisé (Jean Knappert, linguiste).

    arezki
    nov 11, 2009 15:56

    azul

    madame,mademoiselle,monsieur benamina
    j ais lut votre poste, walah super.vous avez parler que de langue, et l idenditee’,vous en faites quoi?vous etes donc dacord pour dire que l arabe est une langue qui cimente la nation algerienne,pourquoi alors on est definis en tant qu arabe?je m explique,on peut dire que la nation algerienne est compose’de citoyen berbere amazigh,la langue arabe est pour eviter les tracas a lambassadeur de l englize ‘.le probleme ya si ou lala benamina c est qu on est definis en tant qu arabe,moi je suis pret a parler n importe qu elle langue si cette langue est pour cimenter la nation algerienne mais pourquoi nous definire en tant qu autre chose que berbere?pourtant y as des pays africains qui parlent francais,anglais mais ils ne le sont pas,meme les usa,ils parlent anglais et se definissent en tant qu americain et pas en tant qu anglais.c est ce que je comprends pas.merci de me lire

    IgorZumec
    nov 11, 2009 16:42

    C’est dur de se défaire des tabous.Nous débattons ici pour essayer de les faire tomber et tous les points de vue sont respectables.Le point de vue de Benamina également.Mais si le choix de ma langue se limite à adopter celle qui m’a envahi il y a qutorze siècles ou celle qui l’a fait il y a un siècle et demi ,j’opterai pour une troisième voie ,à savoir choisir la plus avancée et la plus utilisée dans le monde qui est l’anglais.Et si plus tard ,le mandarin serait dominant alors je l’utiliserai sans complexe car je suis condamné à ne pas posséder et développer la langue de mes aieux vieille de plusieurs millénaires.Si nous débattons ici c’est pour faire tomber ces tabous et ces garde-fous inventés par je ne sais quels inconscients et désignés par ce terme de constantes nationales.Ces constantes ne sont pas nationales,moi je le qualifie de constantes de l’arabo-islamisme et je suis personnellement contre
    cet arabo-islamisme (j’ai le droit d’avoir mon opinion moi aussi).La seule constante de ce pays est son amazighité.Tous le reste peut se discuter et être remis en cause.Salutations cordiales à tous.

    Zoheir
    nov 11, 2009 18:04

    Cet acharnement de certains à s’accrocher deséspérement aux versions historiques de Lavigerie et des historiens francais à de la pure propagande coloniale est une forme d’aliénation et de servitude volontaire tout simplement exceptionnelle qui n’a pas d’equivalent Dans aucun pays du Maghreb ni dans le monde entier.
    Il n ‘y eu que deux expéditions militaires victorieuse contre l’Exargue Gregoire représentant de l’empire byzantin…la première de 12 000 hommes sous Abdalah Ibn Saad en 647, la seconde en 698 avec la prise de Carthage met définitivement fin à la présence byzantine. Dans les deux cas les corps expéditionnaires sont retournés en Orient. Il n y a jamais eu d’occupation.
    L’Islam était de par ses valeurs d’égalité, de justice et de solidarité était accueilli en libérateur. Du point de vue religieux il confirmait l’arianisme dominant dans les couches populaires qui récusait la trinité et la divinité de Jésus. Et qui, enfin, reconnaissait l’Évangile de Bernabé qui annonçait la venue du Prophète (saaws). Du point de vue linguistique la langue Arabe était chez elle. Puisque la langue populaire à cette période c’était ce que les linguistes occidentaux appellent le néo-punique, ou le Maghrebi selon un linguiste algérien consultant internationale à l’unesco.

    thirga
    nov 11, 2009 18:18

    @La Rennaissance a fini par me reveiller, moi qui dormait comme un loir. Ainsi, à vous lire chronologiquement, la Rennaissance du Berbere est l’oeuvre de sa latinisation. Merci à vous et à tous ceux qui ont oeuvré pour qu’elle sorte du néant dans lequelle l’Islam et l’Arabe l’auraient engloutie. Selon vous » Aassa an takrahou chey en wa houa kheyren lakoum, Aassa an touhibou chay en wa houa cheren lakoum » se justifie dans le cas de la langue berbere pour ceux qui ont cru lui faire du mal et aussi par ceux qui s’acharnent à nous faire croire qu’ils veulent la proteger

    jnsplu
    nov 11, 2009 18:37

    @ Igor zumek et a d’autres…(s’il y en a derrières les différents pseudos utilisés).

    L’appel du 19 mars ne parle pas de constantes nationales, mais de fondement de la personnalité Algérienne. Nous ne pouvons nier que sans ces trois composantes, la société Algérienne s’entredéchirera. Alors un peu de patience et de sagesse ne font pas mourrir. Mais sinon si tous nous adoptons des positions extremes alors que certains d’ntre nous se targuent d’etre des intellectuels, qu’en pensera l’homme de la rue et quelle sera sa réaction ?

    Le titre de l’article parle de sérénité…y sommes nous encore attachés ? Pourquoi la langue arabe suscite t elle tant d’hostilité et entraine t elle tant de haine ? La tribu à laquelle j’appartiens se croit arabe et englobe plus de trois millions de personnes qui se disent arabes et des recherches Historiques semblent le confirmer. Il s’agit des Ouled Nail. Les Ouled Sidi Chikh à l’ouest autant; Doit on faire un décret pour leur dire vous etes des amazigh et c’est tout. Et les autres tribus de l’est et de l’Ouest qui se pensent aussi arabes ? Doit on les chasser d’Algérie ? bétise quand tu nous tient.

    Il est de droit international comme de droit interne qu’il n’existe que deux règles pour déterminer la nationalité. Celle du Sol ou du soleil et celle du sang. En vertu de la première, celui qui nait dans un pays, acquiert la nationalité de celui ci. La France a adopté des lois dans ce sens. La loi du sang quant à elle exige outre la naissance en algérie, celle d’un ascendant, le père en Algérie. Pourquoi remonter jusqau’au Christ ?

    S’ils se disent arabes et s’ils désirent l’etre, ils sont autant algériens que ceux qui se disent Amazigh. l’Algérie est à tous. Maintenant si un groupe choisit la confrontation, il en endossera les responsabilités devant Dieu, certains s’en foutent car ils rejettent l’Islam avec l’arabe, et devant l’Histoire.

    Le pouvoir à fait déborder le vase de tout le monde et spécialement de certains Kabyles, nous devons en subir les conséquences ou exorciser les démons. C’est un choix simple.

    Avec l’arabité de l’Algérie ou contre.
    Avec l’amazighité de l’algérie ou contre
    Ou avec les deux.
    J’ai laissé exprès l’islam de coté pour éviter qu’on s’en serve comme alibi par les uns ou les autres.

    Y en a marre à la fin vous voulez la guerre civile ou quoi . C’est vraiment dangereux ce que vous faites, en avez vous conscience ?

    afrox
    nov 11, 2009 20:00

    Azul, salam et bonsoir.
    Il est évident qu’une langue ne peut rien exprimer à celui qui ne veux rien entendre, la langue véhicule une culture et une culture, en ces temps d’intégrisme de tous bords, n’est pas une mince affaire que de l’assumer. Aussi, Une culture « étrangère » peut être néfaste à une société à la condition qu’au sein de celle-ci il eut un vide culturel ce qui explique les réactions ( le moins qu’on puisse en dire, mal-adroites) et des berbères et des arabes par rapport à la langue française qui est s’il faut le rappeler « un butin de guerre » s’il y a lieux de se décomplexer. Car, comme nous le savons tous, la nature a horreur du vide. Cependant, il est dit « man taâlama lughata qawmin ittaqa charahoum. » Pour vous dire messieurs…!
    Pour revenir à la question de savoir si les langues ont une chance dans le future.
    Pour Tamazight il faudra un peu de temps pour qu’elle se mette à l’écrit mais c’est faisable.
    Pour l’arabe il lui faudra beaucoup de temps puisqu’elle dépend surtout de l’Islam qui n’arrive toujours pas à trouver ces marques et s’adapter aux temps modernes.
    Pour le français il serait du pure gaspillage que de le laisser tomber compte à l’anglais il serait le bien venu et sans complexe.

    Ammisaid
    nov 11, 2009 20:42

    Assalam, azul, bonsoir
    Les berbères, les arabes, les arabo-berbères et les francophones d’en haut ont scellé leur union (pour le meilleur et pour le pire) quelque soit le rôle que chacun avait joué, joue ou sera appelé à jouer.
    Ceux qui sont en bas, ils se querellent, ils se divisent, ils s’éloignent de plus en plus du compromis, ils s’entre-déchirent, parfois ils s’entre-tuent, ils s’accusent mutuellement les uns les autres et ils s’arc-boutent sur l’os que leur laisse ceux qui aiment la chair fraîche, les fruits juteux, les palais remplis du parfum de jasmin et les fontaines à l’eau douce qui étanche toutes les soifs. Notre diversité linguistique, culturelle, géographique, sociale, psychologique, affective et cultuelle ne sont pas un problème pour l’Algérie.
    L’huile d’olive est un atout. Les figues sont un atout. Les dattes sont un atout. La diversité de notre architecture, de nos décors, de nos sites, de nos plages, de nos sols, de nos produits de terroir, de nos productions artisanales, de nos faunes et de nos flores…sont un atout.
    La diversité de nos compétences, de nos idées, de nos modes d’expressions, de nos humeurs, de nos humours, de nos formes, de nos tailles, de nos métiers, de nos désirs, de nos rêves…sont un atout.
    La diversité de nos origines, de nos croyances, de nos convictions, de nos buts, de nos projets, de nos lieux de nos naissances, de nos vécus, de nos personnalités, de nos centres d’intérêts, de nos loisirs, de nos lectures, de notre façon d’écrire, de parler, de marcher, de jouer au foot…sont un atout.
    La diversité de nos niveaux intellectuels et professionnels, de nos possibilités spirituelles, de nos niveaux socio-économiques, de nos caractères, de nos forces physiques, de nos dons naturels, de nos acquis par le travail, l’effort, l’abnégation, la curiosité, la réflexion, l’ouverture d’esprit, la quête du savoir et la remise en question permanente et perpétuelle de ses certitudes, de nos héritages matériels et morales, de notre éducation…sont un atout.
    A une seule condition: que ne soyons tolérants les uns envers les autres, que nous soyons pacifiques dans nos combats et dans nos oppositions, que nous soyons portés par la compétition saine et permanente, que nous acceptions de se remettre en question, de demander des excuses que nous nous trompions, que nous acceptions le plus compétent de nous prendre la place la plus difficile qui correspond à ses capacités et d’apprendre de l’autre même s’il parle le chinois et que nous arrêtions de vouloir faire disparaître l’autre (d’une manière ou d’une autre) pour avoir raison, pour se sentir puissant, pour satisfaire ses désirs maléfiques, primitifs et pervers, pour dominer, pour déposséder son frère ou sa soeur de ce que dieu lui avait offert, pour humilier, pour nier…
    Ceux qui détiennent le pouvoir n’acceptent que ceux qu’ils pensent, que ce qu’ils veulent, que ceux qu’ils désirent, que ce qu’ils croient, que ce qu’ils aiment, que ce qu’ils décident…et surtout, ils n’acceptent aucune contradiction, aucun avertissement, aucune exhortation, aucune supplication, aucun conseil. Mais, pour cela, ils ont accepté de scier la branche sur laquelle, ,ils sont assis. Ils ont accepté de vendre notre honneur, notre histoire, nos richesses, notre identité, notre diversité et nos valeurs. Ils ont accepté que nous devenions la risée du monde, l’assiette du quelle tous les voleurs se servent, la dignité que tout le monde bafoue et le déshonneur que personne n’ignore. Ils ont accepté de sacrifier de centaines de milliers de nos frères et soeurs, de diriger un pays qui plus ils s’enrichit plus, il appauvrit son peuple et de choisir la fuite en avant vers le chaos que l’arrêt de ce processus d’autodestruction dangereux et inutile.
    Alors, comment seront-ils les suivants ? Si le fond sera le même, si c’est uniquement le décor qui changera, je pense qu’il sera vain de continuer à les critiquer, à les dénoncer et à les combattre, car, eux au moins, ils ne vont plus nous surprendre.
    Fraternellement

    La Renaissance
    nov 11, 2009 22:36

    @ Thirga
    Vous me faites dire que :
    » la Rennaissance du Berbere est l’oeuvre de sa latinisation ».
    Et d’ajouter :
    » Merci à vous et à tous ceux qui ont oeuvré pour qu’elle sorte du néant dans lequelle l’Islam et l’Arabe l’auraient engloutie. »
    ———————————
    Que c’est vite dit ! M’avez vous bien lu et bien compris ?! Vous ai-je bien perçu ? Ou bien avez vous pris vos désirs pour des réalités ?! Non, cher monsieur ! Mon pseudo « la Renaissance » illustre ma profonde conviction, mon ardent désir de voir la Renaissance de notre Algérie islamique et arabo-bérbère !
    J’aime ceux qui luttent pour l’intégrité de la Oumma (communauté), quels qu’ils puissent être. Et, tout autant que je crains et que je me défie des ennemis extérieurs de l’Oumma, je méprise nos ennemis intérieurs et encore plus les couards qui les soutiennent — et je hais leur doctrine libérale putride qui qualifie notre dégradation continuelle d’«inévitable».

    De plus, je crois que l’Oumma peut renaître. Tout dépend de la foi en Dieu: foi en notre avenir; foi en nos capacités et en notre renaissance. SCEPTICISME, SOPHISTICATION, COSMOPOLITISME, CYNISME, ont gravement malmené notre foi en Dieu . Mais la FOI, restera toujours l’ingrédient essentiel de toute force historique. Seule une foi unificatrice peut fournir la motivation commune pour la renaissance– la conviction juste et profonde de notre droit à vivre selon nos valeurs et nos principes islamiques. — et faire naître la puissance résolue et sans compromis qui peut purifier et racheter notre milieu en décadence et en décomposition rapides. Très simplement : l’impératif d’inspirer cette foi en Dieu est le problème central de notre temps.

    Et quand je dis ” renaître “, je ne veux rien dire de plus. Car nous sommes allés si loin; nos philosophies, nos libertés et nos modèles culturels traditionnelles sont si pervertis ou érodés que la simple renaissance est tout ce qui est possible.

    Je suis un musulman, patriote et profondément heurté de constater que son pays est dominé par des puissances d’argent et que son peuple se déshumanise par un culte au veau d’or et par l’attrait suicidaire d’un matérialisme destructeur

    Par ailleurs, mon intervention se veut dénonciatrice de cette tentative monstrueuse, internationaliste-mondialiste-matérialiste-athée, qui s’avance masquée, pour arrimer le Kabyle dans le giron occidentale. Cette « latinisation » actuelle n’ est qu’une manoeuvre de basse politique pour diviser et mieux régner ! C’est ainsi, ne vous en déplaise !

    C’est à dessin que j’ai pris l’exemple de l’impérialisme linguistique soviétique qui a imposé au forceps, la langue russe, après la faillite de la tentative de « latinisation » des peuples d’Asie centrale. Cet ethnocide a provoqué une très grave fracture sociale dans cette région. Malgré l’effondrement de
    l’ URSS, les effets désastreux de ce viol psychique des populations, continuent de faire des dégâts que seule LA RENAISSANCE DE L’ ISLAM pourra apaiser et voir apporter la réconciliation salutaire. Se confiner dans les SOUHAITS, les SINGERIES, les BAVARDAGES et autres ABERRATIONS et c’est la défaite assurée !

    Les drames épouvantables ( Palestine-Irak-Afghanistan-Pakistan-TchétchénIe-Somalie) qui auraient pû être évité et que le monde islamique subit dans sa chair, proviennent principalement du fait que, certains grands intérêts privés internationaux, ne sont pas satisfaits de cette dimension religieuse telle qu’elle est mais telle qu’ils voudraient qu’elle soit . On appelle cela ,un TOTALITARISME.

    L’identité islamique est et reste une évidence, à tel point que l’appartenance à l’Islam est pratiquement équivalant à une définition sui generis de la nature humaine. On dit « Musulman » pour désigner un Homme. L’identité islamique se définit ainsi dans sa composante, comme conscience de soi-même en différenciation aux autres. Les traits caractéristiques qui servent à se désigner sont autant de distinctions plus ou moins spécifiques selon les lieux. C’est cela, et rien que cela, que les démocraties totalitaires occidentales entreprennent ,depuis des décennies, dans leurs guerres d’anéantissement !

    Je ne peux pas vous réveiller de votre léthargie car il faudrait être un génie pour réussir cette entreprise surhumaine. Et, pour conclure avec vous, sachez que, il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre ni, plus aveugle que celui qui ne veut pas entendre.

    Fin de la discussion.

    lucide
    nov 12, 2009 3:02

    @benamina

    Cher compatriote,

    Je vous avoue que je suis étonné de la légèreté avec laquelle vous traitez un sujet aussi grave et important. Vous auriez au moins pu exprimer ne serait-ce qu’un peu de regret de ne pouvoir rien faire pour sauver nos langues d’une mort programmée.

    Si j’ai parlé de ma grand-mère dans un précédent post, c’est pour mieux situer le problème sur le plan sentimental et affectif, tant il est vrai que l’identité se construit dans la relation affective qu’on établit avec les ancêtres, tous les ancêtres – amour et admiration ou haine et mépris.

    L’amour de ma terre natale, avec ses collines verdoyantes et la mer à portée de main, a grandi jour après jour dans mon cœur au contact de ma grand-mère, sur la terre de mes ancêtres et à côté des murs en pierre de la maison qu’ils ont bâtie, abandonnée à cause de la guerre, mais visitée régulièrement. C’est à elle que je pense quand je parle de ma langue maternelle, celle dont je prends aujourd’hui la défense pour ne pas faillir à un devoir sacré, celui de transmettre à mes enfants tout ce qu’elle m’a laissé en héritage.

    Alors, je vous pose la question : que s’est-il passé dans notre pays pour que des Algériens soient ainsi prêts à jeter notre patrimoine linguistique à la poubelle, sans aucun état d’âme ? Sommes-nous vraiment Algériens si nous sommes incapables de transmettre à nos enfants le patrimoine linguistique et culturel que nos parents nous ont laissé? Sommes-nous vraiment Algériens si nous dépensons beaucoup d’énergie à convaincre tout le monde que nos langues ne valent rien et ne servent à rien, car nous avons décidé de les remplacer par une langue plus prestigieuse, l’arabe standard ?

    La façon dont vous présentez le problème le fait paraître plus complexe qu’il n’est en réalité. Si on voulait vraiment prendre la question au sérieux, on pourrait faire une étude détaillée de tous nos parlers, de Tebessa à Maghnia et d’Alger à In-Guezzem, pour en dégager les constantes. Le résultat serait certainement plus encourageant qu’il n’y parait. Prenez un Annabi et un Égyptien et abandonnez-les à Maghnia. Pensez-vous que notre compatriote d’Annaba serait aussi perdu que l’Egyptien ? Je peux vous garantir que le pauvre Égyptien ne comprendrait pas grand-chose alors que l’Annabi se sentirait tout à fait à l’aise, malgré la différence d’accent et de prononciation.

    Ce que vous semblez ne pas comprendre et ne pas admettre, c’est que l’arabe algérien, avec toutes ses variantes, peut, moyennant quelques transformations, devenir une langue à part entière, comprise dans tous les parties du territoire national. Il n’est pas question d’avoir quinze langues nationales, mais deux seulement (berbère et arabe), qui seraient les synthèses de tous nos dialectes régionaux.
    Vous semblez prendre beaucoup de plaisir à présenter nos langues populaires sous l’aspect le plus défavorable. A ma connaissance, tout chef d’Etat qui reçoit un homologue étranger se fait assister par un interprète. Il peut donc parler en kabyle ou en oranais, cela n’a aucune espèce d’importance, du moment que le traducteur le comprend. Ensuite, notre président n’est pas obligé de parler comme Moh Bab-el-Oued ou l’inspecteur Tahar. Et brouillard, chez nous se dit d’bab.
    Un lecteur (Mokdad) a cité comme exemple de «langue dégénérée» la phrase suivante : « KRAZATO TOMOBILE OU GATAATO MOURSOUYETTE MOURSOUYETTE ». Désolé, cher ami, mais ma langue maternelle n’est pas aussi pauvre. J’aurais dit « dehsetou tomobil ou gat`atou traf traf », la voiture étant une invention du roumi, son nom est entré tel quel dans notre langue mais pour le reste, nous avons le vocabulaire qu’il faut.

    D’autre part, qu’est-ce qui nous empêcherait d’utiliser la langue arabe standard dans les réunions diplomatiques officielles, en attendant que nos langues nationales se développent dans tous les domaines. Pourquoi faudrait-il que l’on applique la politique du tout ou rien ? Le plus important est de commencer, d’enclencher le processus. Il s’agit de sauvegarder les fondements mêmes de notre identité. Cela mérite bien quelques efforts, non? On peut commencer par bannir la langue arabe standard de l’ENTV et de la radio, par exemple. Puis obliger tous les journaux à publier une page en arabe algérien et une autre en berbère. Et ainsi, petit à petit, les choses se mettraient en place.
    Cependant, il faut commencer par admettre qu’il y a un problème. Sommes-nous en train de devenir un peuple sans repères, oui ou non ? Voulons-nous promouvoir nos langues, oui ou non ?

    Si, au lieu de céder au chant des sirènes du panarabisme, qui s’est avéré être une coquille vide, Ben-Bella et Boumediène avaient dirigé tous leurs efforts vers la valorisation du berbère et de l’arabe algérien, tout en maintenant dans une première étape l’utilisation du français dans l’enseignement et les administrations, la situation aurait été bien différente aujourd’hui.
    Votre façon d’appréhender le problème est celle-là même qui nous a valu tant de déboires dans tous les domaines. Une mauvaise compréhension du concept de modernité (industrialisation au rouleau compresseur, uniformisation de la pensée, etc.) nous a fait piétiner beaucoup de principes sacrés. Nous avons ravi au peuple algérien son âme et nous l’avons privé de son droit de vivre libre et digne sur sa terre. Si au moins nous avions atteint les objectifs affichés (modernisation du pays etc.), nous nous serions consolés de la perte de notre identité ! Nous avons fait tout faux, hélas.
    Une économie totalement dépendante du pétrole, une société déboussolée, une perte totale de repères, la porte ouverte à tous les extrémismes, voilà le résultat.

    L’Algérie est un pays à reconstruire à partir de zéro. Tout ce qui a été fait depuis 1962 peut être jeté aux orties sans regrets. Les décennies qui se sont écoulées depuis l’indépendance ont été le prolongement de l’époque coloniale. De nouveaux despotes ont remplacé les colons d’hier, reproduisant leurs attitudes, arrogants et toujours prêts à sortir le bâton quand il s’agit de mater l’indigène. Tôt ou tard, il y aura une révolution dans notre pays. Ceux qui auront alors pour mission de remettre l’Algérie sur les rails devront prendre le contre-pied de ce qui a été fait jusqu’à présent. La première chose à faire est de se concentrer sur l’Algérie et le Maghreb, et oublier le mythe de la «Nation Arabe». S’il y a un pays avec lequel nous devrons collaborer le plus étroitement possible pour mettre en place une politique linguistique adéquate c’est bien le Maroc, avec lequel nous avons tant de points communs et dont nos dirigeants ont fait notre ennemi héréditaire.
    Nous devons nous préparer à accueillir cette révolution qui sera, je le souhaite de tout cœur, pacifique, en commençant à faire le ménage dans nos têtes. Nous devons chasser loin de nous les miasmes du passé fait de haine, d’exclusion et de mépris du peuple et de tout ce qui émane de lui.

    Le rêve d’une Algérie enfin réconciliée avec elle-même, laborieuse, résolument tournée vers l’avenir, serrant amoureusement dans ses bras et protégeant tous ses enfants, se réalisera, inchallah.

    IgorZumec
    nov 12, 2009 8:30

    Ce que j’ai exprimé dans mon post d’hier n’est qu’un point de vue parmi tant d’autres.Il n’est en aucun cas une demande d’exclusion d’une composante ou partie quelconque de la société algérienne.C’est une alternative permettant d’approfondir ce débat même si ce que j’ai affirmé ne reflète pas le fond de ma pensée.Par contre s’affirmer vaille que vaille arabo-islamiste est exclisif d’une frange importante de notre société et rectrictif du fait qu’on balise étroitement le champs de pensée dans notre pays.C’est la situation que nous vivons depuis bien longtemps.Il est maintenant temps de reconquérir sa liberté.En tout cas le débat est relancé.A vos…plumes (non clavier)




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  • jnsplu
    12 novembre 2009 at 22 h 03 min - Reply

    Envoyé le 12/11/2009 à 20 h 51 min

    Ce que tu cites comme arguments sont aussi valables pour les egyptiens, sinon peut etre plus, car leur Histoire est plus travillée et plus fouillée que la notre.

    Pourtant à part quelques voix éparses, comme en Algérie d’ailleurs, la masse ne réclame pas le retour à la langue ni même a la culture pharaonique.

    Mais nous, Algériens, sommes comme toujours les meilleurs en tout, n’est ce pas ? Et surtout il ne faut pasnous comparer aux egyptiens surtout en ce moment ou l »équipe nationale de foot est tabassée la bas, mais dont chaque joueur s’est vu octroyer des sommes pharamineuses sur notre dos comme s’il était chercheur en physique et qu’il a inventé la machine à voyager dans le temps pour nous permettre de nous échapper de notre funeste présent.

    je suis avec toi pour dire qu’une langue qui véhicule un héritage ethnique (naz3a kawmya) je n’en veux pas que ce soit l’arabe ou le berbère.

    Entièement d’accord avec toi aussi pour une redéfinition des termes utilisés dans le débat comme laicité, démocratie….

    Salutations




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  • Lyès
    12 novembre 2009 at 22 h 07 min - Reply

    Envoyé le 12/11/2009 à 21 h 10 min
    Magistral cher @ lucide.

    J’avais un poids sur le cœur, un joug pesant sur mes épaules et je voulais dire la même chose sans y parvenir.

    Merci de l’avoir fait à ma place et à la place de plusieurs. Quelle belle consolation.

    Tes réponses et particulièrement la dernière sont réalistes, humbles, d’un extrême bon sens et d’une infinie clarté.
    Terre à terre mais tellement vraies qu’elles parlent à l’âme des algériens et non à leur intellect.

    Fraternelles salutations à toutes et à tous.




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  • tara
    13 novembre 2009 at 9 h 46 min - Reply

    Ecris comme tu parles et parle comme tu ecris!
    Le dire d’un homme remarquable: Vuk Stefanovi? Karadži?




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  • benamina
    13 novembre 2009 at 9 h 49 min - Reply

    @ Lucide, vous semblez contester l’institution (en 1962) de l’arabe classique comme langue nationale et officielle, sous prétexte, insinueriez-vous, qu’elle nous est étrangère et qu’elle tue à petit feu (sic) le moyen d’expression de notre nostalgie d’enfance et d’adolescence et de notre affection pour nos grands-mères et nos ancêtres (resic), à savoir les dialectes berbères et les parlers derjja. Ainsi vous semblez croire à la faisabilité, la viabilité et le bien-fondé du scénario qui consiste (en 1962) à ne plus entendre parler de l’arabe classique, à ne plus s’inscrire dans le concert des états dits arabes, à s’accommoder de la présence dominante et omniprésente de la langue de l’ex-occupant (butin de guerre diriez vous), en attendant de réussir ( dans combien de temps ? 10, 15, 20, 50 ans ? ) dans l’œuvre de synthétisation et de standardisation des dialectes berbères ( en une seule langue , le berbère classique ) et des différents parlers derjja (en une seule langue , le sabir classique) . Et là je fais une digression pour vous poser la question : «le sabir classique, synthèse des darjjas que vous suggérez comme langue nationale au coté du berbère, dans quelle graphie, arabe ou latine, proposez de le transcrire ? Je ne serais pas du tout étonné que vous opteriez pour le caractère latin et là vous confirmerez les soupçons et arrières pensées rapportés dans l’intéressant commentaire ci-dessus de l’internaute Renaissance sur la latinisation du berbère, à savoir (par la latinisation du sabir) rendre difficile et impraticable tout lien (avec) et tout emprunt de son noyau originel, l’arabe classique. C’est un vieux projet qui n’a reçu ni l’attention, ni l’intérêt de l’algérien moyen, et qui revient aujourd’hui avec un nouvel emballage et un nouveau plaidoyer enrobé de nostalgie, de sentimentalisme et de culte ancestral .mais l’objectif ultime est de couper tout lien de l’Algérie avec l’Orient arabe. Et pour renforcer votre argumentaire vous imputez au mauvais choix (de la langue nationale) fait en 1962 tous nos échecs, tous nos déboires, tous nos malheurs, et tous ce qu’on appelle la maffia politico financière. Vous focalisez sur la langue arabe classique en oubliant ou en laissant le soin à quelqu’un d’autre de traiter d’un autre souffre-douleur, lui aussi inscrit «malencontreusement» dans l’article 2 de nos différentes constitutions. La langue arabe,pour votre gouverne, après 13 siècles et demi (à part l’intermède de 1830/1962) de présence effective en tant que langue du pouvoir, de l’administration, de l’enseignement, de la science et du savoir, du commerce et de l’échange, du culte et de la prédication n’est pas une langue étrangère au magreb central .même durant la présence turque de 1516 (?) à 1830 les traités et documents officiels avec les puissances étrangères, les correspondances avec la porte sublime , l’administration des beyliks se faisaient en langue arabe. Dés l’ avènement de l’ère islamique en Afrique du nord, les langues punique et grecque se sont évanouies laissant un vide que les différentes variantes berbères non écrites et non standardisées n’ont pas pu combler. C’est l’arabe qui a occupé ce vide, a considérablement apporté aux différents dialectes berbères et a constitué le noyau originel des différents parlers derjja .les liens, les échanges, les apports avec le machrek ont toujours été intenses, soutenus, riches dans les deux sens, à travers les migrations, les pèlerinages, les quêtes d’asile pour les persécutés et fuyards, les familles dirigeantes destituées, les quêtes de savoir, le commerce et les transactions. Savez vous que jusqu’à aujourd’hui à Jérusalem il y a un quartier qu’on appelle quartier des magrébins, 7ai el-maghariba, habités par des palestiniens originaires de ce qu’on appelait le magreb central (çàd l’Algerie) et qui date de bien avant l’époque de Saladin ? Savez qu’il y a 700000 syriens d’origine algérienne. Croyez vous d’un seul trait pouvoir effacer 13 siècles et demi d’Histoire pour une histoire de nostalgie et de sentiments et affectionsà exprimer sans traduction et sans transposition ? Et c’est moi que vous accusez de prendre les choses à la légère.

    @résigné, quand tu parles de langues arabes dégénérées çàd ayant perdu leur caractère et leur qualité originels en faisant allusion aux parlers derjja tu n’es pas loin de l’argumentaire de lucide.

    @arezki et igor zumec, pourquoi toute cette hantise d’être arabe ? Que je sache cette tare n’est inscrite ni sur votre passeport, ni sur votre carte d’identité nationale, ni sur votre extrait d’actes de naissance, ni sur votre livret de famille, ni estampiller sur votre dos à la naissance.




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  • jnsplu
    13 novembre 2009 at 13 h 15 min - Reply

    Victor Hugo, le grand poête Français disait à propos de la langue arabe : »Le parler c’est chanter, l’écrire c’est dessiner »

    Cette langue encore capable de maitriser les sciences et technologies malgré le retard accumulé est décriée, non pas au motif qu’elle soit incapable de restituer les conceptions et concepts, mais pour des raisons ethniques et religieuses.

    On veut se débarrasser de la langue arabe, en avançant des arguments hypocrites, au sens plein du terme tel que l’entend la théologie musulmane, lesquels arguments n’ont pour but que de camoufler l’intention nourricière et qui est de se débarrasser de l’Islam en Algérie sur le long terme.

    Quand une personne vient me dire qu’elle est musulmane mais qu’elle ne se sent pas pas capable d’aimer le prophète de l’Islam et partant la langue qu’il parlait, ses manières d’appréhender les choses, je dis que son isalm est vraiment spécial et sort du cadre habituel de cette religion. Qu’elle ne se sent pas capable d’aimer le Coran et lalangue qui le véhicule, je dis qu’elle a un problème avec l’Islam.

    Mais on est certes au 21 ème siècle et de nouveaux concepts tels qu’islamiste par opposition à musulmlan, fondamentaliste par opposition à musulman « modéré » ainsi que d’autres ont vu le jour et déteingnent sur la manière de penser et d’agir de tout un chacun. La langue entretient une relation dialectique avec la réalité, car elle est l’instrument d’appréhension du milieu et des moyens d’agir sur lui et à certains niveaux, elle nous fait entrevoir la réalité sous des angles déformés.

    J’écoutais hier des chansons chaabi et je me suis pris à penser que notre derdja d’avant l’indépendance qui ressort dans la poésie populaire de l’époque est à cent pour cent de l’arabe dit classique. Ce n’est que bien après l’indépendance et sous la houlette des francophiles et autres matérialistes dialecticiens qu’elle a sous les coups de boutoirs divers perdu son vocabulaire arabe très riche qui a été remplacé peu à peu par des termes importés.

    La dynamique qu’on veut créer est claire, faire en sorte de déraciner l’Islam de l’Algérie et pour ça s’attaquer à ses fondements populaires, parce que les attaques directes ont démontré leur inefficacité, l’islam attaqué, produit une dynamique de régénérescence qui lui est propre et revient sur le champ du présent encore plus pur et plus fort que jamais. En quatorze ou quinze siècles cette vérité est palpable.

    C’est un vieux projet des siècles passés que de faire disparaitre l’Islam, toujours à l’ordre du jour. Dans les années 20 un lord anglais dans la chambre des communes brandissait un exemplaire du saint Coran et disait à ses pairs, tant que les musulmans ont ça, nous ne pouvons rien contre eux. Il faut le détruire. Plus près de nous, Bush et Sharon ont créé une commission à l’effet de pondre un Coran expurgé des versets qui ne les arrangent pas et de déterminer les mécanismes de le mettre en pratique et de le populariser en terre musulmane.

    Les attaques de toutes sortes se font contre l’Islam et les musulmans sont encore à se diviser selon la dichotomie occidentale: islamiste, musulman.

    Les fondements de l’islam, sur le plan social, ce sont l’aspect ethnique que l’Islam rejette comme étant impropre, les tenants du rejet de l’islam font tout pour renforcer cet aspect et créer des clivages entre musulmans en brandissant la théorie de l’envahisseur arabe de la terre sacrée de Tamazgha qui a mis fin à la langue Tamazight, comme si cette langue était unifiée sous les romains et existait sous une forme de haute civilisation. Alors que mêmeles civilisations bérbères connues utilisaient les langues punique et romaine dans les rapports officiels et écrits. Des gens les suivent qui n’ont même pas conscience des buts et des visées. Fathma Nsoumeur, Cheikh El Haddad, El Mokrani, étaient pourtant Kabyles et ils parlaient l’arabe classique et connaissaient le Coran par coeur. Leur Kabylité et leur arabité n’ont jamais été antagonistes.

    Les écoles d’apprentissage du Coran qui pullulaient avant l’indépendance malgré les interdictions deviennent inexistantes.

    Les noyaux de christianistes qu’on appelle missionnaires par égard et pas comme les musulmans de la « da3wa » des islamistes sont implantés en Algérie et bénéficient du soutient dans le cade du décret « ad-gentes » du Pape qui s’impose à tous les gouvernements occidentaux et à donné au débat à l’ONU du droit d’ingérence humanitaire.

    Alors, je pense que celui qui aime vraiment l’Algérie, l’aime dans sa diversité, nous sommes d’abord Algériens avant d’être Kabyles, Arabes, Chaouis, Mozabites, Targuis, Romain, musulman, chrétien, juif ou autre.

    Nous devons garder ce pays intact, dans cette diversité, sans chercher à le déstabiliser par des arguments fallacieux, qui ne tiennent pas la route, qui se fondent sur la langue, l’ethnie ou la religion pour créer des leviers qui risquent de l’envoyer par le fond à plus ou moins brève échéance.

    Il est faux de dire que l’Algérie est un pays à reconstruire de zéro et je ne laisserai pas passer une énormité aussi collossale. Il est vrai que nous aurions pu nous développer cent fois plus sans cette pléthore de voleurs qui nous écrasent, mais dire que l’Algérie n’a pas évolué c’est faux. Il y a toujours des choses a récupérer dans toute oeuvre, même celles qui sont malsaines contiennent des éléments valables.




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  • IgorZumec
    13 novembre 2009 at 16 h 55 min - Reply

    @Benamina: être arabe n’est pas une tare.J’admire les gens qui sont fiers de leurs racines.Je suis amazigh et trés fier de l’être.Je deteste les estampilles et le collage d’étiquettes et je ne vous impose pas de changer vos origines.Seulement pour vivre dans la sérénité ne m’imposez pas d’être ce que je ne suis pas.C’est de cela qu’on débat et qu’on échange des points de vue sur ce forum.Et vous voyez qu’il y a une diversité qu’il faut respecter et si possible prendre en charge à l’avenir pour ne pas répéter les erreurs du passé.Je vais vous faire une confidence,tiens:si les français étaient restés en Algérie et qu’ils se déclarent algériens sur le même pied d’égalité avec tous les autres et oeuvrent au bien-être de notre pays,je les aurai accepté volontiers et les aurai considéré comme mes frères.Salutations fraternelles.




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  • MH99
    13 novembre 2009 at 17 h 01 min - Reply

    By MH99:
    Preambule: En me situant dans l’environnement conviviale de ce site, alors dans mon present texte/post je debuterai par: [Ne faites pas une lecture tendancieuse de ce que j’ai ecrit. Je n’use pas de procédés pour lecture entre-lignes “c.a.d de la consommation stupide de temps, ayant a l’esprit la ligne editoriale du site internet ou la sincerite , la convivialite, la clarete sont normalement de mise , alors toute ecriture entre lignes destinee a detecter? des poussieres serait superflue et improductive et en contradiction avec l’ethique/deontologie du quotidien d’algerie qui est l’un des rares sites/forums a caracteristique conviviale et neutre sans connotation sectaire/tribale- regionaliste/religieuse”. Je ne cherche donc pas a insinuer ou ecrire entre lignes [pour detecter a l’oeil nu , ou via microscope electronique ou via microscrope derniere generation (genre scanning-tunneling=microscope a balayage/ou genre microsope-actuator pour detection de particules/de taille nanologique/echelle-atomique) des significations] . Dans un environnement formel on ne dit pas ecrire entre lignes/ou detecter des particules de taille nano, on utilize plutot le mot nuance “detection de nuances” pas pour but enfantin ou pour ..?, stimule par une susceptibilite due a une croyance d’importance de soi [reelle? , virtuelle? ou de reve?] directe ou via tribalisme historique? ou/et croire qu’en injectant des poussieres! dans les entre lignes est une marque/signe de demonstration de high IQ!, plutot de stupidite vu les raisons stimulatrices et le but/ainsi que le niveau d’injection de poussieres entre lignes. C’est Malik Bennabi qui (si je me rappelle bien) ecrivait (dans le genre ou proche..) dans un pays arabo-musulman ou dans quelque endroit du tiers monde on pouvait voir une plaque decrivant la distance de 140km entre deux villes ou villages mais qu’en fin de compte il y’avait 120 ou 160Km, c.ad vivre dans la metaphore?/le virtuel? Inconscient ou conscient (et donc stupide) du genre ecriture entre-lignes stimule par…?/et a buts palpable et non-palpable nuls dans ce present contexte/site, c.a.d vivre dans la metaphore?/le virtuel? et l’imprecision et/ou bien defier la realite par raisons de …?
    Par contre les nuances pouvant surgir dans des passages/lignes/paragraphes de documents (resultant de negotiations/tractations politique/economique entre plusieurs parties/pays, etc..) ou dans des documents a but de contrats commerciaux pouvant engendrer des quiproquos et ou la detection de nuances et la/les raisons de l’ecriture sous forme de nuances ?a but honnete ou malhonnete?peut etre rationellement comprehensible et possede une utilite (comme par exemple la defense honnete des interets de son pays ou vouloir tirer avantage pour son pays mais malhonnetement de la partie en face , etc..).. , ou chercher l’interet/la promotion de son entreprise et creer des emplois/reduire le chomage et la misere sociale environnante etc.. c.,a.d ce n’est pas injecter des poussieres stupides entre lignes et/ou aller detecter “non-sens” des particules parasites…. .
    Ici dans l’endroit ou je suis il y’a des staff [polyglotte et multiculturel: destines pour les zones: francophone europe/canadien, anglais usa/europe , asie de l’ouest/centrale/ du sud-est et du nord-est] specialiste en ecriture de contrats et en analyse de documents des partenaires et donc aussi d’analyse minutieuse de toute ecriture pouvant mener a un quiproquo ulterieur dans le cas de nuances (dans un document/pre-contrat). Il se pourrait alors qu’a l’avenir on ait besoin d’un staff analyseur pour la zone afrique/sub-saharienne et la zone afrique du nord “tamazgua-maghreb”, a ce moment la s’il y’a des personnes interessees (mais pas pour ecrire des poussieres entre lignes ou pour les detecter) avec MBA “une experience de quelques annees dans la negotiation et la redaction et analyse de contrats cote juridique/commercial est un plus” et une bonne connaissance bien sur de l’anglais , francais et arabe ..ca permettra aussi de se tester “et de se renouveler ..et oublier? certaines choses/habitudes et modes de pensees.. ” face aux autres staff de pros [multi-culturel/polyglotte] dans l’ecriture de contrats et solutionnement de quiproquos (bien sur pas dans l’ecriture enfantine de paragraphes repetitifs ou non repetitifs/obsolete avec poussieres entre lignes stimulee par susceptibilite individuelle ou/et tribale ou/et ayant cru etre great “stimule par l’histoire?/ d’avant 62?, d’apres 1840?, d’apres 62?..par des tiers?..ou?..et revant etre….! ), alors s’il y’a des personnes interessees/repondant au profil elles pourront concourir..
    Concernant le theme/article identite-nervosite-sincerite [l’instinctif et superficiel]: l’identitaire/voir l’alienation? et le probleme de deficience de la maitrise de la langue sont certainement une cause/des causes qui menent vers un comportement nerveux, voir agressif . quoique Il y’a aussi d’autres raisons mais passagere/c.a.d non incrustees (qu’on trouve aussi dans des pays dit developpes/industrialises occidentaux ou non) par exemple durant les crises economique menant aux chomages et a autres maux sociaux et causant agressivite/nervosite etc… toutefois pour le cas traite ici dans cet article et se rapportant a l’afrique du nord/algerie quoique ce probleme lie a la langue constitue un facteur de nervosite/voir agressivite , voir/consulter aussi un des ouvrages de Malik Bennabi [1905-1973 , analyste/diagnostiqueur rationel du monde musulman et de son retard civilisationel “technologique, economique, social, utilization optimal de la donnee spatio-temporelle etc…”par rapport a l’occident, malheureusement ayant termine sa vie dans la maladie/ayant ete traine execrablement d’hopital vers hopital !, Bennabi qui a parle aussi de l’armee des frontieres en 1962 versus GPRA !, ….] serait benefique, Bennabi qui parle de ce bilinguisme ambigu problematique “cause de beaucoup de degats sociaux-economico-politique etc..” et le compare a autres pays par exemple l’egypte [ou un bilinguisme arabe et anglais existe mais un egyptien parlera/utilisera l’arabe en tant que langue appartenant a ce bilinguisme au bureau, a la maison ou dans la rue avec un autre egyptien], un hindou [ou l’anglais est une langue bien incruste en inde] parlera/utilisera [face a ses compatriotes hindous] sa langue hindou en tant que langue au bureau, a la maison ou dans la rue, tandis que le nord africain/l’algerien particulierement parlera un dialecte [compose d’arabe/berbere/ francais/voir punique/espagnole /turque, ..etc…] pour pouvoir fabriquer une explication. A la maison/dans la rue ce sera ce dialecte combine , au bureau/reunion formelle/speech formel ce sera en arabe classique ou en francais [et evidemment pour traduire oralement “un speech oral” via dialecte algerien une oeuvre d’Aristote! La « Physique » comme le decrit Mr D. Benchenouf] alors il est presque certain que deux personnes en donneront tous les deux un speech [oral] beaucoup plus long “et plus ou moins different” et cafouilleux qu’un speech donne par un hindou [dans sa langue parlee/utilisee dans la rue/la maison/reunion formelle pour travail] ou par un anglais/English ou par un chinois/en mandarin [sa langue parle/utilisee dans la rue/la maison/reunion formelle pour travail au bureau] ou par un irakien/en arabe [sa langue parle/utilisee dans la rue/la maison/reunion formelle pour travail]. Toutefois et en suivant l’analyse du penseur/analyste Bennabi et/ou en defrichant/analysant l’histoire [voir aussi les ecrits/oeuvres d’Ibn-Khaldoun, P.Bourdieu etc…] il apparait que ce probleme de cafouillage dans l’expression/desir de transmission de la pensee du nord africain/l’algerien n’est pas l’unique raison de nervosite/voir agressivite et pour cela il faudrait se referer aux ecrits de M Bennabi concernant l’homme post-almohade {c.ad après le 13eme siècle/déjà dans les annees 1400, 1500, 1700=le probleme etait déjà la , 1800, 1900, 2000} ou Bennabi ecrit en parlant de “ma’arifa”=connaissances technique et “tarbiya”=culture/manieres/ comportement (je ne me rappelle pas exactement) mais resume par [si vous analysez minutieusement le comportement de l’individu post-almohade “bien qu’il soit ingenieur, medecin etc.. avec plein de diplomes” et de l’individu post-almohade analphabete “n’ayant jamais mis les pieds a l’ecole” alors vous detecterez plein de similarites dans leur comportements (voulant tres probablement dire par la, de possibilite de langage directe brutale/nervosite/ susceptibilite/ voir agressivite etc.. voir esprit tribal/c.a.d de deficience en sociabilite, voir la notion de “Asabia” decrite par Ibn khaldoun), et Bennabi utilize les termes d’individu (denomme “Fardh” en arabe)/(une somme de fardh donnerait un “ghashi? non-structure anarchique ou une tribu/des nomades/un arch?”) et personne (denomme “Shakhs” en arabe)/une somme de shakhs donnerait un unsemble social structure, c.a.d l’individu= qui aime etre aussi flatte!?, characteristique correle a un global destructure=tendant vers l’insociabilite debouchant sur animosite/agressivite primaire/allergique au travail surtout a long terme d’equipe multi-individus, etc.., au tribal=ensemble mais localise (et donc deficience en sociabilite entrainant animosite/nervosite/vantardise voir querelles- belliquosite-crans d’arret : des fois spontanes et selon le rapport de force”c.a.d a la lache”/pas de chambre d’hotel: acte reflechie non-spontanee genre execrable contribuant a l’exclusion-ressentiment-risques de division de la nation etc.. /rejet de curriculum pour demande d’emploi: action reflechie non-spontanee facon abjecte contribuant a l’exclusion- divorces-misere-maux sociaux-affaiblissement de l’economie -harragas-risque de dislocation social-ressentiment etc…/diriger entre gens en bonne partie du meme clan/et/ou de la meme tribu/zone basee sur la finance via predation des richesses naturelle non-renouvelable! et via force brutale basee sur la terreur des casquettes-godasses tenant en otages des millions d’individus depuis 62: action reflechie non-spontanee facon execrable contribuant a l’exclusion-corruption-voir risque de dislocation-ressentiment- tendance vers l’affaiblissement globale de la nation, etc…, etc.. …) et personne =characteristique correlee a un ensemble social structure/ayant acquis les regles de bases de vie en societe/ communaute elargie/vaste/diversifiee . .
    Il faudrait donc [dans cette equation complexe] tenir compte de ce fait/parametres [fardh, tribu, ghashi, emotivite, vantardise, lachete ou non? selon les forces en presence et/ou joie ephemere max durant des discours d’une semaine “stimulant l’attente interminable!/ objectifs restant a l’etat virtuel! avec une bonne partie sans resultats concrets depuis des dizaines d’annees/sans resultats palpables-concret et comme resultat “Et’ma’a” pour le citoyen lambda depuis 62!”, discours donc pour elections ou suite a un match chauffant/excitant de football d’un jour, etc…, trouver son compte! via un systeme D/k’faza parasitaire et/ou se plaindre durant des centaines de jours sur la hogra, misere/chomage/ne pas pouvoir se payer un kilo de poulet/ne pas trouver un medicament ou pas pouvoir l’acheter ou sortir estropie avec insultes de l’hopital c.a.d pire qu’a l’admission..!, etc..] il faudrait donc s’efforcer de tenir compte du ci-dessus dans tout objectif/feuille de route/comment naviguer/strategie de sauvetage du pays/Algerie, c.a.d qu’il semble bien que le probleme present [socio-economico- politique-securitaire/casquettes-godasses] ne pourrait etre solutionne uniquement en axant/se fixant sur comment solutionner ce probleme/ ou catastrophe? [socio-economico- politico-securitaire/casquettes-godasses] cree par des bandits? tenant les renes depuis 62 ou de juste depuis avant 62 [et bien sur que ces bandits?/fleaux/ via leur banditisme/predation/ voyoucratie-brutalite/incompetence?/ tribalisme-clanisme etc.. ont accentue ce phenomene d’insociabilite etc.. cite ci-dessus qui avait déjà un passé/base ….]
    Concernant [..un citoyen américain, qui manipule des engins electroniques de dernier cri, qui conduit des avions, qui est capable de choses absolûment fantastiques, et qui n’est pas en mesure de saisir le sens….] : Le citoyen/technicien/ingenieur americain est specialiste dans son domaine et connait son job[objectifs] avec precision et est principalement preoccupe par l’execution de son job/et des rendements pour son entreprise qui n’attend que le rendement comme son collegue ingenieur ailleurs et tout cela forme le puzzle qui fait tourner la machine productrice etasunienne comme dans autres pays de l’ocde sans trop se preoccuper de connaissances generales et ca marche [c.a.d les resultats technologique, et economique sont la pour le prouver..], et avec un minimum de prix nobel en litterature mais un maximum en science technologie. Et ce sont ces prouesses technologique/innovations moteur de l’economie/de la puissance du pays [en donnant une image concrete globale: c’est Boeing, General-electric, NASA, Harvard.. qui font la puissance des USA et non le NBA de basket ou les sprinters de 100/200M/chanteurs-acteurs de cine et qui vivent des retombees de cette economie/finances et peuvent etre visualise via TV/HDTV sinon unknown; et c’est le TGV, Renault, Airbus, Peugeot qui fait la France et non ses joueurs de football/ses chanteurs-acteurs de cine, et c’est Samsung/KIA etc.. qui fait la coree du sud, et c’est Toyota/Mitsubishi/Sony/Honda etc..qui font la puissance du Japon et non son equipe de judo…et c’est indirectement ces resultats economico-financiers decoulant des avances/resultats technologique [outputs en agriculture/activite de l’halieutique inclus] qui permettent aux nobels de litterature/de paix/d’economie etc.. de recevoir des prix..
    En outre il est aussi connu que du point de vue connaissances globales et langues etrangeres alors l’ingenieur/le medecin europeen ou de l’asie du nord-est en connait plus que son collegue americain mais ces usa sont pour le moment numero un techniquement/economiquement/militairement, toutefois les pilliers commence a vaciller et a l’horizon pointe l’empire du milieu/the great China=future number one super-power after 5 centuries! of western domination!,..c’est le cycle de civilizations et sur ce point aussi l’assagissement de la force materielle est en manque [voir le confucianisme ..: desequilibre entre la puissance du feu et la quantite d’eau…, quand l’arrogance est en manque de temporisateur, l’arrogant/la civilization s’essoufle et peut aussi courir a sa perte et s’auto detruire ou accelerer sa destruction et/ou faire apparaitre la montee d’une autre civilisation].
    Concernant la traduction de l’oeuvre d’Aristote! La « Physique »
    1/ Est-ce-que la langue berbere permet de traduire ce genre de traités?
    2/ Est-ce que les deux traductions seront similaires?
    Et dans le cas de réponse négative, pourquoi?
    Un detour concernant ce theme: Il est a noter que les caractères berbères n’ont pu etre correles avec les écritures anciennes, les caracteres ecrits babylonien, et les hieroglyphes égyptien, et non correle aussi avec l’ancien cananeen origine de l’hébreu, n’ont pu etre aussi correle a l’araméen, et nullement correle au latin [incluant la periode de St-Augustin]. On ne trouve pas donc de traces de cette écriture , que ce soit à l’epoque des Pheniciens, et ni à l’époque des Grecs ou des Romains, [a moins que ca a ete efface/relegue? completement par les conquerants!, toutefois une langue ecrite/une ecriture incrustee ne peut etre efface completement..en 50, 100, et meme 200ans, etc.. , par exemple quoiqu’avec 4000ans en arriere alors les ecrits “codes de justice d’Hamourabi= antique Babylone-mesopotamie” (avec leur monuments/vestiges majestueux) ainsi que les hieroglyphes egyptien (avec leurs pyramides/vestiges majestueuses) ont ete trouves et decipheres], et ainsi personne n’a jamais mentionne [monuments majestueux de classe babylonien ou de classe pharaonique/egyptien=unknown dans le cas berbere] et ainsi personne n’a jamais mentionne une telle ecriture avant que le nord {je dis bien le nord de l’afrique du nord} de l’Afrique du Nord soit occupe par Rome et durant l’occupation par Rome et si le berbere ecrit existait, Saint-augustin l’aurait écrit/utilise, toutefois Saint-Augustain ecrivait en Latin ou en Punique!. Je prie le lecteur/internaute de bien vouloir ne pas interpreter le ci-dessus comme du nihilisme et/ou comme but de vouloir brusquer autrui….? “personellement ma lignee parentale est berbere ” mais j’ai ecrit ce qui a ete deduit par les experts en la matiere, il pourrait y avoir des erreurs..? toutefois ce qui est ecrit releve de bases concretes et ne pourrait etre loin de la realite..
    En conclusion le berbere, a son niveau actuel n’est pas une langue linguistiquement avancee [pour traduire des chansons, poemes ca ira quoique meme a ce niveau il faudrait emprunter des mots “a l’arabe” comme “en’da=la rosee”! la rosee qui existe depuis des centaines de millions d’annees, c.a.d bien avant l’apparition de l’homo-sapiens sur la terre] et surtout du point de vue technique/scientifique [n’est pas du tout avancee] pour etre utilisable pour des echanges formels internationaux/dans des colloques-congres formels-officiel a l’echelle planetaire , c’est un dialecte zonale/localise et tribale, et en entendant/ecoutant un berbere parler l’on peut detecter qu’une quantite appreciable de paroles sont arabes [meme pour le mot “en’da”=la rosee en francais] comme cite ici par un internaute et quoique en’da=la rosee est une chose que l’on cotoie durant toute sa vie particulierement le matin en hiver et qui existe depuis l’apparition de l’air/oxygene-hydrogene-co2-azote etc.. et de la flore sur cette terre c.a.d depuis des centaines de millions d’annees! [c.a.d “en’da/la rosee” ce n’est pas la theorie de gravitation “djadhabia en arabe” universelle ou la theorie de la dynamique et cinematique/force-action-reaction vitesse-acceleration en mecanique elucidee deja pour la 1ere fois au 11-12eme siecle par les savants arabo-musulmans et non par Galilee et Isaac Newton respectivement comme propage depuis 4 siecles par l’occident, et bien sur “en’da/la rosee” ce n’est pas un mot faisant suite a des decouvertes en nanotechnologie/ nanotubes, etc..], et une langue authentique n’a pas besoin d’etre approvisionnee “particulierement pour des mots correles a la nature/vie quotidienne” par une autre langue a l’exception/par exemple: dans le cas d’innovations, particulierement de ces dernieres 200 annees (particulierement dans la technologie/science lorsque ces avancees scientifiques/ technologique ne sont pas les produits du pays/ou des pays “avec leur langue” ayant fait ces avancees/realises ces prouesses) par exemple (les domaines theorique et pratique de l’electricite “avec les experimentations/theories et lois de kirchoff, ampere, faraday, gauss, etc..”, electromagnetisme (electro-aimants, guide d’ondes,.etc…) “avec les experimentations/ theories et lois de maxwell, lorentz, etc..”, electronics “physique de l’etat solide et semi-conducteurs: diodes, thyristor, transistor/microprocessors/ , technology MOS/CMOS/MOSFET/IC/Digital-circuits etc.., LED, ROM/RAM/DRAM/ EEPROM/ flash-memory, etc…”, optique/mecanique quantique “avec les experimentations/theories et lois et formulations de bohr, principe d’incertitude de heizenberg, evolution temporelle de l’etat quantique et postulat “voir formulation de shrodinger”, principe d’exclusion de pauli, theorie de la relativite restreinte et etendue d’enstein, etc..”, mecanique classique, thermique/energetique “entropie, energie interne” .. etc..et leurs applications technologique/industrielle [lumiere/lampes, radio, television, computers/telecom-internet etc.., combustion/ moteurs-automobiles, centrales energetique fossile/fissile/solaire- eolienne-geothermique -biomasse-hydro-marees-vagues, constructions naval, aeronautique/spatial, materiaux/composites, etc..] et applications en medecine [rayonnement a but therapique/cobalt- rayons X-isotopes-scanners -IRM-chirurgie non intrusive et via robots, etc..], …en continuant dans la foulee: energie et theory concernant l’entropy et second principe de la thermodynamique , theorie des semi-conducteurs, photonics, spintronics, nanotechnologie/surface-plasmons, physique quantique/fermions-neutrinos, bosons-mesons, etc…)= prouesses/innovations/ decouvertes faite pratiquement toutes en occident entre 1750 et 1950 ensuite après 1950 il y’a aussi les contributions des ingenieurs/ technologistes / savants [avec l’apparition des premiers Nobelise en physique/medecine/chimie] de l’asie du nord-est [et qui maintenant, celles/contributions de l’asie du nord-est vont crescendo= le debut de la fin de la puissance-domination occidentale pointe a l’horizon].
    En reponse a une question de Mr Benchenouf [traduction en berbere du traite d’Aristote sur la physique]: par exemple je donne ici une interpretation simple [hors Aristote] et je dirais que: “la physique est l’art/une science qui consiste a expliquer le plus rationellement possible et d’essayer de codifier [mettre sous forme de lois phenomenologiques/ou constitutives, de principes, de paradoxes, d’equations/formules..] les phenomenes observees dans la nature [par exemple: un éclair, le feu, un echo, pourquoi un objet lourd tombe, pourquoi une feuille d’arbre plane/flotte avant de tomber,..pourquoi un oiseau peut voler, pourquoi les nuages se forment, pourquoi il y’a le vent, pourquoi il y’a une maree haute/basse, pourquoi la terre tremble, ] ou en laboratoire/via experimentations” : et donc rien quavec ce texte simple du ci-dessus alors comment ce texte serait traduit en berbere [sachant que rosee, enda…!!] pour les mots: “principe, codifier, phenomenologique, lois constitutive, echo, maree, formules, paradoxe, equations…” . et donc non: c.a.d qu’avec exclusivement le berbere [sans injection de mot venant d’une autre langue tel que l’arabe etc..] alors la traduction d’un traite de physique d’aristote ou bien de ce que j’ai ecrit ci-dessus ne pourra etre traduit completement avec des mots exclusivement berbere bien que le traite d’aristote ou ce que j’ai ecrit ci-dessus ne consiste pas en des mots technique/scientifique sophistiques et ne consiste pas a traduire un document sur un principe de physique [par exemple le principe d’incertitude de Heisenberg ou le principe d’exclusion de Pauli en mecanique quantique/ spintronics…] ou tout simplement la traduction de la theorie de gravitation [traduisable aisement en arabe pa “djadhabia” car les savant arabes avaient déjà au 11-12eme siècle elucider les phenomenes de la gravitation] universelle ou de la theorie newtonienne [force, action/reaction, deplacement, vitesse, acceleration] , toutefois la version arabe ne necessitera pas ou presque pas de mots etrangers [car déjà avant Galilee et Newton les savants musulmans avait déjà mis au point en arabe les bases de la theorie de gravitation universelle ainsi que les principes de la dynamique/et cinematique], et la traduction en berbere [en puisant aussi dans autres langues pour completer la traduction] sera moins concise et plus longue que la traduction en arabe, francais, anglais car ces langues ont contribuees a la mise au point des theories de gravitation et de la dynamique/cinematique des le 12siecle pour les musulmans [qui ont inventes aussi la notion d’algorithme=alkhawarizm, algebra=eldjab’r , etc.., qui ont contribues a l’astronomie/voir la betelgeuse=bit eldjez etc…, la medicine/cesarienne en chirurgie, techniques d’architecture et d’irrigation..etc..] et des le 16eme/17siecle pour les occidentaux .et ces langues ont evoluees/en phase avec la science jusquau 14siecle pour les musulmans et jusqu’a l’heure actuelle pour les occidentaux/ egalement depuis surtout la moitie du 20eme siècle pour les chinois-coreens.et depuis la moitie du 19eme siècle pour les japonais..[et qui utiliseront en grande partie leurs propres langues sans trop puiser de mots d’autres langues]
    Et en se referant au ci-dessus il est evident que la traduction de deux traducteurs berberes differents sera differente car pour achever leur texte ils iront chacun puiser dans une/ou plusieurs langues autres que leur langue maternelle/berbere et plus ils s’ecartent de leur langue maternelle/le berbere et plus le sujet a traduire est complexe scientifiquement/ technologiquement et plus le risque de difference en traduction vers le berbere [complete par des mots provenant d’autres langues] sera grand [statistiquement/rationellement], ce n’est pas une traduction de chansons/et poemes…pour laquelle un language limite meme primaire/stagnant/ou ayant stagne-etant fige dans le temps est suffisant… c.a.d la traduction la plus concise/nette/claire/precise et courte est la traduction dans la langue [de la nation qui] est en phase avec l’evolution scientifique/technologique ou preferablement directement lu/[une theorie en physique, un procede technologique..] dans la langue de la nation [dont les scientifiques/technologistes] qui a realizee ces prouesses technologiques/scientifique..[c.a.d la ou le texte sera le max concis/clair/net et précis car venant de la langue de la nation creatrice de ces procedes/decouvertes technologique-scientifique].
    Autre exemple plus palpable: [lie a la question de Mr Benchenouf], explication/et traduction de la notion/concept d’entropie en physique/chimie/technologie de l’information et autres specialites en science-ingenierie: Pour le cas [classique] de definition du concept d’entropie en physique de l’anglais vers le francais=traduction concise necessitant pratiquement pas de mots anglais a injecter car la notion/concept d’entropie a ses origines en Europe de l’ouest des la fin du 18eme siecle, de l’anglais vers l’arabe= traduction moins agreable a lire et plus longue que celle de l’anglais vers le francais/ou de l’allemand vers le francais si on vise la precision et donc la necessite de l’injection de mots d’origine d’europe de l’ouest/anglais ou francais ou allemand..; de l’anglais vers le berbere= traduction encore moins agreable a lire et plus longue que celle de l’anglais vers l’arabe si on vise la precision , d’ou la necessite d’injection de mots d’origine d’europe de l’ouest/anglais ou francais ou allemand/ et possiblement arabe… Et bien sur deux traducteurs berbere de ce meme concept (entropie) feront une traduction differente car ils iront puiser dans d’autres langues pour achever leurs traductions et plus (apparaitront alors des mots nouveaux inconnus par le berbere car cette langue est restee a l’ecart/en dephasage par rapport a l’evolution technique/scientifique depuis des milliers d’annees et beaucoup plus en dephasage par rapport a l’arabe qui lui est reste en dephasage depuis le 14eme/15eme siècle=debut de l’ere post almohade dont parle Malik Bennabi) plus ils/ces 2 traducteurs/ iront puiser-chercher des mots vers diverses directions qui probalistiquement seront differentes [et donc en dehors de leur langue maternelle le berbere] et plus leur traductions seront differentes et donc comme resultat finale leurs traductions seront certainement differentes..
    De plus cette traduction est rendue plus difficile car il faut ajouter que meme pour des physiciens cette definition du concept d’entropie est difficilement palpable concretement, et meme certains physiciens ne maitrisent pas concisement/concretement/parfaitement le concept de definition pure d’entropie.
    Pour avoir une idée palpable [pour le commun des mortels] du concept d’entropie certains physiciens l’expliquent par les causes et les consequences de la diminution ou de l’augmentation de l’entropie, comme: Soit un environnement/systeme avec une source chaude d’energie/chaleur et une source (concisement un puit) froide, alors [et comme concretement palpable] et en concordance avec le 2eme principe de la thermodynamique il y’aura transmission de chaleur de la source chaude vers la source froide et cette transmission de chaleur entrainera l’augmentation de l’entropie du systeme ou sont incluses les deux sources en question, c’est pour cela aussi que lorsque l’entropie de notre systeme solaire (ou nous vivons) croitra jusqu’a tendre vers l’infini alors le soleil aura dissipe toute son energie et mourra/c.ad plus de vie possible sur terre.
    Et ce n-est que tres tres recemment qu’un prof/scientifique aux usa a donne une definition beaucoup plus palpable du concept d’entropie, et dans cette definition alors la traduction de l’anglais vers le francais sera moins agreable et plus longue que la version/explication authentique en anglais car nee aux usa, c.a.d la ou l’innovation a ete realisee et c’est la ou l’utilisation de mots etranger est la moindre et donc une langue qui n’innove pas [arabe actuel] ou n’a pratiquement jamais innovee [comme le berbere] en technologie/science (tech/science qui mene le monde surtout de notre temps actuel, et en progression acceleree), alors cette langue tend a devenir obsolete/=reste a l’etat zonal-tribal local et peut mourrir…car dephasee de l’etat d’avancement/progression du monde…
    Ce qui est cite ci-dessus pourrait etre correle indirectement a la notion d’usine cle en main pour le tiers monde et usine concue/fabriquee dans un pays industrialise: c.a.d, et particulierement a l’heure actuelle les installations/machinerie/instruments d’une usine risquent de devenir obsolete après 5 a 8ans vu la vitesse/acceleration dans les innovations et donc l’avance technologique. C’est ainsi que le/les pays maitrisant la technologie en question renoveront une partie de leur materiel/machines hard et soft, etc.. par leur propres technologistes et remettront l’usine a jour/a la pointe de la technologie du moment tandis que le pays du tiers monde “exemple algerie,..” (qui n’a pas innove/qui n’a pas suivi la progression de cette technologie) alors ce pays la fera re-appel au constructeur/fournisseur occidental/ou de l’asie du nord-est pour lui renover la machinerie/instrumentation, etc… et vue que le fournisseur/constructeur cherche le max de profit (et plusieurs fois, habituellement sans vrai transfert technologique pour cause du constructeur “la technologie etant devenu une arme redoutable et de domination malheureusement?-heureusement?” et/ou pour cause de la strategie “conscient malhonnete?/faineantise?/multiplier la possibilite de reception de pots de vins/incompetence?/manque de specialistes..etc..” de dirigeants de l’usine du pays du tiers monde en haut et/ou en bas de la hierarchie) alors le fournisseur/constructeur pourrait changer completement la machinerie/instruments etc.. “max de profit” au lieu de changer uniquement 30 a 60% de ce qui a ete change dans sa propre usine du pays detenteur de la technologie… c’est pour cela que seul l’effort d’innover dans son propre pays pourrait sauver de la dependence/domination-colonisation technologique [avec ses degats financiers, plus de risques de corruption, et faiblesse en cas de boycott/ou quand les caisses sont videes..etc..]..
    Avec mes Cordiales Salutations.
    P.S.: Au cas ou un/des internautes repondraient/questionneraient sur mon present post je ne pourrai pas repondre car j’ai actuellement des obligations vitales [job] a realiser et un emploi du temps trop charge.
    MH99
    ////////////////////////////////




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  • jnsplu
    13 novembre 2009 at 17 h 16 min - Reply

    Tiens @igor zumek qui devient universaliste, lui qui disait qu’à choisir entre une langue qui l’a …envahi…il y a quatorze siècle et une autre qui l’a envahi il y a un siècle et demi (donc pour lui il y a égalité entre l’envahisseur arabe et français vient nous dire maintenant en faisant une confidence en public a benaminaque si les Français étaient restés en Algérie et s’étaient déclarés Algériens…il les aurait aimés ,puisqu’il les aurait considérés comme ses frères. Donc nos gouvernants ont raisons de privilégier les interets de la France au interets du peuple Algérien. Mais pour lui les arabes d’Algérie que sont ils en terre berbère doivent ils se convertir à la berbérité après 14 siècles pour qu’il les considère comme ses frères ?

    Bientot j’écrirais en arabe sur le site et je m’en réjouis d’avance.




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  • lucide
    13 novembre 2009 at 20 h 03 min - Reply

    @jnsplu et benamina

    Bonjour,

    Vous tenez absolument à lier langue arabe et Islam. Pourtant la réalité du monde musulman n’est pas ce que vous vous imaginez. Il y aurait 1.3 milliards de musulmans aujourd’hui, parmi lesquels 312 millions seulement sont dans les pays dits arabes, ce qui représente 20%, c’est- à -dire une minorité.
    Quand à votre discours sur l’amour du Prophète, vous pouvez le ranger sans crainte, car personne n’a remis en question l’amour qu’on les Algériens pour sa sainte personne. Personne n’a dit qu’il fallait supprimer l’enseignement du Coran, ni celui de la langue arabe classique, d’ailleurs. Sincèrement, je ne comprends pas pourquoi vous n’êtes pas choqué de voir que les Turcs, les Iraniens, les Pakistanais, les Indonésiens, etc. n’ont jamais considéré la langue arabe comme leur langue, tout en étant des musulmans authentiques et vous l’êtes lorsqu’il s’agit des Algériens. L’Islam est solidement ancré dans la société algérienne et le mérite n’en revient pas, il me semble, à l’enseignement de l’arabe classique dans nos écoles.

    Votre discours ne tient pas la route, cher ami.

    Vous dites que l’arabe dialectal algérien était, avant l’indépendance, à cent pour cent de l’arabe classique. Vous en voulez pour preuve les textes de certaines chansons chaabi.
    Je ne connais pas votre âge. Quant à moi, j’ai connu l’Algérie d’avant l’indépendance, bien qu’étant jeune enfant en 1962, et je vivais dans une famille modeste, à la campagne. J’ai connu tous mes grands parents, y compris mon arrière-grand-mère, décédée à plus de 100 ans, plusieurs années après l’indépendance. Je suis le premier membre de ma famille à avoir posé ses fesses sur les bancs de l’école française. Vous ne pouvez donc pas me soupçonner de ne pas connaitre l’arabe dialectal algérien, car je viens d’un milieu où cette langue a toujours été parlée de la façon la plus pure qui soit.

    J’affirme donc que cette langue est très loin de l’arabe classique, que ce soit dans son vocabulaire ou dans sa structure grammaticale. Quelques exemples :

    – absence du duel (mouthanna)
    – invariabilité du nom quelque soit sa position dans la phrase (simplification qu’on retrouve dans toutes les langues modernes)
    Classique ichtaraytou lahman dialectal : chrit ell’hem
    Hadha llahmou ladhidhoun hadh ell’hem bnin

    – negation ma akaltou lahman ma klit’ch ell’hem

    etc… etc…

    Allez donc dire à vos enfants de rédiger leurs rédactions en arabe dialectal (celui dans lequel vous vous adressez à eux, je suppose) et vous verrez quelle note ils (elles) obtiendront.

    Pourquoi vous obstinez-vous à nier l’évidence ? C’est à n’y rien comprendre !

    Quant aux chansons chaabi dont vous parlez, il s’agit probablement de textes anciens remontant à l’époque de l’Andalousie musulmane, donc des textes écrits en arabe classique. En ce qui me concerne, je n’ai pas besoin d’étudier les textes du chaabi pour connaître ma langue. Je la parle. C’est ma seule et meilleure preuve.

    Le problème fondamental de tous les pays arabes, en particulier les pays du Maghreb, est le fossé qui n’a fait que s’agrandir, depuis plusieurs siècles, entre les gouvernants et les gouvernés. En ce qui nous concerne, cette fracture remonte au moins à l’époque ottomane. La guerre de libération a donné un formidable espoir au peuple algérien. Hélas, les dirigeants qui se sont succédé à la tète de l’Etat depuis l’indépendance n’ont pas répondu aux attentes de notre peuple. Mépris, usage immodéré de la force, arbitraire, hogra, tels sont les principales caractéristiques de leur style de gouvernement.

    Aujourd’hui ce fossé est plus grand que jamais.

    La dualité langues populaires – langue classique (savante) est au cœur du marasme que vit le monde arabe dans tous les domaines.
    Il y a d’un côté les peuples avec leurs langues vivantes (égyptien, libanais, irakien, khalidji, algérien, etc.) et de l’autre les pouvoirs et toutes les «élites» qui gravitent autour d’eux. L’arabe classique est un des outils utilisés par les pouvoirs en place pour exercer leur domination sur les peuples. Tout est mis en œuvre pour maintenir la masse du peuple en état d’infériorité. Le cheikh d’El Azhar qui s’exprime dans une langue alambiquée, le journaliste d’Al Djazira, le militant du parti au pouvoir, le juge, tous se sont ligués contre le paysan du Nil ou de la Mitidja, le petit artisan du Caire ou de M’dina J’dida, la femme au foyer, etc. Domination, domination, domination. L’arabe classique est un des instruments de cette domination. Les «élites», avides de récolter les miettes que les maitres du jour veulent bien leur jeter, sont hélas les plus sûrs ennemis de leurs peuples.

    Je suis sincèrement convaincu que l’adoption des langues populaires comme langues nationales libérera un formidable potentiel et changera radicalement le paysage culturel des pays arabes et de l’Algérie en particulier. Rendez-vous un peu compte de l’absurdité de la situation : le petit Algérien qui entre l’école s’échine pendant des années à apprendre une langue qui est supposée être la sienne ! Le petit Français et le petit Anglais n’apprennent pas à parler leur langue à l’école. Ils en apprennent l’orthographe et les subtilités. Nos enfants disent à la maison « Klit el khoubz » et « el khoubz yabess » sans se poser de questions ni se soucier si khoubz est sujet ou complément. A l’école, on leur apprend que dans leur langue, ils doivent dire « akaltou khoubzan » et « al khoubzou yabissoun ». Et je passe sur les af`aal al khamsa, inna oua akhaouatouha,etc. La langue qu’ils parlent est simple et fonctionnelle. Pourquoi ne l’utiliseraient-ils pas à l’école ? Pourquoi sont-ils obligés de perdre beaucoup de temps et d’énergie à apprendre la langue classique ? C’est comme si un français devait recevoir son enseignement en latin.

    Je vais vous raconter une petite anecdote personnelle.

    Mon fils a fait sa première année dans une école publique d’Alger, donc en arabe. A la fin de l’année, il parlait l’arabe algérois, mais pas l’arabe appris à l’école. L’année suivante, me trouvant avec ma famille dans un pays étranger par nécessité professionnelle, il a fait la seconde année dans une école française. Il a d’ailleurs refait la première année primaire, car il avait six ans et demi. Au bout de deux mois, il parlait couramment le français, alors qu’à la rentrée, il ne connaissait pas du tout cette langue (nous parlons algérois à la maison). N’est-ce pas dramatique ?

    Résultat : nos enfants apprennent difficilement l’arabe classique et en parallèle personne ne travaille à conserver la pureté de nos langues populaires et à les développer. Lorsqu’en plus vous devez étudier Al-Moutanabbi et Taha Hussein, que reste-t-il d’algérien ? Où est notre culture ? Où est notre âme ? Pour moi, il s’agit d’une véritable névrose, un dédoublement de personnalité. Ne vous étonnez-pas si l’adolescent de Bab-El-Oued, éjecté du système scolaire à la fin de la sixième année primaire, s’exprimera dans un charabia incompréhensible. Pensez-vous qu’il pourra réciter : « Qifa nabki… » ?

    Nos langues populaires sont des langues à part entière. Elles ont une grammaire et un vocabulaire riche. Tous les Algériens les connaissent, sans avoir besoin d’aller à l’école. Ce qui nous manque : les écrire, les enseigner, les promouvoir, créer des œuvres littéraires ; en un mot, créer tout cet environnement qui, en France, par exemple, est occupé par Paris-Match, les émissions télévisées et tous les journaux populaires. La culture savante n’est pas notre priorité, pour le moment. Il s’agit d’abord de reprendre possession de notre culture et de nos langues. Retrouver le cœur battant du peuple et l’associer à tout ce qui se fait. Après cela, nos Sartre écriront l’ «Etre et le Néant » et nos Freud, «Totem et tabou».

    Je vous demande d’admettre une seule chose, rien qu’une : nos langues populaires sont de véritables langues qui peuvent être écrites et enseignées. Le reste viendra de lui-même.
    Pour ce qui est d’aimer l’Algérie dans sa diversité, je suis entièrement d’accord avec vous. Je dirais même qu’il faut aimer tous les peuples du monde dans leur diversité. Il se trouve malheureusement que c’est vous qui voulez à tout prix faire abstraction de la diversité des peuples du monde arabe et qui cherchez à la gommer par tous les moyens.

    Quant à l’accusation de vouloir déstabiliser l’Algérie, je préfère l’ignorer car elle ne repose sur rien.
    Pour finir, libre à vous de croire que l’Algérie va bien. Si je dis qu’elle doit être reconstruite à partir de zéro, c’est que j’ai la conviction qu’on doit rompre radicalement avec la méthode de gouvernement instaurée en 1962. Elle se résume en quelques mots : mépris du peuple et de tout ce qui émane de lui, faillite économique, cynisme et mensonge, corruption et vol, promotion des incompétents et des opportunistes de tout bord au détriment des hommes et des femmes honnêtes et désireux de servir le peuple algérien et rien que le peuple algérien. Que peut-on sauver : le système politique ? L’économie ? Le système de santé ? Le système éducatif? Honnêtement, je ne vois rien…




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  • jnsplu
    13 novembre 2009 at 21 h 20 min - Reply

    1-Les chansons chaabi existent toujours. Ecoute el anka ou guerouabi par exemple et tu verras sans remonter dans le temps.

    2-Un verre à moitié vide est aussi à moitié plein. L’Algérie n’est pas tout a fait vide, malgré le vide qu’il y a.

    3-Si des pays musulmans qui n’ont jamais maitrisé l’arabe ce n’est pas une raison pour que nous abandonnions cette langue. Au demeurant, je suis d’accord avec toi pour l’arabe parlé algérien à condition qu’on expurge les vocables français.Je crois qu’il y a déjà pas mal de temps que je l’ai dit.

    4- Pour le reste ce n’est pas à toi que je m’adressais a moins que tu écrives sous d’autres pseudos, auquel cas l’erreur n’est pas de moi.

    Salutations cordiales




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  • jnsplu
    13 novembre 2009 at 21 h 49 min - Reply

    5- Bien que je sois d’accord avec toi, car je sais que cela arrivera inéluctablement que l’arabe classique sera déclassé au profit de l’arabe parlé, je présume que la situation qui en résulter fera que l’algérie se dotera alors de mollahs, seuls détenteurs du savoir religieux et que la laicité fera qe l’homme de la rue ne connaitra rien de sa religion.

    6- La lecture du Coran sera réservée à une minorité alors qu’il s’agit d’une obligation légale, la prière se fera dans un arabe incompris alors que l’ordre du Coran est de comprendre son texte. Mais bah ! On rendra les comptes au jour de la résurection.




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  • jnsplu
    13 novembre 2009 at 21 h 56 min - Reply

    7-Le pire c’est qu’on se dira toujours musulmans…dans le coeur comme disent déja certains aujourd’hui.

    8- Le prophète à dit en parlant de la 3açabya, ce qu’on peut traduire par ethnie en termes modernes : » Da3ouha fa innah mountina « . Abdaonnez la elle est puante.

    9- Le Coran nous dit quant à lui : » Inna hadhihi oummatoukoum, oummatan ouahidatan » . Ceci est votre nation, une nation unique. En parlant de la nation musulmane bien entendu. Mais bah ! qui se soucie du Coran à l’heure actuelle à part les islamistes mal lunés qui veulent retourner aux ages reculés de la sombre préshistoire .




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  • lucide
    14 novembre 2009 at 2 h 14 min - Reply

    @jnsplu

    Je ne suis pas un spécialiste du chaabi. Je peux seulement dire que beaucoup de q’cidate sont des reprises d’anciens textes. Il y a aussi beaucoup de clichés que la plupart des auteurs reprennent, parfois sans même comprendre ce qu’ils racontent.

    Pour ce qui est de l’Islam, les chiffres que j’ai donnés dans le post précédent parlent d’eux-mêmes. Les Arabes sont en minorité. Le recul de la langue arabe classique renforcera-t-il l’extrémisme ? Difficile à dire. Pour être sincère, ce n’est pas cette question qui a motivé mon intervention. Ni celle de mon origine ethnique d’ailleurs. Suis-je Arabe ou Berbère arabisé ? Je ne saurais le dire. Je sais que certains de mes ancêtres ont épousé des Kabyles, donc j’ai du sang kabyle (si cela signifie quelque chose). D’autre part, il est fort possible que, du côté de ma mère, il y ait des ancêtres venus d’Andalousie. Comment s’y retrouver aujourd’hui ? A vrai dire, cela ne m’intéresse pas.

    Le problème qui m’intéresse est celui des langues. L’Algérie, comme le Maroc, a une forte population qui parle un dialecte berbère. Nous ne pourrons occulter indéfiniment cette réalité. D’autre part, l’arabe classique ne me semble pas être une réponse adéquate.

    Il y a un aspect de notre histoire qui n’a pas été pris en charge et qui est longtemps resté plus ou moins tabou. Il est apparu brutalement depuis quelques années, surtout sur Internet. On a l’impression que les deux armées qui se sont affrontées lors de la bataille décisive qui a vu la défaite et la mort de la Kahina (702?) sont toujours là. Les uns (Kabyles) se voient comme les descendants des vaincus, les autres (Arabes) s’identifient aux vainqueurs. Pourquoi cela ? Comment dépasser cette situation ?

    La France a connu le même phénomène dans l’histoire (victoire des Francs sur les Gallo-Romains), mais les Français d’aujourd’hui ne semblent pas y attacher de l’importance.

    Il est certain qu’un travail doit être fait par la société algérienne (et marocaine, je pense) sur elle-même afin que les Algériens du 21ème siècle se libèrent définitivement de l’emprise d’un événement qui a eu lieu il y a 1400 ans.

    Les Egyptiens, qui ne sont pas des Arabes eux non plus, n’ont pas ce problème. Est-ce dû au fait que la langue égyptienne ancienne a totalement disparu (sauf dans la liturgie chrétienne copte) ? La langue berbère a survécu et il n’y a, à mon sens, pas d’autre solution que de lui donner la place qui doit être la sienne en tant que langue nationale et officielle, sans calcul politicien. Deux langues issues de nos dialectes, voilà la solution de l’avenir. Ce n’est pas facile, je le concède, mais, si on y croit, c’est tout à fait possible.




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  • IgorZumec
    14 novembre 2009 at 10 h 29 min - Reply

    A mon frère JNSPLU,je vous aime bien vous aussi car je sais que vous ne voulez que du bien à l’Algérie.Ne mélangez pas entre les langues et les individus.La langue qui a envahi mon pays il y a 14 siècles et celle qui l’a fait il y a 1,5 siècle ont la même valeur à mes yeux (en tant que langues proprement dites).Mais vous remettez en cause ma tolérance et vous interprétez mes dires à votre façon de voir les choses(…Mais pour lui les arabes d’Algérie que sont ils en terre berbère doivent ils se convertir à la berbérité après 14 siècles pour qu’il les considère comme ses frères ?..)Ceci est le fruit de votre imagination.
    La politique c’est vous qui l’introduisez pour faire l’amalgame.Je vais vous faire une confidence à vous aussi (et que ça reste entre nous):Je connais un arabe qui vit dans une ville kabyle depuis les années 50.Ses fils ,ses petits fils et toutes la progéniture sont tous devenus kabyles.Ils parlent la langue à merveille.Par contre le vieux de 90 ans ne pipe aucun mot de kabyle jusqu’à présent.Par contre je connais une russe qui a appris le kabyle et s’est mise à récolter des olives juste une année après avoir débarqué en kabylie dans les années 1970.Salutations cordiales.




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  • IgorZumec
    14 novembre 2009 at 12 h 32 min - Reply

    Toujours à mon frère JNSPLU:attention ,ne vous enfermez pas dans votre coquille et soyez un peu plus universaliste.N’écrivez pas exclusivement en arabe car beaucoup ne vous saisiront plus.Et ce serait dommage.Amicalement




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  • Résigné
    14 novembre 2009 at 15 h 59 min - Reply

    @lucide

    Encore quelques lucides comme vous et il y aura moins de résignés comme moi.
    Sahit.




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  • afrox
    14 novembre 2009 at 18 h 34 min - Reply

    Il est évident, la question culturelle se pose depuis toujours en Algérie d’autant plus que les perversions qui sont passé par là n’ont pas laissé de marge à ce qu’un débat serin s’installe pour faire évoluer les visions qui sont souvent antagoniques.
    Faut-il faire cet effort là, ici et essayer de s’écouter car il y va de la survie de toute une culture?
    L’homme algérien c’est un africain, musulman ajouter à cela un enseignement occidental et une situation géographique de l’Algérie et du Maghreb en général, donc au quatre vents d’un monde en perpétuelle évolution?
    Les incidences de cette tornade culturelle sont aussi évidentes que multiples, mais une chose est sure, c’est que l’homme maghrébin existe humainement et culturellement d’une manière homogène sur tout ce territoire et on ne le trouve nul part ailleurs.
    Ce qui différencie le maghrébins des autre musulmans c’est justement cette berbèrité que beaucoup voudraient jeter aux oubliettes. Or cela est impossible la berbèrité est partout ou vous soyez dans ce vaste pays de l’Afrique-du-nord indétrônable malgré cet acharnement pathologique que cultivent des rêveurs d’une « umma ârabia » qui n’existe que parce que il ont oser pervertir une religion qui est l’Islam à des fin qui n’y ont aucun rapport.
    Oui une langue qui véhicule le coran est la bien venue mais une langue qui véhicule une « nazâ qawmiya » je n’en voudrais pas pour tout l’or du monde. De même pour toutes les langue du monde.
    Le français nous appartiens autant que les français eux même, ne dit-on pas « seul l’usage fait la possession » ce site en est un bel exemple. Si un jour la France a bien voulu quitter notre pays c’est qu’il y eut des hommes qui ont su retourner contre elle son enseignement en retenant que ce qui nous est bénéfique. Oui il y a un vide culturel il est même encombrant à tel point qu’on ne permet plus d’avoir une vision divergente aux autre et une remise en question à soi.
    Pour conclure, il n’est pas facile de capitaliser un débat sans avoir au préalable défini et standardisé les concepts tel que: Culture, démocratie, laïcité, intégrisme, intolérance et bien d’autre mots pervertis pour ne plus avoir aucun sens dans l’oreille des algériens.




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  • lucide
    15 novembre 2009 at 4 h 16 min - Reply

    Peut-on traduire la «Physique» d’Aristote en berbère ou en arabe dialectal ?

    Un des arguments qu’avancent les partisans de l’arabe classique est que l’adoption de l’arabe dialectal et du berbère comme langues d’enseignement nous couperait du patrimoine culturel arabo-islamique et nous nous retrouverions dans une sorte de vide culturel, du moment qu’il n’y a pas d’œuvres écrites ni en berbère, ni en arabe algérien.

    Il y a un dicton de chez nous qui dit « Koull khanfous `end mmu gh’zal »

    Nous, les Algériens de 2009, sommes les héritiers de nos prédécesseurs sur cette terre qui est la nôtre. Et, à ce titre, nous devons prendre tout l’héritage, actif et passif, ou le refuser en bloc, c’est-à-dire changer de pays, de peuple, de culture, ce que certains, conséquents avec eux-mêmes, ont fait à toutes les époques de notre histoire.

    Il est vrai que «Qifa nabki min dhikra habibin oua manzili» et «al khaylou wal laylou wal bayda’ou ta`rifouni» ne sont pas nés chez nous.
    Nous sommes relativement pauvres en œuvres littéraires classiques, c’est un fait indéniable. Nous pouvons quand-même être fiers de notre Maghreb (dans lequel j’inclus l’Andalousie) qui a donné au monde arabo-musulman et à l’humanité deux géants de la Raison tels que Ibn Rouchd et Ibn Khaldoun et au monde chrétien, Saint-Augustin.

    Les habitants de ce territoire qu’on appelle aujourd’hui Algérie se sont toujours distingués par leur sobriété, leur frugalité, leur endurance face aux difficultés et aux privations de toutes sortes. Alors, aller mendier ce qui nous manque chez plus riche que nous n’est pas dans notre tradition. Surtout lorsque celui qui veut bien nous faire bénéficier de ses bienfaits nous somme au préalable de nous renier et d’oublier d’où nous venons.

    N’est-il pas beaucoup plus exaltant de nous retrousser les manches et de transformer notre désert en magnifique verger ?

    Alors, qu’à ma connaissance, aucun écrivain algérien «arabisant» contemporain n’a eu l’audace de composer un roman ou une nouvelle en arabe algérien, des hommes de théâtre, des réalisateurs de cinéma, des poètes populaires, des chanteurs, des comédiens, ont depuis longtemps fait leur devoir envers le peuple algérien en composant des œuvres qui le divertissent tout en nourrissant son esprit.

    Quand est-ce que l’Algérien (arabophone) se sent vraiment Algérien : en regardant un de ces films où on entend l’un des protagonistes dire : «Ma ouara’aka ya Aba Dja`far?» ou bien en regardant les sketches de Souilah, Mestafa et autres Si Lakhdar Moul al `Imara ? Touri, Rouiched, Kaci Tizi Ouzou, Hadj Abderrahmane, Ariouet et tant d’autres, ont plus fait pour notre culture que tous nos romanciers réunis. C’est dans leurs œuvres et les personnages qu’ils ont incarnés que l’âme de l’Algérien se révèle.

    Écrire en arabe classique ou en français, c’est se condamner à vivre dans une bulle artificielle, à l’écart de la société réelle. Le peuple algérien n’est pas encore en mesure d’accueillir en son sein et de nourrir une culture savante. L’intellectuel et l’artiste avancent avec leur peuple ou n’avancent pas du tout. Ceux qui pensent le contraire se condamnent à vivre dans une tour d’ivoire et à prêcher dans le désert. Cela est encore plus vrai aujourd’hui avec l’explosion d’Internet et la désaffection générale pour le livre.

    L’arabe classique, comme le français, participe à l’élargissement du fossé qui sépare l’élite du peuple. C’est une évidence que je ne me lasserai pas de répéter. Kateb Yacine, ce juste, l’avait bien compris, lui qui avait mis fin à une carrière d’écrivain qui aurait pu le mener au Nobel pour écrire des pièces de théâtre en arabe dialectal et les faire jouer par la troupe qu’il dirigeait. C’était un visionnaire, l’un des rares intellectuels honnêtes que notre pays ait eu.

    Si le peuple est laissé sur le côté de la route, un jour ou l’autre sa colère explose et il brûle tout, y compris les plus belles bibliothèques où dorment les œuvres de l’esprit les plus prestigieuses.
    Si nous n’avançons pas tous ensemble, aucun progrès ne sera possible. La saleté, le manque de civisme, le non-respect des lois, la tricherie, le mensonge, tous ces petits et grands travers qui empoisonnent la vie des Algériens et qu’ils ont fini par accepter comme une fatalité, sombrant dans un nihilisme absolu, ne seront jamais éradiqués.

    Alors, peut-on traduire la «Physique» d’Aristote en berbère ou en arabe dialectal ?

    Les œuvres savantes naissent quand il y a une profusion d’œuvres populaires. Ce sont les cimes qui dominent une multitude de monts et de collines. Demander l’inverse, c’est exiger l’impossible d’une langue, d’une culture, d’un peuple. Certains pourraient voir dans mes propos une forme de promotion du misérabilisme culturel, d’une culture au rabais pour le peuple. Ce n’est nullement le cas. C’est simplement avoir le courage de reconnaître les limites d’une situation historique donnée.

    Ce sont les masses qui font l’histoire et les abandonner à leur triste sort pour lire Aristote ou Farabi, c’est se condamner à être emporté un jour ou l’autre par les flots impétueux de leur colère.

    La culture est partage et communion. Alors que tous ceux qui pensent ou ont du talent se mettent de suite à écrire en berbère et en arabe algérien. Que nos linguistes se mettent au travail. Qu’ils retrouvent ce lien magique qui unit le gaoual à son audience. Je vous garantis que la récolte sera abondante et que nos koufi se rempliront à ras bord, pour le plus grand bonheur des générations à venir.

    Nous pourrons alors quitter ce monde et rejoindre nos ancêtres l’âme en paix.




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  • benamina
    15 novembre 2009 at 10 h 03 min - Reply

    Lucide vous n’avez toujours pas répondu à ma question:dans quelle graphie, arabe ou latine (ou peut être même tifinagh) proposez vous de transcrire votre sabir classique ? Votre projet trop ambitieux trouvera toujours des résistances (au changement), comme tous projet grandiose qui bouleverse des habitudes mais sans garantie certaine de résultat et d’impact sur notre devenir politique, social, culturel, économique, qui ferait de nous le nouveau Japon, comme nous disaient le socialiste Boumediene il y à 40 ans. Vos détracteur vous diront toujours pourquoi « allez vous chercher votre oreille par derrière votre tête », pourquoi rejeter une langue qui nous lie à un vaste ensemble culturel et civilisationnel, la 5ème langue officielle à l’ONU et à l’UNESCO. Ils soupçonneront en vous ce que moi même j’ai soupçonné dans mon précédent commentaire. En tout cas je respecte vos convictions et admire votre courage de les dire, bien que je n y adhère toujours pas. J’estime toujours que la langue arabe classique (n’est pas étrangère chez nous) est un référent national (immédiatement prêt à l’emploi), un dénominateur commun (en tout cas pour une majorité d’algériens), comme l’emblème national, l’hymne nationale, la monnaie nationale, la Capitale nationale, l’Armée nationale (en tant qu’institution, indépendamment de sa composante humaine), nos frontières nationales, notre équipe nationale. Notre darjja est la bienvenue, à développer, à conserver, à enrichir (de préférence à partir de l’arabe classique qui est son noyau originel). Elle doit trouver une place privilégiée dans nos discussions familiales ou de proximité (rue et voisinage), nos média (pourquoi pas des journaux, chaînes tv, et radios en darjjas), notre production littéraire, artistique, cinématographique, théâtrale, notre humour, nos chansons….

    @igor zumac, en quoi vous imposerions nous d’être ce que vous n’êtes pas ? Vous ,à votre tour, ne me déniez pas le droit du sol. Je suis algérien pas saoudien, ni égyptien, ni syrien. massinissa et les autres m’appartiennent à moi autant qu’à toi. Je ne suis pas de rac(e)ine arabe. Être arabe aujourd’hui n’est ni une race ni une nationalité .c’est surtout, à part pour les gens du golfe, être de langue et culture arabes auxquelles participent le noir africain du soudan, le berbèro-libyen d’Afrique du nord, le phénicien, le philistin, l’assyrien du levant (cham) .je me sens proche de mes compatriotes d’Alger, de tebessa, de béjaia, de maghnia, de ouargla ,je ne fais aucune différence ni par rapport à eux, ni entre eux, autant que je me sens proche du citoyen de ma ville natale, à part peut être une légitime nostalgie d’enfance. J’éprouve une affinité et une empathie avec le tunisien, le marocain (malgré nos rivalités et nos problèmes conjoncturels), l’égyptien, le syrien ou l’irakien et le palestinien. Par contre je n’éprouve ni proximité, ni communauté avec le corse, le sicilien, le sarde, le basque ,le catalan , l’auvergnat , surtout pas le viking, à part peut être le lien de l’humain et de l’universel. Et je suis sùr que c’est réciproque de leur coté. J’aurais beau d’abandonner mes convictions religieuses, boire avec eux du vin rouge et manger le cochon, avoir les yeux bleus et les cheveux blonds.




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  • La Renaissance
    15 novembre 2009 at 12 h 22 min - Reply

    Citation:
    « Ce qui est fâcheux dans les malheurs publics, c’est que n’importe qui s’estime assez compétent pour en parler. »
    Emile Michel Cioran

    Remarque amicale: il serait utile de nous épargner les longs commentaires qui nous font souvent décrocher ou que peu d’entre-nous lisent. Essayons d’être concis afin de ne pas encombrer l’espace médiatique ou d’ennuyer le lecteur.
    Informer,communiquer des infos susceptibles d’instruire,être efficace. Autrement,c’est rabaisser les affaires de la Cité,à son niveau ou à des discussions de comptoir.
    Bref,cordialement votre.




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  • arezki
    15 novembre 2009 at 14 h 34 min - Reply

    azul.

    on est coince’entre ceux qui defendent larabite’et l islamite’et ceux plus realiste qui defendent l interet de l algerie.jnsplu,tu melange chaabi et hawzi ou melhoune je te defis de donner une qasida chaabi et je te ramenerais plusieurs mot berbere dans la qasida.tu sais que le melhoun ou le hawzi est 1derive’directe de l andaloux par contre le chaabi comme son nom l indique est la musique du peuple.Puis depuis 1962 le pouvoire avec sa tele’font tout pour detruire le parler algerien il le remplace par le dialecte egyptien meme pas par l arabe classic.
    pour les autres,sachez que la langue nord africaine se parle au parlement europeen ,les maltais parle l arabe nord africain et ils ne sont pas des arabes,savez vous que les maltais disent zeboudje pour olivier??on veut etre des algeriens ,y as ceux qui defendent l arabite’et l islamite’,comme il y avais ceux qui defendaient le francais et leurs ancetre les gauloix ils n y sont plus,ce n est qu une question de temps…..




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  • IgorZumec
    15 novembre 2009 at 17 h 22 min - Reply

    @banamina,une seule chose :la voie qui était large au commencement de ce débat se retrécit de plus en plus.Au leiu de reconnaitre certaines injustices commises dans le passé envers une culture et une langue ,pour retrouver la sérénité perdue de toute une contrée (tamazgha pour être clair)voilà qu’on s’engouffre de plus en plus dans un tunnel sans lumière.On doit même justifier la provenance de la « rosée »berbère et s’attirer les foudres de guerre de certains parce que la transcription du tamazight ne se fait pas en arabe.
    Une précision tout de même:endha berbère est une terme d’origine amazigh emprunté par les juifs qui l’ont adopté à l’hebreux et que les arabes ont récupéré avant l’avènement du Coran durant les périples qu’ils effectuaient en Syrie et durant lesquels ils ont cotoyé de nombreux juifs et récolté une partie de leur culture et croyance.
    Renseignez vous et vous constaterez la véracité de ce qui est avancé.En tout cas le bout du tunnel est encore loin.Amicalement,bonsoir et bonne recherche.




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  • benamina
    15 novembre 2009 at 19 h 30 min - Reply

    Igor zumec , je ne vois vraiment pas où vous voulez en venir avec vos insinuations ambiguës .quel rapport entre ndha , rosée, terme (supposé) libyen (supposé) emprunté par les hébreux et (supposé) repris par les arabes .en quoi cela enrichit–il le débat. Vous êtes sùr que c’est à moi que vous destiniez ce commentaire. On parlait de langue arabe classique et de l’opportunité, la faisabilité de la remplacer par les dialectes arabes locaux, uniformisés et synthétisés. En tous cas ici, nous donnons chacun son avis personnel qui n’engage que soi .




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  • afrox
    15 novembre 2009 at 20 h 17 min - Reply

    « Tutlayin am yemdanen kifkif iten deg uzref ma tekat tutlayt di tayeḍ ttarwa-s i ttamesbatlit » c’est ainsi que s’exprimait un militant de la cause et de la démocratie. Cela veut dire: toute les langues se valent si une langue opprime une autre langue c’est que ce sont ces enfant qui sont injustes. Si par le passé le français donc les français qui ont été injustes.S’opposer, donc, au berbère aujourd’hui c’est être injuste.




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  • jnsplu
    15 novembre 2009 at 22 h 44 min - Reply

    @ Lucide.

    Porte toi candidat et je vote pour toi les yeux fermés. Non seulement parce que nous voyons les choses de la même façon réaliste, mais tu semble sincère et c’est une denrée rare. Je te félicité sincèrement.

    @IgorZumek. Tous tes messages sont reçus et déchiffrés. L’inverse se produit ailleurs aussi concernant ton vieil homme de 90 ans. Dans le sud, dans l’Ouest, et dans l’est.

    Sur cette terre berbère les « arabes » sont venus dans un cadre religieux et sont en majorité repartis, pour laisser une minorité apprendre les préceptes de l’islam dans notre pays. Cette minorité s’est fondue dans le creuset berbère, mais en contrepartie l’islam a arabisé le tout.

    C’est pourquoi quand je ne suis pas agressé je parle de berbérophones et d’arabophones mais en Algérien typique, je m’enferme dans ma coquille dès que je me sens, à tort ou a raison agressé, et je redeviens non pas arabophone, mais arabe et de pure souche encore. Na ! Faut pas me chercher ! Ce n’est pas de la rigolade, l’ensemble des arabophones pense surement de la même façon. C’est pour ça que je dis que ce jeu là est dangereux entre algériens.

    De l’autre coté, les berbéristes purs et durs, veulent que nous nous débarrassions de notre parler arabe au motif que l’arabe est une langue de l’envahisseur, lequel ? Seul l’islam est envahisseur dans ce cas là. Ils veulent donc le bouter hors d’Algérie et cela c’est un vrai problème. Je ne peux être contre ceux qui veulent garder leur culture berbère à condition qu’ils n’essaient pas de nous l’imposer comme nous n’essaierons pas de leur imposer notre culture arabe. Le mieux est que les arabophones parlent berbère, comme j’essaie de le faire, et que les berbères parlent arabe.

    Qu’on considère aussi de façon générale que ces deux langues font partie intégrante de notre patrimoine national. En ma qualité d’arabophone je me sens plus proche de Abou Al Ala Al Maari, El Moutannabi, de Amrouou El Kais et de Antar, que de Victor Hugo, lamartine, Zola, auquels je voue cependant un profond respect. Ma culture les englobe, mais les transcende et me renvoie à des archétypes qui me viennent aussi bien de massinissa, de Juba II, de Léon l’Africain, que de Omar Ibnoou Al Khattab, Omar Ibn Al As, Abou Bakr Assidik etc…, ou plus près de nous, El Haddad, Mokrani, Bouamama, Abdelkader. Les auteurs Français ne me renvoient malheureusement qu’au tueries qu’a subies mon pays au refus de payer la dette de 8 Millions Or que la France nous devait à sa sortie de sa guerre contre la Prusse et qui servit de prétexte au prétexte de l’éventail pour envahir notre pays, pour venger un soi disant honneur bafoué. Mes archétypes, berbères ou arabes, ne me permettent pas d’accepter un comportement aussi méprisable que celui de ceux qui se sont acharnés sur mon peuple. En remontant dans le temps depuis quand peut on dire que ce ne sont plus les arabes qui dirigent l’Algérie ? Par contre la france dirige toujours par le biais de ses DAFistes.

    Quand a écrire exclusivement en arabe il faut pour cela que je configure ma machine, je dois changer ce clavier qui ne réponds pas en arabe. .

    citation : »afrox dit : 15 novembre 2009 à 20 h 17 min « Tutlayin am yemdanen kifkif iten deg uzref ma tekat tutlayt di tayeḍ ttarwa-s i ttamesbatlit » c’est ainsi que s’exprimait un militant de la cause et de la démocratie. Cela veut dire: toute les langues se valent si une langue opprime une autre langue c’est que ce sont ces enfant qui sont injustes. Si par le passé le français donc les français qui ont été injustes.S’opposer, donc, au berbère aujourd’hui c’est être injuste. »

    Quelle cause ???

    @Arezki. Arabe, berbère je ne vois sincèrement pas de différence. Ce qui m’embete ce sont les termes français que je n’admets pas.




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  • jnsplu
    15 novembre 2009 at 23 h 00 min - Reply

    En fait il n’y aucune culture berbérophone ou arabophone, celui qui a sillonné l’Algérie sait qu’il n’y a qu’une seule culture algérienne et encore me suis je laissé dire qu’elle est pareille au Maroc en Lybie et en tunisie à qauelques différences minimes près. Tandis qu’il est vrai que la culture du moyen orient, sournoise et sinueuse n’a pas beaucoup eb commun avec la notre, bien que nous partageons avec eux quelques minces affinités.




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  • lucide
    16 novembre 2009 at 0 h 12 min - Reply

    @benamina

    Je perçois malheureusement dans votre langage ce dédain affiché par une certaine intelligentsia algérienne, qu’elle soit arabisante ou francisante, à l’égard de nos langues et notre culture populaires.

    Dans le petit monde ou j’ai passé mon enfance, et qui constitue pour moi une référence en matière de langue et de culture authentiquement algériennes, monde de l’innocence originelle de l’Algérie, hélas complètement perdue depuis, le mot sabir n’existait pas. Les gens qui vivaient dans notre village parlaient er-roumia (maitre d’école, garde-champêtre et autres colons français), el-q’bayliya et el-`arbiya. La langue parlée dans ma famille était appelée `arbiya. C’est la même langue que je parle à ce jour. Quant au sabir, je n’ai su ce que ce mot signifie que beaucoup plus tard. Pour plus de détails, je vous renvoie à ce lien :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Lingua_franca

    Je sais que ce n’est pas demain que les langues parlées dans notre pays seront enseignées. Je n’ai pas un plan entièrement ficelé pour cela car je ne suis pas un spécialiste de la question. Mon but dans mes interventions était seulement d’éveiller les esprits et de faire prendre conscience aux lecteurs du décalage qui existe entre le vécu du peuple et la langue enseignée à l’école. Sans plus. Si, quelque décideur au niveau du ministère de la culture, en prenant connaissance, aurait la bonne idée d’organiser une table ronde à l’ENTV regroupant ceux qui sont pour et ceux qui sont contre ainsi que des spécialistes ; si une émission télévisée intitulée «Promotion de notre patrimoine linguistique», qui se promènerait dans nos villes et nos villages, fouillant dans nos mémoires pour en retirer les trésors enfouis, était programmée périodiquement ; si à la suite de cela des sites web, des journaux et des magazines étaient créés en arabe algérien et en berbère ; si des universitaires s’emparaient du sujet ; si une association de promotion des langues algériennes se constituait ; alors je pense que le train se serait mis en marche.

    L’objectif est de donner une chance à nos langues en les écrivant. Mises en situation de concurrence avec l’arabe classique, je suis convaincu qu’elles finiraient tôt ou tard par s’imposer.

    Quelle graphie ? Ceci est affaire de spécialistes (il est triste de constater qu’aucun d’eux n’est intervenu sur ce forum). Pour l’arabe algérien, la majorité des phonèmes provenant de la langue mère, l’arabe classique, il n’y a aucune raison pour ne pas utiliser la graphie arabe, tout en lui ajoutant certains graphèmes, afin d’accommoder les mots provenant du berbère, du turc ou du français.
    Pour ce qui est du berbère, je pense que c’est à ceux dont c’est langue maternelle d’en décider en toute souveraineté, selon les principes démocratiques.

    Comment expurger la langue populaire des termes français ? C’est encore une fois affaire de spécialistes. Le mot sebbatt pluriel sbabett (chaussure), par exemple, qui ressemble beaucoup à savate, doit-il être conservé ? Certainement. Qui aujourd’hui en Algérie dit « Albissou hidha’i » au lieu de « nelbes sebbatti » ? Par contre parapli, tomobil, tournevis, sont plus discutables. Il y a beaucoup de mots dont il n’est pas aisé de retrouver l’origine, mais qui font partie de l’arabe algérien depuis toujours. Par exemple « bezzef » (beaucoup). A noter que le Tunisien dit « barcha » et le Libyen « helba ». Où est l’arabe classique ?

    D’autre part, quelqu’un a-t-il fait un bilan de plus de 25 ans d’arabisation de l’enseignement en Algérie ? Quelle en a été l’influence sur le parler des Algériens ?

    Quant à notre appartenance à l’ensemble arabe, je pense qu’il y a matière à discussion.
    L’Etat algérien déclare appartenir au moins à quatre ensembles : Maghreb, Afrique, Monde Arabe, Monde Musulman. Lequel est le plus pertinent ? Je mettrais le Maghreb en tête et le Monde Arabe en dernière position.
    Quel est le bilan de nos relations avec les pays arabes sur le plan politique, économique, militaire, culturel ? Pas lourd…
    Concentrons-nous sur le Maghreb et oublions le Monde Arabe. Les résultats seront certainement plus intéressants. Il me semble tout à fait évident que nous devons travailler en étroite collaboration avec le Maroc pour ce qui est du berbère.




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  • benamina
    16 novembre 2009 at 8 h 46 min - Reply

    lucide,il n’y a dans mon discours ni dédain ni arrogance. simple échange de vues qui doit être calme et serein pour pouvoir se poursuivre.mes critiques auraient pu vous amener à aiguiser et expliciter votre argumentation. votre contribution aurait pu me faire nuancer mes certitudes, éveiller l’intérêt des spécialistes,faire agir les (pré)décideurs et gagner l’adhésion du plus grand nombre.vous dites ne pas être spécialiste. moi non plus ,tout simplement heureux de trouver un espace algérien francophone où je peux oser un avis même souvent controversé sans être systématiquement censuré ou insulté.




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  • jnsplu
    16 novembre 2009 at 10 h 16 min - Reply

    Je voudrais que quelqu’un parmi ceux qui brandissent le terme de « culture » m’explique ce qu’il renferme comme contenu pour lui. Il semblerait que ce terme est confondu consciemment ou inconsciemment avec celui de langue. La langue est un des véhicules de la culture, je l’ai déjà dit mais la culture possède d’autres modes d’expression, dans une meme langue ou plusieurs, sous des formes artistiques ou techniques, sous des formes orales ou écrites etc…, « la culture c’est ce qui reste après qu’on tout oublié » disait Edouard Heriot. La culture c’est ce qui est inscrit dans l’esprit des gens sous forme de shèmes de pensées à force de répétition notamment, qu’ils acquièrent dans la société et qui déterminent leur mode de pensée et d’etre. Bien qu’il y ait des spécifités d’une région à l’autre, les ensembles s’emboitent les uns dans les autres pour aboutir à une culture Algérienne, Maghrébine, puis Arabo-musulmane, Méditerranéenne, qu’on le veuille ou non l’empreinte laissée par la civilisation musulmane n’est pas près d’etre effacée.

    Ce qui nous reste de la culture Française par contre, déterminé surtout par des pratiques administratives,de rejet de l’autre, d’ostracisme, d’individualisme pour ne pas dire égoisme, nous avons interet à nous en débarrasser, meme si les défenseurrs de cette « culture » s’opposent de manière farouche et déterminée, car cette culture leur permet d’etre au dessus du panier.

    Pour revenir à ce que tu dis avec ta logique construite, je le reconnais et si je peux résumer, il faut:

    1- Revisiter l’islam et rejeter les préceptes du Coran car la umma musulmane n’existe pas.

    2- Revisiter la culture arabo-islamique qui n’existe plus, d’après toi et nous concentrer sur le Maghreb. Alors que l’Algérien se fait comprendre en parlant Algérien dans tous les pays arabes et comprend ce qu’ils disent.

    Je ne parle pas des gens qui vivent dans les villes et dévelloppent un argot que meme les autres algériens ne comprennent pas, mais de la grande masse.

    3- Ce faisant nous devons d’après toi, scinder le parler Algérien de l’arabe et le planter dans le terreau Algérien, propice à le faire évoluer vers une nouvelle langue métissée que les spécialistes contribueront à affiner puis à faire évoluer.

    Nous devons certainement par la suite dans le cadre de cette évolution nous débarrasser de cette langue qui dit-on n’est pas la notre, meme si on est musulmans.

    4- On tourne, on tourne et on revient au meme point:

    A- l’algérien musulman est il pret à rejeter la langue du Coran ?

    B- Le rejet de cette langue n’entraine il pas sur le long terme une désuétude du Coran en Algérie ?

    3- Cette désuétude n’aurait elle pas les memes influences qu’En Iran, irak, pakistan et autres ou sont apparus les mollahs pour guider le peuple inculte en matière de religion car ne maitrisant pas la langue ?

    D’ailleurs dans toutes les religions ou la langue n’est pas celle du peuple ce genre de gourous apparaissent. C’est ce qui arrive à l’Algérie Actuelle, ou les extrémistes sont apparus, car du temps de l’Emir Abdelkader et de El Mokrani l’arabe parlé était très proche de l’arabe classique, bien que nuancé, mon grand père déjà parlait un arabe classique nuancé.

    De meme que la proportion de lettrés en arabe classique formés par le biais des zaouias donc ayant appris le Coran et les préceptes religieux véritables, était suffisamment importante pour déteindre sur la société et que les déviations soient moins importantes que maintenant et les valeurs morales plus élevées.

    L’école actuelle et le système de lavage de cerveau qu’elle a mis en place à produit l’inverse de sa politique ou peut etre que c’était le but, qui sait ?

    Les gens se sont éloignés de l’arabe, du Coran et ont maintenant des revendications linguistiques régionales, certaines extremes des revendications religieuses, musulmanes et autres parfois extremes, etc….

    Le travail de sape de l’unité Algérienne, commencé au début de la colonisation atteint son parachèvement et la tension engendrée son paroxysme.

    Je ne dis pas qu’il ne faut pas valoriser le berbère et meme le généraliser ou refuser aux gens le droit de pratiquer la religion qui leur convient, mais je dis qu’il faut garder une langue arabe à coté, que le peuple aime, car porteuse d’une partie de son Histoire dont il ne faut en aucun cas l’amputer et qui constitue le rempart devant l’apparition d’une église musulmane que rejette le dogme, car mettant entre les mains d’une minorité le sort de cette religion.

    Nous avons vu ce qu’une minorité peut faire de cette religion de tolérance, de pardon, de miséricorde et de bon voisinage.




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  • afrox
    16 novembre 2009 at 11 h 06 min - Reply

    Azul, salam et bonjour.
    La Cause!
    Je citerais encore une fois ce militant « lzayer n tidett ttin i nebɣ
    ttin af i muten d imiyaten,
    n ttwalitt kan di tmurt n tirga
    anda ttinig ak wid iḍḍaqen… »

    L’Algérie, la vrais celle dont nous rêvons
    c’est celle pour la quelle des centaines se sont sacrifiées, qui n’existe que dans nos rêves là ou s’évadent les oppressés…
    Révolutionnaire, Libre, Fraternelle…




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  • jnsplu
    16 novembre 2009 at 15 h 27 min - Reply

    @Lucide et Benamina,

    A la lecture de vos commentaires la substance des deux semble la meme et cependant je décèle un désaccord.
    Les deux positions semblent se rejoindre en effet.

    L’Algérie est un tout, d’abord et les dichotomies que nous faisonsne doivent pas oublier le tout en synergie. Car si chaque élément se comporte pris isolément d’une manière propre, remis dans son contexte il réagit avec l’ensemble des autres éléments, car la société est un système autorégulé,
    mais qui peut s’affoler et donner de fausses indications en input à ses sous systèmes qui se dérèglent.

    C’est de cette manière que l’Algérie s’est déréglée et des sous systèmes se sont affirmés avec l’ébauche d’autres étages pilotes locaux et cela à enfanté des extrémistes qui se sont mis en tete d’affirmer les spécifités des uns et des autres les Berbéristes se sont mis en tete d’affirmer la sa spécifité de leur régions et pourquoi pas de l’étendre à toute l’Algérie voire au Maghreb, tandis que d’autres ont voulu imposer les interprétations d’un islam qui n’a jamais eu droit de cité en Algérie qui a toujours pratiqué le mélékisme orthodoxe modéré, comme d’autres ont voulu imposer dans le parler quotidien une langue qui était réservée aux travaux d’érudition.

    Résultat, nous nous regardons comme des macaques (pardonnez moi l’expression).

    Qu’est ce qui a foiré ?

    Nous avons une fois discuté des systèmes, je crois et avions dit qu’une société, comme la société Algérienne est un système (comme un ordinateur) qui possède des entrées, des sorties et un étage pilote.

    L’étage pilote dirige les entrées, leur traitement et reçoit en données les sorties dont est injectée une partie en entrée.

    Comme disait Babbage : »grabage in, grabage out ».

    Tu fourres n’importe quoi en entrée et tu a n’importe quoi en sortie, c’est très simple, la société comme une machine insensible se comporte de la meme manière bien que constituée de gens de chair et de conscience.

    Les entrées au plan de l’école, qui est une entrée ou de la production économique qui est une autre entrée du système ont été dirigées d’une façon cavalière sous prétexte de socialisme irréversible jusqu’a produire une cassure dans les sorties réinjectées.

    A force, et aberration après aberration qui étéient réinjectées et donc amplifiées à chaque sortie, la machine s’est déteriorée.

    Au moment ou le changement de l’étage pilote est devenu un impératif, en raison de la panne imminente, le système a été saisi manu militari et obligé à continuer de fonctionner en étant totalement inefficace.

    Il ne peut dans ces conditions que produire des cliquetis et de la violence. C’est ce qu’on entend tous les jours.

    Reprenons calmement les commandes de notre étage pilote, changeons ses mécanismes, mettons y des régulateurs, des correcteurs, des garde fou, programmons le de façon à travailler de concert avec les autres sous systèmes sans exclusion et le bruit cessera, les grincements cesseront, les informations erronées ne seront plus produites et si elles sont produites elles ne seront plus réinjectées dans le système mais éliminées à la source par une correction adéquate de celui ci.

    Ceux qui pensent que la machine Algérie va continuer à fonctionner en étant ce qu’elle est vont le comprendre à leur dépens.




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  • lucide
    16 novembre 2009 at 15 h 36 min - Reply

    Petite diversion concernant l’Islam et la langue arabe classique.

    Thèse qui me semble discutable pour ne pas dire fausse : Langue arabe classique = langue du Coran. Ne plus l’enseigner c’est rejeter le Coran et l’Islam.

    1- Si la survie de l’Islam est conditionnée par l’enseignement de l’arabe classique, alors comment expliquer que l’Islam se soit implanté et ait survécu en Asie, en Afrique sub-saharienne et même en Afrique du Nord, berbérophone ?

    2- L’Islam est une religion à vocation universelle. L’apprentissage de l’arabe classique est-il un préalable à l’islamisation souhaitée des Européens et des Américains ?

    3- Les préceptes enseignés dans le Coran se sont diffusés dans le monde musulman et ont été intériorisés dans les cultures populaires. Le petit musulman apprend qu’il lui est interdit de manger le porc, qu’il doit faire la prière et le ramadhan, avant de savoir qu’il existe une langue qui s’appelle arabe classique.

    4- Avec les technologies modernes, tout individu peut apprendre le Coran en entier s’il le veut. Il suffit d’avoir un lecteur MP3 et le porter avec soi tout le temps. Il est également possible de créer des bases de données informatisées dans n’importe quelle langue. Vous affichez le texte du Coran et un programme peut le lire pour vous, vous l’expliquer et le commenter dans votre langue. N’est-ce pas fantastique ? Sortons un peu des modes de pensée qui sont en décalage par rapport à notre temps et tout deviendra plus simple.

    5- Cela n’exclut pas que l’on forme des spécialistes du Coran et de la doctrine islamique, des imams etc.




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  • lucide
    16 novembre 2009 at 17 h 03 min - Reply

    @jnsplu

    Je ne sais pas si c’est à moi que tu t’adresses dans ton dernier post, mais je réponds quand-même.

    J’avais déjà rédigé mon précédent commentaire avant de lire le tien, ce qui fait qu’il comporte des éléments de réponse. Je vais essayer de les compléter.

    Il se trouve que tu as mal interprété ou déformé mes propos. Je n’ai jamais dit qu’il fallait

    « revisiter l’islam et rejeter les préceptes du Coran car la umma musulmane n’existe pas »

    Mais puisque tu as mis les pieds dans le plat, comme on dit, j’en profite pour faire quelques remarques.

    Revisiter l’islam : que signifie revisiter ? S’il s’agit d’idjtihad, alors la réponse est oui. Chaque génération doit trouver les réponses aux questions que les prédécesseurs ne se sont pas posées ? Exemple : Qu’est-ce que les Kuffar ? Les hindouistes, boudhistes et autres confucianistes (quelques milliards) sont-ils des kuffar ? Si c’est le cas, alors il est du devoir de tout Etat musulman de leur déclarer la guerre ? Thèse difficile à soutenir au 21eme siècle.

    Rejeter les préceptes du Coran : je n’ai jamais affirmé une chose pareille et je ne vois pas du tout l’utilité pour quiconque en Algérie de défendre un pareil point de vue.

    La umma musulmane n’existe pas : Je ne sais pas ce qu’il faut entendre par umma musulmane. S’agit-il des populations qui professent la religion musulmane, d’un super-Etat musulman, d’une Umma idéale qui engloberait en quelque sorte tous les territoires qui, à un moment ou un autre ont fait partie d’un Etat musulman (pour ne pas dire le khalifat, car il y eut au 10ème siècle, par exemple, au moins trois khalifats : Abbaside à Bagdad, Omeyyade en Andalousie et Fatimide, au Caire) ? Donc, il faut d’abord définir ce terme avec précision et nous pourrons en discuter.

    Par contre, je pense que la Umma `Arabiya est un mythe. Elle n’a jamais existé dans l’histoire.

    Je pense que nous devons nous recentrer sur l’Algérie, pour les quelques décennies à venir. Si nous devons absolument appartenir à un ensemble, alors commençons par le Maghreb. Une fois que nous l’aurons édifié, nous regarderons plus loin.

    Pour le reste, je pense que nous avons deux façons différentes d’aborder les problèmes.

    Je pars de la réalité et j’essaie de voir quel est le meilleur moyen de supprimer les contradictions qui nous handicapent et nous empêchent d’avancer afin de nous mettre en adéquation avec cette réalité. Tu essaies de définir des normes et d’obliger la réalité à s’y conformer.

    On n’a pas besoin d’implanter les langues populaires dans le terreau algérien. Elles y sont déjà solidement implantées.

    Pour ce qui est des argots de toutes sortes, cela est justement le résultat de l’arabisation de l’enseignement par l’arabe classique. La masse des Algériens n’a pas une licence en lettres arabes (il se trouve malheureusement que même ceux qui l’ont ne maîtrisent pas l’arabe classique). Les Algériens ont tendance à oublier la langue populaire pure que parlaient leurs parents et à inventer des langues de quartier. Ce n’est pas l’arabe classique qui corrigera cela, car personne ne le parle – je le répète encore une fois – c’est la prise en charge, la promotion et le développement de l’arabe algérien.

    Pour ce qui est de communiquer avec les autres pays arabes, ce ne sont pas les moyens, ni les langues qui manquent. J’aurais aimé te voir poser le problème avec la même insistance concernant notre communication avec nos frères musulmans de Turquie, d’Iran, du Pakistan, d’Indonésie, d’Inde, de Chine, de Malaisie, du Mali, du Tchad, du Sénégal, qui sont beaucoup plus nombreux.




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  • Lies
    16 novembre 2009 at 18 h 05 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    Barak ellah fik frère @ lucide.

    Ce que tu as dit est pernitent et largement suffisant.
    Le tour de la question à mon sens a été amplement fait avec justesse et brio.

    Tu sais, il y a la vérité d’un côté et qui est recherchée par l’ecrasante majorité du peuple, et il y a de l’autre côté les intérêts personnels qu’une infime minorité ne veut pas sacrifier au profit de l’interet général.

    La langue arabe, malgré les moyens colossaux que l’État a mobilisé pour sa promotion et sa généralisation, demeure comme étrangère au peuple algérien.

    L’école, les médias, la volonté politique, les mosqués, ne lui ont été d’aucun secours malgré les efforts et les zèles soutenus depuis 1962.

    Ceux qui veulent lier la langue arabe et l’islam, (tu y as déja répondu) font fausse route.

    Ma mère a 92 ans. Elle est pieuse comme toutes nos mères et pourtant elle a toujours « mal » récité la fatiha et le verset du tawhid.
    Elle a toujours dit korro laho… au lieu de kol houa ellahou ahed.

    On a beau lui faire la remarque et lui apprendre comment réciter , elle ne veut pas changer sa manière de s’exprimer.
    Elle rajoute que Rabi yaaraf Mimouna…Dieu sonde les coeurs et Il sait; Il se rit des apparences.

    Au fond je suis ìmmensément fier d’elle et je ne souhaiterai pas qu’elle change.
    Je lui ai dit que tu iras au paradis car avec cette confiance de petits enfants qu’elles ont en Dieu, je ne vois pas d’autres endroits où elles iraient sinon au paradis.

    Par ailleurs, l’arabe classique est utilisé dans des secteurs spécifiques, plus que dans d’autres.

    Les juges, les imams et les discoureurs politiques s’y accrochent parceque c’est leur gagne pain.

    Il parait aussi que celui qui maitrise cette langue, séduit les foules mieux que les autres.

    J’aimerai bien savoir pourquoi?
    Les sociologues pourraient mieux répondre à cette question, expliquer ce mystère.

    Fraternellement.




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  • IgorZumec
    16 novembre 2009 at 18 h 43 min - Reply

    La sphère ou un exemple des relations inter-linguistiques tiré d’un site au fait des questions de la langue berbère:Ca fera tomber beaucoup d’idées reçues.Bonsoir et bonne lecture.

    Si vous avez lu sur ce blog le post Cicéron vous aurez compris le sens de shyr, shawar, etc…Un petit rappel : shyr = ballon, pelote, boule, rond Avec le « sh » muté en s+ph on aura : shyr = sphyr (mot au masculin). Ce mot est sans doute équivalent au grec sphaira = boule, globe, sphère, le mot sphère en français/latin est issu de là. Notre shyr au sens de globe est phonétiquement proche…du russe shar (globe, boule, ballon), c’est amusant comme coïncidence, n’est ce pas ! En réalité notre shyr=sphyr atteste la forme de sphère, globe, boule (à zéro !). Il est quasi certain que le mot arabe sifr (zéro) est issu de ce mot commun au moins à deux autres langues plus anciennes que l’arabe : le libyque (mazigh, kabyle) et le grec. Et le sens de cette racine sphérique [sph.r] n’est pas exactement le même sens qu’en arabe siphr = zéro, nul mais plutôt il désignerait une globalité, un cycle complet, un ensemble, un paquet de N unités de base comme une boite d’emballage ou pour être plus clair une cartouche contient par exemple une dizaine (10) de paquets et chaque paquet contient une douzaine (12) d’unités de base (ex.cigarette). D’ailleurs l’autre forme de cette racine avec « sh » à la place de « sph » soit la racine [sh.r] est présente en arabe dans les dizaines âshra = 10, âshrin = 20, etc…, et ces nombres sont présents aussi en kabyle et les autres nous disent que ce sont des emprunts à l’arabe, eh bien voyons de plus près. En kabyle il y a les verbes shaR ou chaR = remplir qui serait sphaR avec une indication très nette de remplir, compléter un volume (comme une sphère), il n’y pas de tels verbes ou de telles notions avec cette même racine allant dans le même sens en arabe ! Le sens de « remplir, compléter » mais pour une surface (superficie) existe en arabe et il est commun au kabyle avec le verbe aamaR proche de âmeR en arabe. Toujours par rapport au sens sphr = zéro, nul voici une autre piste : nous avons un verbe en kabyle fregh interfèrent avec l’arabe faregh avec le sens de « vide » ; il y a le verbe kabyle phReDH = « vider de sa consistance » qui aurait pu être amputé d’un « s » donc il aurait été sphredh et ici la racine à la base sfr indique bien le sens de « vide, sans consistance » donc « nul, zéro »…ce verbe phReDH existe bel et bien en arabe mais avec un sens totalement différent : « exiger ». Donc…
    Conclusion:les tabous sont-ils toujours debout?




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  • jnsplu
    16 novembre 2009 at 18 h 51 min - Reply

    je disais que Benamina et toi n’etiez pas loin l’un de l’autre, je crois maintenant que tous les trois, nous ne faisons que nous compléter, dans la mesure ou nous nous faisons évoluer mutuellement. C’est cela un dialogue, c’est ça le débat constructif.M^eme si on n’arrive pas à épouser totalement la vision de l’autre, on la respecte et on avance pasz à pas, chacun de son coté vers la rencontre.

    Tu as raison, je partais des obligations religieuses, voulant qu’elles soient appliquees sur un terrain qui ne peut plus les contenir car les musulmans n’ont plus la ferveur des premiers temps et les concepts de musulman et d’islamiste font des ravages et permettent de censurer voire d’autocensurer tous ceux qui ont des velléites d’un retour à la source.

    La notion de umma du Coran est un reve pieux.

    Les arabes se subdivisent clairement en moyen orientaux et maghrébins tant du point de vue culturel que linguistique. je suis d’accord avec toi la dessus je l’ai déjà dit.

    Mais ils demeurent quand memes plus proches entre eux qu’a l’égard d’autres peuples. Quand on parle notre derdja en Syrie, au Liban ou en Irak, en Arabie Saoudite ou en Egypte on se fait comprendre et on comprend sans grande peine, l’inverse est aussi vrai tandis qu’avec un grec, un serbe ou un italien ce n’est pas aussi simple.

    Quand à la derdja, il me semble qu’on en a discuté et que j’ai dit que la promotion du berbère devrait aboutir à son unification tandis que la promotion de la derdja devrait aboutir quant à elle à l’expurger du vocabulaire français.

    Cela n’implique pas qu’elle doive supplanter l’arabe classique qui est l’une des cinq ou six langues à dominance mondiale. Ce serait à l’évidence contre productif. Argument nouveau chez moi, puisqu’il faut etre réaliste et ne pas avoir d’ancrages religieux.

    Certains vont me dire qu’a ce moment il vaudrait mieux privilégier le Français qu’on parle déjà ou encore mieux l’anglais.Le Français qui se parle spécialement dans les grandes villes, c’est un mélange mitigé, c’est a dire un sabir sans règles du tout, je n’ai pas encore constaté que des jeunes puissent soutenir une conversation dans cette langue sans la nourrir d’expressions arabes que ce soit de la derja ou surtout de l’arabe classique quant il s’agit de débattre de choses théoriques. Le peu de grammaire et de vocabulaire qu’il ont ne suffit pas à les situer comme francophones ni meme comme arabophones d’ailleurs, ils sont à cheval sur deux langues dont ils ne maitrisent aucune et parlent tantot arabe classique, tantot français, tantot derdja.

    C’est terrible. Cela doit changer. Comme la langue arabe est la depuis pas mal de temps, la logique voudrait qu’elle ait acquis droit de cité et que c’est au français de disparaitre.

    Malheureusement c’est elle qu’on combat et avec des arguments toujours renouvelés.

    Quant à lire le Coran avec des bases de données, Dieu nous dit dans le Coran « Nous avons facilité la récitation du Coran, y a t il des récitateurs  » ? et il dit aussi : » Nous l’avons fait descendre Coran en langue arabe » de meme qu’il dit  » Lorsque vus entendez lire le Coran éIcoutez et faites attention » ce qui suppose une maitrise dela langue arabe sinon a quoi bon écouter une langue étrangère qu’on ne comprend pas. A moins de dire que Dieu, Omniscient, ne savait pas ça et donc pour un musulman, blasphémer. Et de grace, ne te dis pas que je suis islamiste, j’ai horreur de cette dichotomie qui ne veut rien dire pour le musulman.

    Je suis d’accord avec toi pour dire qu’il faut serecentrer sur l’Algérie, c’est le plus important et effectivement ensuite élargir pour le Maghreb, c’est une question de stratégie élémentaire.




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  • benamina
    17 novembre 2009 at 10 h 27 min - Reply

    da igor zumec,beau numéro de prestidigitation spirituelle.de ‘shyr’ en kabylie tu es parti à ‘sphair’/’sphère’ en gréce , puis un long voyage vers la toundra russe pour ramener ‘shar’,puis chez les bédouins aziates pour tirer le ‘siphr’ que tu as transformé par un tour de magie de nullité à globalité .tous ce long détour jalonné de formules magiques comme ‘sans doute’,’il est quasi certain que’,’c’est amusant comme coïncidence n’est ce pas ‘, ‘en réalité’,’qui aurait pu être’ et ‘il aurait été’,et de glissement en glissement pour arriver enfin à vouloir nous faire admettre que ‘ashrine’ (20) n’est pas un emprunt de l’arabe vers le kabyle mais un prêt du kabyle à l’arabe.amusons comme da staievski .alors: Shakespeare, shake, shake ,cheikh.spear, spear, zbear ,sbir, zoubir , et voilà cheikh zoubir . shakespear=cheikh zoubir.élementaire da staievski, élémentaire.




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  • jnsplu
    17 novembre 2009 at 17 h 28 min - Reply

    Dans le meme ordre d’idées que celui adopté par Igor Zumek, voici quelques mots berbères, dérivant de l’arabe pour expliciter sa théorie linguistique et non pas la réfuter mais l’approfondir et lui donner plus de poids, malheureusement son exemple tiré de sites connus pour leurs extrémisme manifeste, n’est pas crédible.

    Quant à moi je n’ai de source que les deux langues, des mots usuels en tous les idiomes berbères et l’arabe classique tel que connu et tout le monde peut apprécier par lui meme très facilement, au besoin en se servant d’un dictionnaire arabe (costaud quand meme comme « lissan el Arab » par exemple en quelques tomes quand meme.).

    1-Aghroum. En arabe gharmatou khobzin au singulier aghroumou khobzin au pluriel, miette de pain,

    2-Amghar En arabe cheikhoun amghar, un vieux délabré par l’age.

    3-Thamurt .En arabe imaratouna, notre emirat.

    4-Aksoum. En arabe kasmatou lahmin au singulier, aksoumou lahmin au pluriel(des tas de viande).

    Pour ne citer que quelques uns afin de ne pas poluer le forum, mais cela à l’avantage d’etre direct et sans fioritures.

    ksm, grm, lhm toutes des racines sont constituees de trois lettres dans la pure lignée de la langue arabe.

    En effet tous les mots arabes dont les racines dépassent 4 lettres proviennent d’autres langues, par exemple michkat originaire du perse et inclus dans le saint Coran.

    Le zero, sifr, racine sfr, est d’après les vrais linguistes, purement arabe.

    En somme tout ceci est très normal vu la cohabitation de l’arabe et du berbère en Afrique du nord pendant des siècles et des siècles. Le berbère à aussi déteint sur l’arabe pour en faire une derdja qui utilise des termes tels que ghoundjaya (taghendjait
    ), je n’ai que cet exemple présent en ce moment, mais je sais qu’il y en a et beaucoup même.

    Il ne faut pas ya ssi Igor Zumek chercher midi à 14 heures. Restons sagement chez nous en Algérie et évitons les incursions en territoires inconnnus qu’ils soient russes ou serbes ou d’ailleurs, il y a toujours des surprises lors de périgrénations en terrain inconnu, les promeneurs du dimanche te le diront..




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  • IgorZumek
    17 novembre 2009 at 18 h 54 min - Reply

    Je n’ai pas compris ta dernière phrase JNSPLU(cette fois je vais te tutoyer) et en plus tu trouves un mâlin plaisir à déformer mon pseudo (le k de la fin)alors que c’est l’anagramme de mon véritable nom ‘et ça sonnerait faux si je mettais un k à mon nom.Comme on dit ,de la discussion jaillit la lumière,et tu arrives à une conclusion que Tamazight est millénaire et qu’elle a cohabité avec les langues de la civilisation humaine depuis toujours.A ta place ,au lieu de traiter d’extrêmistes les gens qui font des recherches dans le but de réhabiliter cette langue tu ferais mieux de proposer à tes frères d’ici et d’ailleurs de faire de même et de cesser de brimer gratuitement ce patrimoine qui nous est commun .Contrairement au viel homme de 90 ans ,je vois que tu commences à t’y mettre à son apprentissage.Tu viens de donner quelques mots sur ton post et c’est fort encourageant.Je connais bien le russe (une année m’a suffit pour le maitriser) mais je n’ai jamais réussi à maitriser l’arabe classique pour des raisons que je pourrais peut-être exposer dans un prochain commentaire.Salutations cordiales et bonsoir à tous.




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  • jnsplu
    17 novembre 2009 at 21 h 16 min - Reply

    1-Le tutoiement est la forme consacrée sur le net.

    2-Ton pseudo tel que je l’ecris (copier coller) »par Igor Zumek » et tel que tu l’écris (egalement copier coller)IgorZumek la seule différence que je trouve c’est l’espace.

    3-Je n’ai jamais dit que tamazight est née hier et je me le défends.

    4-Les gens qui font des recherches véritables destinées à l’unité de l’Algérie, je les soutiens, mais ceux qui sèment de fausses vérités pour tirer le tapis vers eux, je ne peux que les récuser, je tiens à l’unité de ce pays et je l’aime.

    5-Je n’ai jamais brimé le patrimoine berbère et je ne vois pas ce qui te permets de dire cela.

    6-Si tu veux que je t’apprenne le véritable berbère pas celui qu’on veut asseoir, je suis disposé à le faire et en meme temps l’arabe classique pour pouvoir faire des comparaisons, des rapprochements, ce n’est qu’en comparant qu’on apprend. 🙂

    7-Ma dernière phrase était destinée à détendre l’atmosphère, c’est pour ça que tu ne l’a pas comprise.

    Ar tufath.




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  • jnsplu
    17 novembre 2009 at 21 h 21 min - Reply

    Au fait tu devrais ecrire IgorZumekh pour faire berbère.




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  • IgorZumekh
    18 novembre 2009 at 8 h 43 min - Reply

    Monsieur le défenseur de l’unité sort ses griffes.Tu vois j’y ajoute encore le H pour te faire plaisir.Mais je vois que tu termines ton post dans la langue de tes ancêtres .C’est de mieux en mieux.Il reste maintenant à faire tomber les monopoles du nationalisme que s’accaparent certains.Mais ta phrase pour détendre l’atmosphère,c’est vraiment bizarre.En tout cas ciao,le jeu s’arrête là.(enfin JNsaisPlu)




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  • IgorDdastaevski
    18 novembre 2009 at 11 h 01 min - Reply

    Je n’arrête pas de prendre du plaisir sur le site de Dda staevski.C’est une merveille qu’il faut absolument faire partager aux hommes sincères de ce pays.Et sans aucune arrière pensée ou accusation de bas étage.
    Exemple:
    La tour
    Cet édifice est avant tout élevé et un lieu d’observation pour contrôler ce qui se passe aux alentours pour anticiper au cas oû. Des tours il y en a partout, La Tour du Pin en France, Tower de Londres, La Tour des Arabes à Dubaï, le majestueux et très sompteux hôtel Bordj-al-Âarab oû seul un knight sans monture mais plein de blé peut se permettre de séjourner. Si vous n’avez pas encore compris l’allusion…notre iredj-iresh serait probablement l’équivalent de l’arabe bordj. Et des bordj il y en a plein en Algérie, des toponymes bordjis le pays en regorge: Bordj-El-Kiffan, Bordj-El-Bahri (tour maritime), Bordj-Menayel, Bordj-Bou-Âariredj (c’est un pléonasme arabo-mazigh: bordj + iredj). Officicellement ce sont des tours de défense construites durant la domination turque-ottomane entre le 15 et le début du 19 siècles. Mais je suis allé sur Google Earth et j’ai recensé un tas de bordj dans l’est algérien, à l’est de Bordj-Bou-Aariredj dans le pays Shawi, là oû les turcs n’ont pas mis le pied et oû il n’y a aucune trace d’édifices rappellant une tour surtout dans des lieux déserts et inhabités comme on le voit sur la carte, donc probablement c’est une caractéristique du relief montagneux comme iredj-iresh-aresh en kabyle, voir même aris en shawi. Donc il faudra approfondir et voir si cette piste est crédible.
    Par rapport à djema saridj maintenant. je ne sais si ce toponyme ne serait pas djemas aridj donc avec une realtion avec iredj, toujours est-il que dans cette partie de Haute-Kabylie on trouve des noms ou prénoms comme phaRedj ou Faredj. Il y a aussi des Pharès, Farès, Farsi. On y reviendra donc.

    Il faut finir par tordre le cou aux idées reçues un jour ou l’autre (ou alors JNsaisPlu).Sans rancune.




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  • benamina
    18 novembre 2009 at 11 h 43 min - Reply

    Jnsplu,en réponse à ta sollicitation voici ma conception de la Culture qui est un ensemble de valeurs morales ,esthétiques et psychologiques (coutumes ,mœurs ,croyances, modes de penser, d’agir et d’être, attitudes , perception de soi et de l’autre,vision du monde ,comportements et conduites), d’acquis et réalisations créatives (chants, danse, musique,habits et costumes ) ,et de connaissances (langue, art culinaire,artisanat, contes et légendes) spécifiques à un(des) groupe(s) humain(s). Elle constitue la somme des expériences caractéristiques et de l’héritage ancestral contenus dans la mémoire collective de la communauté. Elle se manifeste à travers les mariages, les fêtes ,les rites ,les règles de politesse, le rapport entre les sexes, rapport entre les sous groupes (clans, castes et classes ), perception du bien et du mal (nif, rojla, f7oula, 7hia, liens familiaux etc..).Tous ces traits ne sont pas figés mais évoluent, interagissent et varient en fonction des développements (matériels et intellectuels), des expériences nouvelles et des échanges avec les autres groupes voisins ou agissants. Ce n’est pas une définition académique mais une approche sommaire, certainement incomplète. La culture dominante en Afrique du nord est sous-tendue par les enseignements de la religion musulmane, la courroie de transmission de la langue arabe et le socle originelle libyco berbère. D’où le triptyque islamité , arabité et berbérité qui définit la personnalité nationale algérienne.




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  • lucide
    18 novembre 2009 at 20 h 07 min - Reply

    En m’amusant à chercher sur le net des références sur la langue arabe parlée en Algérie (derja), je suis tombé sur ce forum :

    http://www.algeria.com/forums/open-board-forum-libre/3617-algerian-moroccan-arabic.html

    La question initiale(en anglais) est la suivante:

    “is there a difference between moroccan and algerian arabic?… i can’t really tell the difference between them both, they sound the same to me!.. i can only tell the tunisian, it sounds different. so can someone plz explain to me?….”

    La personne qui a posé la question, n’est probablement pas originaire du Maghreb. Elle veut savoir qu’elle est la différence entre l’arabe algérien et l’arabe marocain. Elle n’arrive pas à les différencier, alors qu’elle arrive à faire la différence entre le tunisien et les deux autres.

    Remarquons d’abord que la personne qui a posé la première question a mis le doigt sur une réalité : Les dialectes de l’arabe algérien et marocain sont si proches qu’un ressortissant arabophone d’un pays du Moyen-Orient, par exemple, n’arrive pas à les différencier.

    Ceux qui prendront la peine de lire le reste des posts du forum en question verront la confusion qui règne dans l’esprit des Maghrébins lorsqu’il s’agit de parler de leur(s) langue(s) en toute simplicité.

    Langue, histoire, culture et religion s’entremêlent pour donner une rouina explosive.

    La réalité est pourtant simple, si nous mettons de côté tous les principes totalement erronés que les uns et les autres ont plaqué sur elle pour la faire entrer coûte que coûte, quitte à lui tordre le cou, dans les moules qu’ils ont fabriqués.

    Les Algériens (et tous les Maghrébins) sont, dans leur immense majorité, musulmans, qu’ils soient d’Oran ou de Tizi-Ouzou. Qu’ils soient pratiquants ou non, ils baignent dans un univers social fondamentalement musulman. Même s’ils sont athées, même s’ils rejettent l’islam, leurs efforts sont dirigés contre une réalité qu’ils refusent, au nom de principes qu’ils estiment être supérieurs à ceux de l’islam.

    La question de l’islamité des Maghrébins se pose plutôt en termes de continuité et de rupture. Continuité dans un islam maghrébin malékite (avec une minorité ibadite, reconnue et respectée, au M’zab), populaire (que je ne décrirai pas ici, car tout un chacun le connaît, pour l’avoir reçu de ses parents). Rupture dans un islam salafiste ou wahhabiste, importé et fortement politisé, source d’extrémisme et de division.

    Pour ce qui est de la culture, il n’y a également aucune confusion possible. Il y a une culture algérienne (et maghrébine), produit de l’histoire de cette région, du substrat amazighe à nos jours, en passant par l’invasion hilalienne (c’est notre histoire, avec ses hauts et ses bas, ses explosions de haine et ses élans unitaires). Elle se manifeste dans la vie quotidienne, la façon de se nourrir (exemple : le couscous), de s’habiller (exemple : le burnous, la kachabia), de réagir (je me suis toujours demandé si notre impulsivité légendaire, notre esprit colérique et notre franc-parler nous venaient de nos racines berbères ou avaient une origine hilalienne?), la langue (ouach et achou ne sont-ils pas cousins?), etc.

    Je ne décrirai pas non plus cette culture, car tout un chacun la connaît. Si elle n’existait pas, il y a bien longtemps que le peuple algérien aurait explosé en une multitude de peuplades antagoniques. Un Oranais et un Kabyle ont plus de choses en commun qu’avec un Égyptien ou un Français. Cet élément commun, qui est notre culture, s’est renforcé au fil des siècles par la cohabitation et le partage. Alger, par exemple, au temps des Turcs, comme aujourd’hui, était le réceptacle où toutes les communautés étaient représentées : populations arabophones issues des tribus de la Mitidja, Mauresques descendants des réfugiés andalous, Kabyles, Mozabites, Biskris, Laghouatis, etc. Il en est de même de toutes nos grandes villes. Il n’y a pas si longtemps le `attar kabyle sillonnait le pays avec son panier plein de parfums et autres produits de beauté dont raffolaient nos femmes. Qui ne connaît les ‘aroubiyya des steppes installés sur les plages du Tell et dans les lits des oueds de Kabylie. Dans le quartier d’Alger où j’ai grandi, on allait acheter chez le m’zabi, le soufi ou le q’bayli. Qui voudra nous faire croire que ce voisinage et ce brassage de plusieurs siècles sont restés sans effets ? Il y a lieu de noter, cependant, que les appellations utilisées pour désigner quelqu’un par son lieu d’origine tiennent à l’organisation politique post-almohadienne du Maghreb en tribus (faiblesse des Etats centraux et montée en puissance de l’organisation tribale). Chaque individu est rattaché à sa tribu. C’est le cas même en Kabylie, pays très soudé et homogène. Il n’y a là aucune manifestation de régionalisme ou d’esprit de sécession.

    Les Service National et l’essor de l’industrie pétrolière dans le Sahara, après l’indépendance, ont contribué à renforcer ce brassage culturel des populations algériennes qui a toujours existé, de l’époque de Massinissa à nos jours. Ceux qui, à tout bout de champ, agitent le spectre de la division ne connaissent pas l’histoire de notre pays et de notre région.

    Notre religion et notre culture sont donc clairement identifiées. Elles sont bien vivantes dans notre société et bien conservées dans notre mémoire et notre inconscient collectif. C’est lorsque certains ont voulu jouer aux apprentis sorciers et ont voulu greffer sur la réalité des éléments étrangers que les ennuis commencèrent.

    Reste la langue. C’est là que le problème réside et pas ailleurs. Il y a problème parce que les dirigeants (et une partie de l’élite) des pays du Maghreb, l’Algérie et le Maroc, en particulier, ont voulu aller à l’encontre de la réalité. La réalité est la suivante : les Marocains et les Algériens parlent soit un dialecte de l’arabe, soit un dialecte du berbère.

    Tout est clair, mais quand on veut nier la réalité pour la faire rentrer de force dans des modèles théoriques bâtis sur des mythes (qu’ils soient «berbéristes» ou «baathistes»), alors tout devient confus.

    Il faut revenir à la réalité algérienne (et maghrébine) afin de trouver des solutions qui partent de cette réalité. Il faut laisser tomber celles qui l’ignorent et vont à son encontre.

    Il suffit de regarder en nous-mêmes, observer notre peuple, dans toutes ses composantes, et aller à sa rencontre, loin de tout esprit politicien et de tout prosélytisme islamiste, baathiste ou berbériste.

    C’est le devoir de nos historiens, sociologues, anthropologues et linguistes de contribuer à une meilleure connaissance de la réalité de l’Algérie, en particulier sa culture et ses langues. Faillir à ce devoir, ce qu’ils ont en majorité fait jusqu’à présent, hélas, c’est nous condamner à errer sans fin.




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  • jnsplu
    18 novembre 2009 at 21 h 32 min - Reply

    @Benamina.

    Merci d’avoir donné ton avis.

    Belle tentative. Très bien fouillée.

    En somme ce sont, si je peux y aller de la mienne, à partir de la tienne, je dirais que la culture ce sont les valeurs sociales qui déterminent les modes et manières de penser, d’être et d’agir en toutes circonstances et qui sont acquises par conditionnement social.

    L’enfant est mis « en culture » au cours de son éducation et ses schèmes de pensées prennent la « forme » qu’impose la société.

    Cette « forme » que tu qualifies d’identique pour le Maghreb en raison de son héritage libyco berbère,
    sous tendu par la langue arabe et les enseignements de l’Islam.

    La culture se résumerait donc en un ensemble de règles reconnues et admises par tous que la société inculque par le biais de la langue ou des langues et des actes et comportements ambiants de ses membres déterminés par les croyances et que l’enfant imite et emmagasine pour les restituer à l’age adulte.

    En définitive, la culture est la somme des valeurs sociales portée par l’individu, dans la société et qui sont admises par elle. Cela rejoint un peu la définition de la morale mais la morale fait partie aussi de la culture et donc en tant qu’élement, il est normal que la définition générale s’applique à elle.

    La culture est donc dans son essence la pression qu’exerce toute société sur ses membres et qui conditionne leur maturation, tant sur leurs façons de penser que d’être, d’agir et d’interagir dans tous les domaines de la vie courante et qui tend à homogénéiser leurs tendances générales . Ce qui inclut le parler, la religion, le manger, le vétir, l’habitat, bref les normes dans tous les domaines.

    Mais à ce moment, si la société maghrébine est une société unique comme tu dis, pourquoi constate t on des différences énormes dans leur perception des fondements de leurs société, c’est à dire la langue, la religion, l’appartenance ? Est ce une constante culturelle ? Et c’est le cas pourquoi est elle apparue et quel est son bénéfice social car il est connu que la société ne se pose que les problèmes liés à son présent et ayant un ancrage historique bien que l’ancrage historique n’est pas indispensable mais surtout devant diminuer sa charge à l’égard d’une contrainte réelle. Quelle est la contrainte qui pèse sur notre société ? D’autre part si on postule cela, cela voudra dire au’il n’ y a pas de culture car ses fondements sont remis en cause .Je m’arrête ici dans mes questionnements car sinon…




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  • lucide
    19 novembre 2009 at 0 h 55 min - Reply

    @jnsplu

    «Mais à ce moment, si la société maghrébine est une société unique comme tu dis, pourquoi constate t on des différences énormes dans leur perception des fondements de leurs société, c’est à dire la langue, la religion, l’appartenance […]»

    Expliquer la façon dont un groupe ou une société se perçoit et perçoit le monde qui l’entoure n’est pas chose aisée. Beaucoup s’y sont essayés et s’y sont cassé les dents. Les marxistes, comme les autres.

    La réalité sociale est complexe et les penseurs et hommes de science n’ont pas fini de développer des théories et des modèles, chacune expliquant à sa manière les phénomènes sociaux, les rapports entre les hommes, les productions de l’esprit, etc.

    L’étude patiente des sociétés humaines permet cependant de dégager de plus en plus d’éléments pertinents, donnant aux hommes de plus en plus de clefs pour décoder le réel et trouver les comportements les plus adaptés, afin de diminuer la souffrance et maximiser le confort.

    Inversement, lorsque la connaissance fait défaut, on est tenté de fuir dans l’imaginaire, le mythe, les rêves, afin d’échapper à la souffrance.

    La situation de colonisés que les Algériens ont connue par le passé est un exemple de situation d’extrême misère physique et morale. Ceux qui ne comprenaient pas le fonctionnement du système colonial disaient que c’était la volonté divine qui avait permis à la France d’occuper notre pays et qu’elle seule l’en chasserait. La misère des indigènes était mektoub, une fatalité dont personne ne pouvait venir à bout.

    Chacun aujourd’hui sait que ce raisonnement était faux et que la prise de conscience, fruit de la connaissance, a permis au peuple algérien de prendre sa destinée en main.

    Il en est de même aujourd’hui. Nous vivons une époque de grande détresse morale. Il n’est pas aisé de situer les causes réelles de notre échec, source de tant de maux et de souffrances. Certains sont tentés de rendre un groupe responsable (théorie du complot: hizb frança, le cabinet noir, les agents des USA ou d’Israël, etc.). D’autres en imputent la responsabilité à l’abandon des principes islamiques et à la déchéance morale qui en a résulté. D’autres encore rendent l’Islam responsable de notre retard. Islam, amazighité, arabité sont tour à tour mis en avant pour mobiliser les populations contre les tyrans ou les traîtres.

    Si on pouvait expliquer pourquoi nous sommes ce que nous sommes aujourd’hui, aussi clairement qu’on explique pourquoi une pierre qu’on jette en l’air retombe, on pourrait certainement par la même élaborer un plan d’action pour sortir du marasme qui nous oppresse. Mais la réalité sociale est complexe et ne se laisse pas saisir facilement. L’ignorance, faute d’être comblée par la connaissance, donne naissance à des explications et des perceptions fausses basées sur les mythes, l’imagination, le rêve.

    Il faut dire aussi que l’école et les élites n’ont pas réussi à donner une image claire et cohérente de notre société maghrébine (les intérêts de clans, castes, etc. ne sont pas étrangers à cette cacophonie voulue). La nature ayant horreur du vide, chacun y va de sa petite histoire.




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  • jnsplu
    19 novembre 2009 at 10 h 20 min - Reply

    @Jnsplu si c’est IgorZumek, IgorZumekh ou IgorDdastaevski.

    Ce qui m’interesse igorZumek, ce n’est pas la couleur d’un pseudo, ce qu’il veut dire, la manière de l’écrire, la langue que l’on parle, ce que veulent les individus , mais ce qui m’interesse c’est les fondements de toute chose.

    Mon plaisir n’est pas qu’on ajoute un h à la fin d’un pseudo, qu’on se fait farouche défenseur de telle ou telle langue, qu’on soit attaché ou pas au passé.

    Mon but n’est pas qu’on recherche les origines de tel ou tel mot, qu’on lui donne telle ou telle interprétation, telle ou telle signification, telle ou telle origine…

    Ce qui m’interesse c’est que sera l’Algérie demain, sera t elle sauvegardée ou sommes nous en train d’être ses fossoyeurs en semant les graines de la discorde en son sein.

    Ce qui m’interesse ce sont les actions constructives non pas pour une frange de notre société, car les hommes auront toujours des intêrêts divergents, c’est dans leur nature, mais pour l’ensemble de l’Algérie et qui gènèrent le moins de tension dans les rapports collectifs à long terme mais travaillent au contraire à rafistoler, à remettre en état puis à consolider le tissu social de ce peuple qui se déchire, qu’on déchire en lui implantant des notions nouvelles/anciennes déformées par des visions extrémistes qui s’accordent avec son tempérament et pour ça elle sont dangereuses mais qui ne s’accordent pas avec ses valeurs réelles et bien assises et risquent de les détruire et de détruire ce peuple.

    Mon plaisir à moi c’est de voir les Algériens unis, ayant enfin trouvé un credo national qui les rassemble et qui mobilise la jeunesse en lui assignant des buts auxquels elle adhère pleinement et qui feront sortir le pays du sous développement au bout de quelques années, les ressources existent qui sont mal exploitées en l’absence de volonté politique.

    Le propre de toute culture est d’être produite dans le cadre de l’adaptation de la société à son milieu. Milieu naturel, puis à un autre stade milieu social. C’est dans l’adversité que se produit la culture qui fait qu’un peuple soit plutot axé sur ça plutot que sur ça.

    Et l’adversité, l’Algérie, n’a jamais manqué d’en avoir depuis l’antiquité.

    L’Algérie a développé je crois, une culture de l’opposition qui fait que l’Algérien ne sent bien que lorsqu’il a à relever un défi. C’est notre constante nationale. On aime les défis. Sans défi l’Algérien devient amorphe. Trait essentiel de notre personnalité, il apparaît dans tous nos actes. Et nos politiciens le savent qui évitent de piquer au vif cette jeunesse car ce faisant elle devient imprévisible et ils ne pourront plus la canaliser.

    Dans toutes les cultures, quand on trouve une difficulté, ont analyse, on évalue sa capacité, on tente d’étudier les couts et les gains, etc.., l’Algérien, lui quand il trouve des difficultés, il s’acharne, quitte à tout y perdre, meme la vie chez la plupart.

    Et je crois que c’est une constante nationale.

    C’est pourquoi l’Algérien semble parfois dénué de rationalité dans ses comportements.

    Qu’on donne à ce peuple des défis et il sera maitre de son destin, ne cherchons pas à le diviser mais à l’unir.

    L’implantation de l’islam en Algérie elle meme était un défi, l’Algérien ayant décidé que cette religion doit être sienne et elle l’a été, s’il l’avait prise en grippe, elle ne serait jamais arrivée jusqu’à nous, de meme que la langue arabe.

    Il ne faut pas se leurrer et croire qu’on a pu imposer à ce peuple cette religion et cette langue par la force, cela est impossible, dans cette cette nation du défi.

    Pour celui qui connait l’Algérie et lui appartient, c’est impensable. Alors le mettre au défi de larguer cette religion et cette langue s’est s’exposer à des réactions générées par un sentiment de défi et donc brutales, de meme que le pouvoir est allé chercher à estomper la composante Berbère qui s’est sentie défiée et a réagi en conséquence.

    Voila mon sentiment.




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  • jnsplu
    19 novembre 2009 at 19 h 07 min - Reply

    « Si on pouvait expliquer pourquoi nous sommes ce que nous sommes aujourd’hui, aussi clairement qu’on explique pourquoi une pierre qu’on jette en l’air retombe, on pourrait certainement par la même élaborer un plan d’action pour sortir du marasme qui nous oppresse. Mais la réalité sociale est complexe et ne se laisse pas saisir facilement. L’ignorance, faute d’être comblée par la connaissance, donne naissance à des explications et des perceptions fausses basées sur les mythes, l’imagination, le rêve. »

    Donc c’est le mektoub! 🙂




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  • IgorZumec
    20 novembre 2009 at 12 h 11 min - Reply

    Je t’aime mieux comme ça, sans les prétentions de capitaine de navire qui a l’impression de mener le bateau à bon port et qui se croit détenteur du savoir et de la vérité.Dans toute mes interventions je ne fais que défendre un principe consistant en la réparation d’une injustice.Le reste m’est égal et je ne l’ai jamais pris en considération dans mes commentaires.Tout au début j’ai annoncé la couleur en déclarant qu’à mes yeux il n’y a qu’une seule constante pour ce pays et c’est ce principe que je défends.Quant au moule que vous avez inventé,vous pouvez toujours rester dedans,mais n’obligez pas les autres à l’épouser.Cordialement et saluatations à tous.




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  • jnsplu
    20 novembre 2009 at 16 h 32 min - Reply

    Puisque l’admin a permis la publication de ton message, il permettra certainement mon DROIT DE REPONSE:

    La suffisance qui émane de ton dernier post n’a d’égale que les fausses assertions qu’il contient.

    1-Tu m’attribues des prétentions de capitaine de bateau,

    2-tu affirmes que j’ai la volonté de mener le bateau à bon port,

    3-Tu affirmes que que je crois etre détenteur du savoir et de la vérité etc…

    Alors que tout au long des débats j’ai observé les règles de la politesse meme lorsque je me sentais agressé à tort ou a raison, par les propos de certains.

    Tu affirmes aussi que toi, le défenseur d’un principe de justice qui seul te guide n’a jamis pris le reste en considération, tandis que nous nous pouvons reter dans notre moule

    Quel reste et quel moule tu ne le dis pas mais je crois comprendre qu’il s’agit des fondements de notre Algérianité qui pour toi ne signifient rien du tout.

    Et tu commences par me décerner un satisfecit en me disant que tu m’aimes comme ça. Satisfecit qu’ n’a aucune raison d’etre que de provoquer.

    Tant que nous n’apprendrons pas à respecter l’autre de la meme manière avec laquelle nous aspirons à ce qu’il nous respecte nous ne pouvons rien obtenir de lui.

    Tu as terminé un débat qui se voulait serein par une diatribe qui n’a aucun sens.

    Le respect cela s’apprend, comme le reste.




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  • IgorZumec
    21 novembre 2009 at 16 h 14 min - Reply

    Tu t’éneves pour rien.Le moule dont je parle,ce sont tes convictions.Et chacun de nous possède les siennes et qui souvent divergent.Je respecte parfaitement tes convictions et celles des autres aussi.Tu emploies le mot suffisance qui constitue le défault que je critique en toi.On termine dans la sérénité et sans aucune rancune.C’est la contradiction qui fait les meilleurs débats.Bien à toi,mon ami JNSPLU.Tu as remarqué que je mets toute l’attention requise pour transcire ton pseudo.




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  • IgorZumec
    21 novembre 2009 at 16 h 48 min - Reply

    Toujours à mon ami:tu dégages une rage et une envie de gagner incroyable,ça y est,tu redeviens kabyle et tu retrouves tes origines.Allez,on fait la fête.One,Two,Three,viva l’Algérie….




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  • jnsplu
    21 novembre 2009 at 17 h 11 min - Reply

    C’est notre tempérament ancestral qui nous guide. Désolé !

    Oui je vois que tout au long des débats tu as attaché de l’importance au pseudos, le mien d’abord auquel tu as enlevé le « U » de la fin et comme je n’ai pas réagi tu m’a reproché de modifier ton pseudo et puis tu as écrit mon pseudo en toutes lettres et devant mon inertie tu l’invoques à nouveau en l’écrivant en majuscules et en le mettant encore en relief.

    Le fait est que quand j’avais 20 ans, je pensais tout savoir, mais petit à petit j’ai compris que j’en savais de moins en moins, car plus la lumière du savoir illumine notre vie, normal avec l’expérience et le temps et plus les territoires que nous avons à défricher grandissent qu’ils finissent par envahir toute notre vie et que nous nous apercevons de notre ignorance et de notre pauvreté intellectuelle.

    A un certain moment de la vie, nous comprenons que nous savons pas grand chose, mais comme nous estimions que nous savions, c’est donc que nous ne savons plus.

    Tu l’a peut etre remarqué, merci aux administrateurs, les débats que nous tenons ici sont de nature à nous amener à nous questionner sur les problèmes de notre pays hors de tout cadre partisan et a échanger des vues souvent contradictoires et parfois à nous repositionner par rapport à un aspect que nous abordions sous un angle inapproprié, cela permet d’avancer. C’est de la discussion que jaillit la lumière.

    Il est vrai que quand je sens à tort ou a raison qu’on touche aux fondements de notre Algérianité, je deviens un peu sourd, mais il y a derrière tout un parcours de malheurs et de peines qui m’amènent à ce stade. Et je suis convaincu que nous en sommes tous la, mais que chacun a choisi un chemin différent pour en sortir.

    Je l’ai déjà dit sur le forum, ma façon d’écrire, mon style si tu veux, me cause souvent des soucis sur le net, tu viens d’attirer mon attention sur le fait que tu y lis de la suffisance, je ne pense pas en avoir eu l’intention, mais l’égo, ce triste gredin nous joue toujours de ces tours…

    Sans rancune. Et merci d’avoir pris la peine de répondre.

    ———-
    ps: Mon dernier post qui t’était destiné est sur la page précedente des messages, le premier de cette page, je le destinais à benamina.




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  • jnsplu
    21 novembre 2009 at 17 h 23 min - Reply

    Et IgorZumek qui remets cela.

    Je passe sur la rage et l’envie de gagner. A quoi je n’en sais rien. Mais je ne redeviens pas Kabyle non pas que les Kabyles ne sont pas bien, ce sont des Algériens comme les autres point final mais j’ai toujours clamé dès les débuts que l’Algérie est tout autant arabe que berbère que musulmane, et bien que sur le terreau berbère sont venues se greffer d’autres lignées, les brassages qui ont eu lieu a travers les ages ne permettent plus de faire le tri.

    Mais tu n’a pas tort pour la rage, la rage de diffuser un message d’opposition contre ces extrémismes qu’on amplifie à outrance lesquels, s’ils prennent racine, risquent de mettre notre pays en péril, que ce soit l’extrémisme musulman et je ne dis pas islamiste, l’extrémisme arabiste ou baathiste, ou l’extrémisme berbériste ou kabyliste.

    Nous sommes avant tout des Algériens tentons de le rester.




    0
  • Naili-dz
    22 décembre 2009 at 17 h 45 min - Reply

    En 1869 le General Daumas, très connu pour ses travaux sur ce qui allait devenir la Kabylie et sur la construction du mythe colonial kabyle publia un ouvrage très intéressant sur la vie sociale algérienne…Il dressa aussi un tableau du parlé arabe algérien de l’époque à travers les expressions les plus utilisées dans toutes les régions d’Algérie…C’est l’arabe d’aujourd’hui sans les horribles « francismes » produit de l’occupation française. Lui-même reconnaît qu’il n y a pas à proprement parler de différences sérieuses entre l’arabe populaire que nous appelons ‘dareja’ et la langue arabe savante :

    General Eugène Daumas : La vie arabe et la société musulmane. Paris. 1869
    Ed Slatkine Reprints.
    Geneve-Paris. 1983. p.XIII

    « Arabe littéral, Arabe vulgaire

    Maintenant, dans la langue parlée, y a-t-il un arabe savant et un arabe vulgaire ? Non.
    De même qu’il y a en France un français que l’on parle mieux dans certains provinces que dans d’autres, il y a un arabe que l’on prononce et que l’on parle mieux dans certaines contrées que dans d’autres.
    Il n’existe donc qu’une seule langue arabe, avec une prononciation parfois différente et avec une tendance indiscutable a faire souvent plus de fautes, contre les règles, ici qu’ailleurs. N’est il pas pas de même partout ?
    Cette opinion que, dans l’arabe parlé, il n y a pas de distinction à faire entre l’arabe littéral et l’arabe parle vulgaire, est aussi celle de M.Bresnier, professeur d’arabe à la chaire publique et a l’école normale d’Alger.

    Dans son excellent ouvrage : Principes élémentaires de la langue arabe, 1867, il a dit un grand sens, suivant moi :
    « Une différence très explicable d’expression et de prononciations chez les Arabes, a fait croire à des personnes peu habitués à la pratique qu’il existait plusieurs langues arabes. Sans réfléchir que des incorrections tolérées ou arbitraires, dans le langage comme dans l’orthographe, ne constituent jamais que des altercations de principes, et non un idiome, on a, en Europe, par défaut d’expérience, consacre sérieusement la distinction étrange d’arabe littéral et d’arabe vulgaire. Que dirions-nous d’étrangers qui diviseraient ainsi notre langue, parce que, dans l’usage populaire, ils observent des altérations qu’ils ne comprennent pas »
    C’est encore l’avis du savant orientaliste, M.le Baron de Slane, membre de l’Institut, professeur d’arabe à l’Ecole des langues orientales. Voici comment il s’exprime :

     » La distinction qu’on a voulu faire en Europe entre l’arabe littéraire et l’arabe vulgaire est tout a fait imaginaire. Il n’existe pas d’arabe vulgaire ; dans tous les pays musulmans la langue arabe est une et la même. Elle ne diffère, de pays en pays, que par certaines locutions, certains tours usités dans la vie ordinaire, et certaines nuances de prononciations ; mais, au fond tous les Arabes, tant de l’Orient que de l’Occident, parlent la même langue, celle qui se parlait du temps des anciens califes, et ils s’entendent très bien entre eux. »

    La substitution des dialectes locaux et régionaux, ni lu ni écrit, intellectuellement pauvre et culturellement folklorique vise l’abrutissement de masse des population colonisés condition nécessaires à leur asservissement. Les berbéristes, les fafistes, les néo harkis, les francophiles béats et bouches ouvertes, défenseurs de « l’arabe algérien », s’affirment aujourd’hui comme hier, comme la tête de pont de vielles stratégies coloniales et s’inscrivent en droite ligne dans cette politique d’aliénation linguistique c’est à dire de falsification et de dépersonnalisation coloniale qui a toujours ciblé les fondamentaux, le noyau central de la personnalité algérienne : l’identité arabe et la langue du Coran. Le colonialisme ne s’est pas trompé de cible. Le mouvement de libération national, encore moins.

    Déjà en 1832 le duc de Rovigo, écrivait :  » Je regarde la propagation de l’instruction et de notre langue comme le moyen le plus efficace de faire faire des progrès à notre domination dans ce pays…le vrai prodige à opérer serait de remplacer peu à peu l’arabe par le français ».




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  • Rbaoui
    22 décembre 2009 at 23 h 25 min - Reply

    Excellent debat sur notre langue
    اللغة العربية الفصحى ام اللهجة المحلية؟
    http://www.7iber.com/




    0
  • Adel
    23 décembre 2009 at 12 h 54 min - Reply

    @Naili-dz

    « La substitution des dialectes locaux et régionaux, ni lu ni écrit, intellectuellement pauvre et culturellement folklorique vise l’abrutissement de masse des population colonisés condition nécessaires à leur asservissement. Les berbéristes, les fafistes, les néo harkis, les francophiles béats et bouches ouvertes, défenseurs de « l’arabe algérien », s’affirment aujourd’hui comme hier, comme la tête de pont de vielles stratégies coloniales et s’inscrivent en droite ligne dans cette politique d’aliénation linguistique c’est à dire de falsification et de dépersonnalisation coloniale qui a toujours ciblé les fondamentaux, le noyau central de la personnalité algérienne : l’identité arabe et la langue du Coran. Le colonialisme ne s’est pas trompé de cible. Le mouvement de libération national, encore moins. »

    Vous n’y allez pas de main morte dites-donc!

    Pourquoi faut-il que vous appeliez le général Daumas, M. Bresnier et le baron de Slane à la rescousse pour nous dire ce qu’est l’arabe algérien qui est notre langue maternelle et que nous parlons tous les jours?

    Shouf ya khouya ana ma n’kethersh el klam. Ehder kima ‘allemouk waldik ou tefhem ghir wehdek belli eshi elli rak etgoul fih ma`andou heta ma`na.

    Amicalement




    0
  • Adel
    23 décembre 2009 at 15 h 11 min - Reply

    A tous ceux qui pensent que l’arabe algérien n’est pas une langue et que défendre ce charabia « intellectuellement pauvre et culturellement folklorique vise l’abrutissement de masse », je dirai ceci:

    Les seules œuvres culturelles qui ont touché la masse des Algériens depuis l’indépendance sont les films de Boubegra, l’inspecteur Tahar, Ariouet, Rouiched, etc. Les écrits de Tahar Ouettar, que je respecte, n’ont été lus que par quelques privilégiés.

    Que conseillez-vous, vous qui nous accusez d’être les suppôts du colonialisme? Qu’on fasse doubler ces œuvres magnifiques en arabe classique pour vous faire plaisir? Ainsi, le peuple n’y comprendra rien et il sera totalement livré à lui-même, sans aucune œuvre culturelle. A ce moment-là, il ne sera plus abruti.

    Le peuple que vous avez en tête n’existe que dans votre imagination!

    De toute façon, je pense que ceux qui aiment le peuple algérien et ses langues devraient se mettre à écrire en arabe algérien et en berbère. Je suis convaincu que lorsqu’il y aura suffisamment d’œuvres écrites dans nos langues populaires, seuls quelques snobs continueront à écrire en arabe classique.




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  • jnsplu
    23 décembre 2009 at 16 h 11 min - Reply

    Bonjour à tous.
    @Adel.
    Ta manière d’aborder des problèmes compliqués pour les rendre simples m’impressionnera toujours. Tu as la maitrise de ta pensée, on ne peut nier cela.
    Faisons un bilan. Nous avons des parlers amazighz en Algérie, et nous avons un parler algérien plus ou moins proche de l’arabe classique suivant les régions et plus ou moins francisé selon les villes. En 1962 le parler Algérien était beaucoup moins imprégné de français mais ce n’est plus le cas.
    La roue de l’Histoire va toujours dans le me^e sens, insensible aux désirs des hommes. On ne peut lier, comme je reconnait l’avoir fait à tort, l’arabe et la religion, c’est un non sens.
    La, poignée d’arabe qui ont diffusé le message islamique s’est fondue dans le creuset des peuples qui ont acceuilli ce message et je ne pense pas que meme en arabie saoudite ils soeint ara




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  • Naili-dz
    23 décembre 2009 at 17 h 05 min - Reply

    @ Adel

    Boubegra, l’inspecteur Tahar, Ariouet, Rouiched, etc…auquel il faudra rajouter jaafer beck, boualem titiche, kaddour lemmouessekh, kaci tizi ouzou, hdidouane, Biyouna, m’qidech, djeha…etc…

    La misère intellectuelle d’une pseudo-elite collabo n’est en aucune façon surprenante. Tocqueville s’étonnait lors des premières années de la colonisation que cette dernière ne recrutait parmi les indigènes que la lie la plus infecte de la société, que ses nabots les plus avérés…
    Pourquoi je cite Tocqueville ??? Mais pourquoi donc je cite Tocqueville ? Comme c’est bizarre !

    Amicalement.




    0
  • jnsplu
    23 décembre 2009 at 17 h 18 min - Reply

    Désolé le post est parti avant que je ne termine.Je continue:

    La poignée d’arabes disais je qui partie de la péninsule arabique a fini par crouler sous le nombre et je ne pense pas que même les habitants de cette péninsule soient à l’heure actuelle encore arabes de souche.
    Le message Coranique n’est pas spécifique aux arabes, bien que révélé dans cette langue, il a vocation universelle. Le message coranique impose cependant de le réciter dans cette langue dans les activités liturgiques, comme il impose d’y prêter attention et d’écouter lors de sa lecture, ce qui suppose un minimum de savoir de la langue de récitation.( يا ايها الذين امنو اذا قرىء القرءان فاستمعوا وانصتوا)… Cette règle impérative et absolue du Coran fait obligation de suivre le sens du Coran et donc de maitriser la langue dans laquelle il est écrit. Si on ne connait pas la langue d’écriture du Coran, on ne peut écouter mais on peut entendre. Or il n’a pas dit écoutez, il a dit entendez et écoutez. Il s’ensuit qu’une obligation qui ne peut être exécutée qu’en la possession d’un objet, rend cet objet obligatoire. La maitrise de la langue arabe pour le musulman devient ainsi un moyen, même si elle n’est pas une fin en elle même.

    Voilà pour l’interprétation de texte. De toute façon le texte est suffisamment convaincant par lui même. Maintenant pour comparer entre l’arabe parlé et le classique. Je ne trouve pour ma part de distinctions importantes à l’heure actuelle que dans la grammaire entre les différents pays, c’est comme ce qui se passait en Europe à la veille de l’éclatement de la langue latine. N’importe quel Algérien peut se faire comprendre ou qu’il soit dans les pays arabes et les comprendre, s’il maitrise réellement le parler Algérien dans toutes ses nuances. Il ne faut pas se baser sur le parler des grandes villes qui tend à prendre des nuances très localisées qui n’ont rien à voir avec le terroir. Mais si on doit tenir compte de l’usage, dans quelques siècles d’autres parlers localisés surgiront, car il est dans la nature d’une langue d’évoluer et la question se pose donc d’ores et déjà: Faut il qu’a chaque évolution du parler on adopte le parler nouveau ou doit on tenter de conserver dans les rapports administratifs et scientifiques celui qui donne les meilleurs résultats ? Et quelle est la langue la plus proche de nous qui puisse nous permettre de recouvrer les sciences et les percées scientifiques sans q’elle ne permette notre aliénation et notre passage à d’autres cultures autres que la notre ? En cherchant bien on ne trouve pour l’instant que l’arabe classique.
    Mohamed.




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  • intello2002
    23 décembre 2009 at 17 h 20 min - Reply

    @adel:Tu es quelqu’un de gigantesque parce que tu sais garder ton calme.J’ai répondu hier au monsieur que tu as apostrophé exactement dans les mêmes termes que toi,mais je n’ai pas été publié.Il faut dire que j’avais rajouté une phrase concernant le passé glorieux de ce genre de personne.C’est peut être ça la cause.




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  • Adel
    23 décembre 2009 at 18 h 56 min - Reply

    @Naili-dz

    C’est triste, cher ami, de voir qu’à court d’argument vous vous rabattez sur l’insulte.

    Même dans les pays arabes qui n’ont jamais été colonisés, personne ne parle l’arabe classique. L’arabe algérien, comme les dialectes berbères, est notre âme. Nous devons les promouvoir et les développer pour atteindre le maximum de personnes avec notre message.

    En 2009, quel est le pourcentage d’Algériens entrés à l’école qui ont dépassé la 6ème année primaire? Combien ont eu le bac? Persister dans la politique actuelle qui ignore la réalité et se cache derrière le Coran et l’islam pour nier au peuple le droit de participer pleinement à la vie culturelle et intellectuelle du pays est à mes yeux suicidaire.

    Le Coran, cher ami, n’a pas besoin de l’arabe classique pour vivre dans le cœur des Algériens. Chaque Algérien, qu’il soit arabophone ou berbérophone, connait la valeur du Coran et son caractère sacré. Pourquoi vouloir nous faire croire que chaque individu doit être capable de lire le Coran dans le texte et le comprendre parfaitement pour être un bon musulman ? Ceci est une utopie. Le Coran est étudié et expliqué par des spécialistes, comme la théorie de la relativité ou la génétique. Les principes enseignés dans le Coran ont été intériorisés par les musulmans sous toutes les latitudes. Le Coran vit dans leur culture, qu’ils parlent algérien, azéri ou chinois.




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  • jnsplu
    23 décembre 2009 at 20 h 20 min - Reply

    @ Adel.
    Je ne sais si tu m’a confondu avec Naili-dz ou si ta réponse s’adresse à lui, mais comme elle recouvre une partie de mon message et que lui n’a pas abordé le sujet du Coran je vais te répondre en considérant que c’est à mon message que tu réponds.

    Je ne veux te faire croire rien du tout, je n’ai fait que citer un verset qui parle de lui meme. (O croyants, lorsque le Coran est lu entendez et écoutez) (idha kouria el kouraan fastami3ou oua ansitou) remarque qu’il a dit astami3ou et non pas asma3ou et qu’il ajoute comme si ce n’est pas suffisant oua ansitou et qu’il s’adresse à tous les croyants . D’après toi que veut IL dire ? A t on besoin d’un spécialiste ici ? Le message est clair, ou on l’accepte ou on le renie. Dire que le Coran est affaire de spécialistes est une aberration.

    Le commandement de connaître sa religion s’adresse à tous les musulmans et ce n’est QUE lorsqu’une question nous dépasse que nous en référons aux « spécialistes » parce qu’en principe le spécialiste en religion musulmane doit vaquer à des occupations utiles à sa société et ne pas se cantonner dans le seul domaine religieux ce qui est une aberration des temps actuels. Il s’agit d’une religion qui régit notre vie de tous les jours et de manière consciente et non pas de la théorie de la relativité ou autre lois de la nature que nous vivons sans en avoir conscience.

    Et il n’ y a pas que le commandement de connaitre sa religion il y a celui d’en faire le prosylétisme, qui est une obligation légale et diffuser l’islam sans le connaitre n’est pas chose aisée.

    Bien sûr, lorsque tu cites les Chinois et les autres tu bascules dans un autre thème d’interprétation lié a un principe fondamental en théologie musulmane qui est que le taklif, l’obligation, ne peut qu’etre liée à la réalité de ce monde et aux capacités des musulmans à s’en acquiter.

    Dès qu’ils ne peuvent satisfaire à une obligation, hormis le cas ou ils ont provoqué cette incapacité, elle ne leur est pas opposable.

    Donc demander à une minorité de chinois d’imposer l’arabe dans leur pays serait les mettre dans une situation difficile pour ne pas dire impossible . Est ce le cas en Algérie ?

    Fraternellement.




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  • Naili-dz
    24 décembre 2009 at 2 h 09 min - Reply

    @ Adel

    Mais ou donc avez vous lu cher ami la moindre insulte à votre encontre !??? Jamais je ne me le permettrai. Par contre, permettez moi d’afficher le plus grand des mépris, aux tenant des reniements les plus répugnants qui s’affichent ouvertement aujourd’hui comme dans un pays conquis et soumis…

    Mon dernier post a été, certes, quelque peu ironique mais sans aucune intention de blesser justement parceque l’absence d’arguments de votre part ne permettait, malheureusement, aucune suite.

    Les citations des personnalités coloniales, donc à charge, qui ont étudié la langue des algériens de cette époque, d’où l’intérêt – qui ma foi semble vous échapper – de leurs observations capitales ne confirment que ce que nous savions déjà. La « dareja » n’est que l’usage quotidien, profane, populaire de l’arabe. Au delà de l’aspect religieux, spirituel, métaphysique qui reste décisif dans ce cas précis ; l’arabe est surtout une langue lue et écrite, savante, de connaissance, de recherche et de science. C’est par elle que s’est exprimée à travers les ages le génie de notre peuple. Elle constitue à cet égard le fondement de notre intellect collectif, de notre personnalité, de notre sensibilité, de notre singularité historique. La stratégie coloniale de dépersonnalisation cibla volontairement la langue arabe soit par l’interdit pure et simple ou par la tentative, d’ailleurs vaine, de substitution vicieuse des parlés locaux et régionaux afin d’asseoir l’hégémonie linguistique et politique coloniale puis néocoloniale. Le nivellement par le bas que certains relais douteux nous proposent serait tout simplement une catastrophe nationale qui nous renverra illico presto à l’an 00 de l’humanité. Il faut tirer la société vers le haut pour avoir sa place d’acteur dans un monde globalisé, post moderne qui sera tout simplement implacable avec les plus faibles.

    Enfin, vous êtes-vous, cher ami, un jour demandé pourquoi la « dareja » se nomme ainsi ? En Arabe la « dareja » signifie, je ne vous apprends rien, la marche, comme la marche d’un escalier, d’une échelle .الدرجة ; Qui signifie aussi degrés. En français, elle en constitue l’étymologie, c’est-à-dire la racine, la source du mot « degrés ». « Degrees » aussi en anglais, « Grade » en allemand, « Grado » en espagnol et ainsi de suite dans pratiquement toutes les langues du monde. Cela signifie que notre, évidemment o combien chère « dareja », est la première marche, le premier degré d’une échelle qui va de l’initiale, de l’initiation à la parole, à l’échange, à la communication vers des formes supérieures de connaissance et donc nécessairement de discours.

    Dans notre culture cher ami, qui est la votre, qui est la mienne, qui est celle de tous les Algériens, de tous les Maghrébins… Tout est dans les mots, comme dans un trésor caché…Il faut savoir entendre et écouté « فاستمعوا وانصتوا « .

    Fraternellement.




    0
  • Adel
    24 décembre 2009 at 7 h 33 min - Reply

    @jnsplu

    Merci, cher ami, pour ces précisions.

    Je crois que lorsque nous débattons de questions qui touchent à langue, à la religion et à la culture, nous devons faire attention au danger suivant: c’est que chacun de nous a tendance à se prendre pour la norme.

    En ce qui me concerne, j’essaie d’éviter cet écueil et de sortir de moi-même pour analyser une situation donnée. Je tiens à préciser que je n’ai personnellement aucun problème avec l’arabe classique.

    Vous partez d’une idée noble qui est celle de voir tout musulman lire et comprendre le Coran dans ses moindres nuances pour en faire un guide dans la vie.
    La réalité est cependant loin, très loin de cet idéal. Pour comprendre le Coran et être en mesure d’en tirer un enseignement profitable, il faut être un spécialiste de la langue arabe et pas n’importe quelle langue arabe, celle du Coran qui contient des termes inusités. Il faut connaître l’histoire, le hadith, la Sunna, etc., bref il faut être un exégète.

    Le paysan de la Mitidja, l’ouvrier de SNVI ou le jeune chômeur de Bab-el-Oued sont-ils en mesure de faire cela? Même ceux qui ont une licence en sciences islamiques reviennent à l’exégèse des premiers maîtres. Laissons donc les spécialistes faire ce travail et faisons leur confiance. Cela n’empêche pas d’écouter la récitation du Coran et de méditer là-dessus. Même là, vous conviendrez avec moi que le Coran récité par `Abdul Basset `Abdussamad réjouit plus le cœur que lorsqu’il est lu par quelqu’un qui n’est pas un spécialiste du tajwid.

    Comme je l’ai déjà dit, les principes enseignés dans le Coran ont imprégné la culture du peuple. C’est cela qui est important. Maintenant si quelqu’un veut approfondir ses connaissances, libre à lui de le faire.

    Le message que j’essaie de faire passer est le suivant: mettons-nous au niveau du peuple algérien pour comprendre la réalité qu’il vit. C’est à partir de là que nous devons démarrer et progresser. Je pense que si les intellectuels prennent en charge les langues populaires et les utilisent pour écrire et diffuser des œuvres (comme le font déjà les chanteurs, les réalisateurs de cinéma, les dramaturges, etc.), le résultat sera beaucoup plus intéressant pour la société.

    On peut toujours rêver d’avoir des savants en énergie nucléaire de classe mondiale, des philosophes qui auront le prix Nobel, des cybernéticiens qui inventeront le supercalculateur du 21ème siècle. On peut rêver. Mais la réalité est autre, cher ami. J’essaie de vivre et de travailler dans cette réalité.

    Mes amitiés




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  • jnsplu
    24 décembre 2009 at 11 h 59 min - Reply

    @ Adel.

    Je ne pense pas que consciemment je me suis pris pour la norme, mais l’inconscient nous fait faire parfois de ces choses…et je pense que c’est ce que tu vises. Car on ne peut ^etre objectif lorsqu’on parle de soi ou de son milieu avec lequel on possède des relations enchevétrées.

    Mais, je te rassure, ce n’est pas moi qui part d’une idée noble, je n’ai fait que citer un un commandement religieux qui est de lire le Coran et puisque tu n’a pas de problèmes avec la langue arabe voilà le verset (ولقديسرنا القرءان للذكر فهل من مدكر). Et pour lire le Coran, il faut connaître la langue dans laquelle il a été révélé
    (انا انزلناه قرءانا عربيا).

    S’il est vrai que la réalité est loin, c’est que nous y avons notre part de responsabilité et d’action et pire, des voix s’élèvent pour approfondir le fossé entre le Coran et la population qui parle la langue arabe en préconisant un glissement vers le parler courant au lieu de privilégier la langue qui nous permettra en tant que musulmans de conserver ou de nous réapproprier, les termes du Coran.

    Au contraire la langue arabe est combattue par tous les moyens. Ce glissement vers la daredja aura pour effet de s’accentuer et d’agrandir ce fossé déjà énorme à l’heure actuelle.

    Il ne nous est demandé de comprendre que ce que notre cognition nous permet, car Dieu à créé des strates, des degrés dans la compréhension des hommes (درجات ) chacun n’a d’obligations qu’en fonction de ses possibilités et de ses capacités .

    On ne va pas dire la vérité en disant qu’un chinois qui ne comprend pas un traitre mot à l’arabe, lira le Coran avec autant de facilité qu’un Algérien ou qu’il le comprend de la même façon, encore une fois je parle de la majorité. Ni que les Algériens comprennent tous de la meme façon le Coran.

    Des degrés existent qui sont tributaires de la langue arabe qu’ils maitrisent ou pas.

    Encore une fois, il ne nous est pas demandé d’être une sommité en religion ou en langue arabe mais juste d’etre au niveau de la cognition dont nous sommes dotés par Dieu.

    Ni trop, ni trop peu. La juste mesure. Et lorsque quelque chose nous dépasse, mais seulement là, nous faisons appel à plus savant que nous (واسألوا اهل الذكر ان كنتم لا تعلمون). « Si vous ne savez pas », il s’agit d’une exception. Car en règle générale il est demandé au musulman de connaître sa religion. Mais c’est que nous prenons exemple sur les chrétiens et juifs ou existe une caste religieuse qui n’a pas lieu d’être en Islam.

    Ce que je retiens aussi de ce que tu dis c’est que c’est parce qu’on ne maitrise plus l’arabe classique, on ne comprend pas très bien les termes du Coran qui requièrent alors une exégèse à faire par des spécialistes et paradoxalement au lieu de demander une inversion du processus, tu en demandes encore l’accentuation par le recours au remplacement de l’arabe classique, par l’arabe parlé.

    Au demeurant la roue de l’Histoire tourne toujours dans le meme sens, je ne pense pas que ce choix nous appartienne en tant qu’individus, c’est l’affaire de toute la nation mais il il faut être conscient des implications de ce qu’on dit en tant qu’individus, il y va de notre responsabilité devant Dieu. Et nous ne devons pas taire la vérité lorsque nous la connaissons.

    Les grands savants de l’islam ont tous été imprégnés de plusieurs disciplines dont la religieuse et à notre ère, il existe encore des scientifiques qui allient de solides connaissances scientifiques à de solides connaissances religieuses. Ont ils tort ?
    Pour clore un Hadith du prophète:
    (من اراد الله به خيرا فقهه في الدين)

    Fraternellement.
    Mohamed.




    0
  • Adel
    24 décembre 2009 at 12 h 17 min - Reply

    @Naili-dz

    Veuillez m’excuser, cher ami, si j’ai mal interprété vos propos.

    « La misère intellectuelle d’une pseudo-élite collabo n’est en aucune façon surprenante. Tocqueville s’étonnait lors des premières années de la colonisation que cette dernière ne recrutait parmi les indigènes que la lie la plus infecte de la société, que ses nabots les plus avérés… »

    Je pensais que vous vous adressiez à moi en m’incluant dans ce que vous appelez la « pseudo-élite collabo », « la lie la plus infecte de la société » et les « nabots les plus avérés »

    Ce malentendu étant dissipé, reconnaissons que nos positions concernant la question des langues dans notre pays sont très éloignées l’une de l’autre et nos façons d’appréhender le problème radicalement différentes.

    Essayons, malgré cela de progresser dans la discussion, en déblayant le terrain, car étant tous deux Algériens, régis pas les mêmes lois et envoyant nos enfants dans les mêmes écoles, nous sommes condamnés à élaborer une solution au problème des langues dans laquelle chacun de nous trouve son compte.

    Je regarde parfois la télévision. En général, je zappe entre CNN, TV5, El Djazira et l’ENTV. Depuis longtemps, une évidence s’est imposée à moi.

    Les journalistes de CNN s’expriment en anglais, soit avec l’accent américain, soit avec l’accent britannique. Les personnes qu’ils invitent sur le plateau font de même. Cette langue qu’ils parlent, vous la retrouvez dans les rues de Londres ou de New-York, dans les familles, dans les journaux, les écoles primaires, les universités, etc. La même langue est utilisée à tous les niveaux, les scientifiques incluant parfois un vocabulaire technique spécifique que le reste de la population ne connait pas.

    Il en de même pour TV5. Les journalistes français, suisses et belges s’expriment en français et leurs invités font de même. Cette langue française, vous la retrouverez également à Paris, Bruxelles ou Genève, dans les rues, les familles, les écoles, etc.

    Que se passe-t-il à El-Djazira? Les journalistes utilisent l’arabe classique. Leurs invités aussi. Mais cette langue arabe que les journalistes et leurs invités utilisent pour s’adresser aux Arabes, où la retrouvons-nous? Dans les rues? Non. Dans les familles? Non. Seulement dans les écoles et les médias.

    Ce problème se pose dans tous les pays arabes, sans exception, y compris ceux qui, comme l’Arabie Saoudite, n’ont jamais été colonisés.

    Pourquoi cela?

    C’est une question à laquelle un profanes comme moi ne peut pas répondre, tant elle demande des connaissances historiques, linguistiques, etc., très poussées. Essayons quand même d’y réfléchir un peu.

    Ce phénomène s’apparente à une rupture. C’est comme si, à un certain moment de l’histoire des Arabes, la langue parlée par le peuple s’était petit à petit détachée de la langue écrite par les élites, chacune vivant de sa vie propre et suivant sa logique d’évolution propre. Je ne saurais dire quand ce phénomène a débuté, mais le fait est qu’aujourd’hui, le fossé qui sépare les deux est important.

    Je pense que ce déphasage est à mettre en corrélation avec le ralentissement puis l’arrêt complet de la vie intellectuelle et scientifique dans le monde musulman. On sait qu’au Maghreb ce ralentissement général a commencé après la chute de l’empire almohade aux 13ème-14ème siècles. C’est l’époque dont a été témoin Ibn Khaldun, qui est mort en 1406, quelques années après sa rencontre avec Tamerlan, dont les armées avaient déferlé sur le Moyen-Orient.

    Remarquons que la langue latine a subi le même phénomène. Après la chute de l’empire romain, au 6ème siècle, l’Europe est entrée dans une sorte de long sommeil, dont elle ne s’est réveillée qu’au 15ème siècle. Durant ces neuf siècles, la langue latine, qui était une langue vivante aux temps glorieux de Rome, s’est progressivement transformée en langue formelle utilisée uniquement par l’Eglise et les savants. Les langues parlées ont petit à petit rongé son domaine, jusqu’à la faire tomber dans l’oubli. Depuis le 17ème siècle, les hommes de lettres et penseurs français, italiens et espagnols écrivent dans les langues parlées et non plus en latin.

    C’est donc la même évolution, le même découplage, qu’a subi la langue arabe.

    Dans le cas de l’Algérie et du Maroc, la survivance des dialectes berbères fait que la situation est encore plus complexe qu’en Arabie Saoudite. Cette réalité est cependant celle de notre pays et nous ne pouvons pas l’effacer par un décret présidentiel. Nous devons l’affronter.

    Nos langues parlées ont-elles des chances de devenir un jour des langues écrites utilisées par les romanciers, les philosophes, etc. ? Personne ne peut le dire. Il reste que c’est possible et que cela dépend des élites. Si elles ont la volonté de se rapprocher du peuple et de se faire entendre de lui, elles doivent écrire dans ces langues. Si elles veulent continuer à vivre dans une tour d’ivoire et à écrire pour l’élite, elles continueront à utiliser l’arabe classique.




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  • Adel
    24 décembre 2009 at 13 h 02 min - Reply

    @jnsplu

    Tout ce que tu dis est vrai en théorie, cher ami.

    La réalité n’est cependant pas aussi lisse que dans le modèle que tu utilises pour appréhender le monde musulman d’aujourd’hui et la rapport des musulmans au Coran.

    Cette réalité dit – nous en avons déjà discuté – que sur 1.2 milliards de musulmans, il y a plus des 3/4 qui ne connaissent pas l’arabe.

    Que faire? Leur apprendre l’arabe?

    Et tous les peuples européens, américains et asiatiques que nous aimerions voir embrasser l’islam, devront-ils au préalable apprendre l’arabe ? La langue arabe classique doit-elle devenir la seule langue du monde?




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  • jnsplu
    24 décembre 2009 at 17 h 32 min - Reply

    @Adel.

    C’est un plaisir de te lire wallah, meme lorsque je ne suis pas d’accord avec toi et peut etre surtout lorsque je ne suis pas d’accord avec toi..

    En parlant de théorie veut tu dire que les concepts coraniques ne sont que de la théorie pour nous ? Que la foi des musulmans étant devenue ce qu’elle est, fragile et sans consistance, ceux qui s’y maintiennent contre vents et marées ne doivent plus s’en prévaloir dans leur vécu et laisser dériver leurs parlers, leurs identités musulmanes et leurs attachement aux règles pour enfin concilier leur vécu avec leur manière de penser ?

    Ne faudrait il pas plutôt s’attaquer à nos mentalités imitatrices de l’occident, qui veulent coûte que coûte nous sortir de l’orbite musulmane aux prétextes que l’arabe n’est pas notre langue, que le Coran est dépassé ou existe dans les coeurs (qui n’en connaissent pratiquement plus rien), que notre derdja vaut mieux que la langue arabe classique, que et que…

    Je ne parle pas des autres peuples Adel. Je parle du peuple Algérien, qui a connaissance de la langue arabe quoi qu’en en dise, qui a dérivé certes mais qui peut etre reprise en mains s’il y avait des volontés sincères mais qui est combattue comme l’ennemi numéro un des Algériens.

    Combien connais tu d’Algériens qui connaissent le Coran par coeur à l’heure actuelle ? Et durant ton enfance ? Est ce que le nombre à augmenté ou baissé ? Beaucoup ou peu ?

    La question est là. Bien cachée.

    A toi d’y répondre. En ce qui me concerne je suis convaincu que ce que le colonisateur n’a pas pu nous faire, nous nous le faisons nous mêmes. En un siècle et quart, le pouvoir colonial n’a pas pu extirper le Coran d’Algérie et nombre d’Algériens, jusqu’a la libération connaissaient par coeur ne serait ce qu’un partie du livre sacré et la récitaien. En nombre absolu ils étaient plus importants, en nombre relatif encore plus.

    En un siècle et quart seuls quelques mots français liés à des objets nouveaux, ont été introduits dans le parler Algérien alros que depuis l’indépendance presque personne ne peut plus faire de phrase correcte en arabe sans la parsemer de mots français. C’est du à quoi ?

    Sur une population d’a peine 8 millions en 1962 ceux qui savaient le Coran étaient plus nombreux dans les quartiers et les villages et à l’heure actuele ou nous sommes 35 millions, il faut chercher pour en trouver un seul.

    Pourtant savoir le coran, c’est indiscutablement savoir l’arabe. Alors pourquoi dit on que ce pouvoir à favorisé la langue arabe et malgré cela elle n’a pas réussi ? En quoi a t il favorisée ? En créant les conditions nécessaires à son extinction ? En la dotant d’ennemis potentiels ? En faisant le vide autour d’elle ?

    Je n’essaie pas de te convaincre de mon point de vue, mais j’ai l’impression que tu postules que le réalisme l’emporte sur toute conviction meme religieuse. Car si l’ordre du Coran direct et sans ambiguité n’est pas à respecter car inadapté et qu’au contraire il faut baliser pour faire comme les Européens et les USA afin de mettre en adéquation le vécu et la langue que faire ? Me serais je trompé ? La langue arabe est elle réellement condamnée parceque les musulmans, ne connaissant plus leur religion parce que ne maitrisant plus sa langue d’écoute et d’audition, la décrètent inadaptée à leur temps et sans autre forme de procès la rejettent comme impropre et la remplacent par une daredja qui les éloigne un peu plus de la gestion de leur foi ?
    Si nous étions réellement musulmans c’est notre vécu que nous aurions changé pour le mettre en adéaquation avec l’islam. Comme l’ont fait le prophète et ses compagnons, partis de rien, pour créer une civilisation avec l’aide de Dieu. Mais si nous ne sommes plus musulmans, effectivement, plions nous au destin car Dieu a émis des règles :(لن يغير الله ما بقوم حتى يغيروا ما بانفسهم).

    Fraternellement.
    Mohamed.




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  • Naili-dz
    24 décembre 2009 at 18 h 18 min - Reply

    @ Adel
    Non monsieur, ces propos ne s’adressent pas à vous. La remarque de Tocqueville étant par ailleurs toujours aussi valable lorsque nous voyons la qualité actuelle de l’engeance qu’il décrit il y a plus d’un siècle et demi…

    Dans votre commentaire, vous m’opposez deux arguments :

    Le premier consiste à faire le constat évident de la différence entre l’arabe populaire et l’arabe savant. Ces nuances linguistiques explicité succinctement plus haut dans mon précèdent post sont beaucoup plus accentue dans le parlé algérien pour les raisons historiques liées à la colonisation qui ont fait que la langue parlé s’est un peu plus éloignée da sa matrice nourricière et réciproquement qui est la langue arabe classique du fait de la tentative de génocide culturel coloniale l’obligeant ainsi à faire des emprunts au français pour exprimer un environnement toujours en mutation…Nos voisins maghrébins souffrent moins de cette différence et éprouvent beaucoup moins de difficultés dans l’assimilation et l’expression de la langue arabe savante. Même si les problèmes liés à l’analphabétisme produisent les mêmes effets que ceux du colonialisme.

    Les linguistes appellent diglossie ce phénomène linguistique proprement universelle.
    Et c’est là ou vous forcez un peu, beaucoup même, la réalité, au risque de nuire définitivement à votre argument, c’est lorsque vous considérez que dans l’anglais ou le français il existe des mêmes niveaux de langue ou en tout ceux que vous voyez sur votre TV !!! Au risque de vous contrarier, une fois cher ami, le communisme linguistique n’existe pas. C’est vrai que les différences sont moins palpables du fait d’un volontarisme politique des Etats européens ininterrompue depuis le XIII siècle environ. Et pourtant, des formes de diglossie importante existent encore. Les profs de Harvard auront beaucoup de mal à dialoguer avec des jeunes du Bronx. Les étudiants d’Oxford auront du mal à converser avec les fans de Liverpool. Avec les petits bourges de Chelsea ça va encore… Les habitants de Neuilly seront bien en peine, à taper une discussion avec les rebeux, et les renois des banlieux françaises.
    Que faire alors ? Il y a deux possibilités. Il n y’en a pas un milliard. Soit opérer un nivellement par le bas et rabaisser le niveau de langues, et donc de connaissances, de savoir et de développement de la société. Ou alors tirer vers le haut, en généralisant l’usage de la langue arabe et operer la transmission du savoir et de la connaissance à tous les niveaux de la sociétés sans discriminations aucune tout en faisant la nécessaire préservation et promotion des langues régionales et s’ouvrant sans comlexes sur les langues étrangères

    Quant à votre second argument, qui assimile la langue arabe savante au Latin, il est tout simplement totalement erroné. Pouquoi ? Parcequ’il n y a aucune comparaison à faire entre le statut sociale de l’arabe qui est chez elle dans le monde arabe, y compris au maghreb, depuis le premier royaume numide de Syphax jusqu’à aujourd’hui, et le Latin qui est à l’origine la langue de la région du Latium au centre de l’Italie et qui a donc accompagné l’expansion impériale romaine et s’est vite rétractée avec l’effondrement de ce dernier. Tout comme le statut du français qui fut la langue de l’occupant qui se trouve aujourd’hui en net reflux – comparez les tirages pharaoniques de la presse arabophone avec ceux miséreux de la presse francophone – …La seule analogie valide est celle entre le français et le latin pas entre l’arabe et le latin comme on veut nous le faire croire. Soyons vigilants mon ami !

    Petite anecdote pour conclure…Les chiffres de votre clavier sont arabes. Elles ne sont pas d’origines Indienne comme on cherche, encore une fois, à nous le faire croire…Elles sont originaires d’Egypte ancienne…Elles sont attestes chez nous dés les premiers organisation politiques numides ! Est-ce que vous-vous rendez compte de la continuité historique que cela signifie ? En tout cas cette histoire de chiffre est assez éloquente pour abattre les œillères qu’on cherche à nous imposer : Les « chiffres arabes » dans leur forme actuelle ont été introduits en Europe par le mathématicien italien Fibonacci qui a été forme dans la ville de Bejaia fin du XI Siècle…En 1202, ce même Fibonacci publie Liber abaci (« Le livre des calculs »), un traité sur les calcules et la compta fondé sur le calcul décimal à une époque où l’Occident utilisait encore les chiffre. Ce livre est fortement influencé par sa vie dans les pays arabes ; il est d’ailleurs rédigé en partie de droite à gauche. Par cette publication, Fibonacci introduit le système de notation arabe en Europe…
    Alors ! Elle est pas belle la vie !!!

    Fraternellement.




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  • Adel
    26 décembre 2009 at 12 h 02 min - Reply

    @Naili-dz

    « Les profs de Harvard auront beaucoup de mal à dialoguer avec des jeunes du Bronx. »

    C’est vrai. Mais les profs de Harvard parlent la même langue, que ce soit à l’université, à la maison ou au café avec les amis. Ce n’est pas le cas chez nous. Chacun de nous porte un switch dans la tête et nous passons notre temps à activer ce switch : arabe algérien –> arabe classique, pour certains, arabe algérien –> français, pour d’autres.

    Ce ne sont pas les grammairiens ni les intellectuels qui fabriquent la langue. Ils fabriquent la langue savante (celles des philosophes, des ingénieurs, etc.), mais la langue de base, celle qui constitue le noyau, la tendance lourde, je crois que c’est le peuple et les écrivains qui écrivent pour le peuple, la presse populaire, etc., qui la font. Toutes les langues évoluent avec l’usage. C’est l’usage qui décide si une tournure est acceptable ou non, pas les académiciens.

    Dans ma famille, il y a deux groupes, celles et ceux qui ont reçu leur enseignement en français, et celles et ceux qui l’ont reçu en arabe classique, dans l’école arabisée. Les deux groupes continuent de parler la même langue héritée de nos parents, l’arabe algérien ; tous ont intégré les emprunts au français qui ont pris racine dans notre parler et disent frigidaire, au lieu de thallaja, tabla, au lieu de tawila, kouzina, au lieu de matbakh – même ceux qui enseignent en arabe !

    Est-ce que l’arabe classique finira par s’imposer grâce à l’école, aux médias, etc. ? Peut-être. Les États arabes seront alors les premiers à réussir dans le domaine des langues ce tour de force : inverser ce que plusieurs siècles d’usage ont construit. Je crois qu’en matière de langues, comme dans d’autres domaines, il y a une compétition permanente. En Algérie, trois grands groupes de langues sont en compétition : l’arabe classique, les différentes variétés d’arabe algérien, les différentes variétés de tamazight et le français. L’État a mis tout le paquet sur l’arabe classique, tout en conservant la prédominance du français dans l’enseignement supérieur des sciences et de la technologie. Quel est le résultat, après 47 ans ? L’arabe algérien et tamazight ont-ils reculé ? Il me semble que pour ce qui est de tamazight, c’est le contraire qui s’est passé. Les Kabyles qui ont fait tout leur cursus scolaire en arabe classique n’en continuent pas moins de parler kabyle. Je ne vous apprends rien en vous disant que le mouvement en faveur de l’officialisation de tamazight est de plus en plus puissant.

    La revendication en faveur de tamazight, qui est tout à fait légitime, ne doit pas nous faire oublier pour autant la question de l’arabe. Vous dites que j’exagère les différences entre l’arabe algérien et l’arabe classique. Je ne crois pas. Il serait fastidieux de vous faire l’énumération de toutes ces différences d’ordre lexical et syntaxique. Vous pouvez faire ce travail vous-même.

    Pour ma part, comme le Kabyle, j’ai mal en pensant que la langue que m’ont transmise mes parents, cette langue qui fait partie de moi-même, et qui contient tellement d’expressions et de tournures intraduisibles en arabe classique, risque de disparaître un jour pour laisser place à une langue aseptisée, fabriquée dans des académies. Je m’étonne que vous ne ressentiez pas cela.

    Je crois qu’il y a une solution intermédiaire qui peut arranger tout le monde. Continuons d’enseigner l’arabe classique dans les écoles, mais donnons en parallèle une chance à l’arabe algérien. Reconnaissons que nous perdons beaucoup en le méprisant. Écrivons-le. Donnons-lui plus de place dans les médias. Pourquoi faut-il que le journal télévisé de l’ENTV soit en arabe classique ? Voulons-nous informer les Algériens ou les élites des pays arabes ? Il me semble qu’un journal télévisé dans lequel on dit « ma djach » et « ma rahch » serait plus sympathique que celui dans lequel on dit : « lam ya’ti » et « lam yadh’hab ». N’êtes-vous pas de cet avis ?

    Afin d’éviter tout malentendu, j’aimerais réaffirmer clairement mon attachement aux trois composantes de l’identité algérienne qui sont l’arabité, l’amazighité et l’islamité. Il se trouve juste que mon arabité à moi s’exprime en arabe algérien, qui est l’arabe de l’Algérie d’aujourd’hui. Nos devanciers ont libéré l’Algérie du joug du colonialisme pour que nous redevenions d’authentiques Algériens. Moi je voudrais l’être entièrement. Vous me direz qu’est-ce qu’être un Algérien authentique en 2010 ? Question intéressante.




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  • jnsplu
    26 décembre 2009 at 13 h 46 min - Reply

    Les mots sont toujours porteurs d’une idéologie, ils sont porteurs non seulement de sens mais également de culture, d’entendements, de préjugés.

    Trois grandes religions monothéistes du bassin méditerranéen sont dites, christianisme, judaisme et islam.

    Je me suis posé la question: pourquoi si les deux autres religions ont été toujours articulés avec un suffixe en « iste », l’islam, lui n’en est affublé que tardivement et de manière péjorative, pour l’associer à un comportement politique mais surtout de violence.

    Si donc le judaisme et le Christianime par rapport à l’islam son affichés comme étant différents selon ces dénominations, c’est qu’on peut vouloir dire que l’islam ne peut etre comparé à eux qu’en tant que religion pronant la violence et différente en ses sources.

    Le terme islamiste en arabe ne rend rien de valable, la langue ne s’y prete meme pas. On a beau dire « islamaouyine », ça ne marche pas, ça n’a pas de sens, la langue n’accepte meme pas cela en tant que sonorisation. Pourquoi ?

    Parceque la langue arabe ne saurait rendre la connotation péjorative attachée à l’origine dans les langues occidentales au mot islam, lequel bien que pour nous est normal, pour eux nous différencie car non suivi à l’origine du suffixe « ist » spécifique à leurs religions.

    La langue véhicule de la culture, véhicule du contenu sémantique propre à cette culture, peut faire changer la manière de penser des gens elle donne une forme à la pensée des gens et la canalise, la guide.

    Notre culture est faite d’islam et d’autres concepts forgés au cours du temps pour nous permettre de faire face à notre vécu. Dans notre vécu, nous ne produisons plus rien de technique qui soit d’origine arabe et de ce fait les termes qui désignent ce qui s’introduit dans notre vécu ne peuvent être arabes.

    Une langue est vivante parce qu’elle permet d’interagir avec le milieu qu’elle conceptualise. Or nous subissons plus notre milieu que nous n’agissons sur lui et si nous agissons ce n’est qu’en fonction d’outils qui viennent d’ailleurs et forcément qui véhiculent un esprit et une culture d’adaptation qui n’est pas la notre et qui interfère sans compter les mots qui désignent ces objets et qui pènètrent ainsi comme par effraction dans notre langue.

    Notre parler quotidien reflète des sentiments, des états d’ame, des situations pratiques, qui n’existent que chez nous, dans notre terroir, la langue arabe quant à elle est un outil puissant autrement plus évolué et qui rend des concepts sophistiqués. Nous ne pouvons pas l’utiliser dans notre vie courante, elle ne s’y adapte plus, car nous avons régressé y compris dans le domaine religieux ou elle à sa place.

    Faut il donc continuer dans notre régression ou tenter d’infléchir la tendance ?

    Nous ne pouvons pas agir sur les sciences et la technologies à l’heure actuelle. Mais nous pouvons agir sur les déterminations des gens. Il faut faut pour cela rechercher d’abord ce qui est déterminant pour eux.

    Est il déterminant à priori sous prétexte de vouloir ressentir plus son Algérianité de se départir définitivement de la langue arabe classique ? Notre parler déjà insuffisant, en qualité et en quantité de vocables, va se voir projeté dans des domaines qu’il n’a pas exploré avant et va se voir submergé sous les concepts techniques qu’il ne saurait rendre. Laisser tomber une langue qui a déjà fait ses preuves et qui est notre quoi qu’en dise ne serait ce que sur un plan liturgique, pour nous rabattre sur une pseudo langue qui en découle mais qui n’en a pas l’étoffe n’a de sens que si l’on s’inscrit dans le schéma d’une volonté strictement parcellisante et continuatrice de l’ouvre de déstructuration de la nation musulmane visant à priver l’islam de ses substrats essentiels et à terme conduire à épuisement définitif.




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  • Adel
    26 décembre 2009 at 14 h 38 min - Reply

    @jnsplu

    Comme toi, je voudrais voir le peuple algérien s’élever vers les cimes et se rapprocher du modèle du musulman parfait: instruit des choses de ce monde et animé par l’idéal de spiritualité véhiculé par le Coran, honnête, soucieux du bien-être de tous les membres de la communauté, etc.

    Il y a un paradoxe difficile à expliquer : il y a dans l’Algérie d’aujourd’hui plus de lieux de culte et plus de gens qui les fréquentent que par le passé. On serait donc tenté de croire que l’Algérien de 2010 est plus instruit des choses de la religion et plus respectueux de ses préceptes que celui des années 50 ou 60. Hélas, la réalité nous montre un tableau peu réjouissant. Pourquoi cela? Pour ma part, je me sens tout à fait incapable d’expliquer ce phénomène.

    Peut-être que dans le monde d’aujourd’hui, il est plus difficile d’être un bon musulman que dans celui du passé. L’argent et les intérêts matériels dirigent tout le monde. Pour moi, un bon musulman, celui qui progresse dans sa pratique de l’islam et dont la foi s’affermit de jour en jour par la prière, le jeûne etc., en arrive à se détacher progressivement des intérêts matériels. Je ne veux pas dire qu’il y renonce entièrement mais qu’il les fait passer au second plan. Pour lui, c’est l’intérêt de la communauté qui passe avant. Son but dans la vie n’est pas de s’enrichir matériellement (ou du moins pas seulement cela) mais de vivre dans la communauté et participer à son épanouissement et à sa prospérité. On le verra secourir la veuve et l’orphelin, se proposer lorsqu’il s’agit de donner de son temps pour une œuvre commune, s’inquiéter de l’état de son voisin, etc. Bien sûr, ce portrait est celui du musulman parfait dans une société musulmane idéale. Mais la société algérienne semble s’éloigner de plus en plus de cet idéal, bien que la pratique religieuse soit en progression, ainsi que je l’ai dit plus haut. Pourquoi cela? Où est le défaut? L’enseignement de l’islam est parfait mais c’est comme s’il ne pénétrait que superficiellement dans les cœurs des Algériens d’aujourd’hui. Une force puissante s’oppose à lui en profondeur et l’empêche de faire le travail jusqu’au bout, celui de façonner une personne qui se rapproche de l’idéal décrit ci-dessus.

    Il y a d’un côté une volonté de retour aux enseignements du Coran et à la pratique religieuse mais, de l’autre, il y a un attachement très fort aux intérêts égoïstes. La société est travaillée en profondeur par la logique des rapports marchands mais il n’y a pas encore toute la contre-culture qui fait que dans les pays développés, malgré la férocité de la compétition et l’amour aussi fort de l’argent, les gens sont plus attachés à ce qui touche à la chose publique. Toutes les institutions travaillent dans ce sens : l’Etat (à travers les lois), l’Eglise, la Famille, l’Ecole, etc. Chez nous, bien que l’Etat adopte des lois parfaites, leur application reste lettre morte. C’est celui qui donne le mauvais exemple qui est suivi, pas celui qui donne le bon. Lorsque des gens attendent un bus, ou à la porte d’une administration, il suffit qu’il y en ait un qui grille la chaîne, pour que tous le suivent. Qu’est-ce qui ne tourne pas rond ? Pourquoi ceux qui veulent être de bons musulmans ne font-ils pas des efforts pour contrecarrer ces comportements néfastes ? On dirait que ceux qui veulent le mal sont toujours plus forts que ceux qui veulent le bien. Ils sont plus agressifs, plus motivés.

    Peut-être que le rythme de vie de la société d’aujourd’hui fait que les hommes sont plus pressés. Ils sont trop sollicités aussi. Ils n’ont pas le temps de réfléchir et de faire leur bilan à la fin de la journée. C’est comme si chacun luttait tout seul pour la survie, comme si tous les autres étaient ses ennemis et qu’il ne pouvait pas compter sur eux, ni sur l’Etat d’ailleurs. L’Algérien d’aujourd’hui semble entouré d’ennemis, le plus puissant et le plus nocif étant l’Etat. Dans la société algérienne traditionnelle, la vie était plus dure mais il y avait une solidarité. La communauté était plus forte. Comment renforcer ce lien social dans l’Algérie d’aujourd’hui ?

    La société est une machine sophistiquée et délicate. Lorsqu’elle se dérègle, il est très difficile de la réparer.

    Ne serait-ce pas l’âge qui me jouerait des tours, me faisant idéaliser l’Algérie d’autrefois? Les Algériens d’avant étaient-ils meilleurs?

    Je sais que cela n’a rien à voir avec le sujet mais…toute vérité est bonne à dire.




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  • Adel
    26 décembre 2009 at 17 h 40 min - Reply

    @jnsplu

    Mon précédent post n’est pas une réponse à ton dernier post mais à celui d’avant – c’etait plutôt une digression.

    Encore une fois ce que tu dis est vrai en théorie. La langue arabe est une langue parfaite et si tous les Arabes la maîtrisaient et la parlaient personne n’aurait à s’en plaindre.

    Il reste que la réalité a évolué dans un autre sens. Je pense que ce n’est pas la langue qui fait la valeur des hommes mais que ce sont les hommes qui font la valeur d’une langue, par leur réalisations, etc. Est-ce que la langue arabe aurait rayonné sur le monde sans les réalisations scientifiques des arabo-musulmans du passé?

    Tu n’as toujours pas répondu à mon objection concernant le fait que les Arabes sont et resteront toujours minoritaires dans le monde musulman. Je vois personnellement plus de dynamisme dans les pays musulmans non arabes (Turquie, Iran, Pakistan, Indonésie, Malaisie) que dans les pays arabes.




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  • jnsplu
    26 décembre 2009 at 18 h 02 min - Reply

    @Adel.
    Pour me faciliter la réponse, je ramène ce que tu dis à deux questions: pourquoi les valeurs ont disparu, est on en mesure de les restaurer.

    Les règles de morale s’inscrivent dans le contenu religieux, comme beaucoup de règles juridiques d’ailleurs, le code Napoléon lui même puise dans le droit musulman.

    La régression opérée a consiste en un attachement aux formes accompangé d’un délaissement le contenu. On ne tient compte des règles de la morale, de la religion et du droit que lorsqu’il y a pression, autrement ce sont des coquilles vides. Pression de l’entourage, pression des organes habilités de l’Etat, mais pour cela il faut que nous respections l’entourage et l’état, car la coercition à elle seule ne produit pas de résultats durables ni losque l’individu se retrouve seul avec sa conscience non nourrie de ces valeurs. Une règle de droit, de religion ou de morale se respecte et pour être respectée, il faut qu’on soit imprégné de son importance pour nous, qu’elle agisse au niveau de notre conscience et non seulement de nos gestes extérieurs.

    Au risque de paraître prétentieux, je postule ce qui suit:L’Etat s’est saisi de toutes les règles qui pilotent la société et les a fait siennes, ce faisant il en a cassé la relation avec la société qui ne se reconnaît plus dans ce pouvoir et rejette donc les règles qu’il a manipulées à outrance pour n’en garder que la forme. C’est valable pour tous les pays musulmans.

    Les Algériens aimaient appartenir à l’Islam et même s’ils ne le pas dans ses formes liturgiques sur une grande echelle, il était présent dans leurs relations, de voisinage, familiales, d’entraide, de défense de la veuve, de l’orphelin, du « mahgour » et disaient la vérité et témoignaient même s’ils risquaient d’en pâtir, etc…

    Maintenant comme tu le relèves à juste titre, les formes liturgiques de l’islam l’emportent sur ses formes relationnelles qui sont délaissées dans tous les domaines.

    Mais il faut aussi associer une lutte inlassable de l’occident envers cette religion, notamment le décret ad gentès du pape (Pie IV je crois) entre 1964 et 1966 et bien avant lui la déstructuration de l’empire musulman, puis la déstructuration des pays arabes et maintenant la déstructuration de ces derniers un a un. Ce n’est pas juste de l’intérieur, les forces se conjuguent. Et dans le cadre de cette mondialisation qui va à terme aboutir à une culture mondiale unique, on ne veut surtout pas de la composante islamique qui façonnera les esprits d’une manière qui déplait. Nos pantins ne font que jouer le jeu qu’ils soient islamistes ou des pouvoirs.

    Mais je suis persuadé que la dynamique propre à l’islam lui fera retrouver ses marques et il retrouvera la vigueur qui a été a sienne, bien qu’un hadith du prophète m’en fasse douter parfois qui dit: « je crains pour vous de la vie (addounia)  اني اخشى عليكم من الدنيا» Et ses compagnons de dire comment ça prophète, et lui de répondre « qu’elle ne vous accapare et qu’elle vous éloigne de votre religion ان تاخذكم فتبعدكم عن دينكم» . Est ce que les craintes du prophète étaient définitives…Ou qu’une fois éloignés de leur religion car pris par la vie, il y reviendront et feront que leurs ailleuls soient fiers d’eux ? Je ne pense pas que nous serons la pour le voir, mais nous aurons fait un minimum dans ce sens.

    Pour la question de l’age, nous sommes de la même génération, j’ai même quelques années de plus que toi, bien que je demeure un enfant par certains aspects.

    Fraternellement.




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  • Adel
    26 décembre 2009 at 18 h 28 min - Reply

    @jnsplu

    Encore une fois, je dis que je n’ai aucun problème avec l’arabe classique.

    Il reste que nous nous plaignons tous du fait que le peuple algérien accepte depuis si longtemps le joug sans réagir, qu’il ait sombré dans toutes sortes de vices et qu’il soit retors à toute forme de culture démocratique.

    Et si nous commencions par nous adresser à lui dans la (les) langue(s) qu’il comprend?




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  • Congrès du Changement Démocratique